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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 17:41
100 « intellectuels » contre l’islamisme
100 « intellectuels » contre l’islamisme

Le Figaro du 20 mars titre sur l’appel de cent intellectuels contre le « séparatisme islamiste ». Un appel signé entre autres par Finkielkraut bien sûr, Redecker, Elisabeth Levy, Ivan Rioufol, Bruckner, Michèle Tribalat, Françoise Laborde mais aussi Kouchner ou Pierre Nora. Appel accompagné de l’édito de Vincent Trémolet de Villiers et de deux articles.

100 « intellectuels » contre l’islamisme

"Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu'un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser", déclarent-ils. "Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l'intolérance".

Le seul élément véritablement concret qu’ils donnent « en exemple de séparatisme [c’est un stage] de formation du syndicat SUD éducation de Seine Saint-Denis sur le racisme à l'école et dans la République, où deux ateliers étaient en non-mixité raciale... Affaire rebattue qui témoignait plus du gauchisme que d'un bouleversement de la société...  Mais la preuve du diable est qu'on ne le voit pas ... Et l'on a l'impression de diables familiers que l'on agite pour les fidèles lecteurs du Figaro... » (C. Askolovitch*).  

Affaire rebattue et qui doit être d’ailleurs remise à son échelle : un stage d’une section départementale d’un syndicat minoritaire qui a organisé librement son programme. Certains ont opposé que le congé formation est finalement financé par l’argent public : on voit bien, derrière le faux bon sens, se pointer une sorte d’imprimatur préalable (avec contrôle du déroulement). La liberté syndicale passerait à la poubelle. Comme la liberté de réunion d’ailleurs. Plus d’amicale des bocains – originaires du bocage – dans le Sud-Vendée pour cause de communautarisme ?

On peut trouver stupide et le dire – liberté d’expression – ce type d’atelier, pas demander qu’on l’interdise.

Article premier  de  la  loi  du  9  décembre  1905 concernant  la séparation  des  Églises  et  de  l'État :

« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions  (...)  édictées dans l'intérêt de l'ordre public. »

La  laïcité repose  sur la  séparation  des  Églises  et  de  l’État,  ce  qui  implique  que  les religions  ne  s’immiscent  pas  dans  le  fonctionnement  des  pouvoirs  publics  et  que  les pouvoirs publics ne s’ingèrent pas dans le fonctionnement des institutions religieuses.

Donc de deux choses l’une, soit cet « islamisme » dénoncé – ce ‘salafisme’ pour Valls – viole l’ordre public et il doit être non seulement dénoncé mais les agents de cette violation poursuivis, soit c’est une déclinaison intégriste d’une religion, comme il peut y en avoir dans d’autres religions, et ce n’est pas du ressort de la puissance publique.

Autrement dit encore on poursuit des faits, pas des opinions aussi contraires aux nôtres seraient-elles.

Et c’est donc à partir de SUD éducation que la tribune part en vrille avec l’apartheid. « Et voici qu’aujourd’hui c’est un apartheid d’un nouveau genre qui est proposé à la France, une ségrégation à l’envers** grâce à laquelle les dominés préserveraient leur dignité en se mettant à l’abri des dominants. » L’universalisme républicain est invoqué et la sécession de la communauté nationale est dénoncée. Mais évidemment nos islamistes sournois avancent masqués !

Inutile de dire que tout ce que la toile compte de sites style riposte prétendument laïque a repris l’appel en ironisant et surtout en assénant : non ce n’est pas l’islamisme mais l’islam qui est incompatible avec la France telle qu’ils la voient : sinistre !

Et ce bel appel ne débouche que sur un vœu pieux « Nous voulons vivre dans un monde complet où aucune religion ne fait la loi », ce qui est de fait souhaitable et à rappeler aux évêques de France qui essaient d’imposer leurs dogmes dans le débat sur la bioéthique.

Comme le rappelle Chems Eddine Chitour : l’immense majorité des Français dits musulmans travaillent, construisent et peuvent faire réussir la France. Ils ne demandent qu’à vivre dans la dignité à l’ombre de la devise « Liberté, Egalité, Fraternité ». Nul doute que la nation française et le vivre ensemble deviendront un plébiscite de tous les jours, comme l’écrivait Renan.

* Claude Askolovitch note que Claire Brière Blanchet [signataire] fut maoïste, puis une grande journaliste, qui il y a 39 ans, accompagnait la révolution islamiste en Iran... Elle était dans l'avion qui ramena à Téhéran, l'ayatollah Khomeini... La voici désormais contre l'islamisme à la Une du Figaro, cela donne la mesure de la poésie d'un destin.

 

** La vraie ségrégation à l'envers est celle qu'analysaient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, du temps où ils ne récitaient pas une vulgate sous-marxisante, dans Les ghettos du Gotha. Comment la bourgeoisie défend ses espaces où ils montrent cette ségrégation urbaine que caricaturait la fameuse chanson « Neuilly-Auteuil-Passy, tel est notre ghetto ».

 

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:10

Supplique à Nicolas Sarkozy

Et à Zemmour, Finkie et consorts.

Supplique

Si vous aimez vraiment la France

Cessez à toutes occasions

De servir l’écœurante mélasse

De vos patriotiques protestations

Si vous aimez vraiment la France

Cessez de cuire et de recuire

D’insanes brouets maurassiens

Dans vos marmites électorales

Si vous aimez vraiment la France

Cessez de le beugler dans les micros

Et d’en pisser la copie

Dans toutes les librairies

Si vous aimez vraiment la France

Cessez d’en touiller l’Histoire

Pour en faire des contes bleus

Au service de votre gloire

Si vous aimez vraiment la France

Cessez d’en faire une chapelle

Où vos cohortes de fidèles

Saluent vos résurrections.

Si vous aimez vraiment la France

Oubliez là quelquefois

Car nous aussi on l’aime bien

Sans en faire tant de tintouin.

Yoland

 

Contribution de Yoland Simon

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 14:58
Alina Reyes, Finkie (et nuit debout)

Le vagabondage sur touitteur m’avait fait tomber sur Alina Reyes. Vieux souvenir d’une lecture du Boucher à la fin des années 80 du siècle dernier. Je m’inscris dans ses folowers (suiveurs), comme on dit.

Que des messages extatiques sur la nuit debout. Et à quasi jet continu.

Alina Reyes, Finkie (et nuit debout)

Mais voilà que le Finkie, dont mes lecteurs fidèles savent toute l’affection que je lui voue, va faire son numéro Place de la République et j’essaie image à l’appui de faire comprendre à la dame que, de mon point de vue, il a réussi son coup de provoc !

Je n’obtins qu’un Bof ! méprisant.

Et tous celles et ceux – à commencer par Dany-le-soixanthuitard Cohn-Bendit – qui osaient dire que l’expulsion de l’académicien atrabilaire était un peu contradictoire avec l’ouverture au débat affiché étaient voués aux gémonies par la dame déchaînée.

Alina Reyes, Finkie (et nuit debout)

Et comme elle a l’attaque ad hominem des plus faciles, la charmante touitteuse a déniché cet « oisif parasitaire » que j’avais employé pour faire bisquer mes petits camarades plus jeunes après être devenu pensionné – car les fonctionnaires touchent non une retraite mais une pension – après plus de quarante ans de travail.

Certes pas comme mineur de fond…

Pion, prof, permanent syndical, collaborateur d'un parlementaire, chef d'établissement : que des boulots de fainéant, quand ils ne sont pas de social-traître, c'est dire !

Et pour se venger de son attaque à mon encontre la dame, comme le gentil Dr Flaysakier, m’a interdit de lecture de ses touittes dévôts à la sainte cause de #nuitdebout. Bloqué ! La dame ne débat qu'avec ceux qui sont d'accord avec elle et à 100% !

 

Vais-je m’en remettre ?

  Pour les nostalgiques d'une époque joyeuse et libertaire : Mai 68 : Affiches

ici

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 16:24

 

Ce soir, comme souvent, les hommes de télévision ont déposé Finkielkraut sur l’un de leurs plateaux. Fascinant spectacle. Il s’installe avec ses certitudes et ses tics dans une surprenante agitation qui finit par nous méduser. Ses mains papillonnent au-dessus de fiches stabilotées, de livres dont il a corné quelques pages, de feuilles qu’il remplit rageusement de signes cabalistiques. Quand il n’a pas la parole et qu’il doit, le pauvre, subir les attaques de son adversaire, il roule des yeux hagards, prend des airs effarouchés, multiplie des mines incrédules, des grimaces indignées et, submergé par d’aussi intenses émotions, tout son corps est secoué par d’incoercibles trémulations. Mais qu’on se rassure, il ne tarde pas à reprendre l’initiative et, d’une voix qui tremble jusqu’aux fondements de son être profondément blessé par les monstrueuses allégations qu’il vient d’entendre, il assène ses implacables vérités. Alors, il entraîne son auditoire dans le tourbillon époustouflant d’une pensée vibrionnaire et confortée par une avalanche de citations savantes, de références incontestables, d’anecdotes signifiantes, de preuves irréfragables. Normal, pensera-t-on, notre Finkie est un universitaire, il aborde en conscience les divers aspects de son sujet et convoque, c’est de bonne guerre, les grands esprits – les plus petits aussi – qui étayent son propos et avec lesquels il entretient une confraternelle familiarité. Mais, là où l’universitaire construit patiemment son argumentaire, précise les limites de son étude et balise le champ de ses investigations, Finkielkraut virevolte comme une sorte d’abeille atrabilaire qui butine son vinaigre sur les fleurs vénéneuses de sa rhétorique endiablée.

 

Yoland SIMON

Occasion de (re)voir Maurice et Patapon (et Finkielkraut)

et M. Finkielkraut : et s’il y avait une boucherie halal à Villers-Cotterets ?

 

 

 

Finkie dans ses essais de futur habit d'académicien !

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 14:33
sic !

sic !

Dans la série comparaison stupide, le CIC – vous savez la banque qui nous présente un banquier anonyme et incompétent que son client abandonne pour l’agence CIC, comme par hasard de l’autre côté de la rue – fait très fort.

 

Si l’on lit bien, en 1980 même pas 3 candidats sur 10 obtenaient le bac, plus de 70 % d’échecs ! Tandis qu’en 2014, ce taux d’échecs est tombé à 12 %.

 

Or, sont en fait comparés le taux de bacheliers dans une génération en 1980 avec le taux de réussite aux bacs – généraux, technologiques et professionnels - en 2014.

Avec, en plus, une erreur, puisque la proportion de bacheliers dans une génération n’était que de 26 % en 1980. En revanche le taux de réussite global, la même année, était de 64 %

En 2014, : le pourcentage de bacheliers dans une génération s'approche des 80%.

 

Bac : comparaison stupide

Il est vrai que ce type d’erreur n’est pas commise que par des banquiers. Ainsi, Caroline Brizard, a fait plus fort encore : « en  1936 : moins de 3 % de reçus, en 2007 : 83,3 % »Faut-il supprimer le bac ? » Nel Obs 17/01/08).

Or Mme Brizard était censée être une journaliste spécialisée du Nouvel Observateur, ce qui ne l’empêchait pas d’émettre cette splendide stupidité. Il est sûr que les candidats au bachot de 1936 n’étaient pas minables au point d’échouer à 97 % ! En revanche, si la proportion de bacheliers dans une génération était d’à peine 3% en 1936, elle était de 64% en 2007, et non de 83,3.

Inutile de dire que la gentille lettre rectificative n’est jamais parue dans le Courrier des lecteurs du Nel Obs à l’époque et Mme Brizard n’a même pas jugé bon de publier un bref erratum.

 

Ici on peut conseiller à nos banquiers de se consacrer aux taux actuariels bruts ou pas plutôt qu’aux taux de réussite au bac ! Qu'ils laissent aux Finkielkraut, Julliard et consorts le soin de nous abreuver de déclarations outrancières à base de données biaisées.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 16:03
Le poivrot et le philosophe : excès de zèle après Charlie !

Finalement le tribunal administratif a débouté JF Chazerans et donc justifié la sanction rectorale !

 

 

Le tribunal administratif de Poitiers va examiner le 20 septembre 2017, plus de deux ans après, la requête faite par JF Chazerans, un professeur de philosophie muté d'office suite à des accusations portées par des parents après l'attentat contre Charlie.

Dernier épisode : le Recteur mute d'office le prof de philo à Thouars pour propos inadéquats ! Voir en fin d'article.

 

 

L’apologie du terrorisme est un délit qui a pu être sanctionné trop brutalement. Un jeune poivrot en a fait l’amère expérience. Il peut aussi  servir à un Recteur à mettre sur la touche un prof de philo dérangeant. Et ne parlons pas de gosses de primaires convoqués dans des commissariats, car là on frise le délire répressif*.

 

C’est Maître Eolas qui raconte. En résumé, un jeune de 21 ans, sans aucun antécédent judiciaire, quelque peu pochtronné, est arrêté par des policiers pour tentative de vol de voiture. La tentative est si peu avérée que le procureur la juge non fondée. Donc pour une infraction non commise, le garçon est alpagué. Il se rebelle.

« Il est plaqué au sol, menotté, explique au tribunal que les policiers lui font très mal, il leur crie d’arrêter, ils n’en ont cure, et la colère explose sous l’effet cumulé de l’alcool, de la douleur, et de l’impuissance. Il agonit d’injures les policiers en des termes les invitant à commettre l’inceste sur leur mère et imputant à celle-ci une activité professionnelle de pierreuse. Mais dans le flot des paroles se trouvent les mots fatals : « Vous allez voir les jihadistes, ils vont vous mettre une balle dans la tête, voyez les dégâts qu’il a faits, mon cousin Coulibaly, il n’a pas flingué assez de mecs comme vous » ».  Propos rapportés par les policiers, bien sûr.

 

Le malheureux niera. « La présidente, en temps ordinaire déjà irascible, est déchaînée et oublie toute mesure dans son ton et ses questions. » Ostensiblement, elle fera sentir à l’avocat que son plaidoyer l’indiffère. Le procureur, lui aussi déchaîné, avait demandé 16 mois, dont 8 fermes avec maintien en détention, malgré l’absence de casier. Il les obtiendra. Faut-il noter que cette présidente et ce procureur, qui déshonorent la Justice plus qu’ils ne la servent, doivent sévir à longueur d’année ?

Jean-François Chazerans, prof de philo, a lui aussi été accusé d’apologie d’actes de terrorisme. Sur une plainte de parents d’élèves. Jacques Moret, Recteur de l’Académie de Poitiers, le suspend illico presto ! Et transmet la plainte au procureur de la République. « J'ouvre une information judiciaire pour apologie d'actes de terrorisme, déclara Nicolas Jacquet, procureur de la République. L'enquête a été confiée à la PJ de Poitiers. ». Auditions d'une dizaine d'élèves de Terminale ES3. Puis huit heures de garde à vue pour notre prof.

Qu’un soi-disant philosophe dépasse le mur du çon, Finkielkraut et Onfray sont là pour le démontrer. Mais eux ne sont pas sous la coupe d’un Recteur qui envoie de mystérieux Inspecteurs de l’Académie** pour enquêter. « L'enseignant aurait tenu des propos déplacés pendant la minute de silence. » Sauf que, apparemment, ledit enseignant n’était plus de service pendant ladite minute. Ce que les enquêteurs diligentés par le Recteur auraient pu constater simplement en consultant son emploi du temps.

 

Prof rebelle et militant d'extrême-gauche très engagé

 

Serait-ce succomber au syndrome complotiste que de soupçonner, dans la suspension immédiate de ce prof, une sorte de règlement de comptes.

De fait, un drôle de paroissien, si l’on peut dire que ce Chazerans. Très impliqué dans des pratiques philosophiques diverses, à l’école primaire, en collège, en SEGPA, et dans la cité, il a eu l’audace de s’opposer à un Inspecteur Général (IG), J.-Y. Château, qui condamnait justement les pratiques philosophiques à l’école, allant jusqu’à dire qu’elles contredisaient le principe de laïcité !

Non content de contrer un IG, le bougre est engagé dans des groupes des plus suspects – pour un Recteur s’entend – comme le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, le collectif de défense des sans-papiers, France Palestine et RESF. Il présidait aussi un centre socio-culturel, mais accusé de mélanger ses casquettes en y organisant un Forum anti-répression, il avait été contraint à la démission.

 

En gros, dans le cours visé, la classe de terminale se divise en deux camps : les uns à fond « Je suis Charlie », les autres estimant que Charlie-Hebdo avait été trop loin. Le prof aurait déclaré que les journalistes de Charlie étaient des « crapules » mais il s’agissait « dans son esprit d'un terme affectueux et commémoratif ».

Le cours ensuite dérapa sérieusement, quand il aurait projeté le blog d'un collègue du lycée contenant un article au titre engagé : « Le terrorisme, produit authentique de l'impérialisme » et comparé l’intervention française au Mali à du terrorisme. A priori, tout cela relèverait plus de la propagande pour une vulgate néo-marxo-tiermondiste que d’un cours de philo. Mais, dans cette reconstitution, il manque le ton, l’ironie éventuelle, la circulation de la parole, la chair même des échanges.

 

Et le procureur de conclure que tout cela ne constitue pas un délit d'apologie d'actes de terrorisme. Sur le plan pénal, l'enquête est donc classée sans suite. Ce qui n’empêche pas, le même procureur, de sortir de son rôle en déclarant : « Il demeure que les propos tenus par cet enseignant le jour même d'un deuil national […] peuvent apparaître particulièrement inadaptés, déplacés et choquants ». (Nouvelle République)

 

Retour à l’envoyeur, si on peut dire. Le Recteur qui avait saisi le Parquet se voit renvoyer le dossier. Il devra s’en débrouiller devant la commission disciplinaire qu’il a convoqué le 13 mars. Commission paritaire où il se peut que parmi les représentants de l’administration certains aient côtoyé Chazerans quand il était détaché à plein temps dans la Mission Académique TICE !

 

Deux destins très contrastés. Un jeune homme de 21 ans dont, à part l’ébriété, on ne sait rien. Un professeur de philo dont on peut suivre le parcours très militant. Le premier, victime d’une justice d’abattage. Le second frappé d’une suspension précipitée pour un dossier pénalement vide et disciplinairement fragile.

« Non seulement cette répression absurde est inutile, mais elle est dangereuse. C’est une défaite de la Raison. » Maître Eolas

 

 

* Voir Le droit de l’enfant d’être « con »

** Naguère les Inspecteurs d’Académie (IA) se divisaient en deux branches : territoriale et disciplinaire. Les IA-DSDEN à la tête des départements et les IPR-IA, Inspecteurs pédagogiques régionaux. Les 1ers sont devenus des adjoints du Recteur, les DASEN, sous Chatel. Ne reste donc que les IPR-IA : on peut supposer que le Recteur a envoyé celui de Philo, mais on ne voit pas qui pouvait être le deuxième.

NB En fait, il s'agissait de 2 IPR-IA "établissements et vie scolaire" qui ont joué semble-t-il les enquêteurs auprès des élèves.

UNE SANCTION LOURDE ET ARBITRAIRE

Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo, à Poitiers, pour avoir, selon le rectorat, « tenu des propos inadéquats en classe », après l'attentat de Charlie Hebdo, s'est vu « infliger », hier par courrier, un « déplacement d'office dans la zone de remplacement des Deux-Sèvres ». (La Nouvelle République 28/03/15)

C'est la sanction la plus lourde pouvant être infligé au niveau rectoral.

Bien sûr, Chazerans, contestera cette sanction par un recours au Tribunal Administratif. Mais le TA mettra des mois à se prononcer et le recours n'est pas suspensif.

Puisqu'on n'est plus dans l'émotion, force est de constater que, pour ne pas perdre la face (et peut-être régler des comptes), le Recteur donne dans l'arbitraire, car, comme le fait remarquer l'avocat, cela voudrait dire qu'on peut tenir des propos inadéquats à Thouars, mais pas dans un lycée de Poitiers. Si, comme l'affirme le Recteur  "les agissements de ce professeur ont porté atteinte non seulement à l'image de la fonction enseignante mais à celle du service public de l'Éducation nationale" , c'était la radiation qui s'imposait.

Ne serait-ce pas le Recteur Jacques Moret, qui, au lieu de classer un dossier imprudemment ouvert et mal étayé, ternit gravement l'image de l'Education Nationale par son acharnement ?

 

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 16:41
Onfray et Bourge même combat !

Onfray et Bourge même combat !

Michel Onfray, fils naturel de Jean-Paul Brighelli et de Farida Belghoul ? s’interroge L’Express après ses propos sur France Inter, le 12/09/2014. Du lourd, il est vrai ! Puisque non content de déplorer « la disparition des notes, la disparation des copies, la disparition des profs », il prétend qu’à l’école « il faut apprendre la théorie du genre ». Enfoncé Finkielkraut, enfoncée Polony. Avec Onfray, le pire est toujours sûr.

 

Propos de comptoir tenus de bon matin après un café trop arrosé, comme on en boit aux petites heures en Normandie, que ces affirmations qu’à l’école on n’apprend plus à lire et à compter ? Que nenni ! Car sauf à imaginer que le penseur normand ne carbure qu’au calva, il a écrit pire dans le un, n° 23.

Vers 6'

« Si je suis devenu ce que je suis devenu, je le dois à l’école républicaine et aux bourses… Aujourd’hui, un enfant issu des classes modestes n’a sociologiquement presque aucune chance de sortir de son milieu. Les analyses de Bourdieu (…) restent d’une cruelle actualité : l’école ne permet quasiment plus à un élève de s’élever l’âme, l’esprit, le cœur, l’intelligence. Panne d’ascenseur social… 

J’ai eu la chance d’apprendre à lire avec la méthode syllabique… j’ai pris connaissance de l’histoire de France avec les images d’Epinal… »

 

 

Les héritiers de Bourdieu et Passeron date de 1964, donc la réalité que ce livre analyse est bien sûr celle d’avant Mai 68 dont Onfray nous compte tous les méfaits qu’il a subis de plein fouet. Un prêtre salèsien aux méthodes pédagogiques mystérieuses, une université de Caen où sévissaient des soixante-huitards décoiffés !

Et figurez-vous que dans l’école où ses malheureux compagnons de fac  de philo, devenus instits, sévissent le tableau noir et la craie ont disparu, plus de plume et d’encrier, plus d’armoire avec un crâne (?), plus de carte de France… mais rassurons-nous « Pas question, bien sûr, de tenir des propos réactionnaires » !

 

Pas plus de théorie du genre que de beurre en branche !

 

Faisons un sort d’abord, à la néfaste théorie du genre qui, la vilaine, nous vient des Etats-Unis et qui nous dirait que la nature n’existe pas ! sauf qu’il n’y a pas plus de théorie du genre que de beurre en branche, malgré ce que disent nos prélats, les dirigeants de l’école privée, ou Mmes Boutin, Bourge et de La Rochère et les cagots. « Il existe en revanche un champ de recherches universitaires, nommé "études de genre", qui s’intéresse à la construction des identités féminine et masculine, et à la perpétuation de clichés qui font, par exemple, qu’une fille qui fait du rugby ou un garçon qui fait de la danse classique sont jugés "anormaux" ». (Le Monde 12/09/14)

Certes on trouve le mot "genre" à l’école, mais en grammaire !

 

Le principe de non contradiction ne doit pas faire partie de l’arsenal méthodologique du philosophe bas-normand. En effet, il est certes le fruit de l’école républicaine, mais aussi d’un enseignement secondaire et supérieur absolument pervertis par un mai 68 négativiste, nihiliste. Et ce sont donc les salèsiens ou les soixante-huitards décoiffés qui ont contribué à faire de lui ce qu’il est. Et quand il évoque Bourdieu, à propos de l’ascenseur social, il oublie que ce que le sociologue étudie c’est une société, une école, d’avant Mai 68, et même si La Reproduction est postérieure, elle ne peut pas, dès 1970, mesurer les supposés méfaits des chevelus dans les écoles.

Mais quand il dit que de nos jours on s’autorise de soi-même à parler de livres qu’on n’a pas lus*, peut-être pratique-t-il l’autocritique.

 

Au moyen âge ... la masse espérait en Dieu et maintenant la masse espère qu’elle va être massivement promue par l'école : à l’ancien jeu, il suffisait d’être pauvre pour être élu et l’on n’avait même pas besoin des bourses.

 

Michel Delord, Marx et les sciences de l’éducation, Octobre 1998

Le mythe de l’ascenseur social tombé en panne par la faute de Mai 68 et des pédagogogues, comme dit Julliard, est un grand poncif de la rétropensée. Combien de fils d’ouvriers agricoles de la fin des années 50 ont connu un destin à la Onfray ?

On constate certes, depuis les années 90 un blocage, voire une régression ces dernières années, de la proportion des enfants d’ouvriers et d’employés dans l’enseignement supérieur. Mais imputer cet échec à Mai 68, plutôt qu’aux difficultés économiques – même boursier l’étudiant fils d’ouvrier connaît des conditions matérielles difficiles – voire une inhibition de l’ambition scolaire - avec un baccalauréat scientifique obtenu à l’heure ou en avance (soit une population relativement triée), plus de la moitié des fils de cadres (contre 30,5% pour les filles) s’orientent en classe préparatoire aux grandes écoles, ce qui n’est le cas que de 20,8% des fils d’ouvriers (et 9,3% des filles) (M. Duru-Bellat) -  est assez douteux. Et on peut même ajouter que les enfants d’ouvriers obtenant un mastère de philo doivent être plus nombreux aujourd’hui  que du temps d’Onfray, car si la proportion est moindre, ils sont, en valeur absolue, plus nombreux.

 

La baisse de niveau n’atteint jamais l’étiage !

Sauf que, là encore, les faits démentent ces assertions chères à nos contempteurs de l’école. Si l’on en croit l’INSEE, les personnes âgées de 18 à 29 ans ont de meilleurs résultats que les générations plus âgées en lecture et en compréhension orale. En 2011, en compréhension orale, seulement 11 % des moins de 30 ans ont réussi moins de 60 % des exercices proposés contre 17 % des 50-59 ans et 24 % des 60-65 ans. Les plus jeunes ont également de meilleurs résultats à l’écrit, la part des personnes sans difficulté allant de 76 % pour les 60-65 ans à 89 % pour les moins de 30 ans. Donc la méthode syllabique chère à M. Onfray n’a pas porté, chez tous, les bénéfices qu’il lui prête.

Onfray, philosophe de comptoir !

Pour autant, la situation de l’école française est loin d’être satisfaisante. Les vagues successives de résultats de PISA montrent un système de plus en plus inégalitaire. En schématisant, une moitié des élèves de 15 ans est au niveau des petits finlandais – ou presque – mais le dixième du bas est à celui des péruviens. Ce qu’expliquaient déjà C. Forestier et J. C. Emin, dans « Que vaut l’enseignement en France ? » (Éditions Stock, coll. «Essais - Documents»,‎ 2007) : Notre système est parfaitement adapté pour la moitié de nos élèves, pour les autres nous ne sommes pas capables de les aider correctement. (entretien avec J.C. Forestier).

 

Mais il n’est pas sûr que la conception méritocratique de M. Onfray, cible déjà de Bourdieu-Passeron, que F. Dubet considère comme américaine, entendez étatsunienne (La seconde conception de la justice sociale, plutôt américaine, considère que la justice sociale est avant tout la promotion de l’égalité des chances méritocratique : chacun doit pouvoir réussir en fonction de son mérite.) permette de résoudre ce problème. Au contraire !

 

* Quand il réduit Roland Barthes à un lapidaire « la langue est fasciste », on peut se demander s’il en a lu une ligne.

M le magazine du Monde 20/11/2014

M le magazine du Monde 20/11/2014

Voir aussi les Décodeurs du Monde qui ont inspiré le titre de l'article.

Prof de philo de 1983 à 2002 au Lycée technique Sainte-Ursule (Caen)

Prof de philo de 1983 à 2002 au Lycée technique Sainte-Ursule (Caen)

Notre philosophe de comptoir persiste et signe dans un débat*, qui l’oppose à Fabienne Brugère, sur la prétendue théorie du genre dont il fait une « idéologie d’état ».

Il se contente de redire les contre-vérités déjà énoncées, tout en en ajoutant une. « J’ai démissionné de l’éducation nationale », affirme-t-il. Or M. Onfray a été enseignant de 1983 à 2002 dans le lycée technique privé catholique Sainte-Ursule de Caen.  Certes, établissement sous contrat, donc avec des enseignants payés par l’état (mais pas fonctionnaires). Mais s’il a bel et bien « renoncé à un salaire », il a démissionné de l’enseignement confessionnel et non de l’enseignement public, comme le laisserait supposer sa formulation volontairement ambigüe.

 

* Le Monde 12-13/10/2014 « Une rébellion d’un nouveau genre ? »

 

Quelques exemples d'études de genre pour l'édification de M. Onfray :

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 18:42
Dieudonné et Faurisson

Dieudonné et Faurisson

A dire vrai, après avoir lu les deux première lignes de la chronique hebdomadaire de Schneidermann, sur Libé du 12/01/14, j’étais passé à autre chose. J’y suis retourné car deux tribunes sévères m’ont alerté. Article dominical paresseux donc, car fait surtout d’extraits.

 

Commençons donc par la chronique attaquée (extraits).

« Question (…) que pose l’affaire Dieudonné : que se passe-t-il donc dans le cerveau, pas forcément malade, de ses spectateurs ? […]Le plus simple est sans doute de s’immerger dans la dieudosphère […] Tomber (…) sur un sketch en ligne, une conversation de Dieudonné avec Robert Faurisson, oui, le vrai Faurisson, le professeur négationniste des années 80, aujourd’hui octogénaire, et à qui Dieudonné a offert une seconde vie sur la Toile, en le promouvant comparse occasionnel de ses spectacles.

Le dispositif est donc particulièrement pervers. Dieudonné vilipende l’infâme Dieudonné. Faurisson conchie l’horrible Faurisson. Dans cet imparable dispositif, les deux comparses s’en donnent à cœur joie. Et voilà qu’on rit. On rit de l’ignoble culot de ces deux desperados contre les bien-pensants. […] Evidemment, on s’effraie de rire. […] Mais cet effroi même surprend. […] Qu’ai-je à craindre, de cet autre moi qui rit ? Qui rit certes de ce dont il ne devrait pas rire. Dont on lui a appris à ne pas rire. Si longuement appris. Non pas interdit, non jamais, pourquoi une interdiction eût-elle été nécessaire ? Mais appris, avec de belles images, Schindler, Holocauste. Avec des textes poignants, Anne Frank, Primo Levi. […] Voici que l’on découvre en soi une sorte de monstre d’innocence et d’insoumission.

Réfléchir à ce conditionnement, à sa force, à sa fragilité. Se haïr d’ailleurs d’appeler cela conditionnement, d’oser ce mot… »

Dommage pour Schneidermann, un autre sketch Dieudonné-Faurisson, qui l’aurait certainement fait tordre de rire, semble avoir été mis à la trappe. Le vendredi 26 décembre 2008, lors de la dernière représentation de son spectacle J’ai fait l’con, et en présence de nombreuses personnalités, dont Kémi Séba, Jean-Marie Le Pen et d’autres membres du Front national, Dieudonné a invité le négationniste Robert Faurisson sur scène, a demandé à la salle de l’applaudir et lui a décerné « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence ». Faurisson s’est vu remettre un trophée en forme de chandelier sur lequel sont plantées des pommes par un comparse vêtu d'une tenue de déporté, avec une étoile jaune sur la poitrine et le mot juif inscrit dessus !

Avec J. M. Le Pen

Avec J. M. Le Pen

Didier Daeninckx  ne partage pas un commentaire élogieux d’un john_doeuf (concurrent du grand concours du pseudo le plus con): un grand bravo pour ce point de vue éclairé

"c’est la première fois que je suis pris de dégoût devant la prose d’un journaliste décomplexé […]

J’ai fait l’effort de regarder le spectacle le Mur, les prestations vidéo du tandem Dieudonné - Faurisson. Exhibitions sinistres qui ne m’ont pas arraché le moindre sourire. Bien au contraire, la nausée s’est installée dès les premières minutes, née tout autant des insultes aux victimes que de l’obscénité du dispositif. Si, lorsque Dieudonné évoque votre confrère Patrick Cohen, vous vous êtes amusé à l’allusion sur la réouverture des chambres à gaz, vous n’avez pas fini de rire avec vos «salauds culottés».

Dieudonné et Faurisson ont déposé une plainte pour antisémitisme à l’encontre du président de la Licra. Impayable non ? Tenez-vous les côtes : Youssouf Fofana, tueur de juif dans le civil, s’y est associé. Le trio d’humoristes argumente en ces termes à propos d’une intervention du président de la Licra assimilant le geste de la quenelle à un salut nazi inversé et une sodomisation des victimes de la Shoah :« La sodomie ne pouvant être réalisée que sur des restes calcinés de corps humains sortis des fours crématoires nazis, et pire encore après qu’ils aient été transformés en savon, le caractère injurieux des propos de monsieur Jakubowicz atteint l’entièreté totale.»"

Schneidermann, Dieudonné, Rozenblat et les autres

"Daniel Schneidermann est un chroniqueur courageux, l’équivalent d’un reporter de guerre embedded dans… la tête d’un dieudonniste"

 

"Tant de choses ayant été écrites sur «l’affaire Dieudonné», comment notre contre-journaliste pouvait-il encore briller ? s’interroge à son tour Philippe Corcuff Maître de conférences de sciences politiques à l’IEP de Lyon, militant de la Fédération anarchiste. Notre explorateur en narcissisme journalistico-politique découvre en lui-même «une sorte de monstre d’innocence et d’insoumission».

[…] Notre gourou de la critique médiatique des médias ajoute un autre trouble au trouble initial : l’absence d’éthique de responsabilité par rapport au contexte dans lequel tombent ses paroles. Car il n’hésite pas, dans ses circonvolutions, à donner un certain brevet de rebellitude aux dieudonnistes. N’observe-t-il pourtant pas qu’une humeur idéologique néoconservatrice aux tonalités xénophobes se trame aujourd’hui(…) ? Avec un pôle aux dérapages antisémites incarné par Dieudonné et Alain Soral et un pôle aux dérapages islamophobes et négrophobes représenté par Eric Zemmour et Alain Finkielkraut. …"

 

 

 

Schneidermann ou l’art sournois du dégommage diffamatoire

 

On a vu, ci-dessus avec quelle maestria l’ex animateur d’une excellente émission télé – arrêt sur images – sortait des saloperies tout en se défendant de ce faire. Ah ! ce « Réfléchir à ce conditionnement [par conditionnement entendez les cours d’histoire sur l’Holocauste et la lecture de textes d’Anne Franck et Primo Levi...] Se haïr d’ailleurs d’appeler cela conditionnement » Plus faux-cul ? difficile !

 

Mais, talent complémentaire, il manie aussi l’art de diffamer sans diffamation.

Or donc, l’Avenue Foch, qui relie la Place de l’Etoile-Charles De Gaulle au périphérique, deux fois plus large que les Champs-Elysées, fait l’objet d’une proposition urbanistique ambitieuse pour les uns, farfelue pour Goasguen, maire UMP du XVIe.

Illustration du fameux proverbe, Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt, le gourou des médias, s’est intéressé pas tant à la proposition qu'à celui qui l’a lancée, Marc Rozenblat.

 

"Quant à Rozenblat lui-même, […] une petite recherche Google nous en apprend davantage sur lui. Ancien président de l'UNEF-ID, vieil allié de Monopoly des ex-trotzkistes de la direction du PS (Jean-Christophe Cambadelis et Jean-Marie Le Guen, "l'un des premiers à croire au projet" selon le JDD) , recyclé depuis lors dans le business, quelque part entre les assurances et la promotion immobilière, son nom apparait dans plusieurs scandales ayant éclaboussé la mouvance, de l'affaire de la MNEF, au dossier Julien Dray (même si, dans cette dernière affaire, Rozenblat a fait condamner Mediapart pour diffamation, en première instance et en appel)." (c’est moi qui souligne)

 

Tout y est et même pire, puisque le lien mis dans son texte sur « en première instance et en appel » ne renvoie absolument pas à ces condamnations, mais à un article de 2009 sur Mediapart, intitulé « L'enquête de la brigade financière accable Julien Dray »* ! A noter aussi que J. M. Le Guen, cité, a bénéficié d'un non-lieu dans l’affaire de la MNEF. Mais, bien sûr, si le chroniqueur donne son nom et évoque l’affaire, il ne dit pas explicitement que Le Guen y est impliqué. Pas folle la guêpe. L’insinuer suffit. Quant au fameux dossier Julien Dray, il s’est conclu par un rappel à la loi, qui n’est certes pas flatteur pour un parlementaire, sur une somme de 7000 €, donc rien à voir avec la myriade de chèques qu’évoquait Mediapart. Et on notera au passage le subtil "même si, dans cette dernière affaire" qui tendrait à montrer que dans l'affaire MNEF, Rozenblat était éclaboussé, or, sauf preuve du contraire, il n'y a pas été inculpé ! Décidément, la calomnie sournoise poussée à ce point relève du grand art.

 

Et n'a rien à voir bien sûr avec le projet que Rozenblat lance pour l’Avenue Foch.

 

 

* Il y est peut-être fait mention de la condamnation de Mediapart, bien que le titre rende la chose peu probable, mais l’article est réservé aux abonnés.

 

NB Parmi les anciens trotskystes de la mouvance Lambertiste (AJS-OCI à l'époque), on trouve aussi Jospin et Mélenchon, notamment.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:14
Têtes d’Haineux

Haters (Ceux qui haïssent)

 

Don't spit on me and shame yourself

Ne me crache pas dessus et honte à toi

Because you wish you were someone else

Car tu rêves d'être quelqu'un d'autre

You look so clean but you spread your dirt

Tu sembles si propre mais tu étales ta saleté

And do you think that words don't hurt

Et penses-tu que tes mots ne me font pas mal

 

 

Les “haters” – anglicisme que je traduis donc, grâce à P. Dac et F. Blanche, par « Têtes d’haineux » - prolifèrent  sur la toile.

Sur les sites de la mouvance du Nouvel Obs, le pire des hebdos à l’exception de tous les autres, je me suis heurté à un(des)anonyme(s) aux pseudos divers  - Serpico, Search and destroy, Autist je ne sais plus quoi et quelques autres - même hargne, mêmes obsessions, mêmes citations. S’il ne s’agit de la même personne sous ces pseudos, ils chassent en bande en hyènes qu’ils sont.

 

Mais il arrive de tomber sur le hater solitaire.

 

Un incertain Jacques Gaillard avait attiré mon attention pour un réquisitoire assez bien senti sur les fameux « bonnets rouges », dans Bakchich. Coup d’œil sur ses articles. Je tombe sur « HISTOIRES D’HISTOIRE » qui démarre sec avec : « On commémore, et ça ricane. Evaporée des programmes scolaires, l’Histoire passe pour être le dernier refuge des réacs. C’est à voir… » Le chapô laisse présumer de la suite.

 

Je me contente de laisser un bref commentaire :

« Pauvre Cicéron convoqué en conclusion de ce galimatias d’un imprécateur en mal de copie.

Grandes affirmations, fortes accusations, qui ne s’appuient que sur une citation soigneusement choisie. Pourfendons donc le « politiquement correct », en anglais political correctness : ça fait plus chic ! Inventons un adversaire caricatural que l’on pourra facilement contrebattre : quel est ce fameux "political correctness de gauche" qui a décrété « que l’histoire de France était l’apprentissage du nationalisme, l’éloge du colonialisme et la célébration de l’inégalité. » ? En toute bien-pensance, bien sûr.

Inventons aussi un enseignement de l’Histoire tout aussi caricatural où on parlerait « de moins en moins de la Révolution et de plus en plus de la Terreur ». Evolution de l’enseignement d’autant plus bizarre que l’imprécateur affirme d’entrée que l’Histoire s’est « évaporée des programmes scolaires ».

Du Finkielkraut, avec tous les poncifs habituels. »

 

Le premier commentateur – « Anonyme (hélas) »(sic) - approuve l'article :

« Merci pour cette analyse du désastre que je subis au quotidien dans mon métier (professeur d'histoire en collège et lycée). (…) ma matière d'étude a basculé vers une domination de la repentance gauchiste (…) Mais ces gens-là, qui prétendent limiter notre liberté pédagogique au nom d'un égalitarisme niveleur, possèdent un pouvoir que je n'ai pas.

Alors il ne reste plus à certains, comme moi même, que la résistance passive, dans notre coin, en dépit des invectives de tout bord : élèves incultes qui prétendent imposer ou refuser des thèmes d'étude ; parents tout aussi vindicatifs que leurs rejetons (depuis quand les chiens font-ils des chats ?) ; et administration veule, sans autre charisme que celui donné par leurs supérieurs hiérarchiques, qui font la pluie et le beau temps de leurs carrières, but ultime et indépassable de leur (in) conscience. (…) La bataille de l'instruction semble perdue. Le triomphe de la lobotomisation des conscience* semble écrasant. Mais un certain général, un certain 18 juin, a prouvé que du plus profond des abysses, il est toujours possible de se relever...»

 

A un tel degré de débilité arrogante, je me contente d’un « Affligeant.

Ce prétendu prof nous sort tous les clichés ressassés sur les élèves qu'il méprise.

Quel est donc cet "égalitarisme niveleur" qui limiterait sa "liberté pédagogique" ? Le vilain inspecteur ? il ne passe au mieux qu'une fois tous les trois ans (en annonçant sa venue, d'ailleurs) ? La veule "administration" - entendez le principal ou le proviseur ? Elle n'a aucun droit de regard sur la classe.

Commentaire méprisant donc méprisable. »

 

Que n’avais-je fait ?

 

Flagrant délire

 

J’ai droit en riposte à un déferlement que je cite intégralement:

« Mon pauvre Monsieur... Votre violence verbeuse n'est que le reflet de votre aveuglement et de votre haine à l'égard de chose* que vous ne comprenez pas. Oui, je suis réellement professeur, depuis 11 ans et actuellement TZR (remplaçant) pour être exact, et que ce soit des principaux ou des proviseurs, tous se complaisent dans la lâcheté, ou presque. Qu'ils soient en collège, en lycée, en lycée pro (j'y ai enseigné aussi, et avec plaisir, contrairement à ce que vous pourriez en dire) ; cela ne change rien à l'affaire. Certes, en théorie, ils n'ont aucun droit de regard sur la classe, mais croyez-moi, la théorie et la pratique, ça fait deux. Je ne compte même plus les fois où mes cours sur la laïcité ont été contesté* dans leur existence même, mes notes ou appréciations modifiées à mon insu, une moyenne une fois carrément annulée car une élève de la classe avait raté un devoir, étant malade. Toute la moyenne de toute la classe a été annulée par le principal, dont j'ai appris après coup qu'il était ami personnel de cette famille. Et tout cela je l'ai découvert au conseil de classe !

Quant aux inspecteur*, je vous rejoins sur ce point, ils passent rarement et sont complètement à côté de la plaque. Ils n'ont que le pédagogisme éculé à la bouche, quand ce n'est pas leurs sempiternels programmes. De véritables incapables. Une professeur que j'ai remplacé* il y a trois* (elle devenait inspectrice) me l'a d'ailleurs confirmé : elle ne supportait même plus les élèves dans un bon lycée de centre-ville ...

Sur le mépris dont j'aurai fait preuve, sachez monsieur, que je ne méprise que ceux qui le méritent, et certainement pas les élèves (dont ce n'est pas la faute), mais plutôt les pervers qui ont saboté l'école de la république par un noyautage systématique des leviers de commande, contre l'avis majoritaire des personnels de terrain. Elle est belle la démocratie... Alors on pourra toujours me dire que nous sommes d'affreux conservateurs, et c'est en partie vrai. Mais vouloirs faire table rase du passé n'est rien d'autre qu'une idéologie criminelle, surtout en histoire-géo.

Et enfin, sur votre deuxième post, tout aussi haineux que le premier, il n'y manque plus que la reductio ad hitleram pour être complet. Mais heureusement que vous êtes là pour démasquer les "crypto" facho et consort. Le monde avait besoin de vous pour cela ...

Ce n'est parce qu'on n'est pas de votre avis, Monsieur, que ça fait de nous des hitléro-trotskistes, des hyènes dactylographes et j'en passe ! La caricature n'est pas un argument, c'est l'expression d'une pensée appauvrie, sauf quand elle est à vocation humoristique. Mais en possédez-vous seulement le sens ?

Voilà, j'en ai fini avec vous. Vous ne méritiez pas tant d'attention, mais votre outrance m'était insupportable. Je retourne à mes copies, elles méritent plus d'attention que vous. Votre esprit borné est déjà irrémédiablement pollué. Mes élèves, eux, ont (encore) l'avenir devant eux. Et je vais essayer encore plus de leur inculquer cet esprit critique des Lumières, qui seul, donne accès à la Raison dont vous êtes si visiblement dépourvu. Salutations, Monsieur l'outrancier ! ».

 

Ce « Monsieur l’outrancier » final s’imposait. Le personnage s’est donc enfermé dans une sorte de délire verbal totalement dément. Que veut dire cette haine à l’égard de chose singulièrement singulière que je ne comprendrais pas ? Faut-il mentionner ces principaux ou ces proviseurs qui tous se complaisent dans la lâcheté (venant d’un anonyme, cette accusation de lâcheté prend tout son sel) ! Les exemples qu’il donne laissent dubitatif.  Des notes et appréciations modifiées : de fait si ses appréciations sont du style « esprit borné déjà irrémédiablement pollué », on peut comprendre que le chef d’établissement corrige ses excès. Faut-il mentionner l’attaque sur le pédagogisme éculé si ce n’est pour inciter ce soi-disant prof à lire l’ouvrage d’un grand historien Eloge des pédagogues !

 

Mais tout cela n’est que broutilles, à côté de ce reductio ad hitleram et le déchaînement qui suit, sans aucun rapport avec les commentaires que j’ai laissés où, ni de près, ni de loin, je frôle le fameux point Godwin et encore moins les outrances staliniennes qu’il écrit. Et ça se conclut par des injures hyaineuses.

 

Une diatribe inquiétante quant à la santé mentale de son auteur. Mais révélatrice du climat de plus en plus haineux qui sévit sur la toile.

 

Ici, visiblement, l’auteur de l’article, le dénommé Gaillard, donne – c’est sa marque de fabrique en quelque sorte – dans le style polémique. Il peut cogner juste ou ne révéler, comme ici, que des préjugés assez répandus au demeurant (Brighelli, Polony, Fanny Capel et même Caroline Brizard dans ses fréquents mauvais jours, sans oublier bien sûr Finkielkraut et Jacques Julliard illustrent bien cette rétropensée).

 

Style polémique qui muscle les commentaires.

Qui n’autorise pas à écrire n’importe quoi. Mais l’anonymat, presque automatiquement, amène à toutes les outrances. Ici, on a en quelque sorte un phénomène d’auto-allumage où le personnage visiblement très perturbé se débonde. Peut-être d’ailleurs que cet épandage a pour lui une vertu en quelque sorte purgative. Du commentaire en guise de lavement !

 

Mais c’est de la guimauve par rapport à ce qu’on peut lire chez les souchiais prétendument laïcs ou franchement cagots !

 

* Toutes les citations sont des copiés-collés ; mais c’est moi qui ai mis en relief quelques passages.

 

 

   P S J'ai même eu droit à la "Corée du Nord", mais le gâs visiblement est à l'Ouest !

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 18:54
Natacha Polony victime du Ku Klux Klan ?

C’était le 1er novembre. Natacha Polony dans un touitte tentait de faire dans ce qu’elle croyait être de l’humour à la Zemmour. « Leonarda de retour en France pour la fashionweek » légendait-elle une photo d’une femme en haut des marches d’une bouche de métro, photo représentant une mendiante rom (pour elle) un plaid autour des jambes, portant en grosses lettres la griffe Givenchy.

 

Elle était si peu sûre de la qualité de son humour que, essuyant des commentaires peu acerbes, elle retirait piteusement l’image et sa légende : « Bon, une photo insolite envoyée par un ami et un trait humour pas très drôle. C'est tout. ».

 

Entre temps, elle s’était fait allumer par Rue 89 et par deux chroniques du « Plus », une annexe du Nel Obs. « Avec ce dernier tweet, elle prouve qu’elle est la représentante de la France rance. » « La France rance, la France moisie, a-t-elle table ouverte, avec rond de serviette, comme si de rien n'était, sur France 2 ? » Question insolite, au demeurant, car Polony ne fait pas pire que son prédécesseur Zemmour.

 

« Que Polony dérape, quoi de surprenant ? Mais il y a peut-être des sujets de préoccupations plus brûlants, comme la série d'attaques dont a été victime la garde des sceaux »avais-je commenté un des articles.

 

Diatribe hargneuse de la dame Polony dans Marianne.

 

Tel Finkielkraut, après son fameux « black, black, black » craignant de se faire virer de France culture, la dame a dû serrer les fesses quelque temps. Mais, bien qu’ayant reconnu sa bêtise, elle contre-attaque dans son ex-hebdo, où chevénementiste à l’époque, elle a sévi naguère. Et comme Finkielkraut encore, elle joue les victimes. Grand classique d’ailleurs à Marianne que cette dénonciation rituelle de la pensée unique et du politiquement correct.

Natacha Polony victime du Ku Klux Klan ?

Elle s’en prend donc au "chœur des indignés hurlant au scandale avec les termes consacrés: «dérapage», d’abord, et puis nauséabond, immonde". Puis elle s’en prend plus précisément  à un article sur le site du Nouvel Obs et un autre sur Rue 89 («Natacha Polony :la France rance») : "je suis flattée de savoir que j’incarne la France, qui, elle, bien sûr, peut être insultée sans vergogne." On retrouve là la thématique identitaire la plus vulgaire, chère à Zemmour, entre autres, sur la France que les vilains allochtones font rien qu’à insulter. "Ah, le jour de gloire pour ces militants du Klu Klux Klan de la juste pensée, Natacha Polony enfin débusquée dans sa tanière crypto lepéniste", ajoute-t-elle aigrement.

 

Aurait-elle lu les dizaines de commentaires qui suivaient les chroniques du « Plus », elle aurait constaté qu’elle bénéficiait de soutiens de fait des plus immondes.

 

Polony : la voix du peuple !

 

Mais c’est là sans doute la voix de son "peuple". Car la chroniqueuse a le soutien du peuple. Pensez-donc, sur le site du Parisien, sur 12637 votants, 83,7% répondaient ne pas avoir été choqué par le touitte. Gageons que si la question avait été posée à Valeurs actuelles, on friserait le 100%. "Les grands Inquisiteurs ès-humour se rendent-ils compte de ce qu’ils sont en train de faire? Savent-ils que chacune de leurs condamnations blesse un peuple déjà largement exaspéré?" Eh oui ! Natacha n’est peut-être pas l’incarnation de la France, mais elle est celle du peuple !

 

La conclusion vaut son pesant de cacahuètes, avec d’abord un très giscardien : Je ne vous laisse pas le monopole du rire, parce que je ne vous laisse pas le monopole du cœur. Suivi du refus assez classique d’un clivage gauche-droite aussi obsolète que vos fantasmes anti fascistes. Pour terminer sur une envolée d’un lyrisme pompier où elle refuse de s’excuser de chérir la France, son histoire, ses paysages, et tous ceux, d’où qu’ils viennent, qui l’aiment assez pour vouloir en perpétuer l’âme.

 

Pour le rire, elle convenait elle-même qu’elle n’était même pas drôle. Pour le cœur, la douce dame ne cède pas aux tentations compassionnello-boboïdes envers Leonarda et les Roms. Et politiquement, si incorrecte qu’avec Madame Boutin ou M. Barbarin, mais pour de hautes raisons anthropologiques, elle a pourfendu le mariage homo, elle est comme le centre défini par Mitterrand, ni de gauche, ni de gauche.

 

Sa diatribe hargneuse, avec cette allusion plus bête que méchante au Ku Klux Klan, est motivée par l’humiliation ressentie quand, lâchement, elle avait fait amende honorable par crainte de se faire virer de FR2.

N'achetez pas les romans de Sartre : avec Minute vous aurez les Mains sales et la Nausée (Desproges)

N'achetez pas les romans de Sartre : avec Minute vous aurez les Mains sales et la Nausée (Desproges)

P.S. Le « Grand Journal » de C+ réunissait Bruno Gaccio et Natacha Polony ; la chroniqueuse a repris – en mineur – sa diatribe de Marianne, sortant, entre autres, que si la photo et son commentaire étaient parus dans Charlie Hebdo, ça n’aurait provoqué aucune réaction.

Puis la « une » abjecte de Minute lui a été soumise : condamnation totale de la dame. Alors Gaccio, sans avoir l’air d’y toucher, a commenté : Minute est un journal raciste, cette une est sans l’ombre d’un doute raciste ; Charlie-Hebdo, sans conteste, n’est pas raciste ; s’il avait fait une une de ce style, on l’aurait peut-être jugée de mauvais goût, mais pas raciste.

Aucun plan sur Polony ne nous a permis de voir si elle avait compris le message : oui, dans feu Harakiri, le vrai, photo et commentaire auraient été dans le ton volontairement « bête et méchant » du mensuel ; mais dans un touitte Polonyesque, il n’est que bête et révèle – dans la meilleure hypothèse – son mépris trivial, très partagé par le « peuple » auquel elle se réfère, pour les roms.

Polony, Brezet, Kahn... Quand la Star Réac Academy envahit la Mutualité

21/10/2015 Challenges

Le meeting baptisé "Peut-on encore débattre en France?" a vu se rassembler à la Mutualité tous les réactionnaires de droite et de gauche, désormais unis dans le combat contre la gauche héritière de Mai 68.

Ambiance Croix de Feu et Bleu horizon à la Mutualité. Ce n’était pas un meeting sur le débat public en France, mais le défilé aux flambeaux de la Réac academy.

A la tribune de la Mutualité ce mardi soir, on pouvait contempler le rayonnement de Natacha Polony, nouvelle grande prêtresse de l’Ame nationale. Avec elle, un aréopage de barbons cacochymes (…) les glorieux Anciens combattants de la France d’avant, les Kahn, Julliard, Slama et les autres…

Oui, elle était là cette France moderne mais enracinée dans le terroir culturel bien de chez nous, pour défendre le débat bien de chez nous, entre nous, avec des sujets renouvelés et inédits: le FN, les musulmans, le terrorisme et la laïcité.

Tous étaient venus défendre Zemmour, Finkielkraut et Onfray, les Poilus de la liberté d’expression, les Soldats bien connus de la lutte contre l’envahisseur sociétal et progressiste.

Ce fut, sans le dire, le procès de Laurent Joffrin(...) Le procès de la vilaine gauche, qui a engendré Mitterrand et Hollande, l’Europe et la social-démocratie, SOS racisme et le mariage pour tous, Attali et le Rap, Terra Nova et Libération, le Nouvel Obs et l’IVG, Taubira et les gay-friendly, "Vive la crise" et Yves Montand en économiste politique…

 

Bruno Roger-Petit (extraits)

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