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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:19

Le premier qui dit la vérité,
Il doit être exécuté.

Noah-potion.jpg

Noah a-t-il-dit « la » vérité ? En tout cas l’exécution n’a pas traîné !

Outre de petites perfidies sur une possible propension à l’abus des produits de la treille (ce qui prouverait au moins qu’il respecte les traditions nationales chères à M. Guéant), il a eu droit à des attaques sur … son fils. « Yannick Noah n’est pas bien placé pour parler de cela. Son fils joue en NBA où on ne fait pas de contrôle anti dopage. » riposte David Ferrer. Tonton Nadal est très colère, alors qu’il affiche en général un calme olympien. « Ce type croit que tout le monde est comme lui [autrement dit il s’est dopé]. Cela me choque qu’une personne d’une honnêteté douteuse (sic) se permette de parler en mal des sportifs espagnols.[…] Moi, on m’a souvent dit des choses sur lui… » Lesquelles Tonton Toni ? C’est le chanteur J.-L. Murat –un spécialiste – qui nous le révèle : « Ce n’est pas un champion lui : il a gagné Roland-Garros chargé comme une mule en 1983, tout le monde le sait ». Pas moi…

yannick-noah.jpg

Bien sûr que ce billet, fort bien tourné, relève de la provocation.

L’épisode du basketteur doté naturellement d’un taux de testostérone à la DSK relèverait du canular. Et Le Monde est payé pour savoir – ou plutôt va devoir cracher au bassinet, condamné à 15 000 € d’amende – que le Barça n’a pas fricoté avec le douteux Docteur Fuentes. Ce gynécologue de formation a accouché de champions cyclistes, comme Delgado et d’autres. Parmi ses patients, un autre cycliste – la pédale était son champ de soins préféré – qui continuait sa croissance à 25 ou 26 ans. «Je sais ce qui s'est passé aux JO de Barcelone en 1992 et je suis une boîte de Pandore qui, si elle s'ouvrait un jour, ferait tomber le sport (...). Je me tais, mais je parlerais bien pour couler tous ceux qui sont mêlés à ce petit monde», a expliqué Cristina Perez, ancienne championne espagnole d'athlétisme et épouse du Docteur, en 2008. Faut-il ajouter, alors que des poches de sang nominatives avaient été saisies dans la voiture de Fuentes, que les poursuites ont fait pschitt !  


Et quand Noah compare la suspicion qui s’abat sur la Dame Longo, toujours sur la selle à l’âge où décédait Jacques Anquetil, avec le cas de Contador, il fait mouche. Longo n’a pas respecté l’obligation de donner son emploi du temps (pour des contrôles inopinés). Contador, lui, a été contrôlé positif d’une substance que le corps humain ne fabrique pas. La fédération espagnole de cyclisme l’avait blanchi, dans un 1er temps. Il passe devant le tribunal arbitral du sport. L’affaire est décortiquée avec humour mais précision par Clément Guillou.


Faut-il conclure, comme le fait le chanteur, qu’il faut autoriser le dopage ? Notre sous-ministre des sports s’en est indigné. On peut supposer – mais c’est de la pure médisance – qu’on lui avait fait apprendre les belles phrases ronflantes qu’il a dévidées au départ, car ensuite, son propos est devenu plus décousu au 20 h de France 2. « Les difficultés de la lutte contre le dopage ne sauraient justifier sa banalisation, mais  doivent au contraire conduire à une lutte encore plus acharnée, dont on mesure chaque jour les avancées ». Du Bossuet, au moins pour la longueur de la phrase !


Sa mise en cause de la seule Espagne – qui n’a pas besoin de cela, maintenant qu’elle s’est donné comme chef Rajoy, le rabat joie – est injuste. Une contre-attaque sur nos handballeurs était d’autant mieux venue qu’à une certaine époque ils étaient surnommés les « barjots », ce qui laisse sous-entendre qu’ils pouvaient être sous acides ! Ben Johson n’était pas espagnol. Ne parlons pas des championnes de natation de l’ex-RDA. N’évoquons point non plus le baiser à la poudre qui jeta un injuste soupçon sur un de nos nombreux espoirs toujours décevants du tennis tricolore…


Alors « Arrêtons l'hypocrisie. Il faut bien sûr respecter la présomption d'innocence, mais plus personne n'est dupe. » Sauf Douillet.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 18:50

Jean-Luc-Melenchon2.jpg

 

Mélenchon est-il à la gauche, ce que le FN est à la droite ?


Copé qui se croit autorisé à parler « au nom de la France » exigeait que F. Hollande arrête les négociations avec les Verts sur le nucléaire : les deux partis sont « en train de négocier sur le dos des Français » ! Mélenchon n’hésite pas à aller encore plus loin dans l’infamie « D’un côté, François Hollande décide tout seul qu’il continue le nucléaire ; de l’autre côté, des gens catégoriques disent "il faut sortir du nucléaire". Puis on s’aperçoit qu’ils échangent des centrales nucléaires contre des circonscriptions. Tout cela sent beaucoup la carabistouille»


Pour avoir osé commettre un article sur « La vraie nature de Mélenchon », je me suis attiré une salve mélenchoniste. Avec une bonne foi sans égale, les fidèles du lider maximo (allusion aux admirations latino-américaines de l’ex sénateur socialiste qu’ils feignirent de ne pas comprendre) prétendaient que leur candidat, lui, ne se livrait pas à de basses attaques contre celui désigné par la primaire citoyenne.


La preuve ! « Hollande et Sarkozy sont deux hommes d’un autre temps. » « Ici, la ligne de Hollande est incapable de rassembler une majorité populaire pour battre Nicolas Sarkozy. » « Il enrobe de bons mots et de petites blagues une obstination sociale-libérale depuis ses textes de 1983*. » « À présent, à gauche, pourquoi choisir, pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ? » On note au passage que Hollande est beaucoup plus dans la ligne de mire que Sarkozy dont il dit : « Je n’ai jamais cru qu’il était battu d’avance. »


Mélenchon est objectivement, comme disait le PCF de la grande époque, l’allié de Sarkopé. Et, il a de fait des raisons objectives de tirer à boulets rouges – bien sûr – sur le PS. Raison à court terme : le vote utile dès le premier tour lui serait fatal et donc, pour l’éviter, son adversaire n’est pas Sarkozy, mais le candidat issu de la primaire citoyenne. Raison à plus long terme : une nouvelle défaite de la gauche de gouvernement aboutirait, pense-t-il, à un total délitement du PS, sur les ruines duquel son PdG pourrait réellement exister et faire triompher son héros en 2017.


Mes mélenchoniens dans mon honteux papier précité mettaient en avant le programme du Front de Gauche (la « vraie »). Qui s’opposerait à une augmentation massive du SMIC, à ce que la BCE joue son rôle de banque centrale, à ce que l’on s’attaque aux « requins de la finance », à une justice fiscale ? Sauf que, il ne suffit pas de dire « au de là de X euros je prends tout » ; il ne suffit pas, avec une quinzaine de militants et un panier d’andouillettes, d’envahir les locaux français de Moody, pour terroriser les agences de notations ; il ne suffit pas de dire que la France s’est inclinée devant l’Allemagne, pour que le rôle de la BCE change, etc.


Il est plus facile de jeter l’anathème sur Hollande… au risque de refaire passer Sarko !

 

* Ce 1983 est mystérieux, puisque, à l’époque, F. Hollande était au cabinet de Max Gallo, porte-parole du gouvernement et JL Mélenchon était secrétaire fédéral – Mitterrandiste – de l’Essonne.

 

Nouveau cadeau "Bonus" : un article scanné sur le n° historique de Charlie-Hebdo, le n° 1011 du 02/11/11

 

Mélenchon Le candidat AAAAA

La révolution réduite à un happening.

 

Le 21 octobre, M. Mélenchon, une quinzaine de militants et un panier d'andouillettes  de   l'«AAAAA» (« Association amicale des amateurs d'andouillettes authentiques ») ont fait irruption au siège de Moody's. « On était venus repérer, raconte Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. C'était tout ouvert, sans vigile. » Une expédition héroïque a donc été décidée. Toutes les télés ont été prévenues, et, après que les militants eurent crié  "A, A, A, nous ne sommes pas des andouillettes !" , M. Mélenchon a fait un discours dans le hall, où il a dit: « L'agence Moody's prétend qu'elle va surveiller le peuple français, le peuple français l'informe qu'il surveille Moody's. »

 

Cette phrase est inexacte et stupéfiante.

 

Inexacte parce que Moody's ne surveille pas le peuple français, mais l'état des finances du gouvernement français, ce sont deux choses différentes. En outre, c'est le gouvernement français lui-même qui, de concert avec les autres gouvernements européens, a poussé le culte de l'orthodoxie financière jusqu'à permettre à ces agences de l'évaluer. S'il y a donc une action à mener, elle doit viser le gouvernement et non les agences de notation.  

 

Cette phrase est aussi stupéfiante parce que M. Mélenchon ne dit pas « j'avertis Moody's ». Il dit : « Le peuple français avertit Moody's. » Voir cet homme, sans être mandaté par le peuple, parler au nom du peuple, suscite un effet étrange, entre le malaise et le comique. C'est comme si M. Mélenchon tout d'un coup se mettait à décréter l'état d'urgence ou à faire la circulation dans les rues. Avez-vous été consulté sur cette intervention ? Moi non plus. Par ailleurs, les gens qui travaillent chez Moody's ne sont-ils pas français ? Ne font-ils pas partie du peuple français? Je vous vois venir: ce sont des « ennemis du peuple », des traîtres ! Et à ce titre ils méritent qu'on leur fasse violence, qu'on entre chez eux sans invitation pour les menacer (de quoi, d'ailleurs ?) : on voit ainsi M. Mélenchon lever la tête et, foudroyant du regard des employés invisibles, cachés dans les étages, avertir: « Tenez-vous-le pour dit ! Nous vous tenons sous surveillance et vous nous reverrez encore souvent ! » II ne sert à rien de nier qu'il s'agit d'un acte de violence, comme s'y essaie Leïla Chaibi : « Une action non violente et rigolote » (si on disait à Mélenchon qu'on avait trouvé son discours « rigolo », il ne serait pas très content). Mais ce n'est pas la première fois qu'un défenseur de « l'humain » pousse l'amour de l'humanité jusqu'à la violence.

 

Chaque fois que quelqu'un, sans mandat du peuple, prétend parler au nom du peuple, on se trouve dans une logique révolutionnaire. Ainsi, en novembre 1793, alors que le bourreau dressait la guillotine au Champ-de-Mars pour exécuter l'ancien maire de Paris, Bailly, parce que c'est là qu'il avait fait tirer sur la foule deux ans plus tôt, « une vingtaine de meneurs [...] déclarèrent que le sol qui avait bu le sang des martyrs ne pouvait pas être souillé par le sang d'un scélérat. Le bourreau objecta les ordres qu'il avait reçus. "Des ordres, dit un des meneurs, c'est le peuple souverain, ton maître, qui a seul le droit d'en donner"».

 

Marx avait remarqué que la Révolution française, tragédie en 1793, avait fait retour en 1848 sous forme de farce. Il ne pouvait prévoir qu'elle serait à la fin mélenchonisée, c'est-à-dire qu'elle reviendrait sous forme de happening. Mélenchon « n'est pas un candidat à la papa », nous assurent ses proches. Peut-être alors un candidat « à la grand-papa », s'il est vrai, comme il le confiait à Charlie, qu'il parle de Robespierre, autre grand « ami de l'humanité », comme de « [son] grand-père ».

 

On nous dira : il s'agit d'une opération de communication, ne la prenez pas au sérieux. Mais, d'un candidat de gauche, on attend un discours qui s'élève au-dessus de la pensée magique (où les agences de notation font figure de fétiches malveillants) ainsi d'ailleurs que du manichéisme opposant les méchants Américains menaçant la paix du monde aux gentils Chinois, victimes des Tibétains.

 

La crise actuelle vient de la pression que les marchés financiers font peser sur les États. Ces marchés n'ont pas besoin d'agences de notation pour mettre la France sous pression. Comment la France peut-elle s'affranchir de cette logique financière, ainsi que de l'orthodoxie liée à l'euro ? Ce ne sont pas des problèmes qu'on résout à coups d'andouillettes.

 

Paul Klein


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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:58

Charlie-hebdoLuz

Je ne sais pourquoi, en lisant Schneidermann, Birenbaum, Marcelle, B. Roger-Petit, j’ai revu le trio de faux-culs Demorand, Guetta et Legrand (De-Gue-Le), au Grand Journal de Canal +, en train de se payer Didier Porte, après sa chronique où il faisait dire à Villepin qu’il empapaoutait le nabot.

 

Mêm’ pô drôle !

 

Passons sur Birenbaum accablé à l’idée d’avoir à soutenir un journal dont les locaux venaient d’être anéantis par les flammes (« J’en ai eu marre d’avance… »). Le propos est totalement décousu.

 

Schneidermann est lui explicite : « Quand on a vu passer (…) la couverture fatale de Charlie Hebdo (…), la question s'est posée: la signaler ou non ? (…) Ce fut non. Pas envie de faire de la pub à cette provocation pas drôle. La dénonciation de toutes les charias, les vraies, les fausses, les réelles, les imaginaires, est un fonds de commerce comme un autre. C'est un placement sans risque (enfin disons, ce matin, sans trop de risque).*** »

Du De-Gue-Le tout craché, avec le « sans trop de risque », pensez-donc, tout l’outil de travail foutu en l’air...

La conclusion est à la hauteur : « Qu'une poignée de cons balance un cocktail Molotov, et l'abstention devient interdite. Nous voilà enrôlés, qu'on le veuille ou non, sous la banderole de la liberté menacée par les cons. Et amenés, (…) à rappeler ceci: oui, on a le droit de dessiner Mahomet à la Une, même si on n'est pas drôle, comme on a le droit de moquer, tant qu'on veut, les imams, les curés et les rabbins, (…) oui, on a même le droit (…) de faire la Une sur la Charia (…) alors que chez nous, en France, à Paris, à quelques stations de métro des locaux de Charlie Hebdo, d'autres cons (se réclamant, eux, du catholicisme) tentent par tous les moyens d'entraver les représentations d'une pièce qui ne leur plait pas, (…) Nous soutenons hautement le droit de Charlie Hebdo à faire la Une sur ces cons-ci, plutôt que sur ces cons-là. C'est dit. On peut passer à autre chose ? »

Pour soutenir, Schneidermann soutient… comme la corde soutient le pendu. Inutile de dire que les commentaires sur Arrêt sur images furent pires encore, avec notamment quelques imbéciles prétendant que Charlie-Hebdo n’attaquait pas les autres religions. Outre que dans le même n° charia une page pratiquement était consacrée aux cathos intégristes évoqués, Charlie venait de gagner un procès intenté par un groupuscule catho-facho  sur son n° spécial-pape.

Charlie-auxchiottes

 

« …que Charlie ne me fasse plus rire devrait, dites-vous, m’empêcher de condamner ? Vous rigolez, là ? Je condamne les atteintes à la liberté d’expression, tiens, comme Voltaire, dans sa scie fameuse : «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.»Je condamne avec la plus grande fermeté, ce qui, venant d’un citoyen comme moi résolument athée, ne mange vraiment pas de pain. »

Là c’est du Marcelle, dont on voit toute la dérision de son prétendu soutien. Comme il fait un parallèle avec les ratichons et cagots qui essaient de saboter une représentation théâtrale, il s’en prend aux « pleurnicheries de Castellucci clamant que sa pièce très chiante, loin d’agresser la religion catholique, ne constituait à son endroit qu’un brame d’amour ». Autrement dit, l’auteur de la pièce essayait en vain d’expliquer aux fanatiques qu’ils n’avaient rien compris à une pièce qu’ils n’avaient ni vue, ni lue ! Marcelle nous a donc produit du super De-Gueu-Le !

Faire parler les morts

Le plus marrant dans le lot fut Bruno Roger-Petit, dit BRP, un transfuge du Post (filiale du Monde) au PLUS (annexe du Nel Obs). Car lui fait parler les morts. Guéant, Copé et même Jeanne-Marine Le Pen, toute auréolée de son brevet de laïcité décerné par Mme E. Badinter, se sont sentis obligés, comme dit Schneidermann, d’apporter leur soutien, évoquant sans doute, comme Marcelle, la « scie fameuse » de Voltaire. « Est-ce que le professeur Choron* aurait accepté cela sans rien dire ? » demande le chapô de l’article.

 

Charb et Luz s’expriment par des dessins mieux que par le verbe, mais ils ont cependant ironisé sur ces soutiens. Et, quant à dénoncer des souteneurs suspects, pourquoi BRP n’a-t-il pas mis en relief les identitaires souchiais, à commencer par Riposte soi-disant laïque ?

Charlie suspects

J’étais tenté de reprendre la conclusion d’un excellent article de Jean-François Julliard (Reporters sans frontières), mais comment résister à la tentation de citer Siné-mensuel : « Bien que nos rapports soient assez tendus**, il va sans dire que toute la rédaction de Siné Mensuel trouve dégueulasse et inadmissible l’incendie des locaux de Charlie Hebdo par des extrémistes dégénérés. Nous serons toujours du côté de ceux qui conchient toutes les religions. » En quelques mots tout est dit et nous console des tartuffes qui feignent de soutenir Charlie pour mieux le descendre.

 

* Je ne suis pas sûrs que les jésuites Birenbaum, Schneidermann, Marcelle et B. Roger-Petit trouveraient drôle Harakiri, le seul, le vrai, le mensuel des années Pompidou-Marcellin.

 

** Siné, lui-même, est plus fielleux.

 

 

Charlie maurice

Merdilège

En cadeau « bonus », quelques extraits de commentaires glanés sur « Arrêt sur images » (@si) et sur le + du Nel Obs. En principe donc des internautes sélectionnés, puisque @si est un site payant et le + oblige à avoir un compte fesseubouqueu ou touiteur pour, en principe, trier le lecteur (depuis peu les abonnés aussi peuvent s’inscrire directement, miracle).

Certains de ces commentateurs, qui se la jouent porte-parole du « peuple », font partie de l’agence de notation de la « vraie gauche », la seule à pouvoir attribuer le AAAAA et vous décorer de l’ordre de la grande andouillette gauchesque (proche de l’ordre de la grande gidouille ubuesque).

NB Les pseudos sont indiqués, les patronymes – souvent faux d’ailleurs – ne comportent que les initiales. Les extraits sont parfois tirés de plusieurs commentaires du même auteur, certains étant particulièrement logorrhéiques ! Il s’agit de copiés-collés : ortografe et saint-axe d’origine.

@si

> ce Charlie que je ne lis plus depuis qu'il a choisi de surfer sur la vague anti-Arabe qui sévit en France depuis quelques années, s'acoquinant pour ce faire avec de très droitiers danois et s'emplissant les poches par la même occasion Ndjocka

> des provocations ras-du-gazon entraînent des réactions ras-du-gazon Djac baweur

> C'était une entreprise de marketing. Tant que l'enquête n'est pas bouclée, il est difficile d'affirmer quoi que ce soit et de crier à l'attentat à la liberté d'expression. Il est possible que ce soit plus compliqué que ça. Yanne

> Une seule religion semble déranger les rigolos de Charlie : les musulmans.
Un peu comme le gouvernement. Dont le big boss nous rappelle que la France est un pays "de tradition chrétienne". Non mais sans blague. Je me demande si à Charlie ils auraient eu la niaque de mettre en une : dalaï-lama hebdo, ou torah hebdo...
Mais ils sont pas antisémites, chez Charlie, la preuve : ils ont viré Siné. Et ils défendent les tibétains... Alors.. Sans doute Charlie avait-il besoin de pognon, voilà donc une occase de faire parler de lui, après l'affaire des caricatures de Mahomet. Ce qui est dommage, à mon avis, c'est que Charlie soit rentré dans le rang des bien-pensants, et écrive désormais dans le sens du vent... à la place des journalistes de Charlie, je serais très mal à l'aise d'être soutenue par toute la clique d'extrême droite. En tous cas, la rédac de Charlie doit être vraiment aux anges d'être "soutenue" par Marine Le Pen et consorts... Gavroche

> Cette union sacrée entre ceux qui s'attaquent à l'Islam au nom de la laïcité et ceux qui s'attaquent à l'Islam au nom de nos (prétendues) racines chrétiennes est en effet assez bizarre... et très dangereuse, car on peut parier que ce qui va surnager de cette confusion et emporter le jackpot, ce sont, bien entendu, nos fameuses (et fumeuses) racines chrétiennes. Cultive ton jardin

> Du story telling discount.
Une blague pourrie.
Un dessin bâclé.
Des cocktails Molotov, plus cheap ça n'existe pas à part des allumettes. Poisson

> J'ai autant de mal à soutenir Charlie dans ses délires islamophobes, que j'en aurais à soutenir Minute ou Rivarol dans leurs délires antisémites. Charlie a fait ce numéro spécial pour provoquer des réactions violentes de la part des extrémistes musulmans. Ils ont réellement souhaité ce qui leur arrive, ça faisait partie de leur stratégie. G. M.


> Charlie Hebdo, plus personne n'achetait ce torchon d'où cette une, bien entendu sur les Musulmans, c'est une manière de se faire de l'argent...
Charlie Hebdo comme les extrémistes de droite ont un point commun, ils s'enrichissent sur le dos des immigrés sous prétexte de liberté d'expression... Sémir

> Et si finalement cet incendie était une aubaine ? Et si c'était l'effet recherché ? Et si on attendait le résultat de l'enquête ? Le fiscalite

> Charlie nous enfume. Charlie la bonne conscience à deux balles. Charlie qui sait qu'une fois le processus engagé, ce sera le bordel absolu, la foire d'empoigne. Mais putain, que faut-il avoir dans le ciboulot pour se laisser entrainer dans de telles situation.
Charlie tu ne nous plais plus, mais alors plus du tout. C. A.

> La liberté d'expression a bon dos, fort d'avoir gagné son procès pour les caricatures de Mahomet infectes, moches, pas drôles, Charlie Hebdo récidive. Bysonne

> Le blasphème est dans la volonté de l'équipe de charlie de faire un buzz * commercial , préparé de longue date , sur le dos des Tunisiens ,
Le blasphème est dans la solidarité journalistique sans nuance : parler de liberté d'expression au lieu de signaler la grossièreté d'un humour ** qui a disparu de ce journal  Mona 

> est-ce qu'une vilaine caricature dans un journal satirique, par sa facture grotesque si semblable à celle du juif sous Vichy ne saurait évoquer les dérives du feu Crapouillot? Après l'intervention très controversée de l'OTAN, Il semble qu'ici la cible de la moquerie crée un fâcheux malentendu qui touche plus à l'image du monde arabe en lutte, qu'au caractère religieux. P. N.

Le + du Nel Obs

> Les Faux Subversifs de Charlie Hebdo hébergés par le "Groupe Rotschild / Libération / Demorand", la boucle est enfin bouclée et tous les masques de la Manipulation tombent. Que vous le vouliez ou non, sans cette affaire qui tombe à pic, ce journal était au bord de la faillite. FreezBee - Treize - XIII

 

> Me lever de bon matin pour entendre MM. Guéant et Mougeotte appeler à l'union sacré derrière l'ancien journal de M.Val, et bien que voulez-vous, je me suis dit : mon petit père, tu n'es plus un bisounours, cette histoire pue la provocation; et je n'ai pas encore changé d'avis. P. G.

 

> si Charlie Hebdo n'a plus de corps, il n'a plus non plus d'esprit.
Claude "Maximilien Aue" Guéant a embrassé sur la bouche l'opîme dépouille : on peut la jeter maintenant à la fosse commune...P.L.

 

> on ne peut pas rire d’israël et des sionistes.
Alors pourquoi peut t on rire d'une religion sachant que attisera la colère et la haine de millions de musulmans ?
Lorsqu'on provoque une personne dans la rue en ce moquant de sont appartenance religieuse, avec un peu de chance il ne nous cassera pas la figure.
Mais faire sa a grande échelle dans un média, a quelques centaines de millions de musulman sur terre, c'est forcé qu il y en ait un parmi eux que sa ne fasse pas rire et qui en vienne au mains Lynxd Islamd

 

> leur "humour" n'a plus rien de subversif et faire rire gras, au premier degrés les beauf et les fashos

as-t-on le droit de penser que Charlie est passé de l'autre coté du manche que le titre "charia hebdo" est de l'humour gras qui plait avant tout aux beaufs, aux racistes ordinaires que nos compatriotes de cultures musulmanes doivent se coltiner tous les jour au boulot ou dans les bistrots?

N'importe quel enquêteur ayant un minimum de bon sens envisage toujours comme une hypothèse solide l'incendie volontaire. Attention, je n'accuse pas, je n'en sait rien, pas plus que n'importe qui, mais je m'étonne cependant que 100% des chroniqueurs foncent dans le scénario criminel alors que statistiquement dans pareil cas, le scénario "volontaire" est quand même assez courant.
Ca manque cruellement d'équilibre et de recul tout ça! Blabla 4444

 

> A qui profite le crime... ventes dopées, pub internationale gratuite, seul du matériel assurable touché... j'attends d'en apprendre + avant de juger. VC

> En fait, il y a un réel problème de fond dans ce qu'a fait le Charlie Hebdo, cela concerne l'étiquette "Liberté d'expression" qu'on lui colle. Ce problème est que, la liberté n'existe pas réellement. Si liberté et démocratie signifient : " dire ce que l'on pense et faire ce que l'on veut " Alors il y a une énorme confusion avec le mot " ANARCHIE " Atom Light

 

> Entre "pour un droit au..." et "utiliser ce droit"...il y a quand même un monde. Personne n'est obligé de blasphémer, non plus. On peut rire des chansonnier, de l'humour, même un peu poussé, mais faire "exprès" de blasphémer parce que c'est un droit... c'est une question d'éducation aussi.
Il me semble nécessaire de garder tout de même un minimum de décence. E. M.

charlie pape

 

Pour finir une petite attaque me visant (avec une pseudo traduction bretonne du prénom) : le petit faraud qui prône l’anonymat s’est fait remonter les bretelles par une autre intervenante :

 

Déjà que pour mettre son vrai nom sur un blog pareil, doit pas être futé le JeanFanch..ou bien y croise pas les DRH... Jakez P.

Tragique épilogue le 7 janvier 2015

*** Sans vergogne, le même Schneidermann qui, donc, affirmait, après l'incendie des locaux de Charlie-Hebdo, que la dénonciation de toutes les charias était un placement sans trop de risque écrit maintenant : "On pouvait estimer que les dessins de Charlie flirtaient parfois avec l'islamophobie. On ne s'en est pas privés ici. On ne le regrette pas." Comme si les accusations assez abjectes de faire de la lutte contre les fanatismes un fonds de commerce relevaient du débat.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 15:14

AMontebourg liberation 11-10 11Arnaud Montebourg ou de l’art de gâcher une belle percée en se laissant griser par son verbe !


Ah ! il ne se sentait plus pisser – pardon parler – le bel Arnaud, invité de Pujadas. Ce n’était même plus cet air d’autosatisfaction un peu puéril qu’il affiche habituellement. Il le doublait d’un profond mépris pour les deux concurrents qui l’avaient pourtant devancé au 1er tour de la primaire citoyenne. « Les deux candidats impétrants », il nous l’a ressorti quatre ou cinq fois, avec une insistance qui prouvait qu’il avait préparé sa vacherie. Aubry, Hollande, ce n’était pas « bonnet blanc et blanc bonnet » mais « les deux faces de la même pièce ». Et il ajoute : " je ne sais pas s'ils sont capables, l'un comme l'autre, de se dépasser eux-mêmes et d’aller vers les Français qu'ils n'ont pas convaincus". La droite n’a même pas besoin de chercher des formules chocs contre la personne qui sera désignée dimanche prochain !


Question de se dépasser, il s’est surpassé avec un entretien à Libé ! « J’ai pu proposer des idées innovantes et des solutions nouvelles de nature de nature à faire bouger la gauche. La société s’est engouffrée(sic) dans cette offre politique. » Là ce n’est même plus un melon, mais une citrouille et les mollets ont dû faire craquer les bas de pantalons ! D’autant qu’il poursuit en prétendant avoir pris des voix au Modem, aux sarkozystes, au NPA, à Mélenchon, à Chevènement et même à l’extrême-droite et aux gaullistes, sans oublier des écologistes et des radicaux de gauche.


Et de se réjouir, vis-à-vis des deux finalistes : « Je les ai mis en minorité et ils sont tous les deux en difficulté ». Et jeu assez classique, alors qu’abandonnant toute la retenue dont il avait preuve pendant les débats, il tape à bras raccourcis sur Aubry surtout et sur Hollande, il joue les victimes. « Ils ont une vision retardataire de la situation économique et sociale », « Ce sont des dirigeants fermés aux idées nouvelles ! Ils risquent de faire perdre la gauche ! » Voudrait-il faire perdre le ou la candidat-e de la gauche désigné(e) le 16 octobre et, ainsi, ruiner la primaire citoyenne qu’il a lui-même initiée, qu’il ne s’y prendrait pas autrement.


Ceux qu’il appelle « mes électeurs », il n’en est heureusement pas propriétaire, comme tous les participants du 1er tour, ils veulent eux que la gauche gagne pour les débarrasser de Sarkozy et sa clique !

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 18:02

Clemenceau à qui l’on prête cette saillie, à propos de Félix Faure, mort dans l’exercice de ses fonctions, pardonnera cet emprunt un peu amodié.

dsk-jt-tf11

Donc DSK a subi la question ordinaire – mais pas extraordinaire – de la dame Chazal sur télé Bouygues. Fidèle à un double principe – ne jamais regarder TF1 et, en disciple de Tristan Bernard, ne jamais regarder les émissions que je critique, car ça pourrait m’influencer – j’ai fait confiance aux réactions, complétées par les extraits de l’émission sur les autres chaînes, pour savoir de quoi il retournait.


Une féministe d’abord, sur France Inter, qui reprend une affirmation lue sous la plume vénérable de Baubérot, comment une relation consentie, entre deux personnes qui ne se connaissent pas, a-t-elle pu avoir lieu en 8 mn ? Mais on peut riposter : comment une jeune femme de 32 ans d’apparence robuste a-t-elle pu se faire imposer une fellation par un homme, massif certes mais de 62 ans, en aussi peu de temps ? Le mystère de le suite du Sofitel reste entier !

Cette fraction féministe, qui continue de manifester massivement (une cinquantaine), me rappelle « Ni putes, ni soumises » manifestant devant le siège du PS au moment du vote de la loi anti-niqab. Pour elle DSK, le richissime blanc, directeur du FMI, est coupable, forcément coupable ; la plaignante noire et femme de ménage ne peut qu’être victime. Foin des preuves et de cette présomption d’innocence fruit du droit bourgeois et machiste.


Des réactions convenues

Pour le reste des réactions, à droite rien de nouveau : "DSK a TF1 un vieux comédien insincère et finalement terriblement indécent". D. Bussereau*, "Numéro de communication bien réglé. très préparé. Mais tellement surjoué !" N. Dupont d’Aignan. Sans oublier le phénix du Poitou,  Jean-Pierre Raffarin : "DSK sur TF1 : plus à l'aise pour afficher sa compétence que sa sincérité". Christ-hi-han Jacob a trouvé l’émission pathétiqueet son maître Copé dérisoire et triste.


Du côté du PS, tout aussi prévisible, sauf Montebourg qui fait plutôt dans le style Copé,  on est pressé de tourner la page, et ses amis, enfin ceux qui ont le courage de s’afficher encore comme tels, l’ont trouvé bon. « Son intervention remarquable était pleine d'émotion et de justesse. » (J. Lang).

Il manque l’inévitable radio-trottoir  qui nous dirait ce qu’en pense le sage homme de la rue (mais peut-être l’ai-je raté, en m’attardant sur Euronews qui donne parfois des nouvelles des restes du monde).


Les dents gâtées de DSK

Pour compléter, en bon bobo du bas-poitou (espèce rare) abonné d’Arrêt sur images, je n’ai pas été surpris par le mot quotidien de D. Schneidermann, qui ferait passer Gisèle Halimi pour une modérée dans l’anti-DSKisme. Au départ du super Copé ; mais, information totalement inédite, j’ai appris que les dents du bas de DSK étaient gâtées ! C’est bien connu, la pipe gâte les dents. Il ajoute que c’est le  « seul détail discordant avec la créature photoshoppée qui jouait au Grand de ce monde détrôné par un destin injuste. Et tandis que déroulait ses fastes, sur le pont supérieur, le numéro parfait qui amusait la croisière, les chicots du bas, rebelles, mal-pensants, archaïques, moyen-âgeux, limite hétérodoxes, totalement a-présidentialisables en tout cas, jouaient leur partition propre, suggérant l'aveu grimaçant… » Depuis l’incisive limée de Mitterrand, ce doit être un exemple unique de commentaire dentistique.


Eh bien cela, les douze millions et quelques de téléspectateurs, qui n’ont pas l’acuité visuelle du patron d’Arrêt sur images pour scruter la bouche gorgonesque de DSK, ne l’ont certainement pas perçu.


Et, si j’ai bien compris, le message était clair : bon, d’accord j’ai fait une connerie (une « faute morale », politique plutôt), mais je l’ai payée comptant ; pour le moment je suis sur la touche, mais on aura sans doute besoin de ma compétence un jour.

Au fait, pendant ce temps-là l’Espagne battait la France en Basket et l’OL marquait deux buts à l’OM (Tapie reviens !).

 


* A noter que bubusse qui traite DSK de vieux n’a que 3 ans de moins… 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 18:10

Le + est un site annexe du Nel Obs, inspiré par Le Post, annexe du Monde, à qui il a d’ailleurs emprunté quelques chroniqueurs. Il publie des articles de ses chroniqueurs-invités et de contributeurs lambda. Pour envoyer un article ou faire un commentaire, il faut être inscrit à partir d’un compte fessebouc ou touitteur. En principe pour que le site soit sûr de l’identité des intervenants. Cependant, les anonymes aux pseudos débiles, style Alain Sudson-Plingrey, sont nombreux. Les articles proposés ne paraissent que si ils ont été sélectionnés par un membre de l’équipe du +. Certains ont l’honneur d’être mis en avant, voire de paraître dans le site officiel du Nel Obs. Aucun critère de sélection n’est affiché.

 

Passons sur le palmarès-gag des + actifs, véritable prime à la logorrhée où l’on voit briller un C. S. qui fait du commentaire à pleins caddys (il va bientôt atteindre les 3000 : ça oscille entre le troll et les propos de comptoirs). Une responsable saisie à ce sujet m’a répondu que le classement reposait sur des algorithmes, comme si cela était un critère irréfutable. Pourquoi pas un palmarès du pseudo le + ridicule, le + débile.


Plus intéressant sont certains articles, sélectionnés et même mis sur le pavois du site classique du Nel Obs (temps réel). Ma sélection est, bien sûr, subjective et, sans doute, incomplète, puisqu’elle ne porte que sur mes centres d’intérêt.


-Vilepin

Commençons par le plus bénin. Son titre même relève du gag : Clearstream : Villepin relaxé, aurait pu être mis en cause.

En fait, un titre remanié, le 1er annonçant que la Cour d’appel pourrait rejeter la relaxe de Villepin. Un long réquisitoire concluait quasiment à la culpabilité de l’inculpé. Ce qui m’amenait à ironiser : "Attendez-vous à savoir que" la cour d'Appel condamne de Villepin ! On a ressuscité Geneviève Tabouis et ses dernières nouvelles de demain, que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Une forme un peu perdue du journalisme, le journalisme de prévisions !
Donc de Villepin fait partie des présumés coupables... (c'est bien ce qu'avait affirmé Sarkozy).

Mais cette Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitoires du Parquet et a prononcé la relaxe. Marrant, après les 1ères nouvelles de demain, quand ce demain devient un aujourd'hui et que la cour d'appel a rendu son verdict, même article mais du coup on entre dans un autre espace journalistique : le ce qui aurait pu se passer si...
A noter que l'auteur (ou sa sélectionneuse) n'a même pas fait la petite mise à jour de la conclusion, pour être en phase avec le nouveau titre et le chapô : "La Cour d'Appel pourrait suivre mercredi 14, les intentions du parquet de la Cour d'Appel. Dans cette hypothèse, y aurait-il un pourvoi en cassation ?" conclutl'article. Or, dans le chapô on lit : "La relaxe de Dominique de Villepin a été confirmée par la Cour d'Appel", nous ne saurons donc jamais si Villepin aurait fait appel en cassation....
Comme quoi la prophétie est un art difficile, surtout quand elle porte sur l'avenir...

 

-F.Hollande

Anti-PS tu perds ton sang-froid !

 

Bien pire hélas, avec Le PS, post-scriptum de l’Histoire ?, écrit par un philosophe auto-proclamé.


Certains se souviennent peut-être que le député Jérôme Cahuzac, qui avait prononcé une condamnation argumentée du bricolage, dit plan de rigueur, de Fillon-Baroin, s’est mélangé les pinceaux au moment du vote, le sien et celui d’Hollande. Il a appuyé sur le mauvais bouton. Ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier. Il a demandé que soit inscrit en PS (Post Scriptum) du PV de séance qu’il s’agissait bien d’une erreur. D’où le très philosophique jeu de mots du titre.


La 1ère phrase mérité d’être citée in extenso : « Après DSK, qui préféra, face à l’injonction présidentielle, s’en remettre à la jouissance, voici que Hollande déboutonne sa responsabilité de rigueur et que le Grand Destin du monde, décidément en forme facétieuse ces dernières années, nous révèle une fois de plus qu’il a, en matière de présidentielles françaises, des vues en tout point opposées à celles des sondages. » Après cet incongru « déboutonne sa responsabilité », il poursuit : « son (bouc ?) émissaire se trompa de bouton. » et, pour prouver sans doute qu’il a des lettres, il nous traite Cahuzac et Hollande de Barnebys sans panache. La rectification faite par Cahuzac donne lieu à cette totale imbécilité : « Par Hollande, nous apprenons ainsi que le PS est désormais un Post-Scriptum au bas d’un document de l’Assemblée Nationale. » Rappelons que le pauvre Hollande n’était pas présent. A partir de là, le soi-disant philosophe se lance dans un délire verbal anti-PS : « que reste-t-il au PS à part un certain art du mouvement contre-productif qui nous donne des boutons ? »

Pour conclure, il appellera à une gauche qui définira la vie comme « "une immense efflorescence d’imprévisible nouveauté" (Bergson), pour une France où chaque citoyen sera considéré […]  comme un bouton de rose. »


Que cet article qui partant d’une bourde sans gravité, met en cause bêtement Hollande, pour, sans autre argument, s’en prendre au PS ait droit aux honneurs de ce « + » me semble assez négatif.

 

-SRoyal

Mais il y a pire encore avec Le ménage selon Ségolène Royal.

 

Or donc, dans un métinge, S. Royal dit, à propos des « affaires » en cours  : "Il y aura du ménage à faire. Et ce n'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage". Une boutade qui n’est pas de Dijon, mais de Villeurbanne. Du 2e degré à l’évidence où elle joue sur les stéréotypes machistes. Ça touitte, ça bouze, de bonne foi et plus souvent de mauvaise, la phrase est prise au 1er degré.  


Mini-tempête dans un verre d'eau commence lucidement l’auteure, mais sa lucidité s’évanouit immédiatement. Un flot quasi hystérique d’injures s’abat sur la Présidente… du Poitou-Charentes. vanne moisie, joue les attention-whore, déguisement de Gossip Girl, rigolote, Ségolène Royal, avec sa vanne de merde, l'humour de merde, humour douteux (comparé à celui de Bigard), n'exigeons donc pas d'elle un niveau d'humour supérieur sous prétexte qu'elle est une femme. aussi creuse, stupide et inopérante que ses collègues masculins du parti.

Car bien sûr, la dame qui se dit d’extrême-gauche, toujours avec élégance et nuance s’en prend à donf au PS : autrefois, « sous la croûte médiatique, ça sentait déjà bien fort, mais en ce temps-là, on savait vivre ; et les grosses têtes du parti apportaient un grand soin au décorum[…] prendre les gens pour des cons est un vrai métier. Et les socialistes savaient y faire. » Parlant du PS comme un Parti bourgeois et en col blanc qui ne sait bien sûr pas parler au peuple et notamment aux ouvriers, elle n’hésite pas à évoquer Léon Blum comme Sarko invoque Jaurès.


Pour avoir traité un commentateur – style stakhanoviste du troll – d’alburostre et un autre ou le même de coprolithe parce qu’il était particulièrement orchidoclaste, je me suis vu « modéré »*. On conviendra cependant, qu’il n’y avait aucune vulgarité dans ces propos. En revanche, une petite bourge qui se la joue donneuse de leçon peut insulter très coprophilement et être sélectionnée sur le « + ».

Que l’on rencontre des commentaires de ce style soit – le « + » ne filtre pas ses commentateurs – mais que ce soit un article, non seulement sélectionné, mais mis un moment en une -article dont il n’est même pas sûr qu’il aurait été admis sur Atlantico vue sa vacuité- sur un site annexe du Nel Obs, me paraît quelque peu surprenant.


Mais je n’ai pas dû bien comprendre la ligne éditoriale.


 

* « Vos attaques incessantes et insultes très bien déguisées ne peuvent pas être acceptables ». 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:41

Les « souchiais » laïcards n’ont de cesse que d’imposer des lois nouvelles, voire d’en inventer, contre les Sarrazins. Plus de foulards à l’école pour les écolières ! Plus de voile intégral ! Et Chatel – un nom de croisé ? – de vouloir interdire aux mamans portant un foulard l’accompagnement des gosses en sorties scolaires. Certaines directrices d’école inventent leurs lois leur interdisant d’entrer dans l’école comme les autres mamans. Un lycée s’est même mis en chasse des robes longues baptisées, si l’on ose dire, islamiques. La barbe du même nom est dans le viseur ainsi que certaines tenues des barbus. La police, prétendument laïque, du chiffon n’aura pas de limites…


Mais, quand il s’agit de respecter la loi commune, notre de souche, qui se croit Gaulois, se rebelle : soûlographie sur la voie publique et violations du Code de la route sont ses droits imprescriptibles.


Ainsi, depuis une loi du 23 janvier 1873, « Une personne trouvée en état d'ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics, est, par mesure de police, conduite à ses frais au poste le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison.»

Apero-geant-a-Rennes

Cela n’empêche pas que des milliers de personnes envahissent une ville pour un « apéro géant ». Ainsi à Nantes, 6000 soi-disant fêtards ont investi le quartier Feydeau, mobilisant 370 policiers et gendarmes (certes beaucoup moins que pour le moindre déplacement de l’UMPereur), 100 pompiers, 70 secouristes, le 1er juin 2011. Contrairement à l’an passé aucune mort ne sera à déplorer, mais il aura fallu repêcher un poivrot dans la Loire et décrocher un autre perché en haut d’une grue, sans parler des ivrognes envoyé au CHU. Les maures font petit bras avec leurs prières dans la rue.

 


Plus beau encore, la pantalonnade gouvernementale avec les radars routiers.


« Conformément à la décision du Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) du 11 mai 2011, les panneaux indiquant la présence de radars fixes seront progressivement retirés. » indiquait un décret publié au Journal officiel du 19 mai 2011.

motards-connards

Légitime colère des beaufs à deux roues – d’autant qu’on envisageait d’agrandir leur plaque d’immatriculation et de les obliger à porter un gilet réfléchissant – contre cette atteinte à leur droit inaliénable de faire n’importe quoi en ville et sur route (à commencer par tympaniser les populations avec leurs gros cubes). Rejoints bien sûrs par ceux qu’ils appellent avec mépris les « moutons sur quatre roues ».


depute-des-bouches-du-rhone-richard-mallieRien de ce qui est démagogique n’étant étranger aux parlementaires UMP, 73 d’entre eux, dans une rhétorique hardie, évoquent l’affaire DSK ("A l'heure où les yeux du monde sont braqués sur l'ancien directeur général du FMI, les Français semblent de plus en plus agacés du comportement de leurs élites et notamment des politiques") pour proclamer "ne cédons pas aux sirènes des ayatollahs qui souhaiteraient, à les écouter, un monde sans voiture". Eh oui, pour le fier gaulois Maille, tête de file des défenseurs de la noble cause, si franchouillarde des violeurs de limitations de vitesse, les membres du CIRS, qui cherchent à juguler le nombre des morts sur la route à nouveau en hausse, sont des ayatollahs.  


Scrogneugneu ! s’écria celui qui fait président. Le 25 mai, François Baroin, à l’époque porte-parole du gouvernement a rapporté que Nicolas Sarkozy avait rappelé, lors du Conseil des ministres, sa "détermination" à atteindre l'objectif "d'être en-dessous de la barre des 3.000 morts" par an sur les routes. "Le gouvernement ne reculera en rien ni sur les objectifs, ni sur les moyens. Les panneaux avertisseurs de radar continueront d'être supprimés dans les jours qui viennent",  "Il y a des objectifs intangibles de réduction du nombre de morts, il y a eu un relâchement, ce relâchement n'est pas acceptable et la position du gouvernement est sans faiblesse et sans faille".


La détermination sur talonnettes n’aura duré que le temps de le dire. « La dépose des panneaux de présignalisation des radars fixes est conditionnée par l'installation de radars pédagogiques, dans la zone amont des radars fixes. » Autrement dit, les panneaux vont être démontés pour être remplacés par ces radars pédagogiques beaucoup plus chers à l’achat comme à l’installation et l’entretien. Ces dépenses farfelues ne coûteront rien aux contribuables, affirme Guéant pantalon tombé sur les chaussures, car elles seront payées par les amendes. Sauf que cette recette aurait dû tomber dans les caisses de l’état, au lieu de financer cette pantalonnade.


Cette pitoyable capitulation en rase campagne n’a eu finalement que peu d’échos.

 

N. B. Pas plus que beaucoup d’autres, je ne prétendrais respecter scrupuleusement les limitations de vitesse (bien que le régulateur de vitesses y aide) ; mais quand j’étais potache, si j’avais fait une connerie et que le pion me coinçait, c’était la règle du jeu, je récoltais la colle. J’ai sans doute gardé un esprit potache…

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 20:20

Nouveau départ vers Azrou, dans le cadre de notre micro-Association (AAA)

 

Comme les hôtels du parcours (et d'Azrou) offrent des liaisons, je ne promets pas un silence absolu (bien que probable).

 

Mais avant de partir, je voudrais compisser et conchier, un ministre à la mode sarko (et qui fait un peu gravure de mode), que je me garderai de nommer - ces personnages de bas étages ont les moyens financiers de vous traîner en justice - mais qui ne s'est donné que la peine de naître, et qui vient insulter les pauvres parmi les pauvres, les "bénéficiaires" du RSA. 

 

Ce tartuffe a - si l'on en croit une notice hagiographique dans wikipedia - travaillé avec Martin Hirsch qui l'a renvoyé à sa lamentable manoeuvre politicienne, en service commandé par l'ado attardé qui fait président, en rappelant que les "bénéficiaires" du RSA, ces sybarites à 466 € maxi par mois, ne demandaient, quand ils étaient en état (familial - beaucoup sont des femmes seules avec enfant et géniteur disparu - ou physique) de le faire, qu'un emploi.

 

Mais l'infamie cynique est la marque UMPiste : le maire de notre évêché crotté du Bas-Poitou le démontre quasi journellement avec des petites magouilles de bas étage : une éclatante fidêlité à la ligne Sarkopéïste !

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 16:47

Notre FFF serait-elle devenue finkielkrautienne ?

 
Vous savez le
Finkielkraut, dit Finky, qui confiait à Haarertz en 2005 : « On nous dit que l’équipe de France est admirée parce qu’elle est black-blanc-beur. (…) En fait, aujourd’hui, elle est black-black-black, et on se moque de nous dans toute l’Europe » Après la déplorable campagne d'Afrique du Sud, il y a été aussi de son commentaire sur l’équipe de France de foute, parlant des divisions qui minent cette équipe : « division ethnique », « division religieuse ».


Pour être tout-à-fait fidêle à la pensée (?) finkielkrautienne, la FFF devrait aussi veiller aux racines chrétiennes - chères à celui qui fait président - de nos apprentis fouteux de souche !

 


Mais de quoi je cause ?

Foot Mediapart


Pour ceux qui, rivés à leurs écrans, étaient obnubilés par Kate, William et les royals, précisons. Le site Mediapart affirme : «Pour les plus hautes instances du football, l’affaire est entendue: il y a trop de noirs, trop d’arabes et pas assez de blancs sur les terrains.» Il ajoute que «plusieurs dirigeants de la Direction technique nationale (DTN) (...) de la Fédération française de football (FFF), dont le sélectionneur des Bleus en personne, Laurent Blanc, ont approuvé dans le plus grand secret, fin 2010, le principe de quotas discriminatoires officieux dans les centres de formation et les écoles de foot du pays». Et, pour lever les doutes, Mediapart publie un « verbatim » d’une réunion le 8 novembre 2010.


Les démentis, pour être formels, restent quand même ambigus. Mais non, il ne s’agit que de revenir, à la lueur de la réussite espagnole, sur le choix systématique, dans les centres de formation de foute, de joueurs costauds, au détriment de petits gabarits. Ronaldo plutôt que Messi ? Non, là j’anticipe. Il s’agit aussi de se méfier de bi-nationaux qui viennent manger à la cantine de nos équipes nationales jeunes pour opter ensuite pour leur deuxième nationalité où leurs chances de devenir titulaires de l’équipe nationale sont plus fortes. Si ces bi-nationaux sont quasi exclusivement « noirs ou arabes », ce n’est qu’un hasard.


S’il est un sujet bien plus chaud dont devrait se préoccuper la FFF, c’est l’éducation que dispensent ces centres de formation, en dehors de la seule formation sportive. Ils lâchent sur le « marché » des joueurs complètement immatures, incapables d’une vie sociale normale, aux comportements infantiles. Quant aux « rebuts » du système, que deviennent-ils ? Voilà du boulot pour une DTN !


 

Mourinho pète-t-il un plomb ?

Foot mourinho

Autre grand sujet de débat pour les fouteux, les déclarations de l’entraîneur du Real Madrid, José Mourinho.


Petite digression, avec le ru(g)by : le photogénique Chabal à la voix de basse, la trentaine, a déjà commis (avec un nègre ?) son autobiographie : invité évidemment ici ou là, il déclare que l’arbitrage est nul ; ni une ni deux son club le suspend « à titre conservatoire », la FFR entame une procédure disciplinaire ; apparemment, la liberté d’expression est une notion inconnue dans le monde du ru(g)by (Chabal n’a pas mis en cause son employeur, ni attaqué telle personne).


Revenons à notre arrogant Mourinho. La 3e édition de la rencontre entre les deux grands rivaux le Barça et le Real a lieu à Madrid. Il s’agit de se qualifier pour la finale de la Coupe d’Europe. Normalement l’équipe qui reçoit essaie de gagner. Là, c’est l’équipe visiteuse qui monopolise le ballon. Tel le Luxembourg, les madrilènes sont repliés dans leur moitié de terrain, à l’exception de Ronaldo qui s’époumone à tenter de faire du pressing dans le camp barcelonnais.

Le seul objectif de ses partenaires semble être de casser le jeu adverse, quitte à casser de l’adversaire. Le chargé des basses œuvres, un certain Pepe – mais si ça n’avait été lui, c’eût été un autre – récolte un carton rouge. Agression caractérisée puisqu’il vise délibérément la cheville et non le ballon. Cette expulsion ne calma pas la brutalité délibérée des joueurs du Real, ainsi Marcelo soigne à coups de crampons le mollet de Messi à terre. Abedayor, avant privé de ballon, se jetait bras en avant, pour renverser le porteur du ballon.

Mourinho avait laissé plus de 70 millions sur la touche (Kaka 40 et Benzema 30) mais aussi le projet de vraiment jouer pour celui de faire déjouer. « Je n’aime pas jouer come cela, mais je dois m’adapter à ce qu’on me demande » a lâché Ronaldo. L’entraîneur révélera incidemment son ambition en disant que sans l’expulsion, le match « aurait pu se dérouler pendant trois heures », il « se serait terminé sur un 0-0 ».


Mais loin d’amorcer une quelconque auto-critique, avec sonmessi 0311 insupportable morgue, Mourinho accuse clairement le Barça d’avoir eu besoin des arbitres pour emporter quatre demi-finales, arbitres nommément désignés. Et qui serait à l’origine de ces coups de pouce ? Il évoque l’UNICEF (qui orne les maillots du Barça, partenariat qui non seulement ne lui rapporte pas d'argent mais lui en coûte, Mourinho ne recule devant rien dans l’ignominie), puis le président de la fédération espagnole de foute via l’UEFA.  


Que pensez-vous qu’il arriva ?


Florentino Pérez, Président du Real a-t-il décidé, par mesure conservatoire, de suspendre son entraîneur aux rémunérations pharaonniques et un peu Mou du genou sur l’affaire ?

Que nenni ! Le Barça ayant annoncé qu’il saisirait les instances sportives pour l’évidente attaque diffamatoire du personnage, le Real a promis une contre-attaque pour défendre l’honneur (?) dudit personnage.   


Depuis Mourinho se défend de toute attaque, vu qu’il a mis des points d’interrogations partout (du style « Pourquoi avoir besoin de l’arbitre ? » autrement dit « le Barça pour gagner a besoin de l’arbitre ») : Tartufe peut aussi être portugais.


Amalgame ?


Quoique… entre un verbatim où, s’il est avéré, on dit n’importe quoi et Mourinho qui se croit permis, célébrité aidant, de dire assurément n’importe quoi… le foute est perdant.

 

 

PS Renaud Dély - qui bosse le 1er mai - dans le nel Obs (temps réel), invite à ne pas confondre Blanc et Le Pen : le foute n'est que ... du foute !

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 10:22

petit journalDans les grands classiques, il y a la dénonciation de la « pensée unique » de la « bien pensance », des « bobos », de la « gauche caviar », du « droit-de-l’hommisme » et j’en oublie. En général, le Nel Obs  est considéré comme, un peu, le journal officiel de ces bobos, bien-pensants, etc.


Mais dans les grands classiques aussi, il y a le jeu du chamboule-tout* ! Les kermesses laïques et cathos ayant disparu, il faut rappeler ce jeu qui consistait à viser des caricatures de célébrités avec des grosses boules de tissu : avec suffisamment de force, elles tombaient.


Pour le Nel Obs, en l’occurrence télé Obs (14/04/11), inutile de mettre en cible, par exemple, Jean-Pierre Pernaut : les bobos lecteurs, que nous sommes par définition, ne voient Pernaut que dans les zappages. En revanche, se payer le Petit journal, alors là coco ça va nous les secouer nos lecteurs.


barthesPour secouer, ça secoue, avec un premier article néo-poujadiste de la meilleure encre. « Le tout communication » apprend-t-on serait « devenue la derniére idéologie de politiques ayant abandonné toute idéologie ». Passons sur « le très bling-bling Grand journal » où la séquence Yann Barthès est « devenue le programme phare d’un paf qui s’ennuie ferme » bien que dans le genre clichés in-signifiants ça fasse fort. Mais on retrouve la veine du papetier de Saint-Céré avec « le niveau de la classe politique française, désespérante de conformisme, de reniement et de couardise ». Est cité au passage, un politologue anonyme, pour épingler « les médias traditionnels » et leurs « rubricards ». Mais un maître penseur, Michel Crépu est cité nommément qui juge ce Petit journal « manipulateur ultraprotégé par l’image médiatique. En réalité, contributeur de l’abêtissement général ». Il ajoutera, sublime, « avec leurs méthodes, ils vous discréditeraient Proust en moins de deux ». Que vient faire Proust, dans l’affaire ? il n’y a que Crépu, esprit supérieur, à le savoir.


L’article suivant va d’abord nous expliquer que ce Petit Journal plaît beaucoup à Marine Le Pen (qui le poursuit en justice). Est mentionné, quand même, au passage le discours sur l’agriculture de celui qui fait président, répété au mot près d’un lieu à l’autre. Mais ce n’est pas un exemple unique, et la journaliste ne nous dit pas si Sarkocescu apprécie vraiment Yann Barthhès !


GuillebaudMais le summum est atteint par le PENSEUR du Nel Obs, Jean-Claude Guillebaud. Un penseur très profond, tant ses propos sont creux ! Il va donc dénoncer « le recours généralisé à la dérision** » cette « pluie acide qui cingle continûment le citoyen, le fustige et lui enjoint – sous peine de ringardise – de ne rien prendre au sérieux » Dans le poncif pompeux, il ne recule devant rien, l’éditorialiste. Sauf que, mise à part quelques petites niches d’humour ou de comique (pour ne prendre que France Inter, 3 mn journalière le matin, plus, s’agissant de politique, quelques minutes supplémentaires chez Bern, à la télé, à part Canal +, peut-être « Mon œil » le samedi sur France 2, qui ne donne d’ailleurs pas dans la dérision) où est-ce donc qu’il a vu ce recours généralisé à la dérision ? Mais une fois lancé, plus rien ne l’arrête : la dérision est « un rituel mimétique », la Torah est convoquée, les démocraties populaires invoquée, Bourdieu bien sûr ne manque pas à l’appel : « la dérision est porteuse de « violence symbolique » Et le penseur se mord la queue en reprenant, in fine, la fausse affirmation du début sur la dérision « qui tombe sans arrêt sur les ondes ou colonise les écrans ». 


Ce dossier est, de fait, bien dérisoire. Faut-il rappeler à ses auteurs que personne n’est obligé de subir « la pluie acide » du Petit Journal, même si l’émission est en clair ?  

 

* Jeu auquel s’est adonné le billetiste sportif de Libé en se payant le Barça, croyant ainsi se la jouer celui à qui on ne la fait pas !

 

** Remplacez dérision par satire, noble genre, et la chronique fait pschitt !

 

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