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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 16:06
Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

L’un des aspects des plus douloureux et abominables de la rébellion franquiste fut l’utilisation, par un caudillo champion du national-catholicisme, de guerriers musulmans pour écraser par le sang et le feu d’autres espagnols. Et cela une dizaine d’années après que ces militaires africains, sous les ordres de Franco, avaient brutalement soumis, y compris par l’utilisation de l’ypérite, gaz toxique, d’autres musulmans du Rif qui résistaient au colonialisme espagnol.

Quatre kilos de sucre et un bidon d’huile

180 pesetas al mes, con dos meses de anticipo. 4 kilos de azúcar, una lata de aceite y tantos panes como hijos tuviera la familia del alistado”

Uniforme des "regulares" avec ceux de leurs officiers espagnols (à l'exception près)

Uniforme des "regulares" avec ceux de leurs officiers espagnols (à l'exception près)

Pourquoi tant de Marocains de la zone Nord, celle du protectorat espagnol, se sont rangés derrière les militaires rebelles antirépublicains ? En partie enrôlés de force mais surtout poussés par la faim. Après des années de sécheresse, donc de maigres récoltes, beaucoup furent tentés par les deux mois de solde payés d’avance plus quatre kilos de sucre et un bidon d’huile et du pain en fonction du nombre d’enfants.

Pour que la droite nationaliste puisse admettre l’aide de Mores qui, depuis des siècles, étaient présentés comme l’ennemi par excellence de l’Espagne centralisée, unitaire et catholique, Franco argua que les chrétiens franquistes et les musulmans rifains partageaient la croyance en un Dieu face aux athées républicains, communistes et anarchistes.

8000 d’entre eux ont traversé le détroit de Gibraltar dans des avions et bateaux allemands. De même qu’au Maroc la pratique du vol, voire de la razzia, était tolérée, quand elle n’était pas encouragée, pour compenser la maigre solde et maintenir le moral des troupes, les officiers franquistes ont non seulement permis mais encouragé la même pratique en Espagne. Les villes et villages tenus par les rouges furent mis à feu et à sang avec destructions, viol et massacre de la population civile.

Après avoir dévasté l’Andalousie, Badajoz, où il fit exécuter 4000 prisonniers républicains, et une partie de la Castille, Yagüe était partisan de continuer sur Madrid, avec pour objectif d’éviter de permettre au gouvernement de la République d’organiser et renforcer la défense de la capitale. Mais Franco prit une décision qui changea le cours de la guerre. Il abandonna la marche sur Madrid, pour aller à Tolède secourir les rebelles du colonel Moscardo assiégés dans l’Alcazar. Franco remplaça Yagüe, opposé à cette opération, par son compagnon des campagnes du Rif, le général Enrique Varela. Le 21 septembre 1936, suivant les ordres de Franco, les troupes se dirigent sur Tolède.

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

La libération de l’Alcazar fut l’exploit qui consacra Franco comme chef de l’état national et la phrase « Tout est tranquille dans l’Alcazar !» fit du dictateur le Généralissime.

Une fois l’Alcazar libéré, il fallait purger la cité de tous les rouges. Tels des chiens assoiffés de sang, les tabors de « regulares » marocains, sous les ordres de leur colonel Mohamed Mezziane, furent lâchés. Sans aucun contrôle, ils se sont livrés à des actes de vandalisme et de barbarie qui ont ému et scandalisé le monde entier. Pas de prisonniers, des assassinats dans tous les coins ! Des ruisseaux de sang dévalaient la rue principale jusqu’aux portes de la ville. Des cadavres mutilés et castrés jonchaient les pavés de Tolède l’Impériale.  

L’hôpital San Juan où se trouvaient 200 blessés républicains ne fut pas épargné. Ils furent achevés à la grenade et à la baïonnette. Un médecin et une infirmière furent aussi massacrés.

Vingt femmes enceintes furent extirpées de la maternité et conduites au cimetière pour être exécutées. Des atrocités de ce type dont l’acharnement et la cruauté dépassent les limites du supportable pourraient être citées par douzaines.

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

À Tolède, comme dans les régions où les troupes de Mezziane étaient déjà passées, elles avaient démontré tout leur savoir-faire : fusillade de masse, mutilation des cadavres avec les parties génitales enfilées sur les baïonnettes en symbole de victoire, viols des femmes jusqu’à ce que mort s’en suive  et pillage des maisons avec des souks improvisés pour écouler le fruit de ces rapines !

Le viol comme arme de guerre

Phalangistes et soldats rebelles ont usé et abusé de la violence sexuelle, viols qui se terminaient par le meurtre. Les viols systématiques par les troupes africaines faisaient partie d’un plan délibéré pour semer la terreur. Pendant deux heures, les troupes avaient quartier libre dans les villes ou villages conquis et les femmes faisaient partie du butin.

Dans un article paru dans Foreign Affairs, en octobre 1942, l’américain Whitaker apporte des témoignages poignants sur les atrocités commises par Mezziane contre la population civile pendant la guerre de 1936. Par exemple, près de Navalcarneo, dans l’Estrémadure : « On lui amena deux filles qui ne semblaient pas avoir 20 ans... Sur l’une d’entre elles avait été trouvé un carnet syndical ; quant à l’autre, elle affirma n’avoir pas de convictions politiques. Meziane les fit emmener dans ce qui avait été l’école du village et où se reposaient une quarantaine de Marocains. On entendit alors les cris de la troupe. J’ai assisté horrifié. Alors que je protestais, Meziane me lança dans un sourire qu’elles ne vivraient pas plus de quatre heures ».

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

La férocité des Mores de Franco avait pour but d’effrayer les républicains. Ces mercenaires avaient la bénédiction de leurs très catholiques officiers espagnols pour piller, violer et mutiler les populations conquises. Franco a cyniquement utilisé les troupes marocaines, non seulement comme chair à canon, mais aussi comme arme psychologique de terreur contre le peuple espagnol. D’ailleurs, ces mêmes méthodes de pillage, de destruction, de viols et de mutilation (oreilles et testicules coupés, décapitation…) avaient été employées par l’armée espagnole elle-même dans la guerre contre les Rifains !

Mais qui était ce Mohamed Mezziane*, l’unique capitaine général more d’Espagne, responsable direct de tant d’atrocités ?

Mohamed Mezziane avec son père à l'école militaire de Tolède.

Mohamed Mezziane avec son père à l'école militaire de Tolède.

Un coup du destin explique, apparemment, l’exceptionnelle carrière militaire de Mezziane. En 1910, alors qu’il avait juste 13 ans, il monta sur l’estrade et résolut un problème sous le regard attentif d’Alphonse XIII, qui visitait son collège indigène à Melilla. Le monarque lui demanda ce qu’il voulait faire plus tard, il répondit « Capitaine » ! Trois ans après, le roi parraina son admission à l’Académie militaire d’infanterie de Tolède, dont le règlement fut modifié pour pouvoir admettre un musulman.

Le 17 juillet 1936, qui fut réellement le premier jour du soulèvement militaire, Mezziane saisit l’opportunité de remercier son pays d’accueil de ce qu’il avait fait pour lui. A la tête du 2e tabor de « Regulares », il rejoint les rebelles, et attaque la base d’hydravions, défendue par une poignée d’officiers, sous-officiers et soldats fidèles à la République, sous le commandement du capitaine Virgilio Leret. Ils furent les premières victimes de la guerre civile.

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

Peu après, dans la péninsule du coup, a commencé la cruelle carrière de Mezziane aux côtés de son « compagnon d’armes Franco ». Il joua un rôle non seulement dans la "libération" de l’Alcazar, mais aussi dans la marche sur Madrid et dans les batailles de Teruel et de l’Ebre.

En remerciement de ses services - meurtres et pillages, viols et mutilations, et autres exploits semblables -  Franco lui décernera le grade le plus élevé de l'armée, capitaine général, avant de le nommer commandant général de Ceuta, capitaine général de Galice puis capitaine général des Canaries et de le couvrir d’une batterie de médailles digne d’un Maréchal soviétique !

L'unique Maréchal de l'armée marocaine

Mais en 1956, au lendemain de l’indépendance, le roi Mohamed V lui demande de participer à l’organisation de ce qui deviendra, plus tard, les « Forces armée royales » (FAR) marocaines, aux côtés du prince héritier Moulay Hassan et du général Mohamed Oufkir. Ils en élimineront les membres de l’ALN (Armée de libération nationale). Et cette armée naissante écrasera la révolte des rifains. Si le rôle de Hassan II et de Mohamed Oufkir dans ce massacre est aujourd’hui reconnu, celui de Mezziane est moins mis en relief.

En 1964, il fut nommé ministre de la Défense. En 1966, en un geste de bonne volonté en direction de l’Espagne, aux dires d’Hassan II, il fut nommé ambassadeur du Maroc à Madrid. En 1970, Hassan II lui octroie le titre de Maréchal, la plus haute distinction militaire, le seul Maréchal qu’ait connu l’armée marocaine.

Il meurt à Madrid en 1975, la même année que Franco.

 

 

* Mezziane, en arabe dialectal veut dire "bien" (s'agissant de ce personnage on dirait plutôt "machi mezziane" "pas bien du tout"). Mohamed Mezziane est un raccourci de son nom complet  Mohamed Belkacem Zahraoui Meziane ; il est le fils d'un notable rifain pro-espagnol  Mohammed Ameziane ; en Espagne il est aussi appelé ben Mizzian ou El Mizzian. Dans l'article de Sol López-Barrajón, il est nommé Mezzian, que j'ai légèrement 'francisé' en ajoutant un 'e'. Mais Meziane, Ameziane, Mezzian(e), Mizzian, c'est kif-kif.

Pour replacer l'action de Mezziane et des "Regulares" Mores dans le contexte global des massacres systématiques le dernier livre de Preston :

 

 

Une guerre d'extermination

Espagne 1936-1945

Spanish holocaust

the inquisition and extermination in twentieth century spain

Paul Preston

Editeur : Belin

 

La guerre civile espagnole fut une guerre d'extermination et de violence de masse. Paul Preston, spécialiste de cette guerre, se penche de façon pointilleuse, précise et très documentée sur les logiques d'extermination à l'oeuvre et la mort d'environ 200 000 civils victimes de meurtres ou de procès expéditifs après le coup d'État franquiste des 17 et 18 juillet 1936. À partir d'exemples concrets, il montre comment les troupes de Franco ont finalement tué environ trois fois plus de civils que les républicains, fondant leur action sur un corpus théorique élaboré et une politique de meurtre systématique touchant les hommes, les femmes et n'épargnant pas les enfants. Au-delà de la vision statistique, sans doute à jamais incomplète, Paul Preston s'attache à faire vivre l'histoire d'individus des deux camps, qu'ils soient victimes ou criminels, quel que soit leur âge ou leur sexe. Tout en éclairant le contexte politique et stratégique de la guerre, il décrit, en suivant une large trame chronologique, les effets sociaux, démographiques, psychologiques des affrontements entre rebelles et républicains.

Espagne, 1936, une guerre d'extermination (The Spanish Holocaust) vient combler un manque important de l'historiographie de l'Espagne au XXe siècle, longtemps confrontée aux difficultés de reconstruction d'une Espagne démocratique.

Institut Cervantes Paris

Voir aussi Le Monde des livres

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 21:59
Sanctissime Con insoumis

L'affaire du Con insoumis (Coño Insumiso), classée d'abord sans suite, connaît un rebondissement en appel !

Péché ou délit ? Blasphémer équivaut-il à commettre un délit dans un état en principe non confessionnel ? Une prétendue offense religieuse doit-elle être poursuivie en vertu du code pénal ? Question que pose la plainte d’une Association d’avocats chrétiens contre un groupe de féministes (et des syndicalistes) pour un supposé délit d’atteinte aux sentiments religieux : le 1er mai 2014, dans une parodie des manifestations de la semaine sainte, elles avaient organisé la Procesión del "Coño Insumiso" !

Trois féministes et deux responsables syndicaux (CGT) ont été inculpés par la juge d’instruction 10 de Séville pour un délit contre les sentiments religieux pour avoir porté en procession un vagin géant en plastique durant une manifestation du 1er Mai ! A la suite de la plainte de l’Association des avocats chrétiens, elle avait demandé à la police d’identifier formellement les organisatrices de cette joyeuse mascarade. Les femmes inculpées sont membres d’une Association du Sabbat féministe sévillan qui rend un culte au « Santísimo Coño Insumiso », au Sanctissime con insoumis !

 

 

 

 

 

 

 

La plainte des fondamentalistes cathos contre la procession blasphématoire à leurs yeux se fonde sur un article 525 du Code pénal espagnol, objet de controverses entre juristes, qui stipule qu’encourent une peine de prison de 8 à 12 mois ceux qui, pour offenser les sentiments des membres d’une confession religieuse, se livrent, en paroles, par écrit ou par tout autre moyen, à des railleries sur les dogmes, croyances, rites ou cérémonies ou s’en prennent à ceux qui les professent ou les pratiquent.

Le secrétaire général de la CGT de Séville, Miguel Sevillano, et le Secrétaire à l’organisation de la CGT en Andalousie, Félix Cervera, sont aussi inculpés de délit contre les sentiments religieux et de délit de provocation à discrimination, la haine et la violence pour des motifs liés à la religion ou aux croyances. Ils se défendent en disant que des associations qui ne dépendent pas de la CGT se sont jointes librement à la manifestation du 1er mai.

Mais l’instruction a eu beau jeu de rappeler que le 10 avril, la CGT avait déjà organisé une procession de l’Anarcofradía del Santísimo Coño Insumiso y el Santo Entierro de los Derechos Sociolaborales (L’anarcho-fraternité du con insoumis et du saint enterrement des droits sociaux des travailleurs) !

Et l’Association des avocats cagots de s’indigner de cette parodie des processions de la Semaine Sainte, mise en scène sur le ton de la dérision, avec de fausses pénitentes, marchant au rythme des tambourins et portant sur leurs épaules le présentoir d’un vagin en plastique de plus d’un mètre de haut, drapé comme une Sainte Vierge !

La Fraternité du Sacré Con Insoumis à l’exploitation et à la précarité proclame : « Nous sommes les louves, les folles, les étudiantes, les putains, les précaires, les chômeuses, les hétéros insoumises, les vieilles, les fillettes, les grosses, les maigres, les mauvaises et incorrectes, les migrantes, les sorcières, les mères, les avorteuses, les noires, les lationoaméricaines, les gitanes et les musulmanes, nous sommes les violées, les mortes, les battues, les écorchées, les cachées, les interdites, les insensées, les féminazis, les radicales, dignes d’être brûlées sur le bûcher… »

La défense stupéfaite

Luis de los Santos, avocat des inculpés a exprimé sa stupéfaction pour cette utilisation du droit pénal basée sur des intérêts politiques prédémocratiques de la part des l’association des avocats chrétiens ! Il réclame le non-lieu. Il n’y aucun délit. Cette manifestation était dénuée de tout caractère religieux (“no tiene nada que ver con la religión”). Le code pénal est instrumentalisé pour criminaliser la liberté syndicale et la liberté d’expression.

Sources :

  • El PLural (27/11/2015) : Imputadas las tres feministas que procesionaron el ‘Santísimo Coño Insumiso’ en Sevilla
  • Kaosenlared (02/12/2015) : ¿Delito o pecado? Un vídeo evidencia el tono festivo del ‘Santísimo Coño Insumiso
  • Saltimbanqui (El circo) (26/11/2015) : Imputadas las tres feministas que sacaron en procesión el ‘Santísimo Coño Insumiso

Des membres de la confrèrie

 

Le tribunal de Séville ordonne de ré-ouvrir l’affaire de la Procession du ‘Con insoumis

Sanctissime Con insoumis

La Cour Provinciale de Séville a décidé de rouvrir l’affaire de la procession d’un vagin de plastique* de 1m de large sur 2m de haut, imitant une statue de Vierge Marie, dans la manifestation du 1er mai 2014, organisée par la CGT, d’après l’Association des avocats chrétiens à l’origine de la plainte.

Ainsi, dans une ordonnance le tribunal a estimé partiellement recevable le recours présenté par cette association contre la décision du 7 juin 2016 de la juge d’instruction de classer l’affaire sans suite considérant que « ne pas croire dans les dogmes et le manifester publiquement fait partie de la liberté d’expression ».

Devant cette affirmation des inculpés que leurs actes relevaient de la liberté d’expression, le tribunal a allégué que ce droit n’est pas absolu, mais qu’il était soumis aux « droits fondamentaux reconnus par le titre I de la Constitution espagnole dont celui de liberté idéologique, religieuse et de culte ».

L’Association des avocats bigots, par la voix de sa présidente Polonia Castellanos – la même qui a mené la croisade contre les Drag queens – que la seule chose qu’ils exigent c’est « le respect de la foi des chrétiens, leurs dogmes et leurs croyances ». « Nous acceptons la critique, mais toujours dans le dialogue, non dans la vexation, la moquerie ou l’offense. » a-t-elle ajouté.

Bilbao

La juge Pilar Ordóñez, qui avait classé la plainte, avait considéré que les faits dénoncés par cette association ne constituaient pas un délit et avait donc relaxé les trois femmes qui avait été identifiées comme porteuses du vagin en plastique et les secrétaires syndicaux CGT de Séville et de l’Andalousie, Miguel Sevillano et Félix Cervera.

La magistrate dans ses attendus s’appuyait elle aussi sur la Constitution espagnole qui garantit certes la liberté religieuse, mais dans un état a-confessionnel : les pouvoirs publics doivent aussi bien garantir que les citoyens puissent professer, en privé comme en public, une religion déterminée que d’empêcher que quiconque soit obligé de professer une religion, la Constitution proclame également le principe d’égalité et interdit une quelconque discrimination pour cause de religion ou d’opinion.

De son point de vue, cette parodie n’avait pas pour but de porter atteinte aux sentiments religieux, ni d’humilier ou blesser. Ne pas croire dans les dogmes d’une religion et le manifester publiquement fait partie de la liberté d’expression. La juge constatait l’absence de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence dans la manifestation.

Quant aux deux cégétistes, elle constatait que si ce syndicat avait bien provoqué la manifestation du 10 avril 2014, elle avait pour objectif de protester contre les licenciements dans l’entreprise Damas. Quant au 1er mai 2014, le groupe féministe s’était joint à la manifestation syndicale à la hauteur du Parlement andalou, après avoir eu son propre parcours, indépendamment donc de la CGT.

Ce sont donc ces attendus de la Juge d’instruction que remet en cause le Tribunal Provincial, qui s’appuie sur le fameux article 525.1 du Code pénal espagnol pour cette raillerie publique des dogmes et rites religieux. La magistrature espagnole est bien divisée entre une aile conservatrice et une aile libérale. La destitution, naguère, du juge Garzón montre que l’héritage du franquisme dans ce corps judiciaire est encore bien pesant. Et les actions répétées des avocats bigots montrent aussi que le national catholicisme est toujours prêt à réapparaître.

* Ce vagin en plastoc massif eût-il été signé Jeff Koons qu'il eût été acheté à prix d'or par François Pinault et même exposé à Versailles où il aurait plus que "Dirty corner" mérité d'être baptisé "le vagin de la reine" !

 

Source : http://www.huffingtonpost.es/2017/03/31/la-audiencia-de-sevilla-ordena-reabrir-la-causa-por-la-procesion_a_22020500/

 

 

Pour compléter :

La Procesión del Coño Insumiso y el Virgo de sus Cofrades

 
Se ha reabierto la causa contra las autoras de la protesta, que en su día fue archivada al reconocer su carácter festivo y reivindicativo. Se les juzga ahora por "escarnio al dogma de la santidad y virginidad de la Virgen María"
https://saltimbanquiclicclic.blogspot.fr/2017/07/la-procesion-del-cono-insumiso-y-el.htmlhttps://saltimbanquiclicclic.blogspot.fr/2017/07/la-procesion-del-cono-insumiso-y-el.html
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 11:03
ESPAGNE : Les internats de la peur

Maltraitances psychiques et physiques, abus sexuels, travail forcé, pratiques médicales douteuses : des milliers d’enfants furent incarcérés dans ces internats de la peur durant le franquisme et jusqu’aux premières années de la démocratie. Collèges religieux, orphelinats, préventorium se transformèrent en ces sortes de prisons pour jeunes. Et contrairement à des pays comme l’Irlande qui ont tardivement reconnu les mauvais traitements infligés dans des établissements religieux sous la responsabilité de l’état, en Espagne ces abus ont été occultés, passés sous silence, donc non jugés, et n’ont donné lieu à aucune réparation.

« Ils m’ont brûlé le cul avec des bougies et m’ont frotté les couilles avec des orties parce que j’avais pissé au lit » ; « ce que me faisait faire ce Monsieur s’appelle une fellation, mais à l’époque je n’en avais aucune idée » ; « je pensais me suicider : qu’un enfant de 12 ans pense à cela montre la dureté de ce qu’on subissait »… Ce sont quelques-uns des témoignages de ces milliers de garçons et de filles qui passèrent tout ou partie de leur enfance enfermés dans ces internats ou centres de bienfaisance (!) durant le franquisme et les premières années de la transition démocratique.

 

Beaucoup y furent victimes de passages à tabac, de viols, de travail forcé et tous de vexations, d’humiliations, dans ces centres que le régime utilisait pour sa propagande.

    Des images des actualités cinématographiques, en blanc et noir, montraient de nombreux enfants, propres comme des sous neufs, vêtus de blanc qui jouent, s’amusent, écrivent sur leurs cahiers et mangent sur des petites tables rondes dans de grands réfectoires aux immenses baies vitrés, sous le regard maternel de quelques bonnes sœurs… Le commentaire contait la vie privilégiée de ces enfants dans un paysage de montagne aux vertes prairies et pinèdes immenses. D’autres filmaient des adolescents travaillant dans un atelier ou dans des vergers, faisant de la gym ou jouant au foot, posant en groupe autour d’un prêtre jeune et athlétique, tandis que le commentaire vantait cette saine vie de formation et de vie au grand air. Sans oublier, bien sûr, les saintes images de retraite de première communion…

ESPAGNE : Les internats de la peur

Une entreprise de dépersonnalisation

Les témoignages recueillis montrent la cruauté et le sentiment de totale impunité dont faisait preuve l’encadrement religieux à l’encontre de mineurs qui ne pouvaient ni se défendre ni les dénoncer. Une jeune fille contestant l’arbitraire d’une religieuse était punie avec des électrochocs, comme une malade mentale. Un ado raconte que le prêtre tout en l’attouchant se branlait sous sa soutane : « Et le même personnage disait la messe le lendemain ; ma croyance en dieu en fut sérieusement ébranlée. »

Beaucoup d’adolescents furent quasi réduits en esclavage. « Ils m’ont vendu. On m’a ôté du collège pour m’envoyer dans le León m’occuper du bétail, seul, dans les montagnes, à 13 ans ! » « Nous faisions la lessive du matin au soir avec de la soude. J’avais les mains pleines de crevasses, avec du sang et du pus. Dans ce centre religieux nous étions des esclaves. »

   D’autres témoignages relatent les dérouillées quotidiennes et les vexations devant les autres enfants. Certes, les châtiments corporels, du style coups de règles sur les doigts, sévissaient dans les écoles à cette époque. Mais là ça relevait quasiment de la torture : de véritables passages à tabac, des humiliations publiques de manière à terrifier tous les autres. Sur fond d’endoctrinement national-catholique, une entreprise de dépersonnalisation méticuleusement programmée pour que ces enfants, ces jeunes se sentent comme des riens, des moins que rien, des déchets irrécupérables !

Les pauvres gosses qui étaient livrés à ces institutions étaient d’abord des enfants de Républicains* – les plus jeunes étaient vendus à des familles bien pensantes en mal d’enfants – les orphelins, les enfants abandonnés par des mères célibataires qui ne pouvaient supporter les stigmates de la « fille-mère » - enfants du péché pour les religieux bornés -, enfants enlevés aussi à des mères abandonnées par l’époux ou dont l’époux était emprisonné. Un centre de protection de la femme - el Patronato de Protección de la Mujer – créé pour prévenir la ‘chute’ de la femme dans la prostitution n’hésitait pas à confier à ces internats de la peur, des adolescentes violées par des proches et enceintes ; double peine pour la victime (sans parler de l’enfant : certains subiront ce bagne de la naissance à 18 ou 19 ans !).

Contrairement à ce qui s’est passé en Irlande où aussi bien l’état que l’église ont fini par reconnaître et condamner les cas d’abus sur mineurs, en Espagne ni l’église ni l’état ne se sont préoccupés de ces abus ni de leurs victimes. Quelques-unes de ces victimes se sont liées à l’action engagée en Argentine contre les crimes du franquisme par la juge María Servini de Cubria. Aucune n’espère en la justice espagnole.

 

* Le régime franquiste, dans une grande opération de propagande, a réussi à convaincre la majorité des pays d’accueil des enfants des républicains, évacués à l’étranger pendant la guerre civile, de favoriser leur rapatriement. Mais ces enfants ne furent pas remis à leurs familles, ils furent placés directement dans ces internats de la peur !

 

Sources :

Los internados del miedo, Almudena Grandes, El País 12/07/15

Un documental desvela las torturas a menores en los internados del franquismo, La marea 27/04/15

Documentaire

PARACUELLOS

« Sur ce sujet je te renvoie aussi à la bande dessinée de Carlos GIMENEZ qui a subi  ce type d'internat et en raconte la vie dans  : "Paracuellos" » me signale PL.

 

La serie 'Paracuellos' es uno de los mejores y más terribles relatos de la posguerra española écrit El País. La série Paracuellos est un des meilleurs et plus terribles récits de la post-guerre civile espagnole.

Cette bande dessinée conte l’enfance de son auteur Carlos Giménez : orphelin de père, sa mère tuberculeuse ayant dû aller en sanatorium, il se retrouve placé dans un foyer de l'Auxilio Social.

La violence et le sadisme sont personnifiés par le père Rodriguez qui dirige le foyer et les instructeurs phalangistes Antonio et Mistrol. "El instructor de la Falange Mistrol pegó 72 bofetadas al niño Antonio Sánchez. Esto ocurrió en 1948 en el hogar General Mola de Madrid. Antonio Sánchez tenía siete años y se meó de la paliza".

 

Seuls les deux premiers tomes ont été traduits en Français, dont le 1er par Gotlib.

 

 

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 14:20
Les Espagnols pour l’adoption par des couples de même sexe
Les Espagnols pour l’adoption par des couples de même sexe

Adoption par les couples mariés d'un même sexe

Dix ans après l’adoption d’une loi pour le mariage pour tous, 3 Espagnols sur 4 sont pour permettre l’adoption à des couples homosexuels. Après quatre décennies de national-catholicisme franquiste et malgré le poids d’un haut clergé particulièrement obscurantiste, une majorité de catholiques, y compris les catholiques pratiquants, est aussi d’accord. Et quand la question est posée sous l’angle de l’intérêt de l’enfant, ils sont huit sur dix à estimer que l’orientation sexuelle des adoptants n’a pas à être prise en compte.

Dix ans après l’adoption du mariage pour tous, les Espagnols sont de plus en plus nombreux à approuver cette loi : 68 % en juin 2015 contre 58 en mai 2013 et ceux qui s’opposent à toute forme d’union pour des personnes du même sexe tombent de 10 à 4%. Reste que ceux qui approuvent le mariage pour tous sont majoritairement à gauche : 85% des votants potentiels du PSOE, 91 % de ceux de Podemos, alors qu’au PP ils ne sont que 42 % et à Ciudadanos (C’s) 48% (49% admettant cet union mais pas sous le nom de mariage).

Par âge c’est quasi unanimement que les 18-34 ans approuvent ce mariage (90%), le pourcentage tombe à 51 chez les plus de 55 ans.

Même chez les catholiques pratiquants une majorité relative (48 %) admet le mariage homo et seuls 11% sont farouchement opposés à toute union homosexuelle. Chez les non croyants l’approbation est massive à 87%.

Les Espagnols pour l’adoption par des couples de même sexe

Adoption par des couples du même sexe : répartition par courants politiques

Mais le paradoxe est qu’alors que le mariage homo n’est encore approuvé que par les 2/3 des espagnols, 3/4 sont cependant d’accord pour que les couples de même sexe puissent adopter des enfants ! Ce qui veut dire qu’une partie de ceux qui n’admettent pas encore que l’on nomme « mariage » un couple du même sexe sont cependant d’accord pour qu’ils puissent adopter.

On retrouve les clivages entre une gauche massivement d’accord (PSOE 89%, Podemos 93%) mais C’s se montre nettement plus libéral avec 61% que le PP où, néanmoins, une majorité relative est pour à 48%).

Les Espagnols pour l’adoption par des couples de même sexe

Adoption par des couples du même sexe : répartition par tranches d'âge.

La répartition par âge offre une petite surprise puisque les 18-34 ans sont un peu moins nombreux à approuver l’adoption qu’ils n’étaient à le faire pour le mariage entre personnes du même sexe (87% contre 90%) ; les 35-54 sont dans la moyenne ; les plus de 55 ans, bien que plus réticents, sont majoritairement pour à 64 %.

Les Espagnols pour l’adoption par des couples de même sexe

Adoption par des couples du même sexe : l'opinion des catholiques.

Mais la révélation de ce sondage est que les catholiques pratiquants sont une majorité à être d’accord avec l’adoption pour les couples homosexuels. De quoi faire frémir d’horreur nos grenouilles de bénitiers – Bourge, de la Rochère, Boutin et les autres – mais également Mme Agacinski, farouchement opposée aussi à l’ouverture du droit à l’adoption aux couples homosexuels, qu’elle oppose à une parentalité « naturelle » ! Certes, ils ne sont que 51%. Loin donc des 87% des non croyants. Mais dans un pays marqué par le cléricalisme d’une église non défranquisée – et même compte tenu de la marge d’erreur – ce résultat est un désaveu pour les prélats ultra-réactionnaires.

Les Espagnols pour l’adoption par des couples de même sexe

Le bien de l'enfant prime

Et quand la question est posée sous l’angle de l’intérêt de l’enfant, le oui est encore plus franc et massif puisque presque 9 Espagnols sur 10 estiment que c’est le climat protecteur et aimant offert à l’enfant qui est primordial ! Le clivage par famille politique subsiste avec l’unanimité à Podemos et 94 % au PSOE, mais même ceux qui se reconnaissent dans le PP sont plus de 7 sur 10 à privilégier l’intérêt de l’enfant et 65 % à considérer que l’orientation sexuelle des adoptants ne doit pas entrer en ligne de compte.

La société espagnole évolue donc dans le sens d’une ouverture à plusieurs modèles familiaux, guidée par le sort de l’enfant. Pour autant la situation n’est pas encore idyllique. Si l’on en croit l’analyse de Violeta Assiego, les cas d’harcèlement et d’agressions sur l’orientation sexuelle ont augmenté dans les écoles et ces agressions sont aussi en tête des plaintes déposées à la police.

Sommes-nous sûrs cependant que la société française, dans un pays qui se targue d’être à l’avant-garde de la laïcité donc le moins soumis au cléricalisme, ait évolué aussi profondément dans l’ouverture aux nouveaux types de famille et le respect du droit de l’enfant ?

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:56

Les affaires sexuelles qui agitent l’opinion et l’église catholique ne doivent pas masquer des scandales encore plus graves et qui ne mettent pas en cause des individus défaillants – même couverts par leur hiérarchie - mais l’institution elle-même. « L’église était le franquisme » dit un historien qui raconte l’enlèvement de milliers d’enfants sous Franco. Tout un système de maltraitances d’enfants – amérindiens arrachés à leur famille au Canada, orphelins ou enfants de « filles-mères » (à qui on les avait arrachés) en Irlande et ailleurs – mis en place par une église arrogante et inhumaine.

 

 

brillantinedrrojaPetite anecdote pour commencer : ça se passe à Saint-Jo, l’école privée de mon bled, nous sommes en 9e (car les « chers frères » ne parlent pas de CP, CE ou CM), J.-C., fils d’un entrepreneur local (qui crache généreusement au bassinet de l’église), arrive avec ses cheveux blonds luisant de brillantine ; le Frère Hubert, fou de rage, fonce vers la cuisine, revient avec une bassine d’eau froide et un bloc de savon et, vitupérant, shampouine sauvagement le malheureux, avant de le traîner de classe en classe, vociférant, pour achever son humiliation ! Ce psychopathe pouvait, en toute impunité, terroriser toute sa classe.

Nous étions dans les années 50, en Anjou.

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien à voir avec « Les enfants volés du franquisme ».

O-F 13-04-10 franquisme

Ouest-France 13 avril 2010

 

 

espagnoleL’historien Ricard Vinyes chiffre à 21 000, rien que pour 1942 et 1943, les enfants enlevés de force à des mères républicaines par le régime franquiste avec la complicité active de l’église catholique.

 

Un document d'une institution religieuse, cité par Baltazar Garzon, chiffre à 30.960 au cours de la décennie 1944-1954 le nombre d'enfants de prisonnières politiques placés sous tutelle de l'Etat. Selon ce magistrat, c'est "un nombre indéterminé" d'enfants qui, de manière "systématique, préconçue et avec une volonté véritablement criminelle", auraient été soustraits à des familles "qui ne s'ajustaient pas au nouveau régime [franquiste]". Des milliers de femmes républicaines venues accoucher dans les hôpitaux ressortent sans bébés. ("La madre biológica entraba por un lado y la adoptiva salía con un bebé por otro").  Tous, sont déclarés morts nés. En fait, l'enfant, bien vivant, est placé sous la tutelle d'une famille proche du régime franquiste, pour être rééduqué. Ce sont les religieuses qui sont chargées de voler les enfants, elles utilisaient leur influence et l'autorité de l'Eglise pour faire taire les plaintes des mères. C'étaient elles aussi qui venaient annoncer « votre enfant est mort ».

 
Garzon relate cet épisode du début des années 40 basé sur le témoignage de espagne milicienne guerre civile espagnoleFélix Espejo, ancien mineur des Asturies: "Un jour, les mères [prisonnières] sortirent avec leurs enfants dans la cour [de la prison de Saturraran]. Les religieuses leur dirent que les enfants devaient rester à l'intérieur pour une révision médicale. Il y en avait une centaine. Lorsque les mères rentrèrent, ils n'étaient plus là. Concepcion [une prisonnière], qui n'avait pas d'enfant, fut impressionnée par les scènes de douleur et par les cris des mères qui réclamaient leurs petits. Ils les menacèrent en leur disant de se taire si elles voulaient rester en vie. Une femme d'Oviedo libérée peu après vit sa fille dans une maison de militaires, à Valence, mais on ne sait pas si elle a pu la récupérer ou non".

 

EspagneCette politique d'enlèvements, pour rechristianiser les enfants de mères rouges, s’est ensuite, avec toujours la complicité des « bonnes sœurs » et de leur hiérarchie, transformée en véritable trafic d’enfants.  «Ce qui commence comme une sorte de vengeance politique et de mise au pas de la société se transforme au fil des années en un vrai «commerce» qui aurait perduré y compris jusqu’au début des années 80», explique Hector Rojo (revue Diagonal). Ainsi Isabel, mineure et enceinte, dans la très catholique Espagne de 1974, a dû obéir à ses parents : accouchement discret et un bébé qui disparaît, confié par les religieuses, sous une fausse identité, à une famille bien sous tous rapports. (http://www.tdg.ch/actu/monde/enquete-vols-enfants-espagne-franquiste-2009-10-14).

 

Cette église franquiste, loin de tout repentir, continue d’afficher son cléricalisme avec la même morgue, pour tenter de bloquer les lois qui lui déplaisent. Le soutien du Vatican ne lui a jamais fait défaut. La radio contrôlée par la Conférence épiscopale espagnole prend très systématiquement position contre le gouvernement de Zapatero, défend, sur un ton souvent très violent, des positions proches du PP. (http://www.regards.fr/article/print/?id=3157).

 

J’ai déjà évoqué le sort fait à 150 000 enfants amérindiens, enlevés à leur famille et confiés à des pensionnats majoritairement dirigés par l’église catholique. En Irlande si 2000 enfants et adolescents furent victimes d’agressions sexuelles, au moins 35 000 furent placés dans les institutions catholiques où beaucoup subirent de mauvais traitements.

 

 

santiermIl arrive cependant, parfois, rarement, que, pour un comportement moins criminel que celui d’enlèvements systématiques d’enfants, un prélat fasse entendre la voix du repentir : "Dans le passé, en Vendée, l'Eglise était trop présente, occupait l'espace social et laissait peu de place à des manières de penser et de vivre la vie humaine et la foi d'une manière différente. Des hommes et des femmes ont souffert de cette emprise de l'Eglise sur leur vie personnelle et sociale. Je pense aussi aux personnes séparées, divorcées, divorcées remariées, à d'autres qui vivent une orientation sexuelle qu'ils n'ont pas choisie". M. Michel Santier, ancien évêque de Luçon, pourrait servir d’exemple à la grande majorité de ses collègues du monde entier. Mais l’acte de contrition n’est pas une pratique courante par l’église catholique.

 

24/XII/2010

Le Monde daté du 24/XII titre en page 3 "Les enfants volés d'Espagne"

Les associations de victimes estiment à 300 000 adoptions irrégulières et vols d'enfants entre 1940 et 1990 (donc le trafic a continué après la fin du franquisme). L'article raconte qu'une femme, sur les conseils du curé de la paroisse, a simulé la grossesse, avant d'"adopter" un enfant.

"Le vol de bébés a surgi en Espagne avec le franquisme mais, par la suite, il semble qu'il se soit transformé en un pur commerce, extrêmement lucratif, qui se serait nourri de la vulnérabilité de certaines catégories de personnes : mères célibataires ou mineurs, couples analphabètes [...] Ce qui a commencé comme un crime idéologique s'est transformé en une véritable mafia"  Enrique Vila cité par Le Monde.

 

En complément :

Espagne ou les mémoires interdites

Espagne: reportage sur les enfants volés du franquisme, l'un des derniers grands tabous d'Espagne

 

Un documental que muestra la crueldad del franquismo a la hora de reprimir principalmente a los niños de republicanos que lucharon para defender la democracia, todo ello se hizo desde el principio con la convivencia de la iglesia católica que, era parte fundamental de aquel sufrimiento que el régimen dio todo lo que fuera, republicano, ateo, sindicalista, comunista, anarquista y un largo etc... En conclusión, todo lo que no fuera el Nacional-Catolicismo era despojado de su humanidad para luego ser aniquilados.

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