Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:59
Haro sur Aurier

26/09/2016 Epilogue provisoire, Aurier a écopé de 2 mois de prison ferme - peine particulièrement sévère - mais fait appel.

 

Aurier, un fouteux parisien, s’est fait gauler, à la sortie d’une boîte de nuit, par une BAC en vadrouille. Et les médias de reprendre – et prendre pour argent comptant – en boucle la version policière !

Serge Aurier, la rechute, titre Le Monde et, en parcourant les gazettes, on trouve aussi  Décidément, Serge Aurier n’a pas fini de faire parler de lui,  Ce nouvel épisode devrait une fois encore jeter l'opprobre sur Serge Aurier, Serge Aurier a encore fait des siennes, Serge Aurier arrêté ce matin après un nouveau pétage de câble, Le footballeur s’offre encore une superbe publicité…

Pour ceux qui ne suivrait pas le foute, précisons que Serge Aurier, franco-ivoirien, est un défenseur du Paris-Saint-Germain (PSG), le grand club parisiano-qatarien. Il s’était distingué en insultant joyeusement son entraîneur et quelques-uns de ses coéquipiers. D’où les titres ou commentaires sur la rechute.

Le brave garçon donc, le lundi 30 mai, à 6h du matin, sortait d’une boîte de nuit parisienne et grimpait dans un beau véhicule qu’un voiturier venait de mettre devant la sortie. Il était passager. Le conducteur et deux jeunes femmes l’accompagnaient. Une patrouille des célèbres brigades anti criminalité (BAC), pour une raison non précisée, décide de procéder à un contrôle d’identité.

  Le joueur et le groupe de personnes avec lequel il se trouvait ont insulté une patrouille de la BAC, écrit L’équipe, le lendemain.

La version des faits par PurePeople (ça ne s’invente pas) vaut son pesant de cacahuètes. « Après les premiers éléments rapportés par Europe 1, la station RTL a précisé en exclusivité les circonstances – peu flatteuses – de l'incident qui a opposé le footballeur du PSG, "alors sous l'emprise de l'alcool" (une alcoolémie de 0,27 g/l est évoqué(sic)*), à des agents de la brigade anti-criminalité (BAC) de nuit rue de Ponthieu. Ces derniers ont entrepris de contrôler les passagers d'un Porsche Cayenne immatriculé en Belgique qui bloquait la circulation : à son bord, quatre occupants, deux hommes et deux femmes, dont Serge Aurier – le seul à refuser d'obtempérer. "Quoi ? Vous voulez quoi ? C'est bon, laissez-nous. Ne me parlez pas, ne me touchez pas. Vous êtes qui pour me contrôler ? Je ne descendrai pas", aurait répliqué le footballeur aux sommations des agents de la BAC qui lui demandaient de descendre, assénant même un coup de coude dans le thorax de l'un d'entre eux. Une plainte a été déposée, indiquait dans la matinée France Info. »

Et les trois autres personnes, elles, sont disculpées.

  Aurier aurait été placé en cellule de dégrisement* puis a eu droit à plus de 24 h de garde à vue : combien de fonctionnaires, comme ils disent, ont été mobilisés pour cette histoire ? A l’issue de cette garde à vue, il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour «violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité» le 26 septembre. Car l'agent se disant victime d’un coup de coude a obtenu un certificat d’incapacité totale de travail (ITT) d’un jour !

Ce qui est  assez significatif d’un certain journalisme, c’est que la version policière est reprise, sans même l’ombre d’un soupçon d'un brin de léger doute.

Comme si la rébellion n’était pas jamais invoquée abusivement par des policiers de la BAC. Or, les statistiques montrent que le nombre de plaintes de policiers pour outrages et rébellion a explosé (rien qu’entre 1995 et 2008, sous Sarko, + 108%). L'interprétation de la notion d'outrage est très vaste : un simple regard jugé "narquois", un geste qui exprime "le dédain ou le mépris" peuvent suffire. Le délit d'outrage, quand il est adressé aux policiers, a ceci de particulier qu'il est constaté par celui à qui il est adressé.  Il y a rébellion même si l'action de la personne dépositaire de l'autorité publique était illégitime. Et précisons qu’en cas d'outrage et/ou rébellion, les policiers qui se portent partie civile obtiennent souvent des dommages et intérêts : en l’occurrence, Aurier, qui ne doit pas être au RSA, est un bon client !

Une fois Aurier libéré, il a pu contester ces allégations, appuyé par les trois autres interpellés.  Et il a, lui aussi, porté plainte pour coups et blessures**. Avec, d’après L’équipe, « l’aide précieuse d’un témoin tiers, c’est-à-dire quelqu’un n’étant lié à aucune des deux parties. Un individu, ayant assisté à la scène, se serait manifesté, il y a peu, et il semblerait que son témoignage aille dans le sens du Parisien. » Mais nos journalistes d’investigation, si prompts à se faire les porte-voix des agents de la BAC, n’ont pas cherché à entendre la version de ce témoin, ni même celle des autres passagers du Cayenne ou encore d’Aurier lui-même.

Reste la question première : qu’est-ce qui justifiait ce contrôle de la part de la BAC ? On conviendra qu’obliger tout le monde à descendre d'un véhicule gênant pour un contrôle d’identité n’est pas la meilleure façon de faciliter la circulation entravée. Ne serait-ce pas, comme pour John Mensah, à Lyon, en 2008, déjà avec une BAC, du délit de blackitude en grosse voiture ? Mais, contrairement à Mensah, Aurier n’a pas eu l’appui de son club.

Et il est probable que la parole des policiers, comme le plus souvent dans ces histoires d’outrages, l’emporte sur celles des témoins et que l’Aurier se retrouve lesté d’une amende et de conséquents dommages et intérêts !

 

* Outre le fait qu’Aurier n’était pas au volant, ce taux est à peu près la moitié de celui autorisé pour un conducteur : 0,50g !

 

**  Lors de sa garde à vue, il a fait constater par un médecin une blessure au front et une autre à la lèvre inférieure..

Repost0
8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 21:40

Dans le grand CONcours des ripoublicains Jean-François Copé (qui me fait honte de partager le même prénom) a mis dix longueurs dans la vue à ses concurrents. Même Morano, Estrosi, Ciotti et Myard, même Wauquiez et Le Maire sont distancés. Car entre stupidité des uns et cynisme des autres, Copé a pris les deux options. L’art de la synthèse ripoublicaine.

« Je propose donc des mesures simples qui visent à redonner l’amour de la France, l’amour de la collectivité, le sentiment de partager une communauté de destin :

- Rendre obligatoire le lever du drapeau à l’école (une fois par semaine le lundi matin par exemple ?) A cette occasion rendre obligatoire le chant de la Marseillaise

- Rendre obligatoire le port de l’uniforme dans les écoles publiques. »

Copé et l'école : stupidité et cynisme !

Certes, pour les plus vieux d’entre nous – la génération Juppé si l’on veut – cela nous rappelle la colo (catho) où, après que la totoche nous a rassemblés, deux privilégiés faisaient monter les couleurs tandis que les autres, bien rangés en carré, entonnaient :

Vers les cieux vont monter les couleurs

Pour la joie de nos yeux, pour la joie de nos cœurs

De la France acclamons la grandeur

Sous ses plis pleins d’honneur

Chantons tous en chœur :

Pour nous c’est fête

Quand sur nos têtes

Notre drapeau

Flotte bien haut

Quand viendra l’ombre

Et la nuit sombre

Ses plis sacrés

Seront pliés !

C’était dans les années cinquante, du siècle dernier !

Mais imagine-t-on, ne serait-ce qu’une fois par semaine, faire ranger convenablement, en silence, les 600 élèves d’un collège moyen ou les 1200 d’un lycée modeste ? Et leur faire entonner un chant patriotique ? Même à cette époque lointaine, je ne sache pas que de telles pratiques aient eu lieu.

Et, du temps où j’accomplissais mes devoirs nationaux de VSNA au Maroc, les plus anciens coopérants contaient le lever des couleurs instauré aux lendemains de l’indépendance, qui faisait pratiquement perdre la première heure de cours.

Quant aux uniformes, si cela avait cours chez les britiches, en France, ça se limitait à l’obligation de la blouse grise – et aux seuls internes – dans nos lycées des trente glorieuses.

Bien sûr, Copé ne croit pas un traître mot de ses propositions. Mais dans ce jeu de « plus à droite que moi je meurs », face à la chasse aux sybarites du RSA de Wauquiez, relayé par  Le Maire, sans parler des outrances sécuritairo-christianophiles de Sarko, il a trouvé ce créneau scolairo-patriotique !

C’est stupide. Il le sait. Mais il espère trouver un écho dans la troupe ripoublicaine. C’est dire le mépris profond qu’il lui porte.

 

Pour se marrer :

 

Pour l’uniforme scolaire, Copé-le-cynique avait été précédé par une escouade de vaillant sénateurs, Serge Dassault en tête. L’exposé des motifs vaut son pesant de cacahuètes !

 

PROPOSITION DE LOI

visant à instaurer le port d'uniformes scolaires et de blouses à l'école et au collège,

 

PRÉSENTÉE

 

Par Mme Sophie JOISSAINS, M. Bruno GILLES, Mme Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, MM. Jean-Pierre CANTEGRIT, Michel HOUEL, Louis DUVERNOIS, Robert del PICCHIA, Bernard FOURNIER, Jean-Pierre LELEUX, Yves POZZO di BORGO, Serge DASSAULT et Mme Sylvie GOY-CHAVENT, sénateurs

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

 

Blouses et uniformes scolaires ont accompagné les étudiants dans leur vie de tous les jours pendant de nombreuses années. Chaque école se distinguait par un uniforme différent. Il donnait aux élèves un sentiment d'appartenance à leur communauté scolaire.

 

En portant des vêtements structurés comme un uniforme, les élèves sont plus susceptibles d'avoir un état d'esprit adapté lorsqu'ils entrent dans l'environnement d'apprentissage. Ils sont beaucoup plus susceptibles d'exceller lorsqu'ils portent leur uniforme, que lorsqu'ils ne le font pas.

 

L'uniforme a depuis toujours été utilisé pour symboliser un lien d'appartenance. Il n'est pas une panacée mais un outil permettant de gommer symboliquement les différences sociales, ethniques et religieuses, permettant de marquer aussi un lieu différent de celui de l'espace privé. L'uniforme permet de donner un sentiment d'ordre et de discipline adapté à l'apprentissage du savoir.

 

Le port de l'uniforme n'est plus obligatoire depuis les événements de Mai 68. À l'époque, les professeurs et les étudiants clamaient leur indépendance et leur liberté, notamment vestimentaire. Ces dernières années néanmoins, le débat ne cesse d'être relancé. Plusieurs ministres de l'Éducation nationale ont proposé en effet de revenir à l'uniforme en réponse aux désordres scolaires.

 

L'uniforme porté par les sportifs fait rêver les joueurs comme les supporteurs. Porter le maillot de son équipe signifie faire corps avec le groupe.

 

La société moderne pousse les jeunes gens à se reconnaître à travers de faux identifiants, type baskets chères, téléphone portable high tech ou casquettes aux logos venus d'ailleurs, cela distrait et n'est pas propice à l'apprentissage des codes sociaux auxquels ils devront se conformer dans leur vie d'adulte.

 

Ainsi apprend-on un nouveau méfait de l’affreux Mais 68 : il aurait supprimé le port obligatoire de l’uniforme dans les écoles… obligation qui n’a jamais existé que dans la mémoire gâteuse de nos sénateurs !

Certes, dans le vénérable Lycée David d’Angers, à Angers comme son nom l’indique, que j’ai fréquenté à la fin des années 50 et au début des années 60 le port de la blouse était obligatoire mais que pour les internes. Et comme le rappelle l’historien Claude Lelièvre, il n’a jamais été obligatoire dans les écoles primaires, en témoignent les photos de classe.

L’idéologie qui sous-tend le texte est on ne peut plus explicite – et on notera que ce sont les gens de droite qui osent accuser la gauche de vouloir formater la conscience des élèves – il s’agit, par l’uniforme, de préparer les jeunes à se conformer aux codes sociaux d’ordre et de discipline et non de se former à exercer son esprit critique !

Inutile de dire que nos sénateurs ont été relayés par un Ciotti et un Bernard Debré par exemple à l’Assemblée nationale…

Repost0
16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 12:27

Une citation de Pierre Desproges prise au 1er degré par un troll qui doit hanter la toile pour cracher ses insanités...

Desproges victime d’un mal comprenant

Bonjour,

Un visiteur de votre blog Deblog Notes de J. F. LAUNAY vient de reporter un abus sur l'une des pages de votre blog. Ci-dessous les informations de votre visiteur :

  • - Type d'abus : Raciste / antisémite / homophobe / incitant à la haine raciale

  • - Adresse email : baptiste……@gmail.com

  • - Description : ''Les étrangers basanés font rien qu'à nous empêcher de dormir en vidant bruyamment nos poubelles dès l'aube alors que, tous les médecins vous le diront, le blanc a besoin de sommeil.''

  • - Raisons : Je trouve cela inadmissible!!!!Le racisme pour une personne religieuse est à abolir!!! Cela est exactement le contraire de toute personne censée! Merci

Si la plainte de votre visiteur est fondée, merci de bien vouloir supprimer texte, image, vidéo ou fichier mis en cause.

Afin de régler l'éventuel litige de façon amiable, merci de vous mettre en rapport avec l'auteur de la plainte si nécessaire.

Cet email vous a été envoyé automatiquement suite à un report d'abus sur votre blog : www.deblog-notes.com

Cordialement,

A lire  de tels messages, on se pince. Plus ridicule, tu meurs !

Or donc, expliquons à ce mal comprenant que Pierre Desproges pratique ce que l’on appelle le 2° degré ; il manie l’ironie et l’antiphrase justement pour moquer les racistes ! A noter que notre « baptiste » nous fourgue une « personne religieuse » des plus incongrues dans son charabia poly-exclamatif.

 

Dès 2008, la revue Marianne se demandait si le sketch « Des juifs dans la salle » pourrait encore passer sur scène. Avec des trolls  de cet acabit la réponse négative est, hélas, sûre.

 

Un autre sketch du regretté Pierre Desproges dédié à ce Baptiste 

Salaud... mais, en hommage aux brillants commentaires de Géhèm relayé par un Mario en verve (une verve joyeuse), cette photo de Frantisek DRTIKOL.

Repost0
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 17:38
Hijab et délire

Des étudiantes de Sciences Po lancent donc une journée du voile, pardon un Hijab Day ! Aussitôt toute la réac-sphère de réagir, mais aussi, bille en tête un BHL en mal d’amalgame, relayé par un Bruno Masure en général plus inspiré.

Faut-il rappeler que l’école de Sciences Politiques de Paris ne compte que des étudiant-e-s ? Qu’ils-elles ne sont donc pas concerné-e-s par la loi de 2004 qui concerne des élèves de primaire ou secondaire. Faut-il rappeler que même Caroline Fourest, grande pourfendeuse du frère Tarik (Ramadan), qu’on ne soupçonnera pas de donner dans une laïcité accommodante, rejette l’idée d’interdire le fichu à l’Université ?

Les jeunes filles à l’initiative de cette journée invitaient donc leurs camarades à porter un foulard : « Nous pensons que se couvrir les cheveux d’un foulard, même une petite journée, en cours, dans la rue, permet de prendre conscience du regard de l’autre, de ses propres appréhensions, et mieux comprendre […]  l’expérience de la stigmatisation vécue par de nombreuses femmes voilées en France ».

Dans un communiqué, la direction a estimé « légitime » de porter ce débat au sein de l’établissement, l’école étant « depuis sa création, un lieu de débats ouverts et de libre expression ». Elle a toutefois souligné que la tenue de cette initiative « dans les murs de Sciences-Po ne saurait être interprétée comme un quelconque soutien de l’école ».

Hijab et délire

L’angle d’attaque choisi par le faux-cul de Bruno Le Maire fut le prosélytisme (assorti d’un très identitaire « en France » suivi d’une stupidité, puisque le port d’un fichu ne rend pas invisible). Nicolas Dupont-Aignan fit chorus osant parler d’un « acte de prosélytisme religieux sans précédent ».

Mensonge éhonté ! Mais finalement, nos politiciens de droite assez extrême ont trouvé plus fort encore avec l’ineffable ex nouveau philosophe, BHL !

Hijab et délire

Dans l’art de l’amalgame outrancier – vexé sans doute d’être débordé par Onfray – il a fait fort le dandy-philosophe !

Hijab et délire

Et comme, d’aucuns osent lui rétorquer qu’il est gonflé de s’en prendre au foulard alors qu’il défend la kippa, il rétorque que ça n’a rien à voir. Superbe et imparable argument d’autorité, d’autant que si vous le mettiez en doute vous seriez assimilé à la dame Le Pen !

Copie d'écran : le touitte du bas est à lire en premier

Copie d'écran : le touitte du bas est à lire en premier

Maître Eolas, avec humour, remet donc les pendules à l’heure en deux mots : symbolique (et non prosélyte) et légale (n’en déplaise aux liberticides).

Á Science Po même, il semble que l’opération n’a eu qu’un impact léger, mais grâce aux BHL, mais aussi Bruno Roger-Petit ou Bruno Masure (ce dernier généralement mieux inspiré contrairement à l’autre Bruno) et tous les agités du bulbe qui voient un salafiste au cimeterre entre les dents derrière le voile, le succès médiatique est assuré.

Et leur démonstration rapelle que la vigilance face à une offensive de faux laïques s’impose plus que jamais.

Repost0
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 14:58
Alina Reyes, Finkie (et nuit debout)

Le vagabondage sur touitteur m’avait fait tomber sur Alina Reyes. Vieux souvenir d’une lecture du Boucher à la fin des années 80 du siècle dernier. Je m’inscris dans ses folowers (suiveurs), comme on dit.

Que des messages extatiques sur la nuit debout. Et à quasi jet continu.

Alina Reyes, Finkie (et nuit debout)

Mais voilà que le Finkie, dont mes lecteurs fidèles savent toute l’affection que je lui voue, va faire son numéro Place de la République et j’essaie image à l’appui de faire comprendre à la dame que, de mon point de vue, il a réussi son coup de provoc !

Je n’obtins qu’un Bof ! méprisant.

Et tous celles et ceux – à commencer par Dany-le-soixanthuitard Cohn-Bendit – qui osaient dire que l’expulsion de l’académicien atrabilaire était un peu contradictoire avec l’ouverture au débat affiché étaient voués aux gémonies par la dame déchaînée.

Alina Reyes, Finkie (et nuit debout)

Et comme elle a l’attaque ad hominem des plus faciles, la charmante touitteuse a déniché cet « oisif parasitaire » que j’avais employé pour faire bisquer mes petits camarades plus jeunes après être devenu pensionné – car les fonctionnaires touchent non une retraite mais une pension – après plus de quarante ans de travail.

Certes pas comme mineur de fond…

Pion, prof, permanent syndical, collaborateur d'un parlementaire, chef d'établissement : que des boulots de fainéant, quand ils ne sont pas de social-traître, c'est dire !

Et pour se venger de son attaque à mon encontre la dame, comme le gentil Dr Flaysakier, m’a interdit de lecture de ses touittes dévôts à la sainte cause de #nuitdebout. Bloqué ! La dame ne débat qu'avec ceux qui sont d'accord avec elle et à 100% !

 

Vais-je m’en remettre ?

  Pour les nostalgiques d'une époque joyeuse et libertaire : Mai 68 : Affiches

ici

Repost0
13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 16:02
Samia Ghali Sénatrice

Samia Ghali Sénatrice

Légalisation du cannabis

Lettre ouverte à Madame Samia Ghali, Sénatrice des Bouches du Rhône, Maire du huitième secteur de Marseille, conseillère communautaire...

 

 

 

Madame la Sénatrice,

 

Permettez-moi de vous faire part de toute mon admiration pour votre prestation sur le plateau de La Nouvelle Edition (Canal+), ce jour, 13/04/16 !

Asséner de telles affirmations gratuites et de tels amalgames osés, sur un ton aussi péremptoire, même notre premier ministre n’y arrive pas.

Ah, le coup de la “légalisation des ventes d’armes” mise en parallèle avec celle du cannabis, impayable… pardon, imparable.

Samia Ghali, anti légalisation du cannabis

Sans aller jusqu’en Uruguay, il vous serait peut-être possible, lors d’une montée jusqu’au Sénat, de distraire quelques jours de votre précieux temps pour aller dans le grand Nord, aux Pays-Bas. Certes, ce n’est peut-être pas le paradis apaisé des fumeurs de joints style ”peace and love” – leurs houligans sont aussi violents que des supporters marseillais en colère, voire plus – mais les règlements de comptes sont un peu moins fréquents à Amsterdam - à peu près le même nombre d’habitants – qu’à Marseille.

Et malgré l’affreuse légalisation, les Bataves ne consomment pas plus, en moyenne, de cannabis que les Français !

Samia Ghali et Patrick Mennucci

Samia Ghali et Patrick Mennucci

Que votre camarade Patrick Mennucci ne vous convainque pas, le contraire eût été étonnant ; que le secrétaire d’état, Le Guen, médecin de profession, ne vous convainque pas plus, même si vous ne répondez pas à ses constatations – il est vrai difficilement récusables – pourquoi pas ?

 

Je ne suis pas sûr que le sémillant 1er ministre canadien, Justin Trudeau - “Je ne suis pas en faveur d’une dépénalisation du cannabis. Je suis pour sa légalisation.” – vous convainque davantage.

Mais allez-vous, avec cette faconde qui fait tout votre charme, balayer un Rapport de la commission mondiale pour la politique des drogues qui compte comme signataires outre un certain Kofi Annan, ex-secrétaire général de l’ONU, des personnalités comme Carlos Fuentes, écrivain mexicain, César Gaviria ex-Président Colombien, Ernesto Zedillo, ex-Président mexicain, Georges Papandréou, ex premier ministre grec, Javier Solana ex-secrétaire général de l’OTAN  et ministre des affaires étrangères espagnol, Louise Arbour, ex-Haut commissaire des nations Unies aux Droits de l’Homme, Ruth Dreifuss ex-Présidente de la Confédération suisse... ?

La guerre mondiale contre la drogue a échoué. Avec des conséquences dévastatrices pour les hommes et pour les sociétés du monde entier, écrivent-ils d’entrée. Et ils préconisent de mettre un terme à la criminalisation, à la marginalisation et à la stigmatisation des consommateurs de drogues qui ne causent pas de préjudice à autrui.

 

Arrêter et condamner les consommateurs de stupéfiants a très peu d’impact sur la réduction du niveau de consommation de stupéfiants, évincer les dealers de bas niveau crée simplement une opportunité de marché pour d’autres.

Les gouvernements remplissent les prisons de délinquants mineurs, de « petits poissons », purgeant de longues peines, à grands frais, et sans aucun impact sur l’échelle ou la rentabilité du marché, car facilement remplacés.

Des milliards de dollars sont gaspillés dans des programmes inefficaces.

Il est absurde d’ignorer ceux qui argumentent en faveur d’un marché taxé et règlementé des stupéfiants actuellement illicites.

Quelques lignes de ce rapport qu’apparemment vous n’avez pas eu le temps de lire.

Et les Etats-Unis qui ont été les fauteurs de cette guerre mondiale – et qui sont cependant restés les plus grands consommateurs mondiaux – voient certains de leurs états légaliser le cannabis pour le plus grand bien de leurs finances (et sans doute pour la santé des consommateurs qui ont droit à des produits non frelatés).

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Sénatrice, l’expression de mes sentiments républicains et démocratiques, les plus vifs,

 

Jean-François Launay

Repost0
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 16:49
Aurier, à bannir ? Benzema, affaire d'état ?

Aurier à bannir à vie ! Benzema : une affaire d’état ! Tout ce qui est excessif est insignifiant, disait Talleyrand. Beaucoup de journalistes – et pas que sportifs – font assaut d’insignifiance.

Or donc, pour les ceusses qui ne suivent pas trop l’actualité fouteuse, précisons que le jeune Serge Aurier, joueur du PSG, sur « Periscope », avec un complice fumant un narguilé, pardon chicha, avait non seulement traité quelques collègues de guez (nuls) mais surtout, crime de lèse-coche, traité Laurent Blanc, son entraîneur, de fiotte. Il croyait – l’innocent ivoirien - que ce Periscope n’était vu que par quelques interlocuteurs et ne laissait pas de trace. Evidemment, ce fut enregistré par un participant et fort sympathiquement diffusé urbi et orbi.

  Tout cela n’eût mérité que quelques coups de pieds au cul de la part des insultés ou des dizaines de pompes en bramant « Pourvu que ça dure, c’est la vie de château », mais les châtiments corporels sont interdits, même dans le foute (sauf sur le terrain et en dehors du regard des arbitres). Au lieu de ça un déchaînement  dont 20 h foot sur I-Télé fut notamment l’écho : le bannissement à vie* était la moindre des sanctions. Touche pas à ton coche ! clamait le chœur des indignés.  Choeur qui, cependant, ne dépassait guère le cercle des journalistes spécialisés, dans les medias.

Rien à voir donc avec le tsunami – cliché employé ad nauseam – de l’affaire Benzema !

Images de vacances en 2013 : avec un chapeau Valbuena, puis vers la droite Gomis et Benzema

Si on reprend l’histoire, il y en a déjà un qui doit regretter de s’être fort civiquement adressé à la police, c’est la victime du chantage, Valbuena. Car pour le traitement discret de son affaire, il repassera.

Or donc, ayant changé de téléphone mobile, il a confié le transfert des données du mobile ancien au neuf à un parasite marseillais, un peu homme à tout faire des joueurs. Ce parasite a prétendu avoir découvert et copié une sextape – entendez, si vous débarquez d’une autre planète et n’avez jamais entendu parler de sextape, une petite auto-vidéo sur une partie de zizi-panpan avec sa partenaire - sur le mobile ancien. Et avec deux complices, il a donc entrepris de faire chanter le petit international.

Idée pas si stupide que cela, un des policiers chargé de l’enquête se fait passer pour le chargé d’affaire de Valbuena. Sauf qu’au lieu de confondre les trois pieds-nickelés et de boucler cette minable affaire en pas plus de temps qu’elle n’en méritait, notre policier va lambiner. Les minables maîtres-chanteurs vont chercher à joindre leur victime par un autre intermédiaire. Et c’est ainsi qu’ils vont tomber sur un autre parasite, mais lui voué au seul Benzema, un ami d’enfance.

Aurier, à bannir ? Benzema, affaire d'état ?

Les calvitos (chauves) ironisent sur l'affaire Benzema :

Le Benzema il est cousu de pèze, il gagne des millions, il va pas se salir pour 150 000 euros ! dit celui de gauche.

Impossible ! ce serait comme si un dirigeant de banque, garni de thunes, gagnant des millions, se commettait à payer son parking avec une carte de crédit "au noir" ! T'imagines ? répond le deuxième;

Hahaha ! conclut celui de tête

 

Traduction très approximative. La "tarjeta black" fait allusion à un scandale qui a concerné des dizaines d'administrateurs des banques Caja Madrid et Bankia : ils bénéficiaient d'une carte de crédit, en principe pour régler leurs frais de représentation, mais qui servait en fait à tous leurs frais personnels et familiaux, jusqu'à 60 000 € annuels, revenus "au noir" non déclarés ! 

 

Police, Justice travaillent à ciel ouvert !

Qu’a dit Karim à son collègue Mathieu dans une chambre de Clairefontaine à un rassemblement de l’équipe de France, on n’en saura que ce que Karim conte lui-même à l’autre Karim, le copain d’enfance, car ils sont sur écoutes. Entre autres gracieusetés, il traitera son coéquipier de tarlouze et, de cet échange, à la syntaxe hardie, il ressortait qu’il proposait à Valbuena de le mettre en relation avec ledit ami – « tu veux régler tes histoires, donne ton numéro, je lui donne et tu vois avec lui » - mais que « s’il veut pas, bah laisse, il va se démerder avec ces piranhas. » Ce qui vaut donc à notre avant-centre du Real, après 24 h de garde à vue, une inculpation de complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement !

Et bien sûr, la retranscription de l’écoute policière de cet échange entre Zenati – l’ami – et Benzema se retrouve miraculeusement à Europe 1 et à L’équipe. Plus tard, ce sera le PV de l’audition de Benzema par la juge d’instruction qui arrivera du coup à Lhomme et Daviet, les grands journalistes d’investigation du Monde !

Que des journalistes sportifs se transforment en procureurs implacables ne surprendra que ceux qui n’assistent pas au retournement à 180° entre un match aller minable en éliminatoires pour une coupe du monde et un retour flamboyant : d’indignes les joueurs devenaient des Zhéros avec un Z très majuscule (n’est-ce pas Pascal Praud ?).

Que les hyaineux qui pullulent sur les réseaux plus asociaux que sociaux se déchaînent contre le beur, rien que d’hélas prévisible.

Mais que le premier ministre lui-même vienne y mettre son grain de sel est assez affligeant.

En tant qu’ex-ministre de l’intérieur, il ferait mieux de s’interroger sur ces policiers, non seulement incapables de boucler une affaire simple en quelques semaines, mais faisant fuiter les PV en toute impunité. Et les citoyens que nous sommes, au lieu, pour certains, de se focaliser sur le degré de bêtise et de culpabilité du joueur inculpé, feraient mieux de prendre conscience que l’encombrement de la justice tient aussi des juges eux-mêmes : faut-il des mois d’instruction pour régler une minable affaire de chantage ?

Quant à savoir si le galopin d’Aurier doit rejouer dans son club, le coche a tranché : il a joué ; pari risqué, pari perdu ; et Paris en mauvaise posture. Quant à cette caillera de Benzema, le problème de sa sélection ne se poserait guère s’il jouait aussi bien en équipe de France que dans son club. Le plus souvent, ce fut loin d’être le cas et, contrairement à Valbuena qui se dépense, lui, il donne l’impression d’y traîner son ennui, sur le terrain...

 

* Ce bannissement à vie a provoqué une réaction indignée de François Pinet

Aurier, à bannir ? Benzema, affaire d'état ?

Exagération toute relative car sur le plateau il était bien question de ne plus faire jouer du tout le jeune homme au PSG.

A noter que F. Pinet, qui prend la mouche, n'a jamais joué au procureur et que P. Praud, l'animateur, s'il s'est lancé dans un délire anti-Benzema, a été au contraire très modéré sur le cas Aurier, le ramenant à une gaminerie.

PS Aurier, bien sûr, porte la responsabilité de l'échec du PSG en quart de finale - l'équipe va jusqu'à écrire que Blanc s'est trompé tactiquement et moralement en le retenant lors des deux rencontres avec Manchester City - du journaliste sportif en moraliste !

Et le Karim lui est éliminé de l'Euro au grand plaisir de nos autres moralistes style Bruno Roger-Petit - il faudra quand même qu'il se relise car il me semble qu'il a affirmé que le vilain Le Graet, Président de la fédé de foute, était prêt à tout pour sauver le soldat Benzema - ou Pascal Praud !

Repost0
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 09:49
Puy-du-fou et cyrards (suite)
Puy-du-fou et cyrards (suite)

Ouest-France (édition de la Vendée) 24/03/2016

Pourquoi des cyrards cirant les pompes du sire du puy-du-fou ? Jugez de la réponse !

Toujours à la pointe de l’actualité, ce jeudi, 24 mars 2016, Ouest-France se préoccupe de la présence de cyrards au Puy-du-fou, dimanche 20, se commettant en tenue d’apparat dans la guignolesque présentation de l’anneau de Jââânne ! et cela uniquement parce qu’une “élue socialiste s’insurge” ! 

La baderne galonnée qui lui répond - par l’intermédiaire de la journaliste – raille, balaie, en bref se fout royalement de la députée socialiste. Pensez-donc, elle n’a pas protestée, l’élue, quand les cyrards – car ils sont récidivistes – se sont déjà prêtés à une mascarade, mais du coup sur fond de centenaire de la bataille de Verdun, avec poilus du bocage nous rejouant Douaumont. Pourquoi le Puy-du-fou, plutôt que de vraies cérémonies commémoratives de cette boucherie militairement inutile, seule question qui pouvait se poser ?

Mais là, si ce n’est qu’il y avait un drapeau tricolore et qu’on y a joué la Marseillaise, la seule raison invoquée est qu’”Il y a un lien particulier entre Saint-Cyr et Jeanne d’Arc”. Car, tenez-vous bien La promotion 1893-1895 porte son nom.“

Il se paye la tête du pékin, notre chef du service information et relations publiques de l’Armée de terre, colonel de son état ! Car, outre le fait d’exciper du nom d’une promotion de la fin du XIXe siècle pour justifier la présence de cyrards à une mascarade du XXIe, eût-il eu un brin de culture historique, qu’il eût su que Jeanne d’Arc, qui venait d’être sortie d’un relatif oubli par Michelet, était à l’époque une icône patriotique et laïque pour les Républicains ; ce n’est qu’en 1907 que la droite catholique, se l’étant appropriée, réussit à la faire béatifier. Donc, entre 1895 et 2016, la Jeanne d’Arc, fille du peuple, venant secouer les puces à un Dauphin velléitaire, boutant les Anglois hors du royaume était devenue une Sainte en 1920 et la figure de ralliement d’une droite catholique nationaliste, dont le Vicomte du Puy-du-fou est le caricatural et lointain descendant (cf Reynaert).

Il serait donc bon, que le Ministre de la Défense, responsable d’une armée en principe Républicaine, tape un peu sur les doigts gantés de blanc du chef de l’école supérieure de Saint-Cyr, qui a envoyé cette délégation se prêter à cette cérémonie folklorique beaucoup plus que patriotique.

Brocanteur et complices...

Brocanteur et complices...

En complément :

Pierre de Villiers chef d'état major des armées

Coup de froid dans les états-majors

Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a découvert avec colère que 88 Saint-Cyriens avaient participé à la cérémonie autour du retour en France d’un prétendu « anneau de Jeanne d’Arc ». La commémoration était organisée le 20 mars au parc du Puy du Fou … chez Philippe de Villiers, frère du CEMA avec qui il est en froid. L’initiative de cette participation revenait au général Christophe de Saint-Chamas, commandant de la région terre Nord-Ouest. Cet ex-chef de la Légion avait toutefois pris soin de faire valider sa démarche par le cabinet du chef d’état-major de l’armée de terre. Qui a omis d’en référer au Général de Villiers, bien résolu à ne pas assumer cette initiative.

Challenges

Puy-du-fou et cyrards (suite)

Didier Porte

Repost0
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:57
La presse française affirme que Cervantes a écrit Don Quichotte drogué

Non contents de s’interroger sur la légalité des performances des sportifs espagnols, les gaulois attaquent les mérites du plus illustre auteur de la littérature hispanique.

Après s’être interrogés sur les succès des sportifs espagnols, les accusant de dopage, la presse française a décidé d’aller encore plus fort avec des accusations suggérant que la plus grande icône de la littérature espagnole, Miguel de Cervantes, a écrit son Don Quichotte sous l’emprise de la drogue. "Il est absolument invraisemblable qu’un Espagnol sain soit capable d’écrire un roman de plus de mille pages. Sauf s’il est d’origine argentine, bien sûr" affirme un article publié dans Le Monde.

    Pour les français, il est hautement suspect qu’un Espagnol puisse créer quelque chose digne d’admiration, et surtout qu’il puisse les dépasser dans quelque domaine que ce soit, que ce soit dans le sport ou dans la culture. Pour cette raison, ils affirment que l’œuvre de Cervantes a été conçue "sous l’influence de la cocaïne, des joints, de l’opium et probablement avec force rasades d’un excellent vin français, ce qui expliquerait l’étrange génie de l’écrivain castillan."

« "Alors dans un endroit de la Manche dont le nom ne veut pas me revenir … »* Eh ? Ne VEUT ou ne PEUT ? Peut-être que la marijuana a causé quelques ravages dans ta mémoire, Cervantes » suggèrent malicieusement les Français.

   Selon la théorie des journalistes gaulois,  il est même possible que le héros du livre soit drogué de la première à la dernière page. Cela expliquerait les hallucinations de l’hidalgo, confondant les moulins avec des géants, en se prenant pour un chevalier errant ou, ce qui est encore plus rare pour un espagnol, qu’il passe le plus clair de son temps libre à lire des romans.

  Mais ce ne sont pas seulement les sportifs et les écrivains qu’ils accusent de recourir à la drogue pour obtenir des résultats. De même les chefs étoilés espagnols, qui ont détrôné les Français dans un domaine qu’ils avaient dominé pendant des décennies, recourent aussi au dopage pour augmenter leur inspiration culinaire. "Il n’y a qu’à écouter ce que dit Ferran Adrià. Il est évident que ce type s’en met jusqu’aux yeux, tous les jours" affirme l’article.

 

D’après Joan Ferrus El Jueves

 

* "Así que en un lugar de la Mancha de cuyo nombre no quiero acordarme..."

Repost0
4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 17:38
Surligné par M.G.

Surligné par M.G.

Figurez-vous qu’il y a de l’eau dans le « Marais mouillé » ! Beaucoup d’eau ! même que ça « inonde ». Le naïf lecteur pourrait se dire qu’un marais inondé quand il pleut beaucoup, ça n’a rien d’extraordinaire. Mais nos agriculteurs ne l’entendent pas de cette oreille. Et selon le bon principe privatisation des profits et socialisation des pertes, ils ne vont pas tarder à réclamer des indemnisations.

Le Marais Poitevin, si on en croit un spécialiste, se divise en quatre zones :

->Les terres "hautes" des îles : altitude inférieure à 20 m.

->La frange maritime : les prés salés, inondés aux grandes marées. 

->Le marais desséché sans arbres et réservés à la grande culture mécanisée. 

->Le marais mouillé, inondable, sur une surface sillonnée de canaux.

   

Et comme l’explique M. G.,  éminent prof de SVT (Sciences de la Vie et de la terre) « L'eau qui s'écoule dans le marais est en grande partie fournie par les nappes phréatiques de la plaine Luçon-Niort, les rivières étant déjà canalisées ; bien évidemment l'hiver, les précipitations abondantes font monter le niveau des nappes et alors la bordure du marais reçoit davantage d'eau : nos anciens avaient observé cela et prévue une zone d'écoulement, très lent étant donné la platitude du marais, avant la récupération de ces eaux au niveau des canaux dits de ceinture. Ainsi, par ces canaux de ceinture, ils ont délimité 2 zones de marais (pour faire simple) : une zone inondable appelée le marais mouillé, avec des prairies « humides » s'enrichissant des inondations hivernales et jouant un rôle de filtres pour l'eau, et une zone sans inondation entre les canaux de ceinture et les digues de la mer, propice aux cultures, en particulier céréalières. » A noter que les rendements céréaliers sont des plus élevés ! Et que cette petite Beauce se partage entre quelques gros agrariens.

Mais, les prairies du marais mouillé ont laissé de plus en plus la place à des cultures, en particulier du maïs avide d’eau.

On a en quelque sorte remplacé l’éponge végétale des prairies par l’évier d’un sol semé beaucoup moins perméable. Un pari rentable tant que les précipitations sont modérées et la nappe phréatique plutôt basse. Mais qui devient perdant quand la nappe phréatique étant rechargée, les précipitations sont plus abondantes.

« L'évaille de février vaut du fumier » ! ce dicton maraîchin ne semble pas du goût de nos agriculteurs vendéens qui, eux, mettent en accusation, l’évacuation, à leurs yeux insuffisante, des eaux vers la mer. Qu’importe si une trop forte arrivée d’eau douce nuirait aux conchyculteurs de l’anse de l’Aiguillon ! Les propos vengeurs de nos propriétaires contrastent avec le ton serein d’un article de la Nouvelle République dans les Deux-Sèvres où " l'évaille " s'installe dans une douce tranquillité. Mais il parle du marais qui appartient à tous et cette inondation, contrairement à ce que clament nos agriculteurs, est le présage d’une herbe abondante ; le pêcheur lui pense que la crue est propice aux brochets.

D’un phénomène classique, irrégulier comme tout phénomène climatique, mais prévisible, nos « agriculteurs du marais » veulent faire croire à une calamité. Et surtout due à une mauvaise gestion commandée par les écologistes qui imposent leur diktat. Ils réclament déjà des ouvrages adaptés à leurs propres exigences. Autrement dit, ils veulent profiter de tous les avantages que peut procurer le marais mouillé, mais sans en subir les aléas. Oubliant d’ailleurs que si le marais mouillé ne jouait plus son rôle tampon les catastrophes naturelles deviendraient bien calamiteuses.

Une logique productiviste agressive caricaturale. Et qui fait fi de l’intérêt général.

Repost0

Présentation

  • : Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • : Education, laïcité, politique et humeurs personnelles, en essayant de ne pas trop se prendre au sérieux.
  • Contact

Nota Bene

Le deblog-notes, même si les articles "politiques" dominent, essaie de ne pas s'y limiter, avec aussi le reflet de lectures (rubrique MLF tenue le plus souvent par MFL), des découvertes d'artistes ou dessinateurs le plus souvent érotiques, des contributions aux tonalités diverses,etc. Pour les articles que je rédige, ils donnent un point de vue : les commentaires sont les bienvenus, mais je me donne bien sûr le droit d'y répondre.

Recherche

Nelle Formule

Overblog - hébergeur du deblog-notes - a réussi l'exploit de lancer une nouvelle formule qui fait perdre des fonctions essentielles de la version précédente. Ainsi des liens vers des sites extérieurs disparaissent (désolé pour  Koppera, cabinet de curiosités, ..). Les albums se sont transformés en diaporamas, avec des cadrages coupeurs de têtes. La gestion des abonnés et des commentaires est aussi transparente que le patrimoine de Copé. Et toutes les fonctions de suivi du deblog-notes - statistiques notamment - sont appauvries.