Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 17:02

Aulas-Puel stephane-guiochonRevenons aux vraies questions. Foin de Sarko, Hollande et Méluche. Voilà un Président, un vrai, Jean-Michel Aulas, qui s’en prend à son ex-entraîneur Claude Puel en termes sentis. Une attaque brutale ! Carton rouge ?


"Gagner est une adrénaline indispensable à l'ambition du club."  "tous les joueurs se sont écartelés. Il a trahi l’OL et m’a désespéré." "Le plus dur aura été de sortir de cette sinistrose créée par Claude Puel". "C’est pour cela que j’en veux à Claude Puel, non pas parce qu’il vient en tribune présidentielle à Geoffroy-Guichard invité par qui on sait, mais parce qu’en ne gagnant rien, il a jeté le doute sur la capacité de l’OL à être performant, et de ne plus prolonger la suite logique de ce que l’on avait fait et donc de notre ambition". (Le Progrès) Il est vrai que Puel n’a pas fait mieux que maintenir l’OL sur le podium (2e ou 3e) et, pour la 1ère fois, l’a hissé jusqu’en demi-finale de la ligue des champions.


Mais Aulas oublie que c’est lui qui a été chercher Claude Puel, après avoir viré Alain Perrin qui, pour son unique saison, avait réalisé le doublé championnat-coupe de France. Il faut dire que, dans le marigot Lyonnais, les entraîneurs vainqueurs, avec Aulas, et son âme damnée, Lacombe, sans oublier les seconds couteaux comme Bats, ne font pas long feu.

Aulas_OL-entraineurs.jpg

En 2002, l’OL est champion avec Santini, viré. Son remplaçant, Le Guen, lui aussi mène l’OL à la tête du championnat en 2003, 2004 et 2005. Il démissionne, remplacé par Houillier : à nouveau l’OL est champion de France en 2006 et 2007, mais Houillier est viré et remplacé par Perrin.


Les méthodes de management de ce Président sont assez singulières : ainsi demande-t-il, en aparté, à Chris, capitaine de l’équipe, ce qu’il pense de son entraîneur et il convoque l’entraîneur pour le confronter au joueur. Le recrutement est quelque peu hasardeux. Ainsi de celui, tardif et coûteux, de J. Gourcuff, mal accepté par ses coéquipiers, donc ne jouant pas le rôle pour lequel il était recruté (comme disait Amalfitano, passé de Lorient à Marseille : à Lorient, on multipliait les une-deux, à Marseille il y a une mais pas deux). Puel, sapé en interne par Lacombe, au sein de l’équipe par Chris et quelques autres s’est enfermé dans sa psycho-rigidité. Viré un an avant la fin de son contrat, il a l’audace extrême, pour Aulas, de réclamer ce qu’il estime son dû.


Et Rémi Garde, issu du sérail, si l’OL ne gagnait pas une des deux coupes, ne ferait pas mieux que son prédécesseur. Mais ça serait de la faute à la sinistrose, héritage de Puel.


M. Aulas, est un président très sarkozyen : s’occupant de tout mais responsable de rien.

Repost0
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 20:14

nadine-morano-version-guignols

Morano Nadine, notre Sarah Palin, qui touitte plus vite que ses doigts, n’apprécie pas sa marionnette des Guignols : « Un dej face à face avec l’équipe des ombres cachée(sic) derrière leurs marionnettes ? Suis sûre qu’ils lui feront une petite chirurgie esthétique. Ils verront que ce n’est pas parce qu’on a grandi dans une cité et qu’on vient d’une famille d’ouvriers qu’on en est moins classe. Je rêve comme tous ceux que je croise de voir leur tête de bobos parisiens prétentieux et dégoulinants de vérité sur les autres » Le principe de non-contradiction n’est pas tout-à-fait acquis par la pitbull sarkozyste « je ne regarde jamais » [les guignols] affirme-t-elle, mais dans un autre message, elle écrit « Hier soir, moment de repos je regarde Les Guignols de l’info. L’horreur ma marionnette. Je comprends pourquoi ma famille ne regarde plus. »

 

jean-pierre-pernaut-version-guignol

Après Morano, Pernaut, vous savez le chantre de la fabrication de l’andouillette de Troyes en gelée ou du savoir-faire des tailleuses de pipes de Saint-Claude, eh bien, il a dit au Républicain Lorrain, tout le mal qu’il pense des Guignols en général et de sa marionnette en particulier. Répondant à une question sur Nicolas Canteloup, il enchaîne sur les Guignols : « Je trouve que l’imitation en voix n’est pas bonne. Mais j’aime beaucoup Nicolas Canteloup qui est un type qui a de l’humour et qui se fout de ma gueule gentiment. En revanche, dans les Guignols de l’Info, pour ne pas les nommer, pendant une certaine période, j’étais un présentateur qui prônait la suppression des étrangers de tous les villages de France… Cela m’a posé des problèmes sérieux dans ma vie privée, dans celle de ma famille et de mes enfants : « Ton père est un facho…» À cause de ces faux humoristes qui ne sont que des intellectuels parisiens de bas étage. » Pas plus d’esprit que la dame Morano, le Jean-Pierre, et les mêmes attaques assez usées.

 

 


Jean-Pierre Pernaut et la Présidentielle : "Le... par republicain-lorrain

 

 

Ce qui ne l’empêche pas avec une suffisance extrême de s’en prendre au CSA : « Je suis tenu de consacrer le même temps d’antenne à tous les candidats dont la moitié n’a aucune chance d’être, un jour, président du conseil général, d’un quartier ou même d’un immeuble. » On admirera la modestie du « Je », comme si l’affreux CSA n’avait édicté des règles que pour lui. Et le mépris pour cinq candidats dont l’un au moins est député et une autre une ex-juge redoutée. Sûr qu’avec un journaliste de cette espèce le principe d’équité serait respecté.


Pernaut ne serait-il pas pire que sa marionnette ?

Repost0
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:48

Poisson_pourri2.jpg

La pêche fut bien pauvre ce matin, pour les traditionnels poissons d’Avril. Certes L’Equipe titrait « Paris trépasse par la Lorraine » et annonçait une défaite des qatari chez les lorrains en sabots, mais c’était trop gros, je n’en ai pas cru un mot ! Dans Le Monde, j’ai eu beau chercher, pas grand-chose, sauf peut-être un entretien avec Guano, trop caricatural pour être vrai. Schneidermann avait fait un notable effort dans @si, en nous assurant qu’El Kabash « avait décidé, tout simplement, de faire son métier » en posant de vraies questions au sortant. Mais c’était tellement invraisemblable, malgré la date prématurée (30 mars) que nul n’a dû marcher. De mes paresseuses lectures – je venais de prendre un sérieux coup de vieux la veille – surnagea un article de Rue 89 nous expliquant que le fameux « casse-toi pôv con » était un coup monté de Martinon qui avait foiré.


poisson-ordraphabetix1.JPGLa gaule en berne, si j’ose dire… jusqu’à ce que je reçoive, grâce à Benoist Magnat, une dépêche AFP, annonçant un « Coup de tonnerre dans la présidentielle : Hollande renonce et appelle à voter Mélenchon ! » Le communiqué sonne clair le bon canular « L'équipe de campagne de François Hollande réunie hier soir à 22h20, à huis clos, vient de terminer ses débats, ce dimanche 1er avril à 7h35.À son issue, Pierre Moscovici directeur de campagne de François Hollande est venu lire à la presse une déclaration laconique : « François Hollande a décidé de renoncer à poursuivre sa campagne. Et il appelle dès maintenant les Françaises et Français à voter pour Jean-Luc Mélenchon. »

 Mais hélas, après, ça pue le colin pas très frais, du bogô* dans le texte : « Ne s'estimant pas en mesure de conduire une véritable alternative politique, il a jugé que Jean-Luc Mélenchon était le mieux placé, et le seul, pour la réaliser ». Avec une cause réelle avancée du plus mauvais goût (« Sarkozy aurait un scandale à révéler sur le candidat Hollande, une affaire judiciaire du même acabit que l’affaire Carlton pour DSK » : plus puant, on meurt).


poisson-ordraphabetix2.JPGEh quoi ! le poête Magnat, ne pouvait-il par exemple expliquer ce forfait, par des raisons moins idéologico-crapoteuses. Par exemple, « Frappé par la misère des sans-papiers comoriens, à Mayotte, François Hollande a décidé de jouer la mère Térésa laïque pour leur venir en aide » ; ou plus léger, « Séduit par les eaux turquoises de la Réunion, l’ex-candidat a déclaré : « Je suis un peu trop vieux pour me lancer dans les vagues sur une planche, mais, suivant les conseils de Jean-Luc, avec Valérie, je vais faire du pédalo. Je sais, la côte est infestée de requins, mais ça ne sera pas pire que Sarko, Copé, Fillon, Morano et les autres ». Apprenant cette nouvelle, J-L Mélenchon a appelé F. Bayrou, P. Poutou et F. Artaud à le rejoindre dans une large « Union du Peuple de France » pour se débarrasser du nuisible sortant dès le 22 avril ! »

 

* BOGÔ : petit BOurge qui se la pète vraie GÔche (autodécernée), en général plus acharné à faire perdre Hollande qu’à sortir le sortant ; sévit particulièrement dans les commentaires d’arrêt sur images ou du « plus » du Nel lobs.

Repost0
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:23

Affaires-Tarnac-et-DSK

Loin de moi l’idée de rapprocher sur le fond deux affaires aussi dissemblables ; de soupçonner, par exemple, les épiciers du Larzac de se livrer à des partouzes rurales sur le plateau de Millevaches ; et encore moins de suspecter DSK d’être l’auteur de L’insurrection qui vient. Non, ce n’est pas sur le fond mais sur les fonds dépensés, le temps perdu aussi pour des dossiers moins médiatiques, que ces deux affaires se ressemblent.

 

Vingt « fonctionnaires » comme ils disent et dix véhicules suivaient « l’individu » Coupat et sa compagne, dans le nuit du 7 au 8 novembre où des fers à béton furent posés sur les caténaires d’une ligne de chemin de fer.

 

 

Trois juges d’instruction ont été désignés  pour s’occuper de l’affaire dite du Carlton dont DSK est un présumé protagoniste. Car en Sarkozie, on n’est plus présumé innocent, mais présumé coupable.

 

 

 

affaire-Tarnac-ferfa1Preuve en fut donnée quand, après une arrestation à grand spectacle par la police anti-terroriste encagoulée des redoutables épiciers de Tarnac, héritiers au moins de la bande à Baader et d’Action directe, la Ministre de l’intérieur, MAM, s’en félicita, qualifiant ces post-soixante-huitards attardés de groupuscule de « l'ultragauche, mouvance anarcho-autonome ». Pour représenter le Parquet, défenseur de notre société en péril, il ne fallut pas moins que Jean-Claude Marin, procureur de la République de Paris. Et un juge d’instruction, de la cellule anti-terroriste – pensez un tel sabotage qui au pire détériore les pantographes de motrices ne méritait pas moins que la qualification de « terroriste » - Thierry Fragnoli. Ajoutons qu’en toute illégalité, l’épicerie avait été mise sous écoutes, 8 mois avant le fameux sabotage ! La DCRI n’y est absolument pour rien : ce n’est pas Squarcini qui commettrait de tels actes.

 

 

affaire-dsk Les trois juges de Lille qui instruisent l’affaire dite du Carlton, ne doivent pas être surchargés de dossiers. Lors de sa « garde à vue », dans une caserne de gendarmerie lilloise, les trois juges ont pris le temps de se déplacer pour signifier à DSK qu’elle était prolongée. En temps ordinaire, un simple fax suffit. Et ce sont les trois, Mmes Stéphanie Ausbart, Ida Chafaï et M. Mathieu Vignau (ex-assesseur du procès d’Outreau),  qui ont entendu DSK avant de lui signifier une mise en examen pour proxénétisme.

 

 

affaire-Tarnac-ferfa1La mobilisation policière lors de la fameuse soirée du sabotage a abouti à un PV de surveillance bourré d’incohérences. Nos « fonctionnaires » réussirent à faire rouler la vieille Mercedes de Julien Coupat et sa compagne Yildune Lévy à des vitesses impressionnantes, sur de petites routes départementales. Ils perdent même sa trace. Le couple prétend qu’ils ont engagé leur voiture dans un chemin masqué pour pouvoir copuler. Espérons que le juge Fragnoli, comme sa consœur Ausbart dans l’affaire Carlton, a posé des questions précises aux deux protagonistes pour pouvoir recouper leurs récits séparés (sur le siège avant au dossier abaissé, ou sur la banquette arrière ? à la missionnaire ou en levrette ? etc.). L’affaire (?) commencée en novembre 2008, s’est traduite par la libération de tous les inculpés, mais seulement le 16 janvier 2009, soit 13 mois après pour Y. Levy et le 28 mai 2009 pour son compagnon, soit plus de 17 mois plus tard. Faut-il rappeler que les prisons sont surpeuplées et que, pendant quelques temps, Yildune Lévy fut soumise à un régime consistant, la nuit, à éclairer sa cellule toutes les deux heures, donc requérant une gardienne ? Bien que le juge Fragnoli soit à la tête d’un dossier de 32 tomes, il n’en continue pas moins de mobiliser des enquêteurs pour mettre en garde à vue un ferronnier et perquisitionner l’atelier de son père pour y découvrir, plus de trois ans après… des fers à béton ! Lui non plus ne doit pas être surchargé de dossiers, ni trop gêné par le souci d’instruire à charge et à décharge, puisqu’il commet un courriel adressé à ses "amis de la presse libre", c'est-à dire "celle qui n'est pas affiliée à Coupat/Assous" (Assous est avocat de Coupat), pour réagir sur une révélation du Canard : un policier avait oublié dans sa perquisition une sacoche avec des documents et les n° de portables de ses collègues. Cette négligence est à l’image d’investigations bâclées et arrangées. L’affaire Coupat n’est toujours pas close. Fragoli se réserve toujours le droit de claquer l’argent du contribuable dans sa quête obsessionnelle de la preuve de la culpabilité de l’anarcho-libertaire-autonome !

 

 

affaire-dskOn n’en est pas aussi loin, dans l’affaire Carlton qui a démarré en février 2011 par des dénonciations anonymes. C’est devenu monnaie courante, les PV d’auditions fuitent. La juge d’instruction Ausbart n’hésite pas à demander à un protagoniste de l’affaire quelles sont ses pratiques sexuelles et à questionner sur un DVD ou la présence d’un string noir dans une sacoche. Les PV vont bientôt être classés X ! Et si on nous révèle – ce dont on commençait à se douter – que DSK est un obsédé sexuel partouzard, on découvre aussi une extension surprenante du domaine du proxénétisme*. Que DSK ait su ou pas que les charmantes dames, qui venaient avec ses amis pour participer à des parties fines, étaient des escorts ou pas, en quoi ça en ferait un proxénète ? Il faut croire que si, puisque cette question essentielle, qui a déjà mobilisé des enquêteurs pour une garde à vue de 38 heures, trois juges pour une audition de huit heures, va sans doute aboutir à des confrontations multiples et cela sous les feux des projecteurs… au moins jusqu’au 6 mai.

 

Deux affaires ô combien différentes, mais avec la même gabegie des finances publiques. D’un côté un juge qui donne l’impression de poursuivre une vindicte personnelle plutôt que la recherche de la vérité. De l’autre la confusion entre morale et judiciaire. Dans les deux cas, des enquêtes qui ne se font pas, d’autres affaires dont l’instruction est retardée. Et la présomption désagréable d’une instrumentalisation de la justice : pour l’affaire Coupat, ce fut patent avec MAM ; pour celle du Carlton, alors que DSK demandait à être entendu dès octobre 2011, pourquoi son audition devint-elle urgente en février-mars (et sans doute avril) ?

 

* "La sodomie, le nombre de partenaires et leur âge, mais aussi une manière peu élégante de parler des femmes [sont] retenus comme autant d'éléments à charge démontrant le proxénétisme". (un avocat de DSK cité par le Canard Enchaîné 28/03/12)

Repost0
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:38

Politique fiction rétrospective

mohamed-merah-assaut-raid.jpg

La France a peur” s’était écrié Pernaut en ouverture du journal de TF1 après le massacre qui frappait une école juive de Toulouse, massacre qui faisait suite aux meurtres de trois militaires, par un mystérieux tueur. Le Figaro titrait : « Un massacre fruit de cinq ans de laxisme socialiste ». Le candidat Sarkozy suspendait sa campagne électorale et empruntait un Falcon à l’ami Bolloré, pour précéder la Présidente sur les lieux du drame, Présidente qui, ne dérogeant pas à son engagement pris après la crise de 2008 de réduire le train de vie de l’état, avait pris un avion de ligne.

 

sego-gaullebis.jpgTout s’annonçait cependant bien pour la Présidente sortante qui avait fait sensation en l’emportant en 2007 d’une très courte tête, au grand dam d’une droite désemparée qui avait vu une fraction de l’UMP rejoindre l’UDF de Bayrou. Certes le début de quinquennat, avec un Bianco 1er ministre assez effacé, lui avait valu d’être traitée d’hyper-présidente brouillonne se mêlant de tout. Le scandale qui avait frappé son Ministre des finances et ex-rival, DSK, l’avait aussi affaiblie alors même qu’éclatait la crise.

Mais elle avait su se séparer d’un fidèle pour nommer Fabius à la tête du gouvernement avec un Michel Sapin aux finances qui avait géré avec maestria l’héritage Strauss-Khanien. Quant à la sécurité, le choix de Manuel Valls à l’Intérieur (conseillé par son ami du temps du rocardisme,  Alain Bauer) laissait peu de place à une attaque en règle sur ce créneau cher à la droite. Et cela, malgré les frottements entre Valls et la très jeune Garde des Sceaux, Najat Vallaud-Belkacem, très à cheval sur les prérogatives de la Justice face à la police et ô combien attaquée et de la plus nauséabonde façon par les identitaires, faux-laïques en tête.

Le sémillant Montebourg, nommé de façon très imprévue Ministre de l’emploi et des relations sociales, avait su, à la surprise générale, après de longues négociations, aboutir à un quasi consensus sur la réforme des retraites. Face à la crise, elle avait pris des accents quasi-churchilliens, tandis que Fabius était à la manœuvre, avec Sapin. Un Sapin qui avait minimisé l’impact des attaques des agences de notation en faisant appel à l’épargne interne, sur le modèle japonais : les « bons du Trésor » étaient devenus le must des épargnants qui vidaient leurs bas de laine ! Bref, malgré la dissidence de Mélenchon qui avait joué les Chevènement sur un accord européen de discipline budgétaire, démissionnant avec fracas du Ministère de l'Apprentissage et de la Formation Professionnelle, la réélection se présentait sous les meilleurs auspices.

 

sarkozy-toulouse.jpg Quand la Présidente arriva sur les lieux du drame, son challenger y jouait déjà le rôle de Shadow-Président et elle sentit comme un climat de réprobation pour être arrivée si tard.

Valls prit immédiatement l’enquête en main, venant interférer avec une hiérarchie policière qui en voulait toujours à la présidente d’avoir privilégié le corps gendarmesque, en bonne fille de militaire qu’elle était. Policiers dont beaucoup étaient restés proches de l’ancien Ministre de l’Intérieur.

Meurtres antisémites, meurtres contre des militaires d’origine maghrébine : l’hypothèse d’un terroriste d’extrême-droite était tentante. Valls se garda d’y tomber qui évoqua en contre-point l’hypothèse salafiste. Mais quelques voix du PS, heureusement accompagnées par Bayrou, évoquèrent le discours de haine de la candidate F-Haine qu’orchestrait le candidat UMP, avide une fois encore de siphonner ses voix.

 

Vous connaissez, la suite. Les enquêteurs enfument les journalistes, avec l’aide du ministre. Un suspect est repéré. La présidente exige que ce soit le GIPN qui le capture. L’assaut du refuge du présumé terroriste se solde par sa mort et par plusieurs blessés chez les gendarmes. L’ex-commissaire Requini, surnommé bien sûr, le requin (il avait démissionné avec l’arrivée de la gauche, pour se reconvertir dans les casinos, tout en restant proche de Sarkozy), a critiqué avec sévérité ce ratage, disant que le RAID eût certainement fait mieux.

 

Mais surtout le tir de barrage se déclenche. Les titres assassins de Mougeotte barrent la une du Figaro. Pernaut, sur TF1, abandonne les reportages de terroirs pour des enquêtes dans tous les cafés du commerce de notre France profonde. FOG et Le Point, longtemps sceptiques sur la candidature de l’agité, comme l’avait surnommé FOG, cognent à bras raccourcis sur la sortante. L’Express n’est guère en reste. RTL et Europe 1, sans oublier RMC, se concurrencent sur le créneau. Le Monde, comme à son habitude – Valls ayant répliqué à une attaque de Copé – titre « Valls engage une polémique avec l’UMP ». Même Libé et le Nel Obs, jusqu’alors soutiens sans faille de Royal, s’inquiètent d’une campagne qui bascule. D’autant que le Ministre des Affaires étrangères, Jean-Pierre Jouyet, interrogé sur Europe 1 concède : « Je comprends qu'on puisse se poser la question de savoir s'il y a eu une faille ou pas. Comme je ne sais pas s'il y a eu une faille, je ne peux pas vous dire quel genre de faille mais il faut faire la clarté là-dessus. »

 

Evidemment l’UMP ne se fait pas faute de dénoncer cette faille, devenue gouffre, entre les différents services. Le « présumé coupable » comme ils disent, avait fait des séjours en Pakistan et Afghanistan, dont il avait été expulsé vers la France par la CIA. La DGSE avait donc alerté la DST qui n’avait fait qu’une note de routine aux RG ; ceux-ci, bien que connaissant l’individu pour divers petits délits, ne l’avaient soumis qu’à une surveillance distraite. La droite avait beau jeu de rappeler la décision de Sarkozy, ministre de l’intérieur, de fondre DST et RG dans un seul service, ce qui aurait permis, prétendaient-ils, une véritable surveillance.

A un article du Figaro demandant pourquoi ce djihadiste n’était pas sur écoutes, un communiqué du ministère de la Justice voulut rappeler les règles de droit qui régissent ses écoutes. La quasi-totalité des médias s’empressa d’asséner que ces fameuses règles n’avaient guère été respectées dans l’affaire Pascoup, un groupuscule identitaire, vivant dans un pseudo village Gaulois, soupçonné d’avoir saboté le chantier d’une future mosquée. Ni dans des histoires de fadettes de journalistes saisies quand des rumeurs avaient couru sur la participation de la Présidente à des « parties fines » organisées par DSK !

 

L’enquête elle-même fut passée au crible. Le premier militaire avait été tué alors qu’il était à un point de rendez-vous pour vendre une moto. L’annonce de cette vente avait été faite sur un site internet. Pourquoi avait-il fallu cinq jours pour que l’on recherche les adresses IP des personnes s'étant connectées sur l'annonce ? C’est un site proche de la gauche qui le révèle : « D'ordinaire, nous confirme une source policière, ce genre d'opérations ne prend que quelques minutes. Une autre source, proche de ceux qui répondent à ce type de réquisitions judiciaires, indique de son côté qu'elles sont traitées “en 48 heures maximum”. »

 

Non seulement, la collecte des IP avait tardé, mais il avait encore fallu plusieurs jours pour qu’on les recoupe avec la liste des suspects (d’extrême-droite ou islamistes). Quand enfin le nom de la mère de Merah qui figurait sur la liste d'adresses IP a fait tilt, car il était lié à ceux de deux de ses fils, eux-mêmes « connus des services de police », le meurtrier avait continué ses méfaits. Les explications des enquêteurs arguant que Mohamed Merah, condamné à quinze reprises par le tribunal pour enfants de Toulouse avait un “profil d'autoradicalisation salafiste atypique” ne pouvaient qu’être jugées dérisoires.

 

Faut-il ajouter que la volonté de Manuel Valls de superviser toute l’opération lui a valu une critique acerbe de sa collègue de la Justice qui a estimé que les opérations auraient dû être menées par un magistrat soit du parquet, soit du siège. Même la candidate écologiste, parti membre de la coalition gouvernementale, a ajouté : "Voir un ministre de l'Intérieur présent sur le théâtre des opérations, commentant en temps réel ce qui se passe, se faisant le haut-parleur des dires de Mohamed Merah en temps réel, c'est du jamais vu, c'est inouï".

 

Le déchaînement des lieutenants de Sarkozy a atteint, lui aussi, un degré inouï. Copé qui n’a jamais caché qu’il visait 2017 est en 1ère ligne, concurrencé par tous les féaux Hortefeux, Morano, Lefebvre, Lucca, Wauquiez, et les autres. Juppé, replié sur Bordeaux, sentant peut-être le vent tourner, sort de sa réserve et concurrence, dans l'outrance, Fillon, candidat au poste de 1er ministre si Sarko l’emporte.

 

Même les observateurs les plus modérés parlent d’un tournant dans la campagne. Bien qu’il reste encore un mois avant le 1er tour, il faudrait un miracle pour que la sortante, S. Royal, l’emporte.

Repost0
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 17:18

bayrou-centre-nul-part

J’avais la tentation de commencer cette missive par un « Cher François », mais, vous auriez pu me rétorquer que nous n’avions pas gardé les vaches ensemble. Et de fait, dans mon enfance, la vue des vaches de la voisine d’en face – une veuve – aux croupes crottées (pas la voisine, ses vaches), a annihilé toute attirance vers la gent bovine. Qui ne dira les bienfaits de l’eau courante, quand on voit un autre François nettoyer avec zèle une vache de salon. En ce temps-là, à la mi-temps du siècle dernier, l’eau n’était courante pour beaucoup que si on se hâtait entre la pompe et la cuisine.


Je ne suis pas sûr que cette évocation, malgré vos indéniables racines paysannes, ne vous paraisse incongrue. Venons- en donc au fait.

Bayrou-Falloux 04

Vous m’êtes, a priori, sympathique. Paradoxalement, car le souvenir que j’avais de vous était celui d’un ministre de l’éducation ayant provoqué la plus grande manifestation laïque(24 janvier 1994) depuis la loi Debré.


Votre campagne de 2007 fut remarquable. Même si votre impuissance à prendre parti au deuxième tour était irritante (au moins pour le social-démocrate que je suis). Mais les trahisons – ces Morin, ces Santini et les autres pressés d’aller à la soupe –dont vous fûtes victime, ne pouvaient qu’attirer la sympathie. Le peu que vous avez dit entre 2007 et aujourd’hui, en particulier sur « le chanoine de Latran », ne pouvait que provoquer mon adhésion de laïque, dans l’esprit d’Aristide Briand. Votre fidèle, Madame de Sarnez,  je le confesse, me séduisait par sa brillante intelligence (que ne la mettez- vous plus en avant ?).


Vous avez choisi comme axe de campagne le créneau churchillien : il n’a au moins pas le défaut de la démagogie. Vos prises de position sur l’éducation sont dignes de la société des agrégés, à laquelle vous avez peut-être appartenu. Elles devraient séduire le SNALC et sans doute le SNES (vous conviendrez peut-être qu’il est assez drôle de voir M. Aschieri, ex-dirigeant du SNES, fustiger, non pas Sarkozy, mais Hollande, sur les propositions en matière d’éducation, mais je m’égare). Justement, sur ce sujet, que vous reprochiez au candidat des primaires citoyennes, sa promesse de rétablir 60 000 postes dans l’éducation sur cinq ans, sans attendre une véritable négociation, est de bonne guerre. Mais que vous taxiez cette promesse de démagogique ne l’est pas. C’est avaliser les 70 000 suppressions du quinquennat sarkozyste.


Vous me semblez surtout, constatant que votre campagne, après un très beau décollage, a tendance à perdre de l’altitude, naviguer un peu dans tous les sens. Face aux annonces quasi F-haine du sortant avec des promesses de référendums anti-chômeurs et xénophobe, vous avez tenté d’attirer l’électorat de droite modéré. Sans succès. Depuis, votre propre discours étant inaudible, vous concentrez vos attaques contre le candidat de la gauche de gouvernement. Annonce-t-il un taux marginal d’impôt sur le revenu  de 75%– inférieur à celui qui existait aux USA de 1941 à 1960 – que vous faites chorus avec Sarkozy et les super-nantis à plus d’un million d’euros annuel.

Feignant la neutralité, vous déplorez le ton que prend cette campagne, en confondant dans la même réprobation l’agresseur perpétuel qui joue la victime et celui qui refuse de se laisser abaisser à cette bataille de caniveau.


Pour avoir connu, notamment en 1974, puis en 1978, avec toute la gauche, des espoirs déçus, puis à nouveau depuis, je conçois votre propre déconvenue à constater que, cette fois encore, malgré une remarquable persévérance, le plat vous passe sous le nez, si je puis me permettre une comparaison culinaire un peu triviale. Mais êtes-vous obligé de justifier cette remarque de Mitterrand : « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche » ?


Je vous prie de croire, M. Bayrou, en l’expression de mes convictions sociales, démocrates  et républicaines.


J. F. Launay

Repost0
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:33

Le « Petit journal » fait des retours sur images magistraux. Il a fait des émules. Ainsi, à peine Sarkozy a-t-il promis un peu de proportionnelle que ressortait la même promesse formulée quasi dans les mêmes termes en 2007. Plus cruel encore, celle sur les parachutes dorés, puisque en 2007 il promettait une loi dans l’année même.

 

 

 

Face à un Pujadas filandreux évoquant le Fouquet’s, la réponse du candidat-sortant fut pitoyable balbutiant un "Si je Si c'était à re refaire, je ne refer.....  ne reviendrais pas dans ce… restaurant… puisque que ça été vraiment… le, le feuilleton". François Hollande a eu beau jeu de moquer son côté petit garçon : "Il a même balbutié, bafouillé. Il y avait quelque chose d'émouvant de celui qui était allé au Fouquet's il y a cinq ans et qui promettait de ne plus y revenir". Mais en fait il n’a rien dit sur ce qui était le fond de l’affaire, qu’il aille, à peine élu au Fouquet’s ou ailleurs fêter d’abord cela avec les pontes du CAC 40 !

sarkozy-quitte-le-7-mai-2007-l-h-tel-fouqub.jpg


Là, il faut faire un retour sur écrit.

 

Car ce pitoyable numéro de fausse repentance, il l’avait déjà joué en juillet 2009. Or donc, un dimanche, début juillet 2009, le patron, à l’époque, d’un grand hebdo est convoqué pour un entretien exclusif avec l’hyper président. 

Question . – La soirée du Fouquet’s, au soir de votre élection par exemple, c’est le péché originel du sarkozysme: le CAC 40, les patrons de presse amis, le show-biz ! Votre côté bling-bling !

(Sarko essaie de noyer le poisson en évoquant le Général De Gaulle en 1958, avant de répondre)

N. Sarkozy. – Ces critiques avaient commencé bien avant le Fouquet’s. Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n’était pas facile et où j’avais à me battre sur plusieurs fronts. Je n’avais pas attaché à cette soirée une importance considérable. J’ai eu tort. En tout état de cause, à partir du moment où quelque chose n’est pas compris et fait polémique, c’est une erreur. Et si erreur il y a, ce n’est pas la peine de la recommencer.


Il avait aussi, lors d’une conférence de presse, allumé Joffrin, à l’époque patron de Libé. Là aussi, repentance, allant jusqu’à dire que ce n’est pas ce dont il était le plus fier dans son début de mandat ! Mais s’il a commis des erreurs ; c’est qu’Il faut un temps pour entrer dans une fonction comme celle que j’occupe, (…) pour se hisser à la hauteur d’une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine. Le patron si disponible était Olivennes qui, avant de migrer vers Europe 1, dirigeait le Nel Obs (cette disponibilité fit quelque remous en interne et provoqua des sarcasmes à l’extérieur).

sarko-decoupage.JPG

Déjà donc, à l’été 2009, celui qui faisait président, roucoulait à l’inverse d’Iglésias, Oh oui, j’ai bien changé. En novembre de la même année, l’épisode du Prince Jean et de l’EPAD, qui prouvait, qu’il n’avait pas changé, dans un « off » pas off, il concédait que cette candidature n’était pas opportune.


Sarko a donc la repentance répétitive.  Fausse repentance au demeurant, il n’a aucune conscience de l’indécence d’aller d’abord fêter sa victoire avec ses potes du showbiz et du CAC 40, il déplore la « polémique », le « feuilleton ». Et aucune insistance des journalistes : Paloma et les vacances de pique-assiette ne sont pas évoqués, pas plus que la pitrerie de Disneyland… Trop de repentirs tuerait-il la repentance ?


Le Sarkonouveau qu’on essaye une fois de plus de nous faire avaler est comme le beaujolais nouveau des mauvaises années, un peu trop chaptalisé, pour masquer son acidité. Ne le gobez pas, sinon gare aux aigreurs d’estomac. Voyez Guano !

 

 

Pour rafraîchir les mémoires :

 

Les invités du Fouquet’s (liste établie par Cécilia)

liste_nicolas-sarkozy-et-cecilia-paris-le-637x0-1.jpgLa famille  la mère du Président, Andrée, ses frères François (collaborateur de divers groupes pharmaceutique) et Guillaume (ancien vice-président du Medef).

Les amis de Cécilia : Mathilde Agostinelli (Prada) et Agnès Cromback (Tiffany France) – leurs époux –le publicitaire François de la Brosse et son épouse, David Martinon et des amis proches du couple, Xavier et Sylvie Sarrau et les inévitables Patrick et Isabelle Balkany.

Peu de « politiques » ou conseillers : Alain Minc, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, Rachida Dati, Henri Guano, Claude Guéant, Roger Karoutchi et Christine Albanel
Les potes du show biz et du sport : les couples Hallyday, Reno, Clavier,  Arthur, le maître de ballet Eric Vu-An, les sportifs Basile Boli, Richard Virenque, Pascal Gentil, Bernard Laporte.
Les gens de presse et des medias : le chroniqueur au Point Nicolas Baverez, le directeur de la rédaction du Figaro Nicolas Beytout, l’éditeur Bernard Fixot et son épouse Valérie-Anne Giscard d’Estaing, Pierre Giacometti (Ipsos), le fondateur d’Endemol Stephane Courbit, Jean-Claude Darmon (droits TV du football), Hugues Gall (Institut de financement du cinéma et des industries culturelles) et le photographe de l’agence Sipa Philippe Warrin, qui immortalisa la soirée.
Les potes du CAC 40 et des affaires: Bernard Arnaud (7e fortune du monde, luxe), Vincent Bolloré (Havas, communication), Martin Bouygues (BTP, TF1), Serge Dassault (armes, Le Figaro), Antoine Bernheim (Assurances Generali), Denis Charvet (actionnaire de casinos), Jean-Claude Decaux (mobilier urbain), le milliardaire Paul Desmarais,
Albert Frère, première fortune de Belgique, Patrick Kron (Alstom), Henri Proglio (Veolia) et l’hôte des lieux Dominique Desseigne (hôtels et casinos du groupe Barrière)…
 

 liste-fouquets2.jpg

16 de ces invités auront la légion d’honneur ou une promotion dans l’ordre. 

Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 14:06

Les "élections à la basse cour" ont provoqué le courroux d'un autre fabuliste, contributeur attitré (et sévère) du deblog notes.

 

Sarko CoqChers poulets de grain (de sel) ?

 

Qu’au Palais d’Élysée l’on entende une Cour

Pleine de charlatans, de sbires, de valets,

C’est un fait, mais pourquoi nous nommer basse-cour ?

Nous sommes citoyens, ni lombrics, ni poulets.

 

Besoin de Cour avons, mais celle de Justice,

Qui bannirait longtemps en sombre poulailler

Ce volatile nain à Fleury-Mérogis

Qui nous traite comme huître aux mains de l’écailler.

 

Le disciple d’Ésope écrivant cette fable

Passe en revue de presse, ou plutôt de détail,

Marionnettes en vogue et déchets pitoyables

De ce que la télé nous offre de bétail.

 

Rien n’a grâce à ses yeux, depuis la Norvégienne

Au client Sofitel, ci-devant bien-aimé,

Jusqu’au centre coincé, en passant par la hyène

Dont la blondeur du poil cache la croix gammée.

 

Le chef de la Corrèze a les traits d’un dindon,

Son ennemie lilloise est qualifiée de dinde,

De quels gallinacés cet auteur parle donc ?

D’un label Père Dodu gavé de marrons d’Inde ?

 

Notre expert fabuliste oublie tout un quartier,

De sa cour aussi basse que son horizon.

De rabaisser le vote il a fait un métier,

M. Prudhomme aussi voulait avoir raison.

 

Ce quartier vote à gauche, il sent un peu le rouge,

Il n’aime pas l’oiseau au ramage si vain

Qu’il croit que l’isoloir est un rideau de bouge.

Le corbeau médisant finira coq au vin !

 

L’Émir Liton pcc Gilbert Dubant

 

Repost0
25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 22:23

Élections à la basse-cour
A la façon de Jean de La Fontaine... 

coq-sarkoq.jpg
Voilà plus de quatre ans qu’un coq en rien gaulois
Gouvernait sans partage et imposait sa loi.
Nombre de volatiles n’osaient le contredire
Bien qu’il fût bas sur pattes, c’est le moins qu’on puisse dire.
D’origine hongroise, ce coq trop agité
Ne laissait à personne le soin de décider.
Oui mais dans quelques mois il faudrait bien choisir
Un chef pour la basse-cour. Qui allait-on élire ?
« On ne veut plus du coq, il nous a affamés
Gardant le blé pour lui et pour tous ses poulets »
Disaient les pensionnaires de notre basse-cour.
« Voyons un peu pour qui voter au premier tour.»
Trouver un prétendant n’était pas chose aisée,
On le voulait plus grand, pas trop mou et racé.
Une faisane royale aux dernières élections
Avait perdu des plumes dans cette confrontation,
D’ailleurs perdu aussi la confiance de ses potes
Qui cherchaient quelqu’un d’autre pour battre le despote.
Un jars avait la côte, vieux mâle grisonnant ;
Dominer et niquer, tel était son passe-temps.
Partout, dans chaque recoin, on le voyait le soir
Sauter toutes les oies, qu’elles soient blanches ou noires.
« Pas question de le prendre, il pense trop à la chose.
Qu’il aille se faire soigner, que nos oies se reposent »
Clamait un fier dindon venu droit de Hollande
Qui jurait d’exaucer jusqu’aux moindres demandes.
Il avait réussi à se débarrasser
D’une grosse dinde chti qui voulait s’imposer
En cherchant le soutien des poules et des faisanes
Par l’interdit des œufs de plus de trente-cinq grammes.
Ce Dindon courtisait une cane colvert.
Migratrice, elle venait d’un pays où l’hiver
Est plus rude qu’en France et pour son grand bonheur
Avait mis hors combat un pigeon voyageur.
Au demeurant jolie, elle jugeait qu’il fallait
Pour pouvoir l’emporter promettre aux poulets
Nourriture plus saine, une vie plus aisée,
Maïs sans OGM et blé labellisé.
Le Dindon disait oui mais en réalité
C’était juste pour lui prendre les voix qu’il convoitait.
Et pour tout perturber, voilà qu’un vieux poulet
Qui avait trépassé, était ressuscité.
Prétextant qu’il avait ainsi côtoyé Dieu,
La place de dirigeant, il appelait de ses vœux.
Ajoutez à ceux-là une sorte de poule d’eau,
Une espèce marine qui parlait fort et haut
Et voulait Allah sorte de son beau poulailler
Mettre ces poules cou nu qui avaient immigré.
« Elles viennent nous envahir et manger notre blé
Si on les laisse faire, nos cous elles vont plumer.
Renvoyons les chez elles à coups de pieds aux cul(e)s !»
Tels étaient les propos de notre gallinule.
 


Il y en aura bien d’autres d’ici les élections,
Candidats qui voudront susciter des passions,
Des paons et des canards essayant de faire croire
Que dans la basse-cour il faut reprendre espoir,
Que le bonheur est là, juste à portée de patte.

 

Non. Mais le petit coq, il est grand temps qu’il parte !

 

Voir la réponse à cette fable : Gilbert et ses vers



G.B. auteur de S'en souvenir 100 souvenirs (1 et 2), mais aussi le collectionneur de  Chromos-historiques de cartes de départements ou de cartes postales de Lavratte

fait un inventaire non exhaustif, subjectif évidemment, en vrac, de ces quatre dernières années...

 


Moi aussi je tiens ma petite liste. Y'en a pas 600, mais ça commence à faire beaucoup quand même :  

- « casse-toi pov' con »
- Bettencourt
- Woerth
- les promesses
- les cigares de Christian Blanc
- la rhétorique guerrière
- Serge Dassault
- le Fouquet's
- les mensonges à répétition
- le bouclier fiscal
- les Roms
- le discours de Grenoble
- la politique étrangère désastreuse
- la gestion de la crise de 2008 : mutualisation des coûts, privatisation des bénéfices
- la réduction des budgets de tous les ministères indispensables, dont principalement l'éducation qui est pourtant la seule et unique source de croissance future
- le bling-bling, les Rolex, les Ray Ban et le T-shirt NYPD
- les manipulations Jaurès, Môquet...
- l'ultrapersonnalisation de la politique
- le durcissement des méthodes policières
- cracher sur l'héritage de 68
- la fumisterie « travailler plus pour gagner plus »
- le climat de peur
- la place des lobbys dans le processus de décision
- les coups de comm sans suite, voire contre-productifs
- la lune de miel de Besson et de sa femme
- l'histoire de l'auvergnat d'Hortefeux
- le mari de MAM,
- le fils sarko et son EPAD
- le fils sarko et son accident de scooter
- les procès intentés par Sarko lui-même pour des caricatures
- le démantèlement des services publics
- l'affaire Dassault
- la nomination par sarko des patrons de médias publics
- l'affaire Guillon/Porte
- l’augmentation de 172 % du salaire du président de la république
- l'avion présidentiel Sarko One
- les violences policières répétées
- le yacht de Bolloré
- le grenelle de l'environnement mis à la trappe
- l'envoi de nouveaux contingents militaire en Afghanistan
- la gestion de la Dengue par Bachelot
- le passage en force par l'assemblée sur les retraites
- la non-réforme des retraites des parlementaires
- les quelques condamnations de la Cour Européenne des Droits de l'Homme
- la nomination d'une potiche à la Halde
- le discours néo-colonial en Afrique de Sarko
- la détection des pédophiles et des futurs criminels à la maternelle (sic)
- « pas besoin d'avoir un bac+5 pour torcher des mioches »
- son inculture historique, scientifique et sociologique permanente
- l'affaire lies hebbadj et sa récupération
- l'affaire « monoprix » passée inaperçue
- la gestion de crise après les inondations en Vendée et les zones noires.
- les mensonges permanents sur les différents chiffres économiques
- l'affaire Boutin et ses 9500 €/mois
- l'affaire de la famille Amara
- l'affaire de l'appart d'un ministre de sarko
- le budget de l'Elysée en constante augmentation
- le coût écologique de l'Elysée
- le flicage sur internet
- les fichiers Rom et autres
- les fichiers de police illégaux
- l'affaire des écoutes de Carlita
- le voyage avec cet abruti de Bigard
- le voyage à New York
- son intrusion intempestive sur le tournage de W. Allen avec sa réaction pathétique face aux journalistes
- la presse malmenée dans les manifs et autres
- la répression des sans-papiers
- la jungle de Calais
- les déplacements monumentaux avec routes bloquées, flics réquisitionnés et arrestation de riverains (ex : le gars dans le parc à Grenoble)
- affaire Wildenstein
- descends si t'es un homme (les marins du Guilvinec)
- la gestion de la grippe A (les milliards pour les médocs inutiles et les masques)
- La gestion de la retraite
- Les préfets virés
- Les journalistes virés (Paris-Match...)
- l'Affaire Tarnac
- La visite de Khadafi
- Mensonge sur les Allemands (impôts, Roms)
- Sauvetage de la finance mondiale
- Tentative de créer les subprimes à la Française la veille de la crise des subprimes
- Sauvetage du bateau de Bolloré piraté en Ethiopie aux frais de la France
- Gestion des otages dans le monde (journalistes en Afghanistan, les autres en Afrique)
- Conflits d'intérêt des Kouchner/Okrent
- le retour sans condition dans l'OTAN
- gestion de la « crise » tunisienne
- nommer Boillon ambassadeur en Tunisie
- le fric filé à B. Tapie
- la nomination de Proglio à la tête d'EDF et sa double rémunération à Veolia
- le Mediator
- les pressions pour faire démissionner le président de la FFF après la Coupe du Monde
- la fronde des magistrats
- le tout à l'égout du cap Nègre
- le traité de Lisbonne
- Loppsi 2 et les « auxiliaires de police »
- la réforme de la médecine du travail glissée illégalement dans une loi qui n'avait rien à voir
- la mise à l'écart des ONG « pas correctes » qui visitaient les centres de rétention
- la destruction du mur de Berlin
- les infirmières bulgares
- Karachi

Merci, j’ai assez donné !

 

Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 22:37

sarkomarseillecarla.jpg

La dernière épouse de « celui qui fait président » et surtout candidat a le superlatif facile, ainsi « L’amour est dans le pré » est pour elle une émission fabuleuse, Arte une chaîne adorable, Calvi un excellent journaliste… alors nul ne s’étonnera qu’elle ait trouvé « mon mari » « émouvant et merveilleux. »


sarkomarseille.jpgElle a dû trouver splendide la musique originale du métinge, composée par Laurent Ferlet, compositeur pour la télé, inspirée disent les experts  du générique de Fort Boyard. Sur l’affiche la mer est grecque, là l’orchestre et l’enregistrement sont bulgares. Mais le mixage a été fait en France.


Si l’on en croit un certain Bruno Roger-Petit, Guano, son nègre-chef, aurait pastiché De Gaulle évoquant son enfance, dans ses « Mémoires de guerre » ! "Au fond, j’aimais la France sans le savoir. (…) Je l’aimais au fond sans comprendre ce que la France avait d’unique, ce que la France devait à des milliers d’années de travail et d’amour et au sang versé par tant de femmes et tant d’hommes pour qu’en entendant son nom de France, il n’y ait pas une seule personne au monde qui ne pense à la liberté." Dans ce style pompier qui lui est cher, le nègre ne lésine pas sur les « milliers d’année », alors que même les amateurs de fadaises historiques*, qui font de Clovis le 1er roi de France, ne comptent guère plus qu’un millier et demi d’années. Mais ne chicanons pas…

 


Et la France il va la resservir pas moins de 88 fois. Car c’est lui, le seul, le vrai candidat de la France et Hollande, bien sûr, celui de l’anti-France.

 


Comme dit Bayrou, le candidat-sortant fait toujours dans le style : plus c’est gros, plus ça passe.  Ainsi quand il ose dire que ceux qui aiment la France ne sont pas pour les 35 h. Ça ne fait que 10 ans que la droite a repris le pouvoir et ces mauvais Français n’ont pas encore réussi à abolir ces funestes 35 h. Au fait, que disait la droite, en 1936, sur les congés payés et les 40 h ?

 


Non content de pasticher De Gaulle, il plagie son ex cher ami, Georges Bush ou plutôt sa 2e campagne électorale contre Kelly. Nicolas Domenach, qui fait ce rapprochement sur « La nouvelle édition », rappelle que Bush junior, soutenu par les pétroliers texans, comme Sarkozy par le CAC 40, s’est présenté comme le candidat des « red necks » (des ploucs aux cous rouges) contre le candidat démocrate, intelligent donc intellectuel. Même style d’attaques, allant lui, dont on peut dire que si Reagan et Thatcher avait eu un fils ensemble il s’appellerait Nicolas Sarkozy, jusqu’à accuser F. Hollande de faire semblant d’être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris. Faut-il rappeler que le génial instaurateur du bouclier fiscal l’a abandonné, que le contempteur de la TVA sociale (ça nous fera perdre un point de croissance disait-il) en est devenu le promoteur (tout en disant que à cause des ordinateurs ça ne pourra pas se mettre en place avant octobre et que, tout en n’augmentant pas les produits ça va amener des achats par anticipation) ? Et ne parlons pas du travailler plus, quand il est devenu le président qui bat les records de chômage !

 


Sarkomarseille2.jpgHollande, à juste titre, ne veut pas se laisser dicter sa campagne par le sortant au désastreux bilan. Il lui faudra rester sur cette ligne de crête pour mener sa propre campagne présidentielle, bien au dessus du caniveau où se vautre son challenger. Se faire traiter de menteur par le champion des contre-vérités est, pour plagier du coup Courteline, un plaisir de gourmet.



*cf « Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises »  François Reynaert Fayard

Repost0

Présentation

  • : Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • : Education, laïcité, politique et humeurs personnelles, en essayant de ne pas trop se prendre au sérieux.
  • Contact

Nota Bene

Le deblog-notes, même si les articles "politiques" dominent, essaie de ne pas s'y limiter, avec aussi le reflet de lectures (rubrique MLF tenue le plus souvent par MFL), des découvertes d'artistes ou dessinateurs le plus souvent érotiques, des contributions aux tonalités diverses,etc. Pour les articles que je rédige, ils donnent un point de vue : les commentaires sont les bienvenus, mais je me donne bien sûr le droit d'y répondre.

Recherche

Nelle Formule

Overblog - hébergeur du deblog-notes - a réussi l'exploit de lancer une nouvelle formule qui fait perdre des fonctions essentielles de la version précédente. Ainsi des liens vers des sites extérieurs disparaissent (désolé pour  Koppera, cabinet de curiosités, ..). Les albums se sont transformés en diaporamas, avec des cadrages coupeurs de têtes. La gestion des abonnés et des commentaires est aussi transparente que le patrimoine de Copé. Et toutes les fonctions de suivi du deblog-notes - statistiques notamment - sont appauvries.