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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:59
Onfray rejoint la coisade des cagots anti prétendue théorie du genre ! (cliquer pour agrandir et compter les onfray)

Onfray rejoint la coisade des cagots anti prétendue théorie du genre ! (cliquer pour agrandir et compter les onfray)

Le genre
Le genre

L'OBS 11 décembre 2014

Quand Sarkozy profère une  énormité, loin de faire marche arrière, il en rajoute une louche. En cela, Onfray est très sarkozyen. Ayant clamé que l’école avait mieux à faire que d’enseigner la théorie du genre et l’informatique et s’étant fait taxer de mensonge éhonté, il trouve une alliée dans une de la Rochère de la philosophie, ondoyée par Finkielkraut et Tillinac, qui a commis un ouvrage sur cette prétendue théorie.

 

  Tel Copé découvrant avec horreur Tous à poil, Bérénice Levet, auteure donc de « La théorie du genre ou la vie rêvée des anges », a décidé d’écrire cet essai lorsqu’elle a découvert que l’on faisait lire à son neveu, élève en CM1, le récit de David Walliams, intitulé Le Jour où je me suis déguisé en fille. Ce petit morceau de propagande à l’usage des jeunes consciences a été, pour l’auteur, le coup de trop, si l’on en croit Le Figaro (12/11/2014) ! D’autant que depuis 2012, Najat Vallaud-Belkacem, «ce Robespierre en jupons», dit-elle, a vivement encouragé les partisans d’une école «neutre»…. Comme on le voit notre prof de philo de Polytechnique tient des propos  sur la Ministre de l’éducation nationale que ne renierait pas Farida Belghoul.

 

« Que le jour commence et que le jour finisse sans que jamais Titus puisse voir Bérénice…» Il y a une certaine logique, pour Bérénice Levet, à refuser la confusion du féminin et du masculin, quand son prénom s'inspire d'une tragédie tout entière consacrée à leur irrémédiable séparation, nous explique encore Le Figaro, qui ne recule devant aucune niaiserie. Et Le Figaro poursuit dans la même veine : Vouloir sauver cette fleur de la civilisation française qu'est la galanterie est une façon de refuser aussi bien les gardiens coraniques de «la femme voilée» que les avant-gardes, elles aussi puritaines, qui promeuvent la «théorie du genre», mais là il transpose les propos de la dame. Pour autant, cette protégée d'Alain Finkielkraut et Denis Tillinac se voit, toujours d'après Le Figaro, plutôt en conservatrice libérale qu'en réactionnaire pure et dure : «Je ne souhaite pas un retour en arrière», dit-elle, en soulignant qu'elle ne veut pas revenir au bon vieux temps du pater familias. Quel libéralisme !

 

  Avec ce double parrainage d’Alain Finkielkraut et de de Denis Tillinac, le résultat ne peut qu’être d’une honnêteté et d’une portée intellectuelle transcendentale.

 

Le compte-rendu du philosophe bas-normand nous conte donc une prétendue Théorie du genre à laquelle la droite de Sarkozy à Chatel souscrirait autant que la gauche de Hollande, Peillon et bien sûr Vallaud-Belkacem ; tenez-vous bien, même Marine Le Pen serait touchée !

Bien sûr, comme l’affirment les prélats, elle pollue les programmes de SVT des lycées. Suivent des considérations assez grotesques sur une prétention de la « gauche libérale » de changer l’homme en supprimant la différence sexuelle, puis un pur délire sur la PMA comme réalisation d’un projet de conception virginale, apparentée à celle de Marie, mère de Jésus (en l’occurrence ce serait plutôt de la GPA) !

A preuve, ajoute l’ex-prof de philo de l’Institution Saint-Ursule, Beatriz Preciado, chroniqueuse pour Libération, Libé qui est, comme chacun sait, la Pravda de la gauche libérale. Elle invite, nous dit Onfray,  à abolir le couple vagin-pénis au profit d’un autre, anus-godmichet, qui permettrait « une grève de l’utérus ». Son programme, affirme-t-il, est : « Ne laissons pas pénétrer dans nos vagins une seule goutte de sperme national catholique ».

Bien que lecteur assidu du quotidien des bobos droits-de-l’hommistes adeptes de la bien-pensance, je n’avais pas remarqué les chroniques de cette philosophe. En fait, elle alterne le samedi avec trois autres chroniqueurs.

Comme j’ai le cerveau lent, en première lecture, elle m’a semblé n’avoir retenu de la fameuse paillarde Ô mon berger fidèle que la conclusion (« Refile-moi le godmichet dans le cul et qu’on en finisse… »). Ensuite, si on y regarde d’un peu plus près, on constate que loin de nier les différences sexuelles puisqu’elle parle de vagin, de pénis, d’utérus, de sperme, elle veut, dans un ultra-féminisme dit queer, les surmonter.

Et surtout, si on sort du bocage normand, on se rend compte que cette philosophe espagnole fait clairement allusion au projet de quasi suppression de l’IVG en Espagne porté par Alberto Ruiz-Gallardón soutenu par le national-catholicisme : grève des utérus et refus du sperme national-catholique, ça a un sens de l’autre côté des Pyrénées.

 

Pour le reste les propos provocants de son Manifeste contra-sexuel, son éloge de l’anus – « seul organe sexuel universel » – et du godemichet, son usage de la testostérone, sa dénonciation du « nouveau capitalisme chaud, psychotropique et punk » qui exploite la force orgasmique des êtres à coup de médicaments et de pornographie, un régime « pharmacopornographique » dont « la pilule et Playboy » sont les symboles et l’excitation, l’érection et l’éjaculation les matières premières*, à part un relatif écho dans une frange très limitée du mouvement LGTB, les masses laborieuses, intellectuelles et manuelles, s'en tapent le coquillard avec une patte de homard !

Grâce à Onfray et Levet, quelques-uns comme moi, iront cependant consulter sa notice wikipedia.

 

Mais de là à prétendre que celle qui propose sodomie, coprophagie, zoophilie, etc. est la grande prêtresse d’un nouveau puritanisme, il y a un léger hiatus qui semble avoir échappé à notre philosophe de comptoir. Et à l’auteure du livre qui, elle, a flairé le bon coup éditorial du côté des cagots de la « manif pour tous ».

 

* A lire avec l'accent et le phrasé de Dali, ça prendra tout son sel !

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 21:23
Mélenchon, comme Poutine, se réjouit de la réélection de Marine

« Pour le débat ça va être une bonne chose de voir quelqu'un qui a une cohérence intellectuelle. Après on aime ou on n'aime pas, c'est une autre paire de manches, mais la vie politique gagne à avoir des protagonistes de haut niveau, croyant dans ce qu'ils disent", a-t-il commenté en apprenant le score quasi cubain de la cheftaine du FN.

 

« Vaut mieux ça que des mollassons et des ectoplasmes dont on ne sait pas ce qu'ils pensent ni ce qu'ils comptent faire. Mais je ne veux nommer personne, bien sûr ».

 

Marine Le Pen « est une femme qui assume une ligne de droite extrême, qui maintenant paraît, en matière sociale, plus modéré que François Hollande. »

 

Il partage avec elle son admiration pour le petit père des peuples russes, Vladimir ! Et comme elle une laïcité inoxydable.

 

Marine, qui ouvre déjà grand les bras à Jean-Pierre (Chevénement) va-t-elle maintenant les tendre à Jean-Luc ?

 

 

PS On me signale que j'aurais confondu la réélection de Marine Le Pen avec celle de Sarkozy et que les propos de Mélenchon concerneraient le second et non la première. Mais est-ce que ça change grand chose ? Sarko, Peltierisé, est-il di différent dans les propos de la fille Le Pen ? Entre Phillipot et Wauquiez, vous avez vu une grande différence ?

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 16:15
Humour à la Wauquiez

De ces dessins humoristiques qu’on regarde d’un œil distrait, voire amusé. Bon, d’accord c’est du Wauquiez à peine déguisé. Mais on ne va pas en faire un fromage. Comme on dit sur les cours de récréations : C’est pour de rire.

 

Mais pas besoin d’avoir fait l’ENA comme le maire du Puy-en-Velay pour comprendre le message subliminable : mieux vaut se gaver de RSA et d’allocs diverses que de se casser le cul à bosser. Tous les poncifs y sont RSA, APL, CMU et la poule ultra-pondeuse –une poule allochtone, sans doute – avec ses six poussins donc avec un max d’allocs.

 

Notre poulette bosseuse en CDI  - chanceuse – se fait un gros SMIC, si ses 1300 € sont HS comprises, ce que j’ai cru comprendre. Notre faignasse de poule aux poussins, avec son royal RSA à 509,30 € plus ses allocs pour ses six poussins lui donnant 792,21 €, se fait déjà, sans lever la patte de son perchoir, 1301,51 € ! CQFD crieront nos poujados ! et on ne compte même pas l’APL pour que la sybarite paye son poulailler et la CMU pour qu’elle se soigne gratos !

 

Sauf que, la comparaison est un peu faussée, juste un tout petit peu.

Si la travailleuse a elle aussi des poussins, elle aura tout aussi droit que la paresseuse à des allocs à partir du 2e. Si elle remplit les conditions de ressources, elle pourra prétendre à l’aide au logement. Et, salariée, elle est couverte par la sécu pour la maladie.

 

Autrement dit, sous couvert de dessin prétendument humoristique, on compare ce qui n’est pas comparable.

 

Comparons, deux poules célibataires de plus de 25 ans sans poussin. L’une au SMIC, l’autre au RSA. 1128,70 net d’un côté, 509,30 de l’autre. Et même si c’est pour de rire transposons cela dans la réalité. Qui oserait dire qu’une mère seule avec six enfants, même sans emploi, ne se casse pas un tant soit peu le cul rien qu’en s’occupant de ses gniards ?

 

Ainsi se répand une certaine idéologie UMPenisée, dont Wauquiez, dit la crevure, est un porte-parole persévérant.

Mais c’est pour de rire !

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 18:46
Jean-Loup Amselle, ethnologue

Jean-Loup Amselle, ethnologue

Une fois encore, on nous ressort « les réflexions du laboratoire d’idées Terra Nova » qui, pour J.-L. Amselle (L’Obs 27/11/2014) a poursuivi un mouvement de « découpage au sein du corps social d’entités identitaires de genre et de race [entailles verticales] au détriment des identités horizontales de classe ». Le propos est un peu abscons, mais reprend une caricature lancée par de jeunes copéistes, Badat, Bedin, Fanfant, Didier tous secrétaires nationaux de l’UMP*.

 

Caricature  reprise, mais du coup à l’extrême gauche par un professeur de sciences-Po qui, tout comme les jeunes copéistes, fait dire au rapport ce qu’il ne dit pas et dénote un total mépris pour les précarisés, ce lumpenprolétariat, en référence à l’anarchisme du XIXe siècle qui met ses espoirs dans les sans-métier, les sans-travail, trimardeurs, filous, prostituées, déclassés : révolutionnaires de demain.

 

On voit agir, à peine plus subtilement, la mécanique du mensonge à la Sarkozy qui de citations tronquées, en interprétations douteuses aboutit à clamer que le PS abandonne la classe ouvrière.

 

Sarkozy tellement ment, que ça en devient dément !

Sarkozy tellement ment, que ça en devient dément !

Libé a bien démonté l’hoax à la Sarko.  Il part d’une phrase  de Daniel Vaillant, en février 2002 : « Il n’y a pas de sentiment d’insécurité sans insécurité réelle, même s’il peut y avoir un sentiment d’insécurité qui dépasse l’insécurité réelle. » Cela devient pour Sarko en campagne en 2012  : « Comme en 1997 ? Comme quand Monsieur Jospin disait qu’il n’y avait pas d’insécurité mais seulement "un sentiment d’insécurité" ? » Le double mensonge est déjà éhonté puisque ce n’était pas Jospin et la phrase est tronquée pour lui faire dire l’inverse de ce qu’elle disait.  Et ça devient en 2014 : Jospin avait dit à une dame qui avait peur dans le métro : Madame, vous n’avez pas peur, vous avez l’impression d’avoir peur. Là du coup, le bobard devient un petit chef-d’œuvre puisque voilà Jospin, comme Zazi, dans le métro, et qui s’adresse à une dame en lui tenant des propos incongrus.

 

    Pour Terra Nova, c’est à peine plus subtil. D’abord, ça devient donc la position du Parti Socialiste, alors que Terra Nova est certes proche mais indépendant du PS (l’extrême-gauche lui reproche d’ailleurs son financement indépendant). Amselle, moins caricaturalement, dit que ça a inspiré la campagne de François Hollande. Sauf preuve du contraire, Olivier Ferrand n’a pas été membre de l’équipe de campagne de Hollande. Mais, de fait rechercher des pistes pour avoir une majorité a dû effleurer l’esprit du candidat socialiste.

 

  Certes,  s’agissant de recherche d’une majorité électorale en 2012, le rapport parle quartiers populaires (avec notamment la France de la diversité), qui votent à 80% à gauche en 2007, jeunes (70%) et femmes. Ce rapport, horriblement hérétique,  considère qu’il n’y a plus de vote unifié de classe  et va même jusqu’à dire que la grille de lecture pertinente n’est plus les classes sociales mais la division "outsiders"-"insiders".  C’est-à-dire d’un côté les milieux populaires déclassés, victimes du précariat, du chômage, de l’exclusion, et souvent discriminés ; de l’autre les milieux populaires intégrés, qui ont un emploi stable, en CDI, mais qui, travaillés par la crise, ont peur du déclassement et sont tentés par le repli identitaire.

 

Mais, même s’il met l’accent sur ces outsiders, ce rapport, dont l’objet est de proposer des pistes pour bâtir une majorité, ne propose évidemment pas d’abandonner  ces classes populaires intégrées, un temps, séduites par le discours de Nicolas Sarkozy, valorisant "la France qui se lève tôt" contre les "assistés" (discours toujours en vogue du côté de Sarko !). Et, bien sûr, il faut aussi maintenir voire augmenter son attractivité sur une partie des classes moyennes (les « diplômés »), car, répétons-le le rapport avait pour objet de proposer des pistes pour avoir la majorité 12 mois plus tard. Ce n'était donc pas une étude sociologique théorique sur les entités identitaires.

 

On peut certes, avec M. Amselle, considérer que la seule grille d’analyse qui compte est celle en classes sociales, même si, comme le rappelait le rapport, ce dont convenait d’ailleurs le prof de Sciences Po, « la classe ouvrière [n’est] plus ce qu’elle n’a jamais été (une classe unifiée consciente d’elle-même porteuse de progrès) ».

Il n’en restera pas moins que les ouvriers sont de moins en moins nombreux : plus du tiers des actifs en 1981, moins du quart aujourd'hui ; et que deux ouvriers sur cinq travaillent dans le secteur tertiaire, isolés, non syndiqués. Et la grille de lecture proposée par Terra Nova s’est révélée assez pertinente en ce qui concerne la victoire des présidentielles et le reste dans les défaites des municipales ou des européennes où les outsiders ont boudé les urnes.

 

Et les préconisations d’Olivier Ferrand - au plan socioéconomique, la justice sociale et la solidarité, un Etat social fort et redistributif ; au plan culturel, une société ouverte et tolérante  – sont, hélas, plus que jamais d’actualité.

 

* Une vraie armée mexicaine aux fonctions des plus folkloriques, le ponpon allant sans conteste au jeune G. Didier, futur complice de Peltier : Samia Badat, secrétaire nationale de l'UMP chargée des nouveaux engagements solidaires ; Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP en charge de l’égalité des chances ; Pierre-Yves Bournazel, secrétaire national de l'UMP en charge des grandes métropoles ; Geoffroy Didier, secrétaire national de l’UMP en charge de la protection des riverains et de la lutte contre les nuisances aéroportuaires ; Coumba Dioukhane, secrétaire nationale en charge de la recherche ; Nathalie Fanfant, secrétaire nationale de l'UMP à la lutte contre les discriminations ; Charles Givadinovitch, secrétaire national de l'UMP à la lutte contre la précarité et la pauvreté ; Benjamin Haddad, secrétaire national de l'UMP à la vie étudiante et l’entrée dans la vie active

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 12:12
La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique

Le 20 novembre 2014 la duchesse d’Albe s’est éteinte dans son palais de Séville. Noble la plus titrée d’Espagne et donc du monde, descendante directe de Jacques II roi d’Angleterre et de sa favorite, une Churchill, elle est surtout apparue, sur nos étranges lucarnes, comme une victime de l’art capillaire et de la chirurgie esthétique.

 

 

 

De son vrai nom (prenez votre respiration) María del Rosario Cayetana Paloma Alfonsa Victoria Eugenia Fernanda Teresa Francisca de Paula Lourdes Antonia Josefa Fausta Rita Castor Dorotea Santa Esperanza Fitz-James Stuart y Falcó de Silva y Gurtubay, elle était plus couramment connue sous le nom de  Cayetana Fitz-James Stuart y Silva, duchesse d’Albe. 

La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique

Là, il faut être champion de plongée en apnée pour dévider tous les titres sans reprendre son souffle :

    Titres comme Grand d’Espagne:

        6 duchés:

            XVIII duchesse de Alba de Tormes

            XI duchesse de Berwick; titre d’origine anglaise. (pour les anglais seul un mâle peut en hériter, mais en Espagne, Cayetana Fitz-James Stuart y Silva fut bien considérée comme duchesse de Berwick )

            XVII duchesse de Huéscar, cédé à son fils Carlos Fitz-James Stuart y Martínez de Irujo, XVIII duc depuis le 23 avril 1954, et héritier du titre de duc  de Alba de Tormes.

            IV duchesse de Arjona  cédé à son fils Cayetano Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, V duc depuis le 26 avril 2013

            XVII duchesse de Híjar cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XVIII duc depuis le 2 avril 2013

            XI duchesse de Liria y Jérica

            X duchesse de Montoro, cédé à sa fille Eugenia Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XI duchesse depuis le 24 de novembre 1994.

            XIII duchesse d’Almazán

        1 comté-duché:

            XIV comtesse-duchesse d’Olivares

        2 Marquisats:

            XVI marquise d’El Carpio

            XI marquise de San Vicente del Barco, cédé à son fils Fernando Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XII marquis depuis le 26 janvier 1994

        7 Comtés:

            XVII comtesse d’Aranda, cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XVIII comte depuis le 2 avril 2013

            XXII comtesse de Lemos

            XIX comtesse de Lerín-condestablesa de Navarra y de Éibar  

            XX comtesse de Miranda del Castañar

            XVI comtesse de Monterrey

            XX comtesse de Osorno

            XVIII comtesse de Palma del Río, cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XIX comte depuis le 2 avril 2013

            XXIII comtesse de Siruela, cédé à son fils Jacobo Fitz-James Stuart y Martínez de Irujo, XXIV conde desde el 9 de junio de 1982.

            XIII comtesse de Salvatierra, cédé à son fils Cayetano Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XIV comte depuis le 26 janvier 1994.

 

Titres non Grand d’Espagne:

        17 Marquisats:

            XII marquise de La Algaba

            XVIII marquise de Almenara, cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XIX marquis depuis le 2 avril 2013

            XXI marquise de Barcarrota

            XIII marquise de Castañeda

            XIX marquise de Coria

            VII marquise d’Eliche

            XVIII marquise de Mirallo

            XX marquise de la Mota

            XX marquise de Moya

            XVII marquise d’Orani, cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XVIII marquis depuis le 2 avril 2013

            XI marquise d’Osera

            XVI marquise de San Leonardo

            XIX marquise de Sarria

            XII marquise de Tarazona

            XVII marquise de Valdunquillo

            XXI marquise de Villanueva del Fresno

            XVI marquise de Villanueva del Río

        13 Comtés:

            XX comtesse de Villalba

            XXV comtesse de San Esteban de Gormaz

            X comtesse de Santa Cruz de la Sierra

            XVIII comtesse d’Andrade

            XV comtesse d’Ayala

            XIV comtesse de Casarrubios del Monte

            XIV comtesse de Fuentes de Valdepero 

            X comtesse de Fuentidueña

            XVI comtesse de Galve

            XVII comtesse de Gelves

            XVI comtesse de Guimerá,  cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XVII comte depuis le 2 avril 2013

            XXV comtesse de Ribadeo, cédé à son fils Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart, XXVI comte depuis le 2 avril 2013

            XXI comtesse de Módica (titre d’origine sicilienne)

        1 Vicomté:

            X vicomtesse de la Calzada

Née le 28 mars 1926

Mariée trois fois :

  d’abord avec Luis Martínez de Irujo y Artázcoz (1919-1972), fils du duc de Sotomayor ,

puis avec Jesús Aguirre y Ortiz de Zárate (1937-2001), docteur en Théologie et Jésuite défroqué de  11 ans son cadet,

   

 

 

 

 

 

 

enfin avec Alfonso Díez Carabantes (né à Palencia, le 15 novembre 1950), quasi un quart de siècle de moins qu’elle, plus jeune que son 2e fils.

 

 

 

18e duchesse d’Albe

11e duchesse de Berwick

46 titres nobiliaires (inscrite au Livre Guinness des records comme la noble la plus titrée au monde !)

 

Capital : 2 800 000 000 €

Patrimoine :

Plus de 20 châteaux ou palais en Espagne dont les Palais de Liria(Madrid) de 3500 m2 et celui de Duenas (Séville) de 9542 m2

34000 ha de terres

 

Une pinacothèque avec des œuvres de Velásquez, Goya, Miró et Picasso

Une bibliothèque avec des manuscrits de Christophe Colomb.

 

Héritage à répartir entre ses 6 enfants,

Carlos Fitz-James Stuart y Martínez de Irujo (Madrid, 2 octobre 1948)

Alfonso Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart (Madrid, 22 octobre 1950)

Jacobo Fitz-James Stuart y Martínez de Irujo (Madrid, 15 juillet 1954

Fernando Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart (Madrid, 11 juillet 1959)

Cayetano Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart (Madrid, 4 avril 1963)

 et  Eugenia Martínez de Irujo y Fitz-James Stuart (Madrid, 26 novembre 1968)

La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique

Or donc, notre duchesse, avant d’arborer cette chevelure délavée de caniche ébouriffé, ces lèvres botoxées et rebotoxées, ce nez de petite truie rose, des yeux à la Bogdanoff,  était fort mignonne dans sa prime jeunesse.

  Malgré ses 6 enfants en 20 ans, à 56 ans elle faisait du topless à Ibiza. Certes son décolleté offrait peut-être un aperçu d’une silicone vallée, certes déjà elle avait déjà tendance à s’ébouriffer la chevelure,

certes le ducal fessier était un peu fatigué, mais le bistouri ne lui avait pas encore trop charcuté le visage.

La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique
La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique

La Maja vestida et la Maja desnuda de Goya étaient censées représenter la duchesse d'Albe de l'époque du peintre.

Bien sûr d’horribles manants, sans pitié pour son grand âge et sans respect pour ses titres nobiliaires, l’ont caricaturée en Maja un peu délabrée.

Honte à eux.

La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique

La duchesse au bras de sa fille Eugenia Martínez de Irujo

 

 

Sur le point d’atteindre le demi-siècle, Eugenia Martínez de Irujo, la seule fille des six enfants de la duchesse d’Albe, a décidé d’apparaître sur l’écran. Duchesse aussi, mais, dans son cas, de Montero, titre que lui a cédé sa mère en 1994, elle a participé au tournage de Arde Madrid, une série télévisée de Paco León y Anna Rodríguez-Costa sur les aventures d’Ava Gardner à Madrid durant les années soixante. L’aristocrate interprète le rôle de sa propre mère. Elle apparaît dans une scène qui recrée le baptême d’ Antonio Flores, fils de Lola Flores et d’Antonio González El Pescaílla, chanteur et guitariste de flamenco et de rumba, auquel assistait Ava Gardner et d’autres célébrités de l’époque.

La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique
La duchesse d’Albe ou les méfaits de la chirurgie esthétique

Une Eugenia qui dit du mal du deuxième mari de sa mère, Jesús Aguirre, très cultivé mais zéro humainement.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 18:05
De la riquiquisation de la "pensée" Méluchienne

Après la reconstitution de la tête en 3D de son idole Robespierre, c’est un jeu vidéo qui provoque l’ire du grand imprécateur, Mélenchon. Cet Assassin’s Creed Unity a pour toile de fond la Révolution Française. Mais à peu près comme les Astérix ont pour toile de fond la conquête romaine de la Gaule. Et la réaction ne porte même pas sur le jeu lui-même – un jeu Français, Monsieur ! comme aurait dit Montebourg – mais sur une sorte de bande annonce pour le marché nord-américain.

 

C’est un des lieutenants de Mélenchon qui a envoyé la première salve. «À tous ceux qui vont acheter Assassin's Creed Unity, je leur souhaite un moment agréable, mais je leur dis aussi que le plaisir de jouer n'empêche pas de réfléchir. Jouer oui, mais ne vous laissez pas manipuler par ceux qui font de la propagande», écrit sur son blog Alexis Corbière. Un Alexis Corbière qui m’avait pilonné du temps où mes articles n’étaient pas censurés sur Le Plus, pour avoir critiqué Mélenchon dans un style lourd et assez fleuri. "Le Peuple de Paris est présenté pour une cohorte brutale et sanguinaire, c’est lui qui produit la violence, toujours lui qui de façon aveugle fait couler le sang, notamment du bon roi débonnaire. Comme de coutume, la caricature le plus bestiale concerne Maximilien Robespierre qui est présenté comme «bien plus dangereux que n’importe quel roi»" dénonce-t-il.

 

Mélenchon qui s’était déjà indigné de la reconstitution en 3D de la tête de Robespierre par une équipe qui pourtant avait travaillé avant pour Chavez, ne pouvait être en reste. «Le dénigrement de la grande Révolution est une sale besogne pour instiller davantage de dégoût de soi et de déclinisme aux Français», déclare-t-il au Figaro. Et il poursuit avec une phrase digne de figurer dans le débat bessonien sur l’identité française : «Si l'on continue comme ça, il ne restera plus aucune identité commune possible aux Français à part la religion et la couleur de peau». (Expliquez et commentez, est-on tenté de dire aux exégètes de la pensée méluchienne.)

Or, de son propre aveu, Corbière n’a pas réagi au jeu lui-même, mais à une bande annonce publiée en juillet 2014 et destinée au marché nord-américain. Un commentateur d’un article du Plus précise que cette bande-annonce de 5 mn a été créée par Rob Zombie (réalisateur de films d'horreur) illustrée par Tony Moore (participant au comic book The Walking Dead) qui ne représente pas le jeu sauf à travers le bref passage à l'écran d'Arno. Arno étant le héros de ce jeu. « Nous avons utilisé certains événements clés pour qu’Arno, le héros du jeu, en soit le témoin ou l’acteur, mais ce n’est pas sa révolution, ce n’est pas lui qui la fait, c’est plus subtil. L’histoire du jeu est avant tout une histoire d’amour et un dilemme cornélien. La Révolution n’est qu’une toile de fond. » expliquait, dans un entretien au Monde antérieur à cette minable polémique, un des producteurs du jeu.

 

Pour en revenir à la funeste bande-annonce, c’est visiblement du grand guignol des plus comiques. On y aperçoit même la tête du pauvre Gouverneur de la Bastille, le Marquis de Launay, trimbalée en haut d'une pique par de sanguinaires sans-culottes. A part Corbière et Mélenchon qui peut prendre ce comic au sérieux ?

 

 

Profitons-en pour réécouter Gréco :

Dans la rue des Blancs-Manteaux

Ils ont élevé des tréteaux

Et mis du son dans un seau

Et c'était un échafaud

Dans la rue des Blancs-Manteaux.

 

Dans la rue des Blancs-Manteaux

Le bourreau s'est levé tôt

C'est qu'il avait du boulot

Faut qu'il coupe des généraux

Des évêques, des amiraux,

Dans la rue des Blancs-Manteaux.

 

Dans la rue des Blancs-Manteaux

Sont v'nues des dames comme il faut

Avec de beaux affûtiaux

Mais la tête leur f'sait défaut

Elle avait roulé d'son haut

La tête avec le chapeau

Dans l'ruisseau des Blancs-Manteaux.

 

Texte de J. P. Sartre

"La nouvelle édition" 17/11/2014

En supplement gratuit des extraits d’un article de Robin Andraca,

Non, Assassin's Creed Unity n'est pas une leçon d'histoire,

Robespierre dénaturé ?  Attendez de voir Bonaparte !

 

"Assassin's Creed Unity est un jeu vidéo grand public, pas une leçon d'histoire". La réplique est signée Ubisoft, en réponse à la polémique lancée la semaine dernière par Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de Gauche et Jean-Luc Mélenchon, qui reprochaient au jeu de véhiculer une propagande réactionnaire sur la Révolution Française.  (…)

 

Robespierre, symbole de la Terreur ou champion de la justice sociale ? Voilà que ce débat, qui divise les historiens depuis deux siècles, trouve un prolongement inédit dans l’univers virtuel de la dernière super-production d’Ubisoft, qui raconte l'histoire d'une guerre séculaire de l'ombre entre deux sociétés secrètes, les Templiers et les Assassins (le principe est le même pour tous les épisodes de la série). Contacté par Le Figaro le jour de la publication du post de Corbière, Jean-Luc Mélenchon dénonce à son tour “la propagande d’Assassin’s Creed” avant d’en remettre une couche le lendemain sur France Info.

Le 17 novembre, sur son blog, le député européen revient (longuement) sur l'affaire : "Il suffit de voir le « trailer », écrit par un débile américain, pour comprendre le mal que fait ce genre de scénario à l’image de la France populaire et historique ! Que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, et donc de l’égalité en droit de tout être humain, soit présentée comme l’œuvre de brutes sanguinaires et absurdes ne peut-être un hasard ludique". (…)  

“N’en déplaise à Mélenchon, Assassin’s Creed Unity n’est pas un jeu historique ! titre le site de TF1. “Assassin’s Creed : comment Mélenchon s’est fait prendre au jeu” renchérit celui de Marianne, tandis que Rue89 fait jouer un historien au jeu.

Dans cette séquence, Danton roule vers l'échafaud. "La seule erreur de Danton a été de se mettre à dos Robespierre, le père de la terreur. Les amis de Danton ont fait publier un article décrivant Robespierre comme un dictateur assoiffé de sang", précise la voix off (...)

 

Idéologiquement, donc, c'est discutable. Historiquement aussi. Danton, ce jour-là, est effectivement passé devant la maison de Robespierre et lui a crié : "Robespierre, tu me suis ! Ta maison sera rasée ! On y sèmera du sel !". (...) nulle part, en revanche, d'une quelconque visite de Robespierre en prison, agitant sous le nez de Danton plusieurs lettres issues de sa correspondance et menaçant directement la vie de ses amis.

Dans cet extrait, les deux protagonistes du jeu sont ici à la recherche de Germain, chef des templiers et grand méchant du jeu. Sur leur route se dresse Robespierre, bien décidé à ne pas vendre la mèche. Elise prend alors les choses en main et lui tire dessus pour en savoir plus. Totalement surréaliste ? Pas totalement ! Cette scène, inventée de toutes pièces par les créateurs du jeu, reprend un détail bien réel de l'histoire de Robespierre : deux jours avant son exécution, retranché avec ses partisans dans l'hôtel de ville, Robespierre est blessé à la mâchoire dans des circonstances incertaines. Et oui, de la fiction à la réalité, il n'y a parfois qu'un pas.

(...) Napoléon Bonaparte n'a jamais été chargé de la protection de Louis XVI. Son seul fait d'arme, pendant la Révolution, a même été de repousser une insurrection menée par... les royalistes à Paris en octobre 1795. L'armoire de fer dont il est question, dans ce passage, a en revanche bien existé. Et ce coffre-fort, aménagé dans un mur du bureau, conçu pour planquer la correspondance de Louis XVI, contenait bien des secrets embarassants pour le Roi. Parmi eux, plusieurs documents attestant l'existence d'un vaste réseau visant à corrompre plusieurs meneurs de la Révolution. Napoléon Bonaparte a-t-il essayé, d'une façon ou d'une autre, de mettre la main sur ces documents ? Pas à notre connaissance...

 

Disons les choses clairement : historiquement, beaucoup de choses ne sont pas vraies, et parfois même aberrantes, dans Assassin's Creed. L'histoire qui intéresse le plus les scénaristes du jeu n'est pas celle de la Révolution Française mais l'histoire d'amour entre Arno et Elise, engagés dans une guerre sans merci contre les Templiers !

 

Autrement dit, IMPRECATOR a perdu, une fois de plus, une bonne occasion de se taire.

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 09:07
P. de Villiers a changé... en pire !

Question empire, tel Depardieu-l’enflure, il s’est rallié à celui du tchékiste Poutine. Invité le 12 novembre de l’ineffable Bourdin (d’une pugnacité très élastique, pour ne pas dire d’une certaine complaisance), il a fait du de Villiers, en pire. Du poujadisme de bas étage. Sans oublier une reconstruction des plus viciées des épisodes qui l’ont poussé sur la touche.

 

Revu et corrigé par le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon son retrait de la vie politique n’est pas due à ses échecs successifs, au fait qu’il était mis sur la touche en Vendée par ceux-là même qui l’avaient intronisé – les patrons du bocage -  ou à ses déboires purement familiaux, mais  à sa noble conception de la politique. Et à sa volonté de se recentrer sur  le Puy-du-fou, œuvre de civilisation !

 

Avec son phrasé si personnel, il assène des vérités premières telle que pour trahir il faut être proche. Visé son Brutus, Bruno Retailleau. Il oublie bien sûr – en fait il préfère ignorer – que la faille avec son fils spirituel est née de sa FNisation sous la coupe du petit Peltier qui l’a poussé vers la thématique Le Penienne, avec d’ailleurs un total insuccès. Il oublie surtout que, s’il a été poussé dehors, c’est d’abord par les patrons vendéens, à commencer par celui de Fleury-Michon. Et quand il ose se plaindre de l’opprobre lancé sur sa (sainte) famille, il sous-entend que ce seraient de vilains ennemis qui auraient essayé de jeter la boue infâme, alors que l’affaire est née de la plainte d’un de ses propres fils envers un frère : Laurent-le-menteur contre Guillaume-le-juste !

L’obsession du bien commun qu’il affiche se traduit en obsession antieurope et anti68 ! 68 qui a ruiné le principe d’autorité ; Maastrich qui a enterré le principe de souveraineté !

 

« Je me désole de l'idée qu'on est en train de fabriquer – et je pèse mes mots – un petit Français qui sera demain une sorte de consommateur à l'américaine, élevé dans l'hédonisme, le consumérisme, une sorte de petit consommateur asexué et apatride. On est en train avec le mariage pour tous de tuer la filiation biologique, à terme, c'est ça qu'on veut d'ailleurs. Des gens comme Attali le disent très bien, très fort. Et puis apatride parce qu'à partir du moment où il n'y a plus le principe de souveraineté et qu'il n'y a plus la transmission… »

 

Inutile de dire que depuis qu’il n’est plus là, les hommes politiques ont largué la France. « Longtemps j'ai été un lanceur d'alerte sur le mondialisme, l'islamisme... mais aujourd'hui j'ai un dégoût de la politique, de ce cercle de connivences » Car la politique « C'est un cloaque, on peut dire aussi un marécage. L'image qui me vient c'est une piscine fangeuse, sanguinolente dans laquelle barbotent et se mangent entre eux des caïmans et de crocodiles. »

 

Moments du plus haut comique où le Vicomte s’auto-caricature, en nous remettant une couche de Maastriche assaisonnée de Sarkollande : « Une nation c'est des contours et des conteurs. Quand une nation n'a plus de frontières et ne rêve plus, c'est-à-dire qu'elle ne rêve plus de sa propre histoire, alors à ce moment-là, il ne faut pas s'étonner qu'on ait des djihadistes, qu'on ait des jeunes de banlieue qui deviennent des djihadistes et qui se battent pour d'autres causes que la France. » On comprend donc que nous sommes à la veille d’un tremblement de terre !

 

Quand le Bourdin essaie timidement de le pousser sur la dame Le Pen, le Neu-Neu se défile. Mais rien dans son discours ne le distingue du F-Haine.

Surtout pas sur la Russie de Poutine où il nous donne un copié/collé de la propagande poutinienne. Maïdan et la révolte qui a abouti à la chute de Ianoukovytch : des néo-nazis manipulés par les Etats-Unis. La Crimée, elle est russe, la preuve Vladimir – sans doute Poutine car Vladimir Ier était grand duc de Kiev donc d’une entité Ukrainienne – y a été baptisé* (eh oui ! le KGBiste serait baptisé) ! L’intrusion de chars et troupes russes : c’est faux ! c’est de la propagande états-unienne ! "Il n'y a ni soldats, ni chars russes en Ukraine. (...) Idem pour le crash de l'avion cet été où l'on a accusé la Russie d'avoir fourni du matériel militaire ou même d'avoir abattu cet avion**". Et de se lancer dans un dégagement historique avec un mensonge éhonté sur l’interdiction du russe en Ukraine. Si l'ukrainien est la langue officielle, treize autres langues minoritaires sont reconnues, dont le russe qui est compris par la plupart des Ukrainiens ;  dans l'ouest du pays, on trouve des minorités qui parlent le polonais, le hongrois, le biélorusse, le roumain, le grec, le yiddish, le tchèque et le slovaque.

 

Et il nous récite la même antienne que le F-Haine sur le renversement d’alliances. L’histoire de l’Europe ne doit plus s’écrire avec les Etats-Unis. Du temps de la guerre froide le camp de la liberté était à l’ouest et celui de la soumission à l’Est. C’est l’inverse aujourd’hui et nous sommes sous le joug des Etats-unis, alors que le vent de la liberté, Depardieu ne le contredira pas, souffle à l’est ! Et Poutine est un grand homme d’état, un patriote ! Il est prêt à échanger ses 2 paquets de Sarkozy et de Hollande, contre 1 paquet de Poutine, notre neu-neu ! Quasiment du Douguine dans le texte !

 

    A-t-il été aux objets trouvés de Lourdes, en tout cas il a retrouvé miraculeusement sa foi ? « Je suis croyant », re-clame-t-il. La preuve, prétexte de son invitation chez le complaisant Boudin, il a commis une sorte d’autobiographie de Jeanne d’Arc, Le roman de Jeanne d’Arc ! Avec une couverture militaro-Saint-sulpicienne du plus bel effet.

 

Bientôt invité, après Zemmour, de Ménard ! Il pourra « libérer sa parole » !

 

*   Eh bien, non ! il s'agit bien de ce Vladimir Ier, baptisé en 988 à Chersonèse (en Crimée) né en 958 à Kiev, surnommé  « fornicator maximus », donc, si l'on suit le raisonnement Poutinien, comme le Grand duc de Kiev (Ukraine) a été baptisé en Crimée, il est normal que la Crimée soit arraché à l'Ukraine (capitale Kiev).

 

 

**   En guise de démonstration de cette innocence russe dans le crash du vol MH17, le Vicomte fait état d'une demande d'enquête conjointe du 1er ministre australien et du président russe. Or, en réalité, le Premier ministre australien, Tony Abbott, a affirmé qu'il profiterait du G20 pour interroger Poutine au sujet du crash du vol MH17 au-dessus de l'Ukraine. Pour Abbott, il ne fait pas de doute que la catastrophe – dans laquelle 38 Australiens sont morts – a été provoquée par un missile russe (Daily Telegraph). Et si l'enquête ne peut être menée, c'est à cause principalement des pro-russes qui contrôlent la zone de l'accident (qu'ils ont d'ailleurs eu le temps de traficoter).

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 11:25
La logorrhée d’Etienne Chouard

A quelques jours d’intervalle, je reçois deux messages transférés assez proches. L’un m’invitant « A écouter rapidement avant que le lien ne disparaisse » et l’autre affirmant « Surtout écoutez-le avant que cette vidéo disparaisse ! » Eh oui ! car « FRANCE 2 au nom de la propriété intellectuelle a supprimé l’accession à cette vidéo !  le comble pour un service public. » Il serait donc dommage de ne pas prendre 4 mn pour l’un, 5 mn pour l’autre « avec ce temps [pourri]» à visionner ce « bref éclair de lumière dans le marigaud des " médias " » : Etienne Chouard !

 

Puis-je avouer que le OUIiste que je fus avait gardé un souvenir pour le moins mitigé des prises de position de ce champion du NONisme et qu’après le 1er message qui, en plus, remerciait Taddei « d'avoir invité etienne chouard et de lui avoir permis de dire cela dans une émission suivie par un gand nombre de francais encore un peu politisés », je ne m’étais pas précipité sur cette vidéo sauvée de l’affreuse censure par un lien sur fessebouqueu.

Le 2e transfert avec le même insolite « marigaud » m’a incité à aller sur le site de « Ce soir ou jamais » où j’ai retrouvé… l’extrait chouardesque parfaitement accessible. La preuve :

Pourquoi donc cette volontairement  mensongère invocation d’une censure ?

Sans doute pour donner plus de cachet à cet extrait d’une émission du 5 octobre 2014 qui n’avait pas buzzé suffisamment.

 

Les propos de Chouard sont une variante classique de la théorie du complot. Certes il ne va pas jusqu’à mettre en cause les « humano-reptoïdes », les lézards extra-terrestres à forme humaine, qui tireraient les ficelles dans les sous-sols de la cité de Londres.

 

Il est sûr que la crise n’a pas été maléfique pour tout le monde. Paradoxalement c’est une banque Suisse qui a récemment publié une étude qui rappelle que les 10 % les plus riches possèdent la moitié des richesses en Europe (la France est à cette moyenne) et le 1%, le quart. Et que les inégalités se sont accentuées en France entre 1995 et 2013.

 

Mais de là à asséner que le fameux 1% a financé les deux candidats de la « droite dure » - entendez Sarkozy et Hollande -  cela mériterait d’être étayé. « Ceux qui financent les campagnes électorales » sont surtout les contribuables.

 

La seule démonstration qu’il esquisse, après avoir prétendu que les scores électoraux sont indexés au temps de passage à la télé que regardent les trop gentils électeurs, serait que les banques ont mis la main sur Libé et Le Monde, voire des  journaux régionaux. Pour Le Monde c’est aux 2/3 faux, et pour Libé, Édouard de Rothschild (un nom symbole, même s’il n’intervenait pas dans la ligne éditoriale)  s’est désengagé au profit d’un affairiste de l’immobilier et du dirigeant de Numéricable et de SFR. Bizarrement, il ne s’en prend qu’à ses deux quotidiens classés généralement à gauche. Et comme il vient d’affirmer que c’est le passage à la télé qui est le curseur suprême, la mise en cause du Monde et de Libé n’appuie en rien son affirmation.

 

Il fustige le suffrage universel comme les marxistes dénonçaient les libertés dites formelles ou bourgeoises. On a vu – on voit encore – aux pays du socialisme réel à quoi ça mène. A Cuba ou en Chine on est dispensé d’élire ses maîtres et revendiquer quelque liberté que ce soit – tenir un blog, par exemple – est un crime de lèse-régime.

 

Mais notre prof de SES ne met en cause que la constitution. Cela voudrait-il dire que la constitution allemande ou espagnole n’aboutit pas à faire élire des valets du capital ? Merkel et Rajoy, moins droite dure que Hollande ?

Et il ne décrit pas comment les gentils téléspectateurs qui eux, comme le dit un des messages transférés, ne sont pas un peu politisés, deviendront de vertueux citoyens, maniant le référendum révocatoire non au gré d’une opinion changeante mais après mûres réflexions, avec mesure et pondération.

 

Il faudrait peut-être d’abord changer de peuple, comme le préconisait ironiquement Brecht, avant de se lancer dans le processus constituant, cher à Chouard.

 

NB Overblog ayant l'air de faire des misères à la vidéo originale venue donc de France 2, vous pourrez la voir sur http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais/videos/NI_18901?onglet=tous&page=3

La logorrhée d’Etienne Chouard

Bisbille entre les gentils virus de Chouard et les activistes mélenchonnistes de la Vie République !

 

Les Inrocks s’intéressent aux « gentils virus », fans de notre Etienne Chouard et qui inondent le ouèbe avec les idées du gentil professeur en BTS d’un lycée de Marseille.

 

L’expression a d’abord été formulée en 2011 par Étienne Chouard. Elle exprime la nécessité de rendre contagieuse l’idée qu’une assemblée constituante doit être tirée au sort parmi la population. L’adjectif ‘gentil’ vise simplement à écarter la connotation péjorative du seul terme ‘virus’. Le choix du nom a été approuvé par un vote”, explique un groupe de ces GV à Inrock.

 

Message bien reçu puisque la vidéo de son passage à Ce Soir (ou jamais!) le 5 septembre a recueilli des millions de vues, et défilé sur d’innombrables comptes sur Twitter et Facebook.

 

Le lancement fin septembre par Jean-Luc Mélenchon et une soixantaine de signataires du Mouvement pour la VIe République (M6R) a donc logiquement constitué une aubaine pour les “GV”, qui se sont fait remarquer par leur zèle, qui vire parfois au trolling en bonne et due forme sur les réseaux sociaux, explique Inrock.

 

Clément Sénéchal, qui anime la Commission VIe République du Parti de gauche, a fait connaissance avec les Gentils virus suite à la publication d’un article sur son blog contre l’arbitraire du tirage au sort, cher à Chouard :

“J’ai vu arriver sur mon mur Facebook et mon blog une minorité agissante de gens dissimulés sous pseudo pour contester ma position avec des moyens plus ou moins élégants, raconte-t-il. Ils détournent auteurs et concepts, utilisent des syllogismes spécieux et des tautologies qui ne mènent à rien. Ils font surtout du ‘flooding’, c’est-à-dire qu’ils asphyxient la discussion, en la noyant souvent dans des copier-coller. Etienne Chouard lui-même s’y est mis, en publiant frénétiquement ses propres vidéos dans mes fils de commentaires. A la fin cela virait franchement au harcèlement numérique, procédé grossier pour masquer ses carences argumentaires”. (c'est moi qui souligne)

 

“C’est le principe de la minorité agissante, explique Rudy Reichstadt, fondateur du site Conspiracy Watch, l’observatoire du conspirationnisme : ils ne sont pas forcément très nombreux, mais ils sont en revanche très actifs, ce qui donne un sentiment d’omniprésence. Ils vont au contact, veulent qu’on les écoute”.

 

Judith Bernard (Hors-Série, ex-collaboratrice de Schneidermann sur Arrêt-sur-images), défend cette stratégie de saturation :

“Pour une idée aussi fragile que celle du tirage au sort, je comprends la stratégie des Gentils virus d’inonder la toile. C’est une idée qui doit lutter contre des tonnes de préjugés, qui a besoin qu’on l’arme un peu, par la force du nombre et de l’insistance, cela me paraît un combat légitime”.

 

La sympathie de Judith Bernard* pour le gentil professeur de SES va-t-elle jusqu’à en partager les thèses conspirationnistes à la Meyssan, qu’il qualifiait de « résistant » ?  Comme il le fait pour Alain Soral, extrême-droite pure et dure, antisémite, dont Dieudonné est un proche. Par étonnant qu’Egalité & Réconciliation, site Soralien, se fasse l’écho complaisant des thèses chouardiennes, d’autant que Chouard sur son blog recommande la lecture du négationniste états-unien Eustace Mullins.

Concpiracy Watch a également révélé que depuis 2011, des conférences d’Etienne Chouard ont été commercialisées par Culture libre, une association dont le fondateur est responsable de la section locale d’Egalité & Réconciliation (E&R) à Marseille, précise l’article.

 

Etienne Chouard est également membre du groupe Facebook “Boycott Roshen” (une entreprise ukrainienne de confiserie frappée d’un embargo russe), à l’iconographie digne des années 30 : sur la photo en bannière de la page, l’homme d’affaire Petro Porochenko, président de l’Ukraine depuis le 7 juin 2014, est dessiné dans une baignoire remplie de sang, un sceptre avec une croix gammée à la main. Etienne Chouard a répondu à l’invitation d’André Chanclu (vraisemblablement administrateur de la page), ancien militant du GUD et du Groupe d’intervention nationaliste, aujourd’hui à la tête du collectif France-Russie, qui vante les mérites du Kremlin (avec références explicites aux théories fumeuses de Douguine).

 

Il n’est pas sûr que ce soit cette sympathie pro-russe qui a poussé Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche à décider que Chouard était persona non grata, mais sa sympathie affichée pour Soral et les siens. L’assaut des GV sur le M6R ne peut que renforcer ce rejet.

 

* Elle s'en défend (sans cependant renier son soutien aux méthodes des GV).

Voir aussi

Le trouble Monsieur Chouard

L'OBS 04/12/2014

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:57
FNSEA : fumier, purin et ragondins !

Image symbolique sur nos étranges lucarnes : un drapeau européen, planté dans un tas de fumier déversé devant une préfecture. Actions tout aussi symboliques, les déjections porcines répandues devant un bâtiment public. Car, derrière le ras-le-bol affiché de la paperasserie, c’est contre la limitation de ce déversement qui pollue cours d’eaux, nappes phréatiques et rivages marins, que se battent nos agriculteurs en colère.

 

Pour la FNSEA c’est le beurre l’argent du beurre et le droit imprescriptible de sodomiser la laitière !

Eh oui ! la vilaine Europe est revenue dire que question nitrates, la France est loin de respecter les normes qui, faut-il le rappeler, sont décidées non pas par « Bruxelles », mais par l’ensemble des pays de l’UE.

 

    Vilaine Europe dont les beaux biftons de la PAC (Politique agricole commune) transforment les gros agrariens en véritables fonctionnaires. Notre ministère de l’agriculture, dans un souci pudique de préserver la vie privée sans doute, ne donne les montants perçus par les bénéficiaires que s’il s’agit de sociétés ou groupements (EARL, GAEC, par exemple). Mais pour avoir quelques échantillons, il suffit de taper EARL avec un nom de commune, dans gogol, et de choisir celles qui font dans les céréales pour avoir des montants de FEAGO ou de FEODER. Ainsi, le temps de le taper, j’ai découvert une EARL, domiciliée dans notre bel évêché, qui émargeait en 2012-2013 à 60 000 € et des broutilles, soit 5000 €/mois. Et cela, même quand le cours du blé s’envole.

Le drapeau européen est là planté dans un fumier particulièrement fertile !

 

Les amis de BB se sont indignés parce que nos FNSEAnistes déchaînés ont maltraité des ragondins pour les ramener vers le chemin d’une préfecture. Mais ce qu’ont pu subir ces bestioles n’est rien par rapport aux conditions d’élevage des porcs*. 95% des porcs sont entassés dans ces usines à lisier.

 

"Dans une très grande partie, la France n'a pas correctement transposé la directive nitrates, si bien qu'il y a un risque de pollution des eaux par l'azote", ose dire la vilaine Europe. Faut-il rappeler que l’affreuse directive nitrate date de … 1991 ? Et plus de 20 ans après les cochonculteurs continuent de déverser allègrement les déjections porcines à forte concentration de nitrates n’importe comment, n’importe quand. Et donc plus de 20 ans après la FNSEA demande de rouvrir un débat communautaire de fond sur la directive nitrate, soutenu d’ailleurs par Valls !

Qu’importe si les algues vertes prolifèrent en Normandie ou au Sud de la Loire. "Il y a un décalage entre la Bretagne, qui a pollué plus tôt avec des quantités plus importantes, et la Normandie, où l'intensification agricole a été plus tardive et moindre qu'en Bretagne", explique un responsable de l’agence de l’eau Seine-Normandie. Mais, ce n’est pas grave, puisque ce sont les communes concernées qui enlèvent et traitent les tonnes d’algues vertes.

Le principe pollueur-payeur n’a pas cours au pays de la FNSEA.

FNSEA : fumier, purin et ragondins !

Et la FNSEA peut compter sur le soutien sans faille de l’UMP. Il est vrai qu’il y a une grande porosité entre l’organisation agricole et la droite : Debatisse et Guillaume, ex-dirigeants de la FNSEA, ont été l'un secrétaire d’état de Barre, l'autre ministre de Chirac. Guyau a sa carte UMP. Christhihan Jacob, le copéiste, a présidé le CNJA (branche jeune de la FNSEA), avant de présider le groupe parlementaire UMP.

Ainsi, alors que la Vendée connaît un pic de concentration de pesticides dans ses eaux, Alain Lebœuf, député UMP, dénonce « le poids des contraintes administratives et environnementales, toujours plus nombreuses, qui ne contribuent qu’à une perte de compétivité de nos filières ».

Epandage de lisier dans les rues de Toulouse !

Inutile de dire que, comme les légumiers bretons se plaignant d’une surproduction qu’ils ont eux-mêmes favorisée et brûlant le siège de leur mutuelle et un centre d’impôts, les Fnseanistes auront une fois de plus dégueulassés des villes, commis quelques dégradations diverses et variées, en toute impunité. Et qu’une fois encore, ce sera, c’est le cas de le dire, le cochon de payant, contribuable de Toulouse ou d’ailleurs, qui en sera de sa poche, pour leurs méfaits.

 

Et pendant ce temps-là, les vrais agriculteurs qui ne se croient pas obligés d’enrichir l’industrie chimique en achat de pesticides, qui maintiennent une polyculture raisonnable et non une monoculture forcenée, qui sauvegardent des espèces animales et végétales négligées, etc. voient passer les liasses de billets de la PAC au-dessus de leur tête.

 

 

* Les états-uniens, qui condamnent le gavage de nos oies ou canards, ont élu sénatrice une candidate qui se vantait de châtrer les porcs, à vif ! Sûr que ces oies et canards gavés ont un sort nettement préférable à celui des cochons qu’élève la dame.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 16:47
Ouest-France, page Vendée, 03/11/2014

Ouest-France, page Vendée, 03/11/2014

Un très complaisant article d’Ouest-France de ce jour (03/11/2014), dans son édition vendéenne, ne craint pas de faire la promotion d’un ouvrage d’un certain Joël Bonnemaison.  Présenté fort pudiquement comme un journaliste atypique, cet odieux personnage eut son heure de gloire, si on peut dire, comme corbeau à FR3.

 

Or donc, en décembre 1998, au terme d'une garde à vue d'une trentaine d'heures, Joël Bonnemaison, journaliste de France 3, détaché en Vendée, a été mis en examen pour diffamation et insultes publiques.

En effet, cette plume donnait dans le style corbeau.  Un courrier anonyme, posté dans le Sud de la France et censé reprendre des accusations lancées dans un communiqué par une association de journalistes de la région Provence-Côte d’Azur, contre son directeur de la rédaction FR3 de Nantes, Emmanuel Yvon, était parvenu à divers élus locaux.  E. Yvon qui avait été précédemment journaliste à Marseille y était traité de «dévoyé» et de «bouffon vénal», ayant fait des « ménages » sous forme de «production de cassettes publicitaires grassement rétribuées». Ce que Bonnemaison présentera à son procès comme un gentil canular « ayant mal tourné ».

 

Celui que le journaliste d’Ouest-France présente comme « une des gueules du métier dans la région, avec une très (trop forte) personnalité », Joël Bonnemaison qui se la jouait en dur de polar, s’est dégonflé devant les flics comme une baudruche épinglée, remarque ironiquement  La lettre à Lulu. Non content de cela,  malgré son style inventif et pourtant fluide (sic), Bonnemaison dont il est dit qu’il fut aussi nègre à plusieurs reprises pour écrire sa lettre anonyme a eu recours à un… nègre !

« Comparse et jusqu’ici ami de Bonnemaison, l’écrivain vendéen Gilbert Prouteau a aussi été mis en examen pour avoir prêté sa plume de corbeau à cet anonyme poulet faisandé. Il a admis avoir «servi de nègre, pour réécrire sous forme de pamphlet des accusations contre Emmanuel Yvon, à qui Bonnemaison voue une haine viscérale, véritable abcès de fixation». "Je ne voulais pas marcher, dit-il, jusqu’à ce que Bonnemaison m’apporte un de mes livres adressé en service de presse à Emmanuel Yvon et revendu à un bouquiniste". Il semble en fait qu’entre les rayonnages du bureau toujours ouvert d’Emmanuel Yvon, et le domicile de Prouteau, le livre ait suivi un circuit court, direct, porté par Bonnemaison pour convaincre l’écrivain de 81 ans de co-rédiger le faux tract. "Il a cru bon de mentionner à la police ma collaboration, grince Prouteau. C’est une donneuse qui se couche". » (Lettre à Lulu et Libération)

 

Le cow-boy, chasseur de trésors, comme titre Ouest-France, a une façon très pudique de présenter ses liens avec Jean-Marie Le Pen : il était le témoin de sa deuxième épouse, lui ayant pour témoin l’anarcho-syndicaliste Alexandre Hébert. « J’ai donc côtoyé tout ce beau monde » déclare-t-il modestement. Or, si l’on en croit le correspondant de Libération,  Bonnemaison est un ancien responsable local du Front national et membre du comité central de ce parti en 1976. « Dans les années 80, il est intime avec Jean-Marie Le Pen, qui vient dîner chez lui. Joël Bonnemaison lui sert alors de chauffeur dans ses déplacements à Nantes. » Comme on le voit, il a fait plus que côtoyer ! Il a aussi trempé dans l’affaire Trager, faisant quelques "ménages" pour un promoteur aujourd’hui condamné, et présentant l’expert-ès-racket René Trager aux élus.

 

La liste Bergeron

Comment ce charmant personnage, certes auteur de quelques livres ou articles pamphlétaires sur la vie politique locale, s’est-il retrouvé à FR3 Nantes ? Grâce à FO ! Il faisait partie de ce que les journalistes de la chaîne appelaient « la liste Bergeron ». Délégué syndical Force ouvrière à France 3, responsable national du syndicat général des journalistes FO, siégeant dans diverses instances de concertation et commissions paritaires à France 3, au plan national, il s’est donc cru intouchable.

D’abord en poste au Mans, cet ancien trotskyste Lambertiste – comme son mentor Hébert - a été ensuite affecté en Vendée, à la demande de Philippe de Villiers. « Ses récents déboires avec sa hiérarchie lui ont valu le soutien de Philippe de Villiers qui va regretter cet envoyé spécial permanent en communion d’idées, écrivait perfidement La lettre à Lulu. Le Vicomte et le journaliste marron ont d’ailleurs le même avocat, Me Jean-Marc Varaut, celui qui a conseillé Maurice Papon. Après la communion, la confirmation. »

 

Lui qui se plaint auprès de son ignorant (ou indulgent) interlocuteur d’avoir connu le poids de l’ingratitude de tas de gens, a d’abord été traduit devant la commission de discipline de FR3 : courageusement, il s’était fait porter pâle.

Il a été finalement condamné à 10 000 francs d'amende et 25 000 francs de dommages et intérêts et l'écrivain Gilbert Prouteau condamné, lui, à 5000 francs d'amende.

 

L’ami Joël, comme dit le journaliste, buriné comme un chasseur de trésor de chez Sergio Leone (sic), a de fait un « parcours de vie » mariant si l’on veut, l’eau et le feu – Le Pen-de Villiers et Hébert-Lambert – mais aussi un passé de corbeau déchaîné.

 

Sources (très faciles à trouver M. P. Gilbert, il suffit de taper le nom de votre ami Joël sur un moteur de recherche) :

Un journaliste mis en examen. France 3 démasque son corbeau

Corbeau déchaîné. France 3 se prive d’un éminent professionnel

Le corbeau de France 3 déplumé.

 

Merci au camarade Joseph A. qui m’a signalé l’article dithyrambique d’Ouest-France avec copie d'un article de Libé.

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