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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 18:36
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Quasi coup sur coup me sont arrivés deux courriers par le biais du « contact » du deblog-notes.

Commençons donc par le plus flatteur, signé Eve et qui a l’obligeance de me signaler qu’elle veut emprunter trois articles pouvant convenir à son prochain blog. J’ai été tenté de répondre à une personne qui me dit apprécier mon blog. Cependant, prudence exagérée peut-être, l’adresse électronique « dreamorizon » ne me disait rien qui vaille.

Cependant, Eve, pour avoir emprunté à un site espagnol l’arrêté cocasse de l’alcade de Sa Porta et bien sûr collecté des dessins de Poulton ici et là, je serais malvenu de refuser des emprunts. Mais si blog érotique il devait y avoir, envoyez l’adresse.

 

 

 

Courriers

Bien que le pseudo de l’expéditeur-trice soit chatoyant  - Diamantina de Mundau : diamantinafrances@orange.fr  - le message précédent était rien moins que flatteur :

« Bom dia

Vous avez une propension naturelle à dire beaucoup de bêtises.

Tout cela avec une prétention rare, ce qui est la marque originelle des nuls.

Apprenez la complexité des faits. »

 

Inutile de répondre à cet-te anonyme coprolithe qui se la joue lusitanophone, si ce n’est en empruntant à Géhèm cette citation de Courteline « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet ».

 

Mais ce peut être l’occasion de repréciser ce qu’est  le deblog-notes. Il serait, bien sûr, d’une « prétention rare » d’emprunter du coup à une éminente personnalité de gauche le titre de ses éditos d’autrefois  « Ma part de vérité ». Mais l’idée est là : exprimer un point de vue. Que je suis prêt à partager le plus largement.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 22:50

 

Soral dût-il en avaler son dentier, Jésus était juif. Eh oui ! peut-être se cache-t-il derrière le complot judéo-islamo-maçonnique qui nous menace. Et, en tant que juif, il a subi une horrible mutilation, la circoncision que s’apprête à condamner Bruxelles : « Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception. » (Evangile de Luc)

 

Or il se trouve que miraculeusement, le saint-prépuce  a été donné, relique ô combien sacrée, au pape Léon III par Charlemagne, lors de son couronnement, le 25 décembre 800. Charlemagne l’avait reçu d’un ange, alors qu’il priait devant le Saint-Sépulcre : double miracle puisque le prétendu inventeur de l’école n’a jamais mis les pieds en Palestine.

 

Ce saint-prépuce, comme les pains d'un autre miracle, s’est multiplié : en Espagne, Saint-Jacques-de-Compostelle ; en Allemagne, Hildesheim ; en Belgique, Anvers; en France Metz, Besançon, Langres, Fécamp, Chartres, ainsi que Coulombs qui se trouve aussi dans le diocèse de Chartres ; la cathédrale du Puy-en-Velay, le monastère de Conques, les églises de Charroux (où l'on faisait également remonter la donation de cette relique à Charlemagne) et de Vebret..

 

Mais ces reliques précieuses ont disparu.

 

Qu’attend-t-on pour lancer de pieuses recherches ? Car, en effet, grâce aux progrès phénoménaux de la science, nos chercheurs pourraient établir l’ADN de Jésus, fils de dieu dit à juste titre « le père », mais conçu par l’opération (?) du saint-esprit, fils aussi d’une vierge et dieu lui-même. Si l’état du prépuce le permettait on aurait donc l’ADN de Jésus, sûr et certain, de Marie sa mère et de son ou ses père(s). Donc l’ADN de DIEU !

 

Et, n’en déplaise à nos prélats, cette découverte faite, toutes les manipulations génétiques seront les bienvenues.

 

 

 

 

Annexe : courriel à Pierre Barthélémy

Un de vos récents articles faisait état des doutes des impies sur l’authenticité du Saint-Suaire. Fort heureusement, de saints chercheurs ont su balayer les doutes semés par les mécréants en expliquant que la sainte étoffe avait, si j’ai bien compris, subie un bombardement de neutrons qui l’aurait en quelque sorte rajeunie à l’avance de 13 ou 14 siècles.

Il est à craindre cependant que les traces de sang, de sueurs et de larmes qui imprègnent le saint suaire, après cet assaut neutronal, ne soient plus exploitables.

Une autre piste à explorer serait celle du Saint-Prépuce, relique ô combien précieuse mais dont la trace semble s’être perdue.

Comme je l’explique dans mon deblog-notes, le retrouver permettrait de reconstituer l’ADN de Jésus, membre à part entière de la trinité, donc DIEU.

Connaître l’ADN de dieu : un pas gigantesque pour l’humanité !

Cherchons l’ADN de dieu !

Dans son article (18-02-2015) Pierre Barthélémy n'évoque même pas la recherche de l'ADN de dieu !

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 17:08
Si le mariage gay vous débecte, rien ne vous oblige à épouser un gay !

Il ne faut pas dire que la votation suisse est xénophobe ; que les électeurs F-Haine le sont aussi ; et que ceux qui s’opposent au mariage pour tous sont bornés. Ceux-là même qui ironisent sur la bienpensance doivent être traités avec indulgence. Variante peut-être de l’appel de Jésus « Pardonne-leur mon père car ils ne savent pas ce qu’ils font » ? En témoigne cet « entre nous » de G. Malaurie, empreint de bénévolence.

Nouvel Obs 20-02-14

Nouvel Obs 20-02-14

Votre « entre nous », « conflit de famille », fait preuve d’une indulgence envers les contempteurs du mariage pour tous qui, de mon point de vue bien sûr, frise la complaisance. « Sachons reconnaître à ceux qui (…) hésitent et s’interrogent le droit d’avancer à leur rythme… ». Et pour appuyer votre propos vous nous citez un lecteur « militant CGT » qui était en 1968 contre « le droit à l’avortement ».

 

Faut-il rappeler qu’en 1956, Jeannette Vermeersch, épouse de Maurice Thorez, vice-présidente de l'Union des femmes françaises (PCF), prenait parti contre le "contrôle des naissances" : "Le « Birth control », la maternité volontaire, est un leurre pour les masses populaires, mais c'est une arme entre les mains de la bourgeoisie contre les lois sociales". Et, anticipant sur Jean Foyer, se battant contre la Loi Neuwirth, pour ne pas donner aux pauvres les vices des riches, elle ajoutait : « Depuis quand les femmes travailleuses réclameraient le droit d’accéder aux vices de la bourgeoisie ? Jamais ».

 

Donc, si vous vouliez dire que le conservatisme moral n’est pas l’apanage des cathos-tradis, pas plus que les références à de prétendus modèles anthropologiques (c’est fou de voir des prélats jouer aux experts en anthropologie), soit !

 

"Avancer à son rythme"

 

Mais s’agissant pour chacun, comme vous dites, d’avancer à son rythme, en quoi, un nouveau droit ouvert les en empêche ? Que je sache, aucun couple marié, catholique ou pas, n’est obligé de divorcer. Que je sache, aucune femme n’est obligée d’utiliser un contraceptif chimique ? Que je sache et a fortiori, aucune n’est obligée d’avoir recours à l’IVG ? Votre militant CGT-PSU, inquiet devant la « libération sexuelle » n’était pas obligé d’en user. Et même, tenez-vous bien, les couples homosexuels ne sont pas forcés de se marier !

 

Autrement dit, des lois ont permis successivement le divorce dit « par consentement mutuel », la contraception, l’IVG, le mariage pour tous et, à chaque fois, l’église catholique s’y est fermement, pour ne pas dire plus, opposée. Cherchant donc à imposer à l’ensemble de la société ses propres préceptes qui ne sont pas anthropologiques mais théologiques.

 

Au lieu de s’attendrir sur les braves gens qui piétinent devant des évolutions, il faut leur dire et redire qu’elles ne touchent pas à leur libre arbitre, à leurs intimes convictions. Catholiques, musulmans, juifs, etc. fervents, suivez les règles de vos religions, tant qu’il vous plaira. Si pour vous la capote est à l’index ne l’enfilez pas (et, cela va de soi, évitez les conduites à risques). Mais n’imposez pas vos dogmes et vos interdits à ceux qui ne partagent pas votre foi.

 

 

Pour compléter : La cerise sur le catho

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:34
Le F_Haine a voulu interdire un spectacle à La Roche-sur-Yon

Brigitte Neveux, candidate FN aux municipales, appelle à manifester ce jeudi, 20/02/14, à 19 h 30, devant la scène nationale contre la représentation du spectacle Tragédie, d'Olivier Dubois. Une chorégraphie où les danseurs évoluent, nus, sur le plateau : « Le théâtre du Grand R est financé par la ville de La Roche au travers de l'association du Grand R, donc par les impôts des Yonnais. Toute personne peut avoir ainsi l'opportunité de venir contester les choix dits « cul-turels » de la mairie et revendiquer la mise en place d'un répertoire non limité aux choix de créateurs décadents se revendiquant hypocritement de la culture. »

Serait-ce atteindre le point Godwin que de noter que ces créateurs décadents font fâcheusement penser à l'art dégénéré fustigé par le nazisme ?

Le F_Haine a voulu interdire un spectacle à La Roche-sur-Yon

Pour ceux qui l’ignoreraient La Roche-sur-Yon est le chef-lieu de la Vendée. Le F-Haine était, naguère, peu présent car de Villiers et son parti (MPF) siphonnaient les voix d’extrême-droite. La retraite politique (toute relative d’ailleurs, on le voit avec sa polémique sur les acteurs bénévoles*) du super neu-neu du bocage a laissé de l’espace aux « bleu-Marine » et leur éternelle candidate, totalement incompétente au demeurant, espère faire un score moins ridicule que du temps du Vicomte.

 

Pas à un paradoxe près, alors que le vieux Le Pen défend la liberté d’expression en faveur de Dieudonné, le F-Haine vendéen s’en prend donc à un spectacle de danse présenté en 2012 au 66e Festival d’Avignon. Le syndrome « Tous à poil » a dû encore frapper : neuf femmes et neuf hommes nus en scène, so shocking ! Oh ! cachez-moi ces corps que je ne saurais voir. Mais Madame la tartuffe, nul n’est obligé d’aller voir ce spectacle.

A voir en plein écran

D’autant que, contrairement à ce que cette ignare imagine, ce n’est pas de la gaudriole. « A l’instar de Nietzsche, Olivier Dubois interroge d’un côté le rêve, pulsion proprement apollinienne et de l’autre l’ivresse, pulsion dionysiaque. Apollon, c’est la contemplation sereine du rêveur. Le dieu de l’individualité, de la mesure, de la conscience. Dionysos lui, incarne le principe contraire et nie toute forme d’individualité. Il célèbre, sauvagement, avec sa malléabilité extraordinaire, la réconciliation de l’homme avec la nature, s’oubliant à l’intérieur du tout cosmique, n’existant plus dans son état individuel. » nous explique un critique. « Olivier Dubois dit vouloir faire surgir de ce grand rassemblement une «humanité», un vivre ensemble. Ça marche. Et l’on ne peut que remercier les danseurs de leur confiance absolue dans le projet, eux qui ressortent du spectacle comme d’un cataclysme, ne réalisant pas ce qu’ils viennent d’offrir. Secoués, ils ont laissé tomber les masques, ceux grimaçant qui lors d’une péripétie les défigurent, et forment ce chœur si cher à la musique.(…) Dans le crescendo, le répétitif, l’énervement, l’épuisement, la jouissance, Olivier Dubois signe avec Tragédie son Sacre du printemps, ou bien son Boléro. » Marie-Christine VERNAY (envoyée spéciale de Libé à Avignon 2012).

 

 

Olivier Dubois est évidemment stupéfait de cet appel à interdiction. Comme il l’exprime dans Ouest-France.

Article 20/02/14 (cliquer pour agrandir)

Article 20/02/14 (cliquer pour agrandir)

Jusqu’à présent, sauf erreur, le F-Haine laissait le soin à des groupuscules cagots, style Civitas ou Agrif – parfois appuyés par des intégristes musulmans – de jeter l’interdit sur une œuvre (Piss-Christ), une exposition, une pièce de théâtre. Mais, Copé jetant l’interdit sur un livre pour enfant autorise toutes les surenchères politiques, dans l’espoir de capter l’électorat bigot. Le F-Haine n'allait pas, dans l'interdit, se laisser déborder par la droite décomplexée !

 

 

 

 

 

 

* Aurélie Filippetti a dénoncé vendredi 7 février les mensonges diffusés à des fins politiciennes, notamment par de Villiers, qui menace de stopper ses spectacles du Puy-du-Fou. Alors que le Ministère s'emploie à développer et valoriser la pratique artistique en amateur, source incomparable de lien social, de développement personnel et de valorisation des territoires. Il ne s'agit en aucune façon ni de limiter le bénévolat, ni, a fortiori, de l'interdire, mais bien au contraire de permettre son rayonnement et sa sécurisation juridique au regard du Code du travail. Contrairement aux allégations de certains, le texte précise que l'artiste amateur ne perçoit pas de rémunération. Il légitime le recours aux artistes amateurs bénévoles en autorisant leur présentation dans le secteur lucratif, comme c'est le cas au Puy du Fou et dans d'autres manifestations de ce genre.

Ouest-France 20/02/14 (cliquer ^pour agrandir)

Ouest-France 20/02/14 (cliquer ^pour agrandir)

En guise de postface, l'article rendant compte de la squelettique manif des F-Haineux vendéens;

Ouest-France 21-02-14

Ouest-France 21-02-14

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:03
A confesse Civitas ! pour une attaque calomnieuse de l’école publique !

"Scandaleuses photos de l'éducation sexuelle telle qu'enseignée dans nos écoles publiques !"

 

Et pour appuyer cette accusation quelques photos d’une supposée enseignante payant un peu de sa personne pour un cours d’éducation sexuelle. Il s’en passe de belles dans nos écoles publiques. Ce n’est plus la maîtresse à poil mais pire : exhibant un godemiché et mimant une position du kamasoutra !

Carlyle Jansen en démonstration dans une conférence à des étudiants.

Carlyle Jansen en démonstration dans une conférence à des étudiants.

Sauf que, comme le remarque l’excellent site debunker de hoax, on note sur le tableau HIV et AIDS, alors qu’en France on noterait VIH et SIDA.

Il s’agit en fait d’une intervenante dans un lycée de Toronto. Carlyle Jansen a fondé et anime un workshop nommé Good For Her. Si l’on en croit Le Figaro, elle est régulièrement conviée dans des lycées de la ville pour parler de sexualité aux adolescents. "Les ados nous disent 'ca va, on nous parle tout le temps des MST, on en a marre, nous ce qu'on veut savoir, c'est comment avoir du plaisir'", expliquait-elle au journal The Star. La formatrice répond donc à leurs questions, et en profite pour glisser des informations sur la contraception et l'usage du préservatif. "De cette manière, on est sûr qu'ils écoutent le message", affirme-t-elle.

Les anglicistes peuvent avoir une idée de ses interventions avec la vidéo d’une conférence de près de deux heures dans un amphi.

Rien à voir avec nos écoles publiques.

 

Pris donc la main dans le sac, Civitas fait preuve d’une remarquable tartufferie : "Quelques médias du système ironisent parce que Civitas diffuse des photos prises au Canada et non en France. C'est vrai que quelques jours nous ont été nécessaires pour situer précisément l'endroit où ont été prises ces photos. " Donc nos cagots tombent sur des photos, prises dans une classe et, sans plus de vérifications, les mettent en ligne avec une attaque stupide de l’éducation nationale ! "Nous n'avons pas les moyens des médias du système" osent-ils ajouter, alors que le site qui débusque les mensonges d’extrême-droite est formé de bénévoles. Et, sans aucune vergogne, ils en remettent une couche : "Qu'elles soient prises dans une école canadienne n'enlève rien au problème. Ces photos ne sont pas truquées". Et ce n’est pas truquer que de les attribuer à l’école publique française ? "Elles illustrent les dérives auxquelles mènent ces cours d'éducation sexuelle".  

Autre capture d'écran de la même conférence (voir la vidéo)

Autre capture d'écran de la même conférence (voir la vidéo)

Certes, Mme Jansen est très démonstrative – on le voit dans la vidéo – et certes elle n’encourage pas à mettre la petite graine dans le ventre de la légitime épouse à la va vite et en éteignant la lumière. Mais, bien qu’elle ait un sex shop, elle rappelle le danger d’une éducation sexuelle qui repose en fait – et même pour les gniards des bigots : il n’y a pas que Wauquiez qui surfe sur you porn –sur le porno, porno où la vie sexuelle est « unrealistic and fake ».

A confesse Civitas ! pour une attaque calomnieuse de l’école publique !

Rappelons, avec debunker que, parmi les choses que hait l’éternel, qu’il a en horreur, il y a le faux témoin qui dit des mensonges, et celui qui excite des querelles entre frères.

La tromperie est dans le cœur de ceux qui méditent le mal. Cette phrase biblique définit fort bien Civitas !

 

Voir aussi "arrêt sur images"

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 16:18
Bossuet, dit l'Aigle de Meaux et Copé vu par Géhém ("La buse de Meaux")
Bossuet, dit l'Aigle de Meaux et Copé vu par Géhém ("La buse de Meaux")

Bossuet, dit l'Aigle de Meaux et Copé vu par Géhém ("La buse de Meaux")

Comme vous le savez, le magnifique Président de l’UMP, dit le bien-élu, Maire de Meaux, député et subsidiairement avocat, a dénoncé, à juste titre et à la télévision, un maléfique ouvrage, intitulé « Tous à poil ».

Le citoyens responsables et soucieux de mettre un coup d’arrêt à cette dérive qui pollue les esprits de nos gniards, orchestrée par un ministre de l’éducation, adepte clandestin de la néfaste théorie du genre, se doivent, dans un élan suprême, d’apporter leur soutien à l’œuvre salvatrice de ce grand Meldois, que, malgré son profil de rapace, nous ne baptiserons pas aigle de Meaux, l’appellation étant déjà prise, et encore moins faucon, mais vautour !

 

Vous trouverez, ci-dessous, ma modeste contribution. Mais des plumes, plus acérées et plus talentueuses, peuvent proposer d’autres exemples de missives.

 

Elles sont à envoyer à jfcope@assemblee-nationale.fr

Copé, le cynique, dans ses oeuvres.

Monsieur le député-maire-président de l’UMP,

 

Bravo pour votre croisade anti “Tous à poil”, un livre qui pervertit notre belle jeunesse !

 

Mais votre croisade est loin d’être finie.

Etes-vous sûr, par exemple, que l’horrible “Guide du zizi sexuel” de l’abominable ZEP (un Suisse qui vient manger le pain des français !) ne traîne pas dans les rayons de la bibliothèque municipale de votre belle ville de Meaux ? Avez-vous pensé à en expurger tous ces ouvrages libertins, issus de l’idéologie libertaire soixante-huitarde ?

 

Ce qui pourrait donner lieu à un bel autodafé.

 

Encore bravo mais ne vous arrêtez pas sur cette voie visiblement inspirée par l’Aigle de Meaux , qui n’est pas, comme le croient les sauvageons incultes, issus de notre éducation nationale abrutie par l’idéologie d’un ministre totalitaire, un grimpeur du Tour de France, mais le grand Bossuet ; aidé de Mmes de la Rochère et Bourges*, éradiquez de nos écoles, cette dégradante prétendue littérature pour la jeunesse qui pervertit nos chères têtes blondes.

 

Croyez, M. le député-maire-président-avocat, en l’expression la plus vive des sentiments que vous m’inspirez,

 

J. F. Launay

 

 

* Le salon beige, émanation du prétendu Printemps Français, a publié des titres de livres à éliminer des bibliothèques municipales !

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:23
Les cagots se lâchent !

Les cagots se lâchent !

M. Vingt-Trois !

30/09/16 : Alors que les ultra-conservateurs de la très "catholique Pologne" veulent interdire TOTALEMENT l'IVG, ce monseigneur, qui s'était déjà distingué par des propos déplacés après l'assassinat d'un prêtre à Saint-Etienne-de-Rouvray, ose parler de "totalitarisme" en défense de sites mensongers, style Professeur Lejeune !

Qu’est-ce que la charia ? une loi religieuse que des fanatiques veulent imposer à tous ! Tentation de toutes les religions. Il faut manger hallal. Donc il faut que tous mangent halal. Il ne faut pas divorcer. Donc il ne faut pas de divorce. Il faut refuser la contraception et, a fortiori l’IVG ! A tous !

 

  Mangez hallal tant qu’il vous plaira. Ou du poisson le vendredi. Ne divorcez pas (mais ne trucidez quand même pas toute votre famille, n’est-ce pas M. Dupont de Ligonnès ?). Ne pratiquez pas l’IVG, même à la manière du Curé d’Uruffe. Capote à l’index, bien sûr. Bien que ce soit une pratique longtemps tolérée – mais les temps changent -  évitez de trop vous intéresser aux petits n’enfants  ou adolescents sous votre coupe ! Surtout quand, comme au Canada ou en Irlande, c’est pour les martyriser. Ou comme en Espagne, les vendre.

Autrement dit, votre id(th)éologie est totalement respectable. Respectez, tant qu’il vous plaira, ses préceptes.

Mais, de grâce – ce mot devrait vous attendrir – ne nous les imposez pas.

Ne nous faites pas subir une régression de 40 ans.

 

Nous ne disputerons pas des apparitions de la vierge à Lourdes, ni des miracles. Chacun-e a le droit d’y croire. Vous pouvez croire aussi que dès qu’un spermatozoïde a fécondé un ovule – même le plus artificiellement possible - il y a un embryon intouchable. Mais n’imposez pas cette croyance à tous. Nul chercheur catho n’est obligé de travailler sur des cellules souches.

 

Combien de fois faudra-t-il rappeler aux bigots que le cléricalisme - cette obstination à vouloir « subordonner la société civile à la société religieuse, à vouloir étendre à la société politique les règles et méthodes de cette Église, à utiliser des armes spirituelles à des fins temporelles, à se servir du pouvoir politique pour imposer sa vision morale, individuelle ou collective » (Marc Ferro) – est proscrit depuis la loi de 1905.

 

 

Après nous avoir fait subir vos manifs anti-mariage pour tous, vous récidivez, quasiment en pire, curés et évêques en tête –en chantant les louanges d’une loi espagnole liberticide promue par des nostalgiques du franquisme, poussés par l’Opus Dei. Une fois encore vous provoquez un climat d’affrontements. De haine. Jouant un jeu politicien cynique. Oubliant d’ailleurs que ce cléricalisme éhonté paraît comme une justification aux fanatiques qui s’en prennent, non seulement aux athées de mon genre, mais aux chrétiens.

 

Arrêtez de pratiquer votre charia !

 

 

 

La « charia » c’est eux ! les cagots !

Cette pancarte est un exemple typique du degré de réflexion de ces manifestants - à croire que pour certains la différenciation des cellules-souche s'est bloquée entre les deux oreilles.

Certes, l'espèce humaine, après fécondation naturelle ou artificielle, va donner un embryon. Mais, à part Dolly, la brebis clonée, des manifestants paysans auraient pu accrocher la pancarte à leurs moutons, veaux, vaches, cochons mais pas couvées.

Pour autant, la proposition n'est pas réversible. Tout embryon de mammifère n'aboutit pas à un petit de son espèce. De tout temps, l'espèce humaine a connu des INVG - Interruptions non volontaires de grossesse - qui, implantations ratées, pouvaient passer complétement inaperçues , qui, d'autre fois, donnaient des fausses couches sans oublier les enfants morts-nés*. Ne parlons pas des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro.

Donc si toute personne humaine a commencé comme embryon, tout embryon n'est pas, pour autant, personne humaine. 

 

 

* Le limbus puerorum (limbe des enfants) doit recevoir les âmes des enfants morts-nés, donc non baptisés, pour les catholiques.

 

 

 

Une certaine "Laurence", qui n'est certainement pas d'Arabie, mais plus sûrement une disciple de Renaud Camus, m'a fait l'honneur de commenter cet article.

Je lui dédie cet extrait du Canard Enchaîné qui la situe parfaitement bien.

Canard Enchaîné 10-09-2014

Canard Enchaîné 10-09-2014

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 18:34
Julie Gayet

Julie Gayet

La perfide Albion, en tout cas sa presse, a redoublé d’attaques sournoises et vicieuses à l’occasion de la révélation par un journal de caniveau, au titre anglo-saxon, d’une liaison présidentielle avec une actrice-productrice, au délicieux prénom de Julie !

 

Donnons acte aux journalistes britiches de la pertinence de leur critique de ce cérémonial désuet baptisé « conférence de presse ». Conférence est un mot polysémique, et les quarante minutes introductives, « cette forme de monologue à haute voix, en présence de centaines de personnes » (R. Rolland) relève de l’exposé magistral. Pertinent encore quand, en toute confraternité, ils ironisent sur la déférence quasi obséquieuse de leurs collègues français.

 

 

"Après plus de 40 minutes de monologue de Hollande, est venue la première question" (posée par Alain Barluet, journaliste du Figaro président de l'association de la presse présidentielle) "Les journalistes français ont retenu leur souffle, fait la grimace et se sont baissés derrière leurs ordinateurs portables. Barluet allait-il presser le doigt sur la gâchette ?" écrit une journaliste du Guardian. "Je me demande si cet homme est le valet du Président", commente celui du Daily Telegraph. Après la question "Valérie Trierweiler est-elle encore la première dame de France ?" la journaliste du Guardian semble surprise que F. Hollande se retranche derrière sa vie privée.

Sorry, Madam ! dans notre peuplade dévergondée, de fait, on admet que chacune et chacun aient droit à un petit enclos dit de « vie privée ». Enclos qui se réduit, de fait, sous l’hégémonique influence anglo-saxonne. Les révélations de ce « Closer » - hommage évident à votre presse de caniveau – le démontrent.

Caricature du Times;

Caricature du Times;

"Cela se serait-il passé comme cela en Grande Bretagne ou aux USA ?"

Et le même Guardian d’évoquer l’affaire Kelly. David Kelly, inspecteur de l’ONU en Irak, était le principal informateur de Andrew Gilligan, journaliste de la BBC, pour son enquête sur la falsification d'un rapport de septembre 2002, par le gouvernement britannique de Tony Blair, sur les prétendues armes de destruction massive irakiennes. Il avait été retrouvé mort à son domicile, en juillet 2003. Officiellement suicidé. Jonathan Oliver, journaliste du Mail on Sunday avait demandé brutalement au Premier ministre Tony Blair, "Avez-vous du sang sur les mains, monsieur le Premier ministre ?"

Le rapprochement avec des galipettes, fussent-elles présidentielles, est quelque peu indécent.

 

"Quand leur chef d'Etat est pris dans le plus gros scandale qui ait frappé un politique depuis l'affaire Clinton/Lewinsky, les journalistes s'intéressent seulement à la Sécurité Sociale" écrit le Telegraph.

Eh oui ! Il y a bien un océan entre journalisme à l’anglaise ou à l’étatsunienne et journalisme à la française, qui traduit d’ailleurs l’heureuse distance entre puritanisme inquisiteur et indulgence amusée des opinions publiques. Qu’une gâterie d’une jeune stagiaire, même dans l’enceinte de la Maison Blanche, puisse aboutir à une procédure d’impeachment, il est vrai sous prétexte de mensonge, est quelque peu sidérant pour un français. Et comme le remarque Joffrin dans son édito du 16/01/14, il est frappant de voir que le mensonge de Bush (avec son complice Blair) sur des armes de destructions massives en Irak, qui a abouti à des dizaines de milliers de morts et laissé le pays dans un pire état, n’est pas considéré comme un scandale monstrueusement plus gros qu’une fellation furtive qui n’a provoqué de heurts que conjugaux.

L’affaire Gayet vue d’outre-Manche !

Le sérieux de la presse britiche éclate au grand jour quand, sur la foi d’un touitte d’un internaute, le Daily Mail demande "La maitresse de Hollande est-elle enceinte ?" Daily Mail qui en rajoute une couche : "Les journalistes français n'ont pas osé lui demander pourquoi il avait choisi un appartement lié à la mafia corse" (information controuvée de Mediapart).

 

Mais la palme revient sans conteste à Christina Odone du Telegraph qui écrit qu'Hollande marche sur les traces de Berlusconi, en devenant, simplement, après Edgar Faure, François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing "le dernier en date et le plus ignoble des politiciens libidineux".

Ce qui prouve que chez les rosbifs, comme chez les froggies, le ridicule ne tue pas.

 

La conférence de presse, n’en déplaise à la presse anglaise, a heureusement porté sur les thèmes pour lesquels elle était réunie. Et qui sont bien au cœur des préoccupations de beaucoup de français. Emploi, protection sociale, droit de mourir dans la dignité… méritent peut-être plus d’attention que la découverte d’une liaison présidentielle. Qu’on ne peut d’ailleurs qualifiée d’extra-conjugale, puisque le promoteur du mariage pour tous est allergique à la bague au doigt.

 

Et puisque les arrogants journalistes cherchent des poux dans le crâne présidentiel, rappelons-leur qu’ils se sont accommodés d’un Prince héritier, Charles, qui cocufiait allégrement sa belle Diana, chère à la presse du cœur avant d’être la proie des tabloïds, avec une divorcée. Divorcée qu’il épousa après avoir lui-même divorcé : dégradation des mœurs, il n’a pas été rayé de la succession, alors que son grand-oncle Edouard VIII dut abdiquer pour avoir lui-même voulu épouser une divorcée (il est vrai récidiviste et étrangère, ce que n’est pas Camilla).

Faut-il aussi leur rappeler les frasques de leur Prince Harry ?

Mme Christina Odone ose-t-elle traiter Charles et son fils Harry de libidineux ?

 

 

Source : Hollande face à des journalistes déférents (presse GB)

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 21:44
ANELKA, BETE ET MECHANT

Lettre ouverte à Marcel Desailly

Cher Marcel,

Je vous ai entendu minorer la quenelle d’Anelka sur « canal+sport » où vous jouiez avec talent le consultant sur les matches « of ze day » du championnat anglais.

Vous disiez que ce geste – synthèse du bras d’honneur et du salut nazi, mais à l’envers – n’était pas interdit. Et reprenant le touitte de votre ex-collègue, vous en minimisiez le sens en disant que ce n’était qu’un geste d’amitié envers Dieudonné. De fait Anelka s’est affiché avec ce personnage.

 

Vous entendant, vous pour qui j’ai la plus grande sympathie, j’ai été un peu sidéré.

 

Certes, il peut y avoir un réflexe corporatif. La défense quasi automatique de l’ex-collègue.

Lecture optimiste encore : tout le monde sait, au moins depuis l’Afrique du Sud, qu’Anelka n’a pas grand-chose entre les deux oreilles (même s’il s’entend à pourrir un vestiaire et à nourir son compte en banque). Donc vous minimisiez son geste à la hauteur de sa débilité.


Mais je crains que ma sympathie à votre égard m’égare. Je crains que vous ignoriez (ou que vous ayez voulu ignorer) qui est Dieudonné.

 

Simple rappel : Le vendredi 26 décembre 2008, lors de la dernière représentation de son spectacle J’ai fait l’con, et en présence de nombreuses personnalités, dont Jean-Marie Le Pen et d’autres membres du Front national, Dieudonné a invité le négationniste Robert Faurisson sur scène, a demandé à la salle de l’applaudir et lui a décerné « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence». Prix – un chandelier à 7 branches plantées de pommes –remis par un personnage déguisé en déporté juif (tenue rayée, étoile jaune marquée juif).

 

De fait, cher Marcel, manifester son amitié à ce Dieudonné par ce geste obscène n’est absolument pas antisémite !

 

Anelka aurait-il déteint sur vous ?

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 22:08

« L'homme ne sera jamais immortel ; mais finir n'est rien, quand on est sûr que l'œuvre à laquelle on s'est dévoué sera continuée ; ce qui est honteux, c'est la souffrance, la laideur, l'affaiblissement successif, la lâcheté qui fait disputer à la mort des bouts de chandelle quand on a été flambeau. »  

Voilà ce qu’écrivait Ernest Renan en 1878, qui pensait que « les recherches [qu’il a] commencées sur une science qui s'appellera l'« euthanasie » mettront l'homme au-dessus de la plus triste servitude, la servitude de la mort. » Car, comme nous le rappelle l’étymologie, le beau mot d’euthanasie veut dire « mort douce et facile ».

Le doux mot d’euthanasie

Une fois de plus, dans son édito dominical,  Jeanne-Emmanuelle Hutin, soutien sans faille des anti-mariage pour tous, profite de sa position dans le premier journal de France (Ouest-France) pour tenter d’imposer le point de vue obtus des cagots.

 

Combien de personnes ont connu des drames de proches frappés d’une affection accidentelle ou pathologique grave, invalidante et souvent incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique constante et inapaisable ? Quelle cruauté, quel cynisme même, d’oser écrire à l’encontre de ceux qui n’aspirent qu’à une mort dans la dignité, ce  ta vie – de souffrance et de désespoir – vaut mieux que l’euthanasie – c’est-à-dire une fin voulue, hors de la souffrance dégradante. Souvenons-nous des derniers mots de Kafka, transi de douleur, à son médecin : «Tuez-moi, sans quoi c’est un assassinat

 

« De quel droit empêcher une personne n’ayant plus de charges, en règle avec le fisc, ayant travaillé toutes les années voulues et ayant exercé des activités de bénévolat, de quel droit la contraindre à des pratiques cruelles quand on veut quitter la vie ? » ont écrit Georgette et Bernard Cazes qui se sont donnés la mort à 86 ans !

Faut-il aussi rappeler le philosophe André Gorz et son épouse Dorine, atteinte d’une maladie incurable, qui mirent fin à leurs jours à 84 et 83 ans, en septembre 2007 « Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble. ». Et encore Roger Quillot que son épouse Claire, réanimée, rejoindra dans un nouveau suicide.

 

"La possibilité de se suicider par assistance médicale comme l'aide au suicide constitue, à nos yeux, un droit légitime du patient en fin de vie ou souffrant d'une pathologie irréversible, reposant avant tout sur son consentement éclairé et sa pleine conscience".

Voilà ce qu’écrivent les citoyens qui ont formé le panel réfléchissant sur ce thème. Ils préconisent aussi ce qu’ils appellent une "exception d'euthanasie" dans le cas précis où une personne en fin de vie ne serait pas en mesure d'exprimer sa volonté cela sur décision commune de la famille et du corps médical.

On est bien loin de l’épouvantail agité par les adversaires du droit de mourir dans la dignité d’un risque d’une sorte d’eugénisme.

 

Pourquoi faut-il alors, une fois de plus, qu’un nouveau droit, qui ne s’impose à personne, soit contrebattu avec des arguments d’une honnêteté intellectuelle douteuse. Car en quoi ces propositions disent-elles à des personnes vulnérables qu’elles sont inutiles et coûteuses ? La caricature mensongère de cette assertion pollue le débat démocratique.

 

Un nouveau droit

Car il s’agit bien, là encore, comme pour le mariage pour tous, comme pour l’IVG et, avant, comme pour la contraception ou le divorce, d’instaurer un nouveau droit.

Droit dont certains, pour des raisons des plus respectables, ne veulent pas user. Nul couple catholique n’est forcé de divorcer, ni d’utiliser un moyen de contraception autre que la méthode Ogino. Pour autant, il n’a pas à imposer sa conception aux autres. Le droit de mourir dans la dignité sera le plus souvent le recours aux soins palliatifs qui, heureusement, se développent. Le choix ultime, qui requiert d’ailleurs une force morale extrême, du suicide assisté restera exceptionnel.

 

Quant à l’exception d’euthanasie, quand un de vos proches est réduit à l’état végétatif, maintenu dans une fausse vie totalement artificielle, avec la fin de l’acharnement thérapeutique, elle lui assurera une mort douce ce que ne garantit pas l’interruption de l’alimentation et/ou respiration forcée.

Un acte de charité, en quelque sorte.

 

La dernière lettre d'Anne Bert, euthanasiée en Belgique

"Je m’appelle Anne Bert, j’ai 59 ans et suis atteinte depuis deux ans de la sclérose latérale amyotrophique, dite aussi maladie de Charcot ou SLA. Maladie neuro-dégénérative incurable et mortelle à très brève échéance, qui emmure dans son corps  et paralyse progressivement tous les muscles jusqu’à l’asphyxie et la mort. La France nous interdit, en phase terminale ou face à l’inguérissable et aux souffrances insupportables, de bénéficier du droit à choisir l’euthanasie ou le suicide assisté, elle a préféré l’hypocrisie de la loi Leonetti qui ne garantie même pas le respect de nos directives.

Pour ma part, j’ai biaisé la violence de l’injonction de souffrir ce que l’on m'impose dans notre pays. C’est hors frontières et en femme libre jusqu’au geste létal et légal, qu’il sera mit un terme à l’horreur et aux tortures physiques et morales de mon emprisonnement, avec l’aide de médecins volontaires et humanistes. Ce choix si difficile rendu possible apaise mes derniers mois à vivre durant lesquels je n’ai cessé d’interpeller le gouvernement et les responsables politiques.

Ma vie s’achève, alors, pour clore ma contribution à cette lutte, avec la certitude que la littérature interroge et construit nos sociétés, j’ai tenu à écrire un livre intitulé Le tout dernier été*, pour dire autrement, sous le prisme du goût de la vie, comment je me suis réappropriée ma vision de la mort, bien au-delà du tabou de la fin de vie.

 

La ministre de la Santé m’a confirmé qu’elle ne veut pas rouvrir le débat sur le droit à choisir l’euthanasie en cas de maladie incurable ou en phase terminale. Lorsque ceux qui gouvernent la France ou exercent un pouvoir, nient la réalité sur une question fondamentale de la vie, alors les Français doivent œuvrer pour se faire entendre.

Je m’adresse donc à vous, citoyens libres d’une France démocratique laïque, je suis sûre que vous prendrez le relais de ce combat pour qu’advienne cette loi française qui doit garantir à tous la liberté de choisir en son âme et conscience les soins palliatifs ou l’aide active à mourir.  

Nous sommes tous concernés par la fin de vie et la mort, parfois beaucoup trop tôt. Penser la mort ne fait pas mourir, elle est inscrite dans notre existence. En faire un tabou nous soumet à la tutelle de la loi Leonetti et  à celle du corps médical, qui nous trompent puisque même la sédation profonde et continue peut nous être refusée malgré nos directives et la désignation d’une personne de confiance.

Vous êtes plus de 90%* à vous déclarer favorables au droit de choisir une aide active à mourir, dans un cadre strictement contrôlé. Près de 200.000 d’entre vous ont signé les pétitions mises en ligne depuis peu. Ce qui ne veut pas dire que vous aurez tous recours à l’euthanasie en fin de vie, vous réclamez simplement de pouvoir opter - lorsqu’il n’y a plus d’espoir de guérison – soit pour des soins palliatifs absolument conformes à vos directives, soit pour une aide active à mourir. Ce droit est basé sur les valeurs de la laïcité, comme il existe en Belgique depuis 2002. Il ne nuit pas à la liberté des croyants de toutes confessions, qui  peuvent choisir de vivre leur agonie jusqu’au bout.

 

Alors dites-le. Autour de vous, chez votre médecin, sur les réseaux sociaux et dans la rue s’il le faut pour y contrer une minorité obscurantiste, bruyante, qui se veut dominante. Réveillez les consciences sourdes ou endormies de nos dirigeants puisqu’ils vous confisquent le débat public sur cette évolution sociétale à disposer de vous-même jusqu’à votre mort.

N’acceptez plus que ceux qui sont aux responsabilités, cachés derrière la loi Léonetti, vous assènent sans vergogne et de concert avec certains médecins, sociologues et philosophes, des contrevérités au sujet de l’euthanasie. Ils tronquent la réalité, alimentent de leurs fantasmes la peur de légiférer sur le droit de choisir une aide médicale active.

Refusez le joug religieux qui entend soumette tous les français à la crainte de la loi de dieu, n’acceptez pas plus que des médecins refusent de vous rendre le pouvoir qu’ils détiennent sur la fin de votre existence.

Forte de mon expérience de fin de vie en France et de mon choix de trouver une terre plus hospitalière, je déjoue les arguments fallacieux et les fantasmes serinés un peu partout.

Non, la loi française n’assure pas au malade son autodétermination et elle n’est pas garante d’équité. Chaque équipe médicale agit, in fine, selon ses propres convictions et non selon les vôtres.

Non, la sédation profonde et censée être continue ne l’est pas, car fréquemment le médecin  réveille l’agonisant pour lui redemander s’il persiste dans son choix, ce qui est contraire à la loi Leonetti.

Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme, ce sont les Allemands nazis qui en ont fait en temps de guerre leur instrument diabolique et ont dénaturé ce mot grec.

 

Non, la loi belge n’oblige pas le corps médical à la pratiquer et ce ne sont jamais les médecins belges qui décident d’euthanasier leurs patients. Seul le patient peut exprimer ce choix et doit trouver le docteur qui l’acceptera.

Non, la loi belge sur l’euthanasie n’a pas encouragé les spoliations d’héritage ni la liquidation des personnes âgées. Elle n’est pas non plus une solution d’ordre économique.

Non, elle n’a pas encouragé les malades à choisir cette porte de sortie - qui n’est jamais facilité - puisque seuls 2% des malades en fin de vie la choisissent.

Non, elle n’a pas non plus favorisé une multitude de dérives. Bien au contraire, la loi belge a balisé strictement l’aide active à mourir alors que près de 2 000 actes d’euthanasie clandestine- donc de facto criminels-  sont pratiqués en France sans aucun contrôle, de façon notoire.

Non, le procédé létal n’est pas violent.

 

Non, le droit à l’euthanasie ne s’oppose pas aux soins palliatifs.

Et enfin non, je ne suis pas un cas particulier et exceptionnel. Légiférer sur l’euthanasie n’est pas répondre à l’individuel, mais bien à une volonté collective de pouvoir choisir en son âme et conscience ce que l’on veut faire des derniers instants de sa vie.

Les médecins français  et quelques psychologues messianiques ne sont pas plus experts que leurs malades. Personne n’est plus à même que le malade incurable de décider de sa mort.

Nos gouvernants affirment ne pas entendre notre volonté à légiférer sur le droit à choisir une aide active à mourir?

Exigez, sans attendre, un débat public. Et en attendant cette loi qui se fera, rédigez tous vos directives anticipées dès maintenant en stipulant que vous réclamez ce droit en cas de souffrances inguérissables."

Anne Bert

 

* Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

 

Voir aussi :

Attali, l’euthanasie et Magnat

 

 

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