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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 21:30

Lette ouverte à Bernard Roman, député.

 

(voir le Post Scriptum qui complète et corrige cette lettre après la remise du rapport de l'IGA au ministre de l'intérieur)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Monsieur le député et cher camarade,

 

Je n’ignore pas que les extraits de déclarations sont toujours réduits aux fameuses “petites phrases”; je comprends, pour la partager, l’émotion que l’on ressent en apprenant qu’une collégienne de 3e a pu être arrêtée dans un voyage scolaire ; il y a cependant des mots qu’on n’emploie pas.

Rafle” est de ceux-là. Au sens où vous l’avez employé il signifie : “Arrestation massive opérée par la police à l'improviste” (CNTRL). Et vous ne pouvez ignorer que ce mot est historiquement fortement connoté.

 

Pour avoir commis une “lettre ouverte à mon camarade Valls*”, je ne suis pas le mieux placé pour fustiger les attaques dont il est l’objet.

Cependant, je n’ai pas la prétention de croire que ma modeste philippique d’adhérent de base ait le même poids que les attaques publiques de la direction du PS, du Président de l’Assemblée, de parlementaires et même, en plus nuancé cependant, d’un ministre au moins. Comme le remarquait, un observateur chevronné de la vie politique, Nicolas Domenach, cette offensive publique et qui peut paraître orchestrée, contre le ministre de l’Intérieur d’un gouvernement socialiste, par le Parti socialiste, le président socialiste de l’assemblée, des parlementaires socialistes est totalement inédite et quasi démente voire suicidaire.  

 

Dans cette affaire, il n’était pas totalement interdit de s’interroger sur le rôle du préfet.

Si l’on considère que la famille avait épuisé tous les moyens de droit et que donc l'expulsion vers le pays d’origine était fondée – hypothèse qui reste à vérifier – quel besoin y avait-il, toutes affaires cessantes, de faire stopper un autocar en sortie scolaire pour en extirper une élève ? La procédure - de rejets en appels, de recours en rejets - avait duré plus de quatre ans. Le préfet était-il à un jour près ?

Ne serait-il pas plus judicieux, comme a su le faire, par exemple, le sénateur Placé, de s’interroger sur le comportement de ce préfet qui ne pouvait ignorer que cette arrestation en milieu scolaire risquait de provoquer des remous. Et mettrait son ministre dans une position inconfortable, puisqu’il ne pourrait désavouer une expulsion légale (toujours dans l’hypothèse où elle était bien fondée en droit), même s’il n’était pas tout-à-fait dupe de la manoeuvre vicieuse du préfet. Car s’il le sanctionne, je vous laisse imaginer l’exploitation qui en serait fait non seulement au F-Haine mais à l’UMP.

 

Une réaction émotionnelle outrée et surtout mal ciblée ne peut faire que des dégâts.

J. F. LAUNAY

 

* Elle portait néanmoins, puisqu’on parle de valeurs, non pas sur une bavure (ou pire bien sûr si la procédure entière était entachée d’illégalité), mais sur un propos quasi ontologique sur la “vocation” des Roms à s’intégrer ou pas.

Complot anti-Valls ?
P. S. Pour compléter – et corriger : le préfet n’a pas été informé des conditions d’interpellation de la collégienne – cette "lettre ouverte", on peut lire la synthèse de l'affaire par P. Watrelot, dans la revue de presse des cahiers pédagogiques et, bien sûr, le rapport de l'IGA, remis au Ministre de l’intérieur le 19 octobre 2013.
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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 16:07
Délimitation d'une zone de sécurité à Brétigny

Délimitation d'une zone de sécurité à Brétigny

Des CRS plus crédibles que la Croix rouge ou le SAMU, une caméra de la RATP dont la RATP nie l’existence, un prétendu alibi, un interrogatoire qui disculpe Sarkozy, etc. des policiers distillent des infos, rapports, PV, etc. repris par de soi-disant journalistes d’investigation. Et des fuites policières aux buts politiques à peine déguisés.

Jean-Michel Décugis _ Le Point

Jean-Michel Décugis _ Le Point

Tenez-vous bien, c’est un journaliste, un vrai de vrai, qui nous l’affirme dans Le Point « EXCLUSIF. Brétigny : des scènes de vol et de caillassage ont bien eu lieu ». Exclusif, on veut bien, mais le « ont bien eu lieu » relève de l’affirmation gratuite.

Eh quoi, vous en doutez ? alors qu’un – tenez-vous bien -  document confidentiel de la direction centrale des CRS  fait état de jets de projectiles et de vols sur les victimes du déraillement du train. Sauf que Croix-Rouge et Samu affirmaient n'avoir constaté "aucune agression et avoir travaillé de façon tout-à-fait normale" en gare de Brétigny. Nos CRS strasbourgeois venus de Meaux, eux "À leur arrivée (…) devaient repousser des individus, venus des quartiers voisins, [très forts nos CRS strasbourgeois déterminant, sans coup férir, l’origine de ces « individus »] qui gênaient la progression des véhicules de secours en leur jetant des projectiles".  Comment peut-on oser mettre en doute un tel rapport, alors que le même hebdomadaire, dans un autre article, ne fait état, comme L’Express son rival de droite, que de quatre plaintes enregistrées et que le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne, persiste et signe : "J'étais sur place, il y a certes eu des tensions pour repousser des individus, mais je n'ai vu ni scène de pillages ni violences urbaines."

Mais, évidemment, entre ce prétendu rapport de CRS qui n’ont aucun rôle d’investigation et une déclaration d’un personnage officiel, « nos révélations, écrivent sans vergogne les deux journalistes, ne vont pas manquer de relancer la polémique. En effet, dès le vendredi, le syndicat de police Alliance avait fait état de scènes de pillage avec un groupe de jeunes qui "aurait dépouillé les victimes et notamment les premiers cadavres" » (dans l’exagération ignoble ce syndicat ne recule devant rien).

 

Car, au départ, de fait, il y a eu Europe 1 qui s’est fait complaisamment l’écho d’Alliance, syndicat policier très proche de l’UMP, dont la porte-parole, répercutant de prétendus témoignages de policiers sur place, parlait de ces jeunes détrousseurs de cadavres !

 

Faut-il rappeler qu’en principe, sur place, se trouvait une flopée de journalistes qui, à part, commenter la catastrophe, du dessus des voies pour avoir une vue globale de la gare, n’ont pas été foutus capables de dégoter un témoin, voire une victime –pas chez les cadavres bien sûr, mais les rescapés - de ces actes odieux ?

Journalistes d’investigations-bidons !

La complaisance se transforme même en complicité quand, dans l’affaire Méric, le journaliste de RTL relaie une abracadabrantesque histoire de vidéo de la RATP. De source policière comme il se doit.

  

Yldune Levy (affaire Tarnac)

Yldune Levy (affaire Tarnac)

On atteint même le summum de la servilité pour les thèses policières avec O. Toscer journaliste du Nel Obs qui relaie les dernières imbécilités de policiers dont l’incompétence – pour rester dans l’euphémisme – s’est étalée dans « l’affaire Tarnac ».

Le dernier exemple est symptomatique. Le journaliste travaille dans un hebdo, certes vilipendé par les bogôs, mais qui dans l’affaire Tarnac a été assez circonspect. Il n’a donc pas une pression de sa hiérarchie. Mais il pratique, comme ses collègues, un journalisme dit d’investigation qui est, en fait, un sport en chambre consistant à attendre le PV, le rapport, le communiqué d’Alliance, etc., sans se donner la peine de quitter l’écran ou le portable, pour aller recouper sur le terrain. Leur complaisance est l’assurance de nouvelles fuites policières qui alimenteront le bouzze ou plutôt la bouse de l’info bidon !

Mougeotte et Courroye

Mougeotte et Courroye

Le grand maître de ce type de journalisme fut, sans conteste, Mougeotte, quand, naguère, il dirigeait Le Figaro. Il a été ainsi capable, lors d’un interrogatoire totalement illégal, de l’ex-comptable de Mme Bettencourt de publier, soigneusement caviardé, le PV, photocopies à l’appui, de cet interrogatoire. Inutile de trop chercher la source, le procureur chargé à l’époque de l’affaire était Courroye (dit de transmission), qui remontait directement le PV au fur et à mesure à l’étage au-dessus, les policiers faisaient de même et Mougeotte était en ligne directe avec le palais non de Justice mais de l’Elysée. Il réédita cet exploit avec l’interrogatoire de DSK par les juges Lillois.

  

Est-ce tomber dans la théorie du complot que d’affirmer que certains journalistes, à l’insu de leur plein gré, se font complices de manipulations d’origine policière et/ou politique ? Pour Mougeotte, c’est flagrant. Pour ceux du Point pointe fort le désir de se faire mousser : il fallait voir plastronner l’un des deux sur les étranges lucarnes avec son document tellement confidentiel qu’il avait atterri sur son bureau. Pour deux autres, il est probable que leur « intime conviction » - culpabilité de Coupat-Levy pour l'un, culpabilité de Méric la victime pour un autre - est confortée par des  révélations secrètes que leurs sources policières se font un devoir de leur refiler.

Reste aussi à s’interroger sur lesdites sources policières, fort accommodantes avec l’ancien pouvoir et qui, là, jouent visiblement contre le pouvoir actuel sur Brétigny et dans l’affaire Méric.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:59
Tract des cagots envoyé à une adresse professionnelle

Tract des cagots envoyé à une adresse professionnelle

Surprise d’un personnel de l’éducation nationale : il reçoit à son adéle professionnelle (@ac-nantes) un appel d’une officine faussement intitulée « solidarité pour tous ».

 

Soutenez Nicolas et les victimes de la répression d'Etat !

2 mois ferme et 2 mois avec sursis. 1000€ pour les policiers qui l'ont étranglé. Mandat de dépôt dans la foulée.
Est-ce un délinquant qu'on emprisonne ?
Non, il s'agit du jeune Nicolas, devenu prisonnier politique pour avoir pacifiquement exprimé son opposition au mariage pour tous.

Comme lui, de nombreuses personnes sont actuellement inquiétées par la justice et par les forces de police, aux ordres du duo Valls/Taubira, dont les mesures répressives augmentent jours après jours. Pour aider les inculpés, les embastillés, les persécutés judiciaires, Solidarité pour tous, association loi 1901, a été créée. Elle est le lien entre les victimes de la répression, leur famille et leurs avocats. Aujourd'hui, c'est Nicolas qui est emprisonné : demain, cela pourrait bien être vos enfants que le gouvernement embastillera sans aucune raison, si ce n'est celle de contester pacifiquement une loi portant atteinte à la famille.

Vous pouvez agir dès à présent, en faisant un don à l'association, don qui servira à payer les frais de justice, les condamnations et les frais imposés aux familles (transport, logement, etc.). Un don qui permettra également à Nicolas, et aux autres qui risquent malheureusement de suivre, de tenter de survivre et de s'en sortir en prison, au milieu des vrais délinquants. Un don qui, grâce au système de la déduction fiscale que propose l'association Solidarité pour Tous, vous permettra de mettre à contribution l'Etat, et de le faire payer pour les victimes de sa répression folle. En effet, vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66%.

Les victimes de la répression politique comptent sur vous dès à présent. N'hésitez plus, venez-leur en aide !

Association Solidarité pour tous
solidaritepourtous@laposte.net
www.solidaritepourtous.fr


 

 

Peut-être s’agit-il d’un collègue bigot qui lui fait suivre cet appel à cracher au bassinet pour la défense d’un sauvageon – pardon d’un « prisonnier politique » - un certain Nicolas qui, bien que visiblement gaulois de souche, s’était conduit comme une racaille basanée, renversant une pizzeria, fuyant la police, refusant de donner empreintes et ADN ? Mais tout laisse à craindre qu’il s’agisse d’un piratage d’adéles à grande échelle.

Nicolas, menotté et étouffé sur le ventre, durant son transfert en Garde à Vue

Nicolas, menotté et étouffé sur le ventre, durant son transfert en Garde à Vue

N’en jetez plus : étranglé par les policiers, puis étouffé, le martyr est toujours vivant ! Après un tel traitement, Tonton Ali ne s’en est pas remis. Faut-il parler aussi de Mohammed Boukrourou, victime d’une « altération cardiaque » ?

 

Que répondre à ce tract débile ? Eh quoi, cette belle police du temps de MAM, Hortefeux, Guéant s’est transformée en guépéou, aux ordres du socialo-bolchevik Manuel Valls ? Et les inamovibles juges du siège se plierait à de clandestines instructions de Christiane Taubira ? Oubliant que tout ce qui est excessif est insignifiant, nos cagots n’hésitent pas à parler d’embastillés, de persécutés judiciaires, victimes de la répression politique, répression folle !

 

Et cette pseudo-association prétend que ces dons (incontrôlés) auraient droit à la déduction fiscale de 66 % : que fait l’administration fiscale de la quasi dictature, car cette déduction n’est pas automatique, mais soumise à des conditions que visiblement cette officine ne remplit pas ?

 

PS Comme d'habitude Maître EOLAS fait une analyse extrêmement pointue du cas Nicolas B. qui anéantit tous les mensonges de ces cagots !

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 13:52
Propagande pré-électorale

Propagande pré-électorale

Ouest-France, 1er quotidien de France, n’est certes pas un brûlot de gauche. Mais, héritier du personnalisme chrétien, il se garde de prises de positions trop nettement partisanes. Si les localiers, soumis à la pression, font preuve parfois de complaisance à l’égard d’une majorité municipale, les journalistes professionnels affichent une certaine impartialité.

D’où surprise et colère quand arrive un supplément gratuit consacré à Luçon et intitulé “la ville se dévoile”. Pas de révélations sur la vie secrète de l’évêché ni de plongées dans de chaudes soirées bourgeoises. Non, une propagande éhontée pour le maire sortant et ses séïdes. Les participants à cette opération ne sont mentionnés qu’à la fin : aucun n’a eu le courage de signer, notamment les interviews.

Abonné par portage, j’ai eu droit à un supplément sur Luçon. Lecture faite, plutôt qu’“offert par votre journal”, il eût été plus honnête d’écrire “publi reportage pré-électoral”.

 

On ose espèrer que le très complaisant interview du maire sortant a été livré bon à tirer par le service propagande de M. Perrier. Un caméléon*, ce Maire, qui prend des accents quasi mélenchonniens : « L’humain d’abord » proclame le programme du Front de gauche, « remettre l’homme au centre de la ville » prétend P.G. Perrier. Qui oublie que 1er adjoint puis maire, il n’est pas étranger au fait que « l’homme n’a plus la place qu’il devrait avoir au centre-ville ». Qui a supprimé par exemple un passage piéton évident entre une venelle et un passage protégé sur la Place des acacias ? Qui pille sans vergogne d’ailleurs le programme de ses concurrents aux élections précédentes qui avait prévu un espace "10 km-h" avec priorité aux piétons et aux cyclistes Place Richelieu.

Trombinoscope umpiste

Trombinoscope umpiste

Mais le publi-reportage pré-électoral se poursuit, puisqu’on a droit successivement, après celle du maire à la trombine de ses adjoint-e-s, D. Gachet, D. Bonnin, Y. Thibaut et F. Parpaillon. Mmes Thibaud et Parpaillon bénéficient aussi d’un entretien, aux questions d’une étonnante pugnacité style « La maison de santé était-elle indispensable ? » ou « Un petit mot de la saison [culturelle] à venir ? »

 

Et pour faire bon poids, une page de pub sur les subventions aux assos (sic).

 

Un gigantesque projet pour faire rêver les gogos aurait manqué à cette propagande. La dernière fois c’était le séminaire miraculeusement transformé en hôtel quatre étoiles créateur d’emplois. La fois d’avant c’était la résurrection du port : Luçon port de plaisance. Eh bien ce port ressert, mais du coup pour une piscine « pour plus de 100 000 personnes ». En fait, si on lit l’article 120 000 ! L’adjoint  qui fait part de ce projet oublie de rappeler que la municipalité luçonnaise avait déjà proposé un terrain… complétement pourri. Et que, si piscine il y avait, elle serait financée et gérée par la communauté de communes du « Pays né de la mer » qui n’a, sauf erreur, encore pris aucune décision. Espérons que cette piscine ne soit pas un mirage !

 

La presse écrite est en difficulté. Ce publi-reportage est sans doute un moyen de faire rentrer de l’argent. Mais par son côté outrageusement propagandiste, il risque de ternir l’image d’Ouest-France.

 

* Le personnage, secrétaire départemental de l’UMP, ne craint pas de jouer le maire quasi apolitique en osant accuser le porte-parole de l’opposition, non encarté, de manœuvres politiciennes. Est-il copéiste ? en tout cas il en a le cynisme.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 20:12
M. Hollande ne comprend rien aux guerres idéologiques du XXie siècle (dixit M. Onfray)

M. Hollande ne comprend rien aux guerres idéologiques du XXie siècle (dixit M. Onfray)

Michel Onfray, phare lumineux de la pensée basse normande, fait la leçon au Parti socialiste en général et à Hollande en particulier. Qu’ils relisent Clausewitz, L’Illiade et bien sûr Sun Tze. Ou plutôt qu’ils lisent Onfray, et son « art de la guerre » pour les nuls.

 

Cette guerre du Mali, car c’est de cela qu’il est question, montre « l'impéritie idéologique du Parti socialiste qui n'a pas de pensée de la guerre – pas plus qu'il ne dispose d'une pensée de l'éducation, d'une pensée de la santé, d'une pensée de la culture, d'une pensée de la bioéthique, etc. ». Ceux qui, comme moi, seraient tentés de juger cette phrase comme la démonstration répétée de la suffisance du philosophe, n’auront droit qu’au mépris hautain du penseur caennais.

 

Bien qu’il se réfère au fameux Sun Tzu, qui, si l’on en croit un spécialiste, P. Fayard, est un penseur de la complexité, Onfray lui donne dans le simple, le simplisme même. Hollande a décidé, poussé par les publicitaires, la guerre au Mali parce qu’il s’effondrait dans les sondages. Aussi nul que soit Hollande, il ne pouvait avoir oublié que la guerre éclair et victorieuse (ou qu’il présentait comme telle) de son prédécesseur en Libye, n’avait pas dopé longuement sa popularité.

 

On peut disputer des causes de la décision de Hollande, mais les réduire à une opération de communication n’est peut-être pas faire preuve d’une grande finesse d’analyse. Même Mélenchon n’a pas été aussi loin dans la caricature. Autant qu’il m’en souvienne, il a reproché à Hollande d’intervenir au bénéfice d’un gouvernement non démocratique. Fallait-il venir au secours d’un état, déjà dépecé, et qui risquait de tomber sous la coupe de groupements terroristes extérieurs ? Hollande, d’ailleurs, en vrai disciple de Sun Tzu, eût préféré faire l’économie d’une intervention en laissant le rôle de réunification à une force africaine.

Sodats français au bord du fleuve Niger

Sodats français au bord du fleuve Niger

Sans vouloir mettre en doute la compétence géopolitique et géostratégique de l’ex-prof de philo de l’institution Ste Ursule, parler de « configuration napoléonienne » à propos de l’intervention malienne, avec Clausewitz à l’appui, est peut-être un peu exagéré. Quatre mille hommes environ, certes des moyens technologiques supérieurs (aviation notamment), mais on est loin, même proportionnellement, du rouleau compresseur états-unien en Irak par exemple. Les prises d’otages, dont il fait état, n’avaient pas attendu la crise Malienne pour avoir lieu. Elles ne paralysent pas immédiatement l’action militaire, puisque, à ce compte, l’intervention n’aurait jamais eu lieu.

 

Et dans un grand écart, nous sautons des grottes inaccessibles du nord Mali où les insaisissables combattants islamistes en tongs(?) et djellabahs se sont réfugiés à des truismes sur la nécessité d’une défense européenne qui mutualiserait les matériels, les savoir-faire, les troupes, la technologie, la compétence, les budgets, les commandements. Une CED – communauté européenne de défense - en quelque sorte. Mais qui supposerait – c’est là-dessus que ça a échoué en 1954 – d’abord une vision commune de la défense.

Onfray, le grand stratège du bocage normand

Puis nous retombons dans les grottes ou les dunes et au point de départ de la pensée suprême de l’hédoniste à la triste figure : Hollande veut redorer son blason à moindre coût en pourchassant « des va-nu-pieds dans le désert plutôt que de s'attaquer à des Etats riches, forts, puissants, disposant d'une véritable armée, voire de bombes atomiques, et qui souscrivent à l'idéal terroriste d'un certain nombre de musulmans intégristes, notamment l'expansion idéologique en Occident ! » Du coup, on se demande si le pourfendeur de Freud n’a pas abusé du Calva. Car, aussi nul en géopolitique que peut l’être un socialiste, des pays de ce genre, il n’y en a pas beaucoup. Ne parlons pas des micro-états du golfe qui rachètent petit à petit ce que la France en faillite brade aux émirs les plus offrants (jusqu’à présent à part le PSG, pas grand-chose). L’Arabie saoudite ? L’Iran ? Le Pakistan ? Voilà qui répondrait mieux à la définition. S’attaquer à eux ? Il faudrait que notre Ulysse nous explique quelles ruses employer : le cheval de Troie du consumérisme (développement des classes moyennes, avec moins d’enfants) n’a pas semblé bien probant en Tunisie et en Egypte. Et l’art de la guerre pratiqué en Afghanistan par les états-uniens – mais oui, quand les soviétiques étaient à Kaboul – a abouti à la prise du pouvoir par les talibans qu’ils avaient armés.

 

Si ce papier veut dire qu’une fois la reconquête des cités assurée (au risque toujours présent d’attentats), tout n’est pas réglé, c’est enfoncer une porte ouverte. Touaregs mécontents, bandes armées mêlant intégrisme et trafics en tout genre, frontières poreuses, quasi sanctuaires en Libye, etc. rendent fragile toute cette zone sahélienne. Mais si la France pèche, c’est de ne pas avoir assez usé de son ingérence en ne faisant pas arrêter le capitaine factieux qui a mis à mal un système politique certes imparfait, mais qui n’était pas le moins démocratique de la région.

 

En complément un article du Canard Enchaîné sur le très tolérant philosophe post-anarchiste

Onfray, le grand stratège du bocage normand
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:02
Un ensoutané harangue les nervis

Un ensoutané harangue les nervis

Un curé ensoutané grimpé sur un kiosque Gare Montparnasse appelle, hystérique, à la curée contre Caroline Fourest. Il a dû oublier de lire l’évangile, le corbeau. « Aime ton prochain comme toi-même » Lui et les nervis qu’il excite doivent s'auto-détester. Les lâches se lâchent.

 

Des jeunes gens très propres sur eux prennent le relais des skins heads aux tenues paramilitaires de Civitas. Le drapeau de la République est agité à côté de celui des chouans. Mais on est plus proche de « Sauvez, sauvez la France, au nom du sacré-cœur », que de la Marseillaise. Et ces dizaines de jeunes haineux se sont donné rendez-vous pour faire la chasse à courre d’une femme seule. Cornes de brume et sifflets remplacent les cors, mais la meute hurlante, tout crocs dehors et bave aux babines, est là.

 

Quel est l’imbécile qui parlait de poursuivre les élus qui ne votaient pas comme il le désirait, jusque dans le moindre village ? Il a été suivi au mot. Mais par le camp censé être à l’opposé. Pour le moment ce sont les élus urbains, de droite – Chantal Jouanno – ou de gauche – François de Rugy – qui sont harcelés à leur domicile privé au petit matin (et au grand dam du voisinage). Mais, voyez leur sens de l’humour, les cagots laissent quelques viennoiseries devant la porte des agressés. Admiration d’un Schneidermann : « Ces pains au chocolat, c’est une trouvaille ». « Harceler avec le sourire » commente-t-il !

Les cagots chassent en meute

Mais ce ne sont pas des pains au chocolat, mais des pains, des coups, comme quelques semaines plus tôt, quand les nervis de Civitas l’ont tabassée, que lui promettait le ramassis de F-Haine et d’intégristes cathos qui l’ont agressée à Nantes, puis à Paris-Montparnasse. Ce qui provoque ce commentaire du même Schneidermann : « à Nantes (…) l'essayiste Caroline Fourest, venue parler mariage pour tous* dans le cadre d'une réunion attrape-subventions du Nouvel Obs, a été poursuivie dans son TGV de retour par les (…) opposants [au mariage pour tous]. Le TGV a été retardé de quarante minutes. Fourest "harcelée, pourchassée, traquée" se lamentait ce lundi matin sur France Inter, la station de son ami Philippe Val. Il faut cette fois saluer le but contre leur camp marqué par les anti-mariage gay. Parvenir à faire passer pour une victime Caroline Fourest, cette figure centrale de la domination intellectuelle d'aujourd'hui, qui a table ouverte dans toutes les radios et toutes les télévisions du service public, cela relève de l'exploit olympique. » Persifflage et perfidie. Petite vacherie au passage sur le Nel Obs, grosses perfidies sur l’essayiste. Que le chroniqueur, critiquant telle ou telle émission, fasse de C. Fourest une figure centrale de la domination intellectuelle – variante sans doute de la pensée unique et autres poncifs – soit. Mais en la circonstance, il s’agit de dénoncer (ou pas) une chasse à la femme d’homophobes misogynes. Schneidermann a choisi de mêler son glaviot aux crachats des lâches qui l’ont pourchassée.

Procession de Civitas

Procession de Civitas

Silence assourdissant**, en revanche, du côté des prélats. MM Vingt-Trois et Barbarin sont aux abonnés absents et laissent le monopole de la représentation chrétienne aux guignols ensoutanés de Civitas. Aucun rappel au message de l’évangile pour les harceleurs des élus ni aux lyncheurs de femme seule. « Aimez-vous les uns, les autres », bisounours ce Jésus, dirait la bourge Bourges qui prône la violence. Et la déjantée Barjot qui proclame que si Hollande veut du sang, il en aura, ça ne les dérange pas nos princes de l’église ?

 

Caroline Fourest participait, à Nantes, à un débat avec Tahar ben Jelloun, Gilles Keppel et Jean Glavany, intitulé « Vers un islam moderne ? ». On peut supposer qu’elle a donné une réponse sceptique à la question. Mais les événements dont elle est victime montrent que l’intégrisme rétrograde et fanatique n’est pas l’apanage de membres d’une seule religion. La dérive d’une fraction des catholiques, attisée par des politiciens irresponsables comme Copé et d’autres, grossie des renforts des identitaires et du F-haine et fort d’une totale impunité, devient extrêmement dangereuse.

 

Et ce qui est arrivé à Nantes, le 13 avril, n’est pas anodin. Il concerne la liberté d’expression et même la liberté tout court. Intimidation d’élus de la Nation. Menaces de lynchage à l’encontre d’une personne, non seulement pour les idées qu’elle défend, mais pour ses choix de vie.

Que faut-il de plus pour que certaines consciences se réveillent ?

 

* Même pas capable de lire le programme des « journées de Nantes » : C. Fourest n’y était pas invitée sur ce thème !

 

** M. Vingt-Trois est sorti de ce silence, si j'en crois Ouest-France (17/04/13), mais non pour condamner les fauteurs de violences qui se réclament de sa religion, pour la déplorer - ô le saint-homme ! - et en faire porter implicitement la responsabilité à ceux qui en sont la cible.

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"Arrêts sur images" : bidonnages de quelques acteurs du Printemps des intégristes

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Entretien avec Caroline Fourest (vers 10' 15") précédé d'échos des radios sur les violences anti-homos

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 07:45

L'hébergeur de ce site - over-blog - a décidé de lancer une "nouvelle version".

"Nous vous rappelons que vous conservez toutes vos données : articles, pages, commentaires, images, documents, design de votre blog", est-il spécifié dans le message, invitant à basculer vers cette nouvelle version.

Sauf qu'une fois l'opération lancée, irréversible, un message plus restrictif arrive :

"Les éléments suivants vont être conservés lors de cette mise à jour:

- Votre adresse: deblog-notes.over-blog.com
- Votre identifiant: jf.launay@..........
- Vos 733 articles
- Vos 15 pages
- Vos 485 commentaires
- Vos statistiques mensuelles
- Vos images & fichiers
"

Mais les albums, mais les dossiers d'images, mais la liste des derniers articles parus (pouvant ouvrir sur la liste complète), mais la liste complète des liens, mais la newsletter, mais la liste des abonnés... recensement non clos... envolés !

 

Quant à faire un article, une règle du jeu complètement bouleversée rend l'opération propice à une bordée de jurons !

 

Peut-être que, protestations aidant, ça va s'améliorer... sinon, il me faudra débloguer ailleurs...

 

INDISPENSABLE http://iv-oam.overblog.com/

Pour ceux qui ont, comme moi, migré en toute méconnaissance de cause (et surtout d'effets) et pour ceux qui ont prudemment attendu, un site qui explique fort bien les conséquences de la migration et comment essayer de limiter les dégâts.

 

PS Que les commentateurs ne m'en veuillent pas, je n'ai pas encore compris comment fonctionnait la "modération" ; je croyais avoir autorisé le commentaire direct - non modéré a priori - mais ça n'a pas l'air de fonctionner.

 

Nouvel Overblog : Basculement destructeur ?
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:10

Il n’y a pas que Mélenchon pour faire le bouzze avec des saillies incontinentes. Les chochotteries Bruniesques, l’épectase Boutinienne, sans oublier le germanopratin supplantant le bobo, méritent aussi d’être relevés.


Una lacrima sul viso

 carla_Bruni_parisien.jpg

Sur son visage une larme
Vient de couler en silence
Douloureuse, la pauvre Carlita
Car son Nicolas
Par l’affreux juge Gentil
Est mis en examen.
Quand ce cauchemar prendra-t-il fin ?

Tapie, Khadafi, Karachi*…

Et maintenant mamy-zinzin !

 

Mais ces pleurs feront-ils  changer d’avis

L’affreux juge (pas) gentil !

 

Et soudain Carla Bruni verse une larme. A l’évocation de la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, elle est submergée par l’émotion puis défend « son homme », son « Raymond », comme elle l’appelle dans une chanson… nous informe Le Parisien qui dans le bas-Poitou s’appelle Aujourd’hui. « C’est douloureux d’en parler et aussi douloureux de ne pas en parler. C’est douloureux pour la famille (elle essuie une larme). Pardonnez-moi… Ce que je peux vous dire c’est que c’est impensable d’imaginer qu’un homme comme lui puisse abuser de la faiblesse d’une dame qui a l’âge de sa mère. » Les grandes douleurs laissent muets…

 

* Je ne sais si Carlita est amatrice de foute mais chouchou lui rapporte une sacrée batterie de casseroles…

 

Sainte Christine, martyre

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Gazée, par les escadrons de la mort* de Valls, elle garde un visage serein comme en épectase. Et revient à elle, comme illuminée, et, contrairement à Carlita, sans aucune larme. « Les larmes qui coulent sont amères mais plus amères encore sont celles qui ne coulent pas. » dit un proverbe gaélique. Des lacrymos sans lacryma : miracle. Sainte Christine B. aura, en tout cas fait un admirable effort pour reprendre le dessus sur la canularesque Frigide Barjot, d’ailleurs débordée sur son extrême-droite, par une certaine Bourge qui veut jouer les Printemps arabes (modèle frères musulmans ?).

 

 

* « J’ai moi-même été victime de cette violence inadmissible et monstrueuse des forces de l’ordre, envoyées comme des escadrons de la mort par le gouvernement français contre les familles françaises, contre le peuple français. Forces de l’ordre qui n’ont pas hésité sur ordre du ministre de l’Intérieur, monsieur Manuel Valls, à gazer des enfants jusque dans leurs poussettes ! »

 

Y-a-t-il un après à Saint-Germain-des-Prés ?

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Il n´y a plus d´après
A Saint-Germain-des-Prés

 

Guy Béart aurait-il tort ? car Télérama nous parle de « journalisme d’opinion, tendance germanopratin »*. Comme le rapport direct entre Aphatie – prototype de ce journalisme d’opinion - et les caves enfumées de l’après-guerre, où Boris Vian jouait de la trompinette, est peu évident, faut-il y voir une variante d’un « bobo », pas « baba cool », adepte de la « pensée unique » et de la « bienpensance » ?

 

Ce petit texte envoyé au courrier de l’hebdomadaire, m’a valu une réponse de la journaliste qui avait sorti ce « germanopratin » : Vous avez parfaitement résumé le sens que je voulais donner à ce terme. j'y ajouterais "journaliste assis qui ne sort pas du périphérique, et plus précisément des beaux quartiers arpentés par nos élites, culturelles, journalistiques et politiques." (Emmanuelle Anizon)

 

 

* « On fête quoi chez Mediapart ? » Télérama 27/03/13

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 21:18

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L’imprécateur a encore sévi. Salopard dit un de ses affidés, une très belle expression, commente-t-il. Qu’ils dégagent tous ! là l’ex-sénateur PS se prend pour la papetier de Saint-Céré. Et Mosco qui ne pense pas en Français/français, antisémite… ou pas ?

 

L'AFP avait mal retranscrit. Mélenchon n'a pas accusé Moscovici de ne pas "penser français", mais de ne "plus penser en français". Sauf que mettez une majuscule à Français ("qui ne pense pas en Français"), ce que tout le charabia précédent implique ("tu représentes pas le peuple français quand tu fais ça" parce que Mélenchon, lui, il le représente le peuple ?) : on n'est pas très loin du "Vous n'avez pas assez de terre française à la semelle de vos souliers" de Caillaux à l'encontre de Blum en 1938. (Repris, par un certain Ramette, député PCF, en 1947 envers R. Schuman : "Nous avons de la terre de France à nos souliers, nous !")

 

La diatribe vulgaire du grand imprécateur est d'autant plus bizarre que la taxation des capitaux n’aurait pas dû effaroucher les congressistes. Chypre, paradis fiscal, blanchissant l’argent sale d’oligarques de la grande démocratie chère à Depardieu, soumettant ces énormes sommes à prélèvement, voilà qui aurait dû, sinon réjouir – c’est encore un peu trop timide – mais au moins susciter les encouragements de celui qui clamait « Au dessus de 30 000 €, je prends tout ! »

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Méchanlon et ses séïdes donnent encore et toujours dans l’attaque ad hominem. Mais, si un social-traître dans mon genre a le malheur de riposter, honte et scandâââle ! le grand air de la victimisation retentit !

Entre autres délicatesses, à propos de parlementaires qui ne voteraient pas une loi d’amnistie, on a eu droit à des menaces un peu inquiètantes (on allait les poursuivre jusque dans les moindres villages ! pourquoi pas "jusque dans les chiottes" à la Poutine ?). Méchanlon lui-même affirmait "on va lui [Hollande] tordre le bras en espérant que ça lui fasse assez mal". Pire encore – mais avec lui le pire est toujours sûr – après avoir accusé V. Lurel, l’homme des caraïbes, d’avoir [eu] l’audace de parler d’un mort sur le ton de la blague, avec cet art de la prétérition qui fait tout son charme, il ajoute "Doit-on se préparer à commenter la tête qu’aura "pépère" dans son cercueil le moment venu ? Devra-t-on alors commenter l’état de ses cheveux implantés et celui de ses rondeurs ?" On admire toute la hauteur de pensée du personnage à ce genre de propos dignes de Maryse Joissains-Masini, Maire D’Aix-en-Provence, au ton de harengère.

 

« Mais, finalement, il renoue avec le bon vieux ton des Thorez et Duclos dont Marchais ne fut qu’un épigone. Il n’y a pas pour une canaille politique du genre de X – là vous mettez le social traître de votre choix, Mosco, Hollande, Ayrault… - de mesure unique permettant de juger ce qu’il a dit et fait hier et ce qu’il fait aujourd’hui. X - là vous remettez le social traître de votre choix – a renoncé à se tordre comme le répugnant reptile qu’il est et à siffler comme un reptile ; il laisse maintenant libre cours à ses sauvages instincts d’exploiteur bourgeois »* « qui pense dans la langue de la finance internationale ». Il est sûr que Mélenchon parle le thorézien sans peine – pas besoin de méthode à mimile – quand il qualifie, par exemple, Joffrin de médiacrate social libéral enragé.

 

Mais non, Méchanlon n'est pas antisémite, il est juste con ! (Bernard, Gilbert et les autres me pardonneront ce mot chanté par Brassens et qui est plus bénin que le salopard auquel Moscovici, tête de turc du congrès des bogôs, eut droit). Qu’on veuille excuser l’homme du bas-Poitou pour ce langage un peu cru. Mais il faut se mettre au diapason.

 

* Maurice Thorez qui salissait Léon Blum en février 1940, cité dans « Le petit dictionnaire des injures politiques »

 

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Au fait qui a dit explicitement que Méchanlon était "antisémite" ?

 

En complément, c'est au début, l'Imprecator avec son aiir supérieur, dans son n° classique de l'insulte aux journalistes, à France-Inter, le 26/03/13 :

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 20:53

habemuspapam.jpgLes cardinaux ont  élu un pape qui est contre l'homosexualité, l'avortement et la pauvreté (dit-on). Mais, s’il a su manifester avec violence son opposition à la Présidente Kichner sur le mariage pour tous, il n’avait pas fait preuve de la même pugnacité face à Videla et à la dictature militaire. Au contraire. A tel point que ce rival de Ratzinger, au conclave précédent, semblait complétement grillé. Mais par l’intercession de Chavez auprès du Christ, court-cicuitant le Saint-Esprit, un pape latino-américain accède au trône de Saint-Pierre.

 

Une mouette argentée posée sur la cheminée de la Chapelle Sixtine  : signe annonciateur de la fumée blanche et du pape argentin qui se nommera François, comme celui d’Assise qui parlait aux oiseaux ? On l’aura vu et revu, le volatile.

Puis, 19 h, la fumée gris clair. Mais ensuite, suspense. Les TV d’infos de nous passer des images de la foule, avec quelques gros plans. Un groupe de pélerins qui saute sur place : « qui ne saute pas, ne saute pas,  n’est pas catho », scandent-ils ? Une rumeur qui s’enfle comme au vélodrome de Marseille : est-ce « Satan, satan, on t’enc…. » ? Et ça dure, ça dure… enfin là-haut, derrière les vitres éclairées, serait-il en train de rejouer le film de Nano Moretti ? Ce n’est qu’à 20 h 12 – aucun respect pour les sacro-saints 20h qui ont dû aussi meubler pendant 12 minutes avec les routes enneigées – que Jean-Louis Tauran, le « protodiacre », silhouette rouge tremblotante, a prononcé le fameux Habemus papam, avant de sortir un nom que la traductrice de la Une n’a même pas saisi : Annuntio vobis gaudium magnum ; habemus Papam : Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum, Dominum Georgium Marium Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Bergoglio qui sibi nomen imposuit Franciscum. Bergoglio ? Un outsider à faire rêver les frères Karabatic en quête de paris juteux. Vite les fiches.

 

Suspense à nouveau. Avant que n’apparaisse, comme malgré lui, un papy à la croix de travers comme la cravate de notre François à nous, entouré d’ensoutanés qui semblent lui jeter des regards inquiets. Mais non, pas de panique, il va parler… il ne va pas tarder à parler... il parle et il commence par une petite blague : « la tâche du Conclave était de donner un Évêque à Rome. Il semble bien que mes frères Cardinaux soient allés le chercher quasiment au bout du monde… » Il ne vient quand même pas de Patagonie, le jésuite. Une première. Comme le choix du nom François, qui ne peut que réjouir tous les François, Jean-François, Francis, sans oublier les Françoise, Francine, etc. Pas Nicolas, ça c’est bon pour les tsars et peut-être les popes poutiniens. François d’Assise, bien sûr, disent les vaticanologues. Pourquoi pas François Xavier, co-fondateur des jésuites ?

 

Parce que, le povorello colle avec l’image d’archevêque des pauvres : il déserte le palais épiscopal de Buenos-Aires, se fait lui-même la cuisine (d’origine italienne : on espère que ses lasagnes ne sont pas à la carne des canassons des gauchos), prend le bus ou le métro,  est très proche des pauvres… Un pape ordinaire !

Mais, on ne peut dire que François soit un fringant espoir. Un Cardinal – prudemment anonyme – aurait révélé qu’il était en piste au conclave précédent avec 40 voix, mais qu’il aurait dit qu’il ne se sentait pas prêt. A plus de 76 ans, près de 8 ans après, il s’est donc estimé prêt. Et les Cardinaux n’ont visiblement pas voulu s’encombrer d’un nouveau Jean-Paul II qui a occupé le trône trop longtemps.

 

GOLIAS : digitum in oculum

 

Golias, dans un article de mai 2010, considérait que le Cardinal Bergoglio était « définitivement “grillé” » car rattrapé par son passé sous la dictature. Mais dès le 28 février 2005 – au précédent conclave donc – un site d’information argentin, La Red21, rappelait que ce possible successeur de Juan-Pablo II s’était sans doute compromis avec les généraux argentins. Il s’appuyait sur un livre de Horacio Verbitsky, “El Silencio”, qui conte les liens entre la hiérarchie ecclésiastique argentine et la dictature sanglante des années 70 et notamment ceux du sommet de l’église avec la Marine qui gérait le centre de tortures et d’assassinat qu’était la Escuela Mecánica de la Armada (ESMA).

Parmi les victimes des religieux-ses fidèles aux idéaux de Vatican II. La complicité des prélats alla jusqu’à vendre une propriété ecclésiastique dans une île pour permettre aux tortionnaires de déplacer leurs victimes pour échapper à une inspection de la ESMA par la Commission interaméricaine des droits de l’homme en 1979.

 

Jorge Bersoglio, à l’époque Provincial des jésuites, est mis en cause dans les cas de deux prêtres, jésuites comme lui, Orlando Virgilio Yorio et Francisco Jalics. L’article argentin de 2005 se concluait par : «En 1977, ils exerçaient leur ministère dans les quartiers misérables de Bajo Flores. Ils ont été enlevés. Bergoglio a prétendu avoir demandé leur libération. D’après Verbitsky, le jésuite aurait joué un double jeu. Recommandant à ses collègues de s’adresser à l’évêque de Moron, Mgr Miguel Raspanti, pour trouver refuge dans son diocèse, il écrivit en même temps une lettre à Raspanti, négative à l’encontre des deux religieux. Même libéré, il aurait poursuivi Jalics de sa vindicte. Il s’était réfugié aux Etats-Unis. Bergoglio se serait opposé à son retour en Argentine ! Et il l’aurait fait savoir aux évêques argentins susceptibles d’accueillir le religieux dans leurs diocèse : Sería bueno que los cardenales que se reunirán en Roma, antes de que digan “papa habemus”, lean lo que revela Verbitsky. Mais le livre n’a pas dû être traduit en latin. Et Golias s’est mis le digitum in oculum, en croyant le jésuite grillé !

 

Chavez a remplacé le Saint-Esprit

 

L'intervention de Nicolas Maduro se situe vers 6mn 55 s

 

Tout cela n’était sans doute que calomnies impies. Si le conclave a désigné un pape latino-américain c’est grâce à Chavez ! "Nous savons que notre commandant est monté aux cieux, et qu'il se trouve face au Christ. Il a fait quelque chose pour influencer le choix d'un pape sud-américain.", a déclaré M.Maduro, Président par intérim du Venezuela, lors de la cérémonie d'ouverture de la foire internationale du livre à Caracas. "Il pourrait même aller jusqu'à convoquer une assemblée au paradis pour changer l'Eglise sur terre, afin que le peuple, le vrai peuple du Christ, dirige le monde", a poursuivi l'héritier politique de Chavez.

 

Mélenchon, qui a repris les basses calomnies que j’ai honteusement relayées, n’a plus qu’à battre sa coulpe et se couvrir la tête de cendres.

 

 

BONUS

 

 

 

 

En super bonus

 

 

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