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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 16:42
Le communautarisme, voilà l’ennemi

« Le cléricalisme voilà l’ennemi » clamait Gambetta en 1877. Bruno Retailleau, le bigot du bocage vendéen, qui n’a pourtant rien d’un Gambetta, clame lui « Le communautarisme voilà l’ennemi ! ». Toute affaire cessante, il va déposer une proposition de loi pour interdire les listes communautaristes aux municipales.

L’épouvantail agité a été une fantomatique Union des démocrates musulmans français qui a fait 0,13% soit 28469 voix aux européennes !

Certes ont répondu Xavier Bertrand et Gérald Darmanin, mais, dans certains bureaux, cette UDMF a fait des scores inquiétants. Notamment dans un bureau de Maubeuge, où le clair de lune était donc au premier croissant : « Plus de 40 % des votants de ce bureau ont voté pour cette liste qui se disait musulmane. (…) C’est un constat terrible pour la République. » nous alerte Darmanin. De fait, c’est dans le 17bureau de Maubeuge que le parti obtient son meilleur score, avec 40,94 % de voix exprimées ! Sauf que ce score flatteur se réduit à 70 voix, dans un bureau qui comptait 761 inscrits. Si l’UDMF dépasse 40 % dans ce bureau maubeugeois, c’est donc en raison d’une importante abstention (77,14 %)*.

Bruno Retailleau renchérit : « Aux élections européennes, il y a des listes qui ont fait dans une cinquantaine de bureaux de vote plus de 10 % ». Sauf que, comme à Maubeuge, ces pourcentages correspondent à un nombre de voix ridicule. Ainsi, au bureau 21 de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), l’UDMF obtient 20 % des suffrages avec cinq voix : sur 443 électeurs inscrits, seuls vingt-cinq se sont déplacés !*

Samy DEBAH

Samy DEBAH

Le constat terrible pour la République ayant fait long feu avec cette UDMF, on nous sort un certain Samy Debah, qui aux législatives de 2017 a devancé à Garges-les-Gonesses, le sortant F. Pupponi avec 56% contre 44% au second tour. Score flatteur mais avec plus de 70% d’abstentions. Mais, ce Debah, qui annonce sa candidature aux municipales, est lui un excellent client, car c’est le président et fondateur du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF). Bien que reconnu d’utilité publique, ce CCIF est présenté, par Caroline Fourest (et bien d’autres bien sûr), comme lié aux frères musulmans.

Donc pour barrer la route de la mairie de Garges-les-Gonesses à ce Monsieur Debah, professeur de l’enseignement public, mairie qu’il est loin d’avoir gagnée d’ailleurs puisque les municipales mobilisent plus les électeurs, il faudrait une loi. Au risque d’interdire à Jean-Frédéric Poisson, président du fameux parti démocrate chrétien fondé pas Christine Boutin, de présenter une liste à Rambouillet dont il fut maire.

Le sénateur Retailleau ne peut ignorer qu’une telle proposition de loi est vouée à l’échec ; il s’agit bien d’une opération de communication cynique. Il serait peut-être temps d’arrêter cette surenchère liberticide avec l’extrême-droite.

 

* Données tirés du Monde

L’interdiction des listes communautaires laisse des juristes très sceptiques

 

Définir le « communautarisme » s’avère (…) épineux quand on veut, in fine, viser uniquement l’islam politique. M. Retailleau, dans son texte axé contre l’« islam radical », défend ainsi « l’interdiction de tout élément, direct ou indirect, relevant de discours contraires aux principes de la souveraineté nationale, de la démocratie ou de la laïcité, et qui soutiennent les revendications d’une section du peuple fondées sur l’origine ethnique ou l’appartenance religieuse » lors d’une campagne électorale. 

« Avec une phrase pareille, vous interdisiez le Parti communiste français qui prônait la dictature du prolétariat, estime Olivier Duhamel, constitutionnaliste, professeur des universités à Sciences Po et président de la Fondation nationale des sciences politiques. Et au nom d’exactement la même définition, vous interdisez les mouvements démocrate-chrétien, occitan, ou encore indépendantiste corse. »

A l’Assemblée nationale, Eric Pauget propose que les préfets interdisent des candidatures sur la base d’une enquête administrative. « Totalement impossible », réplique M. Maus, président émérite de l’Association française de droit constitutionnel et ancien conseiller d’Etat, quand M. Duhamel dénonce, pour sa part, une mesure « outrageusement liberticide ».

« Que de telles propositions émanent de groupes d’ultradroite, ce ne serait pas surprenant, mais qu’elles émanent de membres des Républicains, cela prouve que le libéralisme politique ou, en d’autres termes, le pluralisme politique, n’est plus à leurs yeux une valeur fondamentale, estime Olivier Duhamel. C’est ça le plus grave. »

Extraits Le Monde 19/11/2019

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 22:15
La clique à Fillon

Propre sur lui le châtelain de Solesmes. Quoique, déjà, Solesmes et ses moines réac-cathos… Et le ralliement de ce « Sens commun », « Tea Party » à la française, avec Madeleine Bazin de Jessey, qui a apporté un appui décisif aux primaires… Mais on découvre derrière lui les anciens de GUD et d’Occident, le Brutus-du-bocage ex-fils spirituel de de Villiers, et même du FN à peine repenti. Longuet en est la figure de proue qui promet aux agrégés 18 h payées 15 !

Buzzfeed fait une excellente galerie de portraits que je résume.

Novelli et Fillon (et la plante verte)

Novelli et Fillon (et la plante verte)

Hervé Novelli, n’a sans doute pas marqué les mémoires comme Secrétaire d’état de Fillon, bien que ce soit lui qui a porté le statut d’auto-entrepreneur, une belle baisure, soit dit entre nous. Mais son passé est élogieux : ancien du Parti des Forces nouvelles, puis d’Occident*, puis du GUD il se retrouve tout naturellement au FN. Il se reconnaît comme «père spirituel» Claude Harmel, un ancien pro-nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale.

 

*«Je n’ai pas un regret, Occident, c’était un engagement anticommuniste dans lequel je me reconnais toujours.»

La clique à Fillon

Valérie Boyer, grande chrétienne qui veut inscrire les racines du même nom dans la constitution, car « La protection de la dignité humaine repose sur des valeurs chrétiennes », a été condamnée par le tribunal des prud’hommes pour « le licenciement sans cause réelle et sérieuse » d’une ancienne attachée parlementaire. Elle a notamment été reconnue coupable de « harcèlement moral »*.

 

* Elle a évidemment fait appel.

La clique à Fillon

Anne Méaux, la communicante, est une ex du GUD où elle a côtoyé Goasguen et Devedjan.

La clique à Fillon

Gérard Longuet, avec Alain Madelin entre autres, fut un militant musclé d’Occident, avant de rejoindre le GUD et Ordre Nouveau. Quand en 2008, une campagne contre l’homophobie est lancée par l’éducation nationale, il compare l’homosexualité à la pédophilie. S’allier avec Marine Le pen ne semble pas lui faire peur.

La clique à Fillon

Patrick Stefanini, bien que condamné avec Alain Juppé dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris (2004) a préféré rouler pour Fillon. C’est lui qui a ramené Sens commun dans ses filets pour soutenir le Sarthois. Mais c’est aussi lui qui a eu la funeste idée d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, sous Sarkozy.

La clique à Fillon

Bruno Retailleau, derrière son air d’éternel premier communiant, non seulement s’est habilement défait de son mentor, de Villiers*, mais se révèle raciste quand il interpelle une collègue sénatrice Esther Benbassa  par «Nous n’avons pas la même couleur politique. D’autres couleurs non plus, d’ailleurs.» Sa rupture avec le Vicomte n’est que de positionnement politique car, il partage avec lui tous les fantasmes xénophobes sur les immigrés. Inutile de dire que ce pur produit du bocage vendéen est fanatiquement contre le mariage pour tous et même contre la loi Leonetti sur la fin de vie !

 

* Il fut son second au sein du MPF - Mouvement pour la France, droite extrême - jusqu'à ce qu'il soit supplanté auprès du Vicomte par G. Peltier transfuge du FN, ce qui entraîna la fissure entre le fils spirituel et le hobereau.

Mariani est juste sous le portrait d'Assad (on remarque au 1er plan à gauche lou ravi Lasalle)

Mariani est juste sous le portrait d'Assad (on remarque au 1er plan à gauche lou ravi Lasalle)

N’apparaît pas dans ce premier cercle, le député Thierry Mariani, poutiniste forcené qui avalise l’annexion de la Crimée, mais aussi soutien inconditionnel d’Assad-le-boucher (appuyé par Valérie Boyer).

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 16:03
Crèches de Noël : provocations de droite extrême

Á la tête de l’art, Ménard !

Alleluia ! La rapporteure du conseil d’état, vendredi 21 octobre 2016, recommande à la section du contentieux d’autoriser l’installation des crèches de Noël dans les bâtiments publics.

Mais avec une subtilité digne des plus grands casuistes, elle met comme condition première que cette installation n’ait pas une « intention religieuse ».

Ces crèches temporaires, qui naissent au XVIe siècle, sont censées représenter la naissance du « fils de dieu », pour les chrétiens ; mais on pourrait donc les installer sans intention religieuse ! Et dans quelle intention donc ? La rapporteure de répondre : que cette manifestation revête un  «caractère d’une manifestation culturelle ou au moins festive ». Pour le côté festif, on pourrait penser que le sapin de Noël avec ses boules et ses lumières clignotantes pourrait suffire au bonheur des petits et des grands.

Pour ce qui est du culturel – si l’on met de côté les santons provençaux authentiques qui témoignent d’un art populaire – l’horrible crèche ménardesque relève d’une courageuse initiative pour réhabiliter la statuaire saint-sulpicienne, avec une audace de mise en scène avec ce bout d’auvent en toile mal tendue, en guise de crèche. Mais après tout, cet avant-gardiste peut invoquer les ready made de Duchamp à la suite de son célébrissime urinoir signé R. Mutt 1917 (Fountain).

 Les conclusions de la rapporteure, si elles sont adoptées par le conseil d’état, loin d’éteindre tout contentieux, vont au contraire les attiser. Car, à l’évidence, pour Ménard, pour Retailleau, pour l’extrême-droite et la droite-extrême, l’invocation des fameuses "racines chrétiennes" est, avec ces horreurs, plus qu’ostentatoire !

Crèches de Noël : provocations de droite extrême

Ouest-France 04/12/2015

Le petit jésus entre le boeuf Retailleau et l'âne Ménard

Le petit jésus entre le boeuf Retailleau et l'âne Ménard

Les crèches : une coutume, une tradition culturelle que dis-je un héritage culturel comme le clame l’héritier de Retailleau à la tête de la Vendée !

 

Cette tradition était-elle donc menacée par une horde de libre-penseurs marteau au poing et faucille entre les dents, dévastant les crèches de nos églises et cathédrales, comme des intégristes cathos en Avignon vandalisant les œuvres de Serrano ? Que nenni, ces horribles laïcards, comme osent dire les cagots, se sont contentés de demander l’application de la loi du 9 décembre 1905,  Article 28 « Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. ». Que se contente aussi de rappeler un vademecum de la Laïcité de l'Association des Maires de France (p. 16).

Non sans cynisme, un plumitif de l’Opinion (confidentiel journal de droite extrême) ose écrire : « A l’approche de décembre, la polémique sur les crèches dans les mairies resurgit. » Faut-il rappeler que si polémique il y a, elle est née de la provocation de quelques élus d’extrême droite ou de droite extrême ?

La crèche-Retailleau dans le hall de l'hôtel du département de la Vendée !

Car que l’on sache, cette fameuse tradition culturelle, cette coutume ancestrale voyait des crèches plus ou moins monumentales s’ériger dans les églises. Et les foyers plus ou moins catholiques sortaient les figurines du papier de soie, chiffonnaient du papier kraft imitation montagne, et installaient leur crèche familiale où le petit jésus n’apparaissait entre le bœuf et l’âne gris que le 24 décembre après la messe de minuit !

Mais à quand remonte la présence d’une crèche dans la Mairie de Béziers (d’une laideur extrême d’ailleurs) ? A la décision du Maire FHaineux, Ménard, l’an passé. A quand remonte la présence d’une crèche dans le hall de l’Hôtel du département de la Vendée ? Non pas au Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon, le seigneur et maître de longues année, mais à son fils spirituel qui l’a évincé, le Brutus-du-bocage, Retailleau, l’an passé. Qui donc a lancé cette polémique stérile sinon ces personnages par leurs provocs puériles !

 

Après tout, pourquoi pas ? Il y a bien des pères Noël qui peuvent distribuer des cadeaux aux petits nenfants dans des salles municipales.  

La crèche à Ménard qui prouve qu'en Galilée, juste au début du 1er siècle de notre ère, on pratiquait le camping (un peu venteux).

 

Cela voudrait dire que cette histoire de petit jésus relève de ce folklore, qu’elle est aussi crédible que le père Noël. Autrement dit, que cette histoire de Vierge donnant naissance à un fils de dieu dans une étable, c’est du pipeau. Et n'a pas plus de signification religieuse que le sapin ne renvoie à de vieux rites païens. Et alors que des Maires un peu gâtifiants, en ornent les mairies, que des présidents de conseils généraux assez bornés en décorent leurs somptueux hôtels de département, ça sera au même titre que le sapin de noël enguirlandé et clignotant. Peut-être avec des figurines et un décor de meilleur goût que celui des pionniers Retailleau et surtout Ménard. Quoique, sait-on jamais, peut-être que, snobisme aidant, la statuaire saint-sulpicienne va être le nec plus ultra sur le marché de l’art ?

Mais que curés et évêques virent toutes les crèches de leurs lieux de culte : imagine-t-on le monseigneur Castet dire la messe de minuit déguisé en père Noël au pied d’un sapin orné d’hosties pour faire joli !

 

En arrière-plan cependant, bien exprimée par la Présidente des maires de Vendée, A-M Coulon, on trouve l’idéologie rance des cagots de la manif anti-mariage pour tous qui ont noyauté la liste de Retailleau. Non M. Auvinet, l’héritage culturel dont vous vous réclamez, n’a toujours vu installer des crèches que dans les lieux de culte catholiques ou chez les particuliers, pas dans les mairies. Non, Madame Coulon, vos valeurs intégristes ne sont pas celles de la République.

 

 

PS Au marché d'Hayange, avec les félicitations du Maire FHaine, une délicate charcutière a réalisé une charmante crèche comestible à base de cochonnailles. Une idée pleine de subtilité ! Tout-à-fait au diapason de la folklorisation des crèches de Noël !

 

En complément

 

Grande offensive d'Ouest-France du 21/12/2015 sur les crèches dans les bâtiments publics :

> un article sur un vademecum à l'usage des élus de l'AMF (Assemblée des Maires de France, présidée par Baroin) avec deux opinions l'une pour et l'autre contre (équilibré donc, même si l'article lui-même est un peu faux cul)

> un point de vue, signé d'un député dont on oublie de donner l'étiquette et d'un historien dont on oublie de donner la spécialité et lui franchement hostile au vademecum

Article d'Ouest-France 21/12/2015

Réactions à l'article

"Point de vu"

Quand les cagots salissent la laïcité !

 

Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage dit un vieux proverbe. Qui veut salir la laïcité, la baptise laïcisme. Et quand en plus ça rime avec fondamentalisme le tour est joué. Et ils se sont mis à deux pour livrer ce point de vue* totalement impartial : un député de l’Isère LR (« Les Républicains ») et un historien orthodoxe qui œuvre pour l’œcuménisme au sein d’une institution catholique. Tous deux garants on le voit d’une parfaite objectivité. On le sent bien quand ils évoquent les pauvres élus de base en prise « à la radicalisation à l’école, dans les cantines, à la piscine, etc. »

La caution d’un historien slave, spécialiste de l’orthodoxie et des uniates, est d’un grand poids pour nous asséner que les crèches de Noël dans les lieux publics « avant toute pratique cultuelle, elles font partie de la culture française ».

Bizarre, bizarre cette pratique culturelle qui date de l’an passé. Car qui a vu une crèche dans la Mairie de Béziers avant que Ménard, par pure provocation, décide d’en ériger une. Et qui à l’hôtel du département de la Vendée, avant que Retailleau ne l’imite ? D’où sort donc cette tradition que même le grand pourfendeur du mariage pour tous – P. Gosselin, député LR de la Manche – nie : « dans la Manche il n’y a pas de crèche dans les lieux publics, ce n’est pas notre tradition ». Et ce n’est pas plus la tradition dans l’Hérault ou la Vendée. Ce qui n’empêche pas évidement Gosselin de s’adonner ensuite à un grotesque amalgame où il mêle les calvaires, le père Noël et les sapins.

La loi de 1905, dont on vient de fêter le 110e anniversaire, mais que les Ménard, Retailleau appuyés par les cagots à la mode manif anti mariage pour tous veulent bafouer au nom de leurs prétendus racines, est claire. Son article 28 proscrit tout signe ou emblème religieux sur et dans les monuments publics. Sauf à dénier tout caractère cultuel aux crèches, sauf en faire des équivalents des sapins de Noël sans aucune référence religieuse, elles n’ont donc pas leur place dans une mairie. Un croyant digne de ce nom devrait être le premier à en interdire cette profanation !

 

Réaction à ce 'point de vue' envoyé à Ouest-France (non publiée)

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 15:03
Quand les sénateurs UMP lancent une commission d’enquête sur l’école

Au lendemain de l’attentat du 7 janvier 2015, B. Retailleau, chef de file des sénateurs UMP, a demandé une commission d’enquête sur le non respect de la minute de silence ! A ce jour, elle est toujours en cours, mais les déclarations de son rapporteur font augurer un texte qui réjouira les rétropenseurs. Quant au laïcisme liberticide, on risque aussi de le voir recommandé.

 

Le Brutus du bocage qui préside aussi le groupe UMP du Sénat s’est donc offusqué que la minute de silence décidée au lendemain de l'attentat du 7 janvier 2015 pour rendre hommage aux victimes ait été perturbée dans certains établissements scolaires. Surtout, il soupçonne que les 200 incidents signalés aient été sous-estimés par le ministère de l’Education Nationale, dirigée par une ministre qui est, après la Garde des Sceaux, la cible privilégiée de l’UMP. « Ces incidents ont mis au jour un malaise plus profond caractérisant l'éloignement d'un nombre croissant d'élèves de la morale républicaine. Ainsi, il semble nécessaire de proposer les mesures permettant aux enseignants d'assurer leurs missions de transmission des valeurs de la République et du principe de laïcité ainsi que d'acquisition des savoirs… ». Il fallut donc, toute affaire cessante, constituer une commission d’enquête parlementaire sur les menaces qui pèsent sur l’école républicaine !

 

La commission a été mise en place le 20 janvier ; elle poursuit ses auditions.

Sus au constructivisme, au pédagogisme

 

  Parmi les auditionnés, on découvre des sous-Brighelli* dont l’arrogance n’a d’égale que l’inexpérience. Ainsi d’un François-Xavier Bellamy, militant affiché de la manif anti mariage pour tous et des veilleurs, ancien scout d’europe, branche intégriste du scoutisme, qui déclare sans rire : « Pour lutter contre le sexisme, les élèves doivent entendre parler, par exemple, de la figure de Jeanne d'Arc, lire quelques pages de son procès. » Ou un Loys Bonod dont le seul titre de gloire est de tenir un blog où la stupidité le dispute à la malhonnêteté (intellectuelle) dont témoignent ses propos : « On a mis en place une entreprise de déconstruction de l'école. Bizarrement, elle passe par la notion de constructivisme, qui a déjà été abordée devant votre commission par François-Xavier Bellamy. Le constructivisme repose sur l'idée que l'enfant doit apprendre à apprendre seul et que le professeur n'est plus qu'un guide, un accompagnateur, un médiateur. » Mensonge recuit des z’hérauts de la rétropensée.

 

 Sauf que le rapporteur, le sénateur Grosperrin, non seulement approuve, mais en rajoute une couche sur ce qu’il nomme le pédagogisme. « Je pense en particulier à un enseignant de la région lyonnaise [entendez P. Meirieu] qui a eu un écho très favorable auprès des enseignants du primaire, qui a trompé les enseignants et a considéré comme une révolution copernicienne le fait de placer l'enfant au centre du processus éducatif. On ne parlait plus des matières ; il fallait que l'enfant soit bien, soit heureux. »

Un concentré de sottises qu’Antoine Prost, dans son « Eloge des pédagogues » a fort élégamment démontées. Mais notre rapporteur poursuivra sur la même veine au fil des auditions : « Nous nous sommes trop éloignés des principes fondateurs de l'instruction au profit d'un pédagogisme qui a chassé les contenus. » « Au nom de ce principe d'égalité on assiste à une baisse du niveau et à une remise en cause de l'excellence. » « Vous avez dit que l'école éduque. Je ne suis pas sûr que cela soit son rôle premier. Elle ne peut éduquer, à mon sens, que si elle instruit ; on a souvent eu tendance à l'oublier. »

 

  Là il se fera ramasser par Laurence Loeffel, IGEN  « Je récuse l'opposition entre éducation et instruction. (…) Cette opposition s'est, au fil du temps, idéologisée, ce qui ne me semble pas le meilleur moyen de penser de manière objective les problèmes de l'école. (…) le clivage entre instruction et éducation est un faux clivage : l'école a toujours eu pour mission d'éduquer. Voyez l'école primaire de la IIIème République : tous les enseignements, y compris scientifiques, ont été construits comme des enseignements dont la finalité élective était une éducation aux valeurs de la raison, de la rationalité, du progrès. »

Mais comment peut-on être Persan, pardon Turc ?

Mais comment peut-on être Persan, pardon Turc ?

Hé mon Longuet !

 

Gérard Longuet, ancien d’Occident, du GUD, d’Ordre Nouveau, du Front National, mais néanmoins honorable ancien ministre des Postes et des Armées a égayé de ses saillies la commission. Un interlocuteur évoque-t-il les religieuses ou les infirmières aux cheveux cachés, qu’il rétorque : « La coiffe peut avoir des raisons professionnelles, climatiques, ou de singularité et de soumission. Les sœurs appartiennent à Dieu et font vœu de célibat : leur voile s'en veut le témoignage. Ce qui choque dans le voile islamique, c'est qu'il n'a ni raison climatique, ni de soumission particulière, mais exprime l'appartenance à une société qui, profondément, n'est pas la nôtre. »  Car, au cas où ça vous aurait échappé : « Il y a plusieurs dizaines de siècles que nous sommes sur cette terre ; nous avons le sentiment d'en avoir fait quelque chose et ne voulons pas que cela disparaisse. (…) la France a été, entre le baptême de Clovis et la loi de 1905, un pays majoritairement catholique romain. C'est notre héritage, il n'est pas négligeable, ni inférieur à l'héritage africain, océanien ou antillais. »**

A noter quand même que en Océanie comme aux Antilles, il y a des territoires français.

Que la laïcité soit évoquée dans une commission initiée par un fruit et suppôt de l’école confessionnelle vendéenne et qui comptait dans ses rangs le Sénateur Carle n’est pas le moindre des paradoxes.

Baubérot et Pena-Ruiz, entendus le même jour, ont donné leur approche différente de la notion de laïcité. Jean-Louis Bianco, président de l’observatoire de la laïcité, en donne une définition, à mon sens, satisfaisante : « La laïcité, c'est d'abord la liberté de croire ou de ne pas croire et la liberté de manifester sa croyance pour autant que cela n'empiète pas sur la liberté d'autrui ; ensuite, la neutralité de l'État vis-à-vis des religions ; enfin, la citoyenneté, l'égalité de droits et de devoirs. »

Mais cela n’était qu’amuse-gueules. Ramadan, halal, voile, voilà qui est autrement excitant.

 

  Surprise, pour le principal que je fus, quand Mme Marie-Françoise Perol-Dumont déclare qu’il lui est « arrivé comme présidente de conseil général de devoir répondre à la demande de certaines familles de collégiens qui souhaitaient déduire les jours de ramadan des jours de cantine ». Que je sache, ce qu’on appelait les ‘remises d’ordre’ sur le forfait de la cantine – des déductions en cas d’absence pour maladie par exemple – était du ressort de l’établissement et non du conseil général. Et si un collégien ne mange pas à la cantine pendant un mois fut-il lunaire, le problème n’est pas dans la déduction des jours de cantine !

 

Se greffe la question des menus alternatifs en cas de porc au menu. « Certains mangent casher ; d'autres mangent hallal. D'autres encore mangent bio ou sont végétariens. Les revendications sont donc multiples ; elles ne concernent pas seulement la viande hallal. » précise Pierre N'Gahane. Et Jean Baubérot rappelle que « même Émile Combes, ce partisan de la laïcité la plus intransigeante, avait signé une circulaire prévoyant l'absence de viande dans les cantines le vendredi, pour faire preuve de libéralisme politique mais aussi par intérêt bien compris, pour éviter que les enfants n'aillent dans les écoles congréganistes. Il nous faut inventer les mêmes genres d'accommodements aujourd'hui : proposer un menu végétarien - pas hallal ou casher, ce serait trop compliqué ! - à côté du menu habituel résoudrait bien des choses. »

Obsession textile

La fureur anti fichu va se déployer sur deux fronts principaux. Les mamans dites voilées et les étudiantes itou.

 

Pas de mamans à voile dans nos sorties scolaire !

 

Quittant les hauteurs spéculatives, H. Pena-Ruiz considère que « Lorsqu'on prétend que des mères voilées peuvent bien accompagner leur enfant dans le cadre d'un voyage scolaire (…), il faut garder à l'esprit qu'elles assurent des fonctions d'accompagnatrices au nom de l'État et doivent, à ce titre, être tenues à la même neutralité vestimentaire que les enseignants ».

 

Approuvé en cela par une présidente de commission qui en rajoute une couche par la preuve assurantielle ! « Toute personne qui accompagne relève de l'assurance scolaire de l'école (…). Cette dimension assurantielle vaut, à mes yeux, soumission aux principes du service public ou de la délégation de service public. »

 

Si l’on arrête un moment de ramer, car là on attaque la falaise, et qu’on essaie de revenir à la triviale réalité de nos maternelles, de quoi s’agit-il ? Pour une sortie vers la médiathèque ou l’espace théâtral, de solliciter des parents pour aider à sécuriser le déplacement. Des mamans le plus souvent. Mamans qui, voilées ou pas, accompagnent leur enfant à la maternelle. Que donc tous les autres enfants ont déjà vues avec ou sans un foulard sur la tête.

 

  Et comme le rappelle aussi J. Baubérot, va-t-on interdire l’accès aux établissements publics à Latifa Ibn Ziaten, mère du soldat Imad, tué par Mohamed Merah ? Elle intervient dans les écoles pour expliquer que le djihad consiste non pas à aller en Syrie mais à faire un effort sur soi-même. Faut-il avoir son fils tué pour voir ses droits de citoyenne respectés ?

 

Pas d’étudiantes à voile dans nos campus !

Deuxième front de nos grands laïcistes – bien qu’un peu en dehors de l’objet de la commission d’enquête – l’affreux voile à l’université.

 

Et là, stupeur et consternation, en 1ère ligne Jean-Pierre Obin.

Il est vrai que son rapport de 2004 a été complaisamment cité et re-cité par des sénateurs UMP (oubliant un peu que ce fut Fillon qui le mit sous le boisseau). Et bien qu’il ait précisé que son « étude ne peut prêter à généralisation et à dramatisation excessive : les phénomènes observés l’ont été dans un petit nombre d’établissements », il a glosé devant la commission comme si elle était un reflet global d’une situation calamiteuse.

Et surtout, et alors que ça n’avait rien à voir avec son rapport, Obin a plaidé pour que le Gouvernement étende aux universités la loi de 2004 sur les signes ostentatoires religieux. « Il faut souligner qu'une grande partie de l'enseignement supérieur est déjà soumise à la loi de 2004, qu'il s'agisse des classes préparatoires, des BTS ou des autres formations qui ont lieu dans les lycées (soit 20 % des étudiants). »

Le sophisme*** est un modèle du genre : la loi de 2004 interdisant le port du foulard qualifié d’islamique pour les élèves des établissements scolaires, cette interdiction a été étendue aux étudiantes de prépas ou BTS puisque, comme elles fréquentaient les mêmes locaux et espaces, la coexistence de deux situations eût été ingérable. Mais comme des étudiantes sont soumises à l’interdiction, il faut l’étendre à toutes les étudiantes.

 

C’est la position du Grand Maître de la principale obédience maçonnique : « Le Grand Orient de France a pris position contre le port du voile à l'université. Certes, les étudiants sont majeurs et les universités doivent continuer s'administrer librement. Mais l'interdiction du voile s'applique déjà, dans les lycées, aux élèves des classes préparatoires, qui relèvent de l'enseignement supérieur, et aux élèves majeurs de terminale. La question se pose donc ».

 

La question ne se pose que pour ceux qui, tout en clamant que loin de revêtir la moindre dimension punitive, la laïcité doit constituer un facteur d'émancipation, poussent toujours à l’extension sans fin du domaine des interdictions.

Parmi ces interdictions une des plus cocasses consiste à proscrire tout qualificatif au mot même de laïcité. Ainsi puis-je chanter la liberté chérie, protester que l’égalité est souvent formelle et la fraternité fictive, mais oser revendiquer une laïcité ouverte, sacrilège !

 

Commettons donc l’irréparable en plagiant les propos d’un québécois –Québec le pays des honnis accommodements raisonnables, attendez-vous au pire :

Laïcité ouverte donc pour toutes particularités sans conséquences juridiques effectives: arbres de Noël, menora, citrouilles d’Halloween, ramadan, croix dans le cou, grigris, papillotes, fétiches, totems et statues, moulins à prières, voiles, hidjab, tchador, sari, brimborions et colifichets, minarets et clochers, yoga, occultisme, horoscope, tarots divinatoires, pèlerinages, baptême collectif en piscine olympique, les chrysanthèmes du culte, en un mot (on peut supposer que ces fleurs ont une autre signification symbolique outre-Atlantique).

Laïcité définie et fermement imposée par l’état de Droit,  dans le strict espace de portée juridique citoyenne: droits des femmes, droits des enfants, instruction publique, soins hospitaliers, banques, héritage, justice, vie politique, neutralité intégrale de tous les corps administratifs, code civil, code criminel, impôt et taxation, etc…. les choses sérieuses du tout de la vie civile, en un mot.

 

* Dans le genre, l’éminent mathématicien, Laurent Lafforgue, vaut son pesant d’équations : «  Je n'ai jamais enseigné dans une école, un collège ou un lycée (..). Je me suis rendu compte que cette école à laquelle ma famille et moi devions tant, et que nous avions tant aimée, était en voie de destruction rapide (..). L'état dans lequel plus de cinquante ans de politique destructrice - à mon avis - ont mis l'école publique et les écoles privées sous contrat est tel qu'employer à leur propos l'adjectif « républicain » déconsidère la République (..). Moi qui ignorais jusqu'à l'existence des écoles hors contrat, j'en suis amené à concentrer mon énergie à les soutenir. La présentation, par le fondateur d'une école de ce type, de son programme, m'a frappé par son bon sens. » Faut-il lui rappeler qu’il est le fruit de cette école, puisque, vu sa date de naissance, il n’a pas connu l’âge d’or de l’école d’il y a cinquante ans !

 

** S’agissant de l’autorité supposée perdue du professeur, il vaticinera à partir de son expérience de Ministre de la Poste puis des Armées. Finkielkraut lui a l’explication sur cette perte : « les professeurs doivent retrouver l'autorité qui leur manque aujourd'hui, par exemple le droit de faire redoubler les élèves. Toute une série d'études paraît pour indiquer que le redoublement s'avère catastrophique, fournissant bien souvent l'argumentaire des parents pour faire appel de la décision de redoublement de leurs enfants. Les professeurs sont alors complètement démunis et l'existence de niveaux différents dans les classes implique l'alignement sur celui le plus faible, puisqu'on ne souhaite pas laisser les élèves en difficulté au bord du chemin. Toujours ce syndrome égalitaire à l'aune duquel on regarde la réalité à travers les yeux du plus faible ! » Oser parler de "syndrome égalitaire", devant une commission d’enquête qui s’inquiète des pertes des valeurs républicaines dans notre école, relève-t-il d’autre chose que de la négation même de ces valeurs ?

 

*** Dans le genre Slama fait encore plus fort : «  La loi Debré de 1959 sur l'école privée a été remarquablement astucieuse. Elle prévoit le financement de l'école privée, dans la mesure où il n'est pas de liberté formelle qui n'éprouve le besoin de sa consécration dans un exercice réel. Mais il y a des contraintes posées par contrat. Il y a des lieux où le caractère propre de l'établissement prime, d'autres où c'est la règle de la République qui s'impose. L'esprit de cette loi est resté. La proposition de loi étendant le principe de neutralité religieuse aux structures de petite enfance recevant des financements publics ne me choquait pas. Dès lors qu'il y a financement de l'État, ce dernier est en droit d'exiger une neutralité. Cette conception de la laïcité nous est propre : l'État neutralise la sphère publique. » Tout aussi hors sujet puisque les crèches ne sont pas du ressort de la commission, mais la finesse du rai(è)sonnement subjugue.  On passe de la subtilité (?) de la Loi Debré à un mécanisme brutal qui, appliqué à la lettre, voudrait dire que toute association recevant peu ou prou des subventions publiques est soumise au devoir de neutralité qui s’impose aux services publics. L’école privée, elle, pouvant continuer d’afficher son peu neutre caractère propre.

 

NB Parmi les auditionnés on peut noter aussi Nathalie MONS (CNESCO) et Philippe WATRELOT, Président du CRAP-Cahiers Pédagogiques.

Philippe MEIRIEU a aussi été entendu.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:08
Vox populi, vox dei ?

Sondage IFOP

7 Français sur 10 se dressent donc pour la défense des crèches, si l’on en croit un sondage exclusif d’Ouest-France dimanche.

 

Eh quoi ! nos belles crèches sont-elles menacées par une horde de libre-penseurs chevelus post soixante-huitards qui, tels des séides de Civitas vandalisant les œuvres de Serrano à Avignon, à défaut de bouffer du curé, parcourraient nos chapelles, églises et cathédrales armés de marteaux ou autres outils contondants pour briser ces magnifiques témoignages de l’art saint-sulpicien qui représentent la vierge, Joseph, le bœuf et l’âne, etc. ?

Que nenni, l’infâme représentant de cette secte impie s’est contenté de présenter un recours devant le tribunal administratif de Nantes (sans doute présidé par un descendant de l’horrible Jean-Baptiste Carrier). Et c’est plutôt lui qui est menacé d’être massacré à coups de saints goupillons et de sabres s’il le faut, par des paroissiens qui pratiquent l'amour du prochain avec un art particulier.

 

Ils se lèvent en fait pour défendre une tradition culturelle menacée !

Vous l’ignoriez peut-être mais la présence de crèches dans les mairies ou les hôtels de département ou de région, relèverait d’une « tradition culturelle ».

 

  Tellement bien ancrée en terre biterroise qu’elle date… de l’arrivée de MOI MENARD à la tête de la municipalité. Un Ménard qui a aussi lancé la tradition d’une messe solennelle dans les arènes de Béziers pour bénir

- le massacre de braves taureaux innocents par des tueurs chamarrés

- la magie de l’art tauromachique avec ses toreros en habits de lumière

(choisissez la réponse qui vous convient selon que vous êtes anti ou pro-corrida, mais dans les deux cas on peut se demander ce qu’un curé vient faire dans cette tuerie barbare ou cette célébration païenne du culte de Mithra).

Tradition de la crèche un peu plus ancienne à l’hôtel du département de Vendée, mais qui ne remonte quand même pas aux guerres du même nom.

Mais à part ces deux lieux, qui a entendu parler de crèches, non pas dans les lieux publics – les édifices, églises, cathédrales, etc. propriétés des communes ou de l’état « servent à l'exercice public des cultes » (art.12, 13 de la Loi de 1905) – mais dans des édifices de services publics, comme les mairies ?

 

A y regarder de plus près, les catholiques, les vrais, les quelques % de pratiquants restant,  devraient plus s’inquiéter de ces 71% que s’en réjouir.

Car, si l’on en croit le commentaire, pour cette écrasante majorité, il s’agit d’un « élément de tradition culturelle plus que d’un symbole religieux ». Autrement dit, la crèche a autant de rapport avec la nativité d’un homme-dieu, prénommé Jésus, que le sapin de Noël en a avec les divinités germaniques du temps des Romains.

Dans un grand élan œcuménique et folklorique verra-t-on les curés se déguiser en pères Noël pour célébrer la messe de Minuit et un beau sapin, roi des forêts, s’ériger à côté de la crèche ?

Et puisqu’on est dans une tradition style œufs de Pâques, pourquoi nos pâtissiers-confiseurs ne se lanceraient pas dans des crèches en pain d’épices ou en pâte de fruits voire en chocolat.

Et du coup, à la grande satisfaction des libre-penseurs qui, à défaut de bouffer du curé, pourraient croquer du petit-jésus !

 

 

 

Un beau chant de Noël de Pierre PERRET que je dédie à MM Retailleau et Ménard.

Noël avant terme

Noël Noël tu vas venir bientôt

Oh ! bon Papa Noël n'oublie pas mes cadeaux

Et pour ce jour si merveilleux

Petit Papa Noël exauce tous mes vœux

 

Que ma petite maman s'arrête de tousser

Peut-être que notre voisin aura fini de gueuler

Fais que mon p'tit papa sorte enfin de prison

Qu'y me ramène voir les femmes comme au bon temps dans leur maison

 

refrain

 

Je voudrais que grand-mère ne me réveille plus

Quand elle rentre le matin beurrée comme un p'tit Lu

Pardon si je l'ai battue mais qu'elle me répète plus

J'ai une dent contre toi, d'abord il lui en resterait plus

 

refrain

 

Pour faire mes ongles en deuil j'voudrais un p'tit canif

Ça fait quand même plus propre pour se les fourrer dans le pif

Et j'voudrais pour ma tête une tondeuse électrique

Je sens que j'ai le chou farci de p'tits grains de riz mécaniques

 

refrain

 

Je te promets en échange de plus crever les pneus

De plus me laver les nougats dans le truc du pot-au-feu

Et je te jure sur l'honneur de plus gratter sans motif

Les bonbons à liqueur que j'ai chopés sur le tarbouif

 

 

 

 

Bon, à la demande générale des anciens enfants de choeur défroqués - et puisque, si on a bien compris, ce chant est devenu aussi folklorique que le petit papa Noël de Tino (Rossi) ou le beau sapin toujours roi des forêts - voici MINUIT CHRETIENS, en deux versions à nos oreilles également aimables, quoique la première avec son délicieux accent soit nettement plus marrante que la seconde.

Apparemment Pavarotti ne connaît pas son texte et ne comprend rien de ce qu'il chante, mais le final est du plus haut comique

Minuit chrétiens

 

Texte Placide Cappeau

Musique Adolphe Adam

1847

 

Minuit  ! Chrétiens, c’est l’heure solennelle

Où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous,

Pour effacer la tache originelle

Et de son Père arrêter le courroux :

Le monde entier tressaille d’espérance

À cette nuit qui lui donne un Sauveur

Peuple, à genoux attends ta délivrance,

Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !

Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !

 

 

(Chœur)

 

 

Peuple, à genoux attends ta délivrance,

Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !

Noël  ! Noël  ! Voici le Rédempteur  !

 

 

De notre foi que la lumière ardente

Nous guide tous au berceau de l’enfant

Comme autrefois, une étoile brillante

Y conduisit les chefs de l’Orient

Le Roi des Rois naît dans une humble crèche,

Puissants du jour fiers de votre grandeur,

Ah ! votre orgueil c’est de là qu’un Dieu prêche,

Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !

Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !

 

 

(Chœur)

 

 

Ah ! votre orgueil c’est de là qu’un Dieu prêche,

Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !

Courbez vos fronts devant le Rédempteur  !

 

 

Le Rédempteur a brisé toute entrave,

La terre est libre et le ciel est ouvert

Il voit un frère où n’était qu’un esclave

L’amour unit ceux qu’enchaînait le fer,

Qui lui dira notre reconnaissance  ?

C’est pour nous tous qu’Il naît, qu’Il souffre et meurt :

Peuple, debout ! chante ta délivrance,

Noël  ! Noël  ! chantons le Rédempteur  !

Noël  ! Noël  ! chantons le Rédempteur  !

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 16:56
ÉVÊCHÉ DE LUÇON : TEMPÊTE DANS LES BÉNITIERS

Castet, évêque et martyr bis eût pu aussi être le titre. Car des paroissiens se rebellent contre un prélat qu’ils disent tout-à-fait déphasé avec l’esprit du pape et en rupture complète avec l’esprit de Vatican II. « C’est un retour en arrière qui instaure des divisions, pas une église de communion », dit leur porte-parole.

Entre l'évêque et ses fidèles le fossé se creuse

Ouest-France, page Vendée, 25 novembre 2014

La page Vendée d’Ouest-France s’est donc fait l’écho d’une conférence de presse tenue par ces fidèles.

 

L’impayable Riposte Catholique qui doit être au catholicisme ce que Riposte Laïque est à la laïcité, réagit au quart de tour :

  Le « peuple » se soulève en Vendée contre Monseigneur Castet, titre-t-il ironiquement

Une centaine de fidèles catholiques a fait venir les media locaux pour une conférence de presse dans une église de la Roche-sur-Yon, au cours de laquelle le « peuple en marche » a fait part de ses états d’âme concernant son évêque. Les faits : libéralité dans les permissions de célébrer la messe selon le rite tridentin [messe en latin, à l’ancienne], et, pour la messe nouvelle, absence de femmes à l’autel, communion sur la langue et à genoux, réduction de la participation à la liturgie. En somme, on reproche à Monseigneur Castet ses efforts pour faire revivre la véritable liturgie dans son diocèse. Ce prélat, réputé pour avoir supprimé tous les vases sacrés de son diocèse faits de terre cuite* (voire d’en avoir fait une dalle pour sa cathédrale), essuie depuis deux ans les attaques de l’extrême gauche locale, qu’elle soit catholique ou non. Puisque l’activisme ne fonctionne pas pleinement, les fidèles blessés dans leur « esprit du concile » ont décidé de passer à la vitesse supérieure, en écrivant au nonce apostolique, au président de la conférence des évêques de France, Monseigneur Pontier, et même au Pape François pour se plaindre. Non pas pour demander le départ de l’évêque par trop réactionnaire, précisent-ils, dans leur divine miséricorde, mais pour « alerter ». On se prend à penser aux bonds que doit faire Charette dans sa tombe. La feuille de chou gauchiste qui relaie la lutte diocésaine contre l’évêque se nomme en effet le « Sans-culotte 85″.

 

* Qui peut m’éclairer sur cette histoire de vases sacrés en terre cuite ?

 

Le mécréant que je suis – Sans-culotte qui se réjouit des bonds que Charrette, cher au Vicomte, peut faire dans sa tombe – ne peut que ricaner devant cette accusation d’extrême-gauche, qui, chez ces intégristes, doit commencer à Bayrou (il est vrai que pour certains mélenchonnistes l’extrême-droite commence à Valls*).

N’ayant aucune, mais vraiment aucune compétence en matière liturgique ni aucune, mais vraiment aucune, connaissance de la pastorale, je me contenterai de mettre en complément des extraits du dossier de presse, ne retenant dans l'article que quelques témoignages de ces paroissiens frustrés.

Le père Picsou

  Commençons donc par un curé d’une paroisse proche de La Roche-sur-Yon, que l’on pourrait appeler le père Picsou. Pour nouer les liens sacrés du mariage, dans le diocèse, il faut casquer 170/180 €. Dans cette paroisse, c’est à la tête du client ! Lorsque des mariés n’habitent pas sur place, le curé leur demande jusqu’à 300 € ! Raison invoquée : « ils ont bien les moyens ! »… L’école privée confessionnelle ayant organisé une petite fête – qu’il a suivi avec autant d’attention que Sarkozy dans une audience papale : en pianotant son portable – il lui a demandé de payer la location de l’église. Location aussi demandée à un couple pour un pot amical dans une salle annexe de l’église. En revanche, il refuse l’accès gratuit à une chorale pour un concert en faveur du téléthon 2014** ! Le père Picsou semble ignorer qu’église et salle annexe sont des biens communaux.

Depuis son arrivée sur la paroisse, le nouveau curé a mis les finances de la paroisse en difficulté… alors que celle-ci disposait de sommes relativement importantes sur ses comptes. ” expliquent des paroissiens. Pour renflouer la caisse, le curé veut taxer de 10€, à la rentrée, chacune, les familles de l’école privée. “Devant la levée de boucliers des deux associations de parents d’élèves de l’école, le curé a répondu qu’il « était le patron » et que les « directeurs des écoles étaient nommés par l’évêque » ! ”

Les pères Vaderetro

 

  « Maman, le prêtre a dit que pour se préparer à la communion et être une bonne chrétienne, il fallait réciter trois fois sa prière dans la journée : matin, midi et soir ». La maman lui répond : "Ecoute, tu vois, le matin, c’est difficile, il faut se presser pour partir à l’école. A midi, tu manges à la cantine. Par contre, le soir on peut trouver un moment pour prier ensemble en famille”. Toute joyeuse, la gamine raconte au prêtre la discussion qu’elle a eue avec sa mère, et la décision qu’elles ont prise. Réponse du prêtre « Si tu ne récites pas ta prière le matin et à midi, tu pourris de l’intérieur ».

 

Le mal, le démon et le péché sont omniprésents dans les discours du clergé local ; jusqu‘à trouver, dans une église du voisinage, une liste de péché à confesser en confession individuelle, raconte un autre témoignage. Parmi différentes questions, « Est-ce que je me suis amusé à faire de la magie, à porter crédit aux horoscopes, à faire tourner les tables ? » Quant à l’affreux péché de chair, il reste une obsession : les enfants de chœur sont devenus les servants d'autel  et leurs rangs sont devenus accessibles à des servantes mais des prêtres (à commencer par l’évêque lui-même) leur refusent l’accès à l'autel, “en effet, les seins naissants des jeunes filles peuvent  distraire les jeunes garçons” (sic).

Prenez-garde, vla la jeune garde !

 

Printemps dernier, dans les rues luçonnaises, j’ai vu passer un blondinet tout ensoutané sur un vélo de femme, comme un flash-back des années 50. Castet, lui-même ensoutané, importe du jeune prêtre modêle rétro dans son diocèse. Rome n’est plus dans Rome ou plutôt le paroissien n’est plus dans sa paroisse depuis que cette jeune garde montante colonise progressivement bocage, côte, plaine et marais. “Depuis l’arrivée de jeunes ou nouveaux prêtres, avec des pratiques très différentes de celles de leurs prédécesseurs, les chrétiens ne se retrouveraient donc plus dans ce retour aux années 60.” “Une gouvernance du diocèse qui s’appuie sur une restauration progressive d’une Eglise préconciliaire et janséniste”, dénoncent ces cathos. « Vivement que votre génération disparaisse pour que nous puissions faire tout ce que nous voulons… », font-ils dire à un de ces jeunes curés imbus d’eux-mêmes. Car c’est là, le paradoxe : pour ces intégristes l’avenir c’est le passé, avec somptueux habits sacerdotaux enveloppés d’encens, face à une partie de leurs ouailles qui n’ont aucune envie de retrouver ce clergé omnipotent qui régentait la Vendée bocagère, chère au Vicomte et au petit Retailleau, jusqu’à ce que l’aggiornamento de Jean XXIII et Paul VI ébranle cette église dominatrice et sûre d’elle-même.

 

Grâce à dieu, je suis athée, comme disait malicieusement Luis Buñuel. Je n’ai donc, a priori, et même a posteriori, aucune implication dans ce conflit de conceptions de la vie d’un évêché ou d’une paroisse. Sauf que, avec la jeune garde de l’évêque Castet, se profile un intégrisme fanatique, modèle Civitas, donc un cléricalisme agressif. Et faut-il le rappeler, le cléricalisme, voilà l’ennemi ? Faut-il le rappeler la lutte contre le cléricalisme, n’est aucunement anti-religion ?

Au moment où un téléfilm célèbre le 40e anniversaire de la Loi Veil, alors même qu’à l’évidence personne n’a jamais été obligée, contre ses convictions morales et/ou religieuses, d’avoir recours à l’IVG, les cléricaux militent encore et toujours pour son abrogation. C’est donc face à eux – les Boutin et les Hutin chez nous, les Ruiz-Gallardón et les Cañizares en Espagne - qu’il faut continuer le combat.

 

* "Peut-être se dit-il de gauche [le gouvernement] mais la politique qu'il mène est de droite extrême" Mélenchon Le Parisien 24/11/14 (c'est moi qui souligne)

** Derrière ce refus du Téléthon se cache un assez ignoble motif, car une partie des fonds servirait à la recherche sur les cellules souches embryonnaires et pour eux ce n’est pas acceptable ! Ainsi, Riposte Catholique nous raconte que Don(sic) Geoffroy Bohineust, curé d’une paroisse d’Indre et Loire et prêtre de la communauté Saint-Martin (chère à Castet), a refusé la chorale qui souhaitait se produire à l’église le 6 décembre, au profit du Téléthon. En réaction, le maire (divers droite), a fait savoir que la municipalité « appliquera strictement les lois républicaines de 1905 vis-à-vis de l’Église » : « La municipalité est propriétaire de l’église, la paroisse en est affectataire, selon la loi. La commune n’a aucune obligation de participer aux frais de fonctionnement (lumière, chauffage…), elle le faisait jusqu’ici, et même un peu plus… Si la ligne de partage est rompue, nous assurerons nos obligations de clos et de couvert, et c’est tout. »

En complément (extrait du dossier de presse)

 

DIOCÈSE DE LUÇON. Éléments de réflexion...                                                                              octobre 2014

par un Groupe de parole venant de différents lieux de Vendée et de divers engagements en Église.

 

Depuis environ 5 ans, notre diocèse de Luçon traverse une période de crise, pas forcément perceptible partout, mis à part quelques événements  très médiatisés (ordinations en Allemagne en 2012, école du Bourg en juin 2014...) Pourtant, à différents niveaux et en divers lieux, des constats se multiplient, exprimant des souffrances et inquiétudes grandissantes ! Voici quelques éléments de synthèse qui s'appuient sur des témoignages individuels ou collectifs de chrétiens engagés dans leurs communautés.

  • 1er CONSTAT : UNE GOUVERNANCE QUI FAIT PROBLÈME.

1.1          La non-reconnaissance des « acteurs » de la pastorale jugée "trop sociale" depuis 40 ans, "casse" des ressources humaines : des prêtres et des laïcs sont en souffrance grave parce que :

  • Leur vécu missionnaire accompli dans l’élan de Vatican II est jugé négativement : "Vous avez vidé les églises"
  • Des prêtres, pas pris en compte, désavoués à l’occasion de changements de mission, sont dits "aigris" s’ils n’adhèrent pas au style imposé. La diversité et les complémentarités du clergé vendéen ne sont pas accueillies comme un bienfait. Des laïcs en responsabilités que l’on écarte disent devoir "se reconstruire" après une mission diocésaine, un service paroissial.

1.2       La création de ruptures et le jeu des nominations qui "partitionne" le diocèse.

>> d'un côté les zones plus peuplées (urbaines) où sont installés des prêtres plus jeunes et dans la ligne de l'évêque.

  • On privilégie les gros centres qui regroupent plus facilement une certaine sensibilité liturgique traditionnelle et on a ainsi des églises pleines. Des arrivants d'autres paroisses ne viennent que pour l’Eucharistie du dimanche, adorations... et reçoivent des responsabilités.
  • Ces choix de prêtres et de laïcs sont très rapides... parfois ils arrivent de l’extérieur et sans connaissance du terrain, pour appliquer la nouvelle ligne... "Avec moi, tout va changer" dit un curé arrivant dans une paroisse.
  • D'où un refus de liens avec les curés qui partent, les équipes pastorales, les « forces » existantes dans ces Communautés qui "éclatent"… Certains quittent ; d’autres se font évincer.

>> de l'autre, les zones rurales, moins peuplées où l'on envoie ceux qui ont une sensibilité davantage "Action Catholique".

  • Dans ces paroisses, les chrétiens peuvent ignorer les problèmes d'autres lieux, la vie paroissiale continue presque comme avant. La vie de l'Église diocésaine y est très peu évoquée, les prêtres se référant abondamment au Pape François qui les conforte. Cependant, en privé, certains jusque-là discrets s'expriment davantage sur les problèmes.
  • Certes, de petites communautés, essentiellement rurales peinent à rester toujours vivantes, mais peut-on dire que c'est un échec de la Pastorale précédente ? En fait, les spécificités du monde rural sont méconnues, voire ignorées, donc pas ou mal prises en compte pour l'évolution de la vie des Communautés chrétiennes.
  • Dans plusieurs doyennés, on évite de parler de la vie du diocèse, pour vivre dans la proximité...

1.3          L'impossible dialogue

  • Des prêtres et des laïcs ont exprimé de vive voix ou par écrit les problèmes et leur lot de souffrances, les enjeux pour l'Évangélisation... Mais, dans les textes et dans les faits, il n'en est pas tenu compte. Les réponses de l'évêque n'intègrent pas les questions posées par des prêtres et les textes de l'évêque ne rejoignent pas concrètement les chrétiens.
  •  Des laïcs qui ont essayé de dialoguer avec des proches de l'évêque, ont des difficultés à être entendus et compris.
  • Enfin, les nouvelles dispositions pour l'organisation (choix des personnes) et le fonctionnement des différents conseils,

stoppent la vie des communautés et services... pour les réorienter unilatéralement sous la houlette de prêtres conformes à la volonté de l'évêque.

1.4          La non-information

  • Très peu ou pas de textes clairs qui orientent précisément les chrétiens du diocèse
  • Des décisions ou opinions sont connues par des communiqués de presse, interviews extérieures au diocèse

(cf. le magazine Famille Chrétienne, KTO... )

  • Mais, concrètement, les faits parlent et ainsi apparaissent des "déconstructions/reconstructions" inacceptables.

 

 

  • D'AUTRES CONSTATS : RITES LITURGIQUES SURVALORISÉS ET DISCOURS MORALISATEURS.

2.1         Une restauration liturgique qui impose des rites anciens en les survalorisant, qui déploie un décorum et des ornements                    fastueux : tout cela loin de la "noble simplicité " voulue par Vatican 2, apparaît à plus d'un titre, choquant...

                alors que la communion a été refusée, au vu de leur vêtement, à des personnes en précarité !

 

2.2         Du moralisme. Trop souvent amalgamé à la liturgie par le biais d'homélies assénant des règles étroites, culpabilisantes

               qui parlent du mal, de Satan et du péché plus que de l’Amour de Dieu, cette morale éloigne ceux qui ont cheminé

                dans la dynamique de Vatican 2, du Synode diocésain.

  • Des catéchèses pour enfants vont aussi dans ce sens.

 

Ce n'est pas ainsi que nous concevons la "Nouvelle Évangélisation".

 

  • QUELQUES CONSÉQUENCES ...

1  Un clergé divisé... La gouvernance expliquée plus haut ainsi que différents conflits vécus (et ce n'est pas qu'une affaire de                 génération) créent des divisions insupportables qui s'accentuent., à l'opposé de ce que conseillait Mgr Vingt-trois, dans son                 homélie lors de l'ordination de Mgr Castet.

  • Il existe aussi de jeunes prêtres qui se trouvent dans l'embarras, puis le malaise, voire le mal-être entre des postures pastorales et des groupes chrétiens qui divergent sur beaucoup de points.
  • Des vicaires épiscopaux, qui discourent dans le sens de l'évêque, s'éloignent ainsi d'une partie de leurs frères prêtres...

ou peut-être vivent-ils un écartèlement personnel douloureux et difficilement tenable dans la longueur.

  • Quelles vocations sacerdotales ou religieuses possibles dans un tel contexte ?

3.2          Des laïcs qu'on souhaite écarter... De nombreux paroissiens -en responsabilité ou pas- qui ne s'y retrouvent pas, quittent les nouvelles assemblées constituées dans certaines paroisses et vont vers d'autres lieux qui, pour l'instant, restent plus ouverts.

  • Laïcs, femmes ou filles sous-valorisés ... (pas de femmes ou filles dans le chœur pour certaines paroisses...)

 

  • Les laïcs sont appelés essentiellement pour "appliquer" et/ou sont remplacés autant que possible par des prêtres...

 

  • Le non renouvellement des LEME en particulier pour l'éveil à la Foi, la catéchèse et les Mouvements ne s'explique pas seulement pour des raisons financières et surtout ne favorise pas l'approche des périphéries : familles "sur le seuil" certes pas "pratiquants réguliers" du culte mais parfois très engagés dans des solidarités diverses ; enfants et jeunes (surtout ceux en difficultés) encore moins rejoints par les Mouvements.

3.3          De plus, des laïcs refusent de soutenir (de payer pour) une Église dans laquelle ils ne se reconnaissent plus.

                Ainsi le Denier de l'Église et certaines collectes paroissiales ne peuvent que diminuer davantage.

                Les paroisses reversent au diocèse des pourcentages qui augmentent énormément.

                Ces prélèvements -qui s'expliquent difficilement- sont au détriment des besoins de la pastorale locale.

                Donc dans le diocèse, les questions financières et la gestion patrimoniale (ventes...) interrogent de plus en plus.

 

3.4          Au final, le "ministère de communion" -essentiel pour un évêque- n’est pas assuré depuis près de 6 ans.

  • L'indispensable communion ecclésiale est en péril.
  • Nous arrivons, dans la situation actuelle, à des communautés de divers types et sensibilités… On se sépare. On se regroupe autour d'un prêtre et/ou d’une forme de liturgie. (ex...)

Des assemblées paroissiales ne reflètent plus la diversité des catholiques. Certes un mouvement peut regrouper des chrétiens de même sensibilité, sur des missions particulières, mais les paroisses permettent de regrouper les chrétiens par zone géographique, donc avec des profils différents...

  • Ces différents profils sont/étaient représentés dans les divers conseils avec possibilité de s'y exprimer et faire des propositions variées. Aujourd'hui, avec le choix de mettre des équipes de prêtres de même sensibilité dans des paroisses, qui recrutent des laïcs qui leur ressemblent, on pousse les autres à "aller voir ailleurs"(dixit un curé), ce qui accentue les divisions et conduit des communautés au conflit et à l'éclatement.
  • Et comment parler d'unité si l’évêque décide ce qu’il veut pour son diocèse, s'isole d'autres évêques... si chaque curé décide ce qu’il veut dans sa paroisse... ?

3.5          Quelles types de communautés ? autour de quels pôles ?

  • De nombreux acteurs paroissiaux s'interrogent sur l'avenir des Communautés de proximité, paroisses et doyennés...
  • La réflexion sur les futurs "pôles missionnaires rayonnants" a de quoi inquiéter quand on constate les partis pris de la gouvernance diocésaine actuelle.

 

ALORS AUJOURD'HUI, QUELLES CONVICTIONS NOUS ANIMENT ? Que voulons-nous ?

Malgré les difficultés actuelles, nous restons attachés à notre Église.

Les propos et la gouvernance du pape François nous gardent dans la confiance, nous orientent et nous motivent.

Pour nous, les orientations du  Concile Vatican 2 et les orientations du Synode diocésain promulguées en 2006 gardent toute leur actualité et leurs mises en œuvre peuvent très concrètement fortifier notre mission de baptisés :

w en nous invitant  à nourrir notre foi par la prière et les sacrements, dans des communautés accueillantes à tous, dans des célébrations tout à la fois, sobres, vivantes et recueillies.

w en nous invitant à nous inspirer sans cesse des attitudes et des paroles -bienveillantes et exigeantes- de Jésus, ainsi que nous le rapportent les récits évangéliques, en particulier les récits de rencontres...

w en nous guidant sur des chemins de proximité, avec le souci de rejoindre et d'accompagner les personnes, telles qu'elles sont, avec leur vécu et leurs conditions de vie actuelles.

w en faisant confiance aux laïcs pour tenir des responsabilités dans l'Église et dans le monde, avec ses spécificités urbaines ou rurales.

w en encourageant un dialogue constructif en cette année pastorale 2014-2015, qui invite à une réflexion sur notre Baptême, sur la Vie consacrée et sur la Famille.

 

Puisse chacun de nous avancer aussi sereinement que possible ...

 

Les illustations sont tirées d'une page fessebouc dédiée à l'évêque, ses pompes et ses oeuvres...

 

 

Et pour sourire un peu (et donner des idées aux jeunes ensoutanés) : Henri Tachan

Déboutonne ma soutane

 

Paroles: Henri Tachan

Musique: Henri Tachan

 

Je n'ai point de séquelles

De ces temps religieux

Où, d'hosties en autels

On m'gavais de Bon Dieu,

 

Tout juste un p'tit fantasme

Qu'avec joie j'assouvis:

Chaque soir, à ma femme,

Je demande: "Ma chérie,

 

Déboutonne ma soutane

Un par un, les boutons,

Déboutonne ma soutane

Des chevilles au menton,

 

Déboutonne ma soutane,

Bien en génuflexion,

Et tu verras mon âme

En pleine élévation!"

Alléluia!

 

Tous mes anciens collègues

Fur'ent plus dur'ment touchés,

Ils sont devenus bègues,

Ou critiques, ou pédés,

 

Moi, j'n'ai qu'un p'tit fantasme

Qu'avec joie j'assouvis:

Chaque soir, à ma femme,

Je demande: "Ma chérie,

 

Déboutonne ma soutane

Un par un, les boutons,

Déboutonne ma soutane

Des chevilles au menton,

 

Déboutonne ma soutane,

Bien en génuflexion,

Et tu verras mon Jésus

Et ses deux p'tits larrons!"

Alléluia !

 

J'en veux pas aux bons pères

Qui, à mes confessions,

Sentaient le foutre amer,

Et la transpiration,

 

J'n'en garde qu'un p'tit fantasme

Qu'avec joie j'assouvis,

Chaque soir, à ma femme,

Je demande: "Ma chérie,

 

Déboutonne ma soutane

Un par un, les boutons,

Déboutonne ma soutane

Des chevilles au menton,

 

Déboutonne ma soutane,

Bien en génuflexion,

Tu verras mon lézard

En pleine résurrection!"

Alléluia !

 

Tu as mis ta cornette

Tes jarr'telles et tes bas,

Ton déguism'ent d'nonette

Et ton p'tit slip en soie

 

Et moi, je ris, j'exulte,

De chanter cette chanson

En souv'nir de ces brutes

Qui m'ont fait polisson!

 

"Déboutonne ma soutane

Un par un, les boutons,

Déboutonne ma soutane

Des chevilles au menton,

 

Déboutonne ma soutane,

Bien en génuflexion,

Et faisons, ma soeur Anne,

Notre vraie communion,

Et faisons, ma soeur Anne,

Notre vraie communion!"

 

Alléluia !

Succomber à la tentation

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:53

cochon-volant.jpg

 

Yves Gonnord, le vrai patron de Fleury-Michon, rejoint le camp des opposants à l’aéroport du grand Ouest. Ce faiseur de rois en Vendée – il a limogé le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon pour le remplacer par le roturier Retailleau – a le verbe péremptoire mais changeant.

 

Il n’est pas très sûr que les opposants les plus farouches au transfert de l’aéroport de Nantes à ND des landes – ceux pour qui il ne faut pas toucher à la terre vivrière – se reconnaissent dans les péremptoires propos de l’influent ex-patron du « géant vendéen de l’agro-alimentaire ». En effet, il estime plus urgent « d’investir dans des équipements routiers et ferroviaires prioritaires, qui conditionneront le développement économique de la Région : nouveaux ponts sur la Loire, 2e rocade autour de Nantes, réalisation de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) qui mettrait Nantes à 1 h 30 de Paris ». Outre qu’il oppose la Ligne à grande vitesse au transfert de l’aéroport, alors que la LGV est comme on dit « actée », il oublie de dire que cette ligne occupera 2100 ha contre 1240 pour l’aéroport (dont 85 % ont déjà été négociés).

 

cochon-volant2.jpg  Mais mieux encore, R. Lebrun, Directeur général du roi du cochon, qui n’hésite pas à décréter « C’est un projet d’un autre temps selon des modèles de pensée aujourd’hui dépassés. », propose d’investir « dans un réseau de trains à grande vitesse du type du Shinkansen au Japon à haute vitesse et haute fréquence, ce qui mettrait Nantes à moins de 2 h de Roissy ». On n’ose imaginer l’emprise en terres agricoles de son Shinkansen direct Nantes-Roissy.

 

Surtout, MM Gonnord et Lebrun ont oublié qu’en 2003 un débat public avait eu lieu et que Raymond Doizon, Président à l’époque de Fleury Michon avait écrit « De nombreux industriels* du Bocage Vendéens comprennent et soutiennent le projet du nouvel aéroport de Notre Dame des Landes. Cependant, la condition sine qua non est la réalisation d’un réseau routier permettant le contournement de Nantes et donc l’accès à cet aéroport dans des conditions de délais, de confort et de sécurité acceptables. »

 

 

Souvent Fleury varie

Mich’ton est qui s’y fie.

 

 

 

* On notera la propension des patrons de FM à s’attribuer le rôle de porte-parole puisque Yves Gonnord, prétend que son avis est partagé « par de nombreux chefs d’entreprise vendéens ». 

 

En complément :

 

Une prise de position d'Yves Gonnord en juin 2016

ND des Landes : un roi du cochon – Fleury Michon - contre l’aéroport !
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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 16:59

 

 

  17 06-Fourage-16bis

 

Hugues Fourage, élu de la Ve circonscription de la Vendée, 17 juin 2012

 

Les projecteurs étaient focalisés sur une circonscription voisine, La Rochelle, et la victoire d’un socialiste en terre vendéenne, juste au-dessus, à Fontenay-le-Comte, n’a eu aucun écho national. Pas plus que celle d’une socialiste, dans une autre circonscription vendéenne. Seule la défaite d’Hervé de Charrette, dans une circonscription angevine, mais qui inclut une partie des Mauges, bocage qui donna des chefs à l’insurrection vendéenne comme Cathelineau du Pin-en–Mauges, eut un écho national.


Deux députés de gauche en Vendée, cela ne s’était pas vu depuis 1986 (et jusqu’à 1988), à la faveur d’un vote à la proportionnelle. De 1981 à 1993, le Sud-Vendée, terre républicaine qui avait envoyé sous la 3e République, un député Républicain, Emile Beaussire, avait eu un député PS, Pierre Métais. Mais depuis rien. Les seules nuances politiques concernaient la droite partagée entre le MPF de de Villiers indétrônable dans son fief de Montaigu-Les Herbiers et l’UMP. A la faveur d’une partielle, en 2008, un féal du Vicomte avait même réussi à prendre le siège du Sud-Vendée.


Et au soir du 17 juin, surprise, qu’on n’ose qualifier de divine car l’évêque du cru n’a pas dû entonner un Te Deum : la 5e circonscription de la Vendée, avec Hugues Fourage, renoue avec son passé républicain. Le combat fratricide entre le sortant MPF, Souchet, et celui à qui il avait succédé à la faveur de son invalidation, candidat UMP, a laissé des traces. Sarlot, l’UMP, bien que soutenu par le Président du Conseil Général, Retailleau, a mordu la poussière. Il est vrai que son rival de droite l’avait dépeint, non sans raison, comme un super-cossard : absentéiste notoire quand il était député, il était payé à ne rien faire comme attaché parlementaire !  Hugues Fourage, le vainqueur, est Maire de l’ex chef-lieu de la Vendée, Fontenay-le-Comte, qui en 1793 avait été renommée Fontenay-le-Peuple et était restée républicaine pendant les guerres de Vendée.  Il l’emporte avec 51,44 % des voix, en tête dans une majorité de communes, mais surtout dans les deux principales, Fontenay bien sûr, où il cartonne avec plus de 60 % des voix, mais aussi Luçon, dont le Maire était le directeur de campagne de son rival UMP, avec 51 %.

 

PS-Vendee-Bulteau.jpg

Mieux encore, dans une circonscription où le sortant était élu depuis 1997, la candidate PS l’a emporté, par 51,78 %. Sylviane Bulteau, se présentait pour la troisième fois, la bonne, contre Dominique Caillaud, UMP. Pas de combat interne à droite. Certes un divers droite était en lice au 1er tour, ex-MODEM devenu « sans étiquette », mais il n’a réuni qu’à peine 6 % des voix. Et si S. Bulteau avait viré en tête au 1er tour avec 39 %, les réserves de voix de gauche (un peu plus de 6 %) n’assuraient pas la victoire. Persévérance, sérieux, talent ont eu raison d’un cacique UMP usé.


C’est un autre cacique UMP, Louis Guédon, qui est tombé sur la côte. Le député sortant, Maire des Sables-d’Olonne, 77 ans, a été sorti par un jeune loup villiériste, Yannick Moreau, qui avait conquis de justesse la seule Mairie de Gauche de la région, Olonne-sur-mer. Bien que distancé au 1er tour, avec même pas 20 % des voix, contre 30 % au sortant, il l’emporte largement avec plus de 54 %. Largement aidé, il est vrai par un dissident de gauche qui est venu barrer la route à la candidate verte soutenue par le PS : le total des voix de gauche aurait largement dépassé celle d’Y. Moreau. Le villiériste doit donc d’abord son siège à la gauche désunie.


Mais le secrétaire départemental de l’UMP, maire de Luçon, incapable, on l’a vu, en tant que directeur de campagne, de faire élire Sarlot dans sa circonscription, voit les deux sortants de son parti envoyés profiter de leur retraite parlementaire. Pour Retailleau, Président du Conseil Général, qui a rallié l’UMP dans le vain espoir d’obtenir un demi maroquin qui lui était passé sous le nez par la faute de son mentor, c’est aussi un échec. Echec dont se réjouit ledit mentor, le Vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, qui dit compter deux députés (Véronique Besse, réélue dès le 1er tour dans le bocage en plus d’Y. Moreau) sur trois de droite. Ce en quoi, il se fait des illusions, car même sa fidèle Besse prétend ne pas chercher ses consignes au Puy-du-Fou et l’ambitieux Moreau avait démissionné du moribond MPF.


La « vaguelette rose » comme disait l’ineffable Hortefeux au lendemain du 1er tour a donc enfin atteint la Vendée. Et fait nettement rosir les Pays-de-la-Loire.


Ailleurs la vaguelette nous a heureusement débarrassé, outre de la Le Pen, de quelques harengères à commencer par Nadine Morano, mais aussi Maryse Joissains-Massini, la Maire vulgaire d’Aix-en-Provence et Valérie Rosso-Debord, concurrente dans l’outrance de Morano ; et comment ne pas se réjouir de voir cette vaguelette devenir transatlantique pour noyer l’admirateur de « Zadig & Voltaire », l’ex-pitbull sarkozyste, Frédéric Lefebvre ; ni bouder un plaisir un peu sadique avec la défaite d’Eric Raoult qui aura le temps de fignoler la candidature de Sarko au Nobel de la Paix et celle de Guillaume Peltier, l’ex-âme damnée de notre Vicomte et inspirateur avec Buisson de l’ultra-droitisation de la campagne sarkozyenne.


Puis-je profiter de ce message, pour saluer l’énormissime courage politique d’un François Baroin, d’un Bruno Le Maire, etc. et surtout de Jean-Pierre Raffarin qui a condamné avec lucidité la « stratégie de Grenoble » qui a entraîné la « dérive droitière » de l’UMP cause de l’échec. « Stratégie de Grenoble » qui ne date que de... juillet 2010 !

 

 


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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:37

de villiers2

" Je n'en peux plus de ces trucs de cathos ! La religion, c'est une maladie ! " Il a arrêté de se confesser à l'âge de 6 ans." Je ne suis pas croyant. " Il n'en est pas moins le père de deux dominicaines du Saint-Esprit et l'époux d'une femme mystique." Dominique est entre l'Ancien Testament et le jansénisme. "Philippe, on ne s'en sortira que par la prière'', répète-t-elle ; moi je rétorque : "Je suis comme les juifs devant la Shoah : je ne comprends pas le silence de Dieu.''  Voilà ce que confessait le Vicomte au Point, l’avant-veille de Noël !

 

Je confesse, à mon tour, ma honte de découvrir* si tardivement cet aveu.

 

Quoi, l’arrogant Président du Conseil Général qui, à Montaigu, lors d’une inauguration d’un amphi dans le Lycée privé, tonnait contre l’enseignement confessionnel, à qui il reprochait de mettre son catholicisme dans la poche, n’était, au sens propre, qu’un mécréant !

 

Étonnante confession faite après la décision** des juges Versaillais de débouter la plainte pour viols de son fils Laurent contre son frère aîné Guillaume, où il fait un implacable réquisitoire contre l’accusateur, sans un mot de compassion pour l’accusé, Guillaume !

La victime c’est lui : " Je suis un mort-vivant depuis le 9 novembre 2006. […]  J'ai vécu une tragédie ! Depuis quatre ans, qu'est-ce que je fais ? Je fais le tour de ma maison quatre heures par jour en pleurant. Puis je mets un bonnet, je prends ma voiture et je vais sur la plage. En public, je fais mine, je crâne, mais je suis anéanti, raviné. J'ai quand même fait deux campagnes nationales avec deux couteaux de cuisine dans le dos : le premier planté par Laurent, le sang de mon sang, mon fils préféré, celui auquel j'ai toujours tout cédé ; le second par Retailleau, mon fils spirituel." Retailleau, ce bras droit qu’il a, dit-il, nourri et élevé, lui aurait dit à  l’automne: "Tu ne peux plus assumer ta fonction. Je suis candidat contre toi." Réplique de Villiers : " Tu profites de mes malheurs, Brutus. Je sais bien qu'en politique il ne faut jamais donner l'apparence d'une antilope les tripes à l'air au bord de la piste."

 

devilliersDéréliction

 

Et il s’attendrit sur son sort : " J'ai frôlé la mort physique avec mon cancer de l'oeil. J'en suis guéri... malheureusement ! J'aurais préféré mourir. " ." Notre famille a été couverte d'infamie parce que j'étais un homme politique non aligné qui prétendait incarner les valeurs ! Pour les journalistes, "catholiques = pédophiles" ! Je n'en peux plus de cette boue qui est déversée sur nous. Depuis hier, l'innocence de Guillaume est reconnue. C'est Outreau au château. Ça rappelle l'affaire Baudis." "Maintenant, j'ai compris ce que veut dire déréliction. Je suis brisé à vie. Tout est déchiré."

 

Rappelons quand même que pendant ces quatre ans de martyre, Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, le réprouvé, a continué de Présider le Conseil général de Vendée et a fait campagne aux Européennes.

 

* « Le Sans-Culottes » N° 42

 

** En apprenant la nouvelle, le Vicomte se serait torché au Ricard (!) jusqu'à 3 heures du matin dans sa maison familiale, entouré des siens."On a beaucoup pleuré".

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 19:35

domaines rayonnement

 

« Le Sans-Culotte 85 » est un mensuel vendéen. Son titre le rend a-priori fort sympathique, là où le Vicomte – maintenant déchu –entretenait le culte du « vendéen » dressé contre la République.

 

Mais la dérive groupusculaire semble le guetter. Après une série de manifestations syndicales qui a réuni régulièrement des records de participation contre la réforme des retraites modèle sarko, il met en exergue la groupusculaire CNT prétendument anarcho-syndicale.

 

Et depuis deux n° sa tête de turc préférée n’est pas le petit Bruno Retailleau (fils spirituel honni de de Villiers, mais son successeur quasi assuré),  auquel il consacre des articles circonspects, mais Pierre Regnault, maire socialiste de La Roche-sur-Yon. Après une histoire de télé locale, claire comme du jus de boudin, il est accusé de mettre potentiellement en danger les populations à cause des fameuse ondes électro-magnétiques.

 

 

ondesFotolia« Pierre Le Ruz, (soi-disant expert), invité par l’association « Robin des toits », lors de sa venue dans la capitale vendéenne, ne put s'empêcher de repérer le secteur de la route de Nantes, allant du rond-point des Etablières à celui des Flâneries. […] il nous explique avoir repéré «deux sites extrêmement critiques». Près du fameux réservoir d'eau tout d'abord, là où est stocké du ciment en poudre. «Il est formellement interdit d'avoir des antennes à proximité d'un silo de ciment. Si la poudre vole dans l'atmosphère, que les conditions climatiques sont réunies, et que le tout rencontre les champs hyperfréquences, on a tout ce qu'il faut pour concocter une zone explosive», explique Pierre Le Ruz.

L'autre endroit critique serait le parking du centre commercial Carrefour, et notamment sa station service. […] là, comble du comble, la station service et  ses bonbonnes de gaz se trouvent pile dans l'axe du faisceau (?) provenant de l'énorme pylône situé juste en face. «Même à Nantes, on n'a jamais vu une telle aberration !», s'exclame Brigitte Bouteiller, déléguée régionale de Robin des Toits. «Un champ électromagnétique peut engendrer un courant d'induction, donc une étincelle, et sa propagation sur la partie métallique encageant  les bombonnes (sic) de gaz... au risque, une fois encore, de provoquer une explosion», nous explique-t-on. […] Quant aux risques d'explosion, les experts nous disent que cela arrive fréquemment :  On ne sait pas pour vous, mais  nous, on n'en a jamais entendu  parler... Doit-on en conclure  qu'il y a omerta sur le sujet ? »

 

Eh oui ! Tout est là : un vocabulaire technico-scientifique (champs hyper-fréquences ou électro-magnétiques, courant d’induction), catastrophe annoncée (les bouteilles de gaz deviennent des bomb(onn)es prêtes à exploser), et les anonymes experts qui annoncent que c’est fréquent. Fréquent, vous avez dit fréquent, pourtant on n’en a jamais entendu parler. Mais pauvres naïfs que vous êtes, c’est l’omerta !  Pensez donc, des bomb(onn)es de gaz qui explosent dans une station service, soufflant les pompes, provoquant un incendie et sans doute des victimes et la loi du silence interdit à tous les médias, internet compris d’en parler ? Aucune victime ne demande réparation ? Ce qui est sûr, c’est que le ridicule ne tue plus !

 

Pour en revenir à l’horrible socialo-maire Regnault, il va fouetter sec, car, figurez-vous, le « Professeur » Le Ruz lui a transmis un avis « scientifique ». Il ne pourra pas dire qu’il n’avait pas été prévenu. Précisons cependant que ce Monsieur Le Ruz est prof de SVT, sans doute retraité, c’est-à-dire ex-prof de sc. nat, comme on disait autrefois, de lycée et non d’Université, qu’il est certes Docteur ès Sciences, mais sa thèse portait sur la physiologie animale et donc qu’il n’a aucune compétence scientifique particulière en électro-magnétisme et autres hyper-fréquences. Certes il préside un Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques, mais ce CRIIREM n’a produit aucun travail scientifique. Juste une enquête citoyenne, un ressenti des riverains et non pas une étude épidémiologique, de l’aveu même de Le Ruz, devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

 

 

Dans cette audition il a été rappelé que, par exemple les lignes électriques à haute ou très haute tension existent depuis 75 ans. Que quand il y a une exposition aux radiations nucléaires on constate des dégâts biologiques : on ne constate rien de tel avec les fameuses « ondes de choc ». « Nous n’avons donc pas non plus d’évidence, jusqu’à ce jour, de lien entre les radiofréquences et les symptômes liés à l’hyper sensibilité électromagnétique. Les experts évoquent la possibilité d’un effet nocebo c’est-à-dire l’inverse du placebo. », disait le Docteur Laurent BONTOUX, du Comité Scientifique sur les Risques Emergents et Nouvellement Identifiés pour la santé (SCENIHR), Commission européenne.

 

Car, de fait, des symptômes existent. En témoignait un article connexe du Sans-culotte sur une employée de l’URSAAF. Le médecin qui l’a examinée, dans sa préconisation a bien précisé que la reprise du travail pouvait se faire « dans un endroit qui lui paraisse non nocif au plan électromagnétique » : ce « qui lui paraisse »montre bien, qu’à juste titre, il ne prend pas parti sur la nocivité des ondes. Un article récent du Monde comparait cette affection à l’agoraphobie qui, comme toutes les phobies, se traduit aussi par des maux réels. On n’en conclut pas pour autant qu’il faut interdire tout rassemblement (et dans les pays où ça se pratique, pour certaines formes de rassemblements style manifestations, ce n’est pas pour épargner les agoraphobes).

 

 

tournesol2Faut-il rappeler que les entrées et caisses de supermarchés, les radios-réveils, les transports ferroviaires, les vélos et voitures électriques et même certains modes de chauffage de l’eau, sans oublier micro-ondes et plaques à induction,  (et ne parlons pas des télés, ordinateurs, live-free-et autres-box),émettent des ondes électro-magnétiques ?

 

Certains vont même, avec des pendules à la Professeur Tournesol, rechercher des courants telluriques strictement indétectables avec des instruments de mesures fiables.

 

Et ils y croient dur comme fer…

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