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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:07

Depuis que notre Méluche national, dans une posture gaullienne, s’est érigé au-dessus des partis, pour lancer sa candidature présidentielle, il ne se sent plus mictionner. Il a lancé « l’appel de la France insoumise » ! Eh oui ! la conjonction des corses incendiaires, des cochonniers et taxis bloqueurs de route et autres corporations en colère doit le porter vers des lendemains qui chantent et aux portes de l’Elysée.

Et même le petit patron poujadiste a droit de cité dans sa France insoumise !

De quoi Mélenchon est-il le nom ?

Pour Mélenchon tout est bon, même un article du Figaro de Dassault – il est vrai un ex-collègue du Sénat* – sur un jeune restaurateur posant, tout faraud, auprès d’un tableau noir où il affiche donc que dans son resto si les chiens sont admis, pas les banquiers.  Et le porte-parole auto-proclamé de cette France insoumise de la dire fière de cette initiative pleine de bon sens !

On n’aura pas l’outrecuidance de demander au lider maximo de la vraie gôche s’il a réfléchi aux déclinaisons de ce genre de slogan. Ou même d’imaginer ce style d’affichage dans les années 30 du siècle dernier. Ou plus prosaïquement comment le fiérot reconnaît un banquier dans ses clients.

Juste quand même lui suggérer de peut-être faire une petite recherche sur gougol avant de se lancer dans la glorification d’un jeune insoumis.

Car ce brave garçon a failli être son concurrent aux élections présidentielles de 2012.

Ses cibles : la finance, les fonctionnaires et les sénateurs ! C’est ce que lui aurait appris la lecture de Metronews du 10 octobre 2011.

« A la tête d'une bonne table de Rueil-Malmaison, Les Ecuries de Richelieu, le jeune boss nourrit un rêve insolite : être élu président de la République française. "Il y a beaucoup de charlatans qui se présentent, prévient-il. Pour moi, il serait impensable de venir faire le clown à une élection." […] Sa bête noire, ce sont les fonctionnaires, bien trop nombreux selon lui. Il veut geler leur salaire, supprimer 80.000 postes par an, privatiser les entreprises publiques, privatiser Pôle emploi, revenir aux 39 heures hebdomadaires. Son rêve est de liquider la "maison dorée" du Sénat pour reverser "300 millions d'euros au profit des étudiants boursiers". » Mais son programme, assez hétéroclite, prévoit aussi de nationaliser les banques – il leur en veut à juste titre pour ne pas avoir obtenu des prêts – et de construire 300 000 logements sociaux par an.

Faute des 500 signatures, il n’a pu défendre ses chances.

Voilà donc le personnage que Mélenchon hisse sur le pavois de la France insoumise !

 

* Rappelons à ses plus jeunes laudateurs que, dans une vie antérieure, le grand IMPRECATOR fut, grâce à l’honni parti qu’il vilipende aujourd’hui, le plus jeune sénateur de France en 1986 !

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 16:24

De profundis circonflexus ?

 

Ô Muse prête ta lyre à Pascal Praud et consorts, lancés dans un des combats des plus fameux qui se déroule sous nos cieux : la disparition de l’accent circonflexe !

En effet, ce grand journaliste sportif, se lance dans un sport de combat très pratiqué dans l’hexagone : la lutte contre toute retouche, fût-elle minime, de l’orthographe !

La bataille du cirCONflexe

Kôlôssâle finesse que ce chomage qui ne baisserait pas plus s’il avait perdu son accent inutile ! D'autant plus Kôlôssâle que le o n'est pas concerné !

 

Aussitôt le chœur des rétropenseurs se déchaine !

Et à lire les réactions on constate que la microcéphalie a fait des ravages bien avant le virus Zika.

La bataille du cirCONflexe

Un appel martial à la mobilisation générale est lancé par un grand défenseur de la langue française qui a choisi un pseudo anglo-saxon et qui s’emmêle dans ses majuscules (marseillais, Chti).

La bataille du cirCONflexe

Madame Parisot donne dans une sobriété très Sully-Prudhommesque : « Le vase où meurt cette verveine/D'un coup d'éventail fut fêlé » ; pour elle c’est sa douce âme qui est fêlée ; âme qui, cependant, gardera son accent !

La bataille du cirCONflexe

Passons sur le brave garçon qui n’ayant rien lu a peur que l’on confonde sur et sûr !

La bataille du cirCONflexe

Dans le même style de stupidité on a la touitteuse qui redoute que l’on confonde et du sauf que comme sûr l’accent est maintenu.

La bataille du cirCONflexe

Ne passons pas, en revanche, sur ce gâs de la marine qui révèle ses tendances pédophiles ! Et comme le prédécesseur il n’a pas lu le texte qu’il attaque sottement.

La bataille du cirCONflexe

Subtilement un autre réussit à rapprocher l’accent prétendument exclu avec  des migrants reconduits à la frontière (humour de droite ?), sauf qu’il met en cause le pôv Finkie qui n’y est, du coup, strictement pour rien !

La bataille du cirCONflexe

Outre que le texte académique – au sens propre – ne prévoit pas la suppression de ce vénérable accent pondre un # en anglais de bazar pour le défendre est cocasse.

La bataille du cirCONflexe

Là on va atteindre le sublime ! le Môsieu, dont la réflexion sur la langue doit tendre asymptotiquement vers le zéro, nous annonce le commencement de la fin : l’anarchie nous menace, comme les chars soviétiques en 1981!

La bataille du cirCONflexe

Ce semi-lettré qui n’a pas dû lire une ligne du paragraphe sur ce fameux accent, donne dans la même veine catastrophiste. Un seul accent vous manque et la langue est ravagée !

La bataille du cirCONflexe
La bataille du cirCONflexe

Là, avec nos deux ripoublicains, on atteint le sommet de l’abjection qu’on frôlait avec la comparaison avec les migrants : « Je suis Charlie », détourné par ces deux gaillards qui récitent visiblement des éléments de langage*, c’est assez indigne.

La bataille du cirCONflexe
La bataille du cirCONflexe

On peut noter au passage que notre grand journaliste sportif n’hésite pas à relayer de grands défenseurs non seulement de l’accent prétendument menacé, mais aussi de la nation qui ne l’est pas moins ! Qu'il reçoive leurs messages, soit, mais qu'il les reprenne à son compte montre que les préventions à l'encontre du FN ont disparu, en tout cas les siennes, s'il en a jamais eu !

La bataille du cirCONflexe

Le mur du çon cher au Canard est pulvérisé par ce personnage (qui a quand même oublié de fustiger la fossoyeuse du latin, du grec et du français, la remplaçante de Madame Taubira comme tête de turc de la droite et de l’extrême-droite, Madame Najat Valaud-Belkacem, mais c’est implicite).

L’immortel auteur des Rois maudits, l’ex Ministre de la Culture de Pompidou qui fustigeaient les directeurs de théâtres qui venaient avec la sébile dans une main et le cocktail molotov dans l’autre, doit se tordre de rire dans son tombeau de passer pour un fourrier de l’anarchie ! Car c’est lui, Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française, qui avait officiellement présenté le rapport sur les rectifications de l’orthographe, le 19 juin 1990 devant de Conseil supérieur de la langue française.

Ce texte publié au Journal Officiel de la République Française le 6/12/90 était en fait déjà applicable en principe depuis cette date.

Extraits du rapport concernant l'accent circonflexe.

Si M. Praud et ses émules s’étaient donné la peine d’aller LIRE le texte de l’Académie française, ils auraient pu, dans la partie concernant le fameux accent circonflexe, constater que la réforme est des plus timides. On conserve donc cet accent sur la a, e et o ! L’âme de Mâme Parisot (comme dirait Sarko) doit être rassurée. On ne le supprime que pour i et u, sauf dans les mots pris pour faux exemples par les supporters de Praud : jeûne, sûr, dû, etc.  (et bien sûr dans les conjugaisons).

 

Je laisse la conclusion à M. Luc Cedelle.

La bataille du cirCONflexe

* éléments de langage : la preuve en est donnée avec les deux frères (ennemis) de la côte Estrosi et Ciotti, unis dans la sottise crasse !

Tiré d'Arrêt sur images

Tiré d'Arrêt sur images

Le Figaro mérite une mention spéciale dans l'ordre de la çonnerie qui est surpris par une réforme qui date de 1990 !

Tiré d'Arrêt sur images

Tiré d'Arrêt sur images

Les ripoublicains ont donc foncé à l'assaut. On trouve aussi, bien sûr, Brighelli et le SNALC. Et, à l'extrême droite, le groupusculaire syndicat étudiant UNI qui trouve le moyen de faire deux fautes d'ortografe dans son communiqué.

A noter que Mme Valaud-Belkacem, à qui s'en prennent les imbéciles d'UNI, avait 13 ans quand ces rectifications de l'orthographe ont été adoptées, non pas par le Ministère de l'Education nationale qui n'a pas pouvoir en la matière, mais par le Conseil supérieur de la langue française.

Tiré des Décodeurs du Monde

Tiré des Décodeurs du Monde

Cerise sur le gâteau, Florian PHILIPPOT, le faraud du FHaine, qui croit subtil de faire une belle phrase avec pas moins de quatre ^ qui, tous les quatre, restent, démontrant, si besoin était, qu'il n'a pas lu une demie ligne du texte qu'il attaque bêtement.

La bataille du cirCONflexe

Rassurons Estrosi, Ciotti, Brighelli, Philippot et les autres : le mot ÂNE garde bien son accent circonflexe !

En complément :

A lire Du génie françois et de la querelle du tilde circonflexe

 

Extrait

 

"Pour un tilde circumflexe, un trait d’union, et de menus changements, ce sont les troubles de religion que l’on déclenche. Et l’on invoque, contre tout sens commun, l’histoire, les racines, Dieu, Mont-joie et saint Denis. Pour une Pipistrelle devenue chauvesouris et une feuille de lotus, grimée en nénufar, on crie à Valmy, à la Patrie en danger, à la ligne Maginot."

 

Johan HUFNAGEL

 

La ridicule et dérisoire nouvelle guerre de l'orthographe

 

Extrait

 

"La bataille de l’orthographe est donc relancée, mais de façon particulièrement dérisoire. Quel tintamarre en effet! Toutes les oies de la capitale criaillent, comme si les barbares étaient dans nos murs, qu'ils menaçaient d’égorger les enfants, de violer les femmes, de mettre le feu à notre civilisation. Les vaches sacrées meuglent à fendre l’âme de la France, tel l’académicien Jean d’Ormesson qui dénonce une réforme de l’orthographe, pourtant validée il y a plus de vingt ans par l’Académie française à laquelle il appartenait déjà, ce qui devrait être une sérieuse garantie d’immobilisme. Ça n’empêche pas "Jean d’O" de faire rouler des yeux bleus du tonnerre et des imprécations éclairs : « On ne réforme pas l’orthographe quand il y a des paysans qui se suicident », a-t-il tonné sur RTL. Pardon, Saint Jean Bouche d’OOOOOR, mais qu’est-ce que cette tragédie sociale de la paysannerie  a à voir avec l'orthographe ? Rien, cela va de soi. Les agriculteurs en souffrance servent juste à D'Ormesson d'effets de manche - ou  de mouchoir - pour régler d’autres comptes, mener d’autres combats!"

 

Nicolas Domenach

L'Académie française UNANIME

Grave ou circonflexe


Voici une bonne polémique comme la Frrrrâââânce éternelle en a le secret !
L’académie française (repaire de gauchistes comme chacun sait...) a voté il y a 25 ans en 1990 une "orthographe rectifiée". Le bulletin officiel spécial de l’Education nationale n°11 du 26 novembre dernier (celui où sont publiés les nouveaux programmes) rappelle (pages 23, 114 et 236) que “L’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990.”. TF1 dans un texte sur son site (le 03/02/16) puis un reportage présente comme un scoop le fait que les manuels scolaires vont devoir enfin en tenir compte et porter un macaron portant la mention "Nouvelle orthographe". Il semblerait que des éditeurs de manuels, en mal de publicité et dans des stratégies de concurrence, aient communiqué sur ce fait comme le souligne Marie Estelle Pech dans Le Figaro du Vendredi 5 février : “Comment faire parler de soi à peu de frais lorsqu’on est un éditeur de manuel scolaire en quête de ventes ? Promettre que la « réforme de l’orthographe » sera appliquée dès la prochaine rentrée dans tous les manuels de primaire…”. En fait, c’est en principe déjà le cas depuis 2008 (même si c’était plus discret et que tous les manuels ne le faisaient pas). Notons par ailleurs que le nouveau socle commun et les nouveaux programmes de 2014-2015 ont eux-mêmes été rédigés en respectant ces recommandations orthographiques (et les Cahiers Pédagogiques l’appliquent aussi depuis longtemps !). Donc, si on résume, il n’y a rien de neuf et d’original dans cette information, ce qui est présenté comme une “réforme” (le mot qui fait peur aujourd’hui) est la continuité d’un processus engagé depuis 25 ans ! Mais tout le monde (ou presque) s’est engouffré dans ce pseudo buzz qui combine tous les ingrédients des polémiques actuelles notamment dans l’éducation : immédiateté, non vérification des sources et copiage circulaire, nostalgie, déploration, sentiment d’expertise de tous...
Si cette polémique est le résultat d’une stratégie marketing et d’une logique médiatique, elle a aussi un soubassement politique et idéologique. Très vite, on a vu sur les réseaux sociaux des hommes politiques et des syndicats de droite s’indigner contre cette “réforme” (pourtant initiée par Maurice Druon !) et fustiger la “baisse du niveau”, le “nivèlement par le bas” et la politique égalitariste et laxiste de la Ministre (qui devait être elle même à l’école primaire en 1990) parce que l’on rectifie l’orthographe de 2000 mots et qu’on supprime quelques accents circonflexes. On retrouve des ingrédients déjà présents dans la composition de la polémique autour du latin : défense de la “Culture éternelle” forcément menacée, référence à l’élitisme républicain, déploration, attaque contre des experts jugés irresponsables et méconnaissant le terrain. Michel Lussault, président du Conseil Supérieur des Programmes interviewé par Sandrine Chesnel de L’Express y voit clairement une manipulation politique et déclare “Je suis très choqué de voir que des enseignants, des éducateurs, n’hésitent pas à falsifier la réalité en faisant un rapprochement qui n’a pas lieu d’être avec la réforme du collège. Chacun a le droit de critiquer l’action du ministère, mais cette critique ne peut pas reposer sur des mensonges éhontés. ”. Plus largement, cette polémique sert aussi de révélateur à tout un tas de rancœurs exprimées de manière de plus en violente et excessive. Et on a même l’impression que la Ministre semble désormais catalyser sur sa personne les haines qui étaient jusque là concentrées sur Christiane Taubira...
Le cabinet de la Ministre devant l’emballement a aussi été obligé de produire un communiqué. A moins que la manipulation politique et médiatique l’emporte, on peut espérer que le soufflé retombe aussi vite qu’il est monté. Heureusement, à côté des articles et reportages télévisés surfant sur la nostalgie on a vu très vite apparaitre (sans ^) des articles faisant un vrai travail d’investigation et de mise en contexte et dégonflant le buzz et les fausses rumeurs. Ainsi, c’est le cas, d’un article de la rubrique “Les Décodeurs sur le site du Monde ou encore une intervention sur Europe1 ou on parle de “ tempête dans un verre d’eau”. Plus surprenant, le titre de Marianne : Quand Twitter s’excite pour rien. Signalons aussi le texte de Louise Tourret sur Slate.fr ainsi qu’un billet du blog Charivari à l’école J’enseigne en nouvelle orthographe et... tout va bien. et pour finir on peut aller lire le texte plein d’humour et d’ironie de Johan Hufnagel dans Libération . Je vous le laisse découvrir, un pur régal.
Pour nous résumer, ce qui se passe depuis trois jours est le produit d’une double logique. D’abord une logique de marketing : certains éditeurs de manuels scolaires ont décidé de communiquer là dessus pour relancer un peu de publicité et surtout reconquérir des parts de marché en mettant en difficulté ceux qui ne voulaient pas appliquer ces recommandations. Ensuite une logique médiatique. TF1 a construit de A à Z le " buzz" autour de cette info en prospérant sur terreau très fertile de la nostalgie et de la déploration (" tout fout le camp, ma bonne dame, même les accents circonflexes !”) et tous les journaux et les réseaux sociaux s’y sont engouffrés.
Débat classique dans l’éducation aux médias : si on peut rétorquer que dès l’instant où c’est en débat dans l’opinion il faut que la presse en parle, on peut aussi considérer que les journalistes ont une responsabilité dans le choix de ce qu’ils mettent à l’agenda ou pas et dans la hiérarchie de l’information…
On aurait pu se dispenser de tomber dans ce double piège et éviter de s’exciter sur le circonflexe pour mettre l’accent sur des difficultés plus aigües et des causes bien plus graves...

P. Watrelot

Revue de presse du CRAP Cahiers pédagogiques

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 16:57

Ou les interminables tribulations d’un vieil abonné d’ex-France télécoms et d’internet Orange : de l’art de dégoûter le client.

Or donc, sur mon portable, daté du 28/01/16 je vois apparaître un texto  d’Orange m’avertissant que je n’avais plus que quelques jours pour bénéficier d’une remise personnelle sur les offres ADSL le tout assorti d’un code privilège et d’une adresse internet.

ORANGE : mécanique commerciale  étrange

Je vais voir. Je tente de tester mon « éligibilité » aux offres : là chou blanc, car l’adresse et le n° de la ligne ne suffisaient pas, il fallait préciser le nom du prédécesseur ! Un peu loufoque comme demande.

J’ai fait comme si, et, dans les offres donc je m’arrête sur celle de Livebox Jet qui offrait l’avantage d’une installation par un technicien qui lui ne serait pas rebuté par des modes d’emplois écrits que pour ceux qui les ont rédigés. Et, en prime, un espace de stockage décent.

ORANGE : mécanique commerciale  étrange

Et là je tombe sur cette page des plus étranges qui m’oblige à demander un appel  téléphonique pour un éventuel changement de « box » d’accès à Internet.

Demande d’appel donc, sonnerie quasi immédiate. Mais, la personne, charmante au demeurant, doit être dans un centre d’appel qui gère toutes sortes de situations. Il faut donc lui expliquer. Je lui parle de mon magnifique « code privilège » : elle me rétorque que ça ne marche pas pour cette demande.

Puis ça coupe.

2e essai, là une voix d’homme teinté d’accent que je dirais casablancais, re-explication, du coup le code privilège n’est pas rejeté, mais il suspend l’échange pour vérifier si ça marche ; code demandé, nouvelle suspension qui se prolonge ; le code semble enfin accepté ; je lui parle alors de l’offre liée de téléphones « duo » : non là ça dépend d’un autre service Orange.  Est-ce que je veux le branchement TV : et oui, c’est même beaucoup pour cela que j’apprécierais un technicien. Oui, mais faut laisser une caution pour le décodeur TV : pas de problème. Alors donnez-moi les coordonnées de votre Carte bleue !

Comment ne pas se rappeler des conseils répétés de ne pas donner justement ces éléments par téléphone ? Du coup, c’est moi qui ai coupé là !  

Alors que n’importe quelle boîte de vente par Internet offre la possibilité, en passant d’un écran à l’autre, de remplir son caddy virtuel, puis de régler le tout par paiement sécurisé  carte bleue ou paypal, ici, un fournisseur d’accès à Internet est infoutu de le faire et oblige à un échange téléphonique.

  Merdre : le père UBU a pris la tête d’Orange !

 

 

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 21:53
WAUQUIEZ le Cynique et ses portiques

Wauquiez promet, Wauquiez tient ! Dans ses promesses de campagne électorale : l’installation de portiques de sécurité à l’entrée des lycées.  Il va le faire ! Que techniquement selon les proviseurs faire rentrer les élèves en temps et en heure deviendrait impossible, que même cette installation serait source de danger, qu’importe. Ça impressionne l’opinion, c’est tout ce qui compte.

WAUQUIEZ le Cynique et ses portiques

"On ne peut pas laisser de côté nos établissements scolaires" face à la menace terroriste. "Là, on a un retard immense car on part de zéro", a fait valoir le secrétaire général des Républicains, lors d'un point de presse tenu à Lyon. Laurent Wauquiez, qui était accompagné du député (LR) du Rhône, Georges Fenech, du chef de file régional du MoDem, Patrick Mignola, et du maire (UDI) de Chamonix, Eric Fournier, lors de sa campagne des régionales. Wauquiez, l’élu qui tient les promesses du candidat, va donc installer "dans tous les établissements dont la région a la responsabilité" (c’est-à-dire, en principe, lycées, maisons familiales rurales et centre de formation des apprentis) des portiques de sécurité. Il se donne un an pour "lancer la protection de la quasi-totalité des lycées de la région". (Huffington Post)

  Gérard Heinz, secrétaire académique du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN) a beau jeu de mettre en relief  le temps nécessaire à de tels contrôles : "Si l’on part d’un lycée type d’à peu près 1 000 élèves et qu’on arrive à faire passer chaque élève en l’espace de 3 secondes – ce qui est très rapide et ce qui veut évidemment dire que tous les élèves acceptent d’ouvrir leur sac et ne rechignent pas... – il faut 73 minutes pour faire passer tout le monde. Je ne sais pas comment des élèves vont réussir à arriver à l’heure en cours avec cela". Et de remarquer que « si vous mettez des portiques de sécurité, ça va créer des attroupements devant les lycées, ce qui n’est pas une très bonne chose en termes de sécurité. ».

Ce que confirme, Eric Debarbieux dans AJEDUC qui explique que « Au nom même de la « protection situationnelle » cette proposition est techniquement inepte. Tout point de concentration est potentiellement une cible. Les portiques non seulement concentrent les personnes mais de plus les fixent. » D’autant qu’ « Il est difficile de compter sur la politesse du gentil terroriste qui va choisir de passer les portiques avec sa kalachnikov ou sa ceinture explosive alors qu’un lycée s’étend sur parfois plus d’un hectare. Il en va de même de la vidéoprotection. Espérer qu’elle effraye le terroriste est d’une naïveté déconcertante : tout school shooting est un drame de la communication, où être visible par vengeance ou par revendication est indispensable ! ». Et il ajoute « 95% des faits de violence scolaire sont commis en interne. Penser qu’on traitera cela en enfermant l’école sur elle-même est une mollesse de la pensée et une méconnaissance de la réalité. ».

Gérard Heinz, lui, rappelle quelques propositions très simples telles que mettre les loges d’accueil au niveau des grilles d’entrée ou diversifier les systèmes de sonorisation  des alarmes pour les exercices d’évacuation, etc. « Ce sont des choses toutes bêtes, très concrètes », mais qui ont l’inconvénient de ne pas être spectaculaires ni de se prêter à des envolées populistes.

 

Sources :

http://www.huffingtonpost.fr/2015/11/21/menace-terroriste-laurent-wauquiez-portiques-videosurveillance-lycee_n_8615842.html

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Education/Portiques-de-securite-dans-les-lycees-Wauquiez-passe-a-l-action

http://www.cahiers-pedagogiques.com/Revue-de-Presse-du-mercredi-27-janvier-2016

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:08
BOURDOULEIX : un Maire de Cholet sans vergogne !

OUEST-FRANCE 16/12/2015

Gilles Bourdouleix ne se mouche pas du coude. Le Maire de Cholet tout esbaudi d’avoir vu la Cour de cassation annuler sa condamnation pour apologie de crime contre l’Humanité ne se sent plus mictionner. Sans vergogne il annonce vouloir poursuivre le journaliste et son journal pour préjudice moral(sic).

 

Retour en arrière : le 21 juillet 2013, l’irascible député-maire de la capitale du mouchoir, Cholet, vers 18h, a des échanges plus aigres que doux avec des gens du voyage. Ils s’étaient installés, sans autorisation, sur des terres agricoles et quatre policiers avaient été requis pour leur demander d’évacuer. L’ambiance est des plus tendues et quelques gens du voyage font le salut hitlérien au passage de Bourdouleix. Et notre Maire de dire à haute et intelligible voix : « Comme quoi Hitler, il n’en a peut-être pas tué assez ». Le journaliste du Courrier de l’Ouest – journal local qui n’a rien d’un brûlot gauchiste – présent à ses côtés, enregistre la phrase. Et, il en rend compte dans son article. Bourdouleix nie avoir prononcé la phrase. Si bien que le 24 juillet le Courrier de l’Ouest met en ligne l’enregistrement. L’élu s’enferre dans son mensonge en prétendant que c’est truqué. "C'est une bande originale sans bidouille", affirmeront les enquêteurs du SRPJ d'Angers chargés de l'enquête, après vérification par la police scientifique et technique. Non content de ne pas assumer ses propos il essaiera ensuite stupidement de les transformer.

L'enregistrement authentifié

Au bout du compte, le procureur le renvoyait devant le Tribunal correctionnel "pour apologie de crime contre l'humanité d'une part, injure et diffamation d'autre part." Injure et diffamation à l’encontre du journaliste et de son directeur.

 

Le 23 janvier 2014, Gilles Bourdouleix fut condamné par le tribunal correctionnel d'Angers à 3 000 euros d'amende avec sursis pour apologie de crime contre l'Humanité, dans l'affaire des gens du voyage. Il a aussi été condamné à 600 euros d'amende avec sursis pour injure et diffamation envers le journaliste du Courrier de l'Ouest Fabien Leduc qu'il avait traité de "petit merdeux".

En août 2014, notre député-maire de Cholet avait été condamné en appel à 3000 euros d'amende pour "apologie de crime contre l'Humanité", par la Cour d'appel d'Angers.

C’est ce jugement en appel qui vient d’être cassé. Mais la Cour de Cassation ne remet pas en cause l’attendu de la Cour d’appel : "En exprimant publiquement, et à voix suffisamment audible pour être enregistrée (...) son regret que le crime contre l'Humanité exercé par les autorités allemandes contre les gens du voyage durant la Seconde Guerre mondiale n'ait pas été mené assez loin, le prévenu a bien fait une telle apologie" [de crime contre l’Humanité]. Elle conteste que les propos attestés ont été "proférés"*, "c'est-à-dire tenus à haute voix dans des circonstances traduisant une volonté de les rendre publics". En "statuant par des motifs dont il se déduit que les propos ont été tenus par leur auteur dans des circonstances exclusives de toute volonté de les rendre publics, la cour d'appel a méconnu les textes susvisés et le principe ci-dessus énoncé". En terme plus simple : Bourdouleix a bien dit "Comme quoi Hitler, il n'en a pas tué assez, hein…" et alors que le propos a été tenu devant un journaliste, dont il ne pouvait ignorer la présence, l’indulgente cour a estimé qu’il se parlait à lui-même.

Ses propos sont donc abjects, mais à son seul usage, si on comprend bien.

Sans vergogne donc, Bourdouleix fait dire par son avocat qu’il a retrouvé son honneur, qu’il a été calomnié et prétend du coup poursuivre le journaliste et le journal. Avec de tels personnages, le pire est le plus probable car comme disait Desproges ils osent tout et c’est à cela qu’on les reconnaît.

 

Source : le dossier du Courrier de l’Ouest

 

*  PROFÉRER, verbe trans.

[Le suj. désigne une pers.] Dire, prononcer (des paroles) à voix haute; exprimer (une opinion, un jugement) par la parole (souvent avec force, véhémence ou violence) (CNRTL)

 

 

 

 

PS Qui n’a rien à voir : la dérive progressive vers le sectarisme

Un ex-collègue, avec qui j’ai partagé les réflexions d’Education & Devenir, dans un post du 14/12/15, félicite l’exclu du PS alsacien qui s’est maintenu et qui, selon lui, maintient son score du premier tour. Outre que J.-P. Masseret était le Président sortant de l’ex-région Lorraine, il a perdu des plumes d’un tour à l’autre passant de 16,11 à 15,51%, dans un contexte électoral où le FN avec 36,07% devançait nettement la liste de droite à 25,83%. Si Richert, droite, l’a emporté, c’est qu’il a rallié une large part des abstentionnistes du 1er tour mobilisés au 2e, mais aussi des suffrages de gauche et même autonomistes en Alsace. Il fait plus que doubler ses suffrages de 460 000 à 1 000 000 !

Miraculeusement, par cette rébellion qui pouvait amener Philippot, FHaine, à la victoire, Massenet et les siens, de 'sociaux-traîtres', deviennent des voix progressistes qui continueront à se faire entendre !

 

Ce ne sera pas le cas dans le Nord-Picardie ni en PACA, ajoute-t-il, regrettant donc implicitement les retraits du PS. Or le maintien assurait la victoire de Marine et Marion en Nord-Pas de Calais-Picardie pour la tante et PACA pour la nièce !

 

Quant à la région corse, dirigée maintenant par des régionalistes, va-t-elle nous faire le coup des Catalans ? Il suffit de regarder les résultats pour constater qu’avec un peu plus du tiers des voix, les natios sont loin, très loin, de réunir une majorité indépendantiste.

 

Mais finalement ce collègue mélenchonniste illustre le fameux slogan, cher à Pierre Dac : contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre !

 

Prenons donc le parti d’en rire !

 

 

Les louanges de mon collègue 'honoraire' et néanmoins mélenchonniste prennent encore plus de saveurs avec la brève du Canard Enchaîné du 22/02/17

BOURDOULEIX : un Maire de Cholet sans vergogne !
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 22:30
La laïcité en faux-procès

Un pseudo professeur de sociologie intente un procès en dogmatisme à la laïcité, par une grossière confusion avec un athéisme qualifié de fanatique !

 

La sociologie est parfois un  pavillon de complaisance pour des idéologies fumeuses. Faut-il rappeler qu’un éminent professeur de sociologie, Michel MAFFESOLI, a pu donner un doctorat à Elisabeth Tessier, une Madame Soleil un peu plus chicos ! Et c’est cet éminent sociologue qui signe une tribune dans Libération dont le titre même - Du fanatisme athée au fanatisme dévot – laisse deviner l’élucubration intellectuelle qu’il va développer.

En effet, à l’issu d’une véritable bouillie conceptuelle où il confond, athéisme et laïcité, il assène : « C’est en ce sens qu’à l’encontre de la «doxa» dominante, on peut dire que c’est l’intégrisme laïque qui, sans bien sûr en être conscient, est le fourrier des positions et des actes extrémistes. »

 

Certes, les soi-disant laïques, style Riposte raciste, sont à la laïcité ce que les daechiens sont à l’Islam. Ils en ânonnent le verbe, ils en nient l’esprit. Mais les daechiens n’ont pas eu besoin du repoussoir de ces faux-laïques pour recruter.

La laïcité ne se situe absolument pas sur le même plan que la religion, encore moins comme une rivale. Opposer un fanatisme laïque à un fanatisme religieux est un non sens. Et feindre de confondre laïcité et athéisme – en convoquant le pauvre Rousseau à l’appui – démontre, si besoin était après l’épisode Tessier et des nominations plus que douteuses dans des instances universitaires, la totale absence d'honnêteté intellectuelle du personnage.

Est-il besoin de lui rappeler les deux premiers articles de la loi de 1905 dont nous fêterons le 110e anniversaire le 9 décembre ?

Article 1

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte…

 

Aucun fanatisme athée dans ces articles. La République ne veut pas instaurer une sorte de religion civile, non plus. Comme son titre l’indique il s’agit uniquement de la séparation des églises et de l’état. Avec une double conséquence : la parfaite neutralité de l’état (donc de tous ses bâtiments et agents) et le refus du cléricalisme, cette propension des religions à vouloir imposer leurs dogmes à l’ensemble de la société civile.

Et le rationnel ne s’oppose pas à l’émotion ou aux affects, il s’oppose à l’irrationnel. Et quoi de plus irrationnel que la barbarie ?

 

Emotion, affects, passions se situent dans une toute autre sphère, qui s’exprime dans l’art notamment. Et le laïque convaincu, athée, agnostique ou croyant, s’il estime qu’en politique il vaut mieux s’adresser au cerveau qu’aux tripes,  est capable de vibrer en écoutant le Chœur des esclaves du Nabucco de Verdi ou en regardant Guernica de Picasso à Madrid ou en se récitant Le dormeur du val de Rimbaud…

« Les communautés sont là », nous assène le professeur.

Mona Ozouf, dans « Composition française » a bien montré comment on pouvait tout à la fois se sentir Bretonne, Française et Européenne. Autrement dit, une personne ne se réduit pas à une communauté, plus ou moins mythique d’ailleurs. Et le repli communautaire parfois stigmatisé est plus sûrement provoqué par la xénophobie que par la laïcité.

 

Déduire de massacres perpétrés par de vrais fanatiques – enfermés dans leur bulle, imperméables justement à toute émotion ou affect et animé par la seule passion de détruire et se détruire – un besoin religieux retrouvant une indéniable force et vigueur est des plus consternants. Le vocabulaire employé est d’ailleurs surprenant, puisque ce qu’il appelle un sacral diffus contaminerait la sphère politique et il estime qu’il faudrait savoir accompagner cette contamination !

La laïcité est indispensable pour justement éviter cette contamination à laquelle d’ailleurs nous invitent plus les bigotes de l’anti mariage pour tous, qui ne peuvent admettre que leurs dogmes ne s’imposent pas à tous, que d’autres religionnaires.

Et des batailles sociétales, pour le droit à décider de sa mort dans la dignité par exemple, sont encore à gagner contre les cléricalismes.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 16:03
Crèches de Noël : provocations de droite extrême

Á la tête de l’art, Ménard !

Alleluia ! La rapporteure du conseil d’état, vendredi 21 octobre 2016, recommande à la section du contentieux d’autoriser l’installation des crèches de Noël dans les bâtiments publics.

Mais avec une subtilité digne des plus grands casuistes, elle met comme condition première que cette installation n’ait pas une « intention religieuse ».

Ces crèches temporaires, qui naissent au XVIe siècle, sont censées représenter la naissance du « fils de dieu », pour les chrétiens ; mais on pourrait donc les installer sans intention religieuse ! Et dans quelle intention donc ? La rapporteure de répondre : que cette manifestation revête un  «caractère d’une manifestation culturelle ou au moins festive ». Pour le côté festif, on pourrait penser que le sapin de Noël avec ses boules et ses lumières clignotantes pourrait suffire au bonheur des petits et des grands.

Pour ce qui est du culturel – si l’on met de côté les santons provençaux authentiques qui témoignent d’un art populaire – l’horrible crèche ménardesque relève d’une courageuse initiative pour réhabiliter la statuaire saint-sulpicienne, avec une audace de mise en scène avec ce bout d’auvent en toile mal tendue, en guise de crèche. Mais après tout, cet avant-gardiste peut invoquer les ready made de Duchamp à la suite de son célébrissime urinoir signé R. Mutt 1917 (Fountain).

 Les conclusions de la rapporteure, si elles sont adoptées par le conseil d’état, loin d’éteindre tout contentieux, vont au contraire les attiser. Car, à l’évidence, pour Ménard, pour Retailleau, pour l’extrême-droite et la droite-extrême, l’invocation des fameuses "racines chrétiennes" est, avec ces horreurs, plus qu’ostentatoire !

Crèches de Noël : provocations de droite extrême

Ouest-France 04/12/2015

Le petit jésus entre le boeuf Retailleau et l'âne Ménard

Le petit jésus entre le boeuf Retailleau et l'âne Ménard

Les crèches : une coutume, une tradition culturelle que dis-je un héritage culturel comme le clame l’héritier de Retailleau à la tête de la Vendée !

 

Cette tradition était-elle donc menacée par une horde de libre-penseurs marteau au poing et faucille entre les dents, dévastant les crèches de nos églises et cathédrales, comme des intégristes cathos en Avignon vandalisant les œuvres de Serrano ? Que nenni, ces horribles laïcards, comme osent dire les cagots, se sont contentés de demander l’application de la loi du 9 décembre 1905,  Article 28 « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. ». Que se contente aussi de rappeler un vademecum de la Laïcité de l'Association des Maires de France (p. 16).

Non sans cynisme, un plumitif de l’Opinion (confidentiel journal de droite extrême) ose écrire : « A l’approche de décembre, la polémique sur les crèches dans les mairies resurgit. » Faut-il rappeler que si polémique il y a, elle est née de la provocation de quelques élus d’extrême droite ou de droite extrême ?

La crèche-Retailleau dans le hall de l'hôtel du département de la Vendée !

Car que l’on sache, cette fameuse tradition culturelle, cette coutume ancestrale voyait des crèches plus ou moins monumentales s’ériger dans les églises. Et les foyers plus ou moins catholiques sortaient les figurines du papier de soie, chiffonnaient du papier kraft imitation montagne, et installaient leur crèche familiale où le petit jésus n’apparaissait entre le bœuf et l’âne gris que le 24 décembre après la messe de minuit !

Mais à quand remonte la présence d’une crèche dans la Mairie de Béziers (d’une laideur extrême d’ailleurs) ? A la décision du Maire FHaineux, Ménard, l’an passé. A quand remonte la présence d’une crèche dans le hall de l’Hôtel du département de la Vendée ? Non pas au Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon, le seigneur et maître de longues année, mais à son fils spirituel qui l’a évincé, le Brutus-du-bocage, Retailleau, l’an passé. Qui donc a lancé cette polémique stérile sinon ces personnages par leurs provocs puériles !

 

Après tout, pourquoi pas ? Il y a bien des pères Noël qui peuvent distribuer des cadeaux aux petits nenfants dans des salles municipales.  

La crèche à Ménard qui prouve qu'en Galilée, juste au début du 1er siècle de notre ère, on pratiquait le camping (un peu venteux).

 

Cela voudrait dire que cette histoire de petit jésus relève de ce folklore, qu’elle est aussi crédible que le père Noël. Autrement dit, que cette histoire de Vierge donnant naissance à un fils de dieu dans une étable, c’est du pipeau. Et n'a pas plus de signification religieuse que le sapin ne renvoie à de vieux rites païens. Et alors que des Maires un peu gâtifiants, en ornent les mairies, que des présidents de conseils généraux assez bornés en décorent leurs somptueux hôtels de département, ça sera au même titre que le sapin de noël enguirlandé et clignotant. Peut-être avec des figurines et un décor de meilleur goût que celui des pionniers Retailleau et surtout Ménard. Quoique, sait-on jamais, peut-être que, snobisme aidant, la statuaire saint-sulpicienne va être le nec plus ultra sur le marché de l’art ?

Mais que curés et évêques virent toutes les crèches de leurs lieux de culte : imagine-t-on le monseigneur Castet dire la messe de minuit déguisé en père Noël au pied d’un sapin orné d’hosties pour faire joli !

 

En arrière-plan cependant, bien exprimée par la Présidente des maires de Vendée, A-M Coulon, on trouve l’idéologie rance des cagots de la manif anti-mariage pour tous qui ont noyauté la liste de Retailleau. Non M. Auvinet, l’héritage culturel dont vous vous réclamez, n’a toujours vu installer des crèches que dans les lieux de culte catholiques ou chez les particuliers, pas dans les mairies. Non, Madame Coulon, vos valeurs intégristes ne sont pas celles de la République.

 

 

PS Au marché d'Hayange, avec les félicitations du Maire FHaine, une délicate charcutière a réalisé une charmante crèche comestible à base de cochonnailles. Une idée pleine de subtilité ! Tout-à-fait au diapason de la folklorisation des crèches de Noël !

 

En complément

 

Grande offensive d'Ouest-France du 21/12/2015 sur les crèches dans les bâtiments publics :

> un article sur un vademecum à l'usage des élus de l'AMF (Assemblée des Maires de France, présidée par Baroin) avec deux opinions l'une pour et l'autre contre (équilibré donc, même si l'article lui-même est un peu faux cul)

> un point de vue, signé d'un député dont on oublie de donner l'étiquette et d'un historien dont on oublie de donner la spécialité et lui franchement hostile au vademecum

Article d'Ouest-France 21/12/2015

Réactions à l'article

"Point de vu"

Quand les cagots salissent la laïcité !

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage dit un vieux proverbe. Qui veut salir la laïcité, la baptise laïcisme. Et quand en plus ça rime avec fondamentalisme le tour est joué. Et ils se sont mis à deux pour livrer ce point de vue* totalement impartial : un député de l’Isère LR (« Les Républicains ») et un historien orthodoxe qui œuvre pour l’œcuménisme au sein d’une institution catholique. Tous deux garants on le voit d’une parfaite objectivité. On le sent bien quand ils évoquent les pauvres élus de base en prise « à la radicalisation à l’école, dans les cantines, à la piscine, etc. »

La caution d’un historien slave, spécialiste de l’orthodoxie et des uniates, est d’un grand poids pour nous asséner que les crèches de Noël dans les lieux publics « avant toute pratique cultuelle, elles font partie de la culture française ».

Bizarre, bizarre cette pratique culturelle qui date de l’an passé. Car qui a vu une crèche dans la Mairie de Béziers avant que Ménard, par pure provocation, décide d’en ériger une. Et qui à l’hôtel du département de la Vendée, avant que Retailleau ne l’imite ? D’où sort donc cette tradition que même le grand pourfendeur du mariage pour tous – P. Gosselin, député LR de la Manche – nie : « dans la Manche il n’y a pas de crèche dans les lieux publics, ce n’est pas notre tradition ». Et ce n’est pas plus la tradition dans l’Hérault ou la Vendée. Ce qui n’empêche pas évidement Gosselin de s’adonner ensuite à un grotesque amalgame où il mêle les calvaires, le père Noël et les sapins.

La loi de 1905, dont on vient de fêter le 110e anniversaire, mais que les Ménard, Retailleau appuyés par les cagots à la mode manif anti mariage pour tous veulent bafouer au nom de leurs prétendus racines, est claire. Son article 28 proscrit tout signe ou emblème religieux sur et dans les monuments publics. Sauf à dénier tout caractère cultuel aux crèches, sauf en faire des équivalents des sapins de Noël sans aucune référence religieuse, elles n’ont donc pas leur place dans une mairie. Un croyant digne de ce nom devrait être le premier à en interdire cette profanation !

 

Réaction à ce 'point de vue' envoyé à Ouest-France (non publiée)

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 21:59
Sanctissime Con insoumis

L'affaire du Con insoumis (Coño Insumiso), classée d'abord sans suite, connaît un rebondissement en appel !

Péché ou délit ? Blasphémer équivaut-il à commettre un délit dans un état en principe non confessionnel ? Une prétendue offense religieuse doit-elle être poursuivie en vertu du code pénal ? Question que pose la plainte d’une Association d’avocats chrétiens contre un groupe de féministes (et des syndicalistes) pour un supposé délit d’atteinte aux sentiments religieux : le 1er mai 2014, dans une parodie des manifestations de la semaine sainte, elles avaient organisé la Procesión del "Coño Insumiso" !

Trois féministes et deux responsables syndicaux (CGT) ont été inculpés par la juge d’instruction 10 de Séville pour un délit contre les sentiments religieux pour avoir porté en procession un vagin géant en plastique durant une manifestation du 1er Mai ! A la suite de la plainte de l’Association des avocats chrétiens, elle avait demandé à la police d’identifier formellement les organisatrices de cette joyeuse mascarade. Les femmes inculpées sont membres d’une Association du Sabbat féministe sévillan qui rend un culte au « Santísimo Coño Insumiso », au Sanctissime con insoumis !

 

 

 

 

 

 

 

La plainte des fondamentalistes cathos contre la procession blasphématoire à leurs yeux se fonde sur un article 525 du Code pénal espagnol, objet de controverses entre juristes, qui stipule qu’encourent une peine de prison de 8 à 12 mois ceux qui, pour offenser les sentiments des membres d’une confession religieuse, se livrent, en paroles, par écrit ou par tout autre moyen, à des railleries sur les dogmes, croyances, rites ou cérémonies ou s’en prennent à ceux qui les professent ou les pratiquent.

Le secrétaire général de la CGT de Séville, Miguel Sevillano, et le Secrétaire à l’organisation de la CGT en Andalousie, Félix Cervera, sont aussi inculpés de délit contre les sentiments religieux et de délit de provocation à discrimination, la haine et la violence pour des motifs liés à la religion ou aux croyances. Ils se défendent en disant que des associations qui ne dépendent pas de la CGT se sont jointes librement à la manifestation du 1er mai.

Mais l’instruction a eu beau jeu de rappeler que le 10 avril, la CGT avait déjà organisé une procession de l’Anarcofradía del Santísimo Coño Insumiso y el Santo Entierro de los Derechos Sociolaborales (L’anarcho-fraternité du con insoumis et du saint enterrement des droits sociaux des travailleurs) !

Et l’Association des avocats cagots de s’indigner de cette parodie des processions de la Semaine Sainte, mise en scène sur le ton de la dérision, avec de fausses pénitentes, marchant au rythme des tambourins et portant sur leurs épaules le présentoir d’un vagin en plastique de plus d’un mètre de haut, drapé comme une Sainte Vierge !

La Fraternité du Sacré Con Insoumis à l’exploitation et à la précarité proclame : « Nous sommes les louves, les folles, les étudiantes, les putains, les précaires, les chômeuses, les hétéros insoumises, les vieilles, les fillettes, les grosses, les maigres, les mauvaises et incorrectes, les migrantes, les sorcières, les mères, les avorteuses, les noires, les lationoaméricaines, les gitanes et les musulmanes, nous sommes les violées, les mortes, les battues, les écorchées, les cachées, les interdites, les insensées, les féminazis, les radicales, dignes d’être brûlées sur le bûcher… »

La défense stupéfaite

Luis de los Santos, avocat des inculpés a exprimé sa stupéfaction pour cette utilisation du droit pénal basée sur des intérêts politiques prédémocratiques de la part des l’association des avocats chrétiens ! Il réclame le non-lieu. Il n’y aucun délit. Cette manifestation était dénuée de tout caractère religieux (“no tiene nada que ver con la religión”). Le code pénal est instrumentalisé pour criminaliser la liberté syndicale et la liberté d’expression.

Sources :

  • El PLural (27/11/2015) : Imputadas las tres feministas que procesionaron el ‘Santísimo Coño Insumiso’ en Sevilla
  • Kaosenlared (02/12/2015) : ¿Delito o pecado? Un vídeo evidencia el tono festivo del ‘Santísimo Coño Insumiso
  • Saltimbanqui (El circo) (26/11/2015) : Imputadas las tres feministas que sacaron en procesión el ‘Santísimo Coño Insumiso

Des membres de la confrèrie

Le tribunal de Séville ordonne de ré-ouvrir l’affaire de la Procession du ‘Con insoumis

Sanctissime Con insoumis

La Cour Provinciale de Séville a décidé de rouvrir l’affaire de la procession d’un vagin de plastique* de 1m de large sur 2m de haut, imitant une statue de Vierge Marie, dans la manifestation du 1er mai 2014, organisée par la CGT, d’après l’Association des avocats chrétiens à l’origine de la plainte.

Ainsi, dans une ordonnance le tribunal a estimé partiellement recevable le recours présenté par cette association contre la décision du 7 juin 2016 de la juge d’instruction de classer l’affaire sans suite considérant que « ne pas croire dans les dogmes et le manifester publiquement fait partie de la liberté d’expression ».

Devant cette affirmation des inculpés que leurs actes relevaient de la liberté d’expression, le tribunal a allégué que ce droit n’est pas absolu, mais qu’il était soumis aux « droits fondamentaux reconnus par le titre I de la Constitution espagnole dont celui de liberté idéologique, religieuse et de culte ».

L’Association des avocats bigots, par la voix de sa présidente Polonia Castellanos – la même qui a mené la croisade contre les Drag queens – que la seule chose qu’ils exigent c’est « le respect de la foi des chrétiens, leurs dogmes et leurs croyances ». « Nous acceptons la critique, mais toujours dans le dialogue, non dans la vexation, la moquerie ou l’offense. » a-t-elle ajouté.

Bilbao

La juge Pilar Ordóñez, qui avait classé la plainte, avait considéré que les faits dénoncés par cette association ne constituaient pas un délit et avait donc relaxé les trois femmes qui avait été identifiées comme porteuses du vagin en plastique et les secrétaires syndicaux CGT de Séville et de l’Andalousie, Miguel Sevillano et Félix Cervera.

La magistrate dans ses attendus s’appuyait elle aussi sur la Constitution espagnole qui garantit certes la liberté religieuse, mais dans un état a-confessionnel : les pouvoirs publics doivent aussi bien garantir que les citoyens puissent professer, en privé comme en public, une religion déterminée que d’empêcher que quiconque soit obligé de professer une religion, la Constitution proclame également le principe d’égalité et interdit une quelconque discrimination pour cause de religion ou d’opinion.

De son point de vue, cette parodie n’avait pas pour but de porter atteinte aux sentiments religieux, ni d’humilier ou blesser. Ne pas croire dans les dogmes d’une religion et le manifester publiquement fait partie de la liberté d’expression. La juge constatait l’absence de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence dans la manifestation.

Quant aux deux cégétistes, elle constatait que si ce syndicat avait bien provoqué la manifestation du 10 avril 2014, elle avait pour objectif de protester contre les licenciements dans l’entreprise Damas. Quant au 1er mai 2014, le groupe féministe s’était joint à la manifestation syndicale à la hauteur du Parlement andalou, après avoir eu son propre parcours, indépendamment donc de la CGT.

Ce sont donc ces attendus de la Juge d’instruction que remet en cause le Tribunal Provincial, qui s’appuie sur le fameux article 525.1 du Code pénal espagnol pour cette raillerie publique des dogmes et rites religieux. La magistrature espagnole est bien divisée entre une aile conservatrice et une aile libérale. La destitution, naguère, du juge Garzón montre que l’héritage du franquisme dans ce corps judiciaire est encore bien pesant. Et les actions répétées des avocats bigots montrent aussi que le national catholicisme est toujours prêt à réapparaître.

* Ce vagin en plastoc massif eût-il été signé Jeff Koons qu'il eût été acheté à prix d'or par François Pinault et même exposé à Versailles où il aurait plus que "Dirty corner" mérité d'être baptisé "le vagin de la reine" !

 

Source : http://www.huffingtonpost.es/2017/03/31/la-audiencia-de-sevilla-ordena-reabrir-la-causa-por-la-procesion_a_22020500/

 

 

Pour compléter :

La Procesión del Coño Insumiso y el Virgo de sus Cofrades

 
Se ha reabierto la causa contra las autoras de la protesta, que en su día fue archivada al reconocer su carácter festivo y reivindicativo. Se les juzga ahora por "escarnio al dogma de la santidad y virginidad de la Virgen María"
https://saltimbanquiclicclic.blogspot.fr/2017/07/la-procesion-del-cono-insumiso-y-el.htmlhttps://saltimbanquiclicclic.blogspot.fr/2017/07/la-procesion-del-cono-insumiso-y-el.html
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:52
La défense de la gare de Luçon : le mentir-vrai !

Reçu, ce jour, 02/11/15, un courrier du conseil d'administration de l'ADSP : voir en annexe 3

Rien compris ?

"4 arrêts de gare de luçon () sont prévus d'être supprimés le 15 décembre" ne voulait pas dire 4 arrêts journaliers, mais 4 arrêts hebdomadaires. De l'art du mentir-vrai !

Ouest-France 21/10/15*

 

La défense des services publics est indispensable. Gare, hôpital, école, poste…, menacés dans nos villes moyennes, méritent notre mobilisation. Et on ne peut que se réjouir quand la société civile, comme on dit, prend en charge cette défense.

Ainsi, dans notre évêché crotté, a-t-on vu naître une « ASSOCIATION DES USAGERS POUR LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC DE LUÇON - A.D.S.P. » à l’initiative d’une militante syndicale CGT qui en a pris la présidence.

La défense de la gare de Luçon : le mentir-vrai !

La gare, c’est-à-dire le maintien des liaisons ferroviaires – la ligne vers La Rochelle mérite une profonde réfection -  et ses arrêts est son principal cheval de bataille. Bien que réseau ferré de France ne démontre pas une efficacité remarquable, il était quand même peu probable que la liaison Bordeaux-Nantes (et au-delà de chaque côté) soit laissée à l’abandon. Mais prudence est mère de sûreté.

En revanche, la tentation de supprimer des arrêts de trains, au profit d’autocars, pouvait exister. Quoique, pour les TER se priver d’une gare de ville moyenne (et la seule dans le Sud-Vendée) aurait voulu dire ne plus la desservir et supprimer cette ligne.

Ceints de tricolore on peut découvrir : MM Gachet, Charpentier et Perrier de droite à ce qu'on n'ose appeler, en l'occurrence, gauche.

Le paradoxe apparent de la mobilisation pour la défense donc de cette gare fut de voir, avant 2012, s’adjoindre aux citoyens de base le député MPF (villièriste donc) et le Maire UMP, ceints de tricolore au milieu des manifestants ! Apparent seulement, car la région Pays-de-la-Loire s’est fortement investie dans le rail et la SNCF fait rouler, en fait, les TER de la région. Les manifs visaient donc, sans trop le dire quand même, cette région dirigée par Jacques Auxiette, socialiste.

Inutile de dire qu’après mai 2012, sans qu’aucun élément nouveau n'ait surgi, la mobilisation pour la sauvegarde de cette gare a fédéré tous les élus de droite des environs. Sans que la Présidente s’émeuve de cette visible récupération. Au contraire.

 

A noter que M. Charpentier, comme d'habitude, est toujours sur la photo où on reconnaît aussi MM Bonnin et Gachet ! L'ex-cégétiste présidente a son public privilégié !

Et, alors même que la voie doit être rénovée, nos élus de droite et la Présidente de l’ADSP lancent une super mobilisation avec des motifs ultra-mobilisateurs, dans une syntaxe assez singulière : 4 arrêts de gare de luçon () sont prévus d'être supprimés le 15 décembre et en 2019, les arrêts des trains grandes lignes à Luçon ne sont plus prévus par la SNCF.

 

Sachant qu’en tout et pour tout il y a huit arrêts (ou départs) de Luçon – 4 vers Nantes, 4 vers La Rochelle – la suppression de 4 arrêts aurait voulu dire moitié moins.

Sauf que c’est une formulation volontairement ambiguë. En fait, ce sont 4 arrêts hebdomadaires et non journaliers.*

Pour 2019, impossible à vérifier**. En revanche pour le 15 décembre 2015 et après il suffisait d’aller consulter les horaires SNCF pour se rendre compte qu’à de légères modifications d’horaires hivernaux près, les liaisons seront aussi nombreuses et réparties dans la journée de la même façon, sauf les vendredi et dimanche où une rotation disparaît.*

Le sieur Castet ensoutané, non pas comme le petit Jésus de la crèche entre le boeuf et l'âne gris, mais entre le maire et son 1er adjoint (merci à Luc pour cette photo qui malheureusement avait disparue avant d'être retrouvée riquiqui)

Comme quoi les appels à mobilisation des élus de droite sont à examiner avec circonspection, en rétablissant les précisions manquantes. Certes, s'il s'agissait d'un slogan sur un calicot, on pourrait comprendre la nécessaire élision. Mais dans un courriel, sans faire du Bossuet (même en hommage à l'évêque dont on peut voir la silhouette ensoutanée sur une photo de manifestation ferroviaire), on peut ajouter le qualificatif qui évite tout faux sens !

 

 

Table ronde avec le Maire et son 1er adjoint, en toute connivence et complicité...

 

* Le vendredi et le dimanche au lieu de deux trains à 19h42 et 21h45 en direction de Nantes, il n'y en aura plus qu'un à 20h16 ; vers La Rochelle, au lieu de deux trains, 18h20 et 20h20, un seul à 18h30.

 

** M. D. Bonnin, sollicité, a eu l'obligeance de sourcer cette assertion : elle s'appuie sur le rapport Duron (du nom du Pdt de la commission) sur les Trains d'équilibre regional (TET), p. 103 et 104. Ce rapport met en relief l'état de l'infrastructure nécessitant d'importants investissements. Il ne prévoit plus sur Rennes Bordeaux que la desserte des gares de Nantes, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Rochefort, Saintes. Il s'agit de propositions et non de décisions actées.

Dans ce même courriel le 1er adjoint de Luçon précise que “cette manifestation porte ses fruits puisque hier en soirée, j'ai été contacté par Mr Rappoport, Président du directoire régional qui va nous recevoir prochainement (élus et délégation de l'association des usagers du service publique de Lucon) et nous avons RDV mardi prochain avec le Directeur SNCF régional, Mr LE PRINCE en mairie de Luçon.”

 

 

NB M. Jacques RAPOPORT est en fait président délégué du directoire (national) de la SNCF

 

 

ANNEXE

Courriel du 1er adjoint de Luçon (transféré par un tiers)

Courriel+appel à manifester

ANNEXE 2

Communiqué de presse d'Hugues FOURAGE, Député de la Vendée

Courriel

Le communiqué

Courrier du Préfet

ANNEXE 3

Courrier du Conseil d'administration de l'Association d'usagers pour la défense du service public du pays de Luçon (ADSP) daté du 29/10/15 reçu le 02/11/15

ADSP p.1

ADSP p.2

N.B. La source de mes 1ères informations n'est pas Ouest-France, comme indiqué, mais un courriel de M. Bonnin qui m'a été transféré par un tiers (courriel avec document joint consultable en Annexe 1).

Par ailleurs je n'ai rien sous-entendu quant à l'autoproclamation ou pas de qui que ce soit.

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 15:09
Luçon : privatisation de l'espace public
Au coude de la rue de la Coudray, quasiment  à la sortie de la venelle de l’écours des halles, délicieux et poétique passage piétons venant de la Place des Acacias, 3 ganivelles délimitent sur le trottoir un stationnement réservé pour l’évêché ; sur une pancarte d’interdiction de stationner on peut lire sur papier à en tête de la ville que l’autorisation de stationnement de véhicule a été accordée à un certain “Monseigneur Castet”.
 
Outre donc la privatisation de l’espace public, de plus sur un trottoir, au profit de l’évêché, on observe, sur un document officiel, l’utilisation d’un titre fort peu républicain. Que ce Monsieur Alain Castet soit appelé Monseigneur par ces ouailles qui en pincent pour lui, soit. Mais pour notre supposée laïque police municipale le citoyen Castet est un Monsieur comme un autre !
 
Mais depuis que le Maire ripoublicain a signé une charte des dames Bourges et de la Rochère anti mariage pour tous, la laïcité a-t-elle cours dans l’évêché crotté du bas-Poitou ?
Luçon : privatisation de l'espace public

Les ganivelles* délimitent un espace d'interdiction de stationner qui est un morceau de trottoir, donc en principe déjà interdit de stationnement !

* Les "ganivelles", dans l'ouest, désignent des barrière métalliques mobiles.

Luçon : privatisation de l'espace public

Mais en fait nos ganivelles ne délimitent pas un stationnement interdit mais un stationnement réservé à l'évêque (sur le trottoir donc).

Quelques explications pour les ceusses qui ne connaissent pas encore notre évêché.

 

La période autour du 15 août est marqué par une foire-exposition qui s'accompagne de manifestations diverses. Dont une braderie qui, cette année a été fixée le 15 août même et dont les stands s'étendent jusqu'aux abords de l'évêché.

L'évêché étant en continuité avec la cathédrale, M. Castet, évêque de son état, n'est aucunement empêché de rejoindre sa chaire épiscopale. S'il voulait échapper aux fumées de l'encens avec sa voiture, il pouvait la garer, la veille ou de bon matin, dans une rue proche de son logement de fonction, mais non bloquée par les activités commerciales (et foraines).

 

Et bien non. Il a bénéficié de cet insolite emplacement réservé sur le trottoir d'une rue qui va vers le marché couvert et qui est au débouché d'un cheminement piétonnier dont le nom poétique n'a rien à voir avec l'aspect assez crade.

Il est vrai qu'en temps ordinaire, la police municipale tolère que ce trottoir - comme beaucoup d'autres d'ailleurs - soit complètement encombré par des véhicules.

 

NB Pour avoir un aperçu de la charte de la manif anti-mariage pour tous, voir Coulon-Charpentier : les enfants de Boutin

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