Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 16:07

Aphatie-Cotta 02

Le grand journal de Denisot – bête noire d’Arrêt sur images – recevait le 19/10/12 Michèle Cotta (pour un bouquin « Le rose et le gris »). M. Cotta fut, entre autres, journaliste de l’Express de la grande époque JJSS-Françoise Giroud ! Face à elle, outre Aphatie le chroniqueur attitré de l’émission, Nathalie Shuck, journaliste au Parisien.


Très soft la dame Cotta. Mais cependant tranchante.


La journaliste du Parisien, genre blasée, parle de Hollande dans le tobbogan des sondages. « Il est là pour cinq ans » se contente-t-elle de remarquer.

Aphatie-Cotta 01-1

Aphatie, le verbe suffisant comme à l’accoutumée, l’interpelle, la lippe sceptique : « Vous pensez qu’il était prêt ? » « Personne n’est jamais prêt, répond-elle tranquillement. Vous croyez qu’Obama était prêt ? (elle commet au passage une petite erreur factuelle puisqu’elle le dit gouverneur avant l’élection présidentielle alors qu’il était sénateur). Chirac en 1995, ajoute-t-elle, se croyait prêt. Il n’en a rien été. » Quant à 1981 qu’on évoque, elle rappelle que la droite prédisait les chars russes sur les Champs-élysées.

« La crise c’est une dimension à laquelle personne ne peut se préparer. »


Quand est évoquée la personnalité des deux adversaires de la présidentielle, elle estime que Sarkozy est un faux dur et Hollande un faux gentil.


Pour Nathalie Shuck le voyage présidentiel en Afrique se résume en la découverte de l’A 330 et à la différence entre un Sarkozy « maître de la communication » - les off brouillés dont on a pu bénéficier nous montraient surtout un personnage nombriliste avec des journalistes « embedded » béats d’adoration – et un Hollande qui s’y mettrait. Cotta très sèche de lui rétorquer que la différence était peut-être entre les deux discours à Dakar.


Aphatie de rebondir sur le fameux A 330. Que de critiques faites sur cet avion à 180 millions d’€uros par les socialistes. A l’appui, une déclaration de Ségolène Royal (Il eût été mieux inspiré de citer le rapport de la cour des comptes) « Et qu’est-ce qu’ils font les socialistes ? Maintenant il s’en servent ! »

« Qu’est-ce qu’ils auraient dû faire ? Le mettre à la casse ? » Michèle Cotta d’une réplique tranquille remet le haut parleur à sa place de grande gueule creuse !

 

 

Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt !


Nathalie Tuck  et Jean-Michel Apathie illustrent bien ce proverbe chinois.

 

L’une d’un voyage en Afrique, qu’elle a semble-t-il suivi, ne retient que la prétendue fièvre communicatrice de Hollande vis-à-vis des journalistes, mais rien sur le fond, et en particulier le traitement de Kabila à Kinshasa par le Président Français, bien mis en relief quelques jours avant par Le petit journal (15/10/12).

L’autre, avec son ton habituel de donneur de leçons – il fallait le voir la veille en train d’infliger un honteux amalgame entre ISF ou pas sur les œuvres d’art, taxation à 30 ou 60% sur certaines plus-values et taux de 75 % dans l’impôt sur le revenu à un pauvre Sapin privé de réplique par Denisot ! – de s’étonner que l’actuel Président emprunte le coûteux avion légué par son prédécesseur.


En face, Michèle Cotta était là pour leur rappeler ce que peut être le journalisme. Journalisme pour lequel les fameux off ne sont au mieux qu’un complément d’informations. Journalisme qui exerce son rôle critique sur l’essentiel. Et qui, donc, d’abord, parle de l’essentiel. Ici, le discours de Dakar, le sommet de la Francophonie.

 

En complément :

 

 

 

 

 


 
Repost0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 15:47

 16-10-12 meteoC+ 05

Que font le CSA, la CNIL, l’ordre national des médecins et les Ligues de Vertu ?


Voilà qu’à une heure de grande écoute, ce mardi 16 octobre, vous décidez de zapper sur une chaîne cryptée d’habitude, mais traîtreusement en accès libre, dans ces créneaux-là. L’heure des Guignols et vos chers petits bouts de choux en raffolent… Mais au lieu de rezapper, distraitement (quoique…) vous laissez arriver une Miss Météo toute en jambes et au grand sourire. C’est qu’elle a du chien, cette Doria et ses plaisanteries sont bon enfant, comme, devant le Ministre de l’Industrie, « Sapin, il a les boules » et ne choqueraient pas une classe de CM2.

 

Vous auriez dû vous méfier cependant, car l’invité, un certain Michel Cymes, est un spécialiste des saillies carabinées. Et voilà que la grande bringue brune, à la tête dodelinante, vient mettre au défi  ce peu recommandable médecin sur le terrain des blagues de carabins.

 

 

 

« Comment reconnaît-on les gynécologues dans un congrès médical ? »

M. Cymes collé (mais il n’a quand même pas osé dire qu’il donnait sa langue au chat) :

« Ils ont leur montre au niveau du coude »


Pire encore avec l’autre devinette :

« Qu’arrive-t-il à un gynéco atteint de la maladie de Parkinson ?

-      - Il est sur-booké ! »


Et la troisième ne vaut guère mieux :

« Quelle différence entre un gynéco myope et un chien en bonne santé ?

-      - Aucune, ils ont tous les deux le bout du nez mouillé ! »

16-10-12 meteoC+ 01

Evidemment le Cymes ne veut pas être en reste et en sort une petite dernière, c’est le cas de le dire pour la route :

« C’est un gynéco qui, pendant un toucher vaginal reçoit un coup de fil d’un copain qui lui explique comment venir chez lui. Tu prends la 1ère à droite, puis tout droit, la 3e à gauche au rond-point, une route sinueuse, etc. –évidemment le conteur nous fait la gestuelle de la main droite – le gynéco raccroche et s’excuse.

-      - Dommage que votre ami n’habite pas plus loin, répond sa patiente. »

 

Voilà donc les histoires honteuses que les innocentes oreilles de nos chères têtes blondes peuvent ouïr pendant le dîner familial.

 

Carton rouge, Mme D. Tillier !

Repost0
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:58

cope-bis.png

« Le Pen au chocolat » « Pain au chocolat outragé ! Pain au chocolat brisé ! Pain au chocolat martyrisé ! Mais Pain au chocolat libéré par #Copé ! #painauchocolat »  « #Copé prit le #painauchocolat, le rompit et le Donat aux électeurs du FN en disant : "prenez, mangez en tous, ceci est mon corps électoral" ». Quelques touittes orchestrant la tonitruante déclaration de Copé à Draguignan !


Mais, dans un premier temps au moins, aucun des commentaires indignés ne s’interrogeait sur ce pain au chocolat arraché de la bouche de nos chères têtes blondes par des racailles basanées. Bizarrement, les citations des propos du Meldois étaient amputées. Ainsi, France 24, citant pourtant une vidéo qu’elle met en ligne écrit : « "Il est des quartiers où je peux comprendre l'exaspération de certains de nos compatriotes, père ou mère de famille rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan", a déclaré le secrétaire général de l'UMP vendredi soir lors d’un meeting à Draguignan (Var) »... Juste, un petit oubli, le fameux pain est arraché « à la sortie du collège ». Et le ramadan 2012 s’est déroulé du 20 juillet au 19 août, en pleines vacances d’été ! Donc l’anecdote du maire de Meaux est totalement bidon !

 


 

Ce qu’auraient dû mettre en relief d’entrée articles et commentaires. Or, le Nel Obs en ligne du 06/10/12, tronque aussi la citation et ne mentionne pas l’imposture. Ni Libé du 08/10. Ni Ouest-France du 07/10, un O-F qui pourtant nous dit que M. Copé a expliqué avoir voulu décrire « des petites scènes du quotidien », petite scène, en l’occurrence, totalement controuvée. Le réveil a cependant sonné, lundi, d’abord dans la Nouvelle édition (Canal +), avec Nicolas Domenach, puis le soir au Grand Journal, avec Aphatie où le bidonnage de cette « sortie de collège », en plein ramadan et en plein congé estival, a été dénoncé.


Il est plus que probable que M. Copé ait aussi inventé son anecdote du gaulois insulté par l’arabe sournois ou par le vindicatif nègre, dans un quartier de sa bonne ville épiscopale, pour illustrer ses propos précédents sur le racisme anti-blancs.

Copé raciste, pas raciste ?

Pas plus que Sarkozy – son ennemi intime mais aussi son modèle – pas plus que Chirac, leur maître (dont Aphatie rediffusait la séquence grotesque sur « le bruit et l’odeur »), Copé ne s’embarrasse de considérations éthiques. La mélodie humaniste ne lui semble pas propre à charmer les oreilles des UMPistes, il joue de la grosse caisse F-Haine ! Avec un total mépris d’ailleurs pour ses supporteurs qu’il fait applaudir sa jactance qu’il sait mensongère.


S’il briguait la tête d’une UMP écossaise, il se mettrait en kilt, les burnes à l’air ; si c’était chez les papous, il s’enfilerait un os dans les naseaux, si c'était chez les grecs…

Total cynisme !

 


 

N. B. NKM, qui sévit sur le même ton que Copé, avait déjà donné dans l'anecdote inventée avec  "des enfants de six ans [qui] refusent de manger du hachis Parmentier sous-prétexte que le bœuf n'a pas été égorgé comme il faut", dans les cantines de Longjumeau. Le mensonge cynique est la figure de style préférée de l'UMP.

 

 

BONUS

 

 

 

En complément


LE RETOUR DE MAÎTRE CAPELLO

 

Analysez la différence entre le sens propre et le sens figuré dans la phrase suivante :

 

Après avoir barboté dans la piscine de Monsieur Ziad Takieddine, Jean-François Copé a barboté la Présidence de l’U.M.P. 

Repost0
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 20:22

Chatel-luc2.png

Le site Atlantico a publié, ce 25 septembre, un entretien avec Luc Chatel, cosignataire avec Jean-Pierre Raffarin d’une motion en vue du congrès de l’UMP, porteur d’un mouvement autour de «l’humanisme social, libéral et européen».


Les propos tenus par l’ex-ministre de l’éducation nationale sont quelque peu incongrus. Il y a du Pierre Dac en lui. « En politique, parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de tous ceux qui   feraient mieux  de la fermer avant de l'ouvrir. » Cette pensée de l’immortelle incarnation du Sar Rabindranah Duval est parfaitement illustrée par ces propos liminaires de Chatel : « Nos valeurs sont celles de l’humanisme et du libéralisme. L’un ne va pas sans l’autre, et réciproquement ». Et il poursuit : « [Notre motion] se distingue des autres car elle part d’un point de vue différent pour arriver à des objectifs distincts. Et cela, tout en respectant l’unité et la liberté du mouvement. » «  Le travail libre dans une économie libre ; des hommes libres dans une société libre ; voilà notre ambition, voilà notre projet ! » « Soyons audacieux ! Tournons-nous vers l’avenir, allons de l’avant, et restons unis. » « Nous ne sommes ni plus proches ni plus loin de la confédération des centres que de la confédération helvétique... Les problèmes de Jean-Louis Borloo pour le moment ne sont pas les nôtres, et la réciproque me semble vraie. »

 

Il y a aussi comme un côté loufoque dans les citations qui illustrent son propos. Ainsi fait-il dire à Einstein « Nul n’est libre s’il n’est humain, pleinement humain. » Plus vraisemblable, même si elle est sans doute apocryphe, la citation de Laurence Parisot, pour appuyer la volonté de supprimer les 35 h, limiter le droit de grève, assouplir le droit du travail et donc accroître la flexibilité : « Tout est précaire dans la vie, même l’amour. Alors pourquoi pas le travail ? » Mystère de la sagesse orientale dans cette citation de Lao Tseu (qu’il dit emprunter à Raffarin) : « Pour un village, un puits ; pour une forêt, une rivière. ». Dans ce florilège on a même droit à de l’Antoine Pinay : « La franchise redressera la France comme la vague redresse le navire. », une comparaison maritime qui surprend dans la bouche de l’homme de Saint-Chamond (Loire non maritime). Pour conclure, notre Luc Chatel, pour rejeter un rapprochement avec Borloo, déclare : "L’UMP est notre maison, notre « home sweet  home  »  e t  prête à Sylvie Vartan, ces vers inoubliables : « Chacun chez l’autre, et c’est la foire ; chacun chez soi, voilà notre histoire. »"

 

Hélas, si ces propos sont bien d’un Luc Chatel, celui-ci n’est pas le cosignataire d’une motion avec Raffarin, mais un parfait homonyme qui révèle son canular dans Rue 89 ! L’autre Luc Chatel s’étrangle d’indignation : « Manipulation inacceptable sur atlantico, où est publiée une fausse itw de moi, avec des déclarations grotesques. Je n’en resterai pas là. ». Il ferait mieux de s’inspirer aussi de P. Dac et de prendre … le parti d’en rire ! 

Repost0
14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 20:43

barbarin_1-1.jpg

 

Barbarin_2.jpg

 

 

barbarin_3.jpg

 

 

 

barbarin_4.jpg

 

 

 

barbarin_5.jpg

 

 

barbarin_6.jpg

Repost0
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 11:05

Meluche_Francois1.jpg

Souvent Méluche dévarie

Bien fol est qui s’y fie

Francois Ier (pcc JFL)


Dans son exercice favori de matamore, Monsieur Mélenchon-MOI-JE, sur France Info, le 29 août, notamment, a déclaré que s’il avait été « aux affaires » il aurait dit à Total "où vous baissez les prix séance tenante, tout de suite ou je renationalise tout de suite Total".


Personne, sauf Antoine Machut (Arrêt sur images) n’a pointé l’extraordinaire révélation historique de Jean-Luc Mélenchon : TOTAL, le pétrolier, remonte à François Ier !  "la première société dont elle est héritière a été créée sous François Ier. C'est vous dire que ce n'est pas d'aujourd'hui que l'Etat se mêle de pétrole." Autrement dit, le géant vainqueur de Marignan, dès le XVIe siècle, lointain prédécesseur  de Chavez, aurait en quelque sorte « nationalisé » une société pétrolière.


Petit lapsus historique


Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Jean-Luc Mélenchon tient cette information de Mélenchon Jean-Luc, qui, dans son blog, parle de patentes accordées par l’état royal à la première manufacture pétrolière du monde à Péchelbronn… en 1750. Soit deux siècles après que le Roi guerrier eut passé l’arme à gauche… « petit lapsus historique » plaidera un lieutenant de l’imprécateur.


Mais ce n’est pas seulement un « lapsus », mais la démonstration d’une totale inculture historique. Les « lettres patentes » ne correspondent absolument pas à une « nationalisation ». A en croire le musée du pétrole, la source de Baechel-Brunn  (devenue Péchelbronn) où, dès le XVe siècle et sans doute avant, les paysans écopaient l’huile à la surface de l’eau pour l’utiliser à des fins thérapeutiques et pour graisser leurs outils et roues de charrettes, est devenue une exploitation pétrolière au milieu du XVIIIe siècle. Et ces royales patentes étaient en fait une concession. Rien d’une nationalisation, qui serait d’ailleurs parfaitement anachronique sous l’Ancien Régime, puisque la Nation au sens actuel naît de la Révolution !


Et pour en revenir à Total, cette société ne remonte qu’à 1924 ou par sa branche belge (Pétrofina) à 1920.


On constate donc que dans la veine du comique involontaire, l’admirateur de Castro et Chavez, ne nous déçoit pas. Après l’insigne honneur d’un voyage devant un fauteuil nommé Chavez,  les yeux noyés de larmes dans l’ouragan bolivarien, l’incongrue comparaison entre scores aux présidentielles et aux législatives, sans oublier le fameux ayant-droit, cette re-nationalisation mérite un éclat de rire franc et massif.

 


Nota : dévarier, à Sète, veut dire, à peu près, déboussoler

Repost0
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 13:00

Fourage_cumul.jpg

Ouest-France 31/08/12

 

 

Lettre ouverte à Hugues Fourage, député de la Ve circonscription de la Vendée

 

Cher camarade,

J’ai lu avec surprise l’entretien que tu as accordé à Ouest-France prônant le cumul des mandats. Bien qu’ayant été collaborateur d’un député de la vague rose précédente – celle de 1981 – je n’aurai pas l’outrecuidance de te rappeler qu’un parlementaire est certes élu dans une circonscription ou un département, mais qu’il est d’abord et avant tout l’élu de la nation !


En revanche, il n’est peut-être pas tout-à-fait inutile de te remettre en mémoire que le principe du non-cumul des mandats a été adopté très majoritairement par le Parti Socialiste ce que le candidat que tu as été ne pouvait ignorer. Non plus que c’est une des soixante propositions de F. Hollande. Il se dit même que les candidats aux législatives auraient signé l’engagement* de quitter leurs mandats exécutifs locaux au plus tard en septembre. Ce qu’a déjà fait Sylviane Bulteau, l’autre élue PS de Vendée.


L’allusion à une éventuelle situation personnelle en 2017 – aucun espoir de réélection ? – est assez consternante en ce qu’elle considère les mandats électifs – pour lesquels nul n’est obligé d’être candidat – comme des sortes d’assurance chômage. Et, de fait, cumul ou pas, en 2017 tu peux n’avoir aucun mandat : les élections municipales ont lieu en 2014 et rien n’est jamais acquis, surtout dans les élections intermédiaires.


En revanche, il est légitime de rappeler que le salarié du privé n’a aucune garantie de retrouver son emploi à la fin de son mandat de parlementaire. Contrairement aux salariés du public. Mais aussi aux membres de professions libérales qui, eux, continuent souvent de cumuler activités professionnelles et mandat de parlementaire. Jean-François Copé en fut l’exemple caricatural qui, du temps où il était député et Président du groupe UMP, tout en étant Maire de Meaux, réussissait à émarger à 20 000 € mensuels comme avocat d’affaires.  Et ne parlons pas de l’éminent Professeur Debré (Bernard), chef de service d’urologie dans un Hôpital Public qui se gave d’honoraires privés, en plus de son mandat de député.  Donc, qu’il faille un statut de l’élu qui interdise aussi ce type de cumuls, qui limite les mandats dans le temps et donne une garantie de réemploi au niveau d’ancienneté correspondant, et qui protège aussi les plus modestes élus locaux, accord total.


Mais l’antienne des cumulards, je parle ici plus de Collomb, Rebsamen et Emmanuelli (que tu as cité) que de toi, sur le parlementaire qui ne doit pas se couper de son « territoire » est, pour reprendre ton mot, une parfaite hypocrisie.Les rares parlementaires non cumulards seraient-ils des députés ou des sénateurs hors sol ? A qui peut-on faire croire que le Sénateur Gaudin, Maire de Marseille, comme le Sénateur Collomb, Maire de Lyon ou le Sénateur Retailleau, Président de Conseil Général de Vendée, etc. peuvent cumuler deux emplois à plein temps ? Ce cumul se fait au détriment des deux mandats !


Et la Ve circonscription ne se limite pas à Fontenay-le-Comte : ayant passé le relais, tu serais d’autant plus disponible pour l’ensemble du « territoire » qui t’a élu.


J. F. Launay

Adhérent de « base »

 

*"Le Bureau national a souhaité inviter chaque parlementaire concerné à respecter l'engagement qu'il a pris lors de son investiture  et à démissionner au plus tard en septembre 2012 de son mandat exécutif local (municipal, départemental ou régional)" (lettre de M. Aubry) 

Repost0
23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 16:40

chavez meluche

« Je suis donc parti au Venezuela me reconstituer. C’est fait! » Voilà qui amorce la philippique de Mélenchon contre Hollande.

 

Du Venezuela, les rares journalistes qui ont fait écho au voyage de Mélenchon au pays de Chavez*, n’ont retenu que quelques bribes de son blog tout aussi intarissable que le « lider maximo ». Plongé dans « l’ouragan bolivarien », il participe un peu à la campagne électorale qui a commencé en vue des élections présidentielles.

Son récit s’amorce par un numéro de comique involontaire : « J’ai fait le voyage vers Barquisimeto en avion. C’est là qu’était convoqué le « rassemblement Bolivarien » du jour. (…) J’avais l’honneur d’être assis sur le siège en face de celui au nom de Chavez. Mais il resta vide car « le commandant », comme il disent, travaillait ses fiches dans son carré privé. » Eh oui ! vous avez bien lu, il a eu l’honneur de voyager … devant un siège vide ! Imaginons, horresco referens, qu’un honni journaliste du maudit « Petit journal », glissé dans l’avion, ait filmé le siège vide avec l’ex-sénateur socialiste en face, on aurait eu droit à une dénonciation en règle de l’ignominie. Là, c’est lui, tout faraud qui s’en vante.

 

Egobésité

 

chavez caricature Constance de son récit, aussi, le grand numéro d’égobésité. MOI et Chavez ! « J’ai trop pratiqué l’exercice pour ne pas en comprendre l’importance. Ce temps où l’on entre dans ce que l’on va dire et où il faut en quelque sorte commencer à l’incarner doit être fait avec sérieux et méthode. Car les émotions qui vont suivre submergent tout, ensuite. Elles risquent alors d’effacer la fragile trame que l’on a posée sur la surface de l’esprit. » La beauté quasi poétique de la fragile trame posée sur la surface de l’esprit est indicible ! Comme est bien exprimée, cette dialectique du rationnel et du sensible !

 

La foule se masse-t-elle entre l’aéroport et le lieu du métinge, illumination : « Je voyais sur leurs jeunes visages la lumière que j’ai vue sur celui de mes camarades, filles et garçons qui ont fait cet exercice à Strasbourg, à Paris, et à combien d’autres endroits encore ! » Et pourtant il ajoute : « Jamais je n’ai vutelle ferveur politique se concentrer de telle façon dans les corps et les visages. A mi-chemin je m’aperçus que j’avais le visage en larmes. » Dans sa verve lyrique, il s’exclame : « C’était les nôtres, sans aucun doute possible. (…) Cela se voyait. D’abord par la couleur de peau : partout dominait en profondeur ce superbe marron que montrent les plus beaux êtres humains. » Cette couleur de peau est le plus beau jour de sa vie ! mais ça sonne quand même un peu bizarre, même s’il était habité par l’effroi sacré.

 

Mais de Barquisimeto à Brest et de Chavez à Hollande, le chemin est court. Et Ouest-France, La Pravda(sic) la plus sectaire de France, lui apprend qu’ « À Brest, le chef de l’Etat a fait un véritable tabac, dans une sorte d’hystérie collective. ». Il en déduit que, comme Ouest-France parle d’hystérie, les personnes qui le félicitaient étaient de gauche et il ne peut s’empêcher de sortir une perfidie « Hollande ferait bien de se méfier de tous ces gens capables de s’enthousiasmer. Car ils finiront par demander des raisons de le faire. »

 

Allié objectif de la droite ?

 

melenchon-hier-place-de-la-bastille-a-paris.jpg  Donc, le grand lider du groupusculaire parti de gauche ne pouvait nous surprendre dans sa nouvelle diatribe anti-Hollande et anti PS ! Même si, objectivement, comme disait le PCF de la grande époque, il fait le jeu de l’UMP.« Cent jours pour presque rien. » Copé, Fillon et les autres ne disent pas pire. «Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l’a dilué dans les sables des plages du Var. » Le soleil des tropiques a dû faire quelques dégâts : d’où sort ce « contenu insurrectionnel » d’un vote pour un candidat qui n’a jamais caché qu’il était un social-démocrate. Le 6 mai, ne lui en déplaise, ce n’est pas lui qui fut élu. Et Hollande a été élu par 18 millions de personnes et pas seulement par le report des voix de Mélenchon au 1er tour.

 

Couplet habituel aussi, celui de la victimisation : « Nous n’avions pas non plus envisagé la hargne des socialistes et leur incroyable mobilisation contre nous. » Car figurez-vous que ces méchants PS n’ont pas eu l’attitude charitable, après avoir été attaqués pendant les campagnes électorales par l’imprécateur et ses disciples, de faire cadeau de circonscriptions aux mélenchonnistes !

Le PCF a souvent pratiqué le soutien sans participation, Placé et les verts semblent vouloir inventer la participation sans le soutien, mais Mélenchon a donné et donne encore et encore dans le ni soutien ni participation. « Je ne vois pas pourquoi on aurait servi la soupe à quelqu'un dont le seul objectif est de nous casser en deux ! » dit fort justement François Lamy.

 

Honte, honte sur moi, bien sûr ! Les foudres des bogôs** ne vont pas tarder à s’abattre. Méritées ! Car dans la logique de ces mélenchonniens, leur lider maximo a le droit absolu, pour ne pas dire le devoir, d’assaissonner Hollande et les « social-libéraux » de ses réquisitoires torquemadesques. En revanche, ledit social-libéral devrait subir, avec contrition, cette volée de bois vert.

 

Désolé !

 

* "... quelqu'un qui donne des leçons de politique et qui passe ses vacances avec Chavez, c'est assez stupéfiant. Si le modèle de démocratie, c'est Chavez, pour moi, c'est merci et au revoir!".  Cohn-Bendit 

 

** BOGÔ : vrai petit BOurge qui se la pète vraie GÔche : le bogô se croit autorisé à décerner les brevets de gôche et pratique l'anathème avec ferveur !

Repost0
23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 21:21

petition-plantagenet

Le 28 Novembre 1499, un véritable crime d’état était commis dans la sinistre Tour de Londres : Edouard de Plantagenêt, dernier descendant direct des rois angevins et seul légitime héritier du trône britiche était décapité sur ordre d’Henri VII Tudor. L’usurpateur l’avait fait jeter au cachot à l’âge de dix ans pour le faire assassiner 15 ans plus tard ! Faut-il rappeler qu’avec Henri II, premier roi Plantagenêt d’Angleterre en 1154, l’Anjou dominait aussi le duché de Normandie,  le comté du Maine, le comté de Poitou et le duché d'Aquitaine !

 

calixte-de-nigremontA l’initiative de Calixte de Nigremont, Duc de Nigremont, Grand Perruquier du Toggenbourg, Vice-Consul de Chalcédoine,  Grand Croix de l’Ordre de Sainte Pétronille, Intendant Général de la Congrégation des Maxençoliens, une pétition est donc lancée jusqu’au 9 septembre, qui sera envoyée à Elisabeth II avec copie à Cameron. « En compensation de la spoliation des droits de la dynastie angevine et de l'assassinat politique de son ultime descendant direct,  les signataires de la présente pétition exigent que le Royaume-Uni remette aux Angevins, héritiers moraux des Plantagenêts, l'intégralité des Joyaux de la Couronne d'Angleterre, lesquels auraient dû, légitimement, revenir aux souverains angevins. Les Joyaux, après leur remise, seront déposés en la Tour Saint-Aubin à Angers pour être vus et conservés par la population. »

 

La boutade angevine monte au nez des rosbifs !

 

crown-jewels 2277318bFaut-il dire que les réactions furent très agressives outre-manche ? Passons sur les commentaires outrés des internautes indigènes. Mais le Daily Mail poussa l’indignité jusqu’à mesquinement rappeler que, de fait, pas plus que les ducs de Bretagne ne parlaient bretons, les Plantagenêts ne s’exprimaient dans le langage barbare autochtone : « Richard I, the iconic Lionheart who led the Third Crusade, was born near Oxford but barely spoke a word of English. » Richard-cœur-de-lion, comme son père Henri II est d’ailleurs enterré à l’abbaye angevine de Fontevraud. « D'abord, ils essaient d'asphyxier la City de Londres avec des taxes européennes (…), puis ils veulent taxer les résidences secondaires des Britanniques en France et aujourd'hui on apprend qu'ils réclament les joyaux de la Couronne ! » ajoute ce tabloïd, anti ‘frenchies’.

 

Parmi les arguties des perfides angliches, le rappel que le régicide Olivier Cromwell avait fait fondre les bijoux des dynasties anciennes après avoir fait décapiter Charles Ier, donc que les actuels joyaux de la couronne n’auraient pu appartenir au malheureux Edouard, puisqu’ils datent du couronnement de Charles II au XVIIe siècle.

 

Anjou … feu !

 

Mais les angevins que nous sommes demandons clairement et légitimement, sur le plan de l’héritage moral, comme le rappelle Calixte de Nigremont, une compensation significative du crime d’état commis contre l’héritier de la dynastie angevine.

 

Espérons que Jean-Marc Ayrault, qui doit se rendre prochainement au Royaume Uni, saura défendre cette demande auprès du 1er ministre Cameron.

 

Cette pétition – à laquelle on ne peut qu’inviter les lecteurs à apposer leur signature – rappelle aussi, qu’à côté de mesquines revendications bretonnes d’annexer la ligurienne Loire Atlantique, l’Anjou est encore plus historiquement fondé de demander le rattachement de la Normandie, du Maine, du Poitou et de l'Aquitaine pour former, sous sa houlette, une grande région centro-girondine avec pour capitale Angers.

 

La pétition permettra aussi, massivement signée, de rabaisser le caquet de ces méprisants calomniateurs de notre beau pays qui devront se souvenir, qu’après avoir subi la conquête du duc de Normandie, ils ont été dirigés pendant près de trois siècles et demi par les descendants des Comtes d’Anjou.

Repost0
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 10:54

foot juan-mata

Quatrième but espagnol. Torres qui venait de marquer le troisième, à peine rentré, passe à Mata qui lui venait de remplacer Iniesta. Et Mata marqua. Alors que Torres aurait pu, égoïstement, tenter lui-même le but pour devenir le meilleur buteur du tournoi. Quel meilleur symbole de l’esprit collectif de l’Espagne, que ce cadeau fait à un joueur que Del  Bosque faisait entrer pour quelques minutes finales.


N’ironisons pas sur les majoritaires pronostiqueurs de la victoire italienne. Et ces grands techniciens et consultants de tout poil qui nous expliquaient doctement que le jeu des ibères atteignait ses limites, que cette possession indécente du ballon était bien stérile. De fait, la confrontation avec le Portugal ne s’était réglée qu’à la roulette des tirs aux buts.


Et pendant ce temps, l’Italie, qui ne se cantonnait plus dans son catenacio, montait en puissance. Elle éliminait les allemands avec brio par un jeu offensif sans fioritures et un buteur qui répondait aux racistes de la plus brillante façon par deux buts splendides.


Des deux côtes des entraîneurs, remarquables de sang-froid et de modestie, ne changeaient rien à leurs principes pour la finale. Pas de dispositif défensif spécial Iniesta-Xavi du côté italien. Pas de défenseur voué au marquage à la culotte de Balotelli. Deux attaquants de pointe chez les uns. Pas de véritable avant-centre, chez les autres. Les deux conceptions de jeu offensif s’affichaient. Deux équipes aussi avec une ossature de clubs : la Juve pour l’Italie, le Barça avec renfort du Real (en particulier le gardien) pour l’Espagne.


En un quart d’heure, la messe était dite : Fabregas, par un centre en retrait millimétré, comme disent les spécialistes, offrait un but de la tête à Silva. L’Espagne sortait enfin d’une relative impuissance. Certes ce fut ensuite l’Italie qui eut la maîtrise de la balle. Mais Casillas, le gardien de but, montrait qu’il était au niveau de Buffon. Et Ramos matait Balotelli, trop individuel. Bien que toujours aussi vaillante, c’est toute l’équipe d’Italie qui jouait un ton en dessous de son match précédent. Pirlo n’avait plus le même rayonnement.  Buffon – qui ne pouvait absolument rien sur les quatre buts – semblait moins sûr. Et même le sélectionneur Prandelli, celui qui avait su faire vivre cette équipe et incorporer deux joueurs particulièrement caractériels (Cassano et Balotelli), procédait à trois changements, avant la 60e minute, se privant de solution en cas de coup dur. Ce qui arriva avec la claquage de Motta.


Comparer l’équipe de France à celle d’Espagne serait cruel. Il suffit de constater que Xavi ou Iniesta, en possession de la balle, ont toujours plusieurs solutions qui s’offrent à eux. Que les doublements de passes, même répétés, font bouger la situation. Que les une-deux ne s’arrêtent pas à une-sans-deux. Que les appels de balle sont constants, même s’ils ne sont pas suivis d’effet. Que les attaquants, milieux voire défenseurs se croisent et se dédoublent, sans se marcher sur les pieds. Que la passe au gardien n’est pas un pis-aller. Ne parlons pas du sang-froid de défenseurs échangeant des passes, dans leur surface, sous le pressing adverse… Surtout, répétons-le, les deux équipes avaient une véritable ossature.

foot juan-mata.2

Et Mata, qui n’a joué que quelques minutes dans tout ce championnat d’Europe, mais les dernières, Mata a ri, après ce but, cadeau de Torres.

foot-espagne-champion-6-1258621958

Repost0

Présentation

  • : Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • : Education, laïcité, politique et humeurs personnelles, en essayant de ne pas trop se prendre au sérieux.
  • Contact

Nota Bene

Le deblog-notes, même si les articles "politiques" dominent, essaie de ne pas s'y limiter, avec aussi le reflet de lectures (rubrique MLF tenue le plus souvent par MFL), des découvertes d'artistes ou dessinateurs le plus souvent érotiques, des contributions aux tonalités diverses,etc. Pour les articles que je rédige, ils donnent un point de vue : les commentaires sont les bienvenus, mais je me donne bien sûr le droit d'y répondre.

Recherche

Nelle Formule

Overblog - hébergeur du deblog-notes - a réussi l'exploit de lancer une nouvelle formule qui fait perdre des fonctions essentielles de la version précédente. Ainsi des liens vers des sites extérieurs disparaissent (désolé pour  Koppera, cabinet de curiosités, ..). Les albums se sont transformés en diaporamas, avec des cadrages coupeurs de têtes. La gestion des abonnés et des commentaires est aussi transparente que le patrimoine de Copé. Et toutes les fonctions de suivi du deblog-notes - statistiques notamment - sont appauvries.