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Léon COURBOULEIX

Voilà un illustrateur, pourtant prolifique, expédié en deux phrases sur Wikipedia :

« Léon Courbouleix (1887-1972) est le fils de Léon-Paul Courbouleix (1844-1914), un chef d'escadron de la gendarmerie, officier de la légion d'honneur. Ses œuvres ont été réalisées essentiellement entre les années 1913 et 1953. Il a notamment dessiné pour des ouvrages érotiques. » Et sa bibliographie est assez parcellaire.

Il n'est pas sûr que papa Courbouleix, gendarme, ait apprécié les productions du fiston...

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Dans la même veine que ce "Vieux port de Marseille" des images de Maison close"

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Il va illustrer Mathurin REGNIER : MACETTE. Pointes sèches - 1940.

L'histoire de Macette est celle d'une fille du temps du satiriste Mathurin Régnier qui n'eut "pour objet que le ciel de son lit", avant de feindre se repentir. « Macette » est la satire d’une Tartuffe femelle. Ancienne marchande d’amour, Macette est devenue dévote sur le tard mais continue à jouer les entremetteuses à l’occasion et de prodiguer de bien curieux conseils à une jeune beauté qu’elle a entrepris de déniaiser.

Avec Macette nous voyageons au pays du libertinage et de la fausse dévotion de la fin du XVIe siècle et du XVIIe qui débute. Publiée initialement sous le titre : Satire XIII : Macette ou l'Hypocrisie déconcertée (1613). L'illustration de Courbouleix est ici grivoise et coquine.

 

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Illustrations aussi  pour Voltaire, L'Odalisque ou histoire des amours de l'eunuque Zulphicara, ouvrage traduit du turc par Voltaire, prétendument édité à Constantinople, chez Ibrahim Bectas, imprimeur du grand Vizir, 1796 (et réédité Chez l'Artiste, Courbouleix, 1934)

« Dans tous les pays du monde, la religion produit une dissipation ; chez tous les Turcs, encore plus dans le sérail, on ne leur dit autre chose, sinon qu’elles ont été créées pour les plaisirs des musulmans, elles ne peuvent donc être occupées que du désir de les mériter, et que de l’envie de les conserver quand elles sont parvenues au comble de tous leurs vœux. Les jeunes esclaves, et surtout les odalisques, n’ont jamais vu d’autres hommes, ou, si elles en ont vu, ç’a été dans un âge si peu avancé qu’ils n’ont pu faire sur elles la moindre impression. Elles ne voient et n’imaginent uniquement dans le monde que le grand Seigneur, sans qu’il leur soit possible d’espérer d’en voir aucun autre de leur vie, à moins d’un évènement fort rare et fort singulier. Toutes les passions, tous les désirs du cœur, toutes les idées de l’esprit sont donc tendus vers ce seul objet. D’après cela, je soutiens que deux mille femmes, plus ou moins, qui sont dans le sérail, ne connaissent que l’amour pour le sultan et la plus vive jalousie pour leurs rivales. Ce mot d’amour révoltera peut-être, mais si le lecteur veut y réfléchir, il trouvera que le sentiment qu’elles éprouvent est celui de l’amour le plus violent et le plus emporté. »

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Les Petites Cousines, sous-titrées Souvenirs érotiques d’un homme de qualité touchant les jolies petites cousines, les bonnes à tout faire, les femmes du monde et les belles filles de province et signées Sadinet (Pierre Mac Orlan) ont d’abord été illustrées par Martin Van Maele avant l’édition  illustrée par Léon Courbouleix  en1933.

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Léon COURBOULEIXLéon COURBOULEIX

Léon COURBOULEIX, est aussi un auteur, entremêlant son récit et ses images. Ainsi de SUZON EN VACANCES  Journal secret d'une jeune fille Aux dépens des Amis de Cupidon, édité vers 1935 dans son propre atelier. Il est décrit par les bibliophiles comme un volume in-4 (25 x 19,5 cm), couverture rempliée imprimée en bleu et illustrée d'une gravure en couleurs, 1 frontispice, 30 feuillets dont 1 frontispice en couleurs, 1 page de titre imprimée en bleu et noir avec vignette imprimée en noir, 1 page d'avertissement des éditeurs, 45 pages entièrement gravées à la pointe sèche (texte et illustration), 1 page de justification du tirage. Les illustrations courent autour du texte tout au long des feuillets.

Léon COURBOULEIX
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« Nous demandons au lecteur qui va ouvrir ce livre un peu d'indulgence. Ce journal a été écrit par une jeune fille de seize ans, il y a bien longtemps. Nous le publions in-extenso, lui conservant ainsi toute sa saveur primesautière. S'il pèche par le style et la forme littéraire, il n'en reste pas moins un document humain qui répond parfaitement à la question souvent posée et jamais résolue : "A quoi rêvent les jeunes filles ?" »

(signé Les Editeurs, c’est-à-dire Courbouleix).

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« La chambre d'Yvonne était entr'ouverte, j'entre sans bruit. Les volets fermés plongeaient la pièce dans la pénombre. Etendue dans le grand fauteuil, le corps abandonné aux mains de son cousin qui penché sur elle, la branlait avec douceur, Yvonne les yeux clos à demi, le têtait avec application. Le spectacle était piquant. » (extrait).

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Le jardinier s'invite à la fête

Le jardinier s'invite à la fête

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Le Mariage de Suzon. Journal secret. est la suite des aventures de notre Suzon. L'édition originale a été publiée vers 1936 avec la mention Aux dépens des Amis de Cupidon et contenait 2 illustrations en couleurs. L'ouvrage fait donc suite à Suzon en vacances. Journal secret d'une jeune fille (v. 1935). Il est décrit comme un petit in-4 en feuilles orné de nombreuses illustrations dans le texte et une planche aquarellée, couverture rempliée avec gravure aquarellée.

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On trouve aussi une oeuvre complète - texte et illustrations - de Courbouleix dans la page Nous Deux :

Pour toi pour moi. Quelques vers. 1935

 

Dans un tout autre style, cet entremêlement du texte et des images peut rappeler un autre illustrateur, Fredillo, dont la biographie est encore moins connue que celle de Courbouleix, avec, notamment ses Feuilles à l’envers, recueillies par un bourguignon sale.

 

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