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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:50
École et Guantanamo

La belle rentrée des classes du Bon Monsieur Blanquer en 4 images sans commentaire, écrit le Dr ou Pr. Thines

 Sauf que commentaire il fait immédiatement :

…où quand on prépare nos jolies petites têtes blondes à trouver Guantanamo juste... normal...

Quel beau projet éducatif que d’apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, la soumission... Pour ensuite, qu’ils acceptent docilement la torture...

Le problème n’est pas que ces gens soient fous de leur ego, de leur soif de domination, de leur doctrine néo-libérale…non…

🤑

Le problème, c’est que nous soyons assez fous pour leur obéir...

Et bien sûr, dans les commentaires approbatifs qui suivent ces touittes tout en nuances, on peut lire :

Pin Gregos @GregosPin

Ce sont des camps de comcentrations

La 4e photos, celle des carrés tracés à la craie, a été beaucoup reprise. Elle aurait été faite dans une école de Tourcoing.

École et Guantanamo

Donc, le journaliste qui l’a diffusée (avec deux autres photos), après avoir qualifié l’ambiance de dérangeante,  corrige en expliquant le pourquoi et en précisant que les enfants ne le vivent pas comme une punition.

Feindre de découvrir qu’une reprise, avec gestes barrières et distanciation physique, ne va pas être la copie de l’école d’hier (que les mêmes d’ailleurs ne nous présentaient pas comme un paradis) est d’une bonne foi évidente. Mais de là à pulvériser tous les points Godwin en tenant des propos des plus abjects...

 

Inutile d’ajouter que ces comparaisons outrancières sont une insulte aux enseignant-e-s qui cherchent à rendre les contraintes les plus supportables possibles pour les élèves, surtout les plus petits.

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 15:49

Comment parler du con finement ?

Juste donc une petite anthologie des effets des ravages d'une autre pandémie : celle du "conarovirus".

 

LA PALICE me voilà

CONAROVIRUS
TROUBLES DE LA MÈMOIRE ou MAUVAISE FOI ?
 
Touitte de Mélenchon le 27 mars, à propos de l'élection municipale
 
Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon
#Castaner est un minable menteur car il meurt de peur. Il sait qu'il sera jugé : il a organisé ces élections sans notre avis, alors qu'il savait le danger. #vousavezlaparole
CONAROVIRUS

Je ne sais si Castaner (ou Philippe) a bien consulté Mélenchon avant l'élection, mais le soir du 15 mars il se félicitait de la tenue des élections (la copie d'écran est tirée de la vidéo et le texte copié/collé de celui qui accompagnait la vidéo avec cette précision "seul le prononcé fait foi" et le prononcé correspondait au texte).

 

 

 

 

Autre contaminé au CONAROVIRUS semblant souffrir de troubles de la mémoire et frappé, lui aussi, de la variante " vychinskiste*" du conarovirus, le guignol chef.

 

* Vychinski  fut le procureur des procès de Moscou organisé par Staline.

CONAROVIRUS

Dans la série faux-culs, on a pu entendre les LR critiquer - mais mezza voce - la tenue du 1er tour, or trois jours avant ils faisaient diffuser par leurs 'cadres' locaux - ici un djeun élu départemental de la Vendée - des appels au maintien du 1er tour.

CONAROVIRUS

 

Le COMPLOTISME - variante du conarovirus - fait des ravages.

CONAROVIRUS

Aussi bornée que ses troupes, Marine LE PEN vient évidemment en renfort des thèses complotistes.

CONAROVIRUS

 

 

"Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir." Pierre DAC

Donc il est plus sûr de les faire a posteriori et de jouer les prophètes de l'avant-veille.

CONAROVIRUS

Sur grand fond bleu, une citation de l'ex-ministre de la santé, avec le traditionnel "Faites circuler" ! J'ai encadré en rouge le message initial et juste ajouté quelques faits et citations de grands professeurs".

CONAROVIRUS

 

Le grand druide de Marseille et son traitement miracle - c'est fou le nombre de virologues que compte notre beau pays, sans le savoir, et qui, pour la plupart n'avait jamais entendu parler de chloroquine mais qui en sont les fans absolus, ne souffrant aucune critique - méritait cet hommage.

CONAROVIRUS

Un spécimen de groupie, André Bercoff, qui se faisant piéger par un compte parodique qui fait dire des énormités à son idole, trouve ça bien !  Un exemple de cas critique ! à chloroquiner d'urgence !

CONAROVIRUS

Un autre fan de la chloroquine mérite d'être cité.

CONAROVIRUS

 

Vue la faillite de Macron, Philippe et les autres, un gouvernement de SALUT PUBLIC s'impose.

CONAROVIRUS

LAPSUS RÉVÉLATEUR

CONAROVIRUS

SIMPLET PREFET DE POLICE

CONAROVIRUS

Cette page ne peut que grossir, les victimes du conarovirus étant encore plus nombreuses que celles du coronavirus...

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 16:53
MOBILIER NATIONAL* : À LA TÊTE de L’ART

Les avocat-e-s avec leur élégant lancer de robes ont été imités avec plus ou moins de bonheur. Passe encore le lancer de blouses blanches des personnels médicaux. Mais le lancer de manuels scolaires, fussent-ils périmés, par-dessus une grille rectorale, outre que ça relève plus de l’épreuve athlétique que de la discipline artistique initiée par le barreau, fait mauvais plagiat.

Et grand moment comique quand, imitant eux aussi les avocats et les personnels hospitaliers, des ouvriers du Mobilier national sont venus déposer leurs outils devant leur directeur prononçant les traditionnels vœux.

Sans doute pour nous pousser à lire un récent rapport de la Cour des comptes - Le Mobilier national et les Manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie : une institution à bout de souffle – qui décrivait leurs terribles conditions de travail.

Ainsi s’agissant des manufactures, les jours employés au tissage s’élèvent en moyenne à 150 par an, avec un plus haut de 176 en 2013 pour l’atelier de basse lisse de Beauvais et un plus bas de 120 en 2015 pour celui de Paris. S’agissant des ateliers de restauration, la moyenne du nombre de jours travaillés varie entre 120 et 130 par an.

On comprend que, soumis à un tel régime, le taux d’absentéisme soit singulièrement élevé : « le nombre de jours d’absences pour raisons de santé constaté en moyenne entre 2014 et 2017 varie entre 16,9 et 18,4 jours, à comparer à 12,3 jours dans la fonction publique d’État. (…) 50 % des jours de congés pour maladie ordinaire sont le fait de 12 % des agents. »

Faut-il parler du temps de travail ? En principe de 36h, mais bonifié à 38h30 (ouvrant droit à 12 jours de RTT), avec les pauses, « le temps de travail effectif au Mobilier national est de 30 heures par semaine ».

Et la confiance règne puisqu’aucun contrôle n’est en place. Les vilains censeurs de la Cour des comptes de commenter « Cette absence de contrôle est d’autant plus dommageable que les agents sont autorisés à utiliser les ateliers pour effectuer des travaux personnels, aussi bien pour leurs besoins propres que pour se constituer des compléments de revenu. »

Parmi les cas emblématiques de ces dérives, figure notamment un des agents de l’ARC, qui exerce, par ailleurs, une activité libérale en ville. Absent plus de 14 semaines par an entre 2014 et 2017, il a fait en 2015 l’objet d’une sanction disciplinaire sur le triple motif d’activité non déclarée, de non-respect des horaires et des perturbations qu’il provoquait dans les travaux de l’atelier, en exerçant parfois son activité privée par téléphone durant les heures et sur les lieux de travail. Il a ensuite demandé à être autorisé à cumuler son activité privée et son emploi public, ce qui lui a été accordé sur avis favorable du Mobilier National pour une année renouvelable le 3 septembre 2015. Cette demande mentionnait une rémunération mensuelle de 362 €. Cette autorisation n’a pas été renouvelée, mais l’agent n’en a pas moins continué à exercer ; il a formulé une nouvelle demande en février 2018, pour deux samedis par mois, alors qu’il pratique, selon les « Pages Jaunes », du lundi au samedi de 9h à 21h30. Cette situation dure depuis une trentaine d’années.

Extrait du rapport

Réserves de mobilier

Réserves de mobilier

Et ces techniciens d’art l’exercent, leur art, avec peut-être un sens de l’initiative trop poussé. « Ainsi, [les agents de l’atelier menuiserie n’ont pas hésité] à opérer, contrairement aux procédures en vigueur, sans que le conservateur ou l’inspecteur en charge de la partie correspondante des collections ait préalablement validé leur plan d’action. Tel fut le cas, le 17 novembre 2016, pour la restauration d’un des huit sièges « Vaudreuil », partie d’un ensemble réalisé par le plus grand menuisier en sièges du règne de Louis XVI, Georges Jacob, dont il constitue le chef d’œuvre. Il en résulte qu’un de ces fauteuils, estimé aux environs d’un million d’euros en considération de sa rareté et de son extrême qualité, a vu sa valeur amputée dans une proportion inconnue. »

À bas les cadences infernales

Productivité serait, s’agissant des manufactures, un gros mot ! « La production quotidienne moyenne par personne employée à une opération de tissage au sein d’un même atelier varie amplement d’un trimestre sur l’autre : de 100,8 à 53,8 cm² aux Gobelins entre les deuxième et troisième trimestres 2015 ou de 73,4 à 164,4 cm² pour l’atelier de basse lice de Paris entre les premier et deuxième trimestres 2017. La productivité de l’atelier de basse lice de Beauvais est en moyenne de 150 cm² par licier et par jour quand celle de Paris n’est que de 75 cm², cependant que dans les ateliers privés d’Aubusson, manufacture privée, elle est en moyenne de 500 cm². »

Gageons que nos techniciens d’art ont vite repris des outils fort utiles à leurs travaux personnels…

* Le Mobilier national et les manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie (MNGBS) :

le Mobilier national, institution héritière du garde-meuble de la Couronne, est en charge de l’ameublement des lieux de pouvoir, et des manufactures de production d’œuvres textiles (tapis, tapisseries et dentelles), historiquement vouées à pourvoir cette fonction d’ameublement en tapis. Lui ont également été adjoints les ateliers de dentelle d’Alençon et du Puy, et, ultérieurement, l’Atelier de Recherche et de Création (ARC) créé en 1964 à l’initiative d’André Malraux.

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 18:05

Lettre ouverte à mon hackeur,*

Cher Auguste (à moins que ce ne soit Ambroise ou encore  Didier  si j’en crois  l’adresse cachée : ulysseadidier@usbr.gov),

Votre gentil courrier m’a bien fait rire. Et je me suis empressé de faire partager ma joie à mes « amis » fessebouc, ainsi que sur touitteur. Ce qui m’a permis de me rendre compte que bien d’autres avaient déjà une expérience de ce type de délicat chantage. Jusqu’à présent je n’étais habitué qu’à des supposés correspondants africains qui me promettaient des sommes coquettes si je les aidais à rapatrier la somme ou des annonces de gains à des loteries dont j’ignorais l’existence.

J’ai tout particulièrement apprécié ce « Ne m’en voulez pas, chacun son travail » et surtout « C’est le code d’honneur des hackeurs ».

Le code d’honneur du hackeur

Vous ne m’en voudrez pas, j’ose l’espérer, si je ne donne pas suite à votre cocasse tentative d’extorsion de fond.

Car votre chantage est quand même – si vous vous donnez la peine de réfléchir – des plus grotesques. En effet, j’ai plus que quatre fois l’âge légal pour accéder à des contenus dits pour adultes. Et, je le confesse, je n’ai pas attendu les sites pornos pour veiller jusqu’à minuit le 1er samedi du mois afin de regarder un film dit X sur une chaîne cryptée.

Et si vous vous étiez donné la peine de regarder mon blog, vous auriez constaté une certaine prédilection pour des lectures dites du second rayon - Dom Bougre ou Le Portier des Chartreux,  HIC-et-HEC ou L'Élève des RR. PP. Jésuites d'Avignon. Le Rideau levé ou l’éducation de Laure, Gamiani ou deux nuits d'excès, Colette ou les amusements de bon ton,   Les exploits d'un jeune Don Juan, notamment – pour des dessinateurs des plus lestes voire des plus crus – Eusebi Planas et le Noble art del billar o del tresillo, Alexandre Szekely le magyar paillard, Izvrasaki : plaisirs défendus, Nicole Claveloux : illustratrice pour les petits et les grands !, Tom Poulton : les dessins secrets d’un gentleman anglais, Loïc Dubigeon, artiste Nantais, entre autres – pour des photographes aussi, dont le dernier particulièrement sulfureux et se revendiquant du Pornart Man Ray, Helmut Newton, Jan Saudek, Milo Moiré : de l'art ou du cochon (là on est entre performance, peinture et photo),  J. A. M. Montoya, photographe de la transgression, Larry Clark, Dahmane, etc. – sans compter quelques articles sur la masturbation, l'épilation du pubis et même sur l'influence des vidéos pornos en ligne sur la vie sexuelle !

Donc vous vous doutez bien que l’envoi de vos prétendues vidéos à mes collègues (?), amis et autres contacts, comme disait une ex-collaboratrice – du temps lointain où j’étais supposé être un « actif » - je m’en tamponne le coquillard avec une patte de homard. Quand à mes parents, hélas disparus, je suis sûr que s’ils étaient encore de ce monde, ils se seraient payé une bonne tranche de rigolade en apprenant les turpitudes d’un de leurs enfants.

Le code d’honneur du hackeur

Bien que mon grand-père charretier m’ait légué un riche répertoire d’insultes des plus grossières, je me contenterai de vous dédier celles du capitaine Haddock.

Merci tout de même pour cette intense rigolade et carrez-vous vos bitcoins là où je pense.

* L'honorable hackeur aurait été identifié, d'après Le Parisien

 

L’incroyable cyberescroquerie au porno d’un Français de 21 ans

 

« Vous ne me connaissez pas et vous vous demandez pourquoi vous recevez ce mail, non ? Je suis un hackeur qui a piraté vos appareils… » A quelques variantes près, les messages du maître chanteur 2.0 commençaient toujours par une formule anxiogène. Objectif : convaincre son interlocuteur qu'il a été filmé à son insu en plein acte sexuel solitaire afin qu'il paye une rançon.

Après un an d'enquête, policiers et magistrats spécialisés pensent avoir identifié l'homme à l'origine de cette incroyable cyberescroquerie à la vidéo intime, inédite par son ampleur et son degré de technicité. A 21 ans à peine, Antoine I. (NDLR : le prénom a été modifié) est soupçonné d'avoir extorqué ou tenté d'extorquer de l'argent à des millions de Français à travers ses mails odieux.

 

Les policiers et magistrats spécialisés, qui ont baptisé ce phénomène nouveau « d'escroquerie au cryptoporno » ou « d'escroquerie au comportement auto-érotique », ont depuis remarqué que de nouveaux hackeurs avaient copié les méthodes des suspects…

Extraits de l'article

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 15:16
La grenouille, le coq et le taureau

Mise à jour 17/02/19 : cliquer ici.

Le conseil départemental de la Vendée nous offre une fable fortement inspirée de La Fontaine : « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf » ! Cela devient la grenouille vendéenne qui se croit aussi importante que le coq tricolore et que le taureau d’Europe. Le double cœur entrelacé, surmonté d'une couronne et d'une croix*, flotte donc sur le même plan que le drapeau tricolore et le drapeau étoilé de l'U.E.

La grenouille, le coq et le taureau
La grenouille, le coq et le taureau
La grenouille, le coq et le taureau

Certes, grâce aux lois de décentralisation, la gestion des collèges relève de la compétence des départements, comme les écoles des communes et les lycées des régions. Il n’est donc pas anormal qu’un département marque cette compétence de son logo. C’est ce que fait ostensiblement le conseil général, devenu départemental, de la Vendée. Le collège Beaussire, à Luçon, a donc droit à ce logo sur sa façade, en symétrie avec celui de l’Académie de Nantes. Une sorte de totem dressé derrière l’entrée principale évite que le passant distrait puisse ignorer que c’est bien la Vendée qui a pris possession de ce collège. D’autant que logo et nom du département sont répétés à chaque entrée du collège, y compris l’entrée des livraisons.

Rien ne justifie donc que la bannière vendéenne vienne en plus s’afficher à côté du drapeau de la République et de celui de l’Union Européenne. Faut-il dire que le Conseil départemental interrogé a accusé réception, mais sans répondre, et que l’Inspection académique, saisie sur la légalité de cette imposture, n’a même pas accusé réception ?

 

 

 

* Pour la cour administrative d'appel de Nantes « le logo de la Vendée ne peut être regardé comme un emblème religieux », dès lors qu'il n'a pas été conçu « dans un but de manifestation religieuse et qu'il n'a eu pour objet de promouvoir une religion ».

Il est pourtant directement inspiré d’un blason créé en 1943.

Difficile de ne pas y voir une référence claire au soulèvement de 1793 et l’empreinte de Louis Marie Grignon de Montfort qui promut le culte du Sacré Cœur de Jésus dans un bas-Poitou encore fortement imprégnée par le calvinisme.

 

N.B. J'ai pris l'exemple du Collège Beaussire, mais l'autre collège de la ville affiche aussi (du coup en haut d'un mât, côtoyant le mât tricolore et le mât étoilé) la bannière du conseil départemental. Il s'agit donc bien d'une mesure édictée par le propriétaire.

En complément

Le Président du Conseil départemental, que j'avais saisi par un message sur le formulaire de contact du département :

Monsieur le Président,

J'ai constaté, avec surprise, la présence d'une bannière portant le sigle du département, sur la façade du collège Beaussire, à Luçon, placée au même niveau que le drapeau Français et Européen, comme si le sigle départemental était de même niveau que les trois couleurs nationales, ou les 12 étoiles de l'Europe.

Ai-je besoin de vous rappeler que ce sigle départemental est déjà présent sur la façade, présent devant l'entrée principale, sous forme d'un espèce de totem dresse derrière cette entrée et qu'il est rappelé devant chaque entrée ?

Donc cette bannière redondante et incongrue à ce niveau n'a aucune raison d'être. Je vous saurais donc gré de bien vouloir la faire retirer.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à la plus vive expression de mes convictions républicaines,

Jean-François Launay Principal honoraire

m'a répondu 1 mois après.

La grenouille, le coq et le taureau

Je lui ai donc répondu :

Monsieur le Président,

Je vous remercie d’avoir bien voulu répondre le 10/01/2019 à mon courriel du 10/12/2018 où je vous faisais part de mon fort étonnement de voir figurer sur la façade du Collège Beaussire, la bannière du département, alors même que le logo de la Vendée est affiché ostensiblement aussi bien derrière la grille principale qu’à chaque entrée.

Vous m’opposez que « le pavoisement des drapeaux sur les édifices publics est à la libre appréciation des collectivités » et vous mettez sur le même plan l’adjonction du drapeau européen et de celui de la Vendée. Or, l’article 3, de la LOI n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République a spécifié : « La devise de la République, le drapeau tricolore et le drapeau européen sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d'enseignement du second degré publics et privés sous contrat. »

Le drapeau tricolore et le drapeau étoilé ont donc une égale légitimité à s’afficher sur la façade de nos collèges. Il y a quelque suffisance à vouloir mettre – fût-ce symboliquement – un département sur le même plan que la République et l’Europe unie.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes convictions républicaines et européennes.

Jean-François Launay

Le cher Ciotti avec son histoire de drapeau dans les classes a relancé mes fouilles curieuses ; bien m'en prit puisque je suis tombé sur un document très instructif du Ministère de l'Intérieur, ce qui m'a amené à réécrire à notre Président du CD (ou plutôt à son nègre "EdM")

Suite à mon interrogation sur l’apparition d’une bannière du département sur la façade du collège Beaussire il me fut répondu (Ref. EdM/CB 2019-02) : “Le pavoisement des drapeaux est à la libre appréciation des collectivités etc.”
 
J’avais relevé une première méconnaissance des textes en rappelant la loi du 8 juillet 2013 : “Article 3  Après l'article L. 111-1 du même code, il est inséré un article L. 111-1-1 ainsi rédigé : “Art. L. 111-1-1.-La devise de la République, le drapeau tricolore et le drapeau européen sont apposés sur la façade des écoles et des établissements d'enseignement du second degré publics et privés sous contrat. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 est affichée de manière visible dans les locaux des mêmes écoles et établissements.”" Alors que le courrier plaçait le drapeau européen sur le même plan optionnel qu’un emblème départemental.
 
Mais, je n’avais pas poussé assez loin mes recherches, puisque, en fait, “Des insignes et emblèmes régionaux ou départementaux peuvent trouver leur place dans des manifestations culturelles ou folklorique locales, mais à condition que ce pavoisement soit temporaire et que le drapeau national soit à la place d’honneur”, comme l’indique Le protocole à l’usage des Mairesémanant du Ministère de l’intérieur (p. 8, dernier paragraphe).
 
Il est donc admissible que pour la fête de la mogette* l’emblème départemental flotte gaiement sur les façades de nos collèges, mais pas de façon permanente.
 
 
J’ose donc espérer que cette étonnante – et superflue puisque le sigle du département est abondamment affiché dans nos collèges – initiative sera abandonnée et je vous prie de croire, M. le Président, en mon entier attachement au service public de l’éducation nationale.
 
J F launay
 
* La mojette est un haricot blanc typique de la Vendée

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 16:17
La méthode à Macron

Si finalement Macron n’appliquait pas tout simplement, malgré sa pensée complexe, le fameux proverbe « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » ! Bien que la méthode soit grossière, jusqu’à présent ça marche !

Souvenez-vous de l’APL : elle profite plus aux proprios qu’aux locataires et contribue à la hausse des loyers. Sous réserve d’études précises, ça ne semble pas tout-à-fait faux. Mais la conséquence tirée est une baisse de ladite APL en priant les gentils proprios de répercuter à la baisse dans leurs loyers.

Autre exemple : la suppression de la taxe d’habitation, une des principales ressources des communes. Taxe injuste !  ce n’est pas totalement faux, même si les ménages les plus défavorisés en sont exemptés. Dans un « nouveau monde », plus horizontal, on aurait cherché, avec les partenaires sociaux comme on dit, à  trouver une solution pour la rendre plus juste ou pour trouver d’autres ressources propres équivalentes. Non ! on supprime. Et on met les communes sous dépendance de subventions, garanties aujourd’hui, mais… demain...

Mais l’exemple le plus réussi est celui de l’admission aux études supérieures. Car là l’opération fut un peu plus sophistiquée.

La méthode à Macron

Haro sur l’APB et son aberrant tirage au sort. A peine nommée, la Ministre du supérieur s’est engagée à la remplacer. Et tout le monde ou presque d’applaudir. Même si, a posteriori, on se rend compte que cet abominable tirage au sort ne jouait qu’un rôle marginal. Et, en toute verticalité – pourquoi perdre son temps à écouter les points de vue de lycéens ou d’universitaires – fut mis au point, avec un bel algorithme de derrière les fagots, un Parcoursup de belle facture.

Foin de cet horrible mot de sélection qui agit sur le lycéen et l’étudiant comme la muleta sur le taureau ! Il s’agit de CHOIX : Oh lycéen, Oh lycéenne tu choisis et tu vas être choisi-e… On imagine presque en fond sonore la musique d’ « Un homme et une femme ». D’où cette idée, qui pouvait paraître incongrue, de la lettre de motivation :  Université chérie accepte-moi sur tes bancs que je tête à ton sein le lait onctueux de la sociologie, chimie, etc. et touchée par cette déclaration l’université choisissait, non sans regarder quand même un peu le dossier, l’impétrant-e si motivé-e. Chabada !

L’APB avait été si bien diabolisée que le nouveau système n’a, dans un premier temps, provoqué aucun remous.

Certes, des étudiants, ici ou là, mais parfois pour d’autres motifs – fusion d’universités par exemple –ont bien bloqué quelques facs. Mais jamais le mouvement n’a véritablement fait tache d’huile. Et jamais surtout il n’a entraîné les premiers intéressés, les lycéens !

Quand les premiers résultats sont tombés, la déconvenue fut grande. Mais, outre qu’à cette période de l’année, le bac se pointait à l’horizon, entre ceux qui avaient obtenu satisfaction, ceux qui avaient un point de chute même s’il ne correspondait pas à leur vœu premier, ceux qui étaient en attente et ceux à qui on ne proposait rien, difficile de faire converger quoi que ce soit.  Et comme la situation évolue au fur et à mesure que les privilégiés qui ont eu le choix répondent, aucune mobilisation ne peut prendre.

La méthode à Macron

Et la Ministre du Sup en rajoute une couche en clamant que son dispositif au 4 juin avait donné 73,5 % de réponses alors qu’APB à la même date en donnait … 0% ! Comme l’a fait remarquer un décodeur c’est qu’APB, recueillant les voeux jusqu’au 31 mai n’a évidemment donné ses premiers résultats que plus tard. Mais c’est la méthode macronienne poussée jusqu’à la caricature.

Je me garderai bien de faire une étude comparée d’APB et de Parcoursup : aucun des deux dispositifs n’a pu faire que des filières très demandées puissent accueillir tout le monde. Et les discours catastrophistes sur la ruée des déboutés de ce parcours vers pôle emploi sont aussi ridicules que la comparaison de Mme Vidal, car il n’y a aucune raison que le nombre de places global dans le supérieur soit inférieur à celui de l’an passé. Et comme le souligne le Sgen-CFDT, ce parcoursup aura rappelé que les filières sélectives existent de longue date : les plus connues sont d’un côté STS et IUT, de l’autre les CPGE, mais aussi un tas d’écoles supérieures et sont apparues au grand jour de discrètes filières sélectives instaurées au sein même de l’Université.

La méthode à Macron

Pour en revenir à la méthode à Macron, le Président n’a laissé à personne d’autres le soin de la mettre en musique avec les minimas sociaux. Quelques subalternes ont préparé le terrain. Le Maire appelant aux économies, Darmanin démentant puis revenant sur le démenti. Mais là, c’est du lourd : « On met un pognon dingue dans les minimas sociaux » et malgré cela « On n’en sort pas ». Il y a donc une sorte de phénomène d’évaporation puisque l’argent dingue semble ne servir à rien puisque les pauvres restent pauvres ! La solution qu’il amorce est assez surréaliste – responsabiliser les gens pour qu’ils sortent de la pauvreté, car les pauvres le sont par irresponsabilité ! – mais on n’a pas besoin de convoquer les experts pour deviner qu’on va tailler dans ces minimas inefficaces.

Bon et qu’ils ne viennent pas pleurer, ces pauvres irresponsables, car on va leur rembourser leur dentier à 100 %.

 

 

Pour compléter :

 

La vidéo mise en ligne par l’Elysée, où Emmanuel Macron parle à ses collaborateurs du «pognon de dingue» dépensé en vain par les pouvoirs publics en aides sociales, est l’un des objets médiatiques les plus étranges de ces dernières années. La volonté de frapper les esprits par un langage cru est patente. On passe de Jupiter à Audiard, le comique en moins. […] Il y a du Trump dans cette méthode de communication. O tempora

Car sur le fond, la réflexion présidentielle rejoint les préjugés les plus éculés de la bonne bourgeoisie, mis en forme sur le plan théorique par les économistes libéraux. Les aides sociales ne sont que de l’assistanat à effet pervers garanti : elles installent les pauvres dans la dépendance de l’Etat, les incitent à la paresse et à l’oisiveté. Alors que ces aides, dans l’immense majorité des cas (il y a des tricheurs, mais c’est une petite minorité), vont à des gens qui ne demandent qu’à travailler mais en sont empêchés par l’état du marché de l’emploi. Dans «l’ancien monde», on avait l’idée saugrenue de rendre les pauvres moins pauvres en leur donnant un peu d’argent. Désormais, il faut les «responsabiliser», ce qui les sortira de la misère. In fine, pour qu’ils soient moins pauvres… il faut leur donner moins d’argent. On concédera qu’il y a une faiblesse dans le raisonnement.

Extraits de Pognon de dingue

Et à écouter :

"Pognon de dingue"… Mais pourquoi ?

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 13:55
Tableaux noirs : Profs martyrs ou infantiles ?

Avec humour pour Le Canard, avec plus de sérieux et une indignation implicite à Libé ou explicite dans Le Café pédagogique - et ça va jusqu’à la mise en cause nominale de la Principale dans un blog de Mediapart – tout le monde a pris fait et cause pour les héroïques profs d’un collège de Gaillac qui, « amoureux du tableau noir, s’étant rendus compte que l’année précédente les tableaux noirs «mourraient» (sic) dans la déchetterie de la ville », ont voulu en sauver de ce triste sort !

Rendez-vous compte, le département du Tarn, dans le cadre d’une rénovation – panneaux photovoltaïques et isolation entre autres – réalisée par tranches, avait décidé de remplacer les tableaux noirs par des tableaux blancs ! Quel scandâle ! Plus de poussière de craie ni de tableaux mal essuyés, aux charmes nostalgiques, mais de froids tableaux blancs facile à nettoyer.

Nos profs avaient donc écrits au conseil départemental, pour vanter les antiques tableaux si pratiques « que ce soit pour une démonstration mathématique ou une construction de frise chronologique » ! Devant une argumentation aussi puérile on reste pantois. Car, bien sûr, un tableau blanc de même dimension permet tout autant démonstrations, frises ou schémas. Et quant au tableau interactif, aucun tableau noir ne peut rivaliser avec lui.

Tableaux noirs : Profs martyrs ou infantiles ?

Par un subtil possessif – « craignant que leurs tableaux noirs ne soient envoyés à la casse », nos six professeurs aidés de cinq parents d’élèves, des parents solidaires d’une action qu’ils considèrent légitime d’un point de vue pédagogique (sic), écologique et financier, le mercredi 28 juin, vont entrer dans l’établissement, croiser la Principale, démonter les tableaux, et donc se faire gauler par les gendarmes. Quoi ! la Principale, dont ils devaient savoir qu’elle n’approuvait pas leur démarche débile, n’a pas fait barrage de son corps pour leur signifier son refus de cette irruption !

Et en plus la vilaine, en tant que chef d’établissement, a osé porter plainte pour intrusion et vol. Elle se le voit vertement reproché par le Café Pédagogique !

Tableaux noirs : Profs martyrs ou infantiles ?

Immédiatement, la solidarité s’est déclenchée : syndicale – FSU, SUD – et pétionnaire ! Sauf que « On ne peut pas dire que la solidarité du corps professoral joue à fond dans ce qu'on appelle l'affaire des tableaux noirs du collège Albert-Camus à Gaillac » écrit La Dépêche. Certains de leurs collègues ne veulent peut-être pas être associés à une action stupide menée par une minorité ni surtout à l’image de puérilité du corps professoral qu’elle a donnée !

Le Rectorat ayant renoncé à toute sanction, reste la plainte pour vol déposée par la principale, toujours en cours d'instruction. Ce que dénonce le Café pédagogique qui ose écrire que la Rectrice, elle, s’est aperçu du ridicule de cette affaire et le mal qu'elle fait à l'éducation nationale, comme si le ridicule n’était pas dans l’action même des six profs et le mal fait l’image que ces bornés donnent des enseignants.

Et au bout du compte, quelle que soit l’issue – plainte retirée sur pression hiérarchique, classement sans suite, rappel à la loi... – la seule victime de l’affaire sera la chef d’établissement face à ces personnages qui, après lui avoir pourri la vie de longue date, s’afficheront soit en triomphateurs, soit en martyrs.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:21
Puces

Horreur et stupéfaction !

Pour entrer dans l'entreprise sans badge, ni clé, des employés d'une entreprise belge ont une puce RFID, « identification par radio fréquence », implantée dans la main. Depuis le 3 février dernier, ils peuvent donc grâce à cette puce électronique pousser la porte d’entrée ou activer leur ordinateur avec ce badge incrusté dans la peau.

Honte à moi.

Au milieu des années 90 du siècle dernier, alors que je sévissais comme chef d’établissement à Montaigu – Oui le Montaigu de la chanson, la digue, la digue ! – j’évoquais, le plus sérieusement du monde, le projet d’injecter à tous les élèves une puce électronique sous-cutanée. Ainsi, expliquais-je à Pascale X, la dévouée CPE, qui se demandait si c’était du lard ou du cochon, du 1er ou 2e degré, plus besoin d’appels, qui font perdre un temps précieux aux profs : des portiques à l’entrée et on a immédiatement les présents, donc par déduction les absents. Quelques détecteurs judicieusement disposés permettraient aussi de détecter les déplacements insolites…

Bref tout serait pour le mieux, dans le meilleur des collèges possibles.

Hélas, paresse (et aussi relative occupation que procurait ce dynamique établissement), je n’ai jamais couché sur le papier cette idée précursive. Et qui reste d’ailleurs à mettre en œuvre : ne laissons quand même pas les Belges continuer à nous devancer sur la voie du progrès, puçons nos élèves et même nos nourissons !

 

 

 

 

N.B. Si les quelques montacutains ou montaigusins qui me font l'honneur de lire mes déblogages ont encore les coordonnées de Pascale - la CPE - partie vers le Sud, peuvent-ils lui faire suivre le lien avec mon plus cordial souvenir ?

En supplément : 1984 téléchargeable

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 08:38
Fillon : le thatchero-poutinien

FILLON ou l'identité sinistre

Travail-famille-patrie ! Le thatchero-poutinien Fillon vient d'être plébiscité par les réacs cathos (Marianne va sans doute nous expliquer que c'est le "peuple").

Il ne cache pas son jeu le cul-bénit de Solesmes : faire payer les plus modestes - hausse de 2% de la TVA - au bénéfice des plus riches - suppression de l'Impôt sur la fortune (ISF) ; bosser plus pour gagner moins : 39 h payée 35 ou 37 au mieux ! Et coupe claire dans la Fonction publique : 500 000 postes en moins.

Et ne parlons pas des cadeaux au patronat qui a d'ailleurs totalement inspiré son programme économique...

En mai 2017, ce sera peste FHaine ou choléra bigot : bubons fachos ou sainte chiasse !

 

Fillon : le thatchero-poutinien
Fillon : le thatchero-poutinien

Sylviane Bulteau (députée de la Vendée)  pour avoir oser dire qu'avec Fillon c'est la ligne "Travail-Famille-patrie" qui revient sur le devant de la scène à doite se fait attaquer par la réac-catosphère relayée par Ouest-France : http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/la-roche-sur-yon-85000/victoire-de-francois-fillon-le-derapage-d-une-deputee-socialiste-4643072?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Ouest-France 29/11/2016

Ouest-France 29/11/2016

Le ton de l'article-papier est nettement moins acerbe que celui du site !

Plus question de "dérapage", juste de "polémique" !

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:44
J'suis de gauche puis-je voter à la primaire de droite ?

Vous êtes de gauche – gauche dure, gauche molle (la gauche ‘mollet’ a disparu des étalages depuis longtemps), plurielle ou insoumise, sans oublier les trois familles de Léon, et j’en oublie – et vous hésitez à aller voter au 2e tour de la primaire de la droite, à cause qu’il faut signer un truc où vous dites adhérer aux ‘valeurs’ ( ?) de ladite droite. Et qu’on peut comprendre que, si vous n’êtes pas macronien, ça peut vous chiffonner.

J'suis de gauche puis-je voter à la primaire de droite ?

Si vous êtes un catho de gauche – mais si ça existe encore – pas de problème : outre que ce ‘parjure’ est un péché très véniel, il suffira d’aller à confesse, pour tout effacer.

J'suis de gauche puis-je voter à la primaire de droite ?

Choisissez bien, cependant le confesseur, ne prenez pas un cureton formé par notre évêque, genre ensoutané : il vous infligerait au moins un rosaire entier en guise de pénitence ! Trouvez-en un, de curé, de gauche (mais si ça existe aussi, mais ils sont de plus en plus vieux : les jeunots font plutôt commando de Marie) qui vous donnera l’absolution pleine et entière sans aucune pénitence !

J'suis de gauche puis-je voter à la primaire de droite ?

Un fonctionnaire qui choisit Fillon, c'est une dinde qui veut se faire farcir le fion au réveillon !

Pour les agnostiques et les athées, ils peuvent pratiquer la restriction mentale, style « je signe leur papier mais je n’en pense pas moins ». Et le ratichon de Solesmes, Fillon, ancien élève des Jèzes, ne pourra froncer ses épais sourcils, car c’est très pratiqué chez ses anciens maîtres.

J'suis de gauche puis-je voter à la primaire de droite ?

Bon, pour les rapiats qui regimbent à verser leur obole dans la caisse ripoublicaine (l’opération a été plus que rentable au 1er tour !), le coup des boutons de culotte, très usité autrefois à la quête, risque d’autant moins marcher que lesdits boutons ont disparu et que là, les scrutateurs vont vous scruter attentivement pour vérifier que vous crachez bien au bassinet.

J'suis de gauche puis-je voter à la primaire de droite ?

Vous me direz sans doute, "mais que viendrait faire quelqu’un de gauche dans cette galère de droite ?"  sauf que quand il vous faudra ramer dans cette galère, il vaut mieux avoir un garde-chiourme le moins brutal possible. Et la galère se profile nettement à l’horizon électoral, portée par un raz-de-marée, que dis-je un tsunami, de droite ! ça ne sera pas toutes les nuances de gris, mais toutes le nuances de bleus (et de brun), en mai et juin !

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