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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 18:11

Mise à jour 19/01/2019

Mise à jour 21/01/2019

Mise à jour 23/01/2019

Mise à jour 31/01/2019

 

Car tel est leur bon plaisir

Avec Auvinet le pire est toujours sûr !

Les élus locaux se gargarisent de leur proximité du terrain : l’écoute, le dialogue avec les citoyens, c’est leur pratique quotidienne. C’est sans doute vrai pour certains d’entre eux. En Vendée, c’est du pipeau. Nos potentats locaux – qui finalement à leur niveau ont encore plus de pouvoirs que le Président de la République et disposent aussi de majorité servile – décident, tranchent, sans se préoccuper du point de vue du vulgum pecus.

Ainsi vient-on de voir, Yves Auvinet, successeur du Brutus du bocage, Retailleau qui avait éliminé notre Vicomte, à la tête du département annoncer que les deux collèges de Luçon allaient disparaître et qu’un nouveau collège regrouperait leurs effectifs, tout ça sur un terrain militaire.

Même la 3e Commission du Conseil départemental n’a pas été ne serait-ce qu’informée. Inutile donc de dire que les personnes concernées – parents et personnels des collèges, mais aussi citoyen-ne-s de Luçon – n’ont pas été consultées.

Faut-il rappeler que le Collège Beaussire - ex Ecole Primaire Supérieur de jeunes filles – a été rénové à grands frais il y a 7 ou 8 ans ?

Car tel est leur bon plaisir

Quand notre potentat municipal prétend que la rénovation de l’école du centre coûterait 7 Millions d’euros (sans que cette estimation ait jamais été étayée par une quelconque étude), il faudra qu’il nous explique avec son adjoint Charpentier comment la ville va pouvoir racheter Beaussire qui doit en valoir plus du double.

Sauf si Auvinet le brade…

 

La partie de bonneteau continue !

Car tel est leur bon plaisir

L’école du centre où sera-t-elle ? au séminaire ? Perdu ! Sur le champ de foire ? Perdu ? Au quartier Hoche ? Perdu ! Ce sera à Beaussire !

On te l’eût dit, l'eusses-tu  cru ?

C’est pourtant ce que vient d’annoncer Y. Auvinet, Président du Conseil départemental, dans une brillante démonstration de démocratie représentative et citoyenne bafouée. Avec la complicité active de Pierre-Guy Perrier, Maire de Luçon.

Donc, sans même que la commission ad hoc du Conseil départemental le susse, pardon le sût, Auvinet a décidé de laisser tomber les deux collèges de Luçon pour en faire un autre. Donc, sans même, sans doute, que l’adjointe concernée le susse, pardon le sût – elle n’apparaît pas en tout cas sur la tribune – et a fortiori le conseil municipal (ne parlons pas de commission municipale ou de commission consultative), on découvre des négociations entre la ville et l’état pour l’achat de 2,4 ha au sein du quartier Hoche.

Et là, dans un splendide tour de passe-passe, la ville lâcherait ce potentiel terrain au département qui, en contrepartie, céderait l’actuel collège Beaussire.

Les chiffres lancés sont des plus surprenants. Ainsi, la rénovation de fond en comble du collège Beaussire – du bâtiment de l’ex-école supérieure il ne reste que les façades : intérieur et toitures complètement refaits, le bâtiment des années 60 dit pédagogique a été complètement remodelé – n’aurait coûté que 8,3 millions*, alors que la rénovation du collège Le Sourdy en coûterait, elle, 12 Millions !

Il est aussi des plus plaisants d’entendre le Président du CD parler de « dynamiques pédagogiques » : on ignorait que les compétences pédagogiques avaient été transférées aux collectivités territoriales.

Reste surtout, la forte impression d’une totale improvisation – exercice que l’on croyait réservé à notre Maire – et d’un total mépris des citoyens. Comment le département, même s’il n’a dépensé que 8,3 millions de rénovation, pourrait-il échanger Beaussire (dont les bâtiments ont quand même une valeur intrinsèque) contre un terrain qui n’est d’ailleurs pas encore la propriété de Luçon et dont le coût serait d’1 million ? Que va faire la ville de ce collège nettement sur-dimensionné pour loger l’école du centre ? Et ne parlons pas du Sourdy, passé pour profits et pertes, mais dans la rubrique pertes.

Tout cela pue un amateurisme politicien dont seuls les citoyens contribuables feront les frais.

 

* Ce coût démontre, s’il en était besoin, que l’estimation de 7 millions pour la rénovation in situ de l’école du centre est hautement fantaisiste.

Trouvé sur fessebouc :

Mais qu’est-ce que c’est que cette bidouille? Personne n’était informé même pas les élus de la commission éducation ni les conseillers départementaux du secteur! Un des collèges de Luçon venait juste de bénéficier de travaux, l’argent public n’est pas cher! Alors que Talmont-Saint-Hilaire réclame un collège public depuis longtemps c’est à Luçon qu’il va être construit... un outil neuf et fonctionnel c’est toujours mieux pour la communauté éducative mais la méthode est quand même consternante. J’ignore ce qui a guidé ce choix fait en cachette de tous. La majorité va devoir s’expliquer.

 

Réactions de l'opposition et mensonge du Maire de Luçon

Car tel est leur bon plaisir
Car tel est leur bon plaisir

La déclaration du Maire est des plus plaisantes : "La construction de ce nouveau collège, je ne pouvais pas en parler. Le département, qui a cette compétence, m'avaient demander de ne pas le faire avant que ses élus ne soient informés". Or, à part quand même Leboeuf, vice-président, et Charpentier, apparemment les élus du Conseil départemental l'ont appris en lisant la presse, puisque le plan collège était censé être élaboré à partir de mars 2019.

Reste aussi la grande question : là encore le Maire fait comme si le département allait faire cadeau de Beaussire, puisqu'il parle d'une économie de près de deux millions. Cadeau somptueux, puisque outre sa valeur intrinsèque, le collège Beaussire a coûté plus de 8 millions en rénovation (fort réussie au demeurant et qui en fait un admirable outil de travail).

 

En complément : le texte intégral du communiqué des élus de l'opposition municipale de Luçon

Car tel est leur bon plaisir

 

Des voeux du Maire qui ajoutent à la confusion

Car tel est leur bon plaisir

Dans le genre, les voeux du Maire de Luçon ne sont pas mal - ils complètent parfaitement la conférence de presse d'Auvinet Président du Conseil départemental !


Passons sur le prix du terrain 'militaire', terrain non encore acquis d'ailleurs - qu'il mettait à 1M€ il y a 4 jours et qui n'en vaudrait plus que 560 000 (plus un mur ?).

Le clou est quand même la valeur de BEAUSSIRE (deux bâtiments, quelques milliers de m2, 8,3 M€ de rénovation entre 2008 et 2010, en parfait état donc) : "Le prix du collège Beaussire selon les domaines est de 950 000 €" !
Rien que les appartements de fonction, s'ils pouvaient être mis sur le marché de l'immobilier, ne devraient pas être loin d'atteindre ce prix.

 

 

Une réaction de la FCPE 85

Car tel est leur bon plaisir

 

Foutage de gueule

Par courriel du 21/01/19 j'avais adressé ce message au Président du CD :

Monsieur le Président,

Si j’en crois Ouest-France du 19/01/2019, le Collège Emile Beaussire, après construction d’un nouveau collège, serait rétrocédé à la ville de Luçon pour y transférer son école du centre. Telle que cette rétrocession est présentée, elle n’aurait pour contrepartie que la cession d’un terrain militaire (que la commune de Luçon ne possède d’ailleurs pas encore), terrain estimé par le Maire de Luçon à 1 Million d’euros.

Pouvez-vous donc confirmer que le Conseil départemental va faire cadeau du collège Beaussire dont la récente rénovation a coûté plus de 8 Millions d’euros (et dont on peut penser que bâtiments et terrains ont une valeur intrinsèque) à la ville de Luçon pour 1M€ ?

Question subsidiaire, comment, alors que le Collège Beaussire est composé de deux bâtiments d’âges et de conceptions très opposés – ex-école primaire supérieure en pierres de 1938, grand bâtiment béton en L  de 1960 - sa rénovation complète a coûté 8,3 M€, alors que celle du Sourdy (bâtiments homogènes des années 70) coûterait 12 M€ ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à mon vif attachement au service public de l’éducation nationale,

J. F. Launay

 

N.B. Depuis, notre Maire a encore changé les chiffres : le terrain militaire est tombé à 560 000 € et Beaussire du coup est évalué par les domaines 950 000 € ; mais sur le fond ça ne change rien : comment un établissement qui a coûté 8,3 M€ de rénovation peut-il être évalué à 950 K€ ?

 

La réponse, signée d'Yves Auvinet, mais rédigée par un nègre (EdM qui doit être un certain Edouard de Montgolfier), est un véritable foutage de gueule, puisqu'il parle de ne pas exposer à nouveau de prétendus arguments, alors qu'il s'agit de questions précises qui n'ont jamais eu de réponses. Auxquelles on pourrait ajouter les suivantes : pour quoi les projets luçonnais n'ont-ils pas été traités dans la réflexion programmée à partir de mars 2019 sur le plan pluriannuel sur les collèges et pourquoi ces projets n'ont été à ce jour soumis à aucune instance départementale et instruits dans le plus grand secret ?

Autant de questions que pourrait aussi se poser (et poser) les journalistes...

Car tel est leur bon plaisir
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:46
Désert médical 3

Episode trois de la mobilisation des patients luçonnais en mal de toubibs : une réunion d’information pour rendre compte d’une entrevue avec le préfet. Mais avec une majorité municipale mobilisée : maire, adjoints et soutiens. Et un petit théâtre local dont les patients de base n’ont, comme dans le mythe de la caverne, vu que les ombres.

Désert médical 3

Une délégation du collectif des patients et d’associations formant, elles-aussi, un collectif, avait participé à une réunion de travail avec l’Agence régionale de santé (ARS) puis avait rencontré le Préfet de la Vendée le 8 novembre. Déjà, petite séquence de tragi-comédie, une des associations participantes à la rencontre préfectorale (ADSP) avait programmé une réunion publique le soir même, sans en avertir les autres partenaires. Une assez médiocre opération de récupération de la démarche collective à son seul profit.

Moins spectaculaire que celle du Maire, bien sûr, qui, avec adjoints et le renfort de la Présidente de l’association des Maires de Vendée, occupa le 1er rang de la réunion du 22 novembre.

Rencontre avec l'ARS (pour télécharger cliquer sur le document)

Désert médical 3
Désert médical 3

Et comme le 3 septembre, dans un numéro de duettistes rodé, les porte-paroles de la fameuse association qui avait essayé de tirer toute la couverture à elle, l’Association de défense du service public (ADSP), l’ont pris tour-à-tour, la parole !

Désert médical 3

Numerus clausus et contre-vérités

Dans un dégagement idéologico-stratosphérique, le Monsieur a de nouveau invoqué la mise en place du numerus clausus des formations comme cause de la pénurie actuelle de médecins. Et, selon le principe qu’un mensonge martelé plusieurs fois finit par passer pour une vérité, a attribué toute la paternité de ces quotas à d’affreux technocrates sans âme qui visaient à diminuer l’offre médicale pour faire baisser la demande des patients. Il ne pouvait ignorer, répétons-le, que c’est doublement faux.

Depuis l’instauration de ces quotas en 1971 – Pompidou Président, Boulin Ministre de la Santé – le nombre de médecins a plus que triplé. Et attribuer sa paternité aux seuls technocrates est aussi faux : “Les quotas contingentant l'accès au corps médical ont davantage été fixés en fonction des intérêts immédiats défendus par les segments les plus puissants du corps médical et des rapports de force entre ces segments que suivant les préoccupations de long terme de certaines administrations.L'emprise des quotas : les médecins, l'État et la régulation démographique du corps médical (années 1960-années 2000) par Marc-Olivier Déplaude.

La baisse drastique de ce numerus clausus dans les années 90 s’est faite sous la pression directe de syndicats médicaux.

 

 

 

 

Et le tassement dû au départ massif de cohortes de médecins soixantenaires sera corrigé dès 2020, par l’arrivée des actuels futurs médecins en formation. Renforcée par celle de médecins formés à l’étranger. En 2011, 27% des primo inscrits au conseil de l’ordre des médecins avaient un diplôme acquis à l’étranger. Un peu plus de huit pour cent des médecins exerçant en France sont titulaires d’un diplôme étranger.

 

Désert médical 3

"Les difficultés d’accès aux soins ne sont donc pas la conséquence d’un manque de médecins mais de leur répartition territoriale et de l’attrait insuffisant de la médecine générale depuis de nombreuses années."

Claude Beraud

Les sortants sont très peu attirés par l’exercice libéral de la médecine générale : à peine 1/10*, 3/10 choisissent le remplacement et 6/10 le salariat !

Désert médical 3

Quant à la faible attractivité de la médecine générale elle est due à « l’exigence de conciliation entre vie professionnelle et vie privée**, ainsi que le souhait de ne pas exercer de façon isolée, qui percutent frontalement le modèle d’exercice traditionnellement associé au médecin généraliste (solitaire et toujours accessible). » (Les nouvelles questions posées à la démographie médicale)

Désert médical 3

Culpabilisation ou responsabilisation ?

Autre contre-vérité émise par ce logorrhéique intervenant: la mise en cause d’une prétendue culpabilisation des patients et/ou des praticiens quant à la consommation médicamenteuse.

Faut-il rappeler que la sur-prescription des antibiotiques a fabriqué des bactéries de plus en plus résistantes ? Rappeler aussi que les Français sont champions d’Europe de la consommation de psychotropes ? Et faire des économies par l’imposition, très progressive, des génériques serait-il scandaleux ?

Désert médical 3

Et sur ce plan, c’est plutôt l’encore trop grande soumission des pouvoirs publics au lobby pharmaceutique – malgré des scandales retentissants – qui serait à déplorer.

On ne prendra pas le Professeur Bernard Debré – député LR - pour un gauchiste échevelé ; et pourtant il a co-signé avec son collègue Even "Le guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles, ou dangereux" ! Dans ceux qui ne sont pas utiles, 25 à 30 % n’ont aucune action thérapeutique, mais sont pour une large part pris en charge par la sécu ; mais surtout, le reste, donc 70 à 75 %, sont mal prescrits et surprescrits, donc potentiellement dangereux ! Tout controversé qu’il fut, ce livre est confirmé par de récentes révélations sur le cholestérol or "Le marché des statines [anti-cholestérol]  en France représente 2 milliards d'euros et à mon avis, c'est de l'argent jeté par les fenêtres alors qu'on en a besoin ailleurs.” Pr EVEN.

Désert médical 3

Alors au lieu de dénoncer la prétendue culpabilisation c’est plutôt cette véritable gabegie (que payent les assurés sociaux et qui engraisse les labos pharmaceutiques) qu’il eût fallu dénoncer.

Désert médical 3

Médecins salariés ? Oui... Mais...

Autre numéro de duettistes, celui de la Présidente de l’Association des maires de la Vendée et du Maire de notre cité.

La dame Coulon, qui est aussi élue départementale, assura le public de toute l’attention que le département porte sur cette question. Elle mit le doigt sur la nécessité impérieuse d’une régulation de l’installation par un conventionnement sélectif c'est-à-dire adapté aux besoins de soins de la population (pas de conventionnement dans les zones surdotées). Et elle admit que, sans être la panacée, le recrutement de médecins salariés s’impose. Mais tout en affirmant son attachement à la médecine libérale qui ne veut ni de frein au libre-choix d’installation ni de généraliste de terrain salarié !

Désert médical 3

Le Maire, qui, jusqu’alors, avait l’air de s’ennuyer mortellement, asséna qu’il était au fait de la situation depuis au moins dix ans ! Il eut des accents presque gauchistes quand, prenant à témoin un de ses collègues présent, il asséna que les pharmaciens gagnant leur vie grâce essentiellement à l’argent de la sécu, avait un devoir social. Et donc que les futurs médecins aussi et qu’ils devaient se plier à des règles d’installation. En revanche, pour ce qui est d’un centre de santé avec médecins salariés, il fut beaucoup moins radical, voire totalement sceptique. Agitant une liasse de papiers – un gag qu’il utilise souvent - il affirma que c’était un véritable maquis administratif que de recruter des médecins salariés.

Désert médical 3

Pris à partie par un responsable d’une association organisatrice, Luçie, qui lui rappela qu’il s’était en fait réveillé très tardivement et n’avait, jusqu’à présent, que parlé, sans agir, il eut un méprisant "Qui c’est celui-là ?"*** appuyé par des houspillements de ses troupes !

Désert médical 3

Mais le vrai coup de théâtre fut l’entrée en scène d’un modeste maire qui expliqua avec une force tranquille comment des petites communes voisines s’étaient fédérées pour recruter un médecin salarié et  que ça coûtait, à son village de 500 habitants, 5€ par habitant et par an !

Le grand numéro des papiers agités pour symboliser les textes indéchiffrables tournait au ridicule.

Désert médical 3

Au final, malgré le grand dégagement idéologique d’un côté et la poudre aux yeux de l’autre, malgré la sensation, fondée, des patients sans médecins de n’avoir pas eu de réponses concrètes immédiates, volens nolens, le principe du recrutement de médecins salariés a été explicitement admis par le Maire. Reste à lui mettre la pression, pour qu’il ne noie pas le poisson, sous des prétextes divers, tout en protestant, bien sûr, de sa bonne volonté.

Pas la panacée ? Certes. Mais, à court terme, même une régulation des installations – qu’en d’autres temps nos élus de droite auraient qualifiée de stalinienne et que maintenant ils prônent – ne garantirait pas une solution. D’autant que par prudence ou frilosité, craignant une levée de boucliers des médecins et surtout des étudiants, la Ministre l’a écartée.

Ce n’est qu’un début, continuons la pression !

 

* Cependant, dans les cinq ans, la plupart des remplaçants optent pour l’exercice libéral.

** Cette exigence n’est pas due qu’à la féminisation de la profession : elle est largement partagée par toutes les nouvelles générations des professions médicales, hommes comme femmes.

*** Le Maire oublie que c'est entre autres Luçie qui a organisé le rassemblement du 3 septembre, rassemblement dont A. Bouget était l'animateur ; il oublie aussi qu'il a traité avec le même mépris le collectif des patients sans médecin dont il disait ignorer "l'enregistrement".

Ouest-France 24/11/2016

Ouest-France 24/11/2016

Pour compléter on peut consulter

L’Atlas de la démographie médicale du conseil de l’ordre des médecins et notamment la page sur l’augmentation des départs en retraite :
Désert médical 3
On y constate certes une augmentation massive des retraités (mais certains restent des retraités actifs) mais les actifs sont quasiment stables : au plus fort 216 450 en 2010, au plus faible 215 580 en 2014 !
Donc globalement, de 2010 à 2016, le nombre de médecins actifs est quasiment stable.
Cela confirme l’analyse de Claude Beraud : le problème est d’abord celui de la répartition et ensuite celui de la faible attractivité de la médecine générale libérale.
Et les assertions sur le numerus clausus et “la théorie des Gouvernements selon laquelle avec moins de médecins , il y a moins de malades”  avancée par l'intervenant de l'ADSP relèvent du mensonge stupide !
D’autant que ces quotas ont été largement imposés par la profession (et en particulier sa baisse dans les années 90) non pas évidemment pour baisser le nombre de patients, mais pour garder une patientèle la plus importante possible.
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 17:19
Tartufferies ripoublicaines

Notre évêché crotté, comme la plupart des communes de sa modeste taille – à peine 10 000 habitants – a bien sûr sa feuille de propagande municipale (mais aussi, car on est moderne, sa Télé sur Internet, encore plus propagandiste).

Bien qu’elle se soit fait couillonner de première dans un speed-dating, non pas libidineux mais médical, la majorité municipale clame sans vergogne que « le Maire et la municipalité ne se contentent pas de manifester mais agissent » à la recherche de médecins… Rendez-vous compte, une plaquette et une clé USB avec vidéos sont distribuées dans ces foires aux toubibs où c’est le veau, pardon le médecin, qui choisit son étable, pardon son lieu d’installation !

Tartufferies ripoublicaines

Mais le n° de Novembre, nous sert un grand classique de la littérature édilesque. On n’est pas loin avec ce  « Pensons à tous ceux qui ont leur nom gravé dans la pierre, à tous ceux qui sont morts dans l’ombre (…) à nos parents, grands-parents, qui pour certains se sont retrouvés sur les routes de l’exode » de « L'exemple glorieux de ceux qui nous ont précédés dans le passé doit être unanimement suivi par ceux qui continueront dans un proche et lumineux avenir, un présent chargé de promesses que glaneront les générations futures délivrées à jamais des nuées obscures qu'auront en pure perte essayé de semer sous leurs pas les mauvais bergers que la constance et la foi du peuple en ses destinées rendront vaines et illusoires. » du discours pouvant servir en toute circonstance, de Pierre Dac.

Cet édito d’ailleurs, pourra resservir à peu de choses près, l’an prochain, il suffira presque de remplacer 98 ans par 99 !

Sauf qu’il y a un paragraphe pas piqué des hannetons quand on pense à l’attitude des ripoublicains, les compagnons, comme ils disent, du Maire LR, quant à l’accueil des réfugiés fuyant les guerres comme “nos parents et grands parents (...) se sont trouvés sur les routes de l’exode” !

 

Sans vergogne !

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 14:58
Réunion-débat 09/06/2016

Réunion-débat 09/06/2016

Entre billevesée et dessein de mettre à mal l’école publique, notre évêché crotté s’interroge. Son Maire, un LR grand teint, séide du Brutus du bocage, Retailleau, veut déménager une école du Centre vers un bâtiment excentré, aile restaurée d’un ancien Grand Séminaire. A deux pas de l’autre école publique !

Ecole Publique du Grand Séminaire ?

Pour le non Luçonnais, précisons que cette petite ville d’à peine 10 000 habitants, bien qu’elle soit le siège de l’évêché, que le plus prestigieux de ses évêques, Richelieu, qualifiait de crotté, n’a pas participé à l’insurrection de la Vendée militaire, localisée dans le bocage. Elle appartient à une Vendée républicaine. Le Luçonnais Emile Beaussire fut le seul député vendéen à voter l’amendement Wallon qui marque la vraie naissance de la 3e République. Prosper Deshayes*, Maire de Luçon, sera lui le seul député vendéen à voter la loi de 1905. Et contrairement au bocage où l’enseignement confessionnel est majoritaire voire dans beaucoup de communes hégémonique, Luçon compte deux écoles publiques face à une école privée, deux collèges publics et un lycée public face à une institution privée regroupant collège et lycée.

Ecole du Centre

Ecole du Centre

Entrée de la partie rénovée du Grand Séminaire

Entrée de la partie rénovée du Grand Séminaire

L’école publique du Centre, comme son l’indique, est située au centre de la ville, pas très loin du quartier Hoche où l’on trouve les logements rénovés d’un escadron de gendarmes mobiles. Elle a été bâtie dans les années 50 et donc ne comporte pas, entre autres, d’accès handicapés corrects et doit avoir un bilan énergétique assez minable. L’autre école publique, Jean Moulin, plus récente, à l’Ouest de la ville, est située au pied des quelques immeubles de Luçon. Bien qu’il n’y ait pas de carte scolaire – c’est-à-dire de zonage géographique impératif – chaque école a un recrutement de proximité, l’école du centre ayant un secteur plus vaste d’habitat surtout pavillonnaire. L’école privée est, elle aussi, très centrale, à deux pas de la cathédrale. Quant au Grand Séminaire, il est au trois quarts en ruine, mais une aile a été restaurée qui abritait une antenne d’enseignement supérieur privé (Les établières) aidé par des fonds européens, mais qui a mis la clé sous la porte ; si bien que la municipalité a décidé de racheter la bâtisse, sans trop savoir quoi en faire, mais à un prix bradé.

Non seulement l’école du centre n’est pas aux normes actuelles, mais elle souffre d’un manque criant d’entretien. Car le Maire, arguant d’une étude, dont personne n’a vu un quart de ligne, qui chiffrait sa rénovation à 7 millions d’Euros, avait déjà décidé de l’excentrer. Sur l’emplacement d’une actuelle piscine, puisqu’une piscine intercommunale toute nouvelle doit se construire dans un autre endroit. Démolition de l’ancienne piscine, reconstruction d’une école neuve, mais en attendant une école qui se dégrade au quotidien.

Puis, d’un coup, subrepticement, à l’occasion d’une discussion sur le plan local d’urbanisme (PLU) apparaît la nouvelle lubie de l’édile : sur le document on lit « Grand séminaire-école du centre » ! Aucun élu d’opposition n’en avait entendu parler. Et il n’est pas sûr qu’à part deux ou trois, beaucoup de ceux de la majorité aient été plus au courant. Quant aux premiers concernés, parents et enseignants, encore moins.

Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?

Ces deux vues aériennes montrent bien l'absurdité totale du projet du Maire : en l'état actuel les deux écoles publiques sont éloignées. Celles de l'ouest ayant une aire de recrutement plus concentrée.

Le déménagement les mettrait quasi côte-côte !

Et tout cela dans un maelstrom déménageur convulsif. Les Halles, bâtiment parfaitement sain qui n’a besoin que d’une mise aux normes de l’électricité et des bancs des poissonniers, prendraient en partie la place de l’école du Centre où on trouverait aussi des commerces alors que le centre-ville perd régulièrement des boutiques, projet fumeux qui serait pris en charge par Bouygues ou Vinci ; on imagine les loyers pour autant que ces géants du BTP envisagent une seconde de se lancer là-dedans.

Il est clair que la municipalité luçonnaise se comporte beaucoup plus mal avec ses écoles publiques, que le conseil général, même du temps de de Villiers puis de Retailleau, ne l’a fait avec ses collèges publics. A Luçon même, le collège public de centre ville, dont un bâtiment datait de 1938, a été entièrement et parfaitement rénové. La réhabilitation de l’école du centre, surdimensionnée avec la baisse assez dramatique d’ailleurs du nombre d’enfants, peut se faire sans problème insurmontable et le coût indiqué laisse plus que sceptique.

Ecole Publique du Grand Séminaire ?

En revanche, le transfert vers l’ex-grand séminaire, aux locaux prévus pour accueillir des adultes et non des enfants de 3 à 11 ans, est complètement absurde. Il cache, peut-être, une assez médiocre opération pour éviter un remboursement de subventions européennes aux Etablières.

Mais il ne cache guère la volonté manifeste de supprimer à terme une des écoles publiques. Et, en tout état de cause, de favoriser l’enseignement primaire confessionnel qui sera seul à offrir ses services dans le centre.

Cet épisode de la vie d’une cité du Bas-Poitou est révélateur des méthodes d’une municipalité de droite. Derrière le discours de leur leader national sur les racines chrétiennes, la mise en œuvre délibérée d’une politique locale favorisant l’enseignement confessionnel. Politique reposant sur la dissimulation quand ce n’est pas le mensonge. Ponctué de vociférations, d’un style quasi Balkanyen, qui animent le conseil municipal dès que le Maire est mis en difficulté (il est plaisant de l’entendre accuser ses opposants, dont les 5/6e ne sont pas encartés, de politique politicienne, alors qu’il fut, lui, secrétaire départemental de l’UMP).

Et une absence totale, bien sûr, de concertation.

 

 

 

 

* Prosper DESHAYES, un député républicain de Vendée (1833-1907).

Prosper Deshayes est né le 15 janvier 1833 à Mareuil-sur-le-Lay et décédé le 16 janvier 1907 à Luçon. Notaire à Luçon (1864) il devient conseiller municipal en 1871 et est élu maire de sa ville le 6 janvier 1878. Il sera député de1893 à1906. Après sa désignation comme candidat  aux élections de 1898 par le comité républicain de Luçon il affirme :  « Je suis ce que j’ai toujours été, anti-clérical, profondément attaché aux institutions républicaines ». Anti-clérical au sens propre du terme et non anti-religieux.

Dans sa ville il promeut l’Instruction: construction et agrandissement des écoles publiques, du collège communal qui deviendra le Lycée actuel.

 

Député, P. DESHAYES vote la révision du procès de Dreyfus, puis en février 1901, un projet de loi sur la confiscation des biens des congrégations. Il est traité  « de farouche spoliateur» pour avoir voté la confiscation des biens des congrégations (repoussée par 291 voix contre 255) . Puis viennent la loi de 1901, la rupture du concordat, la loi de Séparation en 1905.

Les conséquences de la loi de 1901 conduisent à l’expulsion des congrégations. Les Ursulines de Luçon doivent quitter la ville le 18 août 1903. Au retour de la gare, leurs accompagnateurs provoquent  une manifestation d’hostilité à P. Deshayes. Vitres et sonnettes sont cassées, avec cris et jets de pierre et de boue; la vie d’un député présentait déjà quelques dangers ! En février 1904, plus de 20 personnes sont condamnées à des amendes.

 

Elu républicain au milieu de monarcho-cléricaux, P. Deshayes est de ceux qui ont installé la République et ses fondements,  l’Ecole laïque, la Séparation des églises et de l’état.

 

Extraits d’une note de la Libre Pensée de Vendée.

Les intervenants de la Réunion-débat

Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?
Ecole Publique du Grand Séminaire ?

 

  • Arnaud BOUGET - LUCIE
  • Christophe MAUGER - CLIQUE
  • Jacques CORBIN
  • Représentant des DDEN
  • Evelyne DELUZE - ADSP
  • Jean REGOURD - LIBRE PENSEE 85
  • Représentante de la FCPE
  • Anne LUEZ - Parents d'élèves
  • Représentant de la FOL
  • Loïc NAULEAU - Conseiller municipal
  • Jacky BENETEAU - Président de l'Association des commerçants des Halles

 

 

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 11:41
Charlie-Hebdo

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Le nouveau canton de Luçon n’est qu’un exemple parmi d’autres. Les deux candidats de la doublette FHaine n’ont aucune attache avec ce territoire. Des parachutés. Ils n’ont pratiquement pas fait campagne. Ils n’en sont pas moins qualifiés pour le 2e tour avec 28% !

Contrairement à ce qu’affirme Riss dans Charlie Hebdo (25/03/15), cette contamination n’est absolument pas due au travail obscur et persévérant de militants d’extrême-droite. Aucun tract distribué. Aucune présence sur les marchés. Ni de réunion publique. Même l’affichage des panneaux officiels était négligé à 3 jours du 2e tour.

Charlie-Hebdo 25/03/15

Charlie-Hebdo 25/03/15

Dans l’évêché crotté, Luçon même, ils ne font que 23%, mais aux cantonales précédentes la candidate FHaine dépassait juste les 4% ! Le FHaine arrive en tête dans 8 communes sur 21.  Vouillé-les-Marais avec 40,6% des voix tient la tête (en 2011, le candidat FHaine faisait 13%) ; viennent ensuite Lairoux et Grues à 38 % (respectivement 5,5% et 9,2% en 2008) ; puis Les-Magnils-Reynier 36,6% (5,7% en 2008) ; Champagné-les-Marais et Puyravault à 35% (13,1 % et 11,1% en 2011) ; Sainte-Radégonde-des-Noyers à 33% (13% en 2011) ; enfin Saint-Denis-du-Payré à 32 % (6,6% en 2008).

 

Contrairement à ce que disent certaines analyses,  il ne s’agit pas ici d’un vote rurbain – même si d’affreux lotissements en rase campagne ont pu pousser ici ou là – de villes moyennes dans la lointaine périphérie d’une métropole, mais de votes dans des communes rurales de 400 à 1700 habitants. Communes où même en 732 – Poitiers est plus au Sud – on n’a pas vu l’ombre d’un infidêle mauresque au cimeterre entre les dents. Communes où l’insécurité n’est vécue que par médias interposés. Communes dont certaines ont élu ou réélu des Maires de Gauche, l’un d’eux étiqueté PCF.

Le FHaine s’enracine … avec des candidats hors sol !

Charlie-Hebdo 25/03/2015

Votes dont les motivations relèvent de la peur et du repli xénophobe.

Et tenter d’argumenter, d’expliquer, par exemple, que le programme économique du FHaine est indigent, pour ne pas dire suicidaire, est vain puisque ce vote ne repose sur aucune base rationnelle. L’agrarien qui bénéficie de la manne de la PAC vote pour un parti qui veut quitter l’Europe. Le retraité qui, quand la trouille ne le coince pas dans son village, profite de l’Euro pour s’offrir des séjours ensoleillés, appelle au retour d’un Franc dont il a oublié qu’il était synonyme d’inflation et de dévaluation. L’ouvrier mécontent oublie que le protectionisme prôné aboutirait à une catastrophe économique (renchérissement des importations et ruine des exportations) donc à une montée du chômage… Tout cela est vain !

D’autant plus vain qu’une gauche désunie offre un boulevard à ces parachutés. D’autant plus vain, qu’au grand dam de Guano lui-même, celui que Buisson surnomme nabotléon, Sarkozy, reprend les slogans Lepenistes : « Nous sommes un pays aux racines chrétiennes ( …) Nous voulons garder notre mode de vie. »

Pensez-donc, à Vouillé-les-Marais  ou à Lairoux, notre « mode de vie » serait menacé ! Oui, peut-être, par la disparition des petits commerces, des bistrots même. Mais pas par l’invasion d’allochtones, sauf quelques rares retraités britiches.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 17:15
Faut pas ! Gachet !

Ouest-France 6 février 2015

« Faut pas ! Gachet ! » aurait dû dire Pierre-Guy (pas Roux). Mais le maire, P.-G. Perrier  s’est contenté de tapoter le bras de son adjoint qui venait de déraper fâcheusement sur les chômeurs. Propos de beauf de comptoir que ceux de D. Gachet. Mais après tout sont-ils si loin de ceux d’un Wauquiez fustigeant les assistés du RSA ?

 

L’implantation d’une antenne de pôle-emploi à Luçon avait pour but d’éviter aux demandeurs d’emplois des communes proches de l’évêché crotté du bas-Poitou de se déplacer jusqu’à Fontenay-le-Comte. Pôle emploi Luçon doit donc gérer les dossiers de 2000 demandeurs d'emploi de Catégorie A (demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi) des cantons de Chaillé les Marais, Luçon, Mareuil sur Lay et Sainte-Hermine, ainsi que dans les communes de Puyravault et Chasnais.

 

Sauf que ladite agence nouvelle s’est implantée très en périphérie de la cité épiscopale, dans un lotissement décrit comme étant « à l’interface entre la zone urbanisée et la rase campagne ». Autrement dit, au diable vauvert. Certes, ce que les journalistes appellent un peu pompeusement « un service de transports en commun » - en fait un seul petit bus avec plusieurs circuits donc avec une fréquence des plus réduites – existe mais que trois jours par semaine.

 

La demi-heure à pied, annoncée par un élu d’opposition, s’entend du centre-ville. Ceux qui habitent à l’opposé développeront encore plus leurs mollets. Et ne parlons pas des  chômeurs d’autres communes, tributaires de transports en commun, déposés à la gare.

 

Qu’à cela ne tienne,  ça leur fera du bien à ces chômeurs, ils peuvent bien marcher un peu puisqu’ils n’ont que cela à faire. Daniel Gachet, auteur de ces propos, outre ses fonctions de 2e adjoint à la voierie (qui se dégrade) et au développement durable (des mollets), est le responsable UMP du Sud-Vendée (Fontenay-Luçon).

Ses propos de bistrot, mollement désavoués et après coup par un maire lui-même Secrétaire de l’UMP vendéenne que préside le Brutus du bocage, pour grossiers et méprisants qu’ils soient pour les demandeurs d’emploi, ne font que faire écho à ceux d’un Wauquiez, véritable second de Sarkozy à la tête de l’UMP, fustigeant naguère  les sybarites assistés au RSA !

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:35
Le sous-Copé du Bas-Poitou rivalise dans le mensonge avec son modèle

Le sous-Copé du Bas-Poitou rivalise dans le mensonge avec son modèle

Les municipales de Luçon ne marqueront sans doute pas, même si l’issue en est positive, c’est-à-dire si les électeurs débarrassent la ville de son sous-Copé, l’actualité nationale. Mais à l’échelle d’une ville qui n’arrive pas à atteindre la barre des 10 000 habitants, son maire UMP est une caricature, si c’est possible, des caciques nationaux de son parti. Il manie l’outrance aussi bien que Sarkozy. Le cynisme est sa nature. Le mensonge sa langue maternelle.

 

Je n’ai assisté au conseil municipal qu’une seule fois : édifiant. Sous des allures de grand duduche au sourire des plus niais, le maire, un personnage arrogant et haineux. Aucun sens du dialogue, aucun respect de l’opposition.

 

La campagne électorale ne pouvait manquer d’être marquée par le coup de pied de l’âne. Les deux listes – sinon une exception mais sans doute une rareté pour une ville de presque 10 000 habitants, il n’y a que deux listes donc un seul tour – avaient chacune présenté leur programme.

Comme à son habitude – il a déjà fait le coup aux élections précédentes – le Maire UMP sortant avait défié son rival pour un face à face. Mais en des termes tels, outrageants, que le refus s’imposait. Rien de neuf donc, dans ces rodomontades de petit coq dressé sur ses ergots.

 

Mais, comme c’était à prévoir, le sous-Copé a diffusé un « quizz de caniveau ». Le détail des mensonges accumulés ne mérite que mépris. Ainsi rappeler un rapport de la cour des comptes de 1995 – quasi 20 ans – alors qu’il en a subi comme adjoint puis maire deux plus accablants l’un que l’autre et qu’il a endetté sa ville bien au-delà de toutes les villes comparables, est un procédé dont il usait déjà au seul conseil que j’ai eu le courage de suivre !

 

Mais à trop pousser le mensonge on dépasse le ridicule. Ainsi ose-t-il affirmer, au nom de la propriété intellectuelle de l’architecte, qu’on ne peut dévoiler un projet de construction à l’instance délibérative, tant que la délibération n’a pas été « validée par la sous-préfecture ». Autrement dit, sous couvert d’une propriété intellectuelle dont on voit très mal en quoi elle serait bafouée, on a pu faire délibérer une instance communautaire à l’aveugle : votez pour un projet de piscine dont vous n’avez aucun dessin pas même une esquisse. Situation ubuesque à laquelle tous les élus, à l’exception de deux, se sont prêtés.

Cette affirmation absurde masque le vrai problème de l’implantation d’une piscine à un endroit qui voit défiler 10 000 voitures-jour en été. Ainsi, bercés par le son moëlleux de la circulation, les baigneuses et baigneurs pourront respirer à plein poumon les fines particules émises par les moteurs diesels des estivants roulant vers la côte proche.

 

N.B. Cet article est ma propriété intellectuelle : en conséquence il ne peut être attribué qu'à moi-même, citoyen de base, électeur et déblogueur ! Sa diffusion, évidemment, m'honorerait. Et les attaques les plus viles, s'il tombait sous des yeux UMPistes, ne m'étonneraient guère.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 14:46
BONNE ANNEE 2014

L’an foiré, a titré Libé du 31/12, en bilan de 2013 !

2014 promet d’être une rude année. La famille Hutin d'Ouest-France – père et fille – nous rappelle dans ses éditos les futurs champs de bataille des cagots anti-mariage pour tous. Les études de genre, entendez les efforts éducatifs menés pour une véritable égalité femme-homme. Encore et surtout, le droit de mourir dans la dignité. Et l’Espagne est là pour nous rappeler que quand ces cagots prennent le pouvoir, ils sont prêts à fouler au pied le droit des femmes à disposer de leur corps, en supprimant totalement ou presque l’IVG !

 

Faut-il parler aussi d’échéances électorales, comme les municipales ? Comment ne pas nous souhaiter, à nous Luçonnais, d’être débarrassés d’un petit hiérarque UMPiste qui joue son « Copé » d’évêché crotté ?

Souhaiter encore que les vagues populistes des deux bords ne noient pas la construction européenne qui, toute imparfaite qu’elle soit, a créé un espace paix, de largement plus d'un demi-siècle, dans ce bout de continent eurasiatique.

 

Que 2014 apporte à chacune et à chacun, au-delà des luttes militantes, toutes les joies personnelles possibles.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 13:52
Propagande pré-électorale

Propagande pré-électorale

Ouest-France, 1er quotidien de France, n’est certes pas un brûlot de gauche. Mais, héritier du personnalisme chrétien, il se garde de prises de positions trop nettement partisanes. Si les localiers, soumis à la pression, font preuve parfois de complaisance à l’égard d’une majorité municipale, les journalistes professionnels affichent une certaine impartialité.

D’où surprise et colère quand arrive un supplément gratuit consacré à Luçon et intitulé “la ville se dévoile”. Pas de révélations sur la vie secrète de l’évêché ni de plongées dans de chaudes soirées bourgeoises. Non, une propagande éhontée pour le maire sortant et ses séïdes. Les participants à cette opération ne sont mentionnés qu’à la fin : aucun n’a eu le courage de signer, notamment les interviews.

Abonné par portage, j’ai eu droit à un supplément sur Luçon. Lecture faite, plutôt qu’“offert par votre journal”, il eût été plus honnête d’écrire “publi reportage pré-électoral”.

 

On ose espèrer que le très complaisant interview du maire sortant a été livré bon à tirer par le service propagande de M. Perrier. Un caméléon*, ce Maire, qui prend des accents quasi mélenchonniens : « L’humain d’abord » proclame le programme du Front de gauche, « remettre l’homme au centre de la ville » prétend P.G. Perrier. Qui oublie que 1er adjoint puis maire, il n’est pas étranger au fait que « l’homme n’a plus la place qu’il devrait avoir au centre-ville ». Qui a supprimé par exemple un passage piéton évident entre une venelle et un passage protégé sur la Place des acacias ? Qui pille sans vergogne d’ailleurs le programme de ses concurrents aux élections précédentes qui avait prévu un espace "10 km-h" avec priorité aux piétons et aux cyclistes Place Richelieu.

Trombinoscope umpiste

Trombinoscope umpiste

Mais le publi-reportage pré-électoral se poursuit, puisqu’on a droit successivement, après celle du maire à la trombine de ses adjoint-e-s, D. Gachet, D. Bonnin, Y. Thibaut et F. Parpaillon. Mmes Thibaud et Parpaillon bénéficient aussi d’un entretien, aux questions d’une étonnante pugnacité style « La maison de santé était-elle indispensable ? » ou « Un petit mot de la saison [culturelle] à venir ? »

 

Et pour faire bon poids, une page de pub sur les subventions aux assos (sic).

 

Un gigantesque projet pour faire rêver les gogos aurait manqué à cette propagande. La dernière fois c’était le séminaire miraculeusement transformé en hôtel quatre étoiles créateur d’emplois. La fois d’avant c’était la résurrection du port : Luçon port de plaisance. Eh bien ce port ressert, mais du coup pour une piscine « pour plus de 100 000 personnes ». En fait, si on lit l’article 120 000 ! L’adjoint  qui fait part de ce projet oublie de rappeler que la municipalité luçonnaise avait déjà proposé un terrain… complétement pourri. Et que, si piscine il y avait, elle serait financée et gérée par la communauté de communes du « Pays né de la mer » qui n’a, sauf erreur, encore pris aucune décision. Espérons que cette piscine ne soit pas un mirage !

 

La presse écrite est en difficulté. Ce publi-reportage est sans doute un moyen de faire rentrer de l’argent. Mais par son côté outrageusement propagandiste, il risque de ternir l’image d’Ouest-France.

 

* Le personnage, secrétaire départemental de l’UMP, ne craint pas de jouer le maire quasi apolitique en osant accuser le porte-parole de l’opposition, non encarté, de manœuvres politiciennes. Est-il copéiste ? en tout cas il en a le cynisme.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 19:13

begaudeau -featured 2singes rock

 

"Ce qui m’intéresse c’est la passion politique en tant que passion viriliste, phallocratique, coercitive. Et comment on s’en déprend. Ce qui m’intéresse c’est la vie du corps. C’est la psychologie."

 

Comment ne pas parler d’un individu né à Luçon, et dont la prime enfance a eu lieu à St Michel-en-L’Herm quand, bien que natif de l’Anjou, on a élu domicile dans l’évêché le plus crotté de France ? Surtout que dans les premières pages, il évoque entre autres un Gérard Mercier dont j’ai tout lieu de croire qu’il n’est autre qu’un collègue chef d’établissement  (à qui je voue un éternel – enfin n’exagérons pas, disons un profond – ressentiment pour avoir rejeté méchamment mes courriels annonçant les magnifiques articles de mon deblog-notes).  D’autant que ledit individu, devenu Nantais fut un soutien indéfectible d’un club dont le fameux jeu – à la nantaise – est la matrice du jeu à la Barça. Et, j’allais l’oublier, il a fait ses premières armes avec un tuteur maoïste au Lycée Chevrollier (Angers) où je fus pion.

 

begaudeau portrait libre 2Mais de quoi est-il question ? De deux singes ou ma vie politique, de François Begaudeau (eh oui ! rappelez-vous l’auteur et acteur de « Entre les murs »).

Introspection – Begaudeau devenu Chouchou se dit le détective de lui-même -  se transformant en quasi-flagellation de soi-même, tout cela dans un bouquin de plus de 400 pages, a priori pas de quoi m’intéresser, moi qui me suis toujours défié de la contemplation de mon nombril, de peur sans doute de n’y voir que du vide.

 

Tout part d’un singe – Boubou – ramené clandestinement par un oncle africaniste et logé au fond du jardin vendéen pour se terminer sur un autre – le même ? – confié au narrateur par une voisine. « Narrateur » car, bien que l’ouvrage ait tous les traits d’une autobiographie avec un récit à la première personne, rien ne prouve qu’il ne soit pas « fictionnel » (et que mon Mercier ne soit pas le collègue dont j’ai dit tout le mal que je persiste à penser).

 

Entre les deux macaques un itinéraire certes, mais aussi son commentaire par le narrateur à l’auto-flagellation assez complaisante. Fils de profs – le père deviendra chef d’établissement – il participe avec fougue aux épreuves trimestrielles que propose le maître de CM1 : « je me souviens moins du contenu des exercices que de leur verdict, et encore moins des apprentissages qu’ils évaluaient […] Un champion de l’école de la République ne gâche pas son énergie à s’intéresser à ce qu’on lui enseigne. » Le bon élève, s’il échoue à l’oral de Normale sup. pour ne pas avoir voulu déchoir de son rôle de leader de son groupe en faisant la fiesta la veille, sera reçu à l’agrég !  

 

Parents profs mais aussi parents communistes. En 1981, à dix ans, il parie sur Giscard. Il avoue même un racisme dû au caillassage par des ados locaux de la DS familiale au Maroc en 1980 (lapidation qu’on peut supposer rifaine, car Meknès, où ils font étape, et sa région sont fort pacifiques). Mais ces errements seront de courte durée « un goût pour les mots en tant que tels », insufflé par son père, le mène aux plaisirs phrastiques que recèle la politique, à l’orgasme performatif où nomination vaut argument, il accède à « une logocratie où le mot tient lieu de jugement, et de réel » (les pages 82 et 83 forment un remarquable morceau de bravoure).

Begaudeau.-Deux-singes-ou-ma-vie-politique int carrousel ne

L’ouvrage est singulier, aussi l’auteur, incidemment, se place sous le patronage de Montaigne. Cette clarification de soi-même est parsemée de formules ciselées, sortes de pensées de Begaudeau. « Je suis d’extrême-gauche parce que je suis extrêmement juste » Mais avec une lucidité tout aussi extrême, le héros avoue que c’est surtout parce qu’il aime l’ouvrir, sa grande gueule. « Le lexique de la déploration est ma première option linguistique (…) Parler et pester sont des quasi-synonymes. » Parmi ses belles formules, celle-ci que je dédie à Clémentine Autain : « On décrète le peuple révolutionnaire sans le consulter puis on lui reproche son manquement au rôle historique qu’on a eu la paternelle libéralité de lui confier. »

 

begaudeau groupe1On ne déflorera pas cette belle enquête psychologique d’autant que si on partage avec l’auteur l’amour du jeu à la nantaise – Ah Coco Suaudeau tu n’as plus d’héritier ! – le punkrock est terre inconnue. L’auteur tisse son livre avec des citations de morceaux du parolier du groupe Zabriskie Point, qui en était aussi le chanteur, lui-même.

Dans ce qu’il a appelé une « postface » à son livre il évoque « Le gout du rock, ou plutôt la délimitation mentale d’un périmètre nommé rock conjuguée à la conscience que son exploration méthodique serait source de joie et d’émancipation, m’est venue en fin de collège, en même temps que le goût de la littérature, ou plutôt la délimitation mentale d’un périmètre nommé littérature conjuguée à la conscience que son exploration méthodique serait source de joie et d’émancipation. » Rock, pourquoi pas, mais « punk » c’est trop demander à quelqu’un qui appartient à la génération de ses parents, pour lesquels il déploie une tendresse assez vache.

 

11 septembre, le ressentiment part de bêtise de la gauche (« il n’y a rien à attendre d’une révolte qui s’origine dans le ressentiment », philosophe-t-il à coups de rosé), Le Pen 2002, « La gauche ne déçoit jamais le désir de déception » car « La gauche est la nostalgie anticipée de ce qui ne sera jamais (…) sans cesse la gauche appelle et échoue à sa refondation » « la passion politique est jouissive aussi longtemps qu’elle demeure incantatoire », version pessimiste de ma vision sisyphienne de la gauche « Il faut imaginer Sisyphe heureux » (Camus).

 

Cet itinéraire du petit vendéen-nantais, passé à la moulinette d’une lucidité un peu masochiste, ne se lit certes pas comme un roman. Il irrite, énerve, provoque ! Mais aussi et surtout il interroge et, sur des événements vécus par tous, offre des points de vue, des éclairages qui ne peuvent qu’intéresser les citoyens conscients que nous croyons être.

 

Et les deux singes ? Le premier Boubou, en cage, au fond du jardin de St Michel-en-L’Herm, échangeait des grimaces avec «Chouchou », grimaces annonciatrices du factice de son communisme verbal. L’improbable second Boubou, parisien, sauvé de l’ingestion de sa gamelle en plastique, symbolise la vie. Boubou ou la vraie vie !

 

begaudeau couv2singes-petitFrançois Bégaudeau

Deux singes ou Ma vie politique

Collection Verticales, Gallimard 22 €

 

4e de Couverture

«La France des années 70 est un banquet gaulois où l'on boit et mange en parlant fort sous le regard magnanime de nos hommpolitiques punaisés au mur comme on place un patriarche en bout de table.
Moi je suis à l'autre bout, disposé à imiter ce qui passe, à devenir un adulte comme ceux qui me nourrissent, me servent des grenadines, me reprennent si je jure, me déposent à l'école publique. Bientôt je prendrai leur place, puis celle du patriarche. Une vie se sera passée et dedans il y aura eu de la politique, dès le début et jusqu'à la fin.
Elle ne s'est pas passée comme ça.»

Ni manuel de conduite, ni texte prosélyte, ni justification complaisante, ni examen de conscience, ni autoportrait générationnel, Deux singes ou ma vie politique emprunte à l'ensemble de ces registres, tout en les détournant de leurs lieux communs.
 

 

A lire : Pourquoi je ne suis pas devenu un intello de gauche

 

 

 

...et le chanteur ègrène le nom de groupes contemporains avec puta en anaphore (...) ce puta n'est pas une insulte mais un hommage, un salut amical...

 

Faut-il préciser que la face punk de l'auteur échappe totalement à ma comprenette de jazzophile qui ne jure que par "My favorite things" de John Coltrane ?

 

A voir aussi :

"Entre les murs" : réactions

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"Entre les murs", F. Bégaudeau et le Nel Obs

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