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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 10:01

Pour les non luçonnais précisons que notre ligne de chemin de fer a connu, autrefois, son heure de gloire avec des trains allant de Rennes à Vintimille en passant par Bordeaux, Toulouse, etc.

Mais, les LGV mobilisant des sommes colossales, ses voies ont connu une sérieuse dégradation, obligeant à des ralentissements qui nous renvoient à la préhistoire des chemins de fer quant à la moyenne horaire.

Or donc, depuis deux lustres, au moins, une association de défense des services publics (ADSP)  a fait de la gare de Luçon, si j’ose dire, son cheval de bataille. Tous les vendredi, vers 18 h, un groupe, plus ou moins fourni, manifestait sur le quai de la gare. On y vit même l’évêque Castet ensoutané (hélas la photo a disparu).

Etait-ce pour saisir l’occasion des inaugurations des LGV de Rennes et Bordeaux ?  toujours est-il que, relayée par la municipalité qui invitait toutes les associations locales, l’ADSP appelait à manifester un samedi , le 1er juillet.

 

Le résultat n’a peut-être pas été à la hauteur des espérances. Mais la manif a surtout permis de démontrer, plus encore que précédemment, comment l’action d’une association, animée par des militant-e-s proches du PC, était magnifiquement récupérée, phagocytée même, par les tricolorisés REP. !

Le calicot de tête de manif est donc porté par huit tricolorisés et la présidente de l’ADSP, censée être à l’initiative, est reléguée à l’extrême-droite de ce 1er rang : photo ô combien symbolique. Certes sur le 2e cliché, la dame retrouve le rôle principal de coupeuse de ruban fictif, mais bien encadrée.

Ironie de l’histoire, l’ADSP qui avait tenté de récupérer à son seul profit les actions de lutte contre le désert médical, se fait totalement récupérer par les élus Les Républicains (à l’exception notable du Maire !).

Récupération à l’insu de son plein gré ?

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Publié par JFL J.-F. Launay - dans ADSP SNCF Les Républicains
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 15:45
Grippe : "C'est la faute à Touraine !"

Une grippe, nettement plus virulente que l’année dernière, provoque un afflux aux urgences des hôpitaux publics. C’est de la faute à Touraine crie le FN et le PCF. Relayés localement par une association qui a fait du #PSbashing en général et du #TouraineBashing en particulier, sous prétexte de défense des services publics, son objectif prioritaire.

Si je suis dans la peine

C’est de la faute à Touraine

Et si je crie Ras-le-bol

C’est de la faute à Marisol !

Voilà ce que ferait entonner aux patients, qui doivent l’être patients, s’ils n’étaient à bout de souffle, notre association locale tourainophobe :  « Nous sommes scandalisés, par les récents propos de la Ministre de la santé niant qu’une des causes des difficultés actuelles, pour assurer une prise en charge de qualité du nombre important de malades, est la dégradation des conditions de fonctionnement des hôpitaux publics. »

On n’est pas si loin que cela du fameux « C’est un scandâle ! » cher à feu le camarade Marchais. Si peu loin que le PCF y va de son couplet, mais avec en écho le FN : le PCF a appelé à "mettre fin à cette course à l’étranglement des services hospitaliers publics par l'austérité et la tarification à l'activité", tandis que le FN dénonçait "40 ans de gestion technocratique de nos hôpitaux, associant diminution de lits (...) et gouvernance purement économique" !

Grippe : "C'est la faute à Touraine !"

Le virus de la grippe de cette année est particulièrement pernicieux. D’où une épidémie sévère. Et une situation tendue aux urgences des hôpitaux publics. Les images de ces grippés qui s’entassent alités dans de vastes halls, souvent les mêmes d’une chaîne à l’autre, défilent en boucle.

Mais au-delà de l’émotion et du sensationnalisme, il n’est pas interdit de se rappeler qu’une épidémie dure en moyenne 9 semaines, qu’elle a selon les années une extension et surtout une gravité variables. Qu’il faut sans doute – ce qui a d’ailleurs été fait – prendre des mesures exceptionnelles quand cette gravité l’est, exceptionnelle. Mais qu’aucun pays au monde ne va créer des lits d’hôpitaux pour une épidémie dont le pic n’est que de 2 ou 3 semaines.

Pas plus que l’instauration du numerus clausus à la formation n’a créé la pénurie de médecins puisque leur nombre a triplé depuis, l’épidémie de grippe n’est révélatrice d’un manque ou pas de lits hospitaliers.

Une lacune de la prévention

Révélatrice plutôt d’une lacune de la prévention : découvrir qu’à peine un tiers du personnel médical se fait vacciner, pour autant que ce soit avéré, est des plus inquiétants. Entendre que les urgences ont à faire face pour la moitié à des personnes âgées, plus fragiles face au virus, alors que, pour elles, vaccin et injection sont gratuits, démontre qu’il y a encore beaucoup de boulot d’incitation à faire. Et les médecins qui sèment le doute sur l’efficacité de ces vaccins devraient se poser des questions.

Et que les urgences soient trop souvent – et pas que pour la grippe et pas que dans les déserts médicaux – en première ligne, pose aussi des questions sur le rôle de la médecine dite de ville.

Avec la question du nombre de lits d’hôpitaux, on retrouve celle du nombre de médecins. Le problème n’est justement pas le nombre – la France est largement dans la moyenne des pays comparables avec 6,3 lits pour 1000 habitants – ni du financement - en 2009, chaque Français a dépensé pour l’hôpital 409 euros de plus que son voisin allemand (1 229 euros contre 819) – mais la répartition entre services et géographique. Sous-utilisation de lits de maternités par exemple, encombrement endémique de certains services d’urgence. S’y ajoute un retard énorme dans la chirurgie et les soins ambulatoires : en Norvège, au Royaume-Uni et au Danemark, entre 60 et 80% des opérations sont déjà réalisées en ambulatoire, contre à peine 43% dans l’Hexagone.

Se donner la peine de réunir quelques données fiables, pour tenter une réflexion est évidemment moins facile que de proférer des contre-vérités et de marteler quelques slogans, style « C’est la faute à Touraine ! »

 

 

Pour compléter :

 

Document téléchargeable ainsi qu'une série de fiches thématiques

 

En annexe :

La Nouvelle Edition, ex émission en clair de Canal +, le midi, passée sur C8, traitant de l'actualité diverse - interview, chroniques, bref journal - a rebondi sur le bouzze provoqué par une vidéo d'une interne en médecine aux urgences :

 

Scandale : Marisol Touraine n’a pas répondu à une provocation d’une interne de médecine mélenchonniste.

Voilà le propos entendu déjà et réentendu encore dans la bouche d’un chroniqueur qui ne peut imaginer que la Ministre de la Santé ne réponde à ses sollicitations et encore moins à son invitation de venir sur le plateau de  La Nouvelle Edition (LNE). Entre nous soit dit, si Madame Touraine avait décidé d’aller sur un plateau, c’eût été TF1 ou FR2 qui assurent une audience légèrement plus élevée que LNE.

Rappelons qu’une interne avait fait un bouzze avec une vidéo où elle contait que dans son service d’urgences elle avait dû solliciter une dizaine d’hôpitaux pour une patiente de 75 ans, nécessitant des soins intensifs. Entretien avec l'interne et tout le plateau de LNE de partager son indignation démonstrative.

Or, interrogé sur le sujet à France-Inter, Martin Hirsh, patron de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), précise que si l’interne a bien travaillé à l'APHP, elle n’y travaille plus. P. Cohen semble surpris et affirme que sa bonne foi a été surprise : il l’avait interviewé la veille et croyait donc qu’elle était aux urgences des HP.

Feignant de démentir – en sortant un bulletin de paye de décembre – l’interne en fait confirme Hirsh, puisqu’elle travaille dans un hôpital privé qui aurait un service d'urgences ! Elle n’aurait jamais parlé d’autre chose que des urgences, prétend-elle, ce qui est faux puisqu'on entend P. Cohen lancer l'entretien, en sa présence bien sûr, en la présentant comme interne à l'Assistance publique Hôpitaux de Paris, sans qu'elle rectifie ! Et l'explication vaseuse du "Valentin" de LNE ne démontre que sa jobardise : il la dit détachée de l'APHP dans un hôpital privé !

Mais comme le dit Emilie Besse, journaliste de LNE, ce qui compte c’est le fond, la situation qu’elle décrit (pour autant qu'elle soit avérée).

Revenons donc à l’épidémie de grippe. Outre les patients qui n’auraient dû relever que de la médecine de ville qui encombraient les urgences, beaucoup de personnes âgées dont la moitié en difficultés respiratoires, qui donc ont dû, pour une large part, être dirigées vers les services de soins intensifs. D’où la difficulté de trouver une place disponible.

Ce que notre interne n’ignorait pas. Ce que les journalistes auraient dû savoir.

PS Quand on écoute l'entretien avec Léa Salamé c'est du style "Vive le mélodrame où Margot a pleuré" : les malades pleurent, les soignants pleurent... ce n'est plus un hôpital mais une vallée de larmes ! Et l'interne est défendue bec et ongles par ses camarades mélenchonnistes et lordonien !

La propension de LNE à jouer les moralistes pleurnichards est devenue une constante.

Retour sur l'interview de Sabrina Ali Benali - Le 07h43
Avec le sentiment de s'être un peu fait avoir...par l'invitée d'hier matin à 7h50. Vous savez la jeune interne qui dénonce la grande misère de l'hôpital public dans des vidéos à plusieurs millions de vues. On l'avait présentée comme une salariée de l'Assistance Publique Hôpitaux de Paris. Et pour cause...
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 14:46
Luçon,  désert médical (suite et pas fin)
Luçon,  désert médical (suite et pas fin)
Luçon,  désert médical (suite et pas fin)
Ouest-France 04/09/2016

Ouest-France 04/09/2016

Environ 500 personnes se sont réunies au pied du monument aux morts cantonal devant la cathédrale ! Une seule pancarte… la mienne ! En revanche, la récupération par les tricolorisés fut menée magistralement comme on peut le constater.

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

L’oratrice puis l’intervenant très spontané (feuillets de son allocution improvisée à la main) de l’ADSP ont insisté sur l’instauration du numerus clausus – autrement dit la fixation d’un quota de places en 2e année dont l’accès était déjà à l’époque très sélectif – à la rentrée 1971. Prêtant à Boulin, Ministre de la Santé de l’époque un raisonnement incongru qui serait que moins il y aurait de médecins, moins il y aurait de malades.

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)
Luçon,  désert médical (suite et pas fin)
Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

Outre que ce quota a été instauré autant sous la pression de lobbies médicaux que par une volonté politique, le nombre de médecins a plus que triplé depuis 1971 ! Donc si le but était de diminuer le nombre de médecins c’est totalement raté ! Ajoutons que le dit quota – lié aussi aux capacités de formation universitaire – est largement atténué par l’inscription dans les ordres de médecins départementaux de praticiens formés à l’étranger. Et que son abolition éventuelle n’aurait d’effet qu’à moyen terme (une dizaine d’années).

Le problème n’est pas le nombre mais la répartition !

« La densité de généralistes observée en France est l’une des plus élevées des pays de l’OCDE, se situant au deuxième rang après la Suisse. Elle masque que le vrai problème en matière d’accès aux soins n’est pas le nombre de médecins, mais leur répartition géographique. »

« Initialement fixé à 8 588 places, le numerus clausus est resté stable à ce niveau relativement élevé pendant plusieurs années. Ce n’est qu’à partir de la fin des années 1970 que les syndicats de médecins prennent massivement conscience qu’un nombre excessif de praticiens peut constituer une menace pour leurs revenus. Leur mobilisation conduit à une réduction du numerus clausus. Ainsi, une véritable politique de restriction n’est effective qu’à partir de 1978. »

B. Dormont et A-L Samson

Docteur Nogues

Docteur Nogues

L’instauration d’une obligation de servir dans les zones sous-dotées à la sortie de la formation a dû faire frémir d’horreur le Docteur Nogues s’il l’a entendue ! Et une mesure aussi coercitive ne pourrait s’appliquer qu’à ceux qui arrivent en 2e année au moment où on l’instaure. Donc ne faire effet qu’à terme ! Et le reproche fait au recrutement de médecins salariés – ils ne signent que pour trois ans – le serait tout autant pour ces installés d’office.

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)
Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

Plus sérieuse est la proposition du député Hugues Fourage de mettre en place un régime calqué sur celui des infirmiers libéraux : non conventionnement dans les zones sous-dotées, fortes incitations à l’installation – qui existent déjà d’ailleurs – dans les zones sous-dotées.

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

Parmi ces incitations, il y a ce que le maire a appelé le classement en zone franche. Les médecins peuvent bénéficier des dispositifs d’exonération d’impôt sur le revenu ou sur les sociétés au titre d’une installation dans les zones de redynamisation urbaine (ZRU), et dans les zones de revitalisation rurales (ZRR). L’exonération est totale pendant les cinq premières années, puis dégressive durant neuf ans. Une majoration de 20 % des honoraires est prévu pour des médecins généralistes libéraux exerçant en groupe dans les zones déficitaires. Selon la Cour des Comptes, le bilan de cette mesure met en évidence un effet d’aubaine. Cette mesure, d’un coût élevé de 20 millions d’euros pour 773 bénéficiaires en 2010, ne s’est traduite que par un apport net de l’ordre de 50 médecins dans les zones déficitaires depuis 2007. Rapport d’information du Sénat 2013 (le rapporteur, Hervé Maurey, centriste, est d’ailleurs assez sceptique sur ces mesures).

Le 2e problème c’est que les nouveaux médecins sont de moins en moins tentés par l’exercice libéral de la médecine

En simplifiant, sur 10 sortants, 1 seul accroche sa plaque de libéral, 3 optent pour les remplacements et 6 pour le salariat. Certes, ceux qui ont préféré les remplacements, dans les cinq ans qui suivent, deviendront libéraux, mais ça ne suffit d’autant moins qu’ils ne s’installent pas là où en a le plus besoin.

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

Reste donc la création d’un centre de santé médical municipal avec médecins salariés. Le Maire semble ne plus rejeter cette hypothèse mais avec de telles réticences – médecins sous contrat de 3 ans, déficit prévisible... – que tout laisse à penser qu’après création d’une belle commission qu’il ne réunira qu’une fois, le projet soit enterré.

C’est pourtant la seule solution qui puisse apporter une réponse à court terme aux patients sans médecins !

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

Terminons quand même par une note joyeuse, avec cette envolée de l’édile qui laisse à penser que son nègre est un disciple de Pierre Dac qui a lu et relu le discours pouvant servir en toute circonstance : « Notre combat à Luçon doit rejaillir sur toute la France ! il faut faire entendre la voix du peuple qui veut se faire soigner ! »

Bravo !

Bravo !

Sur la convention des infirmiers libéraux, sur les liens vers la description des centres de santé de Bernay (27) et La Ferté-Bernard (72) voir l'article précédent.Luçon, l’évêché crotté, désert médical

 

 

 

 

Loïc Nauleau au côté d'Arnaud Bouget (Luçie) qui dirigeait le meeting.

Loïc Nauleau au côté d'Arnaud Bouget (Luçie) qui dirigeait le meeting.

A noter que le journaliste n'a pas cru bon de noter dans l'article les interpellations de l'ARS ou de la CPAM que répercutait Loïc Nauleau, conseiller municipal d'opposition, et encore moins la mise en demeure faite au préfet de lancer des ordres de réquisitions (à partir de quelle loi et surtout qui réquisitionner ?). Mais peut-être le fera-t-il dans un article lundi 05/09/2016*.

Luçon,  désert médical (suite et pas fin)

A noter également que Mme la Docteur Meysonnier, ophtalmologue, est intervenue pour souligner le problème de sa spécialité où les postes offerts au concours sont largement inférieurs aux départs en retraite prévisibles. Le député a reconnu, honnêtement, ne pas connaître ce problème, mais lui a proposé de s’en entretenir avec elle.

Ouest-France 05/092016 (page Vendée)

* De fait l'édition de lundi, dans le court article ci-dessus, paru dans la page Vendée, sans même le rappel habituel en rubrique Luçon, qui ne cite d'ailleurs dans les intervenants associatifs que E. Deluze, fait état de son exigence de réquisition des médecins ! En revanche, le ping-pong ou billard à trois bandes, Mairie-ARS-CPAM, décrit par L. Nauleau n'a pas retenu l'attention du journaliste...

Trois photos récupérées sur un touitte de M. La Mache, Maire de St-Sigismond.
Trois photos récupérées sur un touitte de M. La Mache, Maire de St-Sigismond.
Trois photos récupérées sur un touitte de M. La Mache, Maire de St-Sigismond.

Trois photos récupérées sur un touitte de M. La Mache, Maire de St-Sigismond.

En complément

Ouest-France 26-09-16

 

Speed dating

Le Maire et le libéralissime Dr Nogues devaient participer à un speed-dating - rassurez-vous rien de libidineux mais médical : une sorte de marché aux toubibs - pour lequel le service communication municipal avait préparé une plaquette et une clé USB (le progrès fait rage dans le Bas-Poitou).

Las, le premier rendes-vous a été annulé :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le second itou

 

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:52
La défense de la gare de Luçon : le mentir-vrai !

Reçu, ce jour, 02/11/15, un courrier du conseil d'administration de l'ADSP : voir en annexe 3

Rien compris ?

"4 arrêts de gare de luçon () sont prévus d'être supprimés le 15 décembre" ne voulait pas dire 4 arrêts journaliers, mais 4 arrêts hebdomadaires. De l'art du mentir-vrai !

Ouest-France 21/10/15*

 

La défense des services publics est indispensable. Gare, hôpital, école, poste…, menacés dans nos villes moyennes, méritent notre mobilisation. Et on ne peut que se réjouir quand la société civile, comme on dit, prend en charge cette défense.

Ainsi, dans notre évêché crotté, a-t-on vu naître une « ASSOCIATION DES USAGERS POUR LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC DE LUÇON - A.D.S.P. » à l’initiative d’une militante syndicale CGT qui en a pris la présidence.

La défense de la gare de Luçon : le mentir-vrai !

La gare, c’est-à-dire le maintien des liaisons ferroviaires – la ligne vers La Rochelle mérite une profonde réfection -  et ses arrêts est son principal cheval de bataille. Bien que réseau ferré de France ne démontre pas une efficacité remarquable, il était quand même peu probable que la liaison Bordeaux-Nantes (et au-delà de chaque côté) soit laissée à l’abandon. Mais prudence est mère de sûreté.

En revanche, la tentation de supprimer des arrêts de trains, au profit d’autocars, pouvait exister. Quoique, pour les TER se priver d’une gare de ville moyenne (et la seule dans le Sud-Vendée) aurait voulu dire ne plus la desservir et supprimer cette ligne.

Ceints de tricolore on peut découvrir : MM Gachet, Charpentier et Perrier de droite à ce qu'on n'ose appeler, en l'occurrence, gauche.

Le paradoxe apparent de la mobilisation pour la défense donc de cette gare fut de voir, avant 2012, s’adjoindre aux citoyens de base le député MPF (villièriste donc) et le Maire UMP, ceints de tricolore au milieu des manifestants ! Apparent seulement, car la région Pays-de-la-Loire s’est fortement investie dans le rail et la SNCF fait rouler, en fait, les TER de la région. Les manifs visaient donc, sans trop le dire quand même, cette région dirigée par Jacques Auxiette, socialiste.

Inutile de dire qu’après mai 2012, sans qu’aucun élément nouveau n'ait surgi, la mobilisation pour la sauvegarde de cette gare a fédéré tous les élus de droite des environs. Sans que la Présidente s’émeuve de cette visible récupération. Au contraire.

 

A noter que M. Charpentier, comme d'habitude, est toujours sur la photo où on reconnaît aussi MM Bonnin et Gachet ! L'ex-cégétiste présidente a son public privilégié !

Et, alors même que la voie doit être rénovée, nos élus de droite et la Présidente de l’ADSP lancent une super mobilisation avec des motifs ultra-mobilisateurs, dans une syntaxe assez singulière : 4 arrêts de gare de luçon () sont prévus d'être supprimés le 15 décembre et en 2019, les arrêts des trains grandes lignes à Luçon ne sont plus prévus par la SNCF.

 

Sachant qu’en tout et pour tout il y a huit arrêts (ou départs) de Luçon – 4 vers Nantes, 4 vers La Rochelle – la suppression de 4 arrêts aurait voulu dire moitié moins.

Sauf que c’est une formulation volontairement ambiguë. En fait, ce sont 4 arrêts hebdomadaires et non journaliers.*

Pour 2019, impossible à vérifier**. En revanche pour le 15 décembre 2015 et après il suffisait d’aller consulter les horaires SNCF pour se rendre compte qu’à de légères modifications d’horaires hivernaux près, les liaisons seront aussi nombreuses et réparties dans la journée de la même façon, sauf les vendredi et dimanche où une rotation disparaît.*

Le sieur Castet ensoutané, non pas comme le petit Jésus de la crèche entre le boeuf et l'âne gris, mais entre le maire et son 1er adjoint (merci à Luc pour cette photo qui malheureusement avait disparue avant d'être retrouvée riquiqui)

Comme quoi les appels à mobilisation des élus de droite sont à examiner avec circonspection, en rétablissant les précisions manquantes. Certes, s'il s'agissait d'un slogan sur un calicot, on pourrait comprendre la nécessaire élision. Mais dans un courriel, sans faire du Bossuet (même en hommage à l'évêque dont on peut voir la silhouette ensoutanée sur une photo de manifestation ferroviaire), on peut ajouter le qualificatif qui évite tout faux sens !

 

 

Table ronde avec le Maire et son 1er adjoint, en toute connivence et complicité...

 

* Le vendredi et le dimanche au lieu de deux trains à 19h42 et 21h45 en direction de Nantes, il n'y en aura plus qu'un à 20h16 ; vers La Rochelle, au lieu de deux trains, 18h20 et 20h20, un seul à 18h30.

 

** M. D. Bonnin, sollicité, a eu l'obligeance de sourcer cette assertion : elle s'appuie sur le rapport Duron (du nom du Pdt de la commission) sur les Trains d'équilibre regional (TET), p. 103 et 104. Ce rapport met en relief l'état de l'infrastructure nécessitant d'importants investissements. Il ne prévoit plus sur Rennes Bordeaux que la desserte des gares de Nantes, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Rochefort, Saintes. Il s'agit de propositions et non de décisions actées.

Dans ce même courriel le 1er adjoint de Luçon précise que “cette manifestation porte ses fruits puisque hier en soirée, j'ai été contacté par Mr Rappoport, Président du directoire régional qui va nous recevoir prochainement (élus et délégation de l'association des usagers du service publique de Lucon) et nous avons RDV mardi prochain avec le Directeur SNCF régional, Mr LE PRINCE en mairie de Luçon.”

 

 

NB M. Jacques RAPOPORT est en fait président délégué du directoire (national) de la SNCF

 

 

ANNEXE

Courriel du 1er adjoint de Luçon (transféré par un tiers)

Courriel+appel à manifester

ANNEXE 2

Communiqué de presse d'Hugues FOURAGE, Député de la Vendée

Courriel

Le communiqué

Courrier du Préfet

 

ANNEXE 3

Courrier du Conseil d'administration de l'Association d'usagers pour la défense du service public du pays de Luçon (ADSP) daté du 29/10/15 reçu le 02/11/15

ADSP p.1

ADSP p.2

N.B. La source de mes 1ères informations n'est pas Ouest-France, comme indiqué, mais un courriel de M. Bonnin qui m'a été transféré par un tiers (courriel avec document joint consultable en Annexe 1).

Par ailleurs je n'ai rien sous-entendu quant à l'autoproclamation ou pas de qui que ce soit.

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