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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:23
Les cagots se lâchent !

Les cagots se lâchent !

M. Vingt-Trois !

30/09/16 : Alors que les ultra-conservateurs de la très "catholique Pologne" veulent interdire TOTALEMENT l'IVG, ce monseigneur, qui s'était déjà distingué par des propos déplacés après l'assassinat d'un prêtre à Saint-Etienne-de-Rouvray, ose parler de "totalitarisme" en défense de sites mensongers, style Professeur Lejeune !

Qu’est-ce que la charia ? une loi religieuse que des fanatiques veulent imposer à tous ! Tentation de toutes les religions. Il faut manger hallal. Donc il faut que tous mangent halal. Il ne faut pas divorcer. Donc il ne faut pas de divorce. Il faut refuser la contraception et, a fortiori l’IVG ! A tous !

 

  Mangez hallal tant qu’il vous plaira. Ou du poisson le vendredi. Ne divorcez pas (mais ne trucidez quand même pas toute votre famille, n’est-ce pas M. Dupont de Ligonnès ?). Ne pratiquez pas l’IVG, même à la manière du Curé d’Uruffe. Capote à l’index, bien sûr. Bien que ce soit une pratique longtemps tolérée – mais les temps changent -  évitez de trop vous intéresser aux petits n’enfants  ou adolescents sous votre coupe ! Surtout quand, comme au Canada ou en Irlande, c’est pour les martyriser. Ou comme en Espagne, les vendre.

Autrement dit, votre id(th)éologie est totalement respectable. Respectez, tant qu’il vous plaira, ses préceptes.

Mais, de grâce – ce mot devrait vous attendrir – ne nous les imposez pas.

Ne nous faites pas subir une régression de 40 ans.

 

Nous ne disputerons pas des apparitions de la vierge à Lourdes, ni des miracles. Chacun-e a le droit d’y croire. Vous pouvez croire aussi que dès qu’un spermatozoïde a fécondé un ovule – même le plus artificiellement possible - il y a un embryon intouchable. Mais n’imposez pas cette croyance à tous. Nul chercheur catho n’est obligé de travailler sur des cellules souches.

 

Combien de fois faudra-t-il rappeler aux bigots que le cléricalisme - cette obstination à vouloir « subordonner la société civile à la société religieuse, à vouloir étendre à la société politique les règles et méthodes de cette Église, à utiliser des armes spirituelles à des fins temporelles, à se servir du pouvoir politique pour imposer sa vision morale, individuelle ou collective » (Marc Ferro) – est proscrit depuis la loi de 1905.

 

 

Après nous avoir fait subir vos manifs anti-mariage pour tous, vous récidivez, quasiment en pire, curés et évêques en tête –en chantant les louanges d’une loi espagnole liberticide promue par des nostalgiques du franquisme, poussés par l’Opus Dei. Une fois encore vous provoquez un climat d’affrontements. De haine. Jouant un jeu politicien cynique. Oubliant d’ailleurs que ce cléricalisme éhonté paraît comme une justification aux fanatiques qui s’en prennent, non seulement aux athées de mon genre, mais aux chrétiens.

 

Arrêtez de pratiquer votre charia !

 

 

 

La « charia » c’est eux ! les cagots !

Cette pancarte est un exemple typique du degré de réflexion de ces manifestants - à croire que pour certains la différenciation des cellules-souche s'est bloquée entre les deux oreilles.

Certes, l'espèce humaine, après fécondation naturelle ou artificielle, va donner un embryon. Mais, à part Dolly, la brebis clonée, des manifestants paysans auraient pu accrocher la pancarte à leurs moutons, veaux, vaches, cochons mais pas couvées.

Pour autant, la proposition n'est pas réversible. Tout embryon de mammifère n'aboutit pas à un petit de son espèce. De tout temps, l'espèce humaine a connu des INVG - Interruptions non volontaires de grossesse - qui, implantations ratées, pouvaient passer complétement inaperçues , qui, d'autre fois, donnaient des fausses couches sans oublier les enfants morts-nés*. Ne parlons pas des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro.

Donc si toute personne humaine a commencé comme embryon, tout embryon n'est pas, pour autant, personne humaine. 

 

 

* Le limbus puerorum (limbe des enfants) doit recevoir les âmes des enfants morts-nés, donc non baptisés, pour les catholiques.

 

 

 

Une certaine "Laurence", qui n'est certainement pas d'Arabie, mais plus sûrement une disciple de Renaud Camus, m'a fait l'honneur de commenter cet article.

Je lui dédie cet extrait du Canard Enchaîné qui la situe parfaitement bien.

Canard Enchaîné 10-09-2014

Canard Enchaîné 10-09-2014

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 18:34
Julie Gayet

Julie Gayet

La perfide Albion, en tout cas sa presse, a redoublé d’attaques sournoises et vicieuses à l’occasion de la révélation par un journal de caniveau, au titre anglo-saxon, d’une liaison présidentielle avec une actrice-productrice, au délicieux prénom de Julie !

 

Donnons acte aux journalistes britiches de la pertinence de leur critique de ce cérémonial désuet baptisé « conférence de presse ». Conférence est un mot polysémique, et les quarante minutes introductives, « cette forme de monologue à haute voix, en présence de centaines de personnes » (R. Rolland) relève de l’exposé magistral. Pertinent encore quand, en toute confraternité, ils ironisent sur la déférence quasi obséquieuse de leurs collègues français.

 

 

"Après plus de 40 minutes de monologue de Hollande, est venue la première question" (posée par Alain Barluet, journaliste du Figaro président de l'association de la presse présidentielle) "Les journalistes français ont retenu leur souffle, fait la grimace et se sont baissés derrière leurs ordinateurs portables. Barluet allait-il presser le doigt sur la gâchette ?" écrit une journaliste du Guardian. "Je me demande si cet homme est le valet du Président", commente celui du Daily Telegraph. Après la question "Valérie Trierweiler est-elle encore la première dame de France ?" la journaliste du Guardian semble surprise que F. Hollande se retranche derrière sa vie privée.

Sorry, Madam ! dans notre peuplade dévergondée, de fait, on admet que chacune et chacun aient droit à un petit enclos dit de « vie privée ». Enclos qui se réduit, de fait, sous l’hégémonique influence anglo-saxonne. Les révélations de ce « Closer » - hommage évident à votre presse de caniveau – le démontrent.

Caricature du Times;

Caricature du Times;

"Cela se serait-il passé comme cela en Grande Bretagne ou aux USA ?"

Et le même Guardian d’évoquer l’affaire Kelly. David Kelly, inspecteur de l’ONU en Irak, était le principal informateur de Andrew Gilligan, journaliste de la BBC, pour son enquête sur la falsification d'un rapport de septembre 2002, par le gouvernement britannique de Tony Blair, sur les prétendues armes de destruction massive irakiennes. Il avait été retrouvé mort à son domicile, en juillet 2003. Officiellement suicidé. Jonathan Oliver, journaliste du Mail on Sunday avait demandé brutalement au Premier ministre Tony Blair, "Avez-vous du sang sur les mains, monsieur le Premier ministre ?"

Le rapprochement avec des galipettes, fussent-elles présidentielles, est quelque peu indécent.

 

"Quand leur chef d'Etat est pris dans le plus gros scandale qui ait frappé un politique depuis l'affaire Clinton/Lewinsky, les journalistes s'intéressent seulement à la Sécurité Sociale" écrit le Telegraph.

Eh oui ! Il y a bien un océan entre journalisme à l’anglaise ou à l’étatsunienne et journalisme à la française, qui traduit d’ailleurs l’heureuse distance entre puritanisme inquisiteur et indulgence amusée des opinions publiques. Qu’une gâterie d’une jeune stagiaire, même dans l’enceinte de la Maison Blanche, puisse aboutir à une procédure d’impeachment, il est vrai sous prétexte de mensonge, est quelque peu sidérant pour un français. Et comme le remarque Joffrin dans son édito du 16/01/14, il est frappant de voir que le mensonge de Bush (avec son complice Blair) sur des armes de destructions massives en Irak, qui a abouti à des dizaines de milliers de morts et laissé le pays dans un pire état, n’est pas considéré comme un scandale monstrueusement plus gros qu’une fellation furtive qui n’a provoqué de heurts que conjugaux.

L’affaire Gayet vue d’outre-Manche !

Le sérieux de la presse britiche éclate au grand jour quand, sur la foi d’un touitte d’un internaute, le Daily Mail demande "La maitresse de Hollande est-elle enceinte ?" Daily Mail qui en rajoute une couche : "Les journalistes français n'ont pas osé lui demander pourquoi il avait choisi un appartement lié à la mafia corse" (information controuvée de Mediapart).

 

Mais la palme revient sans conteste à Christina Odone du Telegraph qui écrit qu'Hollande marche sur les traces de Berlusconi, en devenant, simplement, après Edgar Faure, François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing "le dernier en date et le plus ignoble des politiciens libidineux".

Ce qui prouve que chez les rosbifs, comme chez les froggies, le ridicule ne tue pas.

 

La conférence de presse, n’en déplaise à la presse anglaise, a heureusement porté sur les thèmes pour lesquels elle était réunie. Et qui sont bien au cœur des préoccupations de beaucoup de français. Emploi, protection sociale, droit de mourir dans la dignité… méritent peut-être plus d’attention que la découverte d’une liaison présidentielle. Qu’on ne peut d’ailleurs qualifiée d’extra-conjugale, puisque le promoteur du mariage pour tous est allergique à la bague au doigt.

 

Et puisque les arrogants journalistes cherchent des poux dans le crâne présidentiel, rappelons-leur qu’ils se sont accommodés d’un Prince héritier, Charles, qui cocufiait allégrement sa belle Diana, chère à la presse du cœur avant d’être la proie des tabloïds, avec une divorcée. Divorcée qu’il épousa après avoir lui-même divorcé : dégradation des mœurs, il n’a pas été rayé de la succession, alors que son grand-oncle Edouard VIII dut abdiquer pour avoir lui-même voulu épouser une divorcée (il est vrai récidiviste et étrangère, ce que n’est pas Camilla).

Faut-il aussi leur rappeler les frasques de leur Prince Harry ?

Mme Christina Odone ose-t-elle traiter Charles et son fils Harry de libidineux ?

 

 

Source : Hollande face à des journalistes déférents (presse GB)

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 21:44
ANELKA, BETE ET MECHANT

Lettre ouverte à Marcel Desailly

Cher Marcel,

Je vous ai entendu minorer la quenelle d’Anelka sur « canal+sport » où vous jouiez avec talent le consultant sur les matches « of ze day » du championnat anglais.

Vous disiez que ce geste – synthèse du bras d’honneur et du salut nazi, mais à l’envers – n’était pas interdit. Et reprenant le touitte de votre ex-collègue, vous en minimisiez le sens en disant que ce n’était qu’un geste d’amitié envers Dieudonné. De fait Anelka s’est affiché avec ce personnage.

 

Vous entendant, vous pour qui j’ai la plus grande sympathie, j’ai été un peu sidéré.

 

Certes, il peut y avoir un réflexe corporatif. La défense quasi automatique de l’ex-collègue.

Lecture optimiste encore : tout le monde sait, au moins depuis l’Afrique du Sud, qu’Anelka n’a pas grand-chose entre les deux oreilles (même s’il s’entend à pourrir un vestiaire et à nourir son compte en banque). Donc vous minimisiez son geste à la hauteur de sa débilité.


Mais je crains que ma sympathie à votre égard m’égare. Je crains que vous ignoriez (ou que vous ayez voulu ignorer) qui est Dieudonné.

 

Simple rappel : Le vendredi 26 décembre 2008, lors de la dernière représentation de son spectacle J’ai fait l’con, et en présence de nombreuses personnalités, dont Jean-Marie Le Pen et d’autres membres du Front national, Dieudonné a invité le négationniste Robert Faurisson sur scène, a demandé à la salle de l’applaudir et lui a décerné « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence». Prix – un chandelier à 7 branches plantées de pommes –remis par un personnage déguisé en déporté juif (tenue rayée, étoile jaune marquée juif).

 

De fait, cher Marcel, manifester son amitié à ce Dieudonné par ce geste obscène n’est absolument pas antisémite !

 

Anelka aurait-il déteint sur vous ?

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:08

« L'homme ne sera jamais immortel ; mais finir n'est rien, quand on est sûr que l'œuvre à laquelle on s'est dévoué sera continuée ; ce qui est honteux, c'est la souffrance, la laideur, l'affaiblissement successif, la lâcheté qui fait disputer à la mort des bouts de chandelle quand on a été flambeau. »  

 

Voilà ce qu’écrivait Ernest Renan en 1878, qui pensait que « les recherches [qu’il a] commencées sur une science qui s'appellera l'« euthanasie » mettront l'homme au-dessus de la plus triste servitude, la servitude de la mort. » Car, comme nous le rappelle l’étymologie, le beau mot d’euthanasie veut dire « mort douce et facile ».

Le doux mot d’euthanasie

Une fois de plus, dans son édito dominical,  Jeanne-Emmanuelle Hutin, soutien sans faille des anti-mariage pour tous, profite de sa position dans le premier journal de France (Ouest-France) pour tenter d’imposer le point de vue obtus des cagots.

 

Combien de personnes ont connu des drames de proches frappés d’une affection accidentelle ou pathologique grave, invalidante et souvent incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique constante et inapaisable ? Quelle cruauté, quel cynisme même, d’oser écrire à l’encontre de ceux qui n’aspirent qu’à une mort dans la dignité, ce  ta vie – de souffrance et de désespoir – vaut mieux que l’euthanasie – c’est-à-dire une fin voulue, hors de la souffrance dégradante. Souvenons-nous des derniers mots de Kafka, transi de douleur, à son médecin : «Tuez-moi, sans quoi c’est un assassinat

 

« De quel droit empêcher une personne n’ayant plus de charges, en règle avec le fisc, ayant travaillé toutes les années voulues et ayant exercé des activités de bénévolat, de quel droit la contraindre à des pratiques cruelles quand on veut quitter la vie ? » ont écrit Georgette et Bernard Cazes qui se sont donnés la mort à 86 ans !

Faut-il aussi rappeler le philosophe André Gorz et son épouse Dorine, atteinte d’une maladie incurable, qui mirent fin à leurs jours à 84 et 83 ans, en septembre 2007 « Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble. ». Et encore Roger Quillot que son épouse Claire, réanimée, rejoindra dans un nouveau suicide.

 

"La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience".

 

Voilà ce qu’écrivent les citoyens qui ont formé le panel réfléchissant sur ce thème. Ils préconisent aussi ce qu’ils appellent une "exception d'euthanasie" dans le cas précis où une personne en fin de vie ne serait pas en mesure d'exprimer sa volonté cela sur décision commune de la famille et du corps médical.

On est bien loin de l’épouvantail agité par les adversaires du droit de mourir dans la dignité d’un risque d’une sorte d’eugénisme.

 

Pourquoi faut-il alors, une fois de plus, qu’un nouveau droit, qui ne s’impose à personne, soit contrebattu avec des arguments d’une honnêteté intellectuelle douteuse. Car en quoi ces propositions disent-elles à des personnes vulnérables qu’elles sont inutiles et coûteuses ? La caricature mensongère de cette assertion pollue le débat démocratique.

 

Un nouveau droit

Car il s’agit bien, là encore, comme pour le mariage pour tous, comme pour l’IVG et, avant, comme pour la contraception ou le divorce, d’instaurer un nouveau droit.

Droit dont certains, pour des raisons des plus respectables, ne veulent pas user. Nul couple catholique n’est forcé de divorcer, ni d’utiliser un moyen de contraception autre que la méthode Ogino. Pour autant, il n’a pas à imposer sa conception aux autres. Le droit de mourir dans la dignité sera le plus souvent le recours aux soins palliatifs qui, heureusement, se développent. Le choix ultime, qui requiert d’ailleurs une force morale extrême, du suicide assisté restera exceptionnel.

 

Quant à l’exception d’euthanasie, quand un de vos proches est réduit à l’état végétatif, maintenu dans une fausse vie totalement artificielle, avec la fin de l’acharnement thérapeutique, elle lui assurera une mort douce ce que ne garantit pas l’interruption de l’alimentation et/ou respiration forcée.

Un acte de charité, en quelque sorte.

La dernière lettre d'Anne Bert, euthanasiée en Belgique

"Je m’appelle Anne Bert, j’ai 59 ans et suis atteinte depuis deux ans de la sclérose latérale amyotrophique, dite aussi maladie de Charcot ou SLA. Maladie neuro-dégénérative incurable et mortelle à très brève échéance, qui emmure dans son corps  et paralyse progressivement tous les muscles jusqu’à l’asphyxie et la mort. La France nous interdit, en phase terminale ou face à l’inguérissable et aux souffrances insupportables, de bénéficier du droit à choisir l’euthanasie ou le suicide assisté, elle a préféré l’hypocrisie de la loi Leonetti qui ne garantie même pas le respect de nos directives.

Pour ma part, j’ai biaisé la violence de l’injonction de souffrir ce que l’on m'impose dans notre pays. C’est hors frontières et en femme libre jusqu’au geste létal et légal, qu’il sera mit un terme à l’horreur et aux tortures physiques et morales de mon emprisonnement, avec l’aide de médecins volontaires et humanistes. Ce choix si difficile rendu possible apaise mes derniers mois à vivre durant lesquels je n’ai cessé d’interpeller le gouvernement et les responsables politiques.

Ma vie s’achève, alors, pour clore ma contribution à cette lutte, avec la certitude que la littérature interroge et construit nos sociétés, j’ai tenu à écrire un livre intitulé Le tout dernier été*, pour dire autrement, sous le prisme du goût de la vie, comment je me suis réappropriée ma vision de la mort, bien au-delà du tabou de la fin de vie.

 

La ministre de la Santé m’a confirmé qu’elle ne veut pas rouvrir le débat sur le droit à choisir l’euthanasie en cas de maladie incurable ou en phase terminale. Lorsque ceux qui gouvernent la France ou exercent un pouvoir, nient la réalité sur une question fondamentale de la vie, alors les Français doivent œuvrer pour se faire entendre.

Je m’adresse donc à vous, citoyens libres d’une France démocratique laïque, je suis sûre que vous prendrez le relais de ce combat pour qu’advienne cette loi française qui doit garantir à tous la liberté de choisir en son âme et conscience les soins palliatifs ou l’aide active à mourir.  

Nous sommes tous concernés par la fin de vie et la mort, parfois beaucoup trop tôt. Penser la mort ne fait pas mourir, elle est inscrite dans notre existence. En faire un tabou nous soumet à la tutelle de la loi Leonetti et  à celle du corps médical, qui nous trompent puisque même la sédation profonde et continue peut nous être refusée malgré nos directives et la désignation d’une personne de confiance.

Vous êtes plus de 90%* à vous déclarer favorables au droit de choisir une aide active à mourir, dans un cadre strictement contrôlé. Près de 200.000 d’entre vous ont signé les pétitions mises en ligne depuis peu. Ce qui ne veut pas dire que vous aurez tous recours à l’euthanasie en fin de vie, vous réclamez simplement de pouvoir opter - lorsqu’il n’y a plus d’espoir de guérison – soit pour des soins palliatifs absolument conformes à vos directives, soit pour une aide active à mourir. Ce droit est basé sur les valeurs de la laïcité, comme il existe en Belgique depuis 2002. Il ne nuit pas à la liberté des croyants de toutes confessions, qui  peuvent choisir de vivre leur agonie jusqu’au bout.

 

Alors dites-le. Autour de vous, chez votre médecin, sur les réseaux sociaux et dans la rue s’il le faut pour y contrer une minorité obscurantiste, bruyante, qui se veut dominante. Réveillez les consciences sourdes ou endormies de nos dirigeants puisqu’ils vous confisquent le débat public sur cette évolution sociétale à disposer de vous-même jusqu’à votre mort.

N’acceptez plus que ceux qui sont aux responsabilités, cachés derrière la loi Léonetti, vous assènent sans vergogne et de concert avec certains médecins, sociologues et philosophes, des contrevérités au sujet de l’euthanasie. Ils tronquent la réalité, alimentent de leurs fantasmes la peur de légiférer sur le droit de choisir une aide médicale active.

Refusez le joug religieux qui entend soumette tous les français à la crainte de la loi de dieu, n’acceptez pas plus que des médecins refusent de vous rendre le pouvoir qu’ils détiennent sur la fin de votre existence.

Forte de mon expérience de fin de vie en France et de mon choix de trouver une terre plus hospitalière, je déjoue les arguments fallacieux et les fantasmes serinés un peu partout.

Non, la loi française n’assure pas au malade son autodétermination et elle n’est pas garante d’équité. Chaque équipe médicale agit, in fine, selon ses propres convictions et non selon les vôtres.

Non, la sédation profonde et censée être continue ne l’est pas, car fréquemment le médecin  réveille l’agonisant pour lui redemander s’il persiste dans son choix, ce qui est contraire à la loi Leonetti.

Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme, ce sont les Allemands nazis qui en ont fait en temps de guerre leur instrument diabolique et ont dénaturé ce mot grec.

 

Non, la loi belge n’oblige pas le corps médical à la pratiquer et ce ne sont jamais les médecins belges qui décident d’euthanasier leurs patients. Seul le patient peut exprimer ce choix et doit trouver le docteur qui l’acceptera.

Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage ni la liquidation des personnes âgées. Elle n’est pas non plus une solution d’ordre économique.

Non, elle n’a pas encouragé les malades à choisir cette porte de sortie - qui n’est jamais facilité - puisque seuls 2% des malades en fin de vie la choisissent.

Non, elle n’a pas non plus favorisé une multitude de dérives. Bien au contraire, la loi belge a balisé strictement l’aide active à mourir alors que près de 2 000 actes d’euthanasie clandestine- donc de facto criminels-  sont pratiqués en France sans aucun contrôle, de façon notoire.

Non, le procédé létal n’est pas violent.

 

Non, le droit à l’euthanasie ne s’oppose pas aux soins palliatifs.

Et enfin non, je ne suis pas un cas particulier et exceptionnel. Légiférer sur l’euthanasie n’est pas répondre à l’individuel, mais bien à une volonté collective de pouvoir choisir en son âme et conscience ce que l’on veut faire des derniers instants de sa vie.

Les médecins français  et quelques psychologues messianiques ne sont pas plus experts que leurs malades. Personne n’est plus à même que le malade incurable de décider de sa mort.

Nos gouvernants affirment ne pas entendre notre volonté à légiférer sur le droit à choisir une aide active à mourir?

Exigez, sans attendre, un débat public. Et en attendant cette loi qui se fera, rédigez tous vos directives anticipées dès maintenant en stipulant que vous réclamez ce droit en cas de souffrances inguérissables."

Anne Bert

 

* Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

 

Voir aussi :

Attali, l’euthanasie et Magnat

 

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 17:23
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Au lendemain du bidonnage mélenchonnien, j’avais mis en annexe d’un article sur la révolte des profs de prépas (« Prenez garde, prenez garde, vlà les profs de prépas sur le pavé ») l’extrait du Petit journal ci-dessus. Avec en légende : bidonnage grotesque, avec deux vedettes, le Mélenchon, la Chazal plus les comparses !

 

Comment ces deux complices - et du coup Mélenchon le pourfendeur des journalistes a bien dû s'acoquiner avec TF1 - ont-ils pu imaginer une mise en scène aussi minable ? Comment des militants de la gauche, la vraie, la pure, garantie grand teint, ont-ils pu se prêter à cette assez piteuse mise en scène ? Comment surtout, ces rigolos n'ont pas pensé que ce bidonnage risquait fort d'être démasqué ?

Mélenchon : la grande illusion
Mélenchon : la grande illusion

Pour le journaliste néerlandais Stefan de Vries qui a photographié depuis son balcon l'interview du leader du Front de gauche, organisée avant la manifestation : « C'était clairement une mise en scène, c'était flagrant. En plus ils ont utilisé un zoom, ce qui donne l'impression que Mélenchon est entouré d'une énorme foule, alors qu'il s'agissait de 20 à 30 personnes ».

 

Extraits de la chronique de S. Guillon dans Libération du 07/12/13

Extraits de la chronique de S. Guillon dans Libération du 07/12/13

Stéphane Guillon, soyons-en sûr, va être vilipendé par tous les petits Philippe VAL mélenchonnistes. En bon ironiste, il pousse le bouchon assez loin en évoquant « le syndrome Dieudonné ». Gageons que ça va provoquer des sursauts d’indignation chez les séïdes de l’ex-sénateur socialiste.

Sauf que, d’excès de langage en mise en scène ridicule…

 

 

PS Rencontre avec un militant mélenchonnien qui vient de lire l’article : « C’est normal, tous les leaders politiques font cela.

- Ah bon ?

- Oui, j’ai participé à de nombreuses manifs, c’est toujours comme cela… »

Le lieu ne se prêtait pas à un plus long échange.

Donc, il me récite les éléments de langage sortis par les lieutenants de Mélenchon dès que le bidonnage fut révélé. Tout le monde fait cela. Sauf que "tout le monde" c’est personne de précis.

Qui donc a déjà, en cheville avec une chaîne de télé, convoqué, à l’écart du lieu de rassemblement, une trentaine de comparses, censés jouer la foule ? Des noms, des images, SVP.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 18:42
Caroline Berg Eriksen, fotbalfrue (=femme de fouteux)

Caroline Berg Eriksen, fotbalfrue (=femme de fouteux)

Caroline Berg Eriksen, blogueuse mode norvégienne, a posté cette photo sur le réseau social Instagram, à partir de son compte « fotballfrue », la femme du footballeur en français (elle est mariée à un modeste footballeur norvégien, Lars-Kristian Eriksen). En guise de légende, elle avait écrit (avec beaucoup de smileys) :

    « I feel so empty, and still not 4 days after birth. » (Je me sens si vide, et pourtant je ne le suis pas. Quatre jours après l’accouchement.) »

 

L’article de RUE89 va gloser sur ce ventre plat  y voyant le symptôme d’une « mamanrexie » : il faut prendre du ventre, mais surtout nulle part ailleurs.

 

Dans les commentaires, un « glory hole » pardon  «glory box » commence à délirer « cette femme de footballeur donc vit pour son physique c’est son mari qui lui demande sinon il ira baiser avec d’autres, même s’il ne doit pas s’en priver mais pour elle c’est toute sa vie rester “belle” afin de plaire à son mari ». La voilà rhabillée pour l’hiver, ce qui, dans ces contrées, n’est pas inutile.

Mais un PTrelawney qui se dit « Dans le brouillard » va se construire un scénario dément :

« en fait c’est :

1 - J’épouse un footballeur non pas parce qu’il est spirituel, mais parce qu’il a de l’argent.

2 - je me fais faire un gosse. Comme cela, s’il me jette, avec la pension alimentaire, j’ai de quoi voir venir

3- Je reste avec un ventre plat, des gros nichons et un beau cul, comme cela si je me retrouve célibataire, je recommence au numéro 1

4 Si le gosse a une tare parce qu’il a subit le contre coup de mon régime, ben ce n’est pas grave puisque je l’ai fait pour la tune et accessoirement pour vendre les photos du bébé à un journal people

5 - S’il est vraiment handicapé, je pourrait toujours devenir ambassadrice d’une association caritative et re me faire de la tune.

Avouez que je ne suis pas loin de votre définition du « néo » liberalisme »*

 

    Il est peu probable que Lars-Kristian Eriksen soit un Zlatan norvégien, pété de thunes. Même s’il se la joue un peu comme Beckham avec sa Caroline chérie et s’il pose dénudé comme un rugbyman pour un calendrier.

Et la belle fotbalfrue,  si l’on en croit l’article, se ferait 339 000€ de pub sur son « blog rose » (2012).

Inutile d’aller plus loin. Ce qui compte, pour ce commentateur caché derrière un pseudo, c’est, sous le noble prétexte de pourfendre le « néo-libéralisme », de cracher sa haine, gratuitement, pour le plaisir de haïr.

 

Exemple bénin, au demeurant. La nordique Caroline ne risque guère d’être blessée par les élucubrations de haters français qu’elle ignore.

 

Encore des têtes d’haineux

Mais, sur tout sujet, on voit sortir ces têtes d’haineux. Ainsi, la dernière livraison de PISA est l’occasion pour un nommé « Epecas » de clamer : « cela signifie , que les apprentis sorciers immigrationistes inveteres , qui se rependent dans les media en affirmant que l'immigration est l'avenir de la france , voient "en live" le resultat de leur politique folle .

Je connais des enseignants qui enseignent ( le mot est inadapté) dans des classes composées de plus de 10 nationalites d'origine differentes , et ces enseignant meriteraient un salaire double . Ce n'est plus de l'enseignement mais du dressage .................. Voila la realité qu"on nous cache . »*

 Et là, on n’est pas sur un site identitaire, mais sur celui du Nouvel Obs.

 

Ma quête ne s’est faite qu’au gré d’un vagabondage sur les sites d’information. Il y a bien pire.

Le phénomène n’est pas neuf : « C’est la rumeur. C’est la rumeur publique » chantaient déjà les collègiens de Ray Ventura. « La calunnia è un venticello/… Dalla bocca fuori uscendo/ lo schiamazzo va crescendo,/ Prende forza a poco a poco,/ Vola già di loco in loco,/ Sembra il tuono, la tempesta… » (Air de la calomnie).

Mais avec le net la haine chafouine des calomniateurs de zinc, de marché ou de sacristie ne se glisse plus en sifflant dans l’oreille des gens mais s’affiche sans vergogne sur la toile.  L’anonymat qui insuffle un lâche sentiment d’impunité en est la cause principale. Mais aussi le brouillage des frontières entre droite républicaine et extrême-droite d’un côté et la dérive xénophobe de prétendus défenseurs de la laïcité, de l’autre.

 

 

 

 

* Citation copiée/collée

 

N.B. Les élèves étrangers  réussissent-ils scolairement moins bien ? A priori, ça semble évident et pas étonnant. Mais quand on compare des enfants de même origine de classe sociale, on s’aperçoit que les enfants de migrants réussissent également, voire mieux que les non migrants. Toutes choses égales, les enfants d’immigrés réussissent mieux !

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:14
Têtes d’Haineux

Haters (Ceux qui haïssent)

 

Don't spit on me and shame yourself

Ne me crache pas dessus et honte à toi

Because you wish you were someone else

Car tu rêves d'être quelqu'un d'autre

You look so clean but you spread your dirt

Tu sembles si propre mais tu étales ta saleté

And do you think that words don't hurt

Et penses-tu que tes mots ne me font pas mal

 

 

Les “haters” – anglicisme que je traduis donc, grâce à P. Dac et F. Blanche, par « Têtes d’haineux » - prolifèrent  sur la toile.

Sur les sites de la mouvance du Nouvel Obs, le pire des hebdos à l’exception de tous les autres, je me suis heurté à un(des)anonyme(s) aux pseudos divers  - Serpico, Search and destroy, Autist je ne sais plus quoi et quelques autres - même hargne, mêmes obsessions, mêmes citations. S’il ne s’agit de la même personne sous ces pseudos, ils chassent en bande en hyènes qu’ils sont.

 

Mais il arrive de tomber sur le hater solitaire.

 

Un incertain Jacques Gaillard avait attiré mon attention pour un réquisitoire assez bien senti sur les fameux « bonnets rouges », dans Bakchich. Coup d’œil sur ses articles. Je tombe sur « HISTOIRES D’HISTOIRE » qui démarre sec avec : « On commémore, et ça ricane. Evaporée des programmes scolaires, l’Histoire passe pour être le dernier refuge des réacs. C’est à voir… » Le chapô laisse présumer de la suite.

 

Je me contente de laisser un bref commentaire :

« Pauvre Cicéron convoqué en conclusion de ce galimatias d’un imprécateur en mal de copie.

Grandes affirmations, fortes accusations, qui ne s’appuient que sur une citation soigneusement choisie. Pourfendons donc le « politiquement correct », en anglais political correctness : ça fait plus chic ! Inventons un adversaire caricatural que l’on pourra facilement contrebattre : quel est ce fameux "political correctness de gauche" qui a décrété « que l’histoire de France était l’apprentissage du nationalisme, l’éloge du colonialisme et la célébration de l’inégalité. » ? En toute bien-pensance, bien sûr.

Inventons aussi un enseignement de l’Histoire tout aussi caricatural où on parlerait « de moins en moins de la Révolution et de plus en plus de la Terreur ». Evolution de l’enseignement d’autant plus bizarre que l’imprécateur affirme d’entrée que l’Histoire s’est « évaporée des programmes scolaires ».

Du Finkielkraut, avec tous les poncifs habituels. »

 

Le premier commentateur – « Anonyme (hélas) »(sic) - approuve l'article :

« Merci pour cette analyse du désastre que je subis au quotidien dans mon métier (professeur d'histoire en collège et lycée). (…) ma matière d'étude a basculé vers une domination de la repentance gauchiste (…) Mais ces gens-là, qui prétendent limiter notre liberté pédagogique au nom d'un égalitarisme niveleur, possèdent un pouvoir que je n'ai pas.

Alors il ne reste plus à certains, comme moi même, que la résistance passive, dans notre coin, en dépit des invectives de tout bord : élèves incultes qui prétendent imposer ou refuser des thèmes d'étude ; parents tout aussi vindicatifs que leurs rejetons (depuis quand les chiens font-ils des chats ?) ; et administration veule, sans autre charisme que celui donné par leurs supérieurs hiérarchiques, qui font la pluie et le beau temps de leurs carrières, but ultime et indépassable de leur (in) conscience. (…) La bataille de l'instruction semble perdue. Le triomphe de la lobotomisation des conscience* semble écrasant. Mais un certain général, un certain 18 juin, a prouvé que du plus profond des abysses, il est toujours possible de se relever...»

 

A un tel degré de débilité arrogante, je me contente d’un « Affligeant.

Ce prétendu prof nous sort tous les clichés ressassés sur les élèves qu'il méprise.

Quel est donc cet "égalitarisme niveleur" qui limiterait sa "liberté pédagogique" ? Le vilain inspecteur ? il ne passe au mieux qu'une fois tous les trois ans (en annonçant sa venue, d'ailleurs) ? La veule "administration" - entendez le principal ou le proviseur ? Elle n'a aucun droit de regard sur la classe.

Commentaire méprisant donc méprisable. »

 

Que n’avais-je fait ?

 

Flagrant délire

 

J’ai droit en riposte à un déferlement que je cite intégralement:

« Mon pauvre Monsieur... Votre violence verbeuse n'est que le reflet de votre aveuglement et de votre haine à l'égard de chose* que vous ne comprenez pas. Oui, je suis réellement professeur, depuis 11 ans et actuellement TZR (remplaçant) pour être exact, et que ce soit des principaux ou des proviseurs, tous se complaisent dans la lâcheté, ou presque. Qu'ils soient en collège, en lycée, en lycée pro (j'y ai enseigné aussi, et avec plaisir, contrairement à ce que vous pourriez en dire) ; cela ne change rien à l'affaire. Certes, en théorie, ils n'ont aucun droit de regard sur la classe, mais croyez-moi, la théorie et la pratique, ça fait deux. Je ne compte même plus les fois où mes cours sur la laïcité ont été contesté* dans leur existence même, mes notes ou appréciations modifiées à mon insu, une moyenne une fois carrément annulée car une élève de la classe avait raté un devoir, étant malade. Toute la moyenne de toute la classe a été annulée par le principal, dont j'ai appris après coup qu'il était ami personnel de cette famille. Et tout cela je l'ai découvert au conseil de classe !

Quant aux inspecteur*, je vous rejoins sur ce point, ils passent rarement et sont complètement à côté de la plaque. Ils n'ont que le pédagogisme éculé à la bouche, quand ce n'est pas leurs sempiternels programmes. De véritables incapables. Une professeur que j'ai remplacé* il y a trois* (elle devenait inspectrice) me l'a d'ailleurs confirmé : elle ne supportait même plus les élèves dans un bon lycée de centre-ville ...

Sur le mépris dont j'aurai fait preuve, sachez monsieur, que je ne méprise que ceux qui le méritent, et certainement pas les élèves (dont ce n'est pas la faute), mais plutôt les pervers qui ont saboté l'école de la république par un noyautage systématique des leviers de commande, contre l'avis majoritaire des personnels de terrain. Elle est belle la démocratie... Alors on pourra toujours me dire que nous sommes d'affreux conservateurs, et c'est en partie vrai. Mais vouloirs faire table rase du passé n'est rien d'autre qu'une idéologie criminelle, surtout en histoire-géo.

Et enfin, sur votre deuxième post, tout aussi haineux que le premier, il n'y manque plus que la reductio ad hitleram pour être complet. Mais heureusement que vous êtes là pour démasquer les "crypto" facho et consort. Le monde avait besoin de vous pour cela ...

Ce n'est parce qu'on n'est pas de votre avis, Monsieur, que ça fait de nous des hitléro-trotskistes, des hyènes dactylographes et j'en passe ! La caricature n'est pas un argument, c'est l'expression d'une pensée appauvrie, sauf quand elle est à vocation humoristique. Mais en possédez-vous seulement le sens ?

Voilà, j'en ai fini avec vous. Vous ne méritiez pas tant d'attention, mais votre outrance m'était insupportable. Je retourne à mes copies, elles méritent plus d'attention que vous. Votre esprit borné est déjà irrémédiablement pollué. Mes élèves, eux, ont (encore) l'avenir devant eux. Et je vais essayer encore plus de leur inculquer cet esprit critique des Lumières, qui seul, donne accès à la Raison dont vous êtes si visiblement dépourvu. Salutations, Monsieur l'outrancier ! ».

 

Ce « Monsieur l’outrancier » final s’imposait. Le personnage s’est donc enfermé dans une sorte de délire verbal totalement dément. Que veut dire cette haine à l’égard de chose singulièrement singulière que je ne comprendrais pas ? Faut-il mentionner ces principaux ou ces proviseurs qui tous se complaisent dans la lâcheté (venant d’un anonyme, cette accusation de lâcheté prend tout son sel) ! Les exemples qu’il donne laissent dubitatif.  Des notes et appréciations modifiées : de fait si ses appréciations sont du style « esprit borné déjà irrémédiablement pollué », on peut comprendre que le chef d’établissement corrige ses excès. Faut-il mentionner l’attaque sur le pédagogisme éculé si ce n’est pour inciter ce soi-disant prof à lire l’ouvrage d’un grand historien Eloge des pédagogues !

 

Mais tout cela n’est que broutilles, à côté de ce reductio ad hitleram et le déchaînement qui suit, sans aucun rapport avec les commentaires que j’ai laissés où, ni de près, ni de loin, je frôle le fameux point Godwin et encore moins les outrances staliniennes qu’il écrit. Et ça se conclut par des injures hyaineuses.

 

Une diatribe inquiétante quant à la santé mentale de son auteur. Mais révélatrice du climat de plus en plus haineux qui sévit sur la toile.

 

Ici, visiblement, l’auteur de l’article, le dénommé Gaillard, donne – c’est sa marque de fabrique en quelque sorte – dans le style polémique. Il peut cogner juste ou ne révéler, comme ici, que des préjugés assez répandus au demeurant (Brighelli, Polony, Fanny Capel et même Caroline Brizard dans ses fréquents mauvais jours, sans oublier bien sûr Finkielkraut et Jacques Julliard illustrent bien cette rétropensée).

 

Style polémique qui muscle les commentaires.

Qui n’autorise pas à écrire n’importe quoi. Mais l’anonymat, presque automatiquement, amène à toutes les outrances. Ici, on a en quelque sorte un phénomène d’auto-allumage où le personnage visiblement très perturbé se débonde. Peut-être d’ailleurs que cet épandage a pour lui une vertu en quelque sorte purgative. Du commentaire en guise de lavement !

 

Mais c’est de la guimauve par rapport à ce qu’on peut lire chez les souchiais prétendument laïcs ou franchement cagots !

 

* Toutes les citations sont des copiés-collés ; mais c’est moi qui ai mis en relief quelques passages.

 

 

   P S J'ai même eu droit à la "Corée du Nord", mais le gâs visiblement est à l'Ouest !

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 18:02
Cette magnifique affiche, après le match aller calamiteux, n'a pas eu toute la diffusion qu'elle méritait.

Cette magnifique affiche, après le match aller calamiteux, n'a pas eu toute la diffusion qu'elle méritait.

Dans le concert de louanges dû à la divine surprise – Rio, bravo ! Samba pour les bleus, etc. – de sages esprits ont su garder heureusement le recul nécessaire et ne pas céder à un enthousiasme suspect, à la hauteur des sarcasmes qui accablaient les traîtres à la patrie l’avant-veille. Nous n’aurons pas la cruauté de rappeler le « coup de sang de Serge Raffy » qui, dans un but peut-être de rédemption, clamait « France - Ukraine : pourquoi la défaite des Bleus est indispensable ».

Encore moins le délire verbal de Pascal Praud qui prétendait que les Français en avaient marre de cette génération « knysna », « ces gens insupportables » !

 

Commençons par le donneur de leçons, Schneidermann qui fustige « ce hooliganisme pépère, consensuel, sûr de l'impunité, de l'actualité footballistique, de l'imaginaire footballistique, sur tous les domaines contigus, la vie sociale, économique, familiale, tout ce qui n'aurait aucune vraie raison d'être ainsi annexé, et subit tout de même la loi de la chaussure à crampon. » « cette condescendance générale autour de la sambaïsation présumée du populo que l'on partage sans la partager tout en la partageant ». Qui veut-il dire exactement dans cette diatribe boursoufflée ? Qui vise-t-il ? En quoi la loi de la chaussure à crampon s’impose-t-elle, ailleurs que dans l’imaginaire schneidermannienn, à la vie sociale et économique (pour la vie familiale, on veut bien, la télé a été souvent monopolisée) ?

L’équipe de France de foute est-elle un concept racialiste ?

On peut deviner dans le « pèpère », le Président de la République qui a pourtant fait preuve de retenue dans son bref commentaire d’après-match. « Les victoires en ce moment on les goûte particulièrement. Surtout quand il y a une ambiance. On dit, cette équipe, elle n'y arrivera pas, elle ne peut pas y arriver. Parce que plein de chose ... elle y est arrivée. Et nous montre un exemple. Il faut y croire » « l'entraîneur, ça compte ».

 

Service minimum et il faut toute la bonne foi habituelle des UMP basheurs pour y voir une honteuse récupération. Ainsi d’un Geoffroy Didier qui touitte : « #Hollande essaie déjà de récupérer la victoire de la France... mais n'est pas Didier Deschamps qui veut! Pour Hollande, c'est carton rouge! ». Il est suivi par le fameux LioNNel Luca « FH pitoyable en pleine récupération sur le dos des bleus qui voudrait tant refaire le coup de Chirac en 1998 pour la coupe du monde... ».

L’équipe de France de foute est-elle un concept racialiste ?

Match truqué ?

 

Mais notre LioNNel ne se contente pas de cette minable mesquinerie, il ajoute : « 1 but hors-jeu, 1 but contre son camp, 1 joueur sorti et voilà comment on sauve les droits Tv de la FFF et les enjeux francophones pour la FIFA.. ». Il insinue donc clairement que le match était truqué.

Noël Le Graët, président de la FFF – il est vrai, un affreux socialo – aurait-il donc acheté l’arbitre ? Voire, tel un Tapie, acheté un joueur pour qu’il marque contre son camp ? Avec la complicité de Blatter qui dirige la FIFA ? Et tout cela, d’abord, au grand profit de TF1 de l’ami Bouygues, ami de Sarkozy s’entend, qui avait mis 130 patates, comme dit Pierre Menez, dans la diffusion des matches de l’équipe de France. Le patelin Nonce Paolini, qui faisait le faraud avant le match, doit quand même être bien soulagé : il est assuré d’engranger de la pub au moins jusqu’aux matches de poules au Brésil.

 

Mais la palme du commentaire revient, sans conteste, à un incertain Eric Domard, conseiller sport du F-haine. Non pas pour ses propos praudiens sur la "rédemption d’une équipe de France dont personne n’a oublié les frasques et le fiasco comportemental lors du dernier rendez-vous en Afrique du sud" avec "le douloureux souvenir de Knysna". Ni même pour avoir – mauvais Français ! – dévalorisé notre triomphe : "Cette victoire, face à une équipe ukrainienne qui n’a participé qu’à une seule phase finale de Coupe du monde dans son histoire n’est ni un exploit, ni une fin en soi." Mais pour ce jugement : « Ce n'est pas le concept racialiste de la France black, blanc, beur, qui a sauvé la France hier soir, c'est un collectif, un état d'âme, une abnégation et l'envie de se surpasser. » C’est beau comme du Finkielkraut ce concept racialiste ! Pour le reste des truismes : de fait il y eut, sur le terrain, enfin une équipe et des joueurs qui en voulaient. Et ça s’est concrétisé par un but de Sakho (black), un but de Benzéma (beur) et un contre son camp d’un ukrainien (blanc).

 

Que Schneidermann se rassure, la chaussure à crampon ne sera pas, comme le sabre de M. Prudhomme, le plus beau jour de la vie de François Hollande, annonce de temps souriant. Les emmerdes  - bonnets rouges plus ou moins bretons, rose bonbon des anti-mariage homo, sans oublier les poids-lourds et bientôt les tracteurs des agrariens encerclant la capitale, etc. – vont encore voler en escadrilles. Même le miracle ukrainien risque de n’être qu’un beau feu d’artifice. Mais au moins il a eu lieu !

 

 

Pour compléter : une analyse du sociologue Stéphane Beaud

et aussi De l’art de retourner sa veste, par Arnaud Tsamère :

"Bon, je préfère être très honnête, cette qualification de l’équipe de France pour le Mondial au Brésil n’arrange pas du tout mes affaires. Moi qui avais en tête d’écrire une chronique bien sentie à l’attention de ces joueurs que l’on aurait définitivement détestés et envoyés au cachot. Ça aurait donné à peu près cela :

"Alors voilà, nous y sommes ! Vous l’avez fait ! Vous avez réussi l’exploit de ne pas qualifier la France à la Coupe du monde au Brésil. Le Brésil, bon sang ! Avec ses… et ses… Je ne sais pas, je n’ai jamais mis un pied au Brésil, mais le Brésil, bon sang ! Capitale mondiale et historique de notre sport préféré ! Et la France sera la seule grande nation de football à rater cela…" Une parodie du Praud attendu en cas de défaite.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 18:54
Natacha Polony victime du Ku Klux Klan ?

C’était le 1er novembre. Natacha Polony dans un touitte tentait de faire dans ce qu’elle croyait être de l’humour à la Zemmour. « Leonarda de retour en France pour la fashionweek » légendait-elle une photo d’une femme en haut des marches d’une bouche de métro, photo représentant une mendiante rom (pour elle) un plaid autour des jambes, portant en grosses lettres la griffe Givenchy.

 

Elle était si peu sûre de la qualité de son humour que, essuyant des commentaires peu acerbes, elle retirait piteusement l’image et sa légende : « Bon, une photo insolite envoyée par un ami et un trait humour pas très drôle. C'est tout. ».

 

Entre temps, elle s’était fait allumer par Rue 89 et par deux chroniques du « Plus », une annexe du Nel Obs. « Avec ce dernier tweet, elle prouve qu’elle est la représentante de la France rance. » « La France rance, la France moisie, a-t-elle table ouverte, avec rond de serviette, comme si de rien n'était, sur France 2 ? » Question insolite, au demeurant, car Polony ne fait pas pire que son prédécesseur Zemmour.

 

« Que Polony dérape, quoi de surprenant ? Mais il y a peut-être des sujets de préoccupations plus brûlants, comme la série d'attaques dont a été victime la garde des sceaux »avais-je commenté un des articles.

 

Diatribe hargneuse de la dame Polony dans Marianne.

 

Tel Finkielkraut, après son fameux « black, black, black » craignant de se faire virer de France culture, la dame a dû serrer les fesses quelque temps. Mais, bien qu’ayant reconnu sa bêtise, elle contre-attaque dans son ex-hebdo, où chevénementiste à l’époque, elle a sévi naguère. Et comme Finkielkraut encore, elle joue les victimes. Grand classique d’ailleurs à Marianne que cette dénonciation rituelle de la pensée unique et du politiquement correct.

Natacha Polony victime du Ku Klux Klan ?

Elle s’en prend donc au "chœur des indignés hurlant au scandale avec les termes consacrés: «dérapage», d’abord, et puis nauséabond, immonde". Puis elle s’en prend plus précisément  à un article sur le site du Nouvel Obs et un autre sur Rue 89 («Natacha Polony :la France rance») : "je suis flattée de savoir que j’incarne la France, qui, elle, bien sûr, peut être insultée sans vergogne." On retrouve là la thématique identitaire la plus vulgaire, chère à Zemmour, entre autres, sur la France que les vilains allochtones font rien qu’à insulter. "Ah, le jour de gloire pour ces militants du Klu Klux Klan de la juste pensée, Natacha Polony enfin débusquée dans sa tanière crypto lepéniste", ajoute-t-elle aigrement.

 

Aurait-elle lu les dizaines de commentaires qui suivaient les chroniques du « Plus », elle aurait constaté qu’elle bénéficiait de soutiens de fait des plus immondes.

 

Polony : la voix du peuple !

 

Mais c’est là sans doute la voix de son "peuple". Car la chroniqueuse a le soutien du peuple. Pensez-donc, sur le site du Parisien, sur 12637 votants, 83,7% répondaient ne pas avoir été choqué par le touitte. Gageons que si la question avait été posée à Valeurs actuelles, on friserait le 100%. "Les grands Inquisiteurs ès-humour se rendent-ils compte de ce qu’ils sont en train de faire? Savent-ils que chacune de leurs condamnations blesse un peuple déjà largement exaspéré?" Eh oui ! Natacha n’est peut-être pas l’incarnation de la France, mais elle est celle du peuple !

 

La conclusion vaut son pesant de cacahuètes, avec d’abord un très giscardien : Je ne vous laisse pas le monopole du rire, parce que je ne vous laisse pas le monopole du cœur. Suivi du refus assez classique d’un clivage gauche-droite aussi obsolète que vos fantasmes anti fascistes. Pour terminer sur une envolée d’un lyrisme pompier où elle refuse de s’excuser de chérir la France, son histoire, ses paysages, et tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui l’aiment assez pour vouloir en perpétuer l’âme.

 

Pour le rire, elle convenait elle-même qu’elle n’était même pas drôle. Pour le cœur, la douce dame ne cède pas aux tentations compassionnello-boboïdes envers Leonarda et les Roms. Et politiquement, si incorrecte qu’avec Madame Boutin ou M. Barbarin, mais pour de hautes raisons anthropologiques, elle a pourfendu le mariage homo, elle est comme le centre défini par Mitterrand, ni de gauche, ni de gauche.

 

Sa diatribe hargneuse, avec cette allusion plus bête que méchante au Ku Klux Klan, est motivée par l’humiliation ressentie quand, lâchement, elle avait fait amende honorable par crainte de se faire virer de FR2.

N'achetez pas les romans de Sartre : avec Minute vous aurez les Mains sales et la Nausée (Desproges)

N'achetez pas les romans de Sartre : avec Minute vous aurez les Mains sales et la Nausée (Desproges)

P.S. Le « Grand Journal » de C+ réunissait Bruno Gaccio et Natacha Polony ; la chroniqueuse a repris – en mineur – sa diatribe de Marianne, sortant, entre autres, que si la photo et son commentaire étaient parus dans Charlie Hebdo, ça n’aurait provoqué aucune réaction.

Puis la « une » abjecte de Minute lui a été soumise : condamnation totale de la dame. Alors Gaccio, sans avoir l’air d’y toucher, a commenté : Minute est un journal raciste, cette une est sans l’ombre d’un doute raciste ; Charlie-Hebdo, sans conteste, n’est pas raciste ; s’il avait fait une une de ce style, on l’aurait peut-être jugée de mauvais goût, mais pas raciste.

Aucun plan sur Polony ne nous a permis de voir si elle avait compris le message : oui, dans feu Harakiri, le vrai, photo et commentaire auraient été dans le ton volontairement « bête et méchant » du mensuel ; mais dans un touitte Polonyesque, il n’est que bête et révèle – dans la meilleure hypothèse – son mépris trivial, très partagé par le « peuple » auquel elle se réfère, pour les roms.

Polony, Brezet, Kahn... Quand la Star Réac Academy envahit la Mutualité

21/10/2015 Challenges

Le meeting baptisé "Peut-on encore débattre en France?" a vu se rassembler à la Mutualité tous les réactionnaires de droite et de gauche, désormais unis dans le combat contre la gauche héritière de Mai 68.

Ambiance Croix de Feu et Bleu horizon à la Mutualité. Ce n’était pas un meeting sur le débat public en France, mais le défilé aux flambeaux de la Réac academy.

A la tribune de la Mutualité ce mardi soir, on pouvait contempler le rayonnement de Natacha Polony, nouvelle grande prêtresse de l’Ame nationale. Avec elle, un aréopage de barbons cacochymes (…) les glorieux Anciens combattants de la France d’avant, les Kahn, Julliard, Slama et les autres…

Oui, elle était là cette France moderne mais enracinée dans le terroir culturel bien de chez nous, pour défendre le débat bien de chez nous, entre nous, avec des sujets renouvelés et inédits: le FN, les musulmans, le terrorisme et la laïcité.

Tous étaient venus défendre Zemmour, Finkielkraut et Onfray, les Poilus de la liberté d’expression, les Soldats bien connus de la lutte contre l’envahisseur sociétal et progressiste.

Ce fut, sans le dire, le procès de Laurent Joffrin(...) Le procès de la vilaine gauche, qui a engendré Mitterrand et Hollande, l’Europe et la social-démocratie, SOS racisme et le mariage pour tous, Attali et le Rap, Terra Nova et Libération, le Nouvel Obs et l’IVG, Taubira et les gay-friendly, "Vive la crise" et Yves Montand en économiste politique…

 

Bruno Roger-Petit (extraits)

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 16:43
Schneidermann, au delà de l’odieux

Abjection votre déshonneur ! est-on tenté de s’écrier en lisant la dernière chronique matinale de D. Schneidermann. A force de jouer le donneur de leçons à l’encontre de ses collègues journalistes – il en donne encore un échantillon dans Libération envers Anne-Sophie Lapix – il en vient à basculer dans l’odieux sur la mort de deux journalistes de RFI au Mali.

Ghislaine Dupont, 51 ans, et Claude Verlon, 58 ans, envoyés spéciaux de RFI au Mali, ont été tués près de Kidal samedi 2 novembre 2013. AFP/-

 

La double exécution à peine connue, les rares informations dont on disposait furent noyées, sur toutes les ondes, sur tous les sites, dans une vaste cérémonie funéraire corporatiste. Il ne s’agissait pas d’informer, mais de pleurer les confrères, et de condamner la lâcheté des « barbares ». L’émotion avait fait basculer le système dans la pure et simple propagande de guerre, lui faisant oublier que cette double exécution était un acte de guerre, totalement barbare certes, mais ni plus ni moins que bien d’autres, qui ne parviennent jamais à notre connaissance. »

 

Procédé très schneidermannien : une globalisation – toutes les ondes et tous les sites, ce qu’il appelle lémédias – ce qui lui épargne l’obligation d’appuyer ses assertions d’exemples précis. Ensuite une énormité : pour lui, ce double assassinat, de deux journalistes armés de leurs micros est un « acte de guerre ».  Suivie de plus énorme encore, plus fort que l’habituelle objection débile sur les autres sujets toujours plus important que celui qu’on traite, cette « double exécution » de deux journalistes n’est pour lui, ni plus ni moins que d’autres « qui ne parviennent jamais à notre connaissance ». Sûr que si on assassine les journalistes, il y en aura encore plus d’exécutions et autres crimes de guerre dont on n'aura pas connaissance ! Et, faudrait-il, sous prétexte que d’autres crimes sont commis sans qu’on le sache, taire ceux qui frappent deux « reporters sans frontières » ?

 

Tout cela aboutissant à cette abjecte dénonciation d’une « cérémonie funéraire corporatiste ».

Journalistes tués au Mali : "Ils faisaient simplement leur métier", déplore un collègue

Face à cette ignominie, il est bon d’écouter un collègue de RFI des deux journalistes, Nicolas Champeaux, qui, avec dignité et pudeur, nous dit qui étaient les deux disparus.  Et en vrai journaliste fait le point sur les éléments connus et les interrogations sur les causes du drame.

 

 

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