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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 15:43
Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton
Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

Colette ou les amusements de bon ton, roman orné de 12 illustrations en couleurs de Paul-Emile Bécat, signé Spaddy, a été publié par Maurice Duflou en 1936.

Publication sous le manteau, sans doute. Spaddy est un pseudonyme utilisé et par un certain Johannès Gros et par Renée Dunan, l’auteure des Caprices du sexe. Comme J. Gros a aussi donné dans la littérature érotique clandestine, certains lui attribuent la paternité de Colette et de Dévergondages qui en est la suite. C’est la thèse de la librairie Curiosa. En revanche, l’éditeur Dominique Leroy penche pour l’attribution à la prolixe Renée Dunan.

Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

L’héroïne, mariée à un homme nettement plus âgé, adepte du candaulisme,  qui a eu une fille d’un premier lit, demande à son amant : « Montrez-moi que vous seriez le digne partenaire de tous les libertinages de bon ton! ». Amant qui est le narrateur et qui la décrit crûment : « Décidément, il n’y a femme du monde plus putain que Colette. Exhibitionniste, nymphomane, gousse, fellatrice, sodomiste, buveuse de sperme, raccrocheuse, garçonne et don Juane, elle a tous les vices et pratique toutes les débauches jusqu’à forniquer avec les bêtes, les enfants et les soutanes. »

De fait, elle confie : « au pensionnat, je branlais l’aumônier à la chapelle tous les samedis de confesse! Qu’il en avait un morceau, mon cher ! C’est même le premier homme que j’ai branlé. Il me disait chaque fois après avoir joui dans sa chemise: «Dieu vous le rende, mon enfant !» ». Au centuple pourrait-on ajouter.

Et sa belle-fille qui, ingénument, annonce qu’elle préfère un vit d’homme à un vit de chien, lui explique : «  j’ai fait comme je t’ai vue faire, Tantine! J’ai pensé qu’il n’y avait pas de mal ! Oh! tu sais, je n’ai eu qu’à lui montrer ma motte ! On voit qu’il est dressé, ton épagneul ! ».

 

Le récit n’est donc qu’une suite d’amusements de bon ton. Il démarre sur les chapeaux de roue avec la double initiation d’un jeune cousin de quinze ans (1er extrait) et se termine par une scène exquise de zoophilie (dernier extrait).

Et si les dialogues sont des plus crus, le roman est écrit dans une langue raffinée, comme les dessous de Colette : "Un arome doux et chaud d’origan légèrement alliacé montait de l’aisselle blonde de Colette."

 

Le roman est téléchargeable (format *.pdf)

 

EXTRAITS

Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

- Non, mais..., Colette!...

- Ben quoi, y a pas de mal!... Pas vrai, mon loup?... Tiens, regarde!...

Assise dans un rocking-chair, en face de son cousin, autour de la table où nous prenons le café, elle continue tranquillement de remonter son peignoir de mousseline jusqu’au nombril, car elle est toute nue par-dessous.

- Hein! si c’est joli! fait-elle au gosse qui en est bouche bée.

- Tu n’es pas un peu dingo! dis-je. Un gamin de quinze ans, qui est encore dans les jupes de sa mère!...

—[…]

-N’est-ce pas, mon chou, que tu veux lui prêter ton petit cul?

- Oh! C’est sans façon! acquiesça-t-il avec simplicité.

- Es-tu seulement puceau de ce côté?

- Oh! puceau, cousine, je ne saurais dire, quoique frère Epagathe m’assure qu’il ne me le met que sur les bords !

Aveu dénué d’artifice qui dissipa mes derniers scrupules.

- Eh bien, mon cousin, repartit Colette dans un éclat de rire, tu auras la douceur de perdre à la fois tes deux pucelages... Viens, chéri, viens jouir!...

En fouteuse fantaisiste qui trouve un raffinement à l’incommodité des postures, elle se renversa de dos sur un grand pouf de satin rouge fort bas, assez large pour recevoir sa croupe exquise. Les bras ballants, les seins pointés par la cambrure de son buste à moitié rejeté hors du siège, la tête pendante, elle offrait son ventre d’albâtre dans le voluptueux évasement de ses cuisses qu’elle avait repliées contre ses flancs.

- Va, chérubin, dit-elle, va, enconne-moi!... Vois comme je te la présente bien, ma vulve!...:

Je poussai rageusement le gosse contre les belles fesses à demi retournées, je lui pris moi-même le vit et fichait le gland dans le milieu de la sente poilue.

-Eh bien! allons, donne un coup de cul! lui dis-je.

La queue pénétra avec aisance, non sans arracher un cri d’émoi à Colette.

- À présent, ajoutai-je, ne bouge plus, que je te cale ma pine dans le cul.

Je lui ployai l’échine, mes jambes entre les siennes.

- Cambre-toi bien... encore... comme une chienne...

La croupe se creusa, arrondit sa saillie ravissante; j’écartai les deux fesses teintées de rose et la tête de ma verge une fois abouchée au gentil pertuis, je fis aller mes reins.

- Tiens! mon René, que je te perce ta pièce de dix sous...—

 - Aïe!... aïe!... hurla le gosse sous la vigueur de mon effraction.

- Encore un peu, mon gros... tiens!...

D’un second branle je le pénétrai entièrement sans pitié pour ses cris. Et l’enserrant dans les cuisses de ma maîtresse auxquelles je m’agrippai:

- Te voilà dépucelé et enculé, dis-je. À présent, baise, je me réglerai sur tes coups de ventre.

- Oui, va, soupira Colette qui lui avait enlacé le cou de ses bras. Fais-moi ça gentiment, petit mignon... Est-ce bon, dis-moi, mon con... un joli con de cousine?...

Elle avait posé un de ses talons sur l’épaule de René, qui, ventre à ventre, la tenait de ses deux mains par-dessous les fesses.

Moi, en un étroit emboîtement aussi du cul juvénile, je le sodomisais sur le même rythme dont le gamin allait et venait dans le con de ma chère maîtresse. Mais dans mon dépit qu’il m’en disputât ainsi la faveur, j’eusse voulu lui rompre l’anus; et bientôt je m’emportai à une pédication si violente qu’il en cria de douleur.

- Baise-la donc!... baise-la donc!... lui disai-je, les dents serrées du spasme qui montait. Baise-la, ma garce!... tu ne vois donc pas qu’elle râle et qu’elle attend ton foutre!

Effectivement, Colette était déjà dans les convulsions de l’extase. Son ventre bondissait; ses souliers de velours rose qu’elle avait croisés maintenant sur la nuque de René, me cognaient la figure de leurs frétillements et excitaient ma rage lubrique par le défi qu’ils me jetaient de son plaisir.

-Va!... va!... clamait-elle dans l’alternance de ses interjections de bonheur; va, mon loup... donne m’en de ta petite bitte de gosse... Pique... pique... ah!... ah!... sur les bords, mon petit... sur les bords... c’est si bon!... ah!...

Redoublant la vigueur des secousses dont je l’ébranlais à travers le cul de ma tapette, je lui criais:

- Garce! roulure! chienne en chaleur! mais jouis donc!...

Elle suffoquait de plaisir.

- Oui! oui! ta garce!... dis-le que je suis ta garce!...

- Une putain de bordel! et je te ferai enconner par tout un régiment!...

- Oui! oui! devant toi!... ah! ah! je jouis! je jouis!... Va, mon gosse, va, pousse, pousse... Ah! ah! mais vas-y! jouis... jouis donc!...

Elle se tordait, dans la vaine attente d’un bonheur partagé, fustigeant le gosse dont elle happait à grands coups, de son conin en délire, la décevante virilité.

- Mais tu n’as donc pas de foutre! clamait-elle.

J’étais à l’instant de jouir. Je dégainai brusquement. Je bousculai le fouteur impuissant, et saisissant Colette par les cuisses, avec l’âpreté farouche d’une jalousie mordue au sang, je la poignardai de ma mentule. Ma véhémence la fit hennir de joie et la cabra dans un sursaut de tout son être.

- Du foutre! tu veux du foutre, salope? Tiens, en voilà!...

Et je n’avais pas fait plus de quatre navettes dans son con qui me brûlait comme braise, que j’y lâchai le flot de ma semence. Ma tête entre ses genoux ramenés sur les seins, mes mains à ses épaules, j’ahanais, scandant les secousses de mes reins:

-Tiens! tiens! gorge-t-en de mon foutre, que j’en fasse déborder ta fente!...

Quand je l’eus déconnée, je la relevai sur son séant, et plaçai René à genoux entre ses jambes, la bouche à son conin tout écumeux. Et pendant qu’il gamahuchait la chaude fille sous le ruissellement de la liqueur spermatique, je l’enculai, et cette fois jusqu’à complète éjaculation.

Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

Récit en flash back : le narrateur, l'amant, raconte ici la première rencontre avec Colette aux Folies-Bergère.

 

- Venez-vous? dit-elle à son mari.

Comme sur un mot d’ordre, celui-ci nous mena au lavabo. La préposée lui fit un sourire de connaissance, il lui glissa un petit billet, et elle nous ouvrit une porte qu’elle referma derrière nous.

Aussitôt Colette se suspend passionnément à mes lèvres, le buste cambré sous mes mains, son ventre lascivement mouvant contre le mien. Puis, elle se baisse, me caresse le vit du bout de sa langue, l’embouche, donne deux ou trois coups de pompe, enfin se relève et se met en posture.

D’un geste gamin de son pied de Cendrillon, elle a saisi le bas de sa robe qu’elle remonte à la taille; appuyée des mains au rebord de la cuvette, elle se penche, fait saillir sa croupe sous le satin mauve de sa culotte dont la fente qui bâille trahit les adorables secrets d’une raie profonde entre les deux reliefs charnus d’un blanc de neige.

- Va, me dit-elle à mi-voix, choisis à ton gré le chemin qui te tente... Les deux me sont également agréables!

- Eh bien! répondis-je, nous ferons les deux promenades... Allons d’abord à Vénus!...

Et je l’enconnai. Elle, alors, tirant la queue de son mari, se mit à lui tailler une plume pendant qu’avec vigueur je fourgonnais son étroit vagin. Dans l’état d’érection où j’étais depuis une heure, ce ne fut pas long. Il ne me fallut pas dix secousses pour toucher au but. Et comme mon habile baiseuse avait su emboîter un pas égal au mien, je l’entendis gémir de jouissance au moment même où mon éjaculation lui emplit le conin de sa lave. J’étais encore en forme.

- À présent, fis-je, un petit tour à Sodome!

Et déjà, je m’engageais dans la voie de la terre jaune, quand Colette se redressa :

- Varions la chose, Monsieur, dit-elle. Vous m’avez baisée en levrette, enculez-moi en gamin... J’aime ça de me pourfendre moi-même!

Je m’assis sur le siège, et elle m’enjamba par-devant. Se haussant sur la pointe de ses petits souliers, une main à mon épaule, l’autre à mon vit, elle empala son anus en une lente pression des fesses. Elle y alla jusqu’aux poils, non sans étouffer quelques gémissements où le plaisir se mêlait à l’acuité de la perforation.

Quand elle fut entièrement chevillée, sa bouche exquise rendit un soupir d’aise sur ma bouche. Un bras passé à mon cou, nos lèvres jointes, nos langues en bataille, elle partit en poste. Ah! Dieu! Qu’elle chevauchait bien, soulevée et abaissée alternativement sur ma quille à la molle cadence d’un petit trot pour prolonger le plaisir de la route.

Tout en cheminant, de sa jolie main distraite, elle machinait par à-coups le priape de son bonhomme dont toute l’extase était dans les yeux qu’il avait rivés sur le cul de sa femme.

Le bonheur, cette fois encore, nous enveloppa, elle et moi, dans la même félicité. La jouissance qui tordit la jeune femme sur mes cuisses renversa si vivement son torse en arrière que ses deux seins en bondirent hors du corsage, offrant à ma bouche la saveur de leurs baies vermeilles.

- Oh! que c’est bon! que c’est bon!... soufflait-elle entre ses dents, sous l’afflux de ma semence, la gorge haletante, l’œil voilé.  Ah! que tu décharges fort... Ah! ah! encore!...

Accolée à ma poitrine, ses bras en collier, à grands coups de cul manœuvrant  la pointe de ma mentule, elle pompait avidement de son sphincter les dernières gouttes qui dégorgeaient du méat.

- Ah! que je jouis!... que je jouis!... râlait-elle à mi-voix sur ma bouche.

D’un mouvement convulsif, sa motte se frotta à ma toison que je sentis se baigner d’une abondante rosée, puis la jolie tête s’alanguit sur mon épaule. Un arome doux et chaud d’origan légèrement alliacé montait de l’aisselle blonde de Colette.

Nous nous déliâmes enfin. Jupe à la taille, prenant ma place sur la cuvette, très placidement elle se mit à pisser, tandis que de ses doigts effilés elle faisait monter au sommet de ma verge une dernière goutte qu’y cueillit sa bouche mutine.

Là-dessus, la jeune femme se releva, et, sa robe rabattue, elle vint gratter à la porte. La préposée nous ouvrit aussitôt qu’elle put nous ménager une sortie. Elle nous salua avec toutes les marques de la plus grande considération. Au vestiaire, Colette congédia fort lestement son mari.

Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

Insatiable et d’une volupté qui se revivifiait de ses excès mêmes, Colette ordonna une dernière figure. Les trois femmes se disposèrent en levrette, à la file indienne. Colette occupait la place du milieu. Foutue en con par la Pékinoise, elle foutait en cul la mulâtresse dont j’avais, assis sur un siège bas, la tête crépue entre mes cuisses. J’embouchai ses lèvres épaisses et suavement ourlées comme j’eusse enconné une petite jument. Elle me pompa, suça et picota le dard avec un talent de fellatrice dont ces peuples d’Asie, élevés dans le culte de la fornication, ont le secret.

Un doigt plongé dans mon anus, ceux de son autre main me faisant mille pattes, tandis que sa bouche et sa langue multipliaient leurs artifices, la Malabaraise eut raison de ma lassitude. La résistance prolongée de mon organe creva soudain en une jouissance indicible sous l’ardente et acharnée ponction qui me semblait tirer, en un souffle de feu, toute la substance de mon être.

Mourantes de plaisir sous leurs phallus de cire et sous l’agilité du doigt dont elles se clitorisaient mutuellement, les trois gousses s’effondrèrent l’une sur l’autre.

Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

- Allons, ne grogne pas, chéri! Est-ce de ma faute si l’on me suit comme une chienne? me disait Colette, cet après- midi, après m’avoir avoué, avec une tranquille inconscience, qu’elle venait, à l’instant, de se faire lutiner sous une porte cochère.

Mon sang n’avait fait qu’un tour.

- Quoi! il n’y a pas quinze jours que je suis ton amant...

- Eh bien! de quoi ça te prive qu’un zigomar que tu ne connais pas plus que moi m’en ait mis un coup? Est-ce que je t’empêche de baiser qui tu veux?... J’aime la fantaisie et la diversité! Ne t’ai-je pas averti?... Et puis, encore une fois, je te le demande, qu’est-ce que ça peut te fiche qu’un de plus monte sur la voiture?... Mon vieux, t’es pas à la page!...

- Salope!... ça te prend donc comme une envie de pisser?

- Puisque je suis nymphomane, fit-elle avec ingénuité, tout en mirant dans la glace la grâce de son visage.

- Raconte-moi comme ça s’est passé?

- Comment ça s’est passé? Oh! bien simplement! C’était aux Champs-Élysées, je sortais du Fouquet’s;  je croise mon type, je lui jette une œillade, il se retourne, je me retourne; il comprend, fait demi-tour, m’emboîte le pas et m’aborde.

«— Charmante enfant, où courez-vous si vite? — Pas chez mon mari. — Je m’en doute, mais chez quelque amant fortuné? Bien sûr. L’heureux mortel! Ne puis-je me substituer à lui pendant une heure? — Une heure? vous n’y pensez pas, Monsieur! — Eh bien! nous mettrons les bouchées doubles! Ce ne sera l’affaire que d’une demi-heure. — C’est encore trop pour une fantaisie! — Alors, quoi, sur le pouce? Pourquoi pas? En chambre? J’ai horreur du meublé. En voiture? C’est bien banal. Je ne vous propose pas le métro, il n’y a pas d’affluence à cette heure. — Oh! D’ailleurs, lui objectai-je, j’aimerais quelque chose de plus inédit. — Ah! fort bien! fit-il, très amusé; je ne déteste pas non plus l’originalité. Que vous semblerait... voyons... d’une porte cochère? — Ça c’est une idée!» acquiesçai-je.

Nous avons bientôt trouvé une entrée qui se prêtât à ce caprice... Allons, mimi, fais donc plus la tête! Puisqu’on ne se connaissait pas! que personne ne l’a vu et que je te le raconte! Alors! C’est-il pas pleurer pour rien?...

- Pour rien? Tu appelles ça pour rien? que j’en bande seulement d’y penser! Continue, lui dis-je en mordant goulûment ses lèvres cyniques. Vautre-moi dans ta fange!

- C’était, poursuivit Colette, un couloir pas très éclairé, avec une loge en retour et la porte d’entrée ouverte seulement d’un battant. «Voilà qui est à merveille!» dit mon type. Et nous entrâmes. Oh! ce ne fut pas long!... Il m’a poussée dans le coin du battant fermé et m’a dit de me mettre comme pour rattacher ma chaussure.

-Oui, je vois, en levrette! ai-je interrompu. Garce, en levrette, que c’est encore plus salaud!

- Bien sûr, en levrette! tu penses, si debout, c’eût été commode!..

- Ça va!... Enfin, tu lui as donné ton cul!...

- Oh! Qu’en a-t-il vu? Il n’y a pas mis le nez dessus!... J’ai posé le pied sur le chasse-roue, et me suis courbée, faisant mine de renouer mon ruban. Ainsi, en bonne posture, il m’a soulevé la robe et le jupon. J’ai senti sa main qui écartait ma culotte... Je te dis qu’il ne regardait même pas... Tu comprends qu’il fallait que ce soit à l’esbroufe... Un coup de cul: j’avais sa pine dans le con... Mon vieux, c’est entré sans que je dise «ouf!».

- Pétasse! poufiasse!... et tu as trouvé ça bon?

- Tiens, cette affaire! Sûr que c’était bon!...

Lecture d'été : Colette ou les amusements de bon ton

Colette et son amant, avec une amie-amante, sont entrés dans un immeuble.

Se déliant de l’étreinte de l’amie, elle monta jusqu’au palier, s’accouda à la rampe, sa cape retournée sur les reins, et superbe d’insolence, face à la porte de l’appartement, cuisses et cul nus, se mit en posture de levrette.

- Eh bien! Qu’attends-tu? dit-elle à mi-voix en me voyant figé sur place.

J’avoue que je fus sur le point de caner.

- Si tu ne viens pas, je fais un esclandre! menaça-t-elle de là-haut dans l’exaspération de sa nymphomanie.

Je la savais capable de tout, et je vis un moindre risque à lui céder. D’ailleurs, je bandais terriblement. En deux secondes je fus auprès d’elle. Je la pris par les flancs et fis pointer ma verge.

Colette s’en saisit d’une main par-dessous ses cuisses et s’en ouvrit le bijou. Je poussai dur et, mouillée comme elle l’était, d’un coup je l’enfilai.

À nos côtés, Lucine, spectatrice silencieuse et prudente, nous couvrait de son corps. Mes jambes imbriquées à celles de Colette, mon ventre épousant étroitement son cul, je la besognai avec la hâte d’un chien, sans prendre le temps de savourer. Un pressentiment me disait de faire vite. Je mis l’avance à l’allumage ; ah! bougre, si j’en donnais! Une sorte de fureur me faisait heurter avec violence les fesses et fourgonner sans pitié dans les chairs froissées du cul!

- Ah! Qu’il y va de bon cœur! soupirait-elle. Tu as donc le feu au cul! Oh! que tu fais bien ça! Oh ! ces secousses!...

Lucine, par-devant, lui grattait le bouton ; son autre main se jouait sous mes couilles. Il ne me fallut pas plus de dix coups de queue pour jouir. Et dans mon ardeur à lui éjaculer mon foutre au plus profond du conin, je la soulevai par les cuisses au moment où mes canaux rompaient leurs écluses.

Colette se pâmait encore sous les derniers spasmes de mon vit dégorgeant quand la porte s’ouvrit derrière nous. Aussi vite que l’éclair, j’avais déconné, rentré ma queue, rabattu la cape, tandis que Lucine, penchée par-dessus la rampe, s’appliquait à donner le change que nous attendions quelqu’un.

Et nous vîmes passer et descendre une jolie fille de seize à dix-sept ans qui tenait un fox en laisse. La rougeur subite dont se marbra son beau visage de blonde, le regard à la fois gêné et plein de curiosité dont elle nous fixa attestaient qu’elle en avait assez vu pour être édifiée sur les raisons de notre posture.

À mi-étage, elle leva les yeux vers nous, comme sous la force invincible d’un attrait. Colette s’était redressée, et laissant plomber les deux pans de sa cape large ouverte, elle étalait avec affectation jarretières à sa gorge.

Comme la charmante demoiselle s’arrêtait, bouche bée, figée dans le trouble de cette incroyable provocation, ma maîtresse porta la main à sa toison et, l’autre poing sur la hanche, troussant crânement un côté de sa mante, avec l’audace d’une rare impudeur, elle se mit à se branler, d’un geste très Régence. Aussi excitée par ce libertinage que stupéfaite de cette publicité, la belle enfant semblait clouée sur place.

- Eh bien! mignonne, lui jeta Colette d’une voix étouffée, cela ne vous donne-t-il pas l’envie d’en faire autant?

En même temps, elle tirait mon vit de la culotte et, sans plus de façon, de la main qui drapait sa cape, elle se mit à me masturber.

Alors, à notre stupeur, nous vîmes la fille nous faire face, trousser sa robe par-devant, en nous souriant de la plus gracieuse manière, entrebâiller décemment son pantalon de batiste, et sur un ordre bref, son fox se dresser et lui planter son museau sous la motte.

Adossée à la muraille, les pattes du chien dans ses mains, son bleu regard sur nous, elle semblait accorder son plaisir au rythme de la triple branlade dont Colette et Lucine lui donnaient le régal. En quelques lapements elle parut chanceler, fléchit sur ses genoux et nous perçûmes les halètements de sa jouissance, juste comme, à travers les volutes de fer forgé, les flocons de mon sperme s’épanchaient dans le vide.

Ses jupes retombèrent; elle nous salua d’un air correct, et disparut dans la marge de l’escalier.

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