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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 18:16

chantal-jouanno

Décidément les fouteux ne portent pas chance à nos ministres ou secrétaires d’état aux sports. Faut-il rappeler les dires de la belle Rama Yade sur le luxueux hôtel des bleus en Afrique du Sud, elle pour qui on en avait réservé un plus luxueux encore ?  Rappeler encore comment la dame Bachelot avait d’abord prétendu avoir fait pleurer les petits bleus dans leurs vestiaires, avant, rentrée en France de parler de caïds terrorisant des garçonnets ?


ChantalJouannoLa malédiction se poursuit avec Chantal Jouanno ! Elle a voué à l’exclusion éternelle Evra et Ribéry. « On ne peut pas faire honte à la France (sic) et prétendre ensuite rejouer dans l’équipe de France. » Evra, le capitaine, « n’a pas défendu les valeurs du sport qui sont aussi celles de la République (resic) » S’y ajoute un coup de menton, sur une histoire de primes, il est vrai, très mal gérée, « tout doit être réglé avant France-Brésil », scrongneugneu ! Sinon ? sinon rien, puisque la Ministre n’a de fait aucun pouvoir sur le Fédération de foute. Elle agite une délégation de service public. Mais la retirer – pour autant qu’elle existe – reviendrait à faire exclure l’équipe de France des compétitions internationales.


Que ne s’est-elle contentée d’attendre la fin de la coupe du Monde de Handball pour ensuite tirer indûment gloire d’une victoire pour laquelle ni elle ni celui qui fait Président sont pour grand-chose.


Duchaussoy, Président de la FFF, de rétorquer : "Tout le monde a droit à une deuxième chance quand il a purgé sa peine (...) Je suis désolé mais je n'ai pas le pouvoir de décréter que quelqu'un est suspendu à vie et qu'on ne le reverra plus en équipe nationale."

 Le syndicat des joueurs, l'UNFP reprend la balle à la volée : "Faut-il rappeler à Mme Jouanno qu'en France, une fois sa peine purgée, on a payé sa dette envers la société ? Madame la ministre des Sports ne semble pas être de cet avis. L'UNFP s'étonne, dès lors, qu'elle puisse siéger au Conseil des ministres à quelques pas d'Alain Juppé, par exemple, condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité en 2004 pour "prise illégale d'intérêt"... Comme le maire de Bordeaux, ministre de la Défense, Patrice Evra et Franck Ribéry ont été inéligibles. Ils ne le sont plus. Ce qui vaut pour l'un vaut, justement, pour les autres."


1-france-s-ribery-evra-Mais ce qui est caractéristique des sarkozystes, c’est que comme leur patron, quand ils (elles) ont dit une connerie, ils (elles) en rajoutent une couche. Le Duchaussoy a droit à une réponse prud’hommesque : "Faire ce genre de déclarations, de la part du président de la Fédération Française de football, je trouve que c'est se tirer une balle dans le pied et surtout tirer une balle dans le pied du sport français et du football tout particulièrement " Cette balle dans le pied du sport vaut presque « ce sabre qui est le plus beau jour de ma vie ». Et pour l’UNFP, aux comparaisons scandaleuses entre fouteux suspendus et politiques condamnés, elle répond "Ces hommes-là n'ont jamais insulté la France (reresic)."


Qu’Evra ne soit pas le gentil garçon victime du rôle de capitaine, il l’a prouvé par des déclarations gratuitement méchantes sur un club adverse. Quant à Ribéry, avec son QI de bigorneau, s’il a pu jouer un rôle néfaste, c’est à cause d’un coche en dessous de tout. Qu’ils ne soient plus sélectionnés ne me chagrinerait aucunement. Mais c’est à un certain Laurent Blanc d’en décider.


Et que Mme Jouanno remette un peu le foute et le sport à leur juste place. Ce qui fait « honte à la France », c’est, qu’un ministre condamné à deux reprises ne démissionne pas, c’est qu’une Ministre des Affaires étrangères fassent une déclaration indigne, c’est que celui qui fait président surfe une fois de plus cyniquement sur l’émotion, après un fait-divers, pour annoncer une 6ième loi sur la récidive…

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:19

plantu-melenchonLa Gauche est grande et Mélenchon est son prophète !


Par « Gauche » entendez, Ô sociaux-traîtres, celle du Front, pas évidemment la fausse gauche du PS, ni la bouillie verte des écolos. Une gauche de gauche, pour tout dire.


Pour le Mélenchonlâtre, le postulat de base – véritable acte de foi –est simple : leur lider maximo a le droit, le devoir même, de jeter l’anathème (sur le PS, lémédias, etc.) insulter, vitupérer, donner dans l’imprécation perpétuelle ! L’insulté (mettons le socialo de base), l’anathèmisé, s’ils protestent, c’est qu’ils veulent porter atteinte à la liberté d’expression du Chavez de l’Essonne.


Le Mélenchonnien manie « pensée unique » ou « politiquement correct » aussi bien que le zemmourien (autre espèce imprécative, mais de Droite).

 

Cependant parler de populisme à propos de l’immortel auteur de « Qu’ils s’en aillent tous ! », Plantu l’a oublié, est un crime de lèse Imprecator.

Certes des hyènes de blogs (ou deblog), des laquais du grand capital, essaient de calomnier le prophète. Georges Marchais, dont le style tribunicien l’inspire, fut au moins ouvrier pendant une dizaine d’années (même si son séjour allemand pendant la guerre fut objet de controverses) avant de devenir un apparatchik d’un PCF ayant encore une vraie base ouvrière. L’ex-sénateur de l’Essonne, malgré (ou grâce à) un passé trotskyste (dans la secte la plus fermée, d’où vient aussi Jospin) a su mener sa barque au sein du PS pour devenir sénateur à 35 ans avant de lancer un « faux parti communiste avec de vrais petits bourgeois », comme disait Mitterrand, à propos du CERES ; prétendre, comme il l’affirme, qu’il est au diapason des volontés du peuple, relève plus de l’art de faire tourner les tables, que d’un fait avéré. Voilà quelques unes des médisances que distillent des langues de vipères (lubriques) ! Certaines ajoutent même – voyez leur infamie – que, comme Sarko, il croit faire peuple en « causant » vulgaire.


meluche-plantuPlantu s’est donc planté en osant comparer SuperMéchanlon avec la fille Le Pen, quant au populisme ! Avec ce sens de l’humour et de la nuance, qui fait tout son charme, Mélenchon s’indigne : "hélas Jean Plantu ne fait plus réfléchir, il aveugle" , "il contribue à la confusion politique qui, sous prétexte de lutte contre le populisme, prêche le maintien de l'ordre établi" ; un vrai DSKiste ce Plantu ! Et Pierre Laurent (qui c’est ? mais si, le lointain successeur de Marchais à la tête des restes du PCF) dénonce l’odieux amalgame.

 

 

PS1 André Gérin, qui a décidé disputer à Maxime Gremetz, dit le bête de Somme, la palme du communiste le plus archaïque, récuse Mélenchon car il le soupçonne d'être un sous-marin du PS : le çonar de l'ex-Iman rouge, doit être ultra performant pour discerner dans l'ex-taupe de l'OCI un sous-marin du PS !

 

PS2 "Ne laissons pas croire qu'il y aurait à gauche, d'un côté un chevallier blanc (le Front de Gauche), porteur de la pureté révolutionnaire, et de l'autre un chevallier noir (le PS et ses alliés) vendu au capitalisme" André Chassaigne député PCF

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 22:33

Comme tous les lecteurs du remarquable ouvrage « Crise au Sarkozistan » le savent, l’état voyou essaie, malgré tout, de donner le change, l’illusion d’un état de droit.

filoche

Ainsi existe-t-il une Inspection du Travail chargée de vérifier que le « Code du travail » qui, en principe, limite l’exploitation des travailleurs par les oligarques (mais ceux-ci ne s’en soucient guère car, s’ils trouvent ces limites trop sévères, ils délocalisent comme on dit, c’est-à-dire qu’ils déménagent leurs usines ou services dans des pays, comme l’empire du Milieu, où tout ou presque est permis) et surtout par les moyens et petits patrons des fabriques, du négoce, des métiers de bouche, etc. Pas plus que les recouvreurs de taille ou de gabelle, ils ne sont bien vus par ce petit monde qui soutient L’Homme Fort ! Cette hostilité peut aller jusqu’au meurtre : deux d’entre eux ont été tués pour avoir tenté de faire leur travail.

 

Et pourtant « la justice est extrêmement laxiste quant il s’agit de droit du travail et le patronat délinquant est largement impuni : à Paris, en 2002, la conjonction des PV sans suite, des classements assumés par le Parquet, des relaxes et des dispenses de peine atteignent 71,25 % des procédures, en 2003 : 61,65 % des procédures, en 2004 : 62,03 % de procédures ! Depuis des années, pour plus de 60 % des infractions au Code du Travail relevées par procès-verbaux, le patronat parisien délinquant reste impuni. » (Siné Hebdo n° 21)

Filoche 1 blog

En revanche, cette justice, ou plutôt ces procureurs d’état, si compréhensive pour les pauvres patrons persécutés, a su traîner devant un tribunal correctionnel, l’un de ces Inspecteurs. Il est vrai que le dénommé Filoche est un drôle de paroissien. Ex-membre d’un parti un moment dissous par un prédécesseur du Numéro 1, il a depuis rallié un parti légal mais d’opposition, et a prétendu s’opposer aux aménagements d’un Code du Travail trop sévère encore pour les employeurs !

 

Ainsi a-t-il été accusé par un d’entre eux de « chantage au CE ». En fait, l’ignoble inspecteur voulait s’opposer à la mise à la porte d’une femme de retour de couches, femme qui, ensuite, sournoisement devint déléguée du personnel. Dans les deux cas la loi interdisait de la mettre à la porte. Et le patron devait demander l’avis d’un Comité d’Entreprise (le CE donc). Comme il ne se réunissait pas dans le délai prescrit (comme si une entreprise avait que cela à faire que de réunir un CE de … 2 personnes), l’impatient Inspecteur s’est rendu sur place. Là, les avis divergent : Filoche dit qu’il était dans le bureau du patron quand le CE votait à bulletins secrets dans une pièce à côté (pour le licenciement), le patron lui affirme que Filoche s’est imposé à cette réunion et a porté plainte pour chantage au CE. Bien qu’au Sarkozistan l’avis d’un employeur prime a priori sur celui d’un Inspecteur du travail, la plainte était si mal ficelée que le juge saisi, après quand même cinq heures d’interrogatoire du prévenu, apprenant que le chantage était absolument inutile puisque l’avis du CE-croupion n’était que consultatif, inclinait pour classer l’affaire.

 

Filoche combrexelle2Mais un hiérarque de la Nomenklatura veillait. Il avait été le chef détricoteur (on détricote beaucoup en Sarkozistan) du Code du travail pour le rendre plus doux aux employeurs, au nom de la flexibilté (c’est-à-dire la plus grande facilité à mettre l’employé(e) à la porte). Il n’avait pas apprécié les critiques de Filoche sur son détricotage, ni la révélation de ses accointances avec un commis de l’oligarchie métallurgiste, mouillé jusqu’au cou dans une histoire de caisse noire. Aussi, Jean-Denis Combrexelle, Directeur Général du travail,  a “chargé” l’inspecteur dans une lettre accusatrice très virulente  et le procureur d’état d’en profiter pour faire un “réquisitoire supplétif”, que le juge suivra. Ce DGT, apparemment, manque à tous les usages de la bureaucratie sarkozistanaise qui est de couvrir le subordonné : ainsi le policier coupable d’une bavure, comme ils disent, peut même compter sur l’appui de son ministre.

 

Non content de cela, l'aparatchik refuse à sa bête noire le bénéfice de l’aide juridictionnelle : une disposition qui veut que tout membre d’une bureaucratie d’état attaqué en justice, dans l’exercice de ses fonctions, voit sa défense assurée par son administration. Sauf s’il s’agit d’une affaire privée ou si le subalterne a commis une faute personnelle injustifiée dans l’exercice de sa fonction. C’est ce qu’a dû estimer –sans même s’en expliquer (au Sarkozistan, il ferait beau voir que le supérieur ait à justifier ses décisions auprès de son subordonné) – le sieur Combrexelle.

 

De son côté la jeune femme a gagné dans 12 procédures sur 14 engagées contre son taulier qui s’est acharné contre elle depuis 2004. Taulier qui reconnaît cyniquement que des cadres font des « heures philanthropiques », c’est-à-dire des heures supplémentaires non rémunérées (c’est un des slogans du Numéro 1 : Travailler plus pour que le patron gagne plus). Malgré cela, une justice qui se prétend débordée va quand même envoyer devant un tribunal le sieur Filoche devenu, entre temps, retraité !

 

A noter que l’avocat du patron, Me Varaut, qui a pu bénéficier d’un organe de presse tenu par l’oligarchie pour salir l’Inspecteur du travail, est celui qui défend un certain Guillaume de Villiers de Saintignon (et son père).

 

Le correspondant de l’Agence de Presse Ouzbek ayant été brutalement rappelé dans sa capitale (il semblerait que son directeur n’ait pas apprécié son dernier article sur Stéphane Hessel, un jeune vieillard de 93 ans), nous avons pu trouver un traducteur pour cet article de Bachy Bouzouk, correspondant de nombreux médias de Syldavie. On notera que ce journaliste Syldave a apprécié les 1ers articles de son collègue Ouzbek.

 

Pour appuyer Gérard Filoche : http://www.solidarite-filoche.fr/

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 22:05

C’est Benoist Magnat qui m’a donné l’idée de ce « palmarès » 2010.

Choix tout-à-fait arbitraire de personnalités, à mes yeux, marquantes en 2010, dont certaines, on le devinera aisément, ne m’inspirent aucune sympathie (voire plutôt une franche antipathie). On n’y verra pas le Numéro 1 car l’Homme fort du Sarkozistan est en état de faiblesse, fillonisé, copéisé….

Dix côté féminin, dix côté masculin et en cadeau Bonux, un couple…


1Hessel 

Stéphane Hessel s’impose (et pas seulement parce qu’il fait la une de Libé). « Indignez-vous !» pulvérise les ventes. Et c’est un total émerveillement de voir ce juif allemand naturalisé, grand résistant et déporté, grand diplomate, très proche de Mendès-France puis soutenant Rocard et, plus récemment, Europe-écologie, toujours engagé, toujours militant.


01FSazzeddine 

Saphia Azzeddine, romancière, scénariste et réalisatrice a connu une très riche année 2010. La pièce tirée de son livre Confidences à Allah a été joué en tournée. Elle réalise un film avec François Cluzet à partir de son deuxième roman Mon père est femme de ménage. Elle joue dans un film avec Kad Merad (L’Italien). Mais surtout elle sort son troisième roman La Mecque-Phuket dont je me promets de rendre compte.


02Faubryroyal 

B. Magnat avait choisi Duflot-Joly, j’opte plutôt pour Martine et Ségolène, Aubry-Royal. Certes, c’est « je t’aime, moi non plus », mais, malgré les embrassades un peu forcées, elles ont pris conscience que, quel que soient les inimitiés, ni l’une, ni l’autre n’ont à gagner à un affrontement.

 2Assange

Assange et Wikileaks, rien d’original. La publication de courriers diplomatiques – bien que filtrées par de grands organes de la presse internationale – a déclenché des réactions paradoxales. S’y ajoute maintenant la sulfureuse histoire de viols à la suédoise sur fond de menaces étatsuniennes.

  3cherequethibault

Un duo encore avec Chérèque-Thibault. Certes le mouvement contre la réforme des retraites, malgré le soutien de l’opinion, s’est heurté à l’intransigeance bornée de la droite au pouvoir. Ils ont su cependant provoquer une mobilisation prolongée et garder le cap unitaire.


 03Fbettencourt

La dame Bettencourt, son majordome, ses enveloppes, son chargé d’affaires, son platonique gigolo, Eric Woerth et son épouse, sa fille, les avocats ennemis des deux parties, sans oublier bien sûr le procureur Courroye ni Guéant livrant à Mougeotte le PV d’un interrogatoire de la comptable : un scénario à la fois grotesque et inquiètant.


4bessonhortefeux 

Restons, si l’on peut dire, dans la même veine avec Besson-Hortefeux. Besson, avec son débat foireux sur l’identité nationale et ses charters. Hortefeux- à nouveau condamné pour atteinte à la présomption d’innocence, souteneur de policiers hors la loi - avec sa circulaire anti-Roms. Tous les deux excellent dans les déclarations délibérément provocantes.


04Faudreypulvar

Pour Audrey Pulvar, la pugnace intervieweuse de Sarko naguère, il ne fait pas bon avoir un compagnon socialo, surtout quand celui-ci annonce qu’il pourrait être candidat à la candidature à des primaires qui auront lieu à… l’automne 2011. I-télé puis France Inter la sanctionnent (mais, non, voyons, ce n’est pas une sanction… Ah oui ? et comment ça s’appelle ?).


 5nobelsakharov

Liu Xiaobo et Guillermo Farinas deux militants, non violents, qui illustrent héroïquement le « Indignez-vous ! ». L’un purge des années de prison totalement arbitraires pour se battre pour les droits de l’homme contre la dictature totalitaire et ultra-libérale qui dirige la Chine. L’autre, après une très longue grève de la faim, a obtenu la libération de prisonniers politiques dans la dictature brejnévienne des frères Castro.


 05Faubenas

Florence Aubenas, réapparaissant auprès des parents d’un des deux journalistes de FR3 enlevés en Afghanistan, était bien placée pour rappeler la scandaleuse attitude de l’Elysée aux lendemains de l’enlèvement : elle avait subi des allégations de la même encre au moment de son propre enlèvement. Mais c’est à la journaliste d’investigations avec Le quai de Ouistreham que s’adresse l’hommage.


 6devilliers

Un Vicomte chassé de sa Vicomté, après avoir transformé en affaire politique une histoire de famille, en toute hypothèse, sordide, chassé par un manant qu’il prétend avoir élevé et nourri, voilà qui mérite une mention. Après avoir cru, en vain, siphonner les voix du FN aux présidentielles, donné, tout aussi en vain, dans l’anti-Europe aux Européennes (seul élu de l’ensemble des listes qu’il présentait allié avec « Chasse pêche nature et réaction »), de Villiers a été lâché par ses affidés dans son propre fief.


06Fbachelotyade 

Un duo comique : Bachelot et Yade en Afrique du Sud. La dame Bachelot qui, pour sa brillante campagne anti-H1N1, méritait déjà une citation à l’ordre de l’incompétence, a su, avec sa sous-ministre aux sports, Rama Yade, mettre un peu de rigolade dans la déroute des fouteux. Les deux femmes se détestent cordialement. Yade s’est ridiculisée en dénonçant le luxe de la résidence des bleus, alors que sa chambre réservée était encore plus luxueuse. Mais pour le ridicule Roselyne fit mieux encore : après avoir prétendu avoir fait pleurer les petits bleus dans leurs vestiaires, l’attendrissante ministre s’est transformée en impitoyable harpie, dénonçant les caïds qui terrorisaient le reste de la troupe !


 7Polanski

Roman Polanski, avec cette arrestation inattendue, dans une Suisse où il possédait de longue date un chalet, a déchaîné un torrent de haine hystérique autant qu’anonyme. Cette absurde détention puis assignation à résidence a fait découvrir une Justice suisse assez incohérente. Elle a rappelé aussi les défauts flagrants du système étatsunien où des juges et procureurs, avides de notoriété gage de réélections, ne se soucient guère de Justice.

C’est ce système que celui qui fait président rêve de nous imposer.


07Fsaraforestier 

Le poète qui m’a recommandé Le nom des gens mérite toute ma gratitude. Outre un excellent film, il m’a permis de découvrir une actrice étincelante de dynamisme, de naturel aussi – ô, cette scène, où elle prend le métro dans le plus simple appareil et s’assoit devant un barbu et une niqabée, avant de s’apercevoir de sa nudité et d’interpeler le type d’un « Vous n’avez jamais vu de femme ? » d’une plaisante agressivité  – qui vous emporte comme une tornade. Bravo Sara Forestier.


 8DSK

Jamais silence n’a fait couler autant d’encre et de salive. Dominique Strauss-Kahn (DSK), qui ne fut pas maire de Neuilly, mais de Sarcelles, ne dit rien de ses intentions pour les primaires socialistes. Ça lui vaut, à titre préventif sans doute, d’être insulté par l’ex-Sénateur Méchanlon. Plus drôle encore, un illustre inconnu (sauf de ses intimes), qui ne doit d’être à la tête du groupe UMP de l’Assemblée qu’au bon vouloir de Copé, de l’interpeler dans le style cour de récré de CP : « Même pas cap ! »


 08Fmorano

Morano Nadine, notre Sarah Palin, pour l’ensemble de son œuvre ! Dans le rôle de pitbull elle fit concurrence à Lefebvre (lequel, privé de ce rôle par une promotion sous ministérielle, ne s’en est pas remis). Contrairement à lui, elle a eu, sur l’euthanasie par exemple, des prises de positions qui ne relèvent pas que de l’imprécation anti PS. Ses numéros de danse sont toujours d’un grand plaisir. Et le sketch de vociférations envers un Maurice Leroy, présidant à l’époque l’Assemblée, après avoir été mise en minorité sur un amendement votée par une partie de la droite, est un grand moment de pétage de plomb.


 09Fniqab

L’affaire de la niqabée de Nantes a été encore plus un grand moment. Une conductrice donc conteste une contravention : le côté râleur du gaulois ? A priori non, puisque le PV était dressé pour port du niqab au volant. Immédiatement, on apprend que son concubin, Lies Hebbadj, est un polygame qui fraude les assurances sociales. Tiens donc, et pourquoi n’a-t-il pas été déjà poursuivi, puisque les faits sont connus ? Comme il en met une bonne couche dans la provoc, on va lui en mettre une bonne couche dans les charges : 3  gardes à vue, accusations de viols, d’escroquerie et on en passe. Finalement le tribunal de police a annulé la prune de Sarah-la-mouquère, pardon de Sandrine Moulères, une convertie qui fait du zèle avec ses chiffons, comme d’autres empruntaient les chemins de Katmandou dans des tenues folkloriques (mais plus seyantes).   

 

9sineval 

Encore un duo : Siné-Val (le choix aurait aussi pu être d’un quatuor : Guillon-Porte-Hees-Val). Val donc, avant d’aller sévir à France Inter, vire le vieux Siné de Charlie-Hebdo pour antisémitisme. Aussitôt BHL, vous savez celui qui prend les pastiches à la lettre et confond les Cassen, de commettre un « De quoi Siné est-il le nom ? ».  Trois jugements après, tous favorables à Maurice Sinet dit Siné, Charlie Hebdo est condamné à verser 40 000 € au diffamé !

 

010Fchabot 

L’outrage fait à Chabot ! Souvenez-vous, Vincent Peillon lui fait faux-bond pour une émission bien ficelée, comme elle sait le faire, avec Ganelon-Besson et Marine Le Pen. Aussitôt, l’infâme Peillon est enchaîné au banc d’infamie, par les collègues de Chabot-la-bise-à-Copé. Le Grand Inquisiteur Aphatie fait son procès. Mais peu après, Chabot, dont la courtisanerie était pourtant exemplaire, est victime de l’ingratitude du Numéro 1. Les mœurs du Sarkozistan sont parfois cruelles.


010julliatd 

Jean-François Julliard a succédé à Robert Ménard, à la tête de Reporters sans frontières. Son prédécesseur, roi de l’agit prop, co-fondateur de RSF, a tenu des propos affligeants sur l’homosexualité, la torture et la peine de mort. Il eut cependant le mérite de ne pas s’accrocher, comme beaucoup de fondateurs, à son poste. J.-F. Julliard, également journaliste au Canard Enchaîné, fait preuve de plus de retenue. Mais il vient de montrer qu’il était aussi capable d’action spectaculaire avec la projection des portraits d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sur l’Arc de Triomphe.

 


kouchner-ockrent 

La palme du couple de l’année revient sans conteste à Kouchner-Ockrent. Le flamboyant Bernard et la Reine Christine font grise mine. L’un est viré, l’autre dans la panade. Ayez une pensée charitable, car, pour eux, le champagne risque d’avoir goût de vinaigre, à la Saint-Sylvestre !

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 22:28

Sarkoflic

Surprise depuis quelque temps : un vieil article du deblog notes retrouvait une audience incongrue.  Ayant le cerveau lent, j’ai mis du temps à comprendre. Mais eurêka !


Un syndicat de police – de ceux qui justifient toutes les bavures et qui appellent à manifester sur le temps de service, avec les véhicules de fonction pour contester une décision de justice… de ceux qui vous donneraient honte d’être syndicaliste s’ils n’avaient de syndicats que le nom – aurait déposé plainte contre un site « anti-flic » qui inciterait à photographier  systématiquement les flics en civil qui infiltrent les manifestations et à donner leurs coordonnées.  Il paraît qu’avec « fesses bouc » c’est facile : tous les flics en civil qui essaient de pourrir nos manifs auraient un compte fesses bouc !


Or donc, grâce à « Alliance », à moins que ce ne soit « Synergie », un article de septembre 2008 – « Flics racistes ou racismes anti-flics » - connaît une nouvelle audience. Puis-je signaler  à ces chercheurs de sites maudits que j’ai commis depuis « Des policiers hors des lois » et « Police : un rapport accablant de la CNDS » ?


Petite anecdote.

sarko-clara-14440Un djeun, que je connais assez bien, 17 ans, de mère blonde aux yeux bleus, de père blond aux yeux bleus, lui-même blond aux yeux bleus, sort, avec des copains de ce haut-lieu contestataire qu’est « Disneyland » (vous savez, cet endroit où notre nain grincheux promenait sa blanche-neige – avec Mike jaeger, elle y avait pris goût, à la neige – avec le fils d’icelle sur les épaules).  Il repère, peu après, un paquet de flics en calot et comprend que lui et ses copains vont avoir droit à un contrôle. Il enlève donc le mini-sac à dos qui fait partie de la panoplie du djeun, pour y chercher sa carte d’identité. Un des calottés, y voyant sans doute la recherche de je ne sais quoi, lui intime d’arrêter son geste. Puis, tutoiements agressifs comme il se doit, vérification d’identité et fouille au corps. Cette ô combien gratuitement humiliante (et illégale d’ailleurs) opération à l’encontre de quelques lycéens de terminales (dans le lot il y avait peut-être un Ahmed, mais les autres, comme disent les desouche, gaulois) démontre le mépris dans lequel est tenu notre jeunesse. Elle ne peut que nourrir la rancœur !

sarkoprevention

Il est vrai qu’avec un ministre –doublement condamné pour propos racistes et atteinte à la présomption d’innocence – qui soutient une manifestation qui aurait mérité de lourdes sanctions (abandon de postes, manifestations en uniformes, insultes à magistrats…), certains policiers peuvent se croire tout permis.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 15:43

melenchon1bis

 

« Qu’ils s’en aillent tous » proclame-t-il ! Mais là c’est Mélenchon qui s’en va au moment de la remise du Prix Sakharov décerné à Guillerno Farinas.

 

Le grand récitant de la propagande chinoise contre les Tibétains, cet admirateur inconditionnel d’Hugo Chavez, n’a pu supporter que soit honoré ce dissident qui ose s’opposer au régime castriste en luttant, avec pour seule arme la grève de la faim, pour les libertés publiques.

G. Farinas, comme Liu Xiabo pour le prix Nobel de la Paix, avait été interdit de sortie par le très démocratique régime castriste. Comme le commentait J. Bové « l’absence de Farinas montre bien quelle est la nature du gouvernement cubain ».

 

Communisme sauvage

Dans un message enregistré, Farinas a déclaré aux députés européens que son « plus grand espoir est que vous n'écoutiez pas le chant des sirènes d'un régime cruel de « communisme sauvage » ». « L'unique aspiration (du régime castriste) après avoir simulé des changements économiques imaginaires, est que l'Union européenne et le Parlement lèvent la position commune (de 1996 qui lie le dialogue politique au respect des droits de l’homme) pour qu'ils puissent bénéficier des crédits et des investissements ». (J. Quatremer)

 

Insupportable donc, ce prix, pour l’imprécateur populiste. Incapable d’expliquer en quoi Farinas est indigne de ce prix – 105 jours de grève de la faim qui aboutissent à la libération de prisonniers politiques – il se lance dans l’habituel amalgame : "Le Parlement européen est embrigadé dans des croisades anticommunistes qui m'exaspèrent. Ca ne veut pas dire qu'on approuve l'emprisonnement, ça veut dire qu'on désapprouve la manière dont le Parlement est bienveillant pour des dictatures fascistes, et malveillant vis-à-vis du camp progressiste".  

Les régimes cubain et chinois qualifiés de « progressites », ça donne une idée assez inquiètante de la notion de progrès chez Méchanlon.

 

 

Source : J. Quatremer (Libération)

 

En complément de cet article voir Cuba : le calme plat de la désespérance

 

 

 

Annexe :

 

 

Prix Sakharov

Le cinéma de Mélenchon

 

Ainsi va la vie... On fait le singe en imitant Marchais, histoire d’épater le coco. Et puis on se retrouve en train de recycler tous les vieux numéros de l’ex-secrétaire général du PC. C'était le 15 décembre au Parlement européen. On devait remettre ce jour-là le prix Sakharov au dissident cubain Guillermo Farinas. Jean-Luc Mélenchon, qui a de l'indignation à revendre, a choisi de quitter l’hémicycle en compagnie de quelques camarades. Pour protester contre l’absence du lauréat, qui n'a pas été autorisé à quitter son île pour venir recevoir cette distinction ? Eh bien, non : pour s'indigner qu'une fois encore elle soit remise à un "anticastriste". Car aux yeux du patron du Parti de Gauche, c'est à quoi se résume Farinas. Ce n'est pas un homme privé de liberté. C'est un opposant à un régime dont il se refuse obstinément à voir les tares.

 

Pour Mélenchon, le monde est partagé en deux : ceux qui emboîtent le pas de la CIA et ceux qui lui résistent, comme dit si joliment dans un communiqué l'un de ses camarades de Midi-Pyrénées. Plutôt que d'user de son influence auprès du régime castriste pour qu'il soit fidèle à l'idéal Qu’il prétend défendre, Mélenchon crie au complot, dénonce  la propagande et pointe le nom des coupables. Quand Marchais, en son temps, faisait ce numéro, on pouvait se demander s'il y croyait vraiment.

Avec Mélenchon, il n'y a guère de doute. De Farinas, il n'a vraiment rien à faire.

Tout le reste n'est pour lui que cinéma.

 

Nel Obs 23/XII/10 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 18:31

sine-hebdo 4bisSouvenez-vous, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l’arrivisme de Jean Sarkozy en ces termes : "Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ». Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu’il était renvoyé, accusé d’antisémitisme par Philippe Val.


Devant la surprise après ce renvoi express, les soutiens apportés au viré, BHL prit sa plus belle plume pour commettre une longue opinion dans Le Monde : « De quoi Siné est-il le nom ? » (21/07/08). De l’antisémitisme bien sûr. Sans jamais citer une ligne du texte incriminé, il fait un implacable réquisitoire : « La question n'est pas de savoir si tel ou tel - en l'occurrence Siné - "est" ou "n'est pas" antisémite. Ce qui compte ce sont les mots. Et ce qui compte, au-delà des mots, c'est l'histoire, la mémoire, l'imaginaire qu'ils véhiculent et qui les hantent. Derrière ces mots-là, une oreille française ne pouvait pas ne pas entendre l'écho de l'antisémitisme le plus rance.

Derrière cette image d'un judaïsme tout-puissant auquel un Rastignac contemporain se devrait de faire allégeance, elle ne pouvait pas ne pas reconnaître l'ombre de notre premier best-seller antisémite national : "Les Juifs, rois de l'époque", d'Alphonse Toussenel (1845). C'est ainsi. C'est affaire, non de psychologie, mais d'acoustique, donc de physique, de mécanique. » La porte-parole de la bande à Baader est même convoquée !

 

Il obtenait le soutien de Jean-Paul Enthoven qui dans un amalgame hardi prêtait aux anticléricaux « une incontestable, mais fâcheuse, généalogie » d’antisémitisme chrétien, bien illustrée par un Bernanos écrivant : «Hitler a déshonoré l'antisémitisme».

 


sine-hebdo 2Siné avait déjà été relaxé par la justice en février 2009. Relaxe confirmée en appel en novembre 2009. Mais, à cause de l’acharnement de la LICRA, ce jugement fut cassé par la cour de cassation.


Le Tribunal de Grande Instance de Paris lave, à nouveau, Siné de cette infâme accusation d’antisémitisme !

Il  juge qu'"il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant..." Cette chronique, rappelle le jugement était d’ailleurs soumise à la relecture du directeur de la publication, Philippe Val ! Le tribunal reproche aussi à Val l’absence de préavis et la « façon d’annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé ».


Sine-hebdo 3Charlie Hebdo devra publier un bandeau en première page : « Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 ».


Parions que BHL, Enthoven et les autres vont battre leur coulpe et demander pardon à Siné… Et Philippe Val puiser dans son épargne pour contribuer aux dommages et intérêts dont il est responsable et coupable…


Je rêve ? Ah bon !

 

 

 

Source : @si

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 22:36

MoranoL’invitée du grand journal de Canal + était un peu moins agressive que d’habitude. Peut-être dans l’hébétude de sa nomination comme ministre déléguée (de qui ? de quoi ? du travail avec le petit méchant mou, Bertrand ? de l’éducnat avec le petit gentil mou Chatel ? à vérifier*) à l’apprentissage et à la formation continue.


Pour nous expliquer toute l’importance de ses nouvelles fonctions, elle s’est lancée dans de grandes envolées sur le chômage des jeunes, l’injustice de l’accès à la formation continue, oubliant que la droite RPR puis UMP est au pouvoir depuis 2002.

Quant au moins 1/5e des demandeurs d’emplois de moins de 25 ans sont au chômage, quant 1/10e va de CDD en intérim – et ce sont des moyennes nationales, dans les quartiers dits sensibles c’est à multiplier par plus de deux – vanter les mérites de l’apprentissage relèverait de la malhonnêteté intellectuelle, si chez Mme Morano ce n’était pas de l’incompétence.

Non pas que l’apprentissage n’ait pas mille et une vertus, mais pas celle de faire baisser sensiblement le chômage des jeunes. Quant à la formation continue, le discret Benoît Hamon, co-invité, lui a appris, sans doute, le pillage par l’état  de plus de 300 millions d’un fonds paritaire pour la formation professionnelle.


Mais notre Sarah Palin a atteint le sommet quand, à la fin du « Petit journal » elle a tenu à reprendre la parole pour dénoncer l’affreux montage à son encontre à propos des médailles d’escrime en handisports.

Un sketch des plus mémorables : une Morano survoltée déboulant dans la salle des colonnes  de l’Assemblée nationale, où des journalistes politiques interrogeaient à tout va sur le remaniement ministériel futur, s’exclamant « Alors, qu’est-ce qu’on dit ? ». Stupeur et accablement devant une telle question. « On dit, Vive la France ! nous avons neuf médailles » en escrime handisports. Et la dame d’affirmer – à des journalistes politiques rappelons-le – que ces performances ont été négligées par les médias. Sauf que, en contre-point, défilaient des images de TF1 et de FR2 sur les neuf médailles en question.

Eh bien, sans vergogne, elle osa affirmer, ce soir (15/11/10), que si ces chaînes avaient diffusé ces images c’est parce qu’elle était intervenue auprès de leurs patrons. Propos totalement grotesques. Car son intervention farfelue à l’assemblée nationale n’en serait que plus stupide.  

 

* Vérification faite, elle est ministre auprès du petit méchant mou, Bertrand, et il ne s'agit pas de formation continue, mais de formation professionnelle 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:15

Vieux slogan « SNCF, c’est possible », détourné malicieusement par les nuls : Hassan Cehef, c’est possible où Bruno Carette, en épicier arabe, satisfaisait les demandes incongrues d’un Chabat, avant de poser sur le seuil de sa boutique.

 

Mais maintenant, on ne peut s’empêcher de se demander : SNCF est-ce possible ? Est-ce possible de se moquer à ce point de ses clients ?


Anecdote somme toute banale.

Partant de la gare de Nantes, je devais aller au cœur des Vosges pour assister à des obsèques. Arrivée donc prévue à Saint-Dié-des-Vosges, via Gare de l’Est et Nancy. 55 mn pour aller d’une gare à l’autre était un délai raisonnable. Sauf que le Nantes-Paris, après être resté bloqué en pleine Beauce est arrivé à Montparnasse avec 43 mn de retard. Inutile de poursuivre : la correspondance suivante menait à St Dié en fin d’après-midi. Impossible de demander de repousser la cérémonie en nocturne.

L’obtention d’un billet de retour pour Nantes fut relativement simple, même si l’amabilité du responsable appelé à la rescousse n’était pas au rendez-vous. Il me donne cependant un formulaire pour demander le remboursement de billets devenus inutiles. Il avait pourtant tous les éléments pour traiter entièrement l’affaire, mais à la SNCF est-ce possible de faire simple quand on peut faire compliqué ?

Donc envoi du dossier à un « service relations clients » sis à Arras, le 21 septembre ; avec le suivi de lettre j’ai pu vérifier qu’il était arrivé le lendemain. Mais, plus de cinq semaines après, rien, pas même un accusé de réception. Nib, oualou, que dalle, nada !


Petit coup d’œil sur gogol et je tombe sur un site SNCF http://debats.sncf.com où je découvre des questions sur ce fameux service d’Arras où apparemment on n’est pas harassé.

train

« J'ai écrit à Arras pour un remboursement qui ne semble pas poser de problème sur le principe. Mais je n'ai aucune réponse après 1 mois et demi d'attente (4 semaines de délai maxi d'après la SNCF !!). Alors que puis-je faire pour être informé ? Pas de numéro de téléphone pour les joindre, pas de réponses aux multiples courriers, pas de lien internet, rien... Le minimum est de donner un délai de réponse !!!
Merci de m'éclairer sur le sujet. »
écrit François


« Je n'ai toujours pas de réponse à ce jour après 3 mois d'attente.

Je voudrais savoir comment faire pour relancer la procèdure puisque je voulais appeler le service client mais il me faut selon ce que j'ai pu lire sur le forum un numéro de dossier.
Le problème c'est qu'évidemment n'ayant pas reçu de réponse je n'ai aucun numéro de dossier à ce jour.
Comment puis je faire donc pour obtenir ce numéro de dossier ? Ou connaissez vous un autre moyen pour savoir ce qu'il en est de mon dossier ? »
 écrit Clementine.


« Cela fait plus de 10 semaines que je suis sans réponse, il me semble que le délai est déjà bien suffisant. »témoigne Antoine


« On peut légitimement se poser la question de savoir si la SNCF ne se fiche pas carrément du monde. » résume Jean-Marie.


Mais le fin mot de l’histoire revient à « Marc le contrôleur » - un des deux représentants de la SNCF qui, de temps à autre, répond : « Bonjour Michèle, Après appel au service client d'Arras, votre courrier n'a pas été traité pour le moment. A ce jour (27 octobre) ils traitent les courriers du 7 septembre. Votre courrier devrait être traité d'ici 3 semaines environ. Vous pourrez m'envoyer un courriel à marclecontroleurdelasncf@gmail.com  pour que je puisse faire remonter votre problème si vous n'avez pas de réponse d'ici le 20 novembre. »

train2

Comme les réclamations ci-dessus datent de quelques jours jusqu’à plus de deux ans, on ne peut dire que ce lourd retard est conjoncturel : il est endémique.


SNCF est-ce possible ? Est-ce possible de prendre enfin des mesures pour répondre dans un délai raisonnable aux demandes de vos clients ?


 

* La conception de ce site de "débats" est assez cocasse : des réponses SNCF ne sont apportées que si la question est "plébiscitée" ; comme on peut le voir dans les quelques extraits le problème du service clients est posé à maintes reprises (ces extraits ne sont absolument pas exhaustifs) : on pourrait donc penser que, quelque soit le nombre de "votes", des réponses globales et définitives soient apportées à chacune... Il n'en est rien et quand, par hasard, il y en a une, elle est souvent bidon : ainsi, avait-il été affirmé à un interlocuteur qui n'avait pas de réponse depuis plus d'un mois qu'Arras répondait dans les 18 jours. Il se glisse aussi, dans les commentaires, comme les flics en civils dans une manif, de soi-disants "usagers" qui prennent malhabilement la défense de leur employeur. Ainsi, ai-je pu lire que le service d'Arras ne remboursait pas les billets, que c'était aux guichets. Sauf, qu'aux guichets on vous donne le formulaire pour écrire à Arras et que dans ce courrier il faut joindre un RIB !

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:36

« Faut-il pleurer, faut-il en rire ? » Avec Pierre Dac, prenons le parti d’en rire ! Sarko se signant d’un doigt devant la tombe de Sainte Pétronille où « il a bredouillé le Pater Noster, comme un joueur de foot chantant l’hymne national » (Libération), on est dans le burlesque.

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Certes, aucun Président de la République ne s’était commis dans de telles palinodies. Mais, celui-là a déjà tellement dévalorisé la fonction qu’aucun laïque digne de ce nom ne peut y voir autre chose qu’une très minable opération d’essai de récupération d’un électorat catho qui, à part son aile xénophobe, l’abandonne. Aucun catholique pratiquant ne peut non plus être dupe. Il y a d’ailleurs comme un brin d’ironie dans le regard de Benoît Seize.


Profil bas : Carlita, la 3e épouse de ce récidiviste du divorce, n’était pas du voyage. Ni Bigard, ni le curé des loubards. Mais, cependant, question comiques on pouvait compter sur Denis Tillinac, le rigolo de Corrèze et sur l’humoriste marseillais, Jean-Claude Gaudin. Le nègre Guano était aussi du voyage, pour marquer sans doute que ce n’était plus la dame Mignon aidée d’un dominicain mondain qui écrirait le discours. Le plus symbolique fut, cependant, Patrick Buisson, ancien directeur de la rédaction de Minute et de Valeurs Actuelles.

Privé aussi de téléphone portable : juste le signe de croix pour occuper un doigt.

Sarkosignecroix

Le prétexte de cette visite était la préparation du G20. Certes l’église possède des banques – au comportement parfois douteux d’ailleurs – mais on ne voit pas en quoi un chef religieux a à voir avec le futur G20. Et que venait faire Sainte Pétronille dans la galère des réunions internationales ? Car, la « méditation » lue par le cardinal Tauran, ne portait pas sur le G20, mais sur la France et « son âme catholique » comme disait B. Seize : «Nous demandons à Dieu pour le peuple de France et ses dirigeants, aujourd'hui et demain, courage et persévérance afin que chacun à sa place considère ce qu'il peut accomplir seul ou avec d'autres au service de son prochain, pour le respect absolu de la vie, la justice, l'emploi, l'éducation, la santé et l'environnement, la sécurité, pour l'accueil des persécutés et des immigrés et pour la vérité de l'information, pour la paix chez nous et dans le monde».


Le chanoine de Latran, sans vergogne, a expliqué que la chasse aux roms et aux sans-papiers relevait de la pure charité : «Lutter contre l’immigration illégale qui produit tant de détresse et de drames, qui prive les pays les plus pauvres de leurs forces vives, c’est un impératif moral !»  (le mot « moral » dans la bouche de celui qui fait président a quelque chose d’indécent).


« Sépulcres blanchis » disait un certain Jésus à l’encontre de pharisiens de cette espèce.

 

 

 

Sainte Pétronille (qui rit quand on l’enquille) serait la sœur de Sainte Félicule (on vous laisse deviner quand elle rit) et la fille de Saint-Pierre. Fille du 1er pape, c’est mieux que fils d’archevêque. Mais on lui prête aussi une parenté avec l’inventeur des vespasiennes, l’empereur Vespasien.

Depuis Charlemagne, elle est considérée comme la patronne des rois de France (?) : Nico-le-bref se prend-il pour le roi ?

 

N.B. L'article précédent s'est enrichi d'un complément et de deux commentaires.

 

 

 

Sainte-Pétronille apporte l’inspiration, puisque un honorable blogueur me fait part de cet article :


10/10/10,ça sonne trois fois, un côté ding ding dong, alors coa coa coa de neuf en ce dimanche matin? Nos croupions ont battu la Roumanie 2-0. Blanc blanc bleu, le coach grâce à son profiler a su tirer les bonnes lignes pour ses dealers de coqaïne. Delarue a eu moins de nez. Le cocaïnomane idéal de tous les exhibitionnistes sentimentaux en mal de psychotropes télévisuels compense grâce au sport et à la compréhension du public. On ignore à ce jour les compensations que se transfuse Contador. Mélanchon se pique lui d'invectives. Sur une vidéo en buzz aujourd'hui, on l'entend traiter Pujadas de larbin et salaud. Pas de quoi fouetter un cathodique. Même intégriste. Il y a longtemps que l'animateur a défroqué le journaliste. Il y a longtemps que le people a classé le peuple. La télé tue grave la réalité. Où sont les télécologues?


10/10/10,ça sonne trois coups, un côté bling bling bang, alors coa coa coa de neuf en ce dimanche matin? Nos nettoyeurs ont bouté les Roms 700-0. blanc blanc blanc, sa sainteté vient de béniouiouir notre romanesque chanoine Chouchou, venu prêcher pour sa paroisse électorale, sentant soudain le roussi dans les urnes du seigneur, l'église et la République française ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine. Pas de quoi fouetter un tigre, même chinois. Ce matin l'épouse du dissident Liu Xiaobo couronné par Stockholm a disparu alors qu'elle se rendait à sa prison. Ce matin, comme depuis l'attribution du prix vendredi, pas un mot plus haut que l'autre de la présidence pour demander comme Obama la libération du nouveau prix Nobel de la paix. Idéogramme plat.


10/10/10, un jour comme les autres, avec son addition d'intoxication et d'indignité.

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