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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 15:55
Nicolas CADENE, rapporteur de l’Observatoire de la Laïcité, victime d’attaques calomnieuses et sectaires

L’horrible assassinat d’un professeur d’Histoire-géo va-t-il être le prétexte à une éviction du rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité ?

Nicolas CADENE, rapporteur de l’Observatoire de la Laïcité, victime d’attaques calomnieuses et sectaires

Si on en croit Le Point un « on » anonyme estime qu’il s’occupe plus de dénoncer les stigmatisations des musulmans que de défendre la laïcité ! Etonnante conception de la laïcité qui s’accommoderait donc de stigmatisations que ce soit des musulmans ou d’autres. Et évidente calomnie puisque Nicolas Cadène, avec rigueur et conviction, rappelle les fondements de la laïcité et leur traduction dans la vie des entreprises, des administrations, etc. et inlassablement anime des formations à la laïcité dans toute la France.

Il est peu probable que Mme Schiappa, citée par Le Point soit à l’origine de cette cabale : elle va dans le sens du vent. Inutile de dire que la faux Printemps prétendument républicain est à la manœuvre. Mais, en revanche, il est probable que Blanquer, qui avait déjà délibérément attaqué N. Cadène sur une note technique sur le SNU, et qui ne cache pas sa sympathie pour les thèses liberticides du Printemps républicain, appuie l’offensive anti-Cadène et, en fait, anti Observatoire de la laïcité.

Pour appuyer cette tentative de liquidation, inutile aussi de dire qu’on trouve évidemment Caroline Fourest et Manuel Valls à qui aucune outrance ne fait peur !  

Espérons que la réaction des grandes associations authentiquement laïques, elles, que sont la LDH, Solidarité laïque, la Libre pensée et la Ligue de l’enseignement, mettra un coup d’arrêt aux agissements de cette cabale.

 

Pour compléter :

Soutenons l'Observatoire de la laïcité

 

Soutenons l’Observatoire de la laïcité
Par Un collectif d’universitaires — 20 octobre 2020 à 19:19

Monsieur le Président de la République,


Alors que la France est secouée par un attentat islamiste, des universitaires appellent les pouvoirs publics à soutenir l’institution dirigée par Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène. Ils estiment qu’elle mène un travail de terrain essentiel dans son domaine.

Notre pays continue d’être secoué par des attentats islamistes, événements dramatiques qui, tout à la fois, peuvent rapprocher les Français et nourrir des antagonismes identitaires. Le dernier acte de ce terrorisme a visé le cœur même de la République, à savoir l’école laïque. Un professeur de collège est mort alors qu’à travers son enseignement moral et civique, il participait à la construction de la citoyenneté. Cet assassinat ne doit pas nous diviser mais au contraire, comme vous l’avez souligné, nous conduire à faire bloc contre la barbarie.

Dans l’adversité, alors que les angoisses légitimes des Français peuvent conduire à des confusions qui renforceraient l’adversaire, nous croyons qu’il importe de garder recul et équanimité. C’est à cette condition que l’Etat de droit républicain sera préservé dans ses principes fondamentaux de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous voudrions, à cet égard, en tant que chercheurs et universitaires travaillant sur la laïcité, les libertés publiques, les phénomènes religieux et les fondements symboliques du lien social, exprimer notre total soutien à Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la laïcité, et à Nicolas Cadène, rapporteur général, qui, durant tous ces événements, ont su et savent encore, avec si peu de moyens, assurer contre vents et marées, en s’élevant au-dessus de toutes les querelles partisanes, les missions fondamentales de l’Observatoire   : fournir des informations objectives remontant du terrain, prévenir et souligner les dérives ­contraires à la laïcité, former et outiller les acteurs de terrain, permettre un dialogue constructif avec les représentants des grandes religions et courants de pensée, et enfin rappeler inlassablement les textes en ­vigueur des lois laïques de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, en passant par la loi de 1905.

Travail salutaire
Nous développons des approches disciplinaires distinctes et incarnons des courants variés, parfois très divergents, mais, au-delà de nos différences, nous reconnaissons unanimement le travail ­salutaire de Jean-Louis Bianco et de Nicolas Cadène à la tête de l’Observatoire de la laïcité, tant il est considérable et palpable sur le terrain. Et il est, à notre sens, absolument indispensable que ce travail continue et soit publiquement soutenu par les pouvoirs publics contre les injustes attaques et les tentatives de déstabilisation dont il fait l’objet, en particulier venant – entre autres – de courants identitaires, comme de ceux qui se plaisent à faire de la laïcité un catalogue d’interdits, oubliant qu’elle est d’abord un système de libertés.

Nous vous prions de bien vouloir croire, Monsieur le Président, à l’expression de notre haute considération et de nos sentiments très dévoués.

Signataires : Jean Baubérot, Directeur honoraire à l’Ecole Pratique des Hautes Études (PSL) ; Céline Béraud, Directrice d’études de l’EHESS ; Pascal Bourdeaux, Maitre de conférences à l’Ecole Pratique des Hautes Études (PSL) ; Claire de Galembert, Chargée de recherche au CNRS ; Sébastien Fath, Historien, Chargé de recherche au CNRS ; Franck Frégosi, Directeur de recherche au CNRS, Chargé d’enseignement à Sciences Po Aix ; Stéphanie Hennette Vauchez, Professeure de droit public Université Paris Ouest-Nanterre, Institut universitaire de France ; Farhad Khosrokhavar, Directeur d’études de l’EHESS ; Francis Messner, Directeur de recherche émérite au CNRS, Professeur conventionné à l’Université de Strasbourg ; Philippe Portier, Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études (PSL), Professeur à Sciences Po Paris ; Florence Rochefort, Chargée de recherche au CNRS ; Pierre Rosanvallon, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire moderne et contemporaine du politique ; Haoues Seniguer, Maître de conférences en science politique, Sciences Po Lyon ; Jean Paul Willaime, Directeur d’études émérite à l’École Pratique des Hautes Études (PSL) ; Michelle Zancarini Fournel, Professeure émérite d’histoire contemporaine, Université Lyon 1 ; Thierry Zarcone, Directeur de recherche au CNRS, Chargé d’enseignement à Sciences Po Aix ; Valentine Zuber, Directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études (PSL).

Extrait de liberation.fr du 20.10.20

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 19:00
Serment de Vincennes et Loi Debré

Par un concours de circonstances, je me suis retrouvé, au nom de mon syndicat, à assister à une réunion d’un Carrefour départemental d’action laïque (CDAL) de la Vendée. Et un de ses animateurs a invoqué, d’un ton inspiré, le serment de Vincennes de 1960 :

  « Nous faisons le serment solennel : De manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution historique de la Nation ;

De lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ;

Et d’obtenir que l’effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l’Ecole de la Nation, espoir de notre jeunesse »

Or, pour avoir écrit « L’article 89 comme la proposition de loi Carle rompt avec la Loi Debré (1959) qui ne mettait à la charge des communes que les écoles privées sous contrat d’association sur leur territoire. » j’ai été accusé de soutenir la loi Debré et de renier ce serment de Vincennes. Comme si renvoyer la droite au respect de ses propres textes valait approbation desdits textes !

Serment de Vincennes et Loi Debré

Ce serment qui avait été prononcé devant 400 000 personnes, représentant les près de 11 millions de pétitionnaires, visait à l’abrogation de la Loi Debré du 31 décembre 1959, loi qui atteindra donc les 60 ans à la fin de cette année.

Loi qui a failli, non pas être abrogée, mais en quelque sorte dépassée par le haut, par la Loi Savary visant à la création d’un grand service public unifié et laïque de l'éducation nationale. Mais, le projet de Loi, fruit de négociations ardues avec l'enseignement catholique, a été d’abord saboté par deux amendements d’André Laignel, puis coulé par les ultras d’en face qui ont mobilisé massivement, le 24 juin 1984, soutenus par toute la droite, Jacques Chaban-Delmas allant jusqu’à dénoncer « une société totalitaire dont [les manifestants] ne veulent pas. ».

Le 14 juillet 1984, Mitterrand, annonçait l’abandon du projet.

L’Histoire ne repasse pas les plats : ni Jospin, ni Allègre, ni Lang,  ni Peillon, Hamon ou Valaud-Belkacem ne remettront le SPULEN sur le tapis et encore moins n’envisageront une suppression pure et simple de la Loi Debré.

Serment de Vincennes et Loi Debré

Paradoxalement, dix ans après, la réponse laïque à la grande manif du privé contre le Loi Savary se fera pour défendre une Loi Faloux de 1850, un Faloux qui prônait une forte main-mise de l'église sur l'éducation. Double paradoxe, car au moment où la manifestation géante se met en route, le 16 janvier 1994 (1), trois jours avant le Conseil constitutionnel avait retoqué les articles les plus controversés de la proposition de loi Bourg-Broc qui abrogeait la Loi Faloux.

En revanche, l'abrogation de la Loi Debré ne fut que sous-jacente dans cette splendide démonstration de force laïque.

Serment de Vincennes et Loi Debré

Loin donc d’être rognée, la Loi Debré, on l’a vu avec la Loi Carle-Charasse, on le voit encore avec l’obligation scolaire démarrant à 3 ans qui va entraîner l’extension des financements aux maternelles privées, s’est, c'est le cas de le dire, enrichie d’apports nouveaux. Et, malheureusement, le Serment de Vincennes risque fort de rester vain.

1 Quelques images supplémentaires de la partie vendéenne de la manif du 16 janvier 1994 :

Serment de Vincennes et Loi Debré
Serment de Vincennes et Loi Debré
Serment de Vincennes et Loi Debré
Serment de Vincennes et Loi Debré
La délégation de MONTAIGU
La délégation de MONTAIGU
La délégation de MONTAIGU
La délégation de MONTAIGU

La délégation de MONTAIGU

Serment de Vincennes et Loi Debré

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 16:04
La voilée au pilori

Une coiffe  - assez laide de mon point de vue – sur la tête d’une étudiante a provoqué un de ces bouzes qui éclatent sur la toile – en particulier sur touitteur mais pas que – avant d’être chassé par un autre bouze. Baptisée « voile » - en fait une sorte de cagoule noire entourée d’une sorte de châle – elle s’est chargée de symboles. Marque identitaire – mais évidemment pas de la bonne identité – a affirmé Collomb, ministre de l’intérieur, marque d’un islamisme politique a surenchéri la secrétaire d’état à l’égalité,  Marlène Schiappa. Deux anciens présidents de l’UNEF sont montés au front, Julien Dray (qui s’est pris pour le fondateur de l’UNEF) et Bruno Julliard. Et ne parlons pas de Marianne, de Charlie-Hebdo, du Printemps Républicain et encore moins de la lie des « desouche ».

Si on remet le compteur à zéro, on constate :

1°) que la jeune étudiante a parfaitement le droit de porter cette coiffe ; certes d’aucuns, tel Jean-Pierre Obin, ex-IGEN, voudraient étendre la loi de 2004 dite loi Stasi, aux étudiantes, mais même Caroline Fourest, qu’on n’osera pas soupçonner de laïcisme mou, n’y est pas favorable.

2°) que l’UNEF se veut le syndicat de tous les étudiants ; et elle affirme « c’est à l’UNEF de s’adapter aux évolutions du monde étudiant pour mieux les prendre en compte, et non l’inverse. » « Le syndicalisme, pour reprendre la définition de la Charte d’Amiens, est une forme d’organisation que choisissent des individus afin de se regrouper pour assurer la défense de leurs intérêts matériels et moraux et cela, indépendamment des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de chacun. » Donc les étudiantes dites voilées doivent être accueillies sans réserve dans cette organisation.

La voilée au pilori

Maryam Pougetoux discutant avec deux autres membres de l'UNEF (photo empruntée au New York Times)

En conséquence logique, si une étudiante adhérente de l’UNEF aspire à prendre des responsabilités dans le syndicat, c’est aux autres membres d’en décider selon leur procédure. Précisons d’ailleurs que Maryam Pougetoux n’est pas la porte-parole de l’UNEF nationale mais de l’université Paris IV. Rappelons encore, y compris au député insoumis  Quatennens, que l’UNEF n’est pas une administration publique soumise à l’obligation de neutralité et d’impartialité de l’État, notamment au plan religieux (loi de 1905), donc que ses représentants n’ont pas à s’astreindre au devoir de s’abstenir d’afficher leur opinion. Faut-il ajouter que cette syndicaliste, dans l’entretien, s’est contentée d’afficher l’opposition de son syndicat à la Loi ORE et à Parcoursup ? En aucun cas, elle n’a fait montre d’un quelconque prosélytisme et encore moins affiché le radicalisme religieux qu’on lui prête.

Néanmoins, cela lui a valu une UNE de Charlie que, pour une fois exceptionnellement d’accord avec Corbière, je juge dégueulasse. Qu’on ne brandisse pas la liberté de caricature de l’hebdo : elle n’annule pas la liberté d’opinion et d’expression des lecteurs.  Et la réponse juste insultante de Riss la semaine suivante démontre qu’il est entré dans une logique au mieux (?) « Printemps Républicain » au pire « Riposte laïque » (qui n’est absolument pas laïque mais xénophobe). Bouvet ou Cassen !

Et derrière cette obscène caricature, il y a non pas un prophète mort il y a plus de 13 siècles ou une prétendue vierge morte elle depuis 20 siècle, mais une jeune femme de 19 ans, de chair et de sang, juste déléguée d’une section syndicale (et pas, non plus, une personne publique au cuir épais). Les échos de cette une sur touitteur montre assez quel public applaudit : les identitaires de tout poil.

Chacun projette sur cette pièce de vêtement ses propres fantasmes et celles qui le portent le font aussi pour des raisons diverses – conformisme, croyance, voire provocation. En soi, si c’est souvent moche, ça n’a d’autres significations que celles qu’y mettent les unes, celles qui portent ce tissu, et les autres qui les scrutent. On peut d’ailleurs penser que, pour nos étudiantes, cet affichage ostensible, ne soit, comme le petit livre rouge qu’agitaient leurs lointains devanciers, que temporaire. Mais ce n’est certainement pas en les ostracisant avec mauvaise foi – sans jeu de mot – qu’on les convaincra d’abandonner ces oripeaux.

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 16:49
N'ayons plus peur

« N'ayez pas peur ! » lance Jean-Paul II. « N'ayons plus peur », lui répond Ali Magoudi. Psychanalyste, mais aussi, et à sa façon, philosophe, l'auteur des « Dits et des non-dits de Jean-Marie Le Pen » s'inquiète de « l'épidémie » de peurs qui s'abat sur l'occident, et dont le Pape avait bien perçu qu'elle constituait un jeu majeur pour le pouvoir spirituel. Car il nous dit en vérité et en substance « vous n'avez plus besoin d'avoir peur, il vous suffit de craindre Dieu » !

De quoi avons-nous peur ? De tout, de rien, des araignées, des souris, du gluten, des terroristes, du vide, du plein... et finalement, nous dit le thérapeute, c'est toujours de notre mort que nous avons peur. Comment conjurer la peur ? Par la magie de l'inconscient. Nous la déplaçons. Alors que se réunit la COP 21, nous avons peur que quelques fous mettent en péril la sécurité des grands de ce monde, réunis à Paris. Nos journaux en sont pleins : Obama viendra-t-il ? Combien de policiers mobilisés ? Quelle stratégie opposer à l'imprévisible ? Et pendant ce temps là, nous ne parlons pas de ce qui est en jeu, la fin du monde, notre mort à tous, avec celle de la planète. C'est la première ruse de l'inconscient. Elle est conjoncturelle.

La seconde est de tous les temps. Opposer à nos peurs existentielles et aux phobies qui les habillent, des conduites maniaques. Un régime alimentaire contraignant, sévère, d'une infinie complexité, ne guérira certainement personne du cancer. Mais il occupe l'esprit du patient. Et nous sommes tous des malades, à qui les religions proposent des rituels, des interdits, des règles à suivre, susceptibles d'envahir la vie quotidienne, chaque jour, si on pense aux ablutions et aux cinq prières, chaque semaine, avec la messe du dimanche, le poisson du vendredi, une fois par an, quand il faut qu'aucun grain de farine ne souille la maison... On peut multiplier les exemples, ce dont se garde Ali Magoudi. Il a une autre cible.

Pourquoi la peur aujourd'hui plus qu'hier ? Parce que l'affaiblissement des religions amène celui des rituels et des interdits, ce qui nous oblige à en inventer d'autres ? Sans doute, mais ce n'est pas l'objet de cet essai. L'auteur en examine plutôt une conséquence, la mise en cause du droit au blasphème.

On peut débattre à l'infini de la qualité des dessins publiés par Charlie, à condition de ne pas oublier que la caricature est, par définition, outrancière, de mauvais goût, déplaisante pour celui qui est caricaturé. Et là encore, le psychanalyste nous dit que nous nous trompons d'objet. Pour un religieux, le simple fait de ne pas croire à ce qui est Vérité est un blasphème. Le fait d'être athée est un sacrilège pour toutes les religions, le fait d'être chrétien en est un pour le musulman, et réciproquement, le fait d'être chiite pour un sunnite, d'être protestant pour un papiste... Le blasphème est inhérent à la religion. Le droit au blasphème est donc inhérent à la laïcité, à la co-existence de plusieurs religions, ou de plusieurs tendances au sein d'une même religion. Le droit au blasphème interdit à une interprétation de l'un des trois livres de prétendre s'imposer, par le glaive et la terreur, sur toutes les autres. Il protège les religions les unes des autres...

Cela, c'est, pour parler comme les psychanalystes, le contenu manifeste de l'ouvrage. Mais la forme en révèle un autre, à lire entre les lignes. Nous avons ici rétabli une sortie de logique narrative, de récit intellectuel. Ali n'en respecte pas les règles. Il passe d'un argument à un autre au fil de la plume, de ses associations d'idées. Il en lance une, qui le fait penser à une autre, qui le fait revenir en arrière pour mieux avancer ensuite. Et ce faisant, il dénoue notre système référentiel, notre soumission aux autorités intellectuelles, qui tirent leur légitimité et leur autorité du respect des formes académiques, des titres universitaires, de l'exposé préalable d'une problématique et d'une méthodologie, de la multiplication des notes de bas de page, de la présence d'un appareil critique... Chacun sait pourtant que les contre-vérités peuvent y trouver les apparences du vrai, les oripeaux de la respectabilité. Faisant le choix de n'être pas respectable, l'auteur nous met au défi d'être vraiment laïques, de ne pas nous fier aux systèmes établis, fussent-ils universitaires, scientifiques, et d'exercer librement notre esprit critique. C'est bien un défi qu'il nous propose de relever.

Pascal Bouchard

* Grand contributeur du deblog-notes, Pascal Bouchard est l'auteur entre autres d'un Anti-manuel d’orthographe. Eviter les fautes par la logique

N'ayons plus peur

N'ayons plus peur, enquête sur une épidémie contemporaine. La découverte, 140 p. 13€

Les dits et les non-dits de Jean-Marie Le Pen, chez le même éditeur, 1988

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 17:41
100 « intellectuels » contre l’islamisme
100 « intellectuels » contre l’islamisme

Le Figaro du 20 mars titre sur l’appel de cent intellectuels contre le « séparatisme islamiste ». Un appel signé entre autres par Finkielkraut bien sûr, Redecker, Elisabeth Levy, Ivan Rioufol, Bruckner, Michèle Tribalat, Françoise Laborde mais aussi Kouchner ou Pierre Nora. Appel accompagné de l’édito de Vincent Trémolet de Villiers et de deux articles.

100 « intellectuels » contre l’islamisme

"Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu'un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser", déclarent-ils. "Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l'intolérance".

Le seul élément véritablement concret qu’ils donnent « en exemple de séparatisme [c’est un stage] de formation du syndicat SUD éducation de Seine Saint-Denis sur le racisme à l'école et dans la République, où deux ateliers étaient en non-mixité raciale... Affaire rebattue qui témoignait plus du gauchisme que d'un bouleversement de la société...  Mais la preuve du diable est qu'on ne le voit pas ... Et l'on a l'impression de diables familiers que l'on agite pour les fidèles lecteurs du Figaro... » (C. Askolovitch*).  

Affaire rebattue et qui doit être d’ailleurs remise à son échelle : un stage d’une section départementale d’un syndicat minoritaire qui a organisé librement son programme. Certains ont opposé que le congé formation est finalement financé par l’argent public : on voit bien, derrière le faux bon sens, se pointer une sorte d’imprimatur préalable (avec contrôle du déroulement). La liberté syndicale passerait à la poubelle. Comme la liberté de réunion d’ailleurs. Plus d’amicale des bocains – originaires du bocage – dans le Sud-Vendée pour cause de communautarisme ?

On peut trouver stupide et le dire – liberté d’expression – ce type d’atelier, pas demander qu’on l’interdise.

Article premier  de  la  loi  du  9  décembre  1905 concernant  la séparation  des  Églises  et  de  l'État :

« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions  (...)  édictées dans l'intérêt de l'ordre public. »

La  laïcité repose  sur la  séparation  des  Églises  et  de  l’État,  ce  qui  implique  que  les religions  ne  s’immiscent  pas  dans  le  fonctionnement  des  pouvoirs  publics  et  que  les pouvoirs publics ne s’ingèrent pas dans le fonctionnement des institutions religieuses.

Donc de deux choses l’une, soit cet « islamisme » dénoncé – ce ‘salafisme’ pour Valls – viole l’ordre public et il doit être non seulement dénoncé mais les agents de cette violation poursuivis, soit c’est une déclinaison intégriste d’une religion, comme il peut y en avoir dans d’autres religions, et ce n’est pas du ressort de la puissance publique.

Autrement dit encore on poursuit des faits, pas des opinions aussi contraires aux nôtres seraient-elles.

Et c’est donc à partir de SUD éducation que la tribune part en vrille avec l’apartheid. « Et voici qu’aujourd’hui c’est un apartheid d’un nouveau genre qui est proposé à la France, une ségrégation à l’envers** grâce à laquelle les dominés préserveraient leur dignité en se mettant à l’abri des dominants. » L’universalisme républicain est invoqué et la sécession de la communauté nationale est dénoncée. Mais évidemment nos islamistes sournois avancent masqués !

Inutile de dire que tout ce que la toile compte de sites style riposte prétendument laïque a repris l’appel en ironisant et surtout en assénant : non ce n’est pas l’islamisme mais l’islam qui est incompatible avec la France telle qu’ils la voient : sinistre !

Et ce bel appel ne débouche que sur un vœu pieux « Nous voulons vivre dans un monde complet où aucune religion ne fait la loi », ce qui est de fait souhaitable et à rappeler aux évêques de France qui essaient d’imposer leurs dogmes dans le débat sur la bioéthique.

Comme le rappelle Chems Eddine Chitour : l’immense majorité des Français dits musulmans travaillent, construisent et peuvent faire réussir la France. Ils ne demandent qu’à vivre dans la dignité à l’ombre de la devise « Liberté, Egalité, Fraternité ». Nul doute que la nation française et le vivre ensemble deviendront un plébiscite de tous les jours, comme l’écrivait Renan.

* Claude Askolovitch note que Claire Brière Blanchet [signataire] fut maoïste, puis une grande journaliste, qui il y a 39 ans, accompagnait la révolution islamiste en Iran... Elle était dans l'avion qui ramena à Téhéran, l'ayatollah Khomeini... La voici désormais contre l'islamisme à la Une du Figaro, cela donne la mesure de la poésie d'un destin.

 

** La vraie ségrégation à l'envers est celle qu'analysaient Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, du temps où ils ne récitaient pas une vulgate sous-marxisante, dans Les ghettos du Gotha. Comment la bourgeoisie défend ses espaces où ils montrent cette ségrégation urbaine que caricaturait la fameuse chanson « Neuilly-Auteuil-Passy, tel est notre ghetto ».

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 15:04
Fausse laïcité liberticide

Partant d’une formule prêtée à E. Macron sur le danger d’une « radicalisation de la laïcité », Yvon Droumaguet, dans un point de vue (Ouest-France, 06/01/2018 : Laïcité et radicalisation), de glissement en glissement, en vient à opposer une laïcité "ouverte" laxiste à une "laïcité républicaine", rigoureuse, la seule, la vraie !

Cette formule, radicalisation de la laïcité, est un raccourci, pas très heureux au demeurant, pour désigner tous ces ayatollahs d’une fausse laïcité qui chassent le foulard sur la tête des étudiantes ou des mamans volontaires pour accompagner une sortie de gosses de la maternelle.

A juste titre est rappelée  la Constitution dont l’article 1 mérite d’être cité : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances… ». Est mentionnée aussi la Loi de 1905 avec son article 1, mais outre que la République assure la liberté de conscience, elle garantit aussi le libre exercice des cultes.

La République est a-religieuse. Si la République ne reconnaît aucun culte, cela veut dire, non pas qu’elle ignore leur existence, mais qu’elle se situe en dehors du domaine religieux, contrairement au régime concordataire qui avait cours (et qui subsiste d’ailleurs en Alsace-Moselle). La conséquence est que les agents des services publics sont astreints à une totale neutralité, dans l’exercice de leurs fonctions.

Et dire que c’est la République qui est laïque et non la société, veut dire que cette obligation de neutralité ne s’impose pas aux citoyens dans l’espace public. Et non pas, comme l’assène l’auteur, prôner un communautarisme honni ! Car contrairement à ce qu’il affirme si la croyance, ou pas, est affaire de choix personnels, donc relevant du plus intime, bien que soumis, comme tout choix aux aléas d’une éducation, d’un milieu, etc., ces croyances ou convictions ont le droit de s’exprimer dans l’espace public.

Le débat sur ce point au moment de la discussion de la loi de 1905 a été éclairant. L’Article 25 (devenu 27) dans sa rédaction initiale, édictait que les églises, séparées de l’état, « n’ont pas le droit d’emprunter la voie publique pour les manifestations de leur culte » car elles imposeraient ainsi « aux indifférents, aux adeptes des autres confessions religieuses le spectacle inévitable de leurs rites particuliers. » Les députés catholiques eurent beau jeu de clamer que « quand l’ordre public n’est pas en danger, il y a un autre intérêt qui s’impose, c’est celui de la liberté. »

« La laïcité n’est pas une simple tolérance, trop souvent réduite à l’acceptation, un rien dédaigneuse, de l’erreur de l’autre. Elle n’est pas non plus une option, une alternative à la croyance. On peut être croyant, athée, agnostique, voire indifférent dans une République laïque. La laïcité n’est pas un courant culturel, une famille spirituelle, comme une religion ou une philosophie. La laïcité n’est pas une idéologie, une prise de partie sur la conception que l’on se fait de la sociabilité souhaitable, de l’avenir désirable. La laïcité est le principe juridique et politique qui permet la cohabitation paisible de ces différents courants idéologiques. Elle n’a de sens que comme garantie d’un vouloir vivre ensemble harmonieux, d’une sociabilité apaisée, d’autant plus utile que la société gagne en diversité culturelle ou cultuelle. »

La laïcité : une émancipation en actes Ligue de l'enseignement

Quant aux « accommodements », Aristide Briand, le maître d’œuvre de la Loi de 1905, fut le premier à les pratiquer en amendant sa propre loi afin de forcer l’église catholique à rester dans la légalité malgré elle. Et la République de 2018 s’accommode du concordat maintenu dans 3 départements métropolitains et de nombreux accommodements ont cours dans l’ultra-marin, comme on dit (Guyane, Mayotte, Nouvelle Calédonie, Wallis-et-Futuna...).

Ce point de vue relève donc, non pas d’une défense d’une prétendue "laïcité républicaine" opposée à une "laïcité ouverte" (comme si la laïcité ne pouvait être autre qu’ouverte, « libérale » disait Briand), mais de la défense d’une fausse laïcité liberticide.

 

NB Le ‘philosophe’ invoque une  laïcité républicaine des Lumières ! Et il invoque aussi  l’idéal des Lumières, idéal politique de citoyens égaux et éclairés, idéal humaniste d’individus exerçant librement leur esprit critique. Le mot même d’idéal indique bien que c’est un objectif- une ‘lumière’ - vers lequel nous devons tendre, sans jamais l’atteindre.

Et les humains qui forment nos sociétés ne sont pas ces individus abstraits, mais des êtres de chair et de sang, malheureusement plus souvent guidés par leurs émotions que par la raison, inclus dans de multiples appartenances, avec leur histoire, leur vécu, leurs convictions, leurs engagements, leur ancrage familial, amical, local, professionnel, associatif, politique, etc. Et, pour plagier Jaurès, s’il faut aller vers l’idéal, il faut d’abord comprendre le réel.

La Loi qui à un moment donné règle le vivre ensemble évolue, comme la société. Les grandes lois sociétales – divorce, contraception, IVG, mariage pour tous – le démontrent. Et s’il y a un combat laïque c’est bien celui qui va s’engager en 2018 sur la Bioéthique.

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 18:50
Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

L'OBS, à son tour, publie un sondage BVA sur

PMA, GPA : les Français sont pour !

La Croix publie un sondage IFOP qui montre qu’une majorité de Français est favorable à la PMA pour les couples d’homosexuelles, pour les femmes célibataires, favorables à la GPA, favorables aussi à l’euthanasie.

De grands et vrais combats laïques – n’ayant rien à voir avec des histoires de chiffons genre « voile » - vont être en jeu dans l’année qui vient avec la révision des lois de bioéthique. Car, une fois de plus, le lobby catholique, par la voix de ses évêques, s’apprête à bloquer toute évolution sur la PMA pour toutes, la GPA encadrée ou l’euthanasie et le suicide assisté. Combat laïque, qui, comme pour l’IVG ou le mariage pour tous, consiste à ouvrir de nouveaux droits dont nul n’est obligé d’user. Paradoxalement c’est un sondage commandé par La Croix qui donne des armes supplémentaires aux laïques pour qui l’important est de faire progresser le droit pour chacune et chacun de choisir son destin.

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

Pour la PMA (procréation médicalement assistée) pour les couples d’homosexuelles,  on est passé de 24% de pour en 1990 à 60% en décembre 2017. Et si les catholiques pratiquants restent contre à 65%, les musulmans sur ce point sont plus ouverts puisqu’ils sont pour à 54%. S’agissant de la PMA pour les femmes célibataires, la majorité des sondés n’est que de 57%. A noter quand même une forte régression sur cette question par rapport à un sondage de septembre 2017 qui lui notait 65% de pour ; le même sondage donnait aussi un score un peu plus élevé pour les couple d’homosexuelles, 64%, mais la baisse est moins nette.

Le profil des Français « favorables » à l’élargissement de la PMA aux couples de femmes homosexuelles

(tableau tiré de Le débat sur la PMA représente-t-il un risque d’opinion pour le gouvernement ?)

 

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...
Photo Patrick Demarchelier

Photo Patrick Demarchelier

La surprise vient quand même de l’adhésion à la GPAGestation pour autrui, ce qu’on appelle aussi « mères porteuses » : globalement 64% pour. Il faut bien sûr nuancer, seuls 18% l’admettent dans tous les cas, 46% pour des raisons médicales seulement. Si les catholiques pratiquants sont majoritairement contre, ils sont quand même 46% à l’admettre.

Le sondage montre une large adhésion à l’euthanasie, définie comme la possibilité pour un patient souffrant d’une maladie incurable de demander à un médecin de mettre fin à ses jours, en revanche le suicide assisté - la possibilité pour un tiers de délivrer un produit létal permettant à celui qui le souhaite de mettre fin à ses jours – n’est approuvé que par 42 % des sondés. Une majorité de catholiques pratiquants (56%) sont pour l’euthanasie.

Dépitée La Croix estime que « l’opinion publique française souscrit – consciemment ou non – à un individualisme sans entrave. » Mais fort lucidement admet que les manifs anti mariage pour tous n’avaient pas de majorité silencieuse derrière elles.

« Avec la philosophie des Lumières, et donc la libération des mœurs et le congé donné à la religion, nous sommes peu à peu sortis de la société traditionnelle, fondée sur la répétition du passé. Pendant longtemps a prévalu l’idée selon laquelle il ne fallait pas s’éloigner des aïeux, il fallait faire le même métier que son père, rester dans le même village… À cette répétition structurante s’est substitué le contrat social, formalisé par Rousseau en 1762: depuis lors, l’autorité ne vient plus des ancêtres ni des sages ni de la religion, mais de l’homme, constructeur de son existence. »

Pierre Le Coz

Contre ce prétendu individualisme sans entrave La Croix fait feu de tout bois. Avec en particulier cet argument assez sordide qu’avec l’autorisation de l’euthanasie et du suicide assisté « on risque de se préoccuper encore moins des personnes âgées ». Que l’on sache, la Suisse et la Belgique, par exemple, ne sont pas devenus des enfers pour les vieillards

Pour masquer le caractère dogmatique – au sens propre du dogme religieux – de ce combat La Croix en appelle aux lois de la Nature : « Au fond, on ne supporte plus les règles imposées par la nature ». Outre que, pour les relations homosexuelles, de savants éthologues ont montré que ces pratiques qualifiées par les religions monothéistes unanimes de contre-nature ont cours dans beaucoup d’espèces animales, il y a longtemps que l’espèce humaine s’est, sinon affranchie totalement, du moins soustraite en partie à ces lois de la nature.

Et c’est d’ailleurs là où les progrès de la médecine vont permettre de couper un gène mais aussi de le réparer ou de le modifier, c’est-à-dire de corriger la nature, que l’église et ses prélats, y compris là-dessus le pape, vont se trouver en complet porte-à-faux avec leurs propres ouailles, puisque ces manipulations génétiques, si elles ont pour but d’éviter une maladie ou corriger une anomalie génétique sont approuvées par 75 et 71% des catholiques pratiquants (contre 80 et 77% pour l’ensemble des sondés). Autant dire que les recherches qui sous-tendent ces progrès sont par le fait légitimées.

ANNEXE

Si l’on regarde les tableaux qui ventilent les réponses des sondés en fonction de divers critères on se rend compte que sur la PMA, les réponses positives sont nettement plus fortes chez les Femmes que chez les Hommes : 65% d’entre elles sont pour la PMA pour les couples d’homosexuelles contre 54% et 60% sont pour la PMA pour des femmes seules contre 52% de hommes. Ecart semblable s’agissant de la GPA (67%/60%) .

Sur ces mêmes questions, la tranche d’âge qui est la plus favorable est celle des 18-24 ans, largement à plus de 10 points au-dessus de la moyenne.

Contrairement à une idée reçue qui verrait les ouvriers réticents aux évolutions sociétales, ils sont soit dans la moyenne – 61% pour la PMA aux couples d’homosexuelles (contre 67% chez les cadres) – soit au-dessus pour la PMA aux célibataires – 66% contre 63 % chez les cadres ; au dessus encore pour la GPA  à 74 % (76% chez les cadres), pour l’euthanasie à 71 % (73% chez les cadres) ; il y a juste sur la correction des anomalies génétiques qu’ils sont en dessous de la moyenne à 73 %.

Les musulmans contrairement aux catholiques pratiquants sont majoritairement pour la PMA et la GPA. En revanche sur l’euthanasie, là où une majorité de catholiques pratiquants sont pour à 56 %, ils ne sont que 43 %.

Inutile de dire que sur les questions sociétales comme la PMA ou la GPA la droite freine  absolument : alors que la gauche est à 76 ou 72 % pour la PMA, en marche à 67% dans les deux cas, la droite n’est qu’à 38 ou 37 % pour ; s’agissant de la GPA, l’opposition est à peine moins nette à 40% (à gauche 78% pour). Le consensus devrait, en revanche se faire sur l’euthanasie (71%) et les manipulations génétiques, que ce soit pour prévenir des maladie (77%) ou des anomalie (73%).

 

SONDAGE BVA-L'OBS

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

Une majorité - un peu moins nette 55% contre 64% (mais le questionnement diffère un peu) - est pour la Gestation pour autrui (GPA). Et un tiers est favorable à la GPA que ce soit un couple homosexuel ou hétérosexuel.

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

Là on est juste un peu en deçà du sondage IFOP-La Croix. La PMA pour les couples d'homosexuelles que les Boutin, de la Rochère ou Bourges agitaient comme un épouvantail ne fait pas peur à une majorité de Français.

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

Certes le couple hétérosexuel est jugé les plus apte à élever un enfant, mais il est quand même remarquable de noter que les couples homosexuel-le-s sont jugés aptes à ce faire par presque les trois quarts des sondés (74% et 72%).

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

Très grosse divergence, en revanche, sur l'anonymat des donneur-se-s de gamètes, puisque pour l'IFOP-La Croix c'est OUI à 85 %, là ça tombe à 50 %. Une différence étonnante.

Pour la gratuité c'est conforme (87%).

Bioéthique : PMA, GPA, euthanasie...

La question très délicate de la rémunération de la GPA reçoit une réponse étonnante, puisqu'elle ne choque pas 68% de ceux qui y étaient favorables. La réponse majoritaire - indemnisation fixée par l'état - correspond à la proposition de Loi André-Badinter.

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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 22:18
Joyeuses fêtes vs Joyeux Noël ?

La fachosphère, aux prétendues racines chrétiennes, mais qui conchie le pape avec ses prônes trop évangéliques, nous a sorti une nouvelle polémique sur Joyeuses fêtes et Joyeux Noël !

Tout a démarré avec Natacha Polony qui, cyniquement, en toute connaissance de cause, bien que reprise par l’animateur de l’émission, a prétendu qu’on ne dit plus vacances de Noël mais vacances d’Hiver. Or, si cette appellation a bien existé dans le calendrier officiel des congés de l’éducation nationale, c’est du temps de Lucien Paye, ministre de l’Éducation nationale du 20 février 1961 au 15 avril 1962 dans le gouvernement Michel Debré, 1er Ministre du Général De Gaulle.

Comme on le constate "vacances d'hiver" correspond aux vacances de février !

"De fait même s'il y a une tradition, une histoire et d'ailleurs vous aurez remarqué qu'on ne dit plus vacances de Noël mais vacances d'hiver. Mais bon il y a une tradition et une histoire". "Non, on dit vacances de Noël" la relance Yann Barthès. "Dans le langage populaire oui, mais dans les institutions c'est devenu ça et pourquoi pas, ce n'est pas le problème"

Quotidien

Le calendrier officiel, elle ne pouvait l’ignorer, mentionne toujours les vacances de Toussaint et les vacances de Noël. Elle reprenait, après bien d’autres, une déclaration d’un menteur pathologique, Jean-François Copé, sur franceinfo : "Nous vivons dans un pays dans lequel parler de vacances de Pâques est devenu insupportable, on ne parle plus de vacances de Pâques, on parle de vacances de printemps au nom de la laïcité. On n'a plus le droit de parler de vacances de Noël."

Sur les vacances de Pâques, de fait, elles sont devenues vacances de Printemps. Mais tout simplement parce que depuis l’instauration des trois zones,  Pâques tombe au mieux à cheval  sur deux zones et il arrive même que cette fête soit en dehors des trois zones. Ainsi en 2015, Pâques tombait le 5 avril et les vacances de Printemps de la 1ère zone démarraient le samedi suivant, 11 avril !

Quant à Noël, il ose affirmer que l’on ne peut plus dire « vacances de Noël ».

Peut-on dire que ce type est une ordure ?

Joyeuses fêtes vs Joyeux Noël ?

Comme on pouvait s'y attendre toute la fachospère, aux racines prétendûment chrétiennes, en a rajouté une louche. Et a créé une opposition délirante entre deux expressions courantes « Joyeuses fêtes » et « Joyeux Noël ». Un complot maçoniquo-laïquo-islamiste, au moins, serait « en marche » pour bannir à jamais « Joyeux Noël ».

Félicitons donc Madame Polony pour avoir délibérément menti  afin de déclencher ce genre de réaction.

Annexe

Dans les menteur-se-s pathologiques, j'ai oublié Virginie Calmels, première adjointe (Les Républicains) au maire de Bordeaux et soutien de Laurent Wauquiez. Dans un entretien accordé, mardi 5 décembre, à RTL, elle affirmait que la dénomination officielle des congés de Noël serait désormais « congés de fin d’année » – la faute à la laïcité.

 « Je suis frappée : on ne peut plus dire “les vacances de Noël”, on ne peut plus dire “les vacances de Pâques”. Faut dire “les vacances de fin d’année”. Arrêtons de pousser le trait. »

Source Les décodeurs

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 15:00
Danièle Obono dans le collimateur

Jeune, femme, noire et insoumise, Danièle Obono a, ô la vilaine, soutenu un chanteur* qui avait commis un « Nique la France ».  Nouvelle polémique, lancée du coup par un Team Macron, à partir d’un entretien en engliche avec  counterfire, un site d’information anglais, qui se présente comme un media radical et socialiste (mais évidemment rien à voir avec les rad-socs de chez nous).

Danièle Obono dans le collimateur

Quatre phrases – ou prétendues telles – sont traduites et extraites de l’entretien.

Danièle Obono dans le collimateur

Celle sur la manif du 11 janvier est la plus typique du procédé classique qui consiste à extraire deux morceaux de phrase pour en faire une seule qui fait choc. Rien de pire cependant que les propos tenus par nos intellectuels de moleskine Onfray ou Todd.

Dans l’entretien, elle développe son point de vue dans 3 paragraphes et 336 mots, notre team Macron en tire 1 phrase de 22 mots et qui lui fait dire ce qu’elle n’a pas explicitement dit.

Inutile de préciser que, pas plus que pour Onfray ou Todd, je ne partage son point de vue. Il a le droit bien sûr de s’exprimer. On a le droit de le critiquer. Mais pas en se contentant de qualifier ses propos de choquants et scandaleux, en faisant chorus avec la lie identitaire à la de souche !

Danièle Obono dans le collimateur

« French society has a systemic racism problem » : même si l’anglais est une langue qui m’est restée étrangère, la citation du team semble là exacte. Certes, elle amorce un développement où D. Obono s’appuie sur les travaux de la Commission nationale consultative sur les Droits de l’Homme (CNCDH) et les succès d’ouvrages anti-musulmans de Houellebecq et Zemmour , pour étayer cette affirmation. Elle n’en reste pas moins une généralisation – la société entière – et une affirmation erronée – systémique. Que pour R. Camus, de Villiers, par exemple, l’islamophobie soit érigée en dogme ne permet pas dire que la société française dans son ensemble est contaminée.

Danièle Obono dans le collimateur
Danièle Obono dans le collimateur

Les deux dernières citations, issues du même paragraphe, résument mais ne trahissent pas le propos de la dame. Qui là, comme le camp d’en face des pseudos républicains mais à l’opposé exact, ne fait preuve d’aucune nuance. On a pu débattre de la loi de 2004 : elle s’est appliquée sans grand problème. Celle de 2011, sur le voile intégral, posait un problème d’opportunité – fallait-il une loi pour quelques centaines de cas ? – et de mise en œuvre – la police avait peut-être plus urgent à faire que de verbaliser ces fantômes habillées de noir et qui faisaient dans la provoc.  Mais ces lois ne méritent pas le qualificatif dont elle les affuble. Quand à dire que le concept de laïcité et la loi de 1905 sont utilisés contre les musulmans, c’est confondre la conception qu’ont les faussaires de la laïcité – cette conception liberticide à la Valls – et méconnaître totalement la loi de 1905.

Conception liberticide – mais là encore inversée – de Mme Obono qui accuse Charlie Hebdo de se complaire dans les caricatures islamophobiques (Charlie Hebdo’s decade-long stream of Islamophobic caricatures). Avec finalement la même tendance globalisante des racistes qu’elle dénonce, quand elle parle constamment de Muslim people comme si tous ceux et celles, qu’en fonction de leur origine, on assigne à cette religion, formaient un groupe homogène.

* Le rappeur Saïdou, du groupe ZEP (Zone d’Expression Populaire) avec un  sociologue Saïd Bouamama, comme co-auteur. Les deux hommes ont été mis en examen (puis relaxés) pour ‘injure publique’ et ‘incitation à la haine raciale’ après la diffusion du clip ‘Nique la France’", qu’ils ont co-écrit : "Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes/Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes". D. Obono, à l’époque – 2012 – au NPA de Besancenot avait signé une pétition, pour défendre la liberté d’expression, au moment de la mise en examen, pétition signée aussi par Noël Mamère ou Eva Joly, entre autres.

 

Pour compléter, un éclairage des DEBUNKERS :

Docteur Danielle et Mister “camaradobono”

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 21:15
Ferdinand Buisson Dictionnaire de pédagogie

Touitte, a priori insolite de Philippe Meirieu : « Le "DICTIONNAIRE" de Buisson reparait bientôt : une mine ! Consultez-en déjà des extraits. »  En effet, le Dictionnaire pédagogique de Ferdinand Buisson, dont la dernière édition date de 1911, est libre d’accès. Et, outre le fac similé à la BNF (Gallica, édition de 1887, peu lisible) une version électronique de la version 1911 a été mise en ligne par l’INRP.

Meirieu annonce une reparution dans la collection Bouquins, de l'édition première, en fascicules d'abord, celle de 1887.

Ferdinand Buisson Dictionnaire de pédagogie

Ferdinand Buisson (1841-1932).

Il est directeur de l’enseignement scolaire de 1879 à 1897 et participe à l’élaboration des lois Ferry. Dreyfusard, il est en 1898 l’un des fondateurs de la Ligue des droits de l’Homme, qu’il préside de 1913 à 1926. Après la Première Guerre, il est un fervent promoteur de la création de la Société des Nations et du rapprochement franco-allemand : c’est notamment pour cette raison qu’il obtient le Prix Nobel de la paix en 1927, conjointement avec l’écrivain et homme politique allemand Ludwig Quidde (1858-1941).

Ferdinand Buisson est une des grandes figures de la 3e République. Fondateur de la Ligue française des droits de l’homme, il est aussi, en tant que Président de la commission dont Aristide Briand était rapporteur, l’un des pères de la Loi de 1905. Cet Inspecteur général de l’instruction publique en 1878, à partir de 1890 enseigne la pédagogie à la Sorbonne.  

Il sera de 1879 à 1896,nommé Directeur de l’Enseignement primaire par Jules Ferry.

Le Dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson, cathédrale de l’école primaire

Pierre Nora, dans Les lieux de mémoire, fera du « Dictionnaire de pédagogie » de Ferdinand Buisson, la cathédrale – mot un peu ironique pour ce protestant libéral et ô combien laïque – de l’école primaire. La première version, sortie en 1887, compte plus de 300 auteurs et 2600 articles. la seconde, plus ramassée, intitulée Nouveau dictionnaire de pédagogie, sort en 1911.

« Une œuvre monumentale (et improbable) qui, dans le mouvement général de réforme de l’enseignement populaire engagé après 1870, tente de rassembler pour les maîtres tout le savoir utile, entendu maximalement, encyclopédique et pédagogique, en engageant dans l’aventure, entre autres 350 collaborateurs, les meilleurs hommes de science du temps, les Victor Duruy, Gaston Maspero, Camille Flammarion, Lavisse, Marcellin Berthelot, Viollet-le-Duc… »

P. Dubois

Ferdinand Buisson Dictionnaire de pédagogie

C’est avec une certaine appréhension que l’on parcourt l’article Dictée, dans les extraits proposés par P. Meirieu, "la dictée, le plus beau et le plus intelligent (sic) des exercices" comme finkielkrautait Jacques Julliard, pour y lire avec gourmandise ces lignes qui font un sort anticipé à la fameuse querelle du circonflexe :

Ce serait grand dommage, à nos yeux, que de retenir de longues heures un [écolier] sur la question de savoir s’il devra écrire des à compte en deux mots ou des acomptes en un seul mot, comme le veut aujourd’hui l’Académie ; s’il devra unir les deux termes de porte-plume ou de porte-monnaie, à l’exemple de portefeuille ou de portemanteau ; si tels ou tels des fameux verbes en eler ou eter doubleront leur consonne ou prendront un è quand leur dernière syllabe deviendra muette ; si suprême, extrême doivent avoir le circonflexe, quand système et emblème n’obtiennent que le grave, etc., etc.

Nous ne voudrions pas non plus le voir se préoccuper outre mesure de la présence ou de l’absence d’une s quand il s’agit d’écrire de la confiture de groseilles ou de la marmelade d’abricot ; nous voudrions qu’il pût rester indifférent devant les problèmes qu’on a soulevés au sujet de la dictée récemment envoyée par le ministère de l’instruction publique aux candidats au brevet simple de tous les ressorts académiques : faut-il écrire des avocats en sabots et en casquette, casquette avec le singulier, ou bien casquettes avec le pluriel, quand l’auteur écrit lui-même quelques lignes plus bas : les hommes en grands chapeaux et les femmes en bonnets plats ? Nous souhaiterions que, pour notre élève de l’école primaire, ce fût tout un. Nous pensons, enfin, que c’est lui rendre un bien mauvais service que de lui torturer la cervelle avec des phrases baroques comme celles-ci : Les insensés ! ils se sont laissé mettre en désordre, ils se sont laissé envelopper et fait tailler en pièces sur les champs de batailles mêmes qu’ils avaient crus favoriser leurs manœuvres. Leurs stratagèmes, les ruses de guerre qu’ils avaient également crues devoir leur réussir ont tourné contre eux-mêmes ou ont eu une tout autre issue que celle qu’ils avaient pensé ; enfin, les villes qu’ils avaient jugées pouvoir leur servir de refuge en cas de retraite se sont empressées de fermer leurs portes aux fuyards, dès qu’elles se sont aperçues que la fortune s’était déclarée de notre côté, etc., etc. (nous avons suivi, sans prétendre la justifier, l’orthographe de l’auteur). Le temps employé à résoudre ces indéchiffrables logogriphes ne serait-il pas mieux employé à tant d’autres études plus utiles et plus élevées, qu’on n’aborde pas ou qu’on effleure à peine dans l’école, pour cette seule raison que les  heures manquent ?

NB C'est moi qui surligne

La version dite électronique de l’INRP – jugée fautive par des anti-pédagos qui ont essayé de récupérer Ferdinand Buisson – offre l’avantage d’un butinage au gré des centres d’intérêt ou de la seule fantaisie.

Il faut, évidemment, plonger dans le substantiel article sur la Pédagogie, complété par un autre article : histoire de la pédagogie.

Ferdinand Buisson Dictionnaire de pédagogie

 

 

 

Quant à la Laïcité, le dictionnaire de 1911 nous apprend que ce mot est nouveau

« Ce n'est que par le lent travail des siècles que peu à peu les diverses fonctions de la vie publique se sont distinguées, séparées les unes des autres et affranchies de la tutelle étroite de l'Eglise. La force des choses a de très bonne heure amené la sécularisation de l'armée, puis celle des fonctions administratives et civiles, puis celle de la justice. Mais la sécularisation n'est pas complète quand sur chacun de ces pouvoirs et sur tout l'ensemble de la vie publique et privée le clergé conserve un droit d'immixtion, de surveillance, de contrôle et de veto.

Un seul domaine avait échappé jusqu'à ces dernières années à celte transformation : c'était l'instruction publique, ou plus exactement l'instruction primaire L'enseignement primaire public restait essentiellement confessionnel : non seulement l'école devait donner un enseignement dogmatique formel, mais encore, et par une conséquence facile à prévoir, tout dans l'école, maîtres et élèves, programmes et méthodes, livres, règlements, était placé sous l'inspection ou sous la direction des autorités religieuses.

La législation française est la seule qui ait établi le régime de la laïcité d'une façon logique et complète : laïcité de l'enseignement, laïcité du personnel enseignant. C'est la séparation, si longtemps demandée en vain, de l'église et de l'école.

L'instituteur à l'école, le curé à l'église, le maire à la mairie.

Si par laïcité de l'enseignement primaire il fallait entendre la réduction de cet enseignement à l'étude de la lecture et de l'écriture, de l'orthographe et de l'arithmétique, à des leçons de choses et à des leçons de mots, toute allusion aux idées morales, philosophiques et religieuses étant interdite comme une infraction à la stricte neutralité, nous n'hésitons pas à dire que c'en serait fait de notre enseignement national. »

Extraits de la version 1911

Et certains articles ont une valeur historique. Ainsi de ceux consacrés soit à notre protectorat de Tunisie, soit au Maroc à l’aube, lui, du protectorat et qui décrivent leurs systèmes scolaires.

D’Abbot John à Zwingli Ulrich, en passant par Babeuf ou Rabelais, le Dictionnaire recense toutes les personnalités qui ont pu jouer un rôle dans le domaine de la pédagogie.

Cette cathédrale de l’école primaire a été aussi baptisée bible des hussards noirs de la République, les instituteurs. Témoignage d’une foi laïque ?

Peillon rappelle que Buisson, dans son propre camp radical et franc-maçon, se heurtait à ceux qui conçoivent la laïcité ou la libre pensée comme « une orthodoxie à rebours » : il craignait par-dessus tout un catéchisme républicain et rejetait l’orthodoxie laïque du « catholique à rebours qui fait de l’athéisme un credo ». (Ferdinand Buisson et La Foi laïque, Liliane Maury)

Ferdinand Buisson Dictionnaire de pédagogie

La couverture de la future réédition dans la collection Bouquins, présentée par P. Meirieu, annoncela première version, celle de 1887, plus ample, comme me le signale J. Baubérot.

Ainsi vagabondage électronique et feuilletage de la version papier se complèteront.

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