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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 15:53

 

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Une fausse Bardot – qui n’aime pas les jars – est devenue la Sainte Frigide appelant à bouter hors du parlement la satanique loi sur le mariage pour tous. L’immortelle interprète de « Fais-moi l’amour avec deux doigts » a connu son chemin de Damas en août 2004, « réveillée », dans une foi bien endormie, par l’un des derniers sermons de Jean-Paul II, à Lourdes. Elle qui sentait plutôt le soufre est en odeur de sainteté. Mais celle qui se dit « attachée de presse de Jésus » ne serait-elle pas une lointaine disciple de Léo Taxil, le roi du canular ?

 

frigide-barjot-fientrevue2Avec son époux, Basile de Koch, Frigide Barjot fut d’abord l’égérie de Jalons, lancé en 1984 par une manifestation contre le froid, au métro Glacière, avec pour slogan : "Verglas assassin, Mitterrand complice !". 

Un groupe censé regrouper des royalistes de Restauration Rapide, des chiraquiens d’abord du RAPOURI (RAssemblement POUr RIen) puis des sarkozystes de l’Union des Moutons de Panurge (UMP), des centristes de CDPD (Centre démocratique pour le progrès et le développement), des ségolénistes de Désirs de Gauche Adroite (qui succédait aux Mitterrandistes de Vénération Mitterrand), des écologistes de Verts de Terre, des altermondialistes de la GAL (Gauche Anti Libérale), des crypto maoïstes de l’Union des travailleurs pauvres et moyens pauvres de la couche inférieure sans oublier des lepénistes de Nazisme et dialogue. De l’humour potache, style anarchiste de droite. Dans la même veine, Karl Zéro, le beau-frère de Frigide, se disait monarchiste de gauche.

 

 

frigide-barjot-fauxjournaux-2.jpg 

Jalons a beaucoup donné dans le pastiche de journaux : Le Monde devient Le Monstre, Libération L’aberration, Voici – où travaille Basile de Koch – Voiri, L’équipe L’épique… seule la parodie d’Entrevue devenue Fientrevue leur valut un procès.

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Avec son mari, Basile de Koch, dans une émission d'Ardisson

 

Certes, notre couple, Basile surtout, a un passé à la Madelin-Longuet-Devedjan. Frigide Barjot et Basile de Kock ont été mariés par Georges de Nantes dit l'Abbé de Nantes, fondateur de la Contre-Réforme Catholique (CRC), joyeux drille, pétainiste sous Pétain,  ardent défenseur de l'Algérie française (seul prêtre à défendre l'usage de la torture), dénonçant  l'église devenue selon lui « Mouvement d'Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle » (MASDU) ou « forme moderne de l'Antéchrist éternel ». Entre autres activités, ils ont été nègres de Charles Pasqua. Est-ce eux qui avaient l'habitude de glisser dans les discours de leur patron des citations d'Hitler ou de Staline (l'ex-représentant Ricard n'y voyant que du feu) ?

 


Frigide Barjot - Fais-moi l'amour avec 2 doigts ! par Jalons75

 

 

frigide-barjot-dead-pompidouMais il est un peu difficile de discerner l'intégriste catho quand elle interprète, avec son groupe Frigide Barjot & Dead Pompidou’s, "  Fais-moi l’amour avec deux doigts, avec trois ça ne rentre pas, avec un ça ne suffit pas". Tout de droite qu’ils se revendiquent, Koch et Barjot n’hésitent pas à se moquer de Sarko avec "Pour qui sonne le bling". Et le répertoire contient ces œuvres sublimes que sont « Y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? », « Tu crois ou tu crois pas ? », « Y a-t-il une vie avant la mort ? » « Les femmes ont-elles une âme ? », « Fais-moi l’Europe à 35 membres », « La matraque », ou « J’ai retrouvé Simone » … toutes empreintes d’une spiritualité transcendantale.

 

Œuvres qu’elle interprétait encore en 2011.

frigide-barjot-touchepasOr, si l’on en croit sa sainte légende, elle s’est réveillée à sa foi en août 2004 avec un des derniers prêches de Jean-Paul II à Lourdes. Devenue alors, dit-elle, fofolle de dieu, au moment où Benoît XVI voulait réintégrer les évêques schismatiques – en particulier un certain Williamson, négationniste – elle est devenue super-papiste en lançant un « Touche pas à mon pape » et en organisant un « benoîthon ». Réunissant quelques milliers de signatures, elle alla les remettre au pontife teuton. Depuis elle dame le pion, sans trop de difficultés on en conviendra, au sosie de Gérard Languedepute, le belge Alain Escada*, leader très peu charismatique de Civitas et même à notre très chère chaisière, qui a su se vendre pour un plat de lentilles au moment des présidentielles, Christine Boutin.

 

Frigide-Barjot benoithonLes discours niaiseux qu’elle tient n’ont pas la force de ceux d’un Taxil qui n’hésitait pas à décrire un culte de Baphomet dans des loges maçonniques dont le chef suprême, Albert Pike, rencontrait Lucifer tous les vendredi à trois heures. Là, elle nous récite du Vingt-trois mâtiné de Barbarin, avec beaucoup de n’importe quoi. Mais c’est une « bonne cliente » avec une gouaille qui passe bien à la télé. Son parcours semble cependant calqué sur celui de Taxil. Et les bigots semblent se laisser prendre aux mêmes pièges. Certes, elle n’était pas aussi éloignée de l’église catholique que Taxil, qui commit quelques ouvrages comme "Les maîtresses du Pape", "Le Pape femelle", "L'homosexualité dans les couvents"... plus sulfureux que Fais-moi l’amour avec deux doigts et autres chansons bardotesques. Mais comme lui, elle affiche une soudaine conversion et obtient une audience du pape. Et prendre au sérieux ces parodiques « Touche pas à mon pape », « Benoîthon » et autres guignolades révèle chez les bigots des trésors de crédulité. Bienheureux les pauvres d’esprit traduisait-on autrefois une des béatitudes.

frigide-barjot-mariage-homo

Frigide-barjot-photo-figaro-copie-1.jpgLa hiérarchie catho est-elle vraiment dupe ?

Elle est piégée par l’audience papale et l’impact médiatique de la drôlesse. Car elle joue à la perfection le rôle, très BB, de l’idiote utile. Elle donne un bon coup de ripolin pipeul à l’image confite en dévotion des bigottes qui s’affichent au milieu de scouts d’Europe aux allures un peu trop martiales et de têtes d’haineux de souche, arborant des sacrés cœurs vendéens. Toute « born again », comme disent les états-uniens, qu’elle soit, elle présidait un mariage homosexuel, dans une boîte de nuit, en 2007 (4 ans après sa prétendue re-conversion). Cérémonie parodique qu’elle ne renie pas. Et qui donc, paradoxalement, permet de dédouaner la future manif anti mariage pour tous, dont elle est une des principales organisatrices, de l’accusation d’homophobie.

 

On retrouve donc tous les ingrédients, en mode mineur, du canular à la Taxil. Une parodiste déjantée, qui fréquente les hauts lieux de la vie nocturne, devenue folle de la messe. Des opérations délirantes telles que le benoîthon qui lui valent audience papale. Un activisme forcené pour prouver sa foi recouvrée (tout en donnant encore dans la franche déconnade, comme ce faux mariage de Romero)…

frigide-barjot-lors-de-la-manifestation-contre

 

Aura-t-elle, comme son lointain prédécesseur, le courage d’avouer son canular, ce que fit Léo Taxil le 19 avril 1897, un lundi de Pâques ? Ça serait parfait, le lundi de Pâques cette année tombe le 1er Avril ! 

 

 

 

 

*Si j'en crois Le Figaro - et comment ne pas croire le Figaro ? - il a 41 ans, il est bouquiniste, il "est un ancien du Front National Belge" et, ça ne s'invente pas, "il a été candidat aux législatives sur les listes du parti d'extrême-droite Zut". (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/12/08/01016-20111208ARTFIG00814-civitas-ce-mouvement-chretien-sorti-de-l-ombre.php)

 

En bonus (?), le couple Basile de Koch-Frigide Barjot dans une supposée virée nocturne :

 

 

 

En complément :

Les dessous pas très chics de "sœur" Frigide Barjot

En complément :

Lettre à ma belle-soeur Frigide Barjot

« (…) Tu as lancé tes "Benoithon", béatifiant ce Joseph Ratzinger que personnellement je trouvais légèrement rance, c'était curieux mais cocasse. Je me disais que ce combat s'inscrivait, en quelque sorte, dans la continuité logique des "combats" déjantés initiés par Jalons sous la houlette de Basile de Koch, mon frère, et ton mari. Nous avions scandé "Verglas Assassin, Mitterrand Complice !" et pour moi le Benoithon, c'était un peu la même chose : du second degré bon enfant...

(…) "Il est des croix pour toutes les épaules" disait Marie Antoinette, et tu es devenu la mienne (…) Pas une émission sans que l'on aborde le chapitre familial. Et moi d'expliquer que oui je suis catholique mais que non je ne suis pas contre le mariage pour tous, puisque Jésus a dit qu'il fallait rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, et qu'il me semble que le mariage civil dépend de César et pas de Dieu. Qu'"Aimez vous les uns les autres" dans l'idée de Jésus, ça englobe les homos, et que si ces derniers (qui seront les premiers ?) ont le désir d'avoir des enfants, je ne vois pas en quoi ces gosses seraient moins aimés par leurs parents.

(…) Et puis, il y a eu vendredi dernier. Là, tu étais devant le Sénat, Civitas était curieusement dans le coin, et j'ai compris que tu étais en train de riper total. Tu basculais dans une toute autre histoire, que tu ne maîtrises pas... Quand je t'ai entendue, toi Virginie, ma belle sœur - encore catholique j'espère - tempêter : "Hollande veut du sang, il en aura ! Nous vivons dans une dictature !"

(…) On va faire quoi alors ? On va s'entretuer, parce que ça détend ? (…) Stop, Frigide ! Fais Rewind d'urgence. (…) on n'est pas en dictature, mais si tu continues sur ce registre, là, on y va tout droit... Arrête ce jeu, sinon tu sais qui on aura comme Présidente en 2017 ? Je ne peux pas croire que c'est ça que tu veux ? »

Karl Zéro

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:53

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Yves Gonnord, le vrai patron de Fleury-Michon, rejoint le camp des opposants à l’aéroport du grand Ouest. Ce faiseur de rois en Vendée – il a limogé le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon pour le remplacer par le roturier Retailleau – a le verbe péremptoire mais changeant.

 

Il n’est pas très sûr que les opposants les plus farouches au transfert de l’aéroport de Nantes à ND des landes – ceux pour qui il ne faut pas toucher à la terre vivrière – se reconnaissent dans les péremptoires propos de l’influent ex-patron du « géant vendéen de l’agro-alimentaire ». En effet, il estime plus urgent « d’investir dans des équipements routiers et ferroviaires prioritaires, qui conditionneront le développement économique de la Région : nouveaux ponts sur la Loire, 2e rocade autour de Nantes, réalisation de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui mettrait Nantes à 1 h 30 de Paris ». Outre qu’il oppose la Ligne à grande vitesse au transfert de l’aéroport, alors que la LGV est comme on dit « actée », il oublie de dire que cette ligne occupera 2100 ha contre 1240 pour l’aéroport (dont 85 % ont déjà été négociés).

 

cochon-volant2.jpg  Mais mieux encore, R. Lebrun, Directeur général du roi du cochon, qui n’hésite pas à décréter « C’est un projet d’un autre temps selon des modèles de pensée aujourd’hui dépassés. », propose d’investir « dans un réseau de trains à grande vitesse du type du Shinkansen au Japon à haute vitesse et haute fréquence, ce qui mettrait Nantes à moins de 2 h de Roissy ». On n’ose imaginer l’emprise en terres agricoles de son Shinkansen direct Nantes-Roissy.

 

Surtout, MM Gonnord et Lebrun ont oublié qu’en 2003 un débat public avait eu lieu et que Raymond Doizon, Président à l’époque de Fleury Michon avait écrit « De nombreux industriels* du Bocage Vendéens comprennent et soutiennent le projet du nouvel aéroport de Notre Dame des Landes. Cependant, la condition sine qua non est la réalisation d’un réseau routier permettant le contournement de Nantes et donc l’accès à cet aéroport dans des conditions de délais, de confort et de sécurité acceptables. »

 

 

Souvent Fleury varie

Mich’ton est qui s’y fie.

 

 

 

* On notera la propension des patrons de FM à s’attribuer le rôle de porte-parole puisque Yves Gonnord, prétend que son avis est partagé « par de nombreux chefs d’entreprise vendéens ». 

 

En complément :

 

Une prise de position d'Yves Gonnord en juin 2016

ND des Landes : un roi du cochon – Fleury Michon - contre l’aéroport !
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:51

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"Je sollicite auprès de vous, comme je l'ai fait auprès de mes collègues ministres et auprès de nombreux acteurs, l'implication de l'archevêché de Paris pour mettre à disposition des locaux, soit à titre temporaire, soit à titre pérenne",  a écrit C. Duflot. "Il semble que l'archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux" a-t-elle dit au Parisien. Voilà les propos de la Ministre du Logement qui indignent les cagots !

A commencer par le destinataire du courrier, M. Vingt-Trois qui se garde de répondre sur les bâtiments vides, mais excipe des actions menées par des associations catholiques. L’entourage du prélat fait état de 120 personnes accueillies de 3 jours à quatre mois l’hiver dernier ! Un abbé Grosjean touitte même Je signale juste: des paroisses de Paris accueillent déjà sans le hurler chaque nuit les+ démunis que l'Etat laisse crever dehors. On notera cependant, si le chiffre avancé par Charles Gazeau, délégué épiscopal aux solidarités est juste, que l’accueil de 120 SDF dans l’ensemble des paroisses ne relève pas de l’exploit.

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congregation-37-rue-de-Picpus Sauf que ces hauts cris ne répondent pas du tout aux déclarations de Mme Duflot. Sauf erreur, elle ne met pas en cause l’action du secours catholique et d’autres associations caritatives qui s’emploient, avec d’autres organismes non confessionnels, à aider les plus démunis. Non. Reprenant des informations publiées par Le Canard Enchaîné et cartographiées par RUE 89, elle fait clairement allusion à des locaux appartenant soit directement à l’archevêché (un ancien séminaire, par exemple) soit à des congrégations religieuses, pratiquement inoccupés*.

Le cas le plus savoureux est celui des « Petites sœurs des pauvres » installées dans le XVIe arrondissement, cette « zone de pauvreté » bien connue des parisiens, elles y possèdent 1 ha, boulevard Murat avec un bâtiment vide. Si l’on en croit Le Canard, dans la rue Gay-Lussac (Ve arrondissement) quatre sœurs de l’adoration se partagent une vaste bâtisse. Des Sœurs du Bon secours – ça ne s’invente pas non plus – dans le VIIe possèdent un demi-ha. Dans le XIIe du coup, rue Picpus, deux ordres - Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et de l'Adoration – accueillent certes une vingtaine d’étudiants et sept nonnes d’une autre congrégation, mais sur plus de deux ha, avec une large partie des bâtiments quasi à l’abandon… Quant à l’ancien séminaire Saint-Sulpice, un responsable a répondu au Canard que l’accueil de SDF ne pouvait pas se faire car il n’y avait pas d’ascenseur et peu de salles de bains.

congregation-20 rue ND des champs.jpg

C’est donc de cela qu’il s’agit et non de savoir si M. Grosjean, abbé de son état, fait preuve d’une charité qui ne s’exprime guère dans ses écrits. Les réactions des cagots font d’ailleurs plus penser à Civitas qu’à Caritas. Avec une agressivité, peu compatible avec le message des évangiles, ils dénoncent une « cathophobie » et font un amalgame hardi avec le débat sur le mariage pour tous où là, la phobie de certains est plus évidente.

Au lieu d’agonir d’insultes la Ministre du Logement, l’archevêché et ses ouailles devraient plutôt lire attentivement La Croix pour fournir quelques pistes aux «Petites sœurs des pauvres » ou à celle du « Bon secours », entre autres. Non pas l’exemple des "Filles du Cœur de Marie" qui ont vendu l’hôtel de Bourbon-Condé, magnifique immeuble de la rue Monsieur, à la famille royale du Bahreïn, des infidèles, pour 66 millions d’euros ! Plutôt celui des franciscaines de Lyon qui ont cédé leurs biens à Habitat et Humanisme*, à un prix inférieur d’un tiers à la valeur du marché, pour maintenir de la mixité sociale dans un quartier huppé. Ou celui les bénédictines du monastère de Notre-Dame de Jouarre (Seine-et-Marne) qui ont cédé 1000 m2 au Secours catholique pour des logements de réinsertions.

Nom de Dieu, voilà que je me mettrais à prêcher !

Revenons à ces réactions – au double sens du mot – dénotant une dérive politicienne de certains membres de l’église qui avec Boutin se prêtent au jeu de la cathophobie. Le soutien de Jacob, Président de ce qui reste du groupe UMP à l’Assemblée, celui de l’ineffable Lefebvre, qui avait disparu des écrans radars, ramènent les feintes protestations de l’épiscopat à une opération de diversion. Pour Jacob tenter de faire oublier la guignolade Copé/Fillon. Pour Vingt-Trois vouloir faire croire que la demande raisonnable de la Ministre serait une sombre manœuvre pour contrer son cléricalisme indécent et celui de son complice Barbarin.

 

* " Et que dire des ensembles immobiliers des communautés religieuses, plus d’une centaine à Paris et pour la plupart sous-occupés ? Si certaines de ces communautés ont fait le choix de vivre à l’étroit dans des quartiers populaires, la plupart résident dans des bâtiments qui dépassent parfois 1 hectare. Rien qu’à Paris la liste est révélatrice. Avenue Denfert-Rochereau, les Visitandines vivent dans une immense bâtisse devenue bien trop grande, au cœur d’une propriété de 2,2 hectares. Non loin de là, les quinze capucins de la rue Boissonade et les dix-huit franciscains de la rue Marie-Rose se « contentent » d’immeubles dont l’importance et la superficie sont un défi à la raison même. Toujours dans les quartiers haut de gamme, près du Panthéon, les sœurs de l’Adoration ne sont plus que quatre et pas franchement à l’étroit dans une vaste bâtisse qui ferait le bonheur de nombreuses familles, comme les locaux de l’ancien séminaire Saint-Sulpice, entre le jardin du Luxembourg et Saint-Germain-des-Prés, qui hébergent une vingtaine d’étudiants, des curés et des prélats de passage. Les quelques sœurs du Bon Secours de la rue Notre-Dame-des-Champs, dans le VIe arrondissement, ne sont pas non plus mal loties avec un demi-hectare à leur disposition. Le monastère des sœurs de Saint-Joseph de la rue Méchain dans le XIVe arrondissement, 1,6 hectare « seulement » et des milliers de mètres carrés disponibles, accueille trente religieuses. Dans le XIIe arrondissement, à la limite de Vincennes, quelques sœurs et pères des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et de l’Adoration se retrouvent dans un espace de 2,3 hectares avec sept religieuses de l’Enfant-Jésus du Puy. Et au sein de la propriété, les imposants bâtiments qui bordent la rue Picpus sont inemployés. Rive droite, après une petite traversée de la Seine, encore 1,1 hectare pour la dizaine de religieuses de l’Assomption (...) Les Petites Sœurs des pauvres possèdent une propriété de 1 hectare boulevard Murat, à proximité du Parc des Princes, et souhaitent s’en défaire depuis une dizaine d’années. Il y a six ans, la vente avait failli se faire avec le promoteur Cogedim et la Mairie de Paris qui voulait construire des HLM, une maison de retraite, quelques appartements privés et ouvrir un jardin public. Du logement social ! Hérésie dans le très chic XVIe arrondissement de la capitale. Les paroissiens ont mis le holà en multipliant les recours en justice." Golias

 

En complément "Le Canard enchaîné" 5 décembre 2012

canard 05-12-12 duflot

 

* Un bénévole d'Habitat et Humanisme m'a fait parvenir le texte ci-dessous :

 

"A propos de l’opération RecyClés,

  La vraie nature d’Habitat et Humanisme  Rhône

 

  

Habitat et Humanisme  acquiert ou reçoit en don une résidence déclarée insalubre   Rue de Séze à Lyon (6éme)  en 2009.

 

Les objectifs sont  d’insérer dans le quartier 19 femmes seules, ce quartier ne connaissant pas la mixité sociale du fait du prix du métre carré très élevé.

 L’intention semble  louable, sauf que ces femmes n’habiteront jamais dans ce quartier.

 Habitat et Humanisme Rhône se définissant comme une association de bénévoles voulant faire de la mixité en s’appuyant pour l’accompagnement par  les bénévoles du quartier.

 Les financements pour l’accompagnement de ces femmes  sont  intéressants pour Habitat et Humanisme Rhône engagé dans une réduction de la masse salariale des travailleurs sociaux rémunérés sur la convention d’une entreprise du bâtiment. !

 

L’accompagnement est assuré par des bénévoles qui n’ont pas les compétences pour ce genre de travail social, mais il ne coûte rien à Habitat et Humanisme pour qui l’accompagnement est « un acte de charité, d’écoute » en direction de ces femmes, la formation à l’accompagnement stigmatise les résidents comme étant parfois des profiteurs.

 Habitat et Humanisme veut modifier le bail de ces locataires pour en améliorer le turn over et tente de demander à l’entrée le loyer intégral, les aides aux logements venant en déduction au moment de leur versement par la caisse d’allocations familiales, ce qui pour des résidents aux minimums sociaux est un bel acte d’accueil.

 

Entre le catéchisme, l’animation paroissiale, le diaconat, on trouvera un peu de temps pour ces pauvres femmes de la Rue de Séze, cela est d’autant plus « pratique,  qu’il n’y a pas besoin de se déplacer »

 

La gestion de la dite maison est assurée par un salarié qui n’a pas les qualifications requises et un travailleur social y est détaché sur cette maison pour quelques heures.  Sur l’ensemble de Habitat et Humanisme 69, la réduction de la masse salariale des travailleurs sociaux est à son comble, on leur demande de plus en plus. Ils sont remplacés par ces bénévoles et les financements détournés.  Lors d’un départ d’une assistante sociale, sur un poste financé par le conseil général, on le réduit de moitié !

 

Cette maison qui avait été déclarée insalubre et qui ne le serait plus (à voir) puisqu’elle accueille ces femmes nécessiterait des travaux importants que les anciens propriétaires  avaient budgétisé à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros, elle a obtenu le statut de foyer de jeunes travailleurs, ce qui lui garantit d’autres  subventions.

 

Pour financer les travaux , une opération de communication a été lancée qui est à la limite de la propagande et qui est éthiquement douteuse pour une association présidée nationalement par un prêtre et qui localement est composée en son bureau et en son conseil d’administration de personnes clairement catholiques. .

 

Cette campagne récolte en partenariat avec les banques des vieilles clefs qui seront transformés en œuvre d’art vendues  aux enchères dans le hall de la maison de Séze qu’un coup de peinture rendra plus accueillant.

 Chabal le joueur de Rugby apporte son parrainage à cette opération, cela ne semble pas fonctionner, les recettes ne rentrent pas, on pensait pouvoir  exploiter quelques phantasmes en ce moment d’homophobie ! C’est le bide

 

Les conditions d’hébergement de ces femmes devenant périlleuses et d’autres opérations (Chorus) ne trouvant pas de locataires, certaines quittent la résidence de Séze et sont remplacés dans le cadre du plan froid par des sans abris. L’état finance de maniéré conséquente et voilà, en regard des services rendus réellement pour l’insertion, voilà de quoi mettre du beurre dans les épinards.

 

 En tant que citoyen, on peut s’étonner qu’une association puisse recevoir des financements qui ne soient pas intégralement affectés à leur destination. .

 

 En tant qu’humaniste, prétendre  faire  de l’insertion alors que l’on ne fait qu’un vague accompagnement. Utiliser ces arguments pour récolter de l’argent est  de la propagande ! 

 

Mais personne ne dit rien, ni les services de l’État, ni le Conseil Général, ni le Conseil Régional, ni  les Foyer de Jeunes Travailleurs    les travailleurs sociaux sont au bout du rouleau, ils ont désignés quatre délégués du personnel issus de Sud, et le cinquième est à la CFDT.

 

Tout est verrouillé : Queyranne et Collomb louent l’œuvre entreprise par Bernard Devert.

 

L’ancien directeur des services du conseil général a été recruté par Habitat et Humanisme 69, le préfet se laisse enfumer par la communication d’Habitat et Humanisme  tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ……

 

Les crédits d’État sont considérés comme des dons et n’ont aucun contrôle.

 

Déjà de nombreux résidents n’auront pas eu le moindre début d’entretien sur leur projet. Dans les logements du diffus, on frise la non assistance de personnes en danger … au bout de deux ans et bientôt avant (proposition du cadre stratégique !) car les baux vont être réduits.  Dans le cadre de propriétaires solidaires, des propriétaires flairant la bonne aubaine (loyers assurés, réduction d’impôt) ont proposé à la location des taudis dont certains sont devenus des squats (comme rue Paul Bert !) Leurs occupants n’auront aucun accompagnement, ni par un bénévole (mais cela vaut peut être mieux !) encore moins par un travailleur social en sous nombre et dont l’ancien président disait qu’ils ne faisaient rien."

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 15:02

ND-des-landes.JPG

 

D’un seul coup, un désaccord « acté » se transforme en casus belli ! Des dirigeants d’EELV – Bové, Mamère, Joly et Placé – jouent les squatters. Mélenchon, toujours à l’affût de tout ce qui affaiblit le PS, se pointe. Et on essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ND des Landes pour le Larzac !

 

Un peu plus d’un an déjà : prudemment EELV signe avec le PS, le 15 novembre 2011, un "contrat de mandature" ! Contrat qui vaut accord programmatique en cas de victoire de la gauche à la présidentielle de 2012. Un accord qui prévoit surtout aux « verts » plus de 60 circonscriptions et la garantie d’un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale.

 

Certes furent actés (comme on dit) quelques points de désaccord, l’EPR de Flamanville et l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Mais pas de quoi remettre en cause un accord qui fait la part belle à EELV pour les législatives, avant le verdict des présidentielles, sur lequel, à l’évidence ils ont des craintes.

 

Bien avant, aux régionales 2010, les verts ligériens, tout en actant – en français de naguère ‘prenant acte’ – le désaccord sur ce projet de futur aéroport, n’eurent aucun état d’âme pour s’allier avec la liste de Jacques Auxiette, Président socialiste sortant et chaud partisan de cet aéroport, et occuper quelques fauteuils de vice-président(e)s. Projet qui n’était pas, loin s’en faut, celui du seul Ayrault, à l’époque Maire de Nantes, puisque outre la Région des Pays de la Loire, celle de Bretagne était d’accord, sans parler des départements ou villes. Faut-il mentionner au passage que si le PCF a émis des réserves, ce n’est absolument pas sur la création de l’aéroport, mais sur la concession au privé (le groupe Vinci).

 

On peut légitiment s’interroger sur ce projet. A partir de positions de principes d’abord : bétonisation continue de la nature au détriment des terres agricoles, développement d’un moyen de transports au bilan carbone désastreux… Plus prosaïquement, l’interrogation peut porter sur les perspectives qui l’ont fondé : un aéroport qui se veut de dimension internationale est-il viable dans l’ouest ? subsidiairement, l’actuel aéroport pourra-t-il réellement être urbanisé, Airbus ayant toujours besoin de la piste ? Et géographiquement, les ligériens du Sud-Loire sont fondés de se demander s’ils ne seront pas les cocus de l’histoire. Sans oublier bien sûr les agriculteurs et l’ensemble des habitants locaux.

 

Questions qui n’ont pas attendu le 6 mai pour se poser. Oppositions multiples et multiples recours. Du côté des agriculteurs et autres propriétaires locaux, un accord a été trouvé dans presque 9 cas sur 10. Mais, pour ceux qui restent, l’accord semble impossible, puisqu’on est sur des positions de principe. Jusqu’à la veille du 6 mai, les manifestations, orchestrées surtout par la Coordination rurale (gros tracteurs pour gêner par exemple le lancement de la campagne des législatives du PS en Vendée avec déjà cet affichage débile d’Ayraultport), restaient locales.

 

ND-des-landes_joly-bove.jpgQui a dit que « Mamère Noël est une ordure » ? toujours est-il qu’avec Bové, qui oublie qu’au Larzac il était issu du terroir alors qu’ici il vient jouer les donneurs de leçons, de Mme Joly forte d’un score local au diapason de celui obtenu nationalement, sans oublier Placé, mais faux-derche, un peu en retrait, il fait tout pour créer un abcès de fixation, obligeant les ministres verts à quitter le gouvernement.

Le contrat de mandature il veut le transformer en chiffon de papier.

Faut-il mentionner Mélenchon pour qui tout ce qui affaiblira la gauche de gouvernement est pain bénit et qui fait fi des positions de son allié PC ?

 

Sur le terrain, les opposants du terroir sont noyés dans une faune qui, à quelques exceptions près, n’a pas beaucoup de connivences avec la non violence à la Gandhi ! Contrairement à l’habitude, ce n’est pas du côté des gendarmes mobiles que les journalistes se font refouler. Non, ils essuient crachats et insultes de la part d’une fraction des prétendus squatters. Ces pacifiques protestataires balancent joyeusement des cocktails molotov aux affreux « robotcops » qui, scandale, ont l’audace de les déloger de leurs cabanes plantées dans le bocage où elles n’ont rien à foutre.

Il arrive même que ces doux garçons – car ce sont essentiellement des mâles – se fassent un vigile local (à une vingtaine, il faut quand même être prudent : tabassage en règle, plus incendie de la voiture, mais qu’il ne se plaigne pas ce mercenaire de Vinci, après quelques hésitations, ils ne l’ont pas laissé griller dans la voiture).

 

Drôle de jeu des Verts, mais aussi du PCF. L’opposition à ce projet est légitime. Autant que celles qui naissent à chaque projet d’éoliennes terrestres ou maritimes. Les recours judiciaires existent (dont la complexité et la lenteur posent d’ailleurs problème). Ils sont, en l’occurrence, quasiment épuisés. Dans le respect de la loi, le droit de manifester, dont j’ai usé tout au long de ma vie militante, est inaliénable. Mais il s’agit ici, d’une part pour les professionnels de l’agit-pas-prop (puisqu’ils crachent sur les journalistes) de semer la merde et pour des politiques verts, une fois le bénéfice d’un accord encaissé, de trahir cet accord. Sans oublier le double langage du prétendu « front de gauche », plus écolo que les écolos avec Mélenchon, mais pour l’aéroport au PCF* !

 

Ayrault tique, à juste titre. En tant que Maire de Nantes, il a bien sûr défendu ce projet de transfert de Nantes-Atlantique à N-D des Landes. Mais, ni plus ni moins que Jacques Auxiette, Président de la région Pays-de-la-Loire, ou Jean-Louis Tourenne, Président du Conseil général d’Île-et-Vilaine, ou Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique, et bien d'autres. Le mercredi 28/11/12, les élus de l’Ouest sont allés à Paris défendre ce projet «  qui a traversé toutes les alternances politiques ».

 

Une commission de dialogue est vaine, car le stade de l’échange rationnel d’arguments - s'il a existé - est dépassé. Les opposants demandent pour prix de leur participation(?) à ce dialogue que leur point de vue l’emporte, puisqu’ils détiennent la vérité révélée. Et un leader d’EELV récuse l’initiative car on n’a pas débattu sur la création de cette commission vouée au débat.

 

Faut-il ajouter que ce bocage n’a pas grand-chose à voir avec le Larzac. Il ne s’agit pas d’une extension d’un camp militaire ayant pour but de donner plus d’espace à nos beaux chars de combat ou autres joujoux militaires, donc stérilisant des hectares sans aucun bénéfice. Il s’agit de transférer un aéroport, pour qu'il soit capable d’accueillir l’A380 et ses 500 à 800 passagers, donc de lancer des travaux importants puis, outre le transfert des personnels de l’actuel aéroport et ceux des activités annexes, créer de nouveaux emplois pérennes.

 

La résistance locale a été totalement phagocytée par les militants extérieurs et, malgré un noble vieillard à la barbe blanche,  leurs têtes de file se sont fait voler la vedette par Joly et… Bové ! Bové qui, justement avait émergé de la lutte locale du Larzac.

 

Situation entièrement bloquée. Ayrault ou pas, le gouvernement, sauf recours en justice perdant, ne peut, dans un état de droit, céder devant les opposants. Ceux-ci, persuadés de posséder la vérité, donc d’être au dessus des lois au nom de la terre vivrière, iront jusqu’au bout. Les « Verts » auront réussi à transformer un point de désaccord constaté en conflit insoluble.

 

Chapeau, les artistes !

 

 

* Entretien de P. Laurent PCF

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En complément , un extrait du "Petit Journal" (le sujet sur ND des Landes vient en 2e) 

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:41

Loin de moi l’idée de comparer Menez à Copé ou Fillon à Nene ! Mais cette fin de semaine a offert aux amateurs deux bons motifs de se marrer : un PSG battu à 11 joueurs contre 9 ; une UMP incapable de donner un résultat au lendemain d’un vote interne, avec ses deux prétendants se disant vainqueurs.

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Commençons, dans l’ordre chronologique. Donc, Parc des Princes qatari, PSG conduit par le placide Ancelotti et Rennes entraîné par le bouillant Antonetti. La défaite des premiers, pour ceux qui croient aux dieux du sport, est le juste châtiment de l’infâme – n’ayons pas peur des mots – simulation du triste sire, Menez !

Tout avait commencé par un but breton, mais presque immédiatement Nene avec son masque de Zorro avait égalisé.  Et à la 25e minute, Menez lancé seul se fait tacler le ballon par le gardien de but rennais sorti de « sa surface » ; sans même toucher la jambe adverse, le cascadeur part dans un vol plané et une chute aussi spectaculaires que simulés (qui ont dû demander quelques séances d’entraînement). Carton rouge pour le portier qui prend la porte ! La supériorité numérique s’abattra comme une punition divine sur des parisiens juste capables de déjouer. A peine 10 minutes plus tard, ils s’en feront mettre un 2e sur coup franc.

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Malgré une 2e expulsion – conséquence de la 1ère, puisque le joueur sanctionné avait récolté un premier carton jaune pour avoir contesté celle du gardien – 40 minutes avant la fin, les parisiens furent impuissant à ne serait-ce qu’égaliser ! Et le traître Menez,  tel Judas, quittera le terrain (blessé ?) prenant directement le chemin des vestiaires, comme un expulsé.

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En cadeau bonus on a eu droit à la belle Salma Hayek*, au bras de son milliardaire Pinault, saluant les supporters bretons. Mais, contrairement aux joueurs qui leur offraient leurs maillots, elle ne leur a pas jeté sa petite culotte.

 

 

 

Copé/Fillon : la guignolade de l’UMP

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L’autre grand match, le dimanche du coup, non pas Bordeaux-Marseille, mais Copé-Fillon, a tourné à la franche rigolade. A 23 h 22 Marc-Philippe Daubresse, député du Nord, partisan de Jean-François Copé, a revendiqué devant les caméras la victoire du secrétaire général de l'UMP avec "1000 voix d'avance". Mais 7 minutes après, le camp de François Fillon revendique à son tour la victoire. Valérie Pécresse, député UMP des Yvelines proche de François Fillon, a attribué cette victoire grâce notamment à une avance de 2000 voix à Paris. Et, à toutes fins utiles, les deux camps ont déposé des recours auprès de la Commission d'organisation et de contrôle interne.

 

 

 

Peu avant 4 heures du matin, la commission interne du parti (Cocoe), chargée de veiller au bon déroulement de l'élection, a interrompu ses travaux. "Il nous manque les procès-verbaux de 50% des départements. Nous sommes dans l'incapacité de dire qui a gagné", a déclaré son président de la Cocoe, Patrice Gélard. Et c’est Christian Estrosi, le motodidacte, qui ironise dans un tweet : « L'UMP est le seul parti au monde qui 10h après la clôture de ses bureaux de vote n'a toujours pas de résultat. »


On lui laisse donc, temporairement au moins, ce mot de la fin.

 

Source : Pour le match Copé/Fillon Le Figaro, pour PSG-Rennes, j'ai suivi le matche en direct.

 

* On peut la voir dans un extrait du film Frida ou elle incarne Frida Kahlo (vidéo tout en bas de l'article)

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:45

Et la grève des internes est une grève politique !

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Nul besoin de jouer l’air fameux – très prisé pour l’école – du « c’était mieux avant », du temps, pour prendre un lointain passé Douécin, du Dr Alleau, Lesergent, etc. Non, hic et nunc, il y a des médecins – une majorité – pour qui le serment d’Hippocrate n’est pas le serment d’hypocrite. Des médecins hospitaliers qui se sont rebellés contre un « secteur –dit – libre » – dans l’hôpital public. Des médecins libéraux –généralistes ou spécialistes – qui ont toujours respecté les tarifs conventionnels. Des médecins qui ont pris sur leur temps et leurs deniers pour se former aux soins palliatifs, par exemple. Mais qui, devant les abus de certains collègues, doivent commencer à se demander, sauf militantisme bien chevillé au corps, s’ils ne sont pas les dindons de la farce.


Surprise de voir, dans un premier temps, les « internes » se joindre à cette grève des nantis pour qui un accord discutable  (qui octroie une marge de dépassement de 150 %) est encore insuffisant et qui ose s’en prendre aux mutuelles ! Entendre le représentant de ces internes au Grand Journal de Canal + a permis de comprendre que c’était une grève politique, pure et dure ! Car le jeune homme, lui aussi s’en prenait aux mutuelles, c’est-à-dire à nous les mutualistes. Et quoi ? les conditions de travail inhumaines auxquelles ils disent être soumis, elles sont apparues au lendemain du 6 mai ?


Quant à la dame qui proclamait ses quinze années d’études (deux fois plus qu’un énarque proclamait-elle) on a dû oublier de lui dire qu’elles ont été payées par nos impôts. Il faudrait d’ailleurs le rappeler à tous ces enfants d’archevêques qui se rengorgent de leurs mérites pour avoir décroché grâce à leurs efforts indéniables de glorieuses timbales, en forme de peaux d’ânes, que leur agrégation, leur doctorat, etc. ils l’ont eu grâce à la République qui leur a offert son Ecole Normale supérieure, ses facs de Médecine, de Droit, etc. Eussent-ils payé le juste prix qu’on pourrait comprendre des dépassements d’honoraires. Mais là, ils veulent faire casquer ceux qui leur ont payé leurs études.

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Mouvement politique bien sûr pour ces chirurgiens. La lettre ouverte à Marie-Sol Touraine vulgaire et méprisable en témoigne. La Dr Arielle Salon, Médecin chirurgienne libérale et auteure de cette lettre a montré pendant le Grand Journal, devant un Bartolone un peu apathique, à quel point elle nous méprisait, nous les mutualistes de la MGEN (et les autres bien sûr). Se disant « connaissance » de la Ministre de la Santé, elle la tutoie tel un flic en contrôle au faciès. Elle lance des chiffres sur les mutuelles qui « se gavent avec 35 milliards de recettes annuelles quand les honoraires médicaux représentent tout juste 2,4 Mds ». Dans le Grand Journal, elle va même jusqu'à 38 Milliards ! Poussant la bêtise cynique, elle en vient à comparer la médecine à la restauration en se prenant sans doute pour un chef trois étoiles !

 

Sauf que la pointe de la chirurgie, on a toutes les chances quand il s’agit de pathologies lourdes, donc coûteuses, de la trouver dans le service public. Et, contrairement à ce qu’insinue cette dame avec une vulgarité inouïe – « quand tu viens te faire soigner, sais-tu au moins combien ça coûte? Mon assistante aux petits soins qui te connait (qui que tu sois d'ailleurs, et bien avant même que tu sois Ministre) » et là c’est un exemple bénin  - on peut trouver, par exemple, à l’Hôpital de La Roche-sur-Yon une qualité d’accueil, une humanité même qui ne relève pas du sourire commercial mais du service public.


Ce qui est excessif est insignifiant. Et cette Docteur que, miracle, Aphatie a été le seul à tenter de ramener à un peu de décence, est totalement insignifiante. Elle mérite plus la pitié – car ses prétendues quinze ans d’études lui ont peut-être appris une technique de chirurgie viscérale mais lui ont laissé l’intelligence au niveau des viscères en question* – que le mépris. Les torrents de boue que sa lettre ouverte a libérés montrent à quel degré de beaufitude sont arrivés certains de ses collègues, les plus bénins – modèle Cymes : l’esprit de salles de gardes – parlant de MST ou de Marie Folle, pour Mme Touraine.

 

Mais il ne faudrait pas que dans un réflexe corporatif, la majorité de médecins, dont les syndicats ont signé un accord dont le moins qu’on puisse dire  est qu’il ne paraît pas très intransigeant, soutienne ces ultras sans vergogne.  Non, contrairement à ce qu’ils affirment en utilisant la grossière ficelle de la victimisation, les médecins dans leur ensemble n’ont pas été cloués au pilori. Oui, certains médecins généralistes, de moins en moins nombreux dans certaines zones, sont totalement débordés. Oui, leurs départs progressifs à la retraite vont encore aggraver la situation. Voilà de vraies questions, parmi d’autres, auxquelles Marie-Sol Touraine aura à s’atteler. Et il faudra aussi, que les cotisants à la sécurité sociale, les mutualistes aussi que nous sommes, rappellent ces enfants gâtés, « gavés » aux dépassements d’honoraires indignes, à un peu de décence.

 

 

* Erreur: Mme Salon citait cet exemple de longues études dans sa méprisable lettre à Mme Touraine, mais elle-même est spécialiste de la main (ce qui ne l'empêche pas de rai/ré sonner comme un pied).

 

 

 

Petit exemple de dépassement d'honoraires relevé par Le canard Enchaïné du 14/11/12

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Des carabins "en colère" - mais peut-être commettent-ils une plaisanterie de carabins entre deux couplets du "Plaisir des Dieux" dans leur salle de gardes - m'assaillent de commentaires outrés et outranciers. L'un d'eux m'ayant affirmer que Mme la Ministre de la Santé, Mme Touraine, les avait agressés, eux, les surexploités et les sous payés comme chacun sait depuis le soir du 6 mai, je lui ai demandé de me donner le lien vers ces infâmes agressions ministérielles. C'est une vidéo d'un discours d'une demi-heure à un congrès de la mutualité française. A l'avant-veille d'un accord signé par les organisations représentatives de médecins. Jugez sur pièce :

 

 

 

Lire aussi un entretien avec Etienne Caniard, Président de la Mutualité Française qui répond aux allégations des ultra-libéraux.

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 08:27

 

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Chance ou malchance ? La mise en examen de Martine Aubry a été effacée des radars par la réélection d’Obama. Est-il cependant permis de s’interroger sur le rôle que s’octroient certains juges d’instruction dans des affaires médiatisées ?


Double rappel. Dans l’affaire dite Carlton qui visait un bon client, DSK, pas moins de trois juges d’instruction étaient mobilisés. Pour se partager un dossier complexe – soupçons de proxénétisme hôtelier, l’affaire Carlton proprement dite, détournement de biens sociaux, rôle de DSK - chacun son volet de l’affaire ? Et bien non, DSK convoqué, ce sont les trois, Mmes Stéphanie Ausbart, Ida Chafaï et M. Mathieu Vignau (ex-assesseur du procès d’Outreau), qui ont entendu DSK avant de lui signifier une mise en examen pour proxénétisme. Affaire Tarnac : pire encore. Le juge Fragnoli, après avoir instruit à charge pendant quatre ans s’auto-dessaisit en envoyant à des journalistes un courriel quasi-débile.


aubry-amiante jugeIci, la juge d’instruction de l’affaire de l’amiante, à la veille de recevoir Mme Aubry, se croit obligée de publier un communiqué pour dire qu’elle serait «imperméable à toute pression» en ce qui concerne l’éventuelle mise en examen de la maire de Lille. Et d’ajouter : « Un juge d'instruction doit travailler en toute objectivité et sérénité sur les seuls faits et périodes dont il est saisi et se doit d'être imperméable à toute pression principalement avant toute décision à prendre dans un dossier comme les textes de lois l'exigent ». Excusez-nous, pauvres justiciables, nous avons peine à comprendre : vous n’avez pas encore entendu Mme Aubry que vous nous faites part de « pression ». Quelle pression ? La Ministre de la Justice via un procureur aux ordres, modèle courroye de transmission ? Le conseiller juridique de la présidence de la République, via le même circuit ?


Eh bien non : cette pression elle vient de l'association des victimes de l'amiante et du secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly. On ne peut y ajouter C. Hutin, qui a présidé le groupe « Amiante » à l’Assemblée nationale. S’il ose dire : «Ceux qui ont accès au dossier (les parties civiles) reconnaissent que rien ne peut être reproché à titre personnel à Martine Aubry. Stigmatiser des fonctionnaires ou des responsables politiques qui ont fait leur travail ou leur devoir dans un contexte très difficile, n’est probablement pas la meilleure façon de rendre service aux victimes de l’amiante», il l’a fait après la mise en examen.


Ce n’est pas en tant que femme politique, mais en tant que haute fonctionnaire à la tête d’une « direction » du ministère du travail que Martine Aubry a été mise en examen par la juge d’instruction, Mme Marie-Odile Bertella-Geffroy, imperméable donc à ces pressions. Or, au-dessus d’elle – nous étions dans la 1ère cohabitation – il y avait un Ministre, Philippe Seguin et son cabinet. Elle a été entendue pendant plus de huit heures. Elle avait déjà été interrogée dans le cadre de l’enquête en 2010 par la gendarmerie.

Mais quoi qu’elle et ses avocats disent, "On a eu affaire à un juge qui était très déterminé. Sa décision était prise avant même le début de l'audition". Le communiqué le prouvait.


Et cette juge d’instruction, qui n'instruit qu'à charge, n’a sans doute que faire du témoignage de Sylvain Stanesco, conseiller régional PS du Nord et victime de l'amiante : « Je sais très bien qui était à nos côtés et qui ne l'était pas. Martine Aubry était l'une des rares à nos côtés. Quand elle était ministre, elle nous a donné la cessation anticipée d'activité des victimes de l'amiante et elle a créé le FIVA, le Fonds d'Indemnisation des Victimes de l'Amiante. Aujourd'hui, sans ces deux éléments, les salariés n'auraient rien ».


Il est plus que probable que la mise en examen de Martine Aubry soit, tôt ou tard, invalidée. Mais, petite anecdote : distribution de tracts au marché de L. juste avant le 2e tour des présidentielles, Robert, beauf de droite (celui qui déplore l’absence de bas-poitevins de souche dans l’équipe de foute locale) refuse le tract que je lui tends et me lance « Faudra nommer Fabius à la Santé » ! J’ai relevé son pessimisme : il nous voyait gagner. Mais j’ai mis du temps à réaliser : Fabius … santé … ah, oui ! l’histoire du sang contaminé… ou plutôt du sida … test américain … dont il a été totalement innocenté ! Mais pour la droite, seule la présomption de culpabilité demeure.

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Donc, la juge d’instruction, dans le seul but de montrer qu’elle résistait aux pressions (des victimes, qui trouvent en outre que son instruction traîne) a collé l’étiquette « amiante » sur le front de M. Aubry. Etiquette qui lui restera dans l’esprit de beaufs et qui sera perpétuellement évoquée par les cyniques.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 21:13

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Spécial dernière

OUI, DESSEIGNE EST BIEN LE PERE DE ZOHRA

C'est en tout cas ce que prononce la Justice (07/10/14) : le tribunal de grande instance de Versailles a reconnu l'homme d'affaires Dominique Desseigne comme le père de la fille de Rachida Dati ; elle a condamné le PDG du groupe de casinos Lucien Barrière à verser une pension alimentaire mensuelle de 2.500 euros, rétroactivement à compter de décembre 2013. Desseigne qui avait assuré "qu'il ne se laisserait pas plumer comme un perdreau de l'année", va sans doute faire appel.

 

 

Pour les ceusses qui n’auraient pas suivi le feuilleton pipeul du moment, bien plus passionnant que le rapport Gallois et même que l’ex match Obama-Romney, résumons les faits. Or donc, souvenez-vous, la dame Dati, alors Ministre de la Justice et garde des sceaux, a arboré un ventre rebondi, avant de donner naissance à une petite Zohra, de père inconnu, le 2 janvier 2009. Bien sûr notre vraie presse d’investigations, Voici, Gala et les autres ont recherché ce géniteur mystérieux.

Aznar, l’ex-premier ministre espagnol, avec sa tête de charlot sinistre, fut pressenti pour ce rôle. Un frère de Sarkozy aussi. Mais la mère, digne, refusait de donner le nom du papa de Zohra.

 

Coup de théâtre, alors que la petite va vers ses quatre ans, la maman assigne un certain Dominique Desseigne en reconnaissance de paternité.

 

desseigne-milliardaire-droite-1-L-1.jpeg Mais qui est donc ce Desseigne. Le patron du Fouquet’s et plus largement du groupe Lucien Barrère (casinos et hôtels de luxe). Une vie assez romanesque et tragique. Il avait épousé la fille adoptive de L. Barrère qui, victime d’un accident d’avion, devenue tétraplégique, est morte quelques années plus tard. Le veuf a repris et développé le groupe. Outre Sarkozy, il compte comme amis les dénommés Gaubert (1er époux de sa malheureuse femme) et Takieddine.

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Ce veuf, playboy un peu vieillissant – 68 ans – comptera parmi ses conquêtes la fille d’un milliardaire du Québec grand ami de Sarkozy.

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« En 2007, il rencontre Rachida Dati chez des amis communs. Les vacances du couple à l'île Maurice, pour le réveillon de la même année, ont été immortalisées par un paparazzi : lui, immense (1,91 m) en short de bain blanc, elle, crevette en deux-pièces noir » nous révèle le grand magazine pipeul M supplément du Monde !

 

Comme avec Rachida Dati rien n’est simple, elle a d’abord démenti l’assignation tandis que l’assigné confirmait.

 

Très inélégamment, estime Peggy Sastre, il argue qu’il n’était pas seul sur l’affaire, « "la dame" entrelaçait les liaisons » : un animateur télé, un ministre, un PDG, un ex-premier ministre espagnol, l'un des frères de Nicolas Sarkozy, un procureur général qatari, l'héritier d'un empire du luxe… Et il refuse de se soumettre à un test de paternité.

 

Mais le tribunal, qui ne peut l’y contraindre, peut cependant le déclarer père si les éléments de preuves apportées par la dame, comme il dit, sont suffisamment convaincants.

 

rachida-dati leader Or Rachida Dati, comme élément de preuve, excipe des photos prouvant la liaison, photos publiées par un périodique pipeul, cher au +*, Voici,  hebdo qu’elle a assigné en justice pour violation de la vie privée et préjudice moral ! Photos qui ne servent pas à grand-chose, puisque le présumé géniteur ne nie pas la liaison, mais prétend qu’elle était close en février, ce qui ferait une gestation de plus de 10 mois

 

Comme la Maire du VIIe n’est pas à une contradiction près, l’avocate du playboy a beau jeu de lui rappeler, qu’elle avait confié que sa fille avait les yeux de son père, yeux marrons, et des demi-frères et sœurs. Desseigne a les yeux bleus et un seul fils et une seule fille.

 

Grand débat dans le Landernau médiatique sur la honteuse dérive du Monde et pourquoi il ne parle pas aussi d’un ex-préfet pantouflard.

 

Mais personne n’a noté que la dame Dati, consciente des recommandations de MM Vingt-Trois et Barbarin, a voulu que son enfant ait une maman et aussi un papa. Qu’il soit à la tête d’un groupe florissant n’est qu’un hasard… quoique, perfidement, le patron de ce groupe prétend qu’elle était prête à retirer son assignation moyennant un discret arrangement. Et l’avantage de cette affaire, bien sûr, purement privée, avec audience à huis clos, et publication immédiate des arguments des deux camps par avocat(e)s interposé(e)s, c’est que de 1ère instance en appel, elle peut alimenter des articles voyeuristes puis moralistes, ad nauseam !

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Elle a déjà permis à Paris-Match de republier les photos de l’île Maurice attestant de la liaison de la dame et du Monsieur.

 

Et serait-ce montrer un répréhensible sexisme que d’estimer que l’ex-ministre de Sarkozy, si elle fait preuve d’un manque de vergogne exceptionnel, montre aussi une niaiserie sans pareil. Une telle guignolade doit réjouir tous ses grands amis de l’UMP, Fillon en tête.

 

 

* Le Plus est en principe une annexe du Nel Obs, mais semble souvent être celle de Voici, dont elle accueille le rédacteur en chef adjoint comme contributeur ; annexe aussi de Télé 7 jours puisque des émissions aussi prestigieuses que "Danse avec les stars", "Koh Lanta" (dont je dois avouer à ma grande honte n'avoir vu aucune image) sont l'objet de contributions très prisées... 

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 16:25

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Lu dans la Lettre d’info du Figaro de ce jour (01/XI/12)

Être né entre mars et avril serait un «plus» pour la carrière

Avez-vous l'étoffe d'un boss? Pour vous aider à répondre à cette question, des chercheurs ont établi un critère pour le moins original. Ils sont allés compiler les dates de naissance de 500 PDG. Avec Cadremploi

 

Né le 31 Mars à minuit, soit le 1er Avril à 0 h, donc pile-poil entre mars et avril, je clique donc vite fait pour tomber sur cet article :


« Avez-vous l’étoffe d’un boss ? Pour vous aider à répondre à cette question, les chercheurs de l’Université de Columbia ont établi un critère pour le moins original. Ils sont allés compiler les dates de naissance de 500 PDG pour en déduire que… ceux qui sont nés en été ont (statistiquement) bien moins de chances de devenir le big boss.

En effet, rapportent-t-ils, seuls 6,13 % des PDG sont nés en juin et 5,87 % en juillet. A l’inverse, ils sont nombreux à avoir vu le jour au printemps : plus de 10 % des PDG interrogés fêtent leur anniversaire en mars ou en avril… »

 

Mais là, déconvenue, car si j’additionne bêtement juin et juillet, bien que nul en calcul surtout mental, j’obtiens 12 % et on me dit que « plus de 10 % des PDG interrogés fêtent leur anniversaire en mars ou en avril ». Sauf si ce plus est vraiment plus-plus, ça veut dire que les natifs du bélier sont plus minables que ceux du cancer !

 

Subsidiairement, on voit mal dans ces chiffres, comment on atteint 100 %. Car si ce 12 % pour deux mois, que l’on peut estimer supérieur à ce « plus de 10% », est multiplié par 6, les 72 % obtenus sur 12 mois, laissent 28 % sur le tapis.

 

Des extra-terrestres ? Cela conforterait une théorie du complot qui révèle que des croisements d’extra-terrestres en forme de caïmans avec des humaines, tapis dans les sous-sols de la City, gouvernent le monde ! Théorie, au demeurant, fort pratique, puisque si c’est Romney – horreur et consternation - qui est élu c’est parce qu’ils l’ont décidé et si Obama est réélu, ce sera aussi leur fait.

Ils tirent toutes les ficelles.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 15:24

Depuis le 6 Mai, la droite est restée en campagne électorale ultra-droitière sans interruption. Sa nouvelle défaite aux législatives ne l'a pas empêchée de poursuivre un procès la gauche en illégitimité. Ces outrances ont été orchestrées par les médias oublieux des nombreux aléas du sarkozysme vibrionnaire. Le prétendu "couac" d'Ayrault sur les 35 h est une nouvelle pierre dans la lapidation médiatique de la gauche au pouvoir.

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Sur FR 2 lundi (29/X), dossier, la baisse des revenus des salariés bénéficiant d’HS : avant que le journaliste expert nous donne ses chiffres, un reportage bien sûr : d’abord un serveur de bistro qui affirme sans rire qu’il a perdu 300 euros avec la remise en place des cotisations sociales, entre les deux un ouvrier du bâtiment à qui son patron va gentiment expliquer pourquoi il perd tant de plumes et enfin un chef de chantier, toujours du BTP, qui lui dit perdre 100 euros mensuel ! Et quand le journaliste spécialiste intervient il nous explique que pour les niveaux de salaires correspondant aux cas évoqués les pertes seraient en fait de 40, 48 et 80 euros, répétons-le sur des salaires de l’ordre de ceux des interviewés. Donc, de l’aveu implicite de la chaîne, un reportage complétement bidonné !

 

Mardi, le prétendu « couac » de J. M. Ayrault. Avec notamment une réaction de Fillon et personne pour lui rappeler qu’il a été 1er ministre pendant un quinquennat et que, si les 35 h étaient une telle calamité, on se demande pourquoi il n’a pas opéré ce passage aux 39 h qu’Ayrault, prétendument était censé souhaiter. Mais le pire vient après : le présentateur laisse à nouveau la parole à un autre journaliste expert qui nous fait le nouveau jeu du Vrai/Faux : les 35 h ont-elles créé des emplois VRAI mais 350 000 au lieu des 700 000 promis (objection votre déshonneur : combien de suppressions d’emplois ont-elles évitées ?) ; mais le pire dans la malhonnêteté intellectuelle est atteint quand le jeune sous-Pujadas demande si elles pèsent sur la fameuse compétitivité des entreprises : VRAI bien sûr répond le soi-disant expert, puisqu’elles doivent payer 35h pour 39h ; mais, ayant oublié dans sa fièvre idéologique le principe de non contradiction, il nous assène pour conclure que cette mesure coûte 22 milliards à l’état. Or, ce coût compense justement le passage de 39 à 35 h. L’état compense, mais le journaliste impute aussi la même somme aux entreprises.

 

Domenach-chroniqueur-politique-de-La-Nouvelle-EditionLa nouvelle édition de Canal + avait aussi abordé, avec Nicolas Domenach,  le « couac » du premier ministre, avec « danse des canards » en rengaine plutôt sciante. Commentaires assez goguenards sur un entretien de M. Sapin avec l’ineffable Aphatie sur RTL. Citation tronquée du Parisien. Et oubli surtout de l’explication même d’Ayrault sur ce retour aux 39 h : « Un lecteur du Parisien me pose cette question. Je dis qu’il n’y a pas de sujet tabou. Simplement, ce n’est pas le point de vue du gouvernement. Il n’est pas question de revenir sur les 35 heures parce que ce n’est pas la cause de nos difficultés. ».

 

fiorentinoNe parlons pas du soi-disant chroniqueur économique qui surpasse, dans la caricature, la marionnette Silvestre, symbole du libéralisme le plus cynique aux guignols. Dans le style péremptoire et donneur de leçons, même Aphatie peut aller se faire voir. C’est dire, car il fallait le voir faire la leçon à Michel Sapin, au Grand Journal, le 15 octobre. Là, le chroniqueur, Marc Fiorentino – c’est le nom de ce soi-disant économiste – entre autres énormités que même un Madelin n’oserait proférer, a traité Martine Aubry de nulle en économie et Fleur Pellerin de totale incompétente. Tout en approuvant les gros patrons qui exigent, à juste titre bien sûr, 30 milliards d’économies sur le budget de l’état. Il ricanait aussi sur les 35 h.

 

Inutile de rappeler à cet idéologue, sarkozyen affirmé, que, d’une part l’escadrille de gros patrons n’a aucune légitimité – en tout cas pas plus que le citoyen lambda – pour décider du budget de l’état. Ne lui en déplaise, c’est aux élus de la nation de le faire. Faut-il rappeler à ces faux-pigeons que s’ils ont le droit absolu de réclamer des baisses de charges, ils n’ont pas à décider de leur éventuelle compensation (surtout en prônant aussi bêtement une mesure sarkozyste, hausse de la TVA, qui appauvrirait tous les ménages) ? Leur rappeler aussi que si leurs salariés leur réclamaient des hausses de salaires aussi massives que les baisses de charges qu’ils exigent, ils pousseraient des cris d’orfraie ?

 

Et ni le journal de FR2, ni Domenach ne relèvent les propos grotesques d’un Copé « Je découvre qu’il reprend aujourd’hui le programme que nous avons mis en avant sur les 35 heures. » Eh quoi, ces 35 h dont Copé et l’UMP n’ont cessé de dire tout le mal qu’ils en pensaient, que ne les ont-ils abrogées pendant les cinq dernières années ? L’arrogant Fiorentino aurait pu, aux nuls que nous sommes, nous expliquer ce mystère !

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Ayrault a eu beau jeu de rappeler à la droite « Vous avez perdu la mémoire. Non seulement vous n’avez pas abrogé la loi sur les 35 heures, mais vous l’avez élargie aux TPE. Vous êtes très fort en manipulation ». Sauf que ces propos ne seront pas repris et que le dénigrement systématique à l’encontre du président et du gouvernement, entamé d’entrée par une droite qui juge la gauche illégitime, mais orchestrée par les médias, va se poursuivre.

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