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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:50
No comment (ou Delenda est PS)
No comment (ou Delenda est PS)

 

PS François Mitterrand définissait ainsi le CERES* "Un faux parti communiste, avec de vrais petits bourgeois"

Leur succèdent aujourd'hui les BOGÔS : vrais petits BOurges qui se la jouent plus à che que moi, je meurs !

 

* CERES : Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste, courant du PS, qui se voulait l'aile gauche du PS des années 70, dirigé par Jean-Pierre Chevènement qui, de dérive en dérive, s'est retrouvé proche de Dupont-Aignan, avant d'être rattrapé par le fond du falzar par Hollande pour diriger la Fondation de l'islam de France...

 

 

NB La bulle n'est pas d'Ouest-France

No comment (ou Delenda est PS)

En complément :

Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon

En 2012, j’ai voté et appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Cinq ans plus tard, je n’en ferai pas de même pour le leader de la France insoumise (FI)....
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 16:01
Anatomie d'un HOAX

Fessebouc et touitteur sont les vecteurs privilégiés des "post vérités" et autres "faits alternatifs", chers à Trump et à ses séïdes.  Mais, le courriel continue, à bas bruit, de diffuser ce qu’on appelle HOAX, traduit parfois par canular, alors que ce sont souvent des mensonges sinistres. Et ils ont une durée de vie quasi infinie : la même saloperie, qui a atterri dans votre Boîte à lettres électroniques il y a 2 ou 3 ans, va réapparaître maintenant, à peine modifiée par d’autres salopards. Et diffusée de bonne foi par vos correspondants.

 

Ainsi, ai-je vu un assez lointain article concernant la prétendue direction de Biogaran (filiale de Servier) par un frère Sarkozy, retrouver une audience spectaculaire au moment des primaires de la droite, avant leur 1er tour : visiblement cet hoax avait refait un tour de manège.

Car l’hoax politique est un grand classique. Comme on a pu voir avec le Falcon présidentiel et les fabuleuses rétributions de Jospin et Bachelot, il y a toujours du vrai : de fait la Présidence de la République a bien un Falcon, de fait Jospin et Bachelot co-présidaient bien une commission. Cela pour donner un vernis d’authenticité. On trouve aussi, souvent, une caution scientifique du Docteur X ou du Professeur Y, sommités réelles, mais qui n’ont absolument pas dit ce qu’on leur prête.

L’hoax dont il est question – quasi chimiquement pur puisqu’il se réduit à une photo avec une pseudo information et un proverbe chinois ou prétendu tel – venait en conclusion d’un envoi plutôt centré sur le #penelopegate (copies de touittes vertueux de Fillon, chaise longue représentant le bureau de l’épouse).

Comme un cheveu sur la soupe, puisqu’il visait Hamon. Venant d’un correspondant partisan affiché de Mélenchon.

Pas besoin d’avoir fait Sciences Po pour déchiffrer le message : Hamon est un faux-cul.

Anatomie d'un HOAX

Ce qui est absolument vrai, c’est que Hamon n’a pas voté la censure de la Loi Travail dite Loi El Khomri.

Sauf que personne n’a voté la motion de censure de gauche, ni lui, ni M. Mamère, ex EELV, ni Mme Filipetti, PS, virée du gouvernement en même temps que lui, etc.

Tous pourtant cosignataires d’une motion de censure*.

Anatomie d'un HOAX

Sont donc fous ces frondeurs ? Et bien non : la motion de censure* n’a pu être déposée faute du nombre de signatures nécessaire. Donc il n’y a pas eu de vote sur cette motion de censure.

Et la citation – sans doute controuvée – prend tout son sel, parlant de tromper, venant de ceux qui instillent une contre-vérité !

Anatomie d'un HOAX

Il y a pire, et venant, du coup, du sein même de son parti, du PS, avec ceux qui reprennent la calomnie qui a si bien marché à droite avec Juppé, rebaptisé Ali Juppé, en clamant qu’Hamon est le candidat des Frères musulmans** !

 

* Il s'agit bien sûr de la motion de censure des gauches et de l'écologie, comme elle se présentait, cosignée par Laurence Abeille, Sylviane Alaux, Brigitte Allain, Pouria Amirshahi, François Asensi, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Philippe Baumel, Laurent Baumel, Huguette Bello, Jean-Pierre Blazy, Michèle Bonneton, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Fanélie Carrey-Conte, Patrice Carvalho, Nathalie Chabanne, Gaby Charroux, André Chassaigne, Dominique Chauvel, Pascal Cherki, Sergio Coronado, Marc Dolez, Cécile Duflot, Hervé Feron, Aurélie Filippetti, Jacqueline Fraysse, Geneviève Gaillard, Linda Gourjade, Edith Gueugneau, Benoït Hamon, Mathieu Hanotin, Christian Hutin, Serge Janquin, Romain Joron, Régis Juanico, Jérôme Lambert, Jean Lassalle, Christophe Léonard, Jean-Luc Laurent, Noël Mamère, Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Philippe Noguès, Christian Paul, Michel Pouzol, Patrice Prat, Barbara Romagnan, Jean-Louis Roumegas, Nicolas Sansu, Eva Sas, Gérard Sebaoun, Suzanne Tallard, Thomas Thévenoud, Paola Zanetti

Une autre motion de censure fut, évidemment, présentée par la droite et malheureusement votée par ce qui se baptisait "Front de gauche" (essentiellement PCF, et disparu aujourd'hui) qui n'eurent pas honte de mêler leurs voix à celles de Bourdouleix, Collard ou de la nièce Le Pen.

"On ne va pas mêler nos voix à des gens qui ne veulent pas de la loi El Khomri pour des raisons opposées aux nôtres" avait heureusement prévenu Laurent Baumel,  au nom des frondeurs PS.

 

** Inutile de dire que cette belle saloperie a fait les délices de l'extrême-droite (voire de la droite) qui, certes, n'avait pas besoin de ça pour sévir, mais qui est en quelque sorte cautionnée par des membres du PS.

 

On peut admirer le haut nivô de maîtrise du Français (avec ce verbe "stigmatismer" et ces "bonne-femmes"). Le "ganja" désigne le chanvre indien - le mot viendrait en quasi droite ligne du sanscrit - autrement dit le cannabis qu'Hamon, à juste titre, propose de légaliser. Quant à Amaq, il s'agit de l'agence de presse de DAECH censée donc soutenir Hamon, bien sûr. Ces ordures anonymes ne reculent devant rien.

 

 

 

 

 

 

 

 

En complément :

Mélenchon victime d'un redressement politique des sondages ?

Un autre HOAX et là directement signé par les mélenchonistes attitrés et par Mélenchon lui-même, le grand homme serait systématiquement victime d’un redressement politique de la part des sondeurs en général et de l’IFOP en particulier.

Jour après jour, les séïdes lancent sur les réseaux, une prétendue comparaison des intentions brutes comparées aux résultats corrigés de l’IFOP. Pour faire bref, les instituts recueillent les intentions de votes de leur échantillon, et, comme l’explique assez bien Metroscopia, institut espagnol, en fonction de l’échantillon – sous ou sur représentation de telles catégories - mais aussi des votes exprimés aux précédentes élections et des réponses aux autres questions posées, ils corrigent ces résultats bruts.

Anatomie d'un HOAX

Cette dernière mouture se situe dans la lignée des hoax précédents qui ont été décortiqués par DESINTOX de Libération (les chiffres ont bougé mais le mensonge est le même). Dans ce rolling quotidien, ce jour-là, 08/01/17, l’Ifop aurait fait passer Mélenchon de 17% d’intentions de vote à 10,5%, en raison de ce «redressement politique» évidemment abusif. Libération a pu consulter le document transmis par l’Ifop à la Commission des sondages, où l’on trouve les chiffres bruts et les redressements de chaque candidat. Pour le baromètre daté de mercredi 8 janvier, Mélenchon était donc crédité avant redressement de... 10,0% des intentions de vote. Le chiffre de 10,5% publié par l’Ifop a donc été redressé de +0,5% en faveur du candidat. Loin, très loin, des -7% avancés !

Mais selon le principe qu’un mensonge répété finit par passer pour une vérité, un affidé de Mélenchon (Le Bonnet Révolution un pseudo cocasse avec bonnet phrygien en guise d'avatar) persévère dans la contre-vérité. Et ce n’est pas un hasard si la comparaison ne se fait qu’avec Benoît Hamon : pour Mélenchon et les siens le seul ennemi c’est lui et le PS.

 

PS L’IFOP a pour principale actionnaire Mme Laurence Parisot (avec sa famille 95%) ; elle en est Vice-Présidente. De là à soupçonner que l’ex-Présidente du MEDEF est l’auteure des affreuses (et imaginaires) manips anti-méluche, il n’y a qu’un pas que franchit allègrement notre bonnet révolutionnaire. Sauf qu’on voit mal, si on regarde sa comparaison, pourquoi elle favoriserait Hamon. Fillon, Macron, ça se conçoit, mais Hamon ?

Et si l’on se reporte aux sondages de 2012, avant le premier tour des présidentielles, on constate que l’IFOP, comme d’ailleurs son concurrent CSA, créditait Mélenchon de 14,5%, alors qu’il n’a fait que 11,10% (il semble me souvenir qu’à l’époque l’imprécator fulminait contre une surévaluation jugée sans doute démobilisatrice).

Faut-il ajouter,outre que c’est faire injure à des travailleurs – les sondeurs – que de laisser entendre qu’ils abandonneraient toute déontologie professionnelle pour obéir à de fantasmatiques lubies patronales, l’IFOP est sur un marché de plus en plus concurrentiel où sa fiabilité est le seul argument de vente pour les contrats qui rapportent, ceux des entreprises ?

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:22
Collomb sans vergogne crie misère !

Scandâle !  le sénateur-Maire de Lyon (entre autres) prend la France à témoin : en raison d’un règlement léonin du Sénat, il s’est vu infliger des retenues et ne percevrait plus que 4000 € mensuels. La misère !

« Mes revenus sont plafonnés, je ne touche donc rien en tant que maire de Lyon et président de la métropole, je suis donc tombé à 4.000 euros par mois. » lance-t-il .

Or, de fait, les revenus des parlementaires cumulards, dans son genre, sont plafonnés à une fois et demie le montant brut de l’indemnité parlementaire soit 8321,66 € au 01/07/2016.

Mais ça veut bien dire, non pas qu’il touche rien en tant que maire, etc. mais seulement une moitié de plus, en sus de ses émoluments de sénateur.

Mais de quoi donc est-il victime précisément ?

De dispositions qui demandent outrageusement aux sénateurs d’être un peu présents au … Sénat

 

7. - Une retenue égale à la moitié du montant trimestriel de l'indemnité de fonction est effectuée en cas d'absence, au cours d'un même trimestre de la session ordinaire

1° Soit à plus de la moitié des votes ou, pour les sénateurs élus outre-mer, à plus des deux tiers des votes, y compris les explications de vote, sur les projets de loi et propositions de loi ou de résolution déterminés par la Conférence des présidents ;

2° Soit à plus de la moitié ou, pour les sénateurs élus outre-mer, à plus des deux tiers de l'ensemble des réunions des commissions permanentes ou spéciales convoquées le mercredi matin et consacrées à l'examen de projets de loi ou de propositions de loi ou de résolution ;

3° Soit à plus de la moitié ou, pour les sénateurs élus outre-mer, à plus des deux tiers des séances de questions d'actualité au Gouvernement.

 

8. - La retenue mentionnée à l'alinéa 7 est égale à la totalité du montant trimestriel de l'indemnité de fonction et à la moitié du montant trimestriel de l'indemnité représentative de frais de mandat en cas d'absence, au cours d'un même trimestre de la session ordinaire, à plus de la moitié de l'ensemble de ces votes, réunions et séances.

 

CHAPITRE III bis du règlement du Sénat

Participation des sénateurs aux travaux du Sénat

En brut, les revenus sénatoriaux se décomposent en :

  • indemnité parlementaire de base : 5 547,77 €
  • indemnité de résidence : 166,43 €
  • indemnité de fonction : 1 428,55 €

(pour obtenir le net, ôtez 25%)

Donc, pour que ce colérique personnage, qui menaçait de pas recevoir un seul putain de ministre dans sa ville, se fasse sucrer autant de pèze, il aura fallu sans doute qu’il soit absent à plus de la moitié de tous les travaux du sénat. 

Autrement dit, en ne foutant rien comme sénateur, il touchera quand même 2770 € d’indemnité parlementaire, plus le supplément plafonné comme élu local.

Sans vergogne encore, le Collomb, adversaire résolu de la loi sur le cumul des mandats, ose prédire que si les absentéistes de son genre n’y sont plus,  on ne trouvera au Sénat que des apparatchiks et des retraités.

Au moins, seraient-ils présents.

Et gageons, qu’à 5 385,67 € nets, des jeunes qui en veulent, style Jean-Luc Mélenchon en 1986 – plus jeune élu du Sénat à l’époque – se sentiront une vocation de sénateurs. Et il faudra toujours qu’ils passent par les fourches caudines de ce bizarre système électoral sénatorial !

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 17:53
Autocritique

L’aveu est difficile, mais, je le confesse, non content d’être un affreux cédétiste de longue date, je suis un social-traître itou. Et je sens qu’il va bientôt être temps soit de faire mon auto-critique soit de rentrer dans la clandestinité.

Membre d’une CFDT dont j’ai connu la déconfessionnalisation en 1964, j’ai cependant entendu un Thibaut Nolte (Bang-Bang ARTE), à propos de Laurent Berger, la qualifier de syndicat catho ! Un Toddiste sans doute : Todd, le géomancien, à partir d’études anthropo-démographiques attribue à des populations entières des tares ou des vertus ataviques et immuables, cathos zombies d’un côté, laïco-républicains de l’autre. « Grâce à dieu, je suis athée », comme disait malicieusement Luis Buñuel. Malgré cela, natif de l’Ouest – même si mes deux grand-pères venaient de Brie, terre laïco-républicaine (les deux grand-mères des Vosges : où Todd situe-t-il la fameuse ligne bleue ?) – catho zombie donc, j’appartiendrais à un syndicat catho !

Edmond Maire (CFDT) et Georges Séguy (CGT) à la tête d'une manuf en 1975

Edmond Maire (CFDT) et Georges Séguy (CGT) à la tête d'une manuf en 1975

13 Mai 1976 :Georges Séguy a coiffé une casquette tandis qu'Edmond Maire prend la saucée

13 Mai 1976 :Georges Séguy a coiffé une casquette tandis qu'Edmond Maire prend la saucée

1976 Manif Fonction Publique

1976 Manif Fonction Publique

Et bien que cette confédération ait connu des heures glorieuses, j’en montre les preuves photographiques, d’unité d’action avec la CGT, il est taxé de « courroie de transmission »* par un brave garçon – mélenchonniste fanatisé – qui doit ignorer que cette aimable appellation visait la CGTU 1921-1936 (voire la CGT d’après 1948) aux ordres du PCF.

Or donc ce syndicat jaune, traître à la classe ouvrière, bien sûr, a subi l’assaut d’une jeune garde nourrie au doux lait de la prose des Ruffin, Lordon et consorts, chers à Aude Lancelin, victime emblématique du régime hollandiste totalitaire (car virée de L’Obs), a attaqué les locaux de la CFDT et a fait subir à sa façade le même sort que celle de l’Hôpital Necker... en pire (ou en mieux, de leur point de vue), agrémenté d’une infâmante inscription.

Autocritique

La CGT, après réflexion, s’est fendue d’un communiqué compatissant.

Mais revenons aux aveux !

Non content donc d’être Cédétiste, j’ai adhéré au PS en 1973 ! Pour comble d’ignominie je me suis rallié à Rocard, quand il m’y a suivi (!), en 1974. Membre de son courant, j’en fus un des représentants dans une commission nationale éducation du PS. Puis, j’ai collaboré avec un député de la vague rose de 1981.

Depuis 1981, j’en ai connu des déçus du socialisme. Se sont-ils le temps d’une cohabitation réjouis du chiraquisme, puis du balladurisme ?  Et ces éternels déçus, ces champions de la division, ces ex-CERES suivant Chevènement, ont-ils été satisfaits de l’échec de Jospin ?

Connu aussi les outrances verbales – et parfois physiques – de l’extrême-gauche, à commencer par le PCF du temps où l’union était un combat ! Mais, même au plus fort des divergences, subsistait ce qui était nommé la discipline républicaine : au 2e tour, voter pour le candidat de gauche le mieux placé, sauf vote dit révolutionnaire, qui a heureusement échoué, mais qui est repris et systématisé par Mélenchon.

Discours d’ancien combattant de l’union de la gauche, de la gauche plurielle. Car ce temps est bien fini : pour Mélenchon l’ennemi, ce n’est ni Sarkozy, ni Juppé, et encore moins la Le Pen, c’est Hollande et Valls. Aucune outrance n’est épargnée : il faut mettre fin au coup d’état permanent et demander la restauration de la démocratie parlementaire. Et pas un socialo n’échappe à leur vindicte, même pas les frondeurs : vous savez ceux qui balancent des marshmallows avec leur fronde, histoire de ne pas blesser leurs camarades à qui ils reprochent de ne pas voter avec la droite pour faire tomber le gouvernement macrono-vallsiste !

Et comme il se doit, les permanences des élus PS, les locaux PS sont vandalisés. Et du coup pas que par des hordes encagoulées. La permanence du député Christophe Borgel à Toulouse a été muré par la CGT, puis celle de sa collègue Catherine Lemorton envahie, son personnel enfermé et ses documents pillés ! Même méthode, entrée murée, contre Sylvia Pinel à Castelsarrasin, Alain Ballay à Tulle, Jean-marc Fournel à Longwy…

 

Les locaux PS sont vandalisés : ainsi au Havre où plusieurs manifestants ont cassé la porte pour envahir l’intérieur des locaux du parti socialiste.

pas d’ambiguïté possible : c’est la CGT ! La CGT qui s’en prend donc à un parti politique, à des élus de la nation. CGT qui écrit, dans son communiqué faussement compatissant sur la CFDT : Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence !”* Ben voyons !

CGT d’ailleurs fort indulgente avec les casseurs, en témoigne cette anecdote bordelaise racontée fièrement par mon mélenchonniste préféré : deux jeunes venaient d’être exfiltrés du cortège par des flics en civil parce qu’ils venaient de faire quelques taches de peinture (sic) sur la devanture de la Société générale [les manifestants sont revenus sur leurs pas et ne sont] repartis que lorsque les deux ont été relâchés. Ce qui veut dire que venir à une manif avec des bombes de peinture et dégrader des agences bancaires c’est normal et bénin pour ces manifestants.

Il fut un temps où c’eût été le SO de la CGT qui aurait exfiltré les deux jeunes imbéciles !

Et CGT qui n’hésite pas à agresser allègrement les forces de l’ordre (dans la séquence où l’on voit une poignée de CRS acculés entre deux cars par des CGTistes déchaînés, Martinez aura peine à plaider qu’il s’agissait de légitime défense, c’était plutôt de l’illégitime défonce).

Mais je sens bien que je m’égare, que je retombe, malgré mon désir affiché d’aller à résipiscence, dans mes travers de social-traître. Que ne comprends-je que la CGT d’une part, Mélenchon de l’autre, détiennent les clés de la Vérité et indiquent aux égarés « C’est ici le chemin ». Long chemin qui passe justement par l’éradication du PS et de la CFDT, dut-on s’offrir un demi-siècle de droite** Sarkozo-Wauquieziste voire Ménardo-Le Peniste.

Le salut de la GAUCHE, la VRAIE, est à ce prix !

 

 

* "ce que nous percevons comme un double langage n’est, en réalité, qu’une forme de cohérence : la CGT, en tant que syndicat de type léniniste (ce qui est légitime) est, depuis longtemps la courroie de transmission d’un parti. Le problème est que, sans plus aucun moteur au bout, la courroie devient folle... Notre étonnement est étonnant : ne serait-il que la marque de notre difficulté à nous mettre à la place des autres ? De notre coeur, abandonnons la naïveté et ne gardons que la poésie". Reçu d'un correspondant

 

** Mais là, c'est sûr, je serai entré dans l'éternelle clandestinité...

Autocritique
Autocritique

En complément du commentaire du "retraité quidam parmi les qui dam" (voir ci-dessous) ces  photos du saccage (paraît-il plusieurs fois) de la permanence de Laurent Grandguillaume, député PS dijonnais.

 

"Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence !" écrivait la CGT dans le communiqué de 'soutien' à la CFDT...

CGT dont le siège aurait subi l'assaut de deux encagoulés dans la nuit du 24 au 25 juin 2016

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:00
ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Horreur et putréfaction, honte et scandale, un certain Reynié, politocrate omniprésent avec sa tambouille sondagière, comme dit Schneidermann, a osé, sur les ondes complaisantes de France Inter, lancer des attaques assez ignobles contre Mélenchon et le Front de gauche. Les taxant d’antisémitisme. Cris d’orfraie, bien sûr, du côté du Parti de gauche. Et si on y regardait de plus près.

 

Il faut dire que Dominique Reynié, qui dirige un think thank, Fondapol, proche de l’UMP, n’y va pas par le dos de la cuiller : "La France comprend trois foyers d'expression de l'antisémitisme très forts. Le premier ce sont les proches du Front National et les électeurs de Marine Le Pen [...] Le deuxième groupe ce sont parmi les Français musulmans [...] Et puis le troisième groupe ce sont les proches du Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon 2012, où là aussi on trouve, à un degré moindre, et sur des ajustements ou, je dirais des agencements différents, l'expression d'un antisémitisme fort". "On a [dans ce 3e groupe] une adhésion beaucoup plus forte que la moyenne à des préjugés qui relèvent de cet antisémitisme anticapitaliste et antiglobalisation. Cette idée que les juifs contrôlent l'économie. Qu'il y a un capitalisme cosmopolite, que le monde de la finance est un monde cosmopolite". Et il en a rajouté une couche en s’attaquant à Mélenchon – crime de lèse-Imprecator – en rappelant ses propos sur Moscovici, à l’époque Ministre des finances, à propos de la crise chypriote : "C'est le comportement de quelqu'un qui ne pense plus en français… qui pense dans la langue de la finance internationale" clamait Mélenchon, "c'est le genre de formules qui, au fond, élasticise l'espace public et la parole", commente Reynié.

 

Le sondage, sur lequel s’appuie Reynié date de Novembre 2014. L’actualité hélas le remet sur le devant de la scène. Il a été réalisé par l’IFOP, présidée par Mme Parisot, qui appartient aussi à Fondapol. Intitulé L’antisémitisme dans l’opinion publique française Nouveaux éclairages, il repose sur un sondage en ligne de 1 005 personnes représentatif des Français âgés de 16 ans et plus et sur un questionnement dans la rue de 575 personnes déclarant être nées dans une famille de religion musulmane, françaises ou non, vivant en France, âgées de 16 ans et plus.

 

S’agissant du questionnaire en ligne il démarrait par une sorte d’échelle de Richter en soumettant aux sondés des préjugés les plus éculés de l’antisémitisme :

  1. « Les Juifs utilisent aujourd’hui dans leur propre intérêt leur statut de victimes du génocide nazi pendant la Seconde Guerre mondiale »
  2. « Les Juifs ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance »
  3. « Les Juifs ont trop de pouvoir dans le domaine des médias »
  4. « Les Juifs ont trop de pouvoir dans le domaine de la politique »
  5. « Il existe un complot sioniste à l’échelle mondiale »
  6. « Les Juifs sont responsables de la crise économique actuelle »

 

Le degré de préjugé est mesuré par le nombre de réponses positives, de 0 (pas du tout antisémite) à 6 (très antisémite).

Être ou ne pas être antisémite, telle est la question.

 

Nonna Mayer, sociologue (« Il faut parler d’antisémitisme avec rigueur ») objecte qu’en ne proposant que des clichés négatifs le questionnaire introduit le biais d’acquiescement systématique (« yes saying »). Bien que non expert, on est un peu pantois : comment peut-il y avoir un acquiescement systématique sur des propositions qui commencent par « Les Juifs » ? Comme si toutes les personnes d’origine juive formaient une entité monolithique ! La deuxième objection porte sur le côté binaire du questionnaire 0/1, d’accord/pas d’accord. Il ne permet pas de mesurer l’intensité, comme le fait la formulation habituelle : « Diriez-vous que vous êtes tout à fait d’accord, plutôt d’accord, plutôt pas d’accord ou pas d’accord du tout avec l’opinion suivante ? ».

On pourrait donc être modérément antisémite et tout aussi modérément non antisémite.  « Je serais tenté de penser que les Juifs utilisent parfois la shoah à leur profit », diraient les uns ;  « Je ne suis pas tout-à-fait d’accord » répondraient les autres ! Le primaire quasi primate que je suis considère avec une grande étroitesse d’esprit que souscrire à l’une quelconque des propositions c’est être antisémite.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Indicateur d'antisémitisme (nombre d'items)

Même en admettant que le ‘yes saying’ ait fait quelque ravage on peut considérer qu’à partir de deux réponses positives l’antisémitisme est avéré.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Antisémitisme et préférences politiques

Ce tableau ventile les réponses en fonction des sympathies politiques déclarées par les sondés.  Bizarrement ce sont ceux qui n’affichent aucune préférence politique qui seraient les moins antisémites, suivis d’EE Les Verts. Globalement la gauche est moins antisémite que la droite. On peut supposer au Modem et à l’UDI la survivance de la judéophobie catholique contre le peuple déicide. Mais on note surtout les décrochages du Front de gauche (–17) et encore plus du Front national (-28) au degré 0 de l’antisémitisme.

 

Le Front National reste bien le parti antisémite de Jean-Marie Le Pen, malgré le ripolinage de la fille.

Deux groupes (qui se recoupent pour une part bien sûr, mais qui divergent un peu) sont distingués : ceux qui se disent proches du FN et ceux qui disent avoir voté pour elle en 2012.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Le FN face aux clichés antisémites

Sur tous les items, les frontistes sont très significativement au-dessus de la moyenne des sondés. On retrouve les poncifs antisémites des années 30 (banque et presse juives) auxquels s’ajoutent les propos du patriarche sur le « détail de l’histoire », reflétés dans la réponse largement majoritaire sur le statut abusif de victime.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Pas de Président juif

Les deux sous-groupes divergent ici – l’électorat mariniste serait un peu moins viscéralement antisémite que les sympathisants – mais, dans tous les cas, on est largement au-dessus de la moyenne.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Français à part entière ?

L’antisémitisme nourrit la xénophobie : les trois quarts des sympathisants du FN estiment que le Français d’origine immigrée n’est pas un Français à part entière, mais entièrement à part.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Indicateur de xénophobie

Ce tableau est déjà globalement terrifiant : la moitié des sondés estiment qu’il y a trop de maghrébins, plus d’un tiers trop de noirs, un cinquième trop d’asiatiques. La lepénisation des esprits est bien en marche. Et le FN est bien un parti xénophobe, quasi unanime à l’encontre des musulmans.

 

 

Le Front de gauche n’a heureusement rien à voir sur ce plan de la xénophobie  avec le FN

 

Le 1er sous-groupe, celui des sympathisants déclarés, regroupe sans doute des proches du NPA et de LO qui n’étaient pas proposés en choix. Ce qui expliquerait la divergence avec les électeurs déclarés de Mélenchon en 2012.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Préjugés antisémites

Globalement les électeurs sont proches de la moyenne, tandis que les sympathisants sont significativement plus sensibles à quelques préjugés antisémites.

 

SIONISME, subst. masc.

 

Mouvement politique et religieux né de la nostalgie de Sion, permanente dans les consciences juives depuis l'exil et la dispersion, provoqué au XIXe s. par l'antisémitisme russe et polonais, activé par l'affaire Dreyfus, et qui, visant à l'instauration d'un Foyer national juif sur la terre ancestrale, aboutit en 1948 à la création de l'État d'Israël.

 

Sionisme religieux, socialiste. Il est (...) plus d'une sorte de sionisme: sionisme sentimental et philanthropique, sionisme « culturel », sionisme politique, d'accord seulement sur la renaissance de l'« ethnos » d'Israël et sur ses possibilités d'avenir (Weill, Judaïsme, 1931, p. 68).Ce petit livre [l'État juif] est comme le faire-part de naissance du sionisme politique, celui pour lequel Herzl luttera sans trêve, pendant les huit années qui lui restent à vivre (R. Neher-Bernheim, Hist. juive de la Renaissance à nos jours, Paris, Durlacher, t. 2, 1965, p. 372).

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Ce qu'est le sionisme ?

NB Plusieurs réponses possibles.

 

Fondapol tend ici à relier antisionisme et antisémitisme, l’hypothèse étant que l’antisionisme expliquerait la sensibilité plus grande aux préjugés antisémites. La divergence la plus notable porte sur le caractère raciste du sionisme ; sinon pour le lobby Juif international, ils y croient moins que les verts.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Aussi Français qu'un autre

Reste que la relative porosité aux préjugés antisémites ne se traduit absolument plus en xénophobie, puisque les électeurs déclarés de Mélenchon sont plus de 9 sur 10 à estimer qu’un Français d’origine juive était Français à part entière et qu’ils sont plus de 8 sur 10 à affirmer la même chose pour les Français dits musulmans.

 

Ce que confirme le tableau suivant

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

Moins xénophobes à gauche

On est loin, très loin, de la xénophobie du FN ou même de l’UMP.

ANTISÉMITISME : L’AF-FRONT DE GAUCHE

xénophobie à droite

Là, Reynié est moins prolixe : l’UMP, dans le rejet de ‘l’étranger’, est significativement au-dessus de la moyenne des sondés. Pas encore au niveau de xénophobie du FN, mais cependant en (mauvaise) voie de lepénisation.

 

A partir même des éléments de son étude, Reynié a donc tort de mettre sur le même plan, comme foyer d’expression de l’antisémitisme, le FN et le Front de Gauche, même s’il corrige par à un moindre degré pour le deuxième.

Les sympathisants FN sont très majoritairement xénophobes et très largement racistes et sont restés antisémites.

En revanche, ceux qui se sont déclarés proches du Front de gauche*, s’ils semblent avoir une porosité un peu plus grande à certains préjugés antisémites que les autres sympathisants de gauche, ne sont absolument pas xénophobes.

Quant au rappel des propos imbéciles de Mélenchon sur Moscovici, malgré sa défense malhabile où il feignait de confondre l’origine Juive de Mosco avec une appartenance religieuse, ils n’en faisaient absolument pas un antisémite. Son parler dru et cru, comme il dit, rappelait « le parti de l’étranger » de l’appel de Cochin, quand Chirac taxait Giscard de politique anti-nationale.

 

 

* Coquerel,  porte parole du Parti de Gauche,  dans sa contre-attaque a eu beau jeu de rappeler que dans un sondage portant sur un millier de personnes, les sous-divisions en sympathies politiques déclarées aboutissent à des échantillons réduits où l’intervalle de confiance devient énorme.  Mais c’est le lot de tous les sondages dès, qu’au-delà de résultats globaux, ils essaient de cerner, par exemple, ceux de diverses catégories sociales.

On peut regretter - mais peut-être l'ai-je mal cherchée - que l'IFOP ne mette pas en ligne la fiche technique complète de ce sondage, avec notamment le chiffrage de chaque sous-groupe. La seule indication qu'en-deça de 40 c'est fragile est un peu courte.

NB La partie la plus controversée de l’étude est celle portant sur un échantillon de 575 personnes déclarant être nées dans une famille de religion musulmane, françaises ou non, vivant en France, âgées de 16 ans et plus, administrée en face à face dans la rue.

Selon l’observatoire des sondages, l’effectif est « insuffisant (575 sondés) pour que les résultats soient significatifs statistiquement, et encore plus lorsque 51% d’entre eux affirment par exemple que "les juifs ont trop de pouvoir en politique" (...). Autre aspect critiquable. Comme il n’existe aucune donnée permettant d’établir et définir démographiquement la population "musulmane” (la collecte de données dites "ethniques" est interdite en France), les extrapolations "maison" faites par l’Ifop à partir des données de la population "immigrée" de l’INSEE sont douteuses, comme la manière dont en pratique ont été sélectionnés ("identifiés" ?) les "musulmans" sondés. Et Nonna Mayer d’ajouter très justement que sur un sujet aussi sensible la rue n’est pas le lieu le plus indiqué pour poser des questions. »

 

Dominique Reynié s’est défendu en faisant remarquer que Nonna Mayer écrit sa nette préférence pour la méthode utilisée par les auteurs du livre Français comme les autres ? (Presses de Science Po, 2005). Il leur laisse donc la conclusion : « Les Français originaires d’Afrique ou de Turquie penchent plus souvent du côté des réponses présumées antisémites que leurs homologues de l’enquête miroir (…). Les écarts varient entre + 19 points pour la question sur le pouvoir des juifs en France, + 15 pour les questions sur la responsabilité à l’égard du conflit israélo-palestinien et sur “on parle trop de l’extermination des juifs”, et + 7 pour l’opinion “pour les juifs français, Israël compte plus que la France” », et plus loin :  « Les actes antisémites n’impliquent qu’une proportion marginale de la population, mais force est de constater que les préjugés antijuifs ne sont pas un épiphénomène. » Autrement dit, il suggère que cette étude recoupe le sondage de l’IFOP.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 21:32
Podemos un parti endogame !

Podemos est (un peu) à la mode dans notre presse. Même Ouest-France en a parlé. Et arrêt-sur-images.  Le mouvement s’est structuré, avec  à sa tête Pablo Iglesias et une équipe très homogène, pour ne pas dire à sa main. Objectif premier : tirer un trait sur la transition démocratique de 78.

 

Podemos a donc bousculé l’échiquier politique espagnol avec les élections européennes. Les sondages successifs ont montré que ce n’était pas qu’un feu de paille. Et, après un vote par Internet* (107 000 votants, pour 250 000 inscrits sur le ouèbe) le mouvement s’est structuré en véritable parti politique.

Un secrétaire général, un conseil de surveillance baptisé comisión de garantías democráticas,   un conseil citoyen de 62 membres (auxquels viendront s’adjoindre 17 membres issus des régions), un comité de direction de 10 membres. Mis à part cette sorte de conseil constitutionnel interne que semble être la commission de garantie du respect de la démocratie interne, une organisation somme toute assez classique avec un leader, un bureau politique et un comité central.

Podemos un parti endogame !

Tout se passe comme si le département de Sciences politiques de l’Université Complutense (Madrid) avait canalisé le mouvement des indignés. Passant de la théorie aux travaux pratiques, d’abord par le biais d’une chaîne TV-internet, La Tuerka  puis en donnant corps à un mouvement en quatre mois pour frapper un premier coup aux Européennes. Enfin en structurant ce mouvement en un vrai parti politique.

 

Revers de la médaille, la direction a un côté endogamique prononcé.

 

Outre Pablo Iglesias, l’idéologue de la formation, ex-enseignant de sciences politiques à  l’université Complutense, Íñigo Errejón est chercheur dans cette université, Carolina Bescansa y est professeure de Méthodologie, Juan Carlos Monedero y est professeur de sciences politiques, Luis Alegre y est professeur de philosophie, Tania González est licenciée de sciences politique de l’université Complutense, certes Gemma Usabart est professeure à l’université de Girona mais en sciences politiques,  et dans ce bureau politique de bac+X on compte encore une licenciée en histoire et relations internationales, Ángela Ballester, un avocat qui travaille dans une association de lutte contre les expulsions de logements, Rafa Mayoral, un ingénieur des télécommunications mais aussi anthropologue, Sergio Pascual, et une juriste, anthropologue également, Auxiliadora Honorato, les deux derniers travaillant pour le gouvernement provincial d’Andalousie.

 

Rien à voir donc avec le Front de gauche qui ressemble plus à l’IU espagnole (PC+dissidents PS+gauches alternatives diverses) avec des politiques aguerris comme Mélenchon, ex-sénateur et secrétaire d’état. Rien non plus à voir avec cinq étoiles du triste pitre Grillo, même si le surgissement rapide de Podemos sur la scène politique y ressemble.

 

Iglesias, loin de rejeter la télé, en maîtrise tous les codes. Et loin aussi de l’éruptivité parfois hystérique de Mélenchon ou Grillo, il est d’un sang-froid à toute épreuve.

 

Reste que cette espèce d’entre-soi que représente son équipe très universitaire n’est pas dénuée de risques.

L’absence de toute expérience politique en responsabilité est à la fois un handicap et un atout. Un atout quand il s’agit de cogner sur la caste, c’est-à-dire, justement, les politiciens des deux grands partis et l’oligarchie financière. Un handicap, peut-être, quand il s’agira, à la fin de 2015, de convaincre les électeurs de voter pour des personnes totalement inexpérimentées. D’autant que Podemos renonce à concourir à des municipales où il aurait pu démontrer sa capacité à construire une alternative à partir du bas comme le firent les verts allemands. (José Ignacio Torreblanca, El País 16/11/14) Mais on pourrait noter ironiquement qu’après tout, Podemos se retrouverait dans la position du PSOE – Felipe Gonzalez et les siens n’avaient aucune expérience gouvernementale – après la transition de 1978.

Podemos un parti endogame !

Car, à l’instar, du coup, de Mélenchon et sa VIe République, Iglesias veut clore la période historique ouverte en 1978 avec la légalisation du PCE et les premières élections libres après la mort de Franco. Iglesias, né en 1978 justement, symbolise bien cette génération qui n’a rien connu du franquisme ou seulement ses derniers soubresauts. Il annonce donc que, si Podemos gagne, comme il en est sûr, les élections de 2015,  sera ouvert un processus constitutionnel pour faire sauter le verrou du régime de 1978 (abrir el candado del 78). Mais si la VIe république promise par Mélenchon – une IVe matinée de votation suisse – ne provoquera que des débats byzantins, l’instauration d’une IIIe République en Espagne risquerait fort de réveiller des antagonismes autrement violents.

 

D’autant que si Podemos essaie de convertir la traditionnelle confrontation entre droite et gauche en une lutte entre la caste et les gens décents, promettant de balayer la corruption dans la société, il a peine à se recentrer. Même s’il s’en défend, les accusations de sympathie voire d’admiration pour le bolivarisme de Chavez reposent sur le fait que Monedero comme Errejon ont collaboré activement avec le régime chaviste au Venezuela. Monedero fut même un conseiller direct de Chavez. Par ailleurs au Parlement Européen ils ont intégré la gauche unie et votent avec discipline, comme le groupe, sur toutes les questions.

 

Or ce recentrage – nos experts en sciences politiques le diagnostiquent – est la clé d’une possible victoire. Pablo Iglesias, qui sait que les partenaires sociaux seront particulièrement attentifs aux programmes économiques, est resté au niveau des généralités. S’appuyant sur les prix Nobel Paul Krugman et Joseph Stiglitz, il a plaidé que l’on peut restructurer la dette sans se mettre en défaut de paiement. Il faut que l’Espagne sorte du modèle truelle et bronze-culs, bâtiment et tourisme. Ce nouveau modèle reposerait sur une diminution du temps et des conditions de travail. Il reposerait aussi sur le développement du secteur coopératif soutenu par des investissements d’état.

 

Pour cela il faut de l’argent. Une réforme fiscale s’impose qui d’abord s’attaque à la fraude et ensuite fasse payer fortement les plus hauts revenus. S’appuyant sur l’exemple des pays nordiques comme le Danemark, il constate que les pays les plus prospères sont les plus égalitaires.

 

La clé du succès éventuel de Podemos tient bien sûr dans la crédibilité de ses propositions et on voit qu’il y a encore du boulot. Mais surtout dans sa capacité à convaincre les citoyens qu’ils peuvent être, eux-mêmes, les protagonistes d’un temps nouveau. Et Anabel Díez (El País) note un peu ironiquement que les références musicales et poétiques de Pablo Iglesias sont notamment Mercedes Sosa et Miguel Hernández… Como en la Transición !

 

 

 

Vientos del pueblo me llevan,

vientos del pueblo me arrastran,

me esparcen el corazón

y me aventan la garganta.

 

Vientos Del Pueblo Me Llevan de Miguel Hernandez

Todo cambia

 

Cambia lo superficial

Cambia también lo profundo

Cambia el modo de pensar

Cambia todo en este mundo

 

Cambia el clima con los años

Cambia el pastor su rebaño

Y así como todo cambia

Que yo cambie no es extraño

 

Cambia el más fino brillante

De mano en mano, su brillo

Cambia el nido el pajarillo

Cambia el sentir un amante

 

Cambia el rumbo el caminante

Aunque esto le cause daño

Y así como todo cambia

Que yo cambie no extraño

 

Cambia, todo cambia (x4)

 

Cambia el sol en su carrera

Cuando la noche subsiste

Cambia la planta y se viste

De verde en la primavera

 

Cambia el pelaje la fiera

Cambia el cabello el anciano

Y así como todo cambia

Que yo cambie no es extraño

 

Pero no cambia mi amor

Por más lejos que me encuentre

Ni el recuerdo ni el dolor

De mi pueblo y de mi gente

 

Lo que cambió ayer

Tendrá que cambiar mañana

Así como cambio yo

En esta tierra lejana

 

Cambia, todo cambia (x4)

 

Pero no cambia mi amor

Por más lejos que me encuentre

Ni el recuerdo ni el dolor

De mi pueblo y de mi gente

 

Lo que cambió ayer

Tendrá que cambiar mañana

Así como cambio yo

En esta tierra lejana

 

Cambia, todo cambia...

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 18:05
De la riquiquisation de la "pensée" Méluchienne

Après la reconstitution de la tête en 3D de son idole Robespierre, c’est un jeu vidéo qui provoque l’ire du grand imprécateur, Mélenchon. Cet Assassin’s Creed Unity a pour toile de fond la Révolution Française. Mais à peu près comme les Astérix ont pour toile de fond la conquête romaine de la Gaule. Et la réaction ne porte même pas sur le jeu lui-même – un jeu Français, Monsieur ! comme aurait dit Montebourg – mais sur une sorte de bande annonce pour le marché nord-américain.

 

C’est un des lieutenants de Mélenchon qui a envoyé la première salve. «À tous ceux qui vont acheter Assassin's Creed Unity, je leur souhaite un moment agréable, mais je leur dis aussi que le plaisir de jouer n'empêche pas de réfléchir. Jouer oui, mais ne vous laissez pas manipuler par ceux qui font de la propagande», écrit sur son blog Alexis Corbière. Un Alexis Corbière qui m’avait pilonné du temps où mes articles n’étaient pas censurés sur Le Plus, pour avoir critiqué Mélenchon dans un style lourd et assez fleuri. "Le Peuple de Paris est présenté pour une cohorte brutale et sanguinaire, c’est lui qui produit la violence, toujours lui qui de façon aveugle fait couler le sang, notamment du bon roi débonnaire. Comme de coutume, la caricature le plus bestiale concerne Maximilien Robespierre qui est présenté comme «bien plus dangereux que n’importe quel roi»" dénonce-t-il.

 

Mélenchon qui s’était déjà indigné de la reconstitution en 3D de la tête de Robespierre par une équipe qui pourtant avait travaillé avant pour Chavez, ne pouvait être en reste. «Le dénigrement de la grande Révolution est une sale besogne pour instiller davantage de dégoût de soi et de déclinisme aux Français», déclare-t-il au Figaro. Et il poursuit avec une phrase digne de figurer dans le débat bessonien sur l’identité française : «Si l'on continue comme ça, il ne restera plus aucune identité commune possible aux Français à part la religion et la couleur de peau». (Expliquez et commentez, est-on tenté de dire aux exégètes de la pensée méluchienne.)

Or, de son propre aveu, Corbière n’a pas réagi au jeu lui-même, mais à une bande annonce publiée en juillet 2014 et destinée au marché nord-américain. Un commentateur d’un article du Plus précise que cette bande-annonce de 5 mn a été créée par Rob Zombie (réalisateur de films d'horreur) illustrée par Tony Moore (participant au comic book The Walking Dead) qui ne représente pas le jeu sauf à travers le bref passage à l'écran d'Arno. Arno étant le héros de ce jeu. « Nous avons utilisé certains événements clés pour qu’Arno, le héros du jeu, en soit le témoin ou l’acteur, mais ce n’est pas sa révolution, ce n’est pas lui qui la fait, c’est plus subtil. L’histoire du jeu est avant tout une histoire d’amour et un dilemme cornélien. La Révolution n’est qu’une toile de fond. » expliquait, dans un entretien au Monde antérieur à cette minable polémique, un des producteurs du jeu.

 

Pour en revenir à la funeste bande-annonce, c’est visiblement du grand guignol des plus comiques. On y aperçoit même la tête du pauvre Gouverneur de la Bastille, le Marquis de Launay, trimbalée en haut d'une pique par de sanguinaires sans-culottes. A part Corbière et Mélenchon qui peut prendre ce comic au sérieux ?

 

 

Profitons-en pour réécouter Gréco :

Dans la rue des Blancs-Manteaux

Ils ont élevé des tréteaux

Et mis du son dans un seau

Et c'était un échafaud

Dans la rue des Blancs-Manteaux.

 

Dans la rue des Blancs-Manteaux

Le bourreau s'est levé tôt

C'est qu'il avait du boulot

Faut qu'il coupe des généraux

Des évêques, des amiraux,

Dans la rue des Blancs-Manteaux.

 

Dans la rue des Blancs-Manteaux

Sont v'nues des dames comme il faut

Avec de beaux affûtiaux

Mais la tête leur f'sait défaut

Elle avait roulé d'son haut

La tête avec le chapeau

Dans l'ruisseau des Blancs-Manteaux.

 

Texte de J. P. Sartre

"La nouvelle édition" 17/11/2014

En supplement gratuit des extraits d’un article de Robin Andraca,

Non, Assassin's Creed Unity n'est pas une leçon d'histoire,

Robespierre dénaturé ?  Attendez de voir Bonaparte !

 

"Assassin's Creed Unity est un jeu vidéo grand public, pas une leçon d'histoire". La réplique est signée Ubisoft, en réponse à la polémique lancée la semaine dernière par Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, qui reprochaient au jeu de véhiculer une propagande réactionnaire sur la Révolution Française.  (…)

 

Robespierre, symbole de la Terreur ou champion de la justice sociale ? Voilà que ce débat, qui divise les historiens depuis deux siècles, trouve un prolongement inédit dans l’univers virtuel de la dernière super-production d’Ubisoft, qui raconte l'histoire d'une guerre séculaire de l'ombre entre deux sociétés secrètes, les Templiers et les Assassins (le principe est le même pour tous les épisodes de la série). Contacté par Le Figaro le jour de la publication du post de Corbière, Jean-Luc Mélenchon dénonce à son tour “la propagande d’Assassin’s Creed” avant d’en remettre une couche le lendemain sur France Info.

Le 17 novembre, sur son blog, le député européen revient (longuement) sur l'affaire : "Il suffit de voir le « trailer », écrit par un débile américain, pour comprendre le mal que fait ce genre de scénario à l’image de la France populaire et historique ! Que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, et donc de l’égalité en droit de tout être humain, soit présentée comme l’œuvre de brutes sanguinaires et absurdes ne peut-être un hasard ludique". (…)  

“N’en déplaise à Mélenchon, Assassin’s Creed Unity n’est pas un jeu historique ! titre le site de TF1. “Assassin’s Creed : comment Mélenchon s’est fait prendre au jeu” renchérit celui de Marianne, tandis que Rue89 fait jouer un historien au jeu.

Dans cette séquence, Danton roule vers l'échafaud. "La seule erreur de Danton a été de se mettre à dos Robespierre, le père de la terreur. Les amis de Danton ont fait publier un article décrivant Robespierre comme un dictateur assoiffé de sang", précise la voix off (...)

 

Idéologiquement, donc, c'est discutable. Historiquement aussi. Danton, ce jour-là, est effectivement passé devant la maison de Robespierre et lui a crié : "Robespierre, tu me suis ! Ta maison sera rasée ! On y sèmera du sel !". (...) nulle part, en revanche, d'une quelconque visite de Robespierre en prison, agitant sous le nez de Danton plusieurs lettres issues de sa correspondance et menaçant directement la vie de ses amis.

Dans cet extrait, les deux protagonistes du jeu sont ici à la recherche de Germain, chef des templiers et grand méchant du jeu. Sur leur route se dresse Robespierre, bien décidé à ne pas vendre la mèche. Elise prend alors les choses en main et lui tire dessus pour en savoir plus. Totalement surréaliste ? Pas totalement ! Cette scène, inventée de toutes pièces par les créateurs du jeu, reprend un détail bien réel de l'histoire de Robespierre : deux jours avant son exécution, retranché avec ses partisans dans l'hôtel de ville, Robespierre est blessé à la mâchoire dans des circonstances incertaines. Et oui, de la fiction à la réalité, il n'y a parfois qu'un pas.

(...) Napoléon Bonaparte n'a jamais été chargé de la protection de Louis XVI. Son seul fait d'arme, pendant la Révolution, a même été de repousser une insurrection menée par... les royalistes à Paris en octobre 1795. L'armoire de fer dont il est question, dans ce passage, a en revanche bien existé. Et ce coffre-fort, aménagé dans un mur du bureau, conçu pour planquer la correspondance de Louis XVI, contenait bien des secrets embarassants pour le Roi. Parmi eux, plusieurs documents attestant l'existence d'un vaste réseau visant à corrompre plusieurs meneurs de la Révolution. Napoléon Bonaparte a-t-il essayé, d'une façon ou d'une autre, de mettre la main sur ces documents ? Pas à notre connaissance...

 

Disons les choses clairement : historiquement, beaucoup de choses ne sont pas vraies, et parfois même aberrantes, dans Assassin's Creed. L'histoire qui intéresse le plus les scénaristes du jeu n'est pas celle de la Révolution Française mais l'histoire d'amour entre Arno et Elise, engagés dans une guerre sans merci contre les Templiers !

 

Autrement dit, IMPRECATOR a perdu, une fois de plus, une bonne occasion de se taire.

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 21:36
Crash du vol d’Air Algérie : une minable thèse complotiste

Dans la série « on nous cache tout, on nous dit rien », une saloperie complotiste traîne sur des sites soraliens ou à l’inverse anti-musulmans (entendez raciste anti-arabes), sur le vol AH5017 reliant Ouagadougou à Alger.

 

« Pourquoi la France a-t-elle placé ses drapeaux en berne ? Selon la presse étrangère : 33 militaires français et 3 officiers supérieurs du Renseignement français étaient dans l'avion ainsi qu'un responsable du Hezbollah.... », voilà ce que répercute, dans sa lettre qui se veut humoristique, dont l’intitulé plagie Harakiri, un certain Benoist M. Ce soi-disant poète, dans cet envoi par courriel, compile des dessins (ici, la récolte est assez pauvre), s’en prend à Hollande avec encore moins de talent que Mélenchon (injure suprême : Hollande est un boutiquier) et donne dans l’assez habituel contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Rien que d’anodin, finalement.

 

Mais là, il ne se sent plus mictionner, en relayant un article d’un Breizh-info, dont l’un des animateurs traduit des articles étrangers pour le réseau Voltaire du cher Ménard et l’autre collabore activement au xénophobe « riposte laïque » et s’affiche comme membre du bloc identitaire.

A noter que cette pseudo information est aussi reprise par un Breiz Atao qui se prétend quotidien de l’état national breton ; il s’affiche clairement fasciste, voire Nazi : ainsi donne-t-il un extrait d’un discours de Goebbels, avec ce commentaire : « BREIZATAO – ISTOR (24/07/2014) A la fin de la vidéo, un extrait édifiant d’un discours du Docteur Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, expliquant aux journalistes juifs que le peuple allemand est à bout et qu’ils devraient avoir le bon sens de se taire. Cet avertissement resta lettre morte. » ! Les saillies antisémites de Le Pen, à côté, c’est de la roupie de sansonnet.

 

Reprenons le poulet : donc, dans l’avion, sans qu’on le sût, sur les 51 ou 54 Français du vol, il y aurait eu trois officiers de renseignement et trente-trois militaires, plus un responsable du Hezbollah libanais.

 

La source unique de cette rumeur, Echorouk, un quotidien algérien, dont le site « Sétif info » dit le plus grand bien : « Connu pour son traitement superficiel de l’actualité, (…) ce « journal » s’est spécialisé dans les scandales inventés de toutes pièces, les rumeurs et les fait divers les plus trashs, où ses pseudo-journalistes agissent comme des charognards profitant de la moindre affaire de meurtre ou de viol pour en faire la une de leur « journal » en jouant sur le sensationnel et loin de tout travail journalistique au sens noble du terme.

La connivence de ce journal avec les milieux intégristes en Algérie n’est un secret pour personne. Ayant perdu la bataille du terrorisme, ces forces obscurantistes veulent revenir sous couvert de la défense de l’Islam. Dans ce registre, ce « journal » véhicule dans ces colonnes les idées les plus rétrogrades des intégristes algériens et est allé, il n’y a pas longtemps, jusqu’à mettre sur son site internet une vidéo montrant les terroristes du GSPC tranchant la tête à un gardien de prison de la wilaya de Tizi-Ouzou. » Ce journal respectable tient l’information de cinq sources, dont l’ambassade libanaise à Alger.

 

Et le « boutiquier » Hollande, aidé par son « Interior Minister, Bernard Kaznov », comme dit un autre site algérien en langue anglaise, aurait imposé silence aux médias et aux familles des disparus, pour qu’on ne découvre pas la présence de nos troupes.

 

Mossad ou Tawhid et Jihad ? Anti-juif ou anti-arabe !

 

Et pourquoi donc ?

Pour la version antisémite, c’est évidemment le Mossad qui a descendu l’avion. Et Hollande, pro-israélien forcené, veut bien sûr le cacher à l’opinion publique ! Sauf que, et là notre Benoist, qui confond lui aussi défense de la Paix pour Gaza et glissement progressif dans l’antisémitisme*, n’a pas été très vigilant, la thèse des racistes du camp opposé, les anti-arabes, est que l’attentat est l’œuvre d’un bataillon "Tawhid et Jihad en Afrique de l’Ouest", présent sur le secteur d’après une source d’Echorouk. Ces affreux jihadistes, sunnites, auraient donc flingués l’avion civil et pour descendre les militaires de la France honnie et cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, un dignitaire d’une organisation chiite.

 

Sauf que les thèses sont totalement contradictoires.

 

Et surtout que la prétendue information est totalement bidon. Non seulement il aurait fallu obtenir le silence des familles concernées – imaginez une seconde que 36 familles et tous leurs proches et amis pleurent leurs morts sans que dans le quartier ou le village on ne sache que les défunts auraient été militaires – mais aussi engager de bien sinistres acteurs qui auraient feint d’attendre des morts bien civils, famille entière parfois, et dont les cas douloureux étaient évoqués dans la presse locale.

 

Ainsi, dix personnes d’une même famille de Rhône-Alpes, dont quatre enfants, sept membres d’une famille de Remouillé en Loire-atlantique dont quatre enfants, une famille de cinq personnes encore dans la Creuse, un couple et ses deux enfants à Menet dans le Cantal plus la grand-mère habitante du Gard, une jeune humanitaire de Caen, un septuagénaire aussi engagé dans une ONG de La Seyne-sur-Mer, deux humanitaires vosgiens, un adolescent de 16 ans, Calvin, également en "mission de solidarité internationale", un conseiller municipal et le directeur des services techniques de la ville de Vendôme, un couple d’hôteliers français de Ouagadougou, … sont annoncés dans Le Progrès, Ouest-France, La Montagne, etc. comme faisant partie des victimes.

 

On le constate, la théorie complotiste, véhiculée, entre autres par ces deux sites bretons aux racismes opposés, est des plus ignobles car au mépris des morts véritables. Et notre poète, en se faisant complaisamment l’écho de ces sornettes démontre, au mieux, sa jobardise.

 

 

* Sous l’apparente et légitime volonté de protester contre le massacre de civils à Gaza donc contre la politique aveugle de Netanyahou, le Benoist dérive en citant un Hadj au style délirant : « La jarre de Pandore déjà bien ouverte, il [Hollande] la fracasse tel Clovis le crâne de son débiteur dans l’affaire du vase de Soissons. », en affichant un sionisme=racisme du niveau de CRS=SS et enfin en publiant un inventaire, pas hélas à la Prévert, des produits et marques à boycoytter car implantée peu ou prou en Israël.

Figurez-vous que Danone, Nestlé, L’oréal, Accor ont des boutiques, hôtels et même usines en Israël. Mais comme on peut supposer que toutes les grandes marques automobiles ont succursales et concessionnaires, il faudra aussi, après yaourts et café en capsules, nuits d’hôtel chez Ibis, etc. se passer de bagnole. Gaffe quand même que la compagnie de transports urbains de votre cité n’ait pas vendu son savoir-faire à une ville israélienne. Et pour la marche à pied, pas de chaussures Timberland, son patron est sioniste. Le plus sinistrement grotesque est la condamnation de Caterpillar, car l’armée israélienne se sert de ces bulldozers pour détruire des bâtiments à Gaza.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 10:46
Les (faux) adieux de Méluche

Bien qu'ayant un (très) vieux fond d'éducation chrétienne, je ne résiste pas à la tentation de scanner un article du palmipède de ce jour, 30 juillet 2014.

Le Canard Enchaîné 30-07-2014 (cliquez pour agrandir)

Le Canard Enchaîné 30-07-2014 (cliquez pour agrandir)

Dédions à Méluche cette vieille chanson :

Eddie Constantine

ET BÂILLER, ET DORMIR

Paroles: Charles Aznavour, musique: Jeff Davis, 1953

 

 

Certains courent après la vie

Moi la vie me cours après

Bien des gens font des folies

Moi c'est folie de m'avoir fait

Je me fais pas de bile

Et n'occupe aucun emploi

Menant une vie facile

Je ne fais rien de mes dix doigts

Je vais pêcher dans les ruisseaux

Chasser dans les roseaux

Ou cueillir les fruits mûrs

Que m'offre la nature

On ne m'a pas mis sur terre

Pour me tuer à travailler

Mais pour vivre à ma manière

Et goûter à la liberté

Et rêver, et sourire

Et bâiller, et dormir.

 

Je dors à même la terre

C'est plus simple et c'est plus sain

Et si je meurs solitaire

Je n'aurais pas à aller loin

Je me lave à l'eau de pluie

Et me séchant au soleil

Je rêve à ma tendre amie

Et y'a vraiment rien de pareil

Et quand presqu'à la nuit tombée

On peut se retrouver

C'est un si grand plaisir

Qu'on reste sans rien dire

 

En regardant la nature

On se tient tout près bien près

L'un de l'autre et je vous jure

Que l'on ne pense qu'à s'aimer

Et rêver, et sourire

Et bâiller, et dormir.

 

J'ai fait mon paradis sur la terre

Car la paix règne au fond de mon coeur

Et vraiment si c'était à refaire

Je saurais pour garder mon bonheur

Et rêver, et sourire

Et bâiller, et dormir.

 

A (re)voir : Mélenchon, comique malgré lui ou l’histoire de France à la mode méluche.

Notre nouveau Joseph Prudhomme : Mélenchon

Super-Méchanlon

Quand Mélenchon se prend pour Robespierre

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:02
Retour tardif sur les élections européennes
Retour tardif sur les élections européennes

Le grand vainqueur hélas est le F-Haine, bien sûr. Mais, à gauche, le grand perdant n’est pas le PS mais les Verts. Et le Front de gauche a complétement perdu son pari, dans une élection pourtant, a priori, favorable.

 

"On aimerait doubler notre score, passer la barre des 10%, au moins atteindre le score que j'ai réalisé à l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, à savoir 11,10%", voilà ce qu’affirmait Mélenchon avant l’élection. Au bout du compte, stagnation en % et même perte d’un siège. Plus à gauche encore, si Lutte ouvrière est stable dans un score de témoignage (1,20 %), sa rivale trotskyste, la Ligue communiste, rebaptisée NPA, a disparu des écrans radars, alors qu’elle frisait les 5 % en 2009. Tout additionné, l’extrême-gauche ne fait pas 8,5 %. Guère plus du tiers du F-Haine.

Si le PS perd encore des plumes, le grand perdant à gauche est bien Europe Ecologie les Verts qui, pratiquement divise son score par deux et perd plus de la moitié des sièges, alors que le PS n’en perd qu’un. En 2009, il faisait pratiquement jeu égal avec le PS.

L’alliance centriste, dans un scrutin qui aurait dû le favoriser puisque non laminée par le scrutin majoritaire, fait à peine mieux que le MODEM seul en 2009.

L’UMP peut juste se réjouir d’être restée largement au-dessus du PS et d’avoir limité la casse, d’autant que peu après éclatait l’affaire Bygmalion qui aurait pu entraîner une totale déconfiture.

Quant au F-Haine, on peut tenter de relativiser son poids, compte tenu de l’abstention – en nombre de voix il ne pèse que 10 % des inscrits – considérer que ce type d’élections dont les enjeux sont peu perceptibles est propice au vote protestataire, il n’empêche qu’après la percée des municipales, il s’installe. Et les fausses querelles de famille pour accréditer la dédiabolisation ne doivent pas faire oublier que ce parti est fondamentalement xénophobe.

Jaurès au Pré-Saint-Gervais, mai 1913

Jaurès au Pré-Saint-Gervais, mai 1913

La gauche peut mourir ?

 

Le centenaire de l’assassinat de Jaurès est là pour nous montrer que, sous divers avatars, la gauche socialiste non bolchevique, de congrès de Tours en congrès d’Epinay, de 1936 en 1981, a su survivre voire renaître. Mais de grands partis, comme le parti Radical, ne sont plus que des buttes témoins. Et c’est le PS qui, naguère, a plumé la volaille communiste et non l’inverse. Mais le PS peut, à son tour, connaître le sort des radicaux.

Sauf qu’à gauche, aucune autre force ne paraît prête à prendre le relais.

Les Verts semblent avoir hérité de tous les défauts de feu le PSU. Le calcul consistant à prendre le large du gouvernement juste avant les européennes a été un complet échec. Et même l’élection de 2009 est apparue comme n’étant due qu’au charisme de leur tête de file, Dany Cohn Bendit, et non à l’attractivité des idées écologiques.

Le calcul du Front de Gauche, ou plutôt de Mélenchon, était clair : taper à bras raccourcis sur les socio-libéraux, comme ils disent, pour rallier tous les déçus du socialisme. Sauf que ces déçus ne se sont pas déplacés (ou, marginalement, ont même pu voter F-Haine). Mélenchon, pour expliquer cet échec de sa stratégie s’en prend à ses alliés PCF qui ont eu l’outrecuidance d’estimer que, quand au niveau municipal, on avait loyalement œuvré ensemble à gauche, il était logique de repartir ensemble*. Les électeurs étaient capables de comprendre que les enjeux locaux ne se confondaient pas avec les nationaux. Sauf si un imprécateur leur brouillait l’écoute, en criant à la traîtrise. Quant à clamer, comme il le fait, que c’est la faute de Valls-Hollande qui ont naufragé toute la gauche, c’est l’aveu que son discours ne convainc pas et, qu’à tort ou à raison, les électeurs estiment qu’il n’offre pas une alternative crédible.

 

Aux élections européennes, la gauche – tout confondu – fait un peu plus d’un tiers des voix. Dans une logique de scrutins majoritaires – surtout si, comme le préconise Mélenchon, le vieux réflexe dit de « discipline républicaine », le vote pour le candidat de gauche le mieux placé, s’efface – elle peut être complétement et durablement laminée.

 

Avec un paysage politique inquiétant où seule la droite dite républicaine sera en mesure de disputer le pouvoir au F-Haine.

 

* Et aussi, dans des communes, comme notre évêché crotté, où une seule liste de gauche s’opposait à la liste de droite sortante, participer ou, au moins soutenir, la liste de gauche et non, comme cela a été fait ici, se livrer à une campagne souterraine pour la discréditer. Variante du vote dit révolutionnaire qui consiste à faire passer la droite !

 

Pour illustrer : Edouard Martin PS, Marielle de Sarnez UDI-Modem, Nadine Morano UMP, Florian Philippot F-Haine, José Bové EELV, Marie-Christine Vergeat FG

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