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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 21:59
Sanctissime Con insoumis

L'affaire du Con insoumis (Coño Insumiso), classée d'abord sans suite, connaît un rebondissement en appel !

Péché ou délit ? Blasphémer équivaut-il à commettre un délit dans un état en principe non confessionnel ? Une prétendue offense religieuse doit-elle être poursuivie en vertu du code pénal ? Question que pose la plainte d’une Association d’avocats chrétiens contre un groupe de féministes (et des syndicalistes) pour un supposé délit d’atteinte aux sentiments religieux : le 1er mai 2014, dans une parodie des manifestations de la semaine sainte, elles avaient organisé la Procesión del "Coño Insumiso" !

Trois féministes et deux responsables syndicaux (CGT) ont été inculpés par la juge d’instruction 10 de Séville pour un délit contre les sentiments religieux pour avoir porté en procession un vagin géant en plastique durant une manifestation du 1er Mai ! A la suite de la plainte de l’Association des avocats chrétiens, elle avait demandé à la police d’identifier formellement les organisatrices de cette joyeuse mascarade. Les femmes inculpées sont membres d’une Association du Sabbat féministe sévillan qui rend un culte au « Santísimo Coño Insumiso », au Sanctissime con insoumis !

 

  La plainte des fondamentalistes cathos contre la procession blasphématoire à leurs yeux se fonde sur un article 525 du Code pénal espagnol, objet de controverses entre juristes, qui stipule qu’encourrent une peine de prison de 8 à 12 mois ceux qui, pour offenser les sentiments des membres d’une confession religieuse, se livrent, en paroles, par écrit ou par tout autre moyen, à des railleries sur les dogmes, croyances, rites ou cérémonies ou s’en prennent à ceux qui les professent ou les pratiquent.

Le secrétaire général de la CGT de Séville, Miguel Sevillano, et le Secrétaire à l’organisation de la CGT en Andalousie, Félix Cervera, sont aussi inculpés de délit contre les sentiments religieux et de délit de provocation à discrimination, la haine et la violence pour des motifs liés à la religion ou aux croyances. Ils se défendent en disant que des associations qui ne dépendent pas de la CGT se sont jointes librement à la manifestation du 1er mai.

Mais l’instruction a eu beau jeu de rappeler que le 10 avril, la CGT avait déjà organisé une procession de l’Anarcofradía del Santísimo Coño Insumiso y el Santo Entierro de los Derechos Sociolaborales (L’anarcho-fraternité du con insoumis et du saint enterrement des droits sociaux des travailleurs) !

Et l’Association des avocats cagots de s’indigner de cette parodie des processions de la Semaine Sainte, mise en scène sur le ton de la dérision, avec de fausses pénitentes, marchant au rythme des tambourins et portant sur leurs épaules le présentoir d’un vagin en plastique de plus d’un mètre de haut, drapé comme une Sainte Vierge !

La Fraternité du Sacré Con Insoumis à l’exploitation et à la précarité proclame : « Nous sommes les louves, les folles, les étudiantes, les putains, les précaires, les chômeuses, les hétéros insoumises, les vieilles, les fillettes, les grosses, les maigres, les mauvaises et incorrectes, les migrantes, les sorcières, les mères, les avorteuses, les noires, les lationoaméricaines, les gitanes et les musulmanes, nous sommes les violées, les mortes, les battues, les écorchées, les cachées, les interdites, les insensées, les féminazis, les radicales, dignes d’être brûlées sur le bûcher… »

La défense stupéfaite

Luis de los Santos, avocat des inculpés a exprimé sa stupéfaction pour cette utilisation du droit pénal basée sur des intérêts politiques prédémocratiques de la part des l’association des avocats chrétiens ! Il réclame le non-lieu. Il n’y aucun délit. Cette manifestation était dénuée de tout caractère religieux (“no tiene nada que ver con la religión”). Le code pénal est instrumentalisé pour criminaliser la liberté syndicale et la liberté d’expression.

Sources :

  • El PLural (27/11/2015) : Imputadas las tres feministas que procesionaron el ‘Santísimo Coño Insumiso’ en Sevilla
  • Kaosenlared (02/12/2015) : ¿Delito o pecado? Un vídeo evidencia el tono festivo del ‘Santísimo Coño Insumiso
  • Saltimbanqui (El circo) (26/11/2015) : Imputadas las tres feministas que sacaron en procesión el ‘Santísimo Coño Insumiso

Des membres de la confrèrie

 

Le tribunal de Séville ordonne de ré-ouvrir l’affaire de la Procession du ‘Con insoumis

Sanctissime Con insoumis

La Cour Provinciale de Séville a décidé de rouvrir l’affaire de la procession d’un vagin de plastique* de 1m de large sur 2m de haut, imitant une statue de Vierge Marie, dans la manifestation du 1er mai 2014, organisée par la CGT, d’après l’Association des avocats chrétiens à l’origine de la plainte.

Ainsi, dans une ordonnance le tribunal a estimé partiellement recevable le recours présenté par cette association contre la décision du 7 juin 2016 de la juge d’instruction de classer l’affaire sans suite considérant que « ne pas croire dans les dogmes et le manifester publiquement fait partie de la liberté d’expression ».

Devant cette affirmation des inculpés que leurs actes relevaient de la liberté d’expression, le tribunal a allégué que ce droit n’est pas absolu, mais qu’il était soumis aux « droits fondamentaux reconnus par le titre I de la Constitution espagnole dont celui de liberté idéologique, religieuse et de culte ».

L’Association des avocats bigots, par la voix de sa présidente Polonia Castellanos – la même qui a mené la croisade contre les Drag queens – que la seule chose qu’ils exigent c’est « le respect de la foi des chrétiens, leurs dogmes et leurs croyances ». « Nous acceptons la critique, mais toujours dans le dialogue, non dans la vexation, la moquerie ou l’offense. » a-t-elle ajouté.

Bilbao

La juge Pilar Ordóñez, qui avait classé la plainte, avait considéré que les faits dénoncés par cette association ne constituaient pas un délit et avait donc relaxé les trois femmes qui avait été identifiées comme porteuses du vagin en plastique et les secrétaires syndicaux CGT de Séville et de l’Andalousie, Miguel Sevillano et Félix Cervera.

La magistrate dans ses attendus s’appuyait elle aussi sur la Constitution espagnole qui garantit certes la liberté religieuse, mais dans un état a-confessionnel : les pouvoirs publics doivent aussi bien garantir que les citoyens puissent professer, en privé comme en public, une religion déterminée que d’empêcher que quiconque soit obligé de professer une religion, la Constitution proclame également le principe d’égalité et interdit une quelconque discrimination pour cause de religion ou d’opinion.

De son point de vue, cette parodie n’avait pas pour but de porter atteinte aux sentiments religieux, ni d’humilier ou blesser. Ne pas croire dans les dogmes d’une religion et le manifester publiquement fait partie de la liberté d’expression. La juge constatait l’absence de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence dans la manifestation.

Quant aux deux cégétistes, elle constatait que si ce syndicat avait bien provoqué la manifestation du 10 avril 2014, elle avait pour objectif de protester contre les licenciements dans l’entreprise Damas. Quant au 1er mai 2014, le groupe féministe s’était joint à la manifestation syndicale à la hauteur du Parlement andalou, après avoir eu son propre parcours, indépendamment donc de la CGT.

Ce sont donc ces attendus de la Juge d’instruction que remet en cause le Tribunal Provincial, qui s’appuie sur le fameux article 525.1 du Code pénal espagnol pour cette raillerie publique des dogmes et rites religieux. La magistrature espagnole est bien divisée entre une aile conservatrice et une aile libérale. La destitution, naguère, du juge Garzón montre que l’héritage du franquisme dans ce corps judiciaire est encore bien pesant. Et les actions répétées des avocats bigots montrent aussi que le national catholicisme est toujours prêt à réapparaître.

* Ce vagin en plastoc massif eût-il été signé Jeff Koons qu'il eût été acheté à prix d'or par François Pinault et même exposé à Versailles où il aurait plus que "Dirty corner" mérité d'être baptisé "le vagin de la reine" !

 

Source : http://www.huffingtonpost.es/2017/03/31/la-audiencia-de-sevilla-ordena-reabrir-la-causa-por-la-procesion_a_22020500/

 

 

Pour compléter :

La Procesión del Coño Insumiso y el Virgo de sus Cofrades

 
Se ha reabierto la causa contra las autoras de la protesta, que en su día fue archivada al reconocer su carácter festivo y reivindicativo. Se les juzga ahora por "escarnio al dogma de la santidad y virginidad de la Virgen María"
https://saltimbanquiclicclic.blogspot.fr/2017/07/la-procesion-del-cono-insumiso-y-el.htmlhttps://saltimbanquiclicclic.blogspot.fr/2017/07/la-procesion-del-cono-insumiso-y-el.html
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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 16:36
Samantha Gailey 1977

Samantha Gailey 1977

24/01/2017 Nouveau rebondissement : Polanski, poursuivi par la hargne impitoyable des hyaineux a renoncé à la présidence des Césars pour laquelle il était pressenti.

 

Il y a 8 ans, un article que j’avais commis dans feu Le Post m’avait valu un déchaînement haineux.

Pensez, j’osais défendre le diabolique Polanski, alors qu’il avait été arrêté en Suisse et menacé d’une extradition : un juge étatsunien, en mal de notoriété, relançait une affaire vieille de plus de trente ans !

L’histoire ne se répète pas, elle bégaie. C’est du coup en Pologne que le satanique réalisateur franco-polonais était à nouveau menacé. Le tribunal de Cracovie a décidé, vendredi 30 octobre 2015, de ne pas l’extrader aux Etats-Unis. Le tribunal polonais estime que des juges et des procureurs étatsuniens ont "gravement violé les règles d'un procès équitable" lors de l'affaire Polanski aux Etats-Unis. L'intéressé confirme que l'acharnement dont il a été victime était dû à sa célébrité. « Il y a eu un effet boule de neige. Clic après clic sur Internet, un mythe me concernant a pris de plus en plus d'épaisseur et a fait de moi une sorte de monstre ».

 

Et les mêmes hyaineux, les mêmes purotins, se déchaînent.

NB La Cour suprême de Pologne a définitivement mis un terme à la procédure entamée en 2014 en refusant la demande d'extradition de la justice américaine (06/12/2016).

Je rapatrie donc cet article "Roman Polanski et les cagots déchaînés" (restés dans les archives d'Huffington Post qui a succédé au Post tout court).

Roman Polanski en 1977

Quel déchaînement contre le cinéaste Franco-Polonais (rescapé du ghetto de Cracovie), Roman Polanski ! Certes, il a bénéficié de l’appui quasi unanime des cinéastes français, de Frédéric Mitterrand, de Bernard Kouchner. Le vieux fond poujadiste s’est immédiatement réveillé. Et quoi ! ce n’est pas parce qu’il est célèbre qu’il est au-dessus de la justice, ce violeur pédophile fuyard. La « justice américaine » a raison de continuer de le poursuivre, etc.

Faisons d’abord un sort à cette justice « américaine » : elle n’existe pas.

 

Outre que l’habitant de Cayenne (Guyane) est aussi américain que celui de Washington ou New-York, la justice aux Etats-Unis est pour la plus grande part dépendante des états, ainsi la peine de mort est abolie dans quelques états. Cette justice, vue d’outre-Atlantique, peut paraître bizarre. O. J. Simpson, vedette aussi, mais du sport, accusé du meurtre de son épouse, est acquitté au pénal, mais condamné au civil !

Et revenons aux faits.

En mars 1977, le cinéaste qui sort du brillant succès de Chinatown, accepte de réaliser des photos pour Vogue. En accord avec sa mère, il prend pour modèle Samantha Gailey (devenue Geimer du nom de son mari). Elle a treize ans, mais Polanski l’ignorerait. Sa mère l’a laissé seule pour une séance de photos plutôt dénudées.

Samantha Gailey photographiée en 1977 par Roman Polanski

Samantha Gailey photographiée en 1977 par Roman Polanski

La version du jeune mannequin est, qu’après lui avoir fait boire du champagne et avaler une drogue euphorisante, il l’avait obligée à des rapports sexuels. Polanski dit qu’elle était consentante. "Nous étions seuls, et je ne savais pas ce qui se passerait si je piquais une crise. Mais après avoir résisté, j'ai pensé que, bon, je pourrais rentrer chez moi après ça", dira Samantha Gailey en 2003.

Parole contre parole, donc quand la maman portera plainte. Viol, sans violence physique cependant, côté plaignante(s), rapports sexuels consentis selon l’accusé.

Polanski sera incarcéré 47 jours avant d’être libéré sous caution.

 

Comme il est fréquent aux Etats-Unis, après accord entre l’avocat et le procureur, moyennant un « plaider coupable » pour détournement de mineure, l’inculpation pour viol fut abandonnée. Un autre accord, entre les deux parties adverses allait aboutir même à clore le dossier.

C’était sans compter sur un juge, Laurence Rittenbaud, qui convie la presse à scandale à ses audiences transformées en « corridas obscènes ». « Dans son remarquable documentaire Wanted and Desire, sorti en salles l’année dernière, […] la réalisatrice Marina Zenovich […] démontre le jeu pervers du juge qui, grisé par cette notoriété, n’a cessé de changer brutalement d’avis au cours d’une instruction qui a duré un an. Son comportement imprévisible, son aptitude à faire durer le plaisir, son goût pour les déclarations tonitruantes aux journalistes ont dérouté non seulement l’avocat de Polanski mais aussi le procureur de l’époque… » Libération 30/09/09

 

Avec un tel juge, Roman Polanski, prudemment, préféra prendre un aller simple vers l’Europe.

    La presse caniveau, qui déjà avait accusé le cinéaste, après le meurtre de sa femme Sharon Tate, enceinte de 7 mois, d’être sataniste et sans doute complice de cette atrocité, ne s’est pas contentée de s’acharner sur ce cinéaste non américain (entendez non étatsunien), mais aussi sur Samantha Galey : "Les gens ne savent pas avec quelle injustice j'ai été traitée par la presse. Je me suis sentie violée ! Les médias m'ont fait vivre un enfer…".

 

En 2003, au moment où Le pianiste allait lui valoir un Oscar comme réalisateur, S. Gailey qui avait retiré sa plainte disait aussi : "S'il pouvait régler ses problèmes, j'en serais heureuse. J'espère que cela voudrait dire que je n'aurais plus jamais à en parler. J'ai parfois le sentiment que nous avons tous deux été condamnés à perpétuité. "

Nous sommes donc bien loin du pervers artiste et de la blanche colombe. L’accusation de viol a été abandonnée. La notoriété de Polanski, loin de le protéger, lui a nui, face à un juge, lui vrai pervers. L’attitude très instable de ce même juge explique qu’après un an d’instruction chaotique, orchestré par des articles de charognards, l’accusé est préféré retrouver la vieille Europe et, en particulier, sa mère patrie, la France, car il est né à Paris, avant que sa famille regagne la Pologne.

Les féroces justiciers, si prompts à brandir le sort de la fillette, devrait avoir la décence d’écouter le point de vue de Samantha Gailey-Geimer.

 

Mais s’en soucient-ils ? se préoccupent-ils de justice ? Non !

 

Les procureurs, anonymes pour la plupart, règlent leur compte aux "artistes", aux "hommes politiques", tous pourris et qui se serrent les coudes. Et surtout étalent leurs fantasmes refoulés et leur haine !

 

Et, injure suprême – pour moi en tout cas – défendre Polanski serait être un umpiste !

 

  Pour compléter un article de François Forestier de janvier 2009 (donc 9 mois avant le traquenard suisse) qui donne un éclairage assez intéressant sur l'histoire http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2306/articles/a392518-le__roman_dun_fugitif.html

Lui aussi rappelle, plus longuement, l'itinéraire de Roman Polanski, mais il apporte des éléments assez troublants sur l'attitude de la maman : "en 1977, une actrice d'une trentaine d'années, Susan Gailey, accroche Roman Polanski dans une boîte de nuit. Celui-ci, après l'assassinat de son épouse Sharon Tate en 1969, s'est reconstruit une vie de plaisirs : il sort, il séduit, il aime les jeunes femmes, il est célèbre, il en profite et s'étourdit. Susan Gailey cherche, dit-elle, «un imprésario», et visiblement est disponible. Le réalisateur décline. Mais Susan Gailey a une fille, Samantha, laquelle serait un excellent modèle pour une série de photos pour «Vogue». L'adolescente a 13 ans, et n'est plus vierge. La mère ne voit aucun inconvénient à ce que sa fille passe l'après-midi avec Polanski, serial tombeur de 44 ans".

 

Voir aussi la chronique de P. Marcelle dans Libération 02/10/09 : http://www.liberation.fr/chroniques/0101594572-polanski-revelateur-d-ouvertures

 

Voir encore Samantha Oups ? de Gilbert Dubant

 

Le script de l'interrogatoire par le procureur à la première audience (en anglais) : http://www.thesmokinggun.com/archive/polanskia1.html

Jack Nicholson, Anjelica Huston et Roman Polanski

Précision : la propriété n'était pas déserte. Anjelica Huston, fille de John (réalisateur) et compagne de Jack Nicholson les a accueillis ; elle a bu une coupe de champagne avec eux. A noter qu'elle n'a pas été accusée de complicité, mais entendue comme témoin. Ce bref témoignage indiquait que la jeune (fille) femme ne paraissait pas stressée lorsqu'elles se sont croisées après les faits reprochés et qu'au sujet de son âge, il était difficile de l'apprécier "en dessous de 25 ans".

Pour voir la pétition des cinéastes et artistes : http://www.sacd.fr/Le-cinema-soutient-Roman-Polanski-Petition-for-Roman-Polanski.1340.0.html

 

Pour mesurer les progrès de l’ordre moral : Gide, Lewis Carroll, Balthus, crime pédérastique et censure

 

30/09/2009 mis à jour le 03/10/2009

Remis à jour le 02/11/2015 et le 07/12/2016

et reremis à jour le 24/01/2017

 

 

En complément :

 

Onfray contre Polanski

 

   Déjà le titre est révélateur du personnage imbu de lui –même « Je choisis la pureté ». Avec en prime le colossal sous-entendu  (teinté de bigotisme): les défenseurs de Polanski sont impurs !

 

L’égotisme du personnage continue de s’étaler dans une curieuse introduction. La complainte sur son enfance martyre n’a aucun rapport avec l’affaire Gailey-Polanski. Mais c’est pour se distinguer de l’impur BHL. BHL qui défend le tourisme sexuel et la pédophilie !

 

Dès la première ligne donc une énormité qui soit montre qu’il n’a même pas lu une demi-ligne sur l’affaire, soit qu’il ment. Car il n’y a pas l’ombre d’un « tourisme sexuel » dans cette affaire. Et, après les vitupérations d’usage sur les puissants, les contre-vérités sur les faits, il reprend cette antienne du tourisme sexuel. Car c’est l’amalgame qui tue. Et il émet d’ailleurs un anachronisme, car, hélas, en 1977, le tourisme sexuel à Marrakech ou ailleurs n’était pas du tout sanctionné.

 

Alors que Polanski qui vient de terminer Chinatown, bien que franco-polonais, est à l’époque chez lui, du côté de Los Angeles. Samantha Gailey, n’est pas une pauvre petite thaïlandaise obligée de vendre ses charmes enfantins  à des prédateurs occidentaux, mais une jeune mannequin managée par sa mère. Tout se passe dans la villa prêtée par son ami Jack Nicholson.

 

Sur les faits les deux versions finalement ne sont pas contradictoires. Et Samantha Gailey l’expliquera bien.

   Ce soir du 10 mars 1977, le "champagne est bon", écrit-elle. "Il [Polanski] me suggère de retirer mon chemisier. Hmm... d'accord. [...] Si ce n'est pas agréable de se trouver à moitié nue devant le médecin, ça l'est encore moins face à un photographe. [...] Je m'efforce de ne pas m'attarder sur ces détails, me rappelant que c'est mon boulot, et c'est ce que font les pros", détaille-t-elle avec des mots de petite fille. Elle se baigne ensuite dans le Jacuzzi, en ôtant sa culotte. « Elle se verrait sans doute, même sous l'eau, et gâcherait les photos". "Comment en suis-je arrivée là ? Tout le monde est surexcité, car Roman Polanski est venu à la maison et veut me prendre en photo pour un magazine français. Maman et Bob [son beau-père] disent que c'est génial. [...] j'ai envie de devenir une Marilyn Monroe. Que ferait-elle à ma place ? Elle serait superbe, libre comme ces bulles." Et puis, Roman Polanski l'emmène dans une des chambres. Samantha dit "non" plusieurs fois, mais "décide de le laisser faire". "Je rends les armes, je m'envole loin, très loin", écrit-elle. Et d'ajouter : "Si affreux que ce soit, ce n'est que du sexe. Il ne veut pas me faire du mal. Il veut seulement me baiser. Et ce sera tout. Je ne suis pas vraiment une personne à ses yeux, pas plus qu'il n'est réel pour moi. Nous jouons chacun un rôle." "Même sous les formes les plus basiques et les moins sensuelles, toute expérience sexuelle était plutôt bien vue à l'époque  [...] Il a bien entendu commis un acte répréhensible, néanmoins, j'ai l'intime conviction qu'il ne m'a pas considérée comme une victime. Même si tout le monde ne comprendra pas, je n'ai jamais cru qu'il ait cherché à me faire du mal." Le Point 10/10/2013.

 

Tout y est. D’un côté une ado, encore enfant et déjà jeune femme, poussée par les siens sur les sentiers de la gloire, qui, accepte de se dénuder, de boire une ou deux coupes, de prendre une pilule euphorisante (elle en a déjà pris), qui émet un refus timide aux approches de l’artiste. De l’autre, le photographe, qui cherche à mettre une ambiance détendue, champagne et pilule, qui ne croit les protestations que de principe et qui est loin de la violer comme une brute.

 

Ce récit même de la victime montre qu’on est loin des vitupérations vertueuses du philosophe bas-normand, et même loin de la victimisation dans laquelle il se complaît. Car si elle a renoncé à sa plainte, si elle a demandé d’arrêter ces poursuites stupides, c’est parce qu’elle se considère encore plus victime de la presse de caniveau et quand elle se dit violée, c’est par ces médias ! Il est d’ailleurs assez révélateur de la bassesse du philosophe-procureur de le voir s’en prendre à la cupide Samantha qui n’aurait retiré sa plainte que contre remise d’un chèque !

 

Ce réquisitoire est symptomatique de la méthode polémique d’Onfray. Incapable de la moindre distance avec son ego un peu surdimensionné, il ramène tout à lui-même (Depuis l’orphelinat, la compagnie des bourreaux m’insupporte, on ne se refait pas). Se donne une stature surplombante : J’ai choisi, pour ma part, la pureté dangereuse. Mais, au demeurant, méprise totalement les faits et manie l’amalgame avec toute la vigueur qu’il dénonce chez les autres.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 19:08
Chambre des députés belge

Chambre des députés belge

Ils sont fous ces belges ! Non seulement, après avoir légalisé l’euthanasie pour les adultes dès 2002, ils l’autorisent pour les mineurs, mais cela sans hystériser le débat.  Le Soir, a même été jusqu’à se féliciter de la bonne tenue du débat, qui «échappe en Belgique à l’affrontement» partisan, «c’est là toute la sagesse de notre démocratie, différant en cela de l’affrontement meurtrier sur ces thèmes de la société française».

C’est à une large majorité – 86 pour, 44 contre et 12 abstentions – que les députés ont confirmé le vote du Sénat. Appuyés, il est vrai, par 3 Belges sur 4.

Pionnier les belges le sont, car contrairement aux néerlandais qui limitent ce droit à l’euthanasie à 12 ans, ils n’ont pas mis de limite d’âge. L’enfant doit être en mesure de comprendre le caractère irréversible de la mort. Le mineur devra se « trouver dans une situation médicale sans issue entraînant le décès à brève échéance », confronté à une « souffrance physique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable ». L’accord des parents est bien sûr indispensable.

A l'origine de ce projet de loi, le sénateur socialiste Philippe Mahoux, ancien médecin, estime que le texte "a une nature humaniste".  "Il s'agit de prendre en compte la souffrance" des patients, quel que soit leur âge. "Ce qui est scandaleux, c'est la maladie et la mort des enfants", pas la loi sur l'euthanasie.

« Il n’est pas question d’imposer l’euthanasie à qui que ce soit, à aucun enfant, à aucune famille, mais de permettre le choix de l’enfant de ne pas s’éterniser dans la souffrance », a affirmé Karine Lalieux, députée socialiste.

 

Le respect du libre arbitre

 

Cette loi complète donc celle pour les adultes de 2002. Contrairement à ce qu’insinuent les détracteurs du droit de mourir dans la dignité et la sérénité, le texte n’autorise aucune dérive plus ou moins eugénique. C’est l’argumentation constante des Hutin d’Ouest-France : ce serait un danger pour les plus vulnérables comme ils disent. Les conditions sont très strictes, détaillées dans un site officiel. L’euthanasie ne peut être pratiquée qu’à la demande expresse du patient au moment où il est encore en état d'exprimer sa volonté actuelle de mourir. Encore faut-il que  le patient se trouve dans une situation médicale sans issue ; que la souffrance physique et/ou psychique soit constante, insupportable et inapaisable. Une demande anticipée peut être formulée pour faire face aux cas de patients qui, tel Vincent Lambert, se retrouveraient dans un état de conscience minimal. Aucun médecin n’est obligé de pratiquer l’euthanasie.

 

Incomprise à l'étranger ou peu utile selon certains, cette nouvelle loi n'en est pas moins remarquable et d'une grande modernité, observe De Morgen. Le quotidien flamand retrace le cheminement de la Belgique qui, de tradition chrétienne, est devenue au fil des ans une pionnière en matière d'éthique. "Il ne s'agit pas d'un long glissement vers une conception toujours plus laxiste et sans scrupules de la fin de vie, prévient le journal. Au contraire : en dix ans de pratique de l'euthanasie, on ne recense pas un seul cas d'abus." "Ce pays a beau être économiquement de droite dans le Nord et de gauche dans le Sud, quand il s'agit d'une question éthique il apparaît clairement que la déchristianisation est définitive et que le respect du libre arbitre règne.[...] Et de cela, nous pouvons être tous fiers." (Courrier International)

 

Avec 12 ans de retard, allons-nous au moins suivre l’exemple des belges : ouvrir un nouveau droit pour les adultes ? ou bien, subir des reculades devant le terrorisme verbal des cagots ?

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 14:46
BONNE ANNEE 2014

L’an foiré, a titré Libé du 31/12, en bilan de 2013 !

2014 promet d’être une rude année. La famille Hutin d'Ouest-France – père et fille – nous rappelle dans ses éditos les futurs champs de bataille des cagots anti-mariage pour tous. Les études de genre, entendez les efforts éducatifs menés pour une véritable égalité femme-homme. Encore et surtout, le droit de mourir dans la dignité. Et l’Espagne est là pour nous rappeler que quand ces cagots prennent le pouvoir, ils sont prêts à fouler au pied le droit des femmes à disposer de leur corps, en supprimant totalement ou presque l’IVG !

 

Faut-il parler aussi d’échéances électorales, comme les municipales ? Comment ne pas nous souhaiter, à nous Luçonnais, d’être débarrassés d’un petit hiérarque UMPiste qui joue son « Copé » d’évêché crotté ?

Souhaiter encore que les vagues populistes des deux bords ne noient pas la construction européenne qui, toute imparfaite qu’elle soit, a créé un espace paix, de largement plus d'un demi-siècle, dans ce bout de continent eurasiatique.

 

Que 2014 apporte à chacune et à chacun, au-delà des luttes militantes, toutes les joies personnelles possibles.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:59
Tract des cagots envoyé à une adresse professionnelle

Tract des cagots envoyé à une adresse professionnelle

Surprise d’un personnel de l’éducation nationale : il reçoit à son adéle professionnelle (@ac-nantes) un appel d’une officine faussement intitulée « solidarité pour tous ».

 

Soutenez Nicolas et les victimes de la répression d'Etat !

2 mois ferme et 2 mois avec sursis. 1000€ pour les policiers qui l'ont étranglé. Mandat de dépôt dans la foulée.
Est-ce un délinquant qu'on emprisonne ?
Non, il s'agit du jeune Nicolas, devenu prisonnier politique pour avoir pacifiquement exprimé son opposition au mariage pour tous.

Comme lui, de nombreuses personnes sont actuellement inquiétées par la justice et par les forces de police, aux ordres du duo Valls/Taubira, dont les mesures répressives augmentent jours après jours. Pour aider les inculpés, les embastillés, les persécutés judiciaires, Solidarité pour tous, association loi 1901, a été créée. Elle est le lien entre les victimes de la répression, leur famille et leurs avocats. Aujourd'hui, c'est Nicolas qui est emprisonné : demain, cela pourrait bien être vos enfants que le gouvernement embastillera sans aucune raison, si ce n'est celle de contester pacifiquement une loi portant atteinte à la famille.

Vous pouvez agir dès à présent, en faisant un don à l'association, don qui servira à payer les frais de justice, les condamnations et les frais imposés aux familles (transport, logement, etc.). Un don qui permettra également à Nicolas, et aux autres qui risquent malheureusement de suivre, de tenter de survivre et de s'en sortir en prison, au milieu des vrais délinquants. Un don qui, grâce au système de la déduction fiscale que propose l'association Solidarité pour Tous, vous permettra de mettre à contribution l'Etat, et de le faire payer pour les victimes de sa répression folle. En effet, vos dons sont défiscalisables à hauteur de 66%.

Les victimes de la répression politique comptent sur vous dès à présent. N'hésitez plus, venez-leur en aide !

Association Solidarité pour tous
solidaritepourtous@laposte.net
www.solidaritepourtous.fr


 

 

Peut-être s’agit-il d’un collègue bigot qui lui fait suivre cet appel à cracher au bassinet pour la défense d’un sauvageon – pardon d’un « prisonnier politique » - un certain Nicolas qui, bien que visiblement gaulois de souche, s’était conduit comme une racaille basanée, renversant une pizzeria, fuyant la police, refusant de donner empreintes et ADN ? Mais tout laisse à craindre qu’il s’agisse d’un piratage d’adéles à grande échelle.

Nicolas, menotté et étouffé sur le ventre, durant son transfert en Garde à Vue

Nicolas, menotté et étouffé sur le ventre, durant son transfert en Garde à Vue

N’en jetez plus : étranglé par les policiers, puis étouffé, le martyr est toujours vivant ! Après un tel traitement, Tonton Ali ne s’en est pas remis. Faut-il parler aussi de Mohammed Boukrourou, victime d’une « altération cardiaque » ?

 

Que répondre à ce tract débile ? Eh quoi, cette belle police du temps de MAM, Hortefeux, Guéant s’est transformée en guépéou, aux ordres du socialo-bolchevik Manuel Valls ? Et les inamovibles juges du siège se plierait à de clandestines instructions de Christiane Taubira ? Oubliant que tout ce qui est excessif est insignifiant, nos cagots n’hésitent pas à parler d’embastillés, de persécutés judiciaires, victimes de la répression politique, répression folle !

 

Et cette pseudo-association prétend que ces dons (incontrôlés) auraient droit à la déduction fiscale de 66 % : que fait l’administration fiscale de la quasi dictature, car cette déduction n’est pas automatique, mais soumise à des conditions que visiblement cette officine ne remplit pas ?

 

PS Comme d'habitude Maître EOLAS fait une analyse extrêmement pointue du cas Nicolas B. qui anéantit tous les mensonges de ces cagots !

 

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:19
"vous les avez enrégimentés dans vos croisades d’un autre âge"

"vous les avez enrégimentés dans vos croisades d’un autre âge"

Vous les avez traînés de dimanche en dimanche, dans les jupes de maman, sur les épaules de papa. Vous leur avez appris à répéter comme des perroquets les slogans de vos manifs, vous les avez enrégimentés dans vos croisades d’un autre âge, vous les avez gavés de vos morales familiales et des radotages du presbytère, vous leur avez inculqué vos ataviques préjugés et vos phobies héréditaires. En vérité qu’avez-vous fait de ces enfants ? Qu’avez-vous fait de nos gentils galopins qui tiraient les sonnettes des voisins et les tresses des filles, des gamins toujours prêts à se bagarrer avec les garnements d’un autre quartier, des polissons qui dénichaient des nids dans leurs rondes buissonnières et même des enfants de chœur qui sirotaient le vin de messe à la barbe du curé ? Qu’avez-vous fait des charmants titis de Mick Micheyl, des petits poulbots aux yeux écarquillés de nos fêtes foraines, des copains de Jean-Pierre Léaud rêvant, devant les cinémas, aux rondeurs de Sophia Loren ? Qu’avez-vous fait des écoliers de Doisneau, des Gavroche de Victor Hugo, du Momo de Romain Gary, de la Zazie de Raymond Queneau ? Oui vraiment, tristes cagots, qu’avez-vous fait de nos enfances, de vos marmots ?

 

Yoland le mécréant.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:21

 

marcela_iacub_dsk3.jpg

Eh oui ! j’ai osé commettre dans feu Le Post, un « Roman Polanski et les cagots déchaînés ». Cela m’a valu un déchaînement des hyènes, avec «On enquête sur vous ». La défense de DSK nécessitait aussi la port d’un casque de chantier. Se lancer maintenant dans celle de Marcela Iacub relève de l’absolu masochisme. Inutile d’argumenter, les hystérico-moralistes qui n’ont pas lu une demi-ligne du dossier de Roman Polanski, ni suivi celui de DSK, ni lu non plus les bonnes feuilles du livre de Marcela Iacub, font retentir leurs mêmes cris de lyncheurs.

marcela_iacub.jpg

Honte et scandale !

 

Un bref relevé  non exhaustif des commentaires sur un article du Nel Obs en ligne - DSK par Marcela Iacub : une stupéfiante puissance littéraire -  est révélateur.

« Je suis journaliste de presse écrite. Il me semble que Le Nouvel Obs vit ses dernières années. Comment est-il possible de tomber aussi bas en journalisme ? » écrit un Torn Ventura qui doit être moins journaliste que moi. Il ajoute « Non seulement jamais plus je n'achèterai cet hebdo, mais l'idée même de travailler pour ce genre de presse me devient abjecte. Et je me demande même comment les journaleux qui y bossent peuvent continuer à se regarder dans la glace et se dire : je suis un journaliste » !

« C'est une ignominie. Je n'acheterai plus jamais le nouvel obs que je lis pourtant depuis des décennies et qui est désormais, grâce aux diligences de M. Joffrin, digne des pires tabloïds anglo-saxons » (copié/collé des textes) ajoute Hunkeler Bernard. Il est rejoint par J. M. Matthieu « le NouvelObs tombe dans la fange la plus nauséabonde, à l'instar de Voici et autres ! » « C est pitoyable minable honteux , honte au nouvel obs » s’écrie Stépahane Perraud !

 

Ce n’est rien évidemment à côté des attaques ad hominem infligé à Marcela Iacub. Un certain Guy S. donne le ton « Bon pour se faire du pognon ! Que cette...........(au choix because censure) ait couché avec cet homme que he respecte ». « Prendre DSK pour amant d'un temps pour profiter de sa réputation sulfureuse en écrivant un livre sur leur relation amoureuse qui, espère t-elle, se vendra, c'est une forme de prostitution. » ajoute Bernard M. « La différence entre cette "dame" et une prostituée, est que cette dernière assume de le faire pour de l'argent. » (Mac Gyv). Mais Phil Ren fera plus fort « C 'est dans l'aile d'un asile psychiatrique que cette fouilleuse de poubelles et de slips aurait du être réduite a ecrire sa serpiliére... ». Plus fort encore dans l’ignoble, le Xavier Gallet  « et toujours les médiats vont valoriser des putes ou des escrocs; elle en a mis du temps a 'écrire' ( a plusieurs mains un livre la fille du rabin. des histoires de culs mal torchés rien de plus. » copié/collé rappelons-le, donc ortografe et sintaxe d’origine. Le lyncheur qui sommeille chez le beauf de comptoir se réveille : « il est heureux que cette femme ne propose pas de sessions de signature; elle aurait sans doute risqué de recevoir au choix oeufs, tomates ou farine ».

 

Et Sultanetta fera la synthèse des attaques anti Nel Obs et anti Marcela Iacub, avec une grande élégance : « En ce qui concerne Mme. Marcela Iacub (spécialiste de la philosophie du droit), elle a du apprendre la philosophie dans des paquets Mac Do. Je ne cracherai pas plus mais franchement là... le Nouvel Obs a dépassé l'éditeur de Mme Yaqua Cub. ce qui est choquant est la caution que Nouvel Pub offre à ce livre torché-torchon ET à son auteur hallucinante rossinante de philo et de droit. »

 

Ce relevé ne concerne qu’un article ; on a sur « Le Plus » des commentaires de la même encre. Anonymes le plus souvent et par des inconnus qui n’ont jamais été capables d’écrire une seule contribution.

 

On pourrait y ajouter un Bourdin qui joue les déontologues ou un Aphatie qui, la lippe hautainement méprisante, qualifie un livre qu’il n’a pas lu « d’histoire de coucherie ».

 

Marcela Iacub, talentueuse provocatrice

 

marcela_iacub2.png  Mais il faut avouer qu’elle l’a bien cherché, Marcela Iacub. Une intelligence brillante et provocatrice rien de tel pour faire baver de haine nos beaufs aux fronts de boeufs. Et sa liberté d’expression - à contre-pied des féministes de stricte obédience, elle va défendre le droit de vendre son corps – lui vaut les aboiements des chiennes de garde. Elle synthétisera cette double hostilité quand elle osera – avant de le rencontrer – défendre DSK dans l’affaire du Sofitel (« Une société de violeurs ? » Fayard 2011). Inutile de dire qu’elle a su aussi déclencher la vindicte des bigot-te-s, puisqu’elle a défendu le droit à l’adoption pour les couples homos.

 

Fallait-il faire la UNE du Nel Obs sur « Belle et bête » ? « Ça se discute », comme disait feu Delarue. Fallait-il en publier les « bonnes feuilles » dans le Nel Obs ? Oui, de mon point de vue. Cet entretien et ces extraits le méritent cent fois plus que ceux de Marc Fiorentino, un ultra-libéral qui ferait passer Cameron pour un collectiviste. Peut-on ajouter que Mme Iacub a une plume, un vrai talent d’écriture ? Non riposte le chœur antique des indignés.

 

DSK.jpg  DSK n'est pas content, ça se comprend, mais il a tort. Anne Sinclair n'est pas contente, ça se comprend et elle n'a pas tort. M. Iacub donne un éclairage très cruel. Mais elle sait faire preuve d'humour, voire d'auto-dérision.  Son analyse au scalpel n'est peut-être pas "vraie", mais elle est vraisemblable en ce qu'elle éclaire un comportement pour le moins incohérent.

 

 

M. Iacub reprend à sa façon le mythe du Dr Jekyll et de Mr Hyde, FMI et partouzes, l’homme Stauss-Kahn et Dominique le cochon. Sauf que pour elle, c’est le cochon qu’il faut garder - - « Le cochon, c’est la vie qui veut s’imposer sans aucune morale, qui prend sans demander ni calculer, sans se soucier des conséquences. […] Le cochon, c’est le présent, le plaisir, l’immédiat, c’est la plus belle chose qui soit, la plus belle part de l’homme. […] L’idéal du cochon, c’est la partouze: personne nest exclu de la fête, ni les vieux, ni les moches, ni les petits. […] » - et cette défense et illustration du cochon bien éveillé est dans le droit fil de ses plaidoiries antérieures pour DSK. Son analyse de l’affaire dite du Carlton de Lille est remarquable.

 

Aussi, se décrivant comme « une nonne qui tombe amoureuse d’un cochon (…) qui se détourne de la grandeur de l’amour divin pour se vautrer dans les ordures », elle devient une lointaine petite cousine de Geneviève Le Theil, l’héroïne du « Repos du guerrier » de C. Rochefort. « Je suis une sainte et…je voulais le sauver » ajoute-t-elle dans l’entretien.

 

 

 

anne-sinclair1.jpg  Reste le rôle qu’elle attribue à Anne Sinclair. Et là, on comprend que son analyse puisse cristalliser l’hostilité de celles et ceux qui admirent cette grande journaliste, cette mendèsite, comme la décrit BRP. Mais la contradiction que croit avoir décelé l’écrivaine entre des idées de gauche et son comportement, n’est pas inédite. Karl Marx a bien engrossé sa bonne (et refusé de reconnaître le gosse). Que cette mendèsiste ait eu envie de cornaquer un éléphant rose d’une « intelligence analytique incontestable » explique qu’elle ait pris de l’ascendance sur son mari dont elle aurait fait « son caniche ». Il s’agissait de l’amener à dépasser un certain dilettantisme, pour le conduire au sommet. Elle a cependant oublié de brider un peu le cochon trop éveillé qui allait causer la perte de l’éléphant. Cette analyse du rôle de l’épouse venant d’une amante est évidemment suspecte de subjectivité. Elle a le mérite de donner de la cohérence à cette histoire qui, sinon, serait… « une histoire contée par un idiot, pleine de bruit et de fureur et qui ne veut rien dire. » (Shakespeare).

 

Le livre de Marcela Iacub peut et doit être discuté. En laissant de côté cette histoire de UNE, prétexte justement à le négliger. Outre ses qualités d’écriture, cet objet littéraire non identifié – auto-fictionnel, allégorique, fantasmatique… - est une véritable enquête de terrain que l’on peut qualifier d’obscène par sa crudité, son dévoilement de l’intime, mais qui n’a rien apparemment d’une « histoire de cul » (les amateurs de livres qu’on lit d’une main seront déçus). Il nous montre un DSK obligatoirement inconnu.  

 

L’analyse très aigue que tire l’auteur de cette enquête semble donner des clés de compréhension d’un comportement paradoxal où le « libertinage » ostensible pour ne pas dire ostentatoire auquel se livrait DSK était en totale contradiction avec ses ambitions présidentielles. Où même l’épisode du Sofitel – qu’il avait pourtant prévu – ressemble à un suicide de ces ambitions.

Quant à savoir si la littérature autorise ce viol de la vie privée, c’est à la Justice de le dire.

 

 

 

 

P. S. Certains commentateurs des articles de Joffrin ou Garcin sortent (sans donner leur source) cette phrase tirée de Wikipedia :

"Le 21 avril 2012, lors de l'émission Répliques d'Alain Finkielkraut sur France Culture, elle explique que le viol n'est pas toujours traumatique, ce qu'elle illustre par cette comparaison : « Il y a des gens qui ont été à Auschwitz qui ont été traumatisés et d'autres non »."

Cette assertion, reprise pour évidemment dénoncer la vilaine Iacub - voyez ce qu'elle a dit ouh ! ouh ! l'arrière petit fille de rabbin - n'est assortie d'aucun lien. Bien que le moteur de recherche de France culture ne soit pas très performant, on peut retrouver l'intégralité de l'émission : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4409267

On constatera que la présentation de wikipedia est pour le moins biaisée. C'est vers la fin de l'émission. Echange un peu confus entre Muriel Salmona, psy, et M. Iacub : la psy parle d'une "mémoire traumatique" qui minerait la personne pour toujours et Iacub met en doute non le traumatisme mais le "toujours" de la psy qui parle même d'atteintes neurologiques et la phrase qu'on lui prête est pour le moins reconstruite. Rien de bien original d'ailleurs puisqu'elle évoque en fait la résilience (cf B. Cyrulnik). De scandaleuse la demi-phrase réelle devient banale.

Toujours se méfier des citations qui ne renvoient pas explicitement au contexte dont elles sont tirées. C'est ainsi que l'on continue de faire dire à Rocard le contraire de ce qu'il a dit sur la misère du monde.

 

En complément :

 

LA MÈRE DENIS

Je suis un inconditionnel de Christine Angot. C’est qu’elle a le don de me faire rire aux éclats. En particulier quand, s’inspirant de Frigide Barjot, elle surjoue les pétroleuses, comme dans le Monde de samedi que nous ne découvrons en province que le lundi.

Longtemps, je l’ai rangée aux côtés de Saint-Exupéry, partisan lui aussi de l’expérience vécue, poil au cul ! En quoi, piètre exégète, je me trompais, Christine Angot ne pouvant se réclamer d’aucun mâle, fût-il mort. Son plaidoyer pro domo dans le Monde vient enfin de me le faire comprendre. Cette façon qu’elle a, rigolote en diable, d’enfoncer le clou sur la tête des Lançon, Lefort et Garcin, et de porter aux nues le vertueux Aphatie, m’a soudainement remis en mémoire la regrettée mère Denis. Tout le plaidoyer de Christine Angot est en effet un remix du réjouissant «Ah, oui, c’est [ben] vrai, ça !» par quoi la fausse lavandière concluait ses démonstrations en l’honneur de Vedette. J’en veux pour preuve cette phrase proprement denisienne : «Les maîtres du monde sont les gens riches et haut placés, c’est comme ça, il faut s’y faire.» Ou cette autre, pas moins clownesque, surtout si on la médite, les narines farcies à l’encens : «La littérature, c’est donner une forme même à ce qui est vide dans la tête, sans rien substituer à ce vide, en recréant l’état de vacance de l’esprit pendant que le corps est touché par un autre.» Mais un autre quoi ? Animal, végétal ou minéral ?

L’actualité de la semaine vu par Gérard Guégan

Le Monde des livres, déchaîné, attaque à la grosse Bertha "Belle et bête" et après Angot-mère Denis c'est V. Despentes, méprisante donc méprisable qui s'y colle.

 

 

En complément :

Marcela Iacub parle enfin : « Je suis honorée de ce lynchage »

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:51

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"Je sollicite auprès de vous, comme je l'ai fait auprès de mes collègues ministres et auprès de nombreux acteurs, l'implication de l'archevêché de Paris pour mettre à disposition des locaux, soit à titre temporaire, soit à titre pérenne",  a écrit C. Duflot. "Il semble que l'archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux" a-t-elle dit au Parisien. Voilà les propos de la Ministre du Logement qui indignent les cagots !

A commencer par le destinataire du courrier, M. Vingt-Trois qui se garde de répondre sur les bâtiments vides, mais excipe des actions menées par des associations catholiques. L’entourage du prélat fait état de 120 personnes accueillies de 3 jours à quatre mois l’hiver dernier ! Un abbé Grosjean touitte même Je signale juste: des paroisses de Paris accueillent déjà sans le hurler chaque nuit les+ démunis que l'Etat laisse crever dehors. On notera cependant, si le chiffre avancé par Charles Gazeau, délégué épiscopal aux solidarités est juste, que l’accueil de 120 SDF dans l’ensemble des paroisses ne relève pas de l’exploit.

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congregation-37-rue-de-Picpus Sauf que ces hauts cris ne répondent pas du tout aux déclarations de Mme Duflot. Sauf erreur, elle ne met pas en cause l’action du secours catholique et d’autres associations caritatives qui s’emploient, avec d’autres organismes non confessionnels, à aider les plus démunis. Non. Reprenant des informations publiées par Le Canard Enchaîné et cartographiées par RUE 89, elle fait clairement allusion à des locaux appartenant soit directement à l’archevêché (un ancien séminaire, par exemple) soit à des congrégations religieuses, pratiquement inoccupés*.

Le cas le plus savoureux est celui des « Petites sœurs des pauvres » installées dans le XVIe arrondissement, cette « zone de pauvreté » bien connue des parisiens, elles y possèdent 1 ha, boulevard Murat avec un bâtiment vide. Si l’on en croit Le Canard, dans la rue Gay-Lussac (Ve arrondissement) quatre sœurs de l’adoration se partagent une vaste bâtisse. Des Sœurs du Bon secours – ça ne s’invente pas non plus – dans le VIIe possèdent un demi-ha. Dans le XIIe du coup, rue Picpus, deux ordres - Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et de l'Adoration – accueillent certes une vingtaine d’étudiants et sept nonnes d’une autre congrégation, mais sur plus de deux ha, avec une large partie des bâtiments quasi à l’abandon… Quant à l’ancien séminaire Saint-Sulpice, un responsable a répondu au Canard que l’accueil de SDF ne pouvait pas se faire car il n’y avait pas d’ascenseur et peu de salles de bains.

congregation-20 rue ND des champs.jpg

C’est donc de cela qu’il s’agit et non de savoir si M. Grosjean, abbé de son état, fait preuve d’une charité qui ne s’exprime guère dans ses écrits. Les réactions des cagots font d’ailleurs plus penser à Civitas qu’à Caritas. Avec une agressivité, peu compatible avec le message des évangiles, ils dénoncent une « cathophobie » et font un amalgame hardi avec le débat sur le mariage pour tous où là, la phobie de certains est plus évidente.

Au lieu d’agonir d’insultes la Ministre du Logement, l’archevêché et ses ouailles devraient plutôt lire attentivement La Croix pour fournir quelques pistes aux «Petites sœurs des pauvres » ou à celle du « Bon secours », entre autres. Non pas l’exemple des "Filles du Cœur de Marie" qui ont vendu l’hôtel de Bourbon-Condé, magnifique immeuble de la rue Monsieur, à la famille royale du Bahreïn, des infidèles, pour 66 millions d’euros ! Plutôt celui des franciscaines de Lyon qui ont cédé leurs biens à Habitat et Humanisme*, à un prix inférieur d’un tiers à la valeur du marché, pour maintenir de la mixité sociale dans un quartier huppé. Ou celui les bénédictines du monastère de Notre-Dame de Jouarre (Seine-et-Marne) qui ont cédé 1000 m2 au Secours catholique pour des logements de réinsertions.

Nom de Dieu, voilà que je me mettrais à prêcher !

Revenons à ces réactions – au double sens du mot – dénotant une dérive politicienne de certains membres de l’église qui avec Boutin se prêtent au jeu de la cathophobie. Le soutien de Jacob, Président de ce qui reste du groupe UMP à l’Assemblée, celui de l’ineffable Lefebvre, qui avait disparu des écrans radars, ramènent les feintes protestations de l’épiscopat à une opération de diversion. Pour Jacob tenter de faire oublier la guignolade Copé/Fillon. Pour Vingt-Trois vouloir faire croire que la demande raisonnable de la Ministre serait une sombre manœuvre pour contrer son cléricalisme indécent et celui de son complice Barbarin.

 

* " Et que dire des ensembles immobiliers des communautés religieuses, plus d’une centaine à Paris et pour la plupart sous-occupés ? Si certaines de ces communautés ont fait le choix de vivre à l’étroit dans des quartiers populaires, la plupart résident dans des bâtiments qui dépassent parfois 1 hectare. Rien qu’à Paris la liste est révélatrice. Avenue Denfert-Rochereau, les Visitandines vivent dans une immense bâtisse devenue bien trop grande, au cœur d’une propriété de 2,2 hectares. Non loin de là, les quinze capucins de la rue Boissonade et les dix-huit franciscains de la rue Marie-Rose se « contentent » d’immeubles dont l’importance et la superficie sont un défi à la raison même. Toujours dans les quartiers haut de gamme, près du Panthéon, les sœurs de l’Adoration ne sont plus que quatre et pas franchement à l’étroit dans une vaste bâtisse qui ferait le bonheur de nombreuses familles, comme les locaux de l’ancien séminaire Saint-Sulpice, entre le jardin du Luxembourg et Saint-Germain-des-Prés, qui hébergent une vingtaine d’étudiants, des curés et des prélats de passage. Les quelques sœurs du Bon Secours de la rue Notre-Dame-des-Champs, dans le VIe arrondissement, ne sont pas non plus mal loties avec un demi-hectare à leur disposition. Le monastère des sœurs de Saint-Joseph de la rue Méchain dans le XIVe arrondissement, 1,6 hectare « seulement » et des milliers de mètres carrés disponibles, accueille trente religieuses. Dans le XIIe arrondissement, à la limite de Vincennes, quelques sœurs et pères des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et de l’Adoration se retrouvent dans un espace de 2,3 hectares avec sept religieuses de l’Enfant-Jésus du Puy. Et au sein de la propriété, les imposants bâtiments qui bordent la rue Picpus sont inemployés. Rive droite, après une petite traversée de la Seine, encore 1,1 hectare pour la dizaine de religieuses de l’Assomption (...) Les Petites Sœurs des pauvres possèdent une propriété de 1 hectare boulevard Murat, à proximité du Parc des Princes, et souhaitent s’en défaire depuis une dizaine d’années. Il y a six ans, la vente avait failli se faire avec le promoteur Cogedim et la Mairie de Paris qui voulait construire des HLM, une maison de retraite, quelques appartements privés et ouvrir un jardin public. Du logement social ! Hérésie dans le très chic XVIe arrondissement de la capitale. Les paroissiens ont mis le holà en multipliant les recours en justice." Golias

 

En complément "Le Canard enchaîné" 5 décembre 2012

canard 05-12-12 duflot

 

* Un bénévole d'Habitat et Humanisme m'a fait parvenir le texte ci-dessous :

 

"A propos de l’opération RecyClés,

  La vraie nature d’Habitat et Humanisme  Rhône

 

  

Habitat et Humanisme  acquiert ou reçoit en don une résidence déclarée insalubre   Rue de Séze à Lyon (6éme)  en 2009.

 

Les objectifs sont  d’insérer dans le quartier 19 femmes seules, ce quartier ne connaissant pas la mixité sociale du fait du prix du métre carré très élevé.

 L’intention semble  louable, sauf que ces femmes n’habiteront jamais dans ce quartier.

 Habitat et Humanisme Rhône se définissant comme une association de bénévoles voulant faire de la mixité en s’appuyant pour l’accompagnement par  les bénévoles du quartier.

 Les financements pour l’accompagnement de ces femmes  sont  intéressants pour Habitat et Humanisme Rhône engagé dans une réduction de la masse salariale des travailleurs sociaux rémunérés sur la convention d’une entreprise du bâtiment. !

 

L’accompagnement est assuré par des bénévoles qui n’ont pas les compétences pour ce genre de travail social, mais il ne coûte rien à Habitat et Humanisme pour qui l’accompagnement est « un acte de charité, d’écoute » en direction de ces femmes, la formation à l’accompagnement stigmatise les résidents comme étant parfois des profiteurs.

 Habitat et Humanisme veut modifier le bail de ces locataires pour en améliorer le turn over et tente de demander à l’entrée le loyer intégral, les aides aux logements venant en déduction au moment de leur versement par la caisse d’allocations familiales, ce qui pour des résidents aux minimums sociaux est un bel acte d’accueil.

 

Entre le catéchisme, l’animation paroissiale, le diaconat, on trouvera un peu de temps pour ces pauvres femmes de la Rue de Séze, cela est d’autant plus « pratique,  qu’il n’y a pas besoin de se déplacer »

 

La gestion de la dite maison est assurée par un salarié qui n’a pas les qualifications requises et un travailleur social y est détaché sur cette maison pour quelques heures.  Sur l’ensemble de Habitat et Humanisme 69, la réduction de la masse salariale des travailleurs sociaux est à son comble, on leur demande de plus en plus. Ils sont remplacés par ces bénévoles et les financements détournés.  Lors d’un départ d’une assistante sociale, sur un poste financé par le conseil général, on le réduit de moitié !

 

Cette maison qui avait été déclarée insalubre et qui ne le serait plus (à voir) puisqu’elle accueille ces femmes nécessiterait des travaux importants que les anciens propriétaires  avaient budgétisé à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros, elle a obtenu le statut de foyer de jeunes travailleurs, ce qui lui garantit d’autres  subventions.

 

Pour financer les travaux , une opération de communication a été lancée qui est à la limite de la propagande et qui est éthiquement douteuse pour une association présidée nationalement par un prêtre et qui localement est composée en son bureau et en son conseil d’administration de personnes clairement catholiques. .

 

Cette campagne récolte en partenariat avec les banques des vieilles clefs qui seront transformés en œuvre d’art vendues  aux enchères dans le hall de la maison de Séze qu’un coup de peinture rendra plus accueillant.

 Chabal le joueur de Rugby apporte son parrainage à cette opération, cela ne semble pas fonctionner, les recettes ne rentrent pas, on pensait pouvoir  exploiter quelques phantasmes en ce moment d’homophobie ! C’est le bide

 

Les conditions d’hébergement de ces femmes devenant périlleuses et d’autres opérations (Chorus) ne trouvant pas de locataires, certaines quittent la résidence de Séze et sont remplacés dans le cadre du plan froid par des sans abris. L’état finance de maniéré conséquente et voilà, en regard des services rendus réellement pour l’insertion, voilà de quoi mettre du beurre dans les épinards.

 

 En tant que citoyen, on peut s’étonner qu’une association puisse recevoir des financements qui ne soient pas intégralement affectés à leur destination. .

 

 En tant qu’humaniste, prétendre  faire  de l’insertion alors que l’on ne fait qu’un vague accompagnement. Utiliser ces arguments pour récolter de l’argent est  de la propagande ! 

 

Mais personne ne dit rien, ni les services de l’État, ni le Conseil Général, ni le Conseil Régional, ni  les Foyer de Jeunes Travailleurs    les travailleurs sociaux sont au bout du rouleau, ils ont désignés quatre délégués du personnel issus de Sud, et le cinquième est à la CFDT.

 

Tout est verrouillé : Queyranne et Collomb louent l’œuvre entreprise par Bernard Devert.

 

L’ancien directeur des services du conseil général a été recruté par Habitat et Humanisme 69, le préfet se laisse enfumer par la communication d’Habitat et Humanisme  tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ……

 

Les crédits d’État sont considérés comme des dons et n’ont aucun contrôle.

 

Déjà de nombreux résidents n’auront pas eu le moindre début d’entretien sur leur projet. Dans les logements du diffus, on frise la non assistance de personnes en danger … au bout de deux ans et bientôt avant (proposition du cadre stratégique !) car les baux vont être réduits.  Dans le cadre de propriétaires solidaires, des propriétaires flairant la bonne aubaine (loyers assurés, réduction d’impôt) ont proposé à la location des taudis dont certains sont devenus des squats (comme rue Paul Bert !) Leurs occupants n’auront aucun accompagnement, ni par un bénévole (mais cela vaut peut être mieux !) encore moins par un travailleur social en sous nombre et dont l’ancien président disait qu’ils ne faisaient rien."

 

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