Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 19:53
Pourquoi les filles simulent l’orgasme ?

Encore une étude scientifique états-unienne de la plus haute importance. Combien de femmes simulent l’orgasme et pourquoi ?

Pourquoi les filles simulent l’orgasme ?

Quatre-vingt-quinze fois sur cent

La femme s'emmerde en baisant

Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse

C'est pas tous les jours

Qu'on lui déride les fesses

 

Brassens exagère un peu. Entre la moitié (53%) et les deux tiers (67%) des femmes ont feint l’orgasme au moins une fois, si l’on en croit un article scientifique sur « la mesure des orgasmes simulés chez les femmes* », publié par la revue Archives du comportement sexuel (Avril 2014).

 

Bien que le phénomène soit énormément médiatisé, les raisons réelles qui poussent les femmes à simuler l’orgasme sont un des aspects les moins étudiés du comportement sexuel humain”, ont dit les méticuleux auteurs de cet article.

 

Décidés à résoudre cette énigme, les chercheurs de l’Université Temple de Philadelphie ont sélectionné un large échantillon de 480 femmes de 18 à 32 ans, toutes sexuellement actives et qui avaient simulé l’orgasme pendant le coït ou le cunnilingus. Elles furent soumises à un entretien et à un questionnaire, pour essayer, à travers la diversité des réponses qui motivaient la simulation, de dégager les grandes tendances.

 

Les "encore", les "c'est bon", les "continue"

Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux nues

C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont

En général que de pieux menson(ges)

C'est à seule fin que son partenaire

Se croie un amant extraordinaire

Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus

Ne soit pas déçu.

 

Du coup, l’intuition du poète est confirmée par la Science !

Car la première des quatre grandes raisons de feindre l’orgasme est la tromperie altruiste pour satisfaire l’orgueil du mâle. La deuxième cause est en quelque sorte inverse : la peur de donner une image négative de soi, de peine à jouir. La troisième est quasi pascalienne : en simulant l’orgasme on partage un peu de l’excitation et du plaisir du partenaire. La quatrième raison c’est tout simplement pour en finir ! Comme le clame une célèbre chanson paillarde "et qu'on en finisse !"

Pourquoi les filles simulent l’orgasme ?

Les enquêteurs ont dégagé cette classification à partir des réponses orales obtenues comme “pour pouvoir dormir”, “pour faire monter l’intensité de l’acte”, “pour que mon amant ne se sente pas mal”, “parce que c’est ce que mon compagnon attend”, “parce que je me sens honteuse de ne pas jouir”, “parce que je ne veux pas en discuter après”, “parce que c’est marrant de feindre”, “parce que je veux terminer”, “pour faire plaisir à mon compagnon”…

Parce que c'est marrant de simuler !

Le questionnaire, dans lequel une série d’items était proposé à apprécier entre 1 et 5, confirme que la principale raison est bien de satisfaire ou au moins d’éviter les préoccupations de l’amant : la phrase “pour éviter que mon compagnon soit déçu si je n’atteins pas l’orgasme” fait le meilleur score.

La deuxième raison de simulation est “pour terminer le coït”, car des femmes s’emmerdent en baisant !

 

Dans le commentaire, les chercheurs prétendent que feindre un orgasme ne comporte pas autant de soumission et de traumatismes que l’on a traditionnellement tendance à le croire ;  c’est un acte le plus souvent bien contrôlé par les femmes, qui ne leur cause pas de problème, ni ne remet en cause leur couple.

Mais, malgré la caution implicite de l’ami Georges, ne peut-on se demander si ce type d’étude n’est pas purement états-unienne ?

 

 

The faking orgasm scale for women”, “Archives of Sexual Behavior”.

 

Source : Pere Estupinyà 

Illustrations tirée (et adaptées pour certaines) de Saltimbanqui (El Circo)

Pourquoi les filles simulent l’orgasme ?
Orgasme mystique : l'extase de Thérèse d'Avila

Orgasme mystique : l'extase de Thérèse d'Avila

Repost0
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 14:37
Bretagne, Pays Gallo et Pétain !

8500 personnes selon la police donc le double selon les manifestants (ou l’inverse 17000 selon les manifestants donc la moitié selon la police) ont défilé le samedi 28 juin 2014, dans les rues de Nantes, derrière une banderole bilingue clamant « Non à la liquidation de la Bretagne » !

 

Avec son « vibrant Hep Naoned, Breiz ebet ! » (entendez Sans Nantes, pas de Bretagne) le brave Alan Stivell, de son vrai nom Alain Cochevelou, aurait provoqué la plus complète incompréhension chez les contemporains de la Duchesse Anne. Car ce Naoned est un nom tout droit sorti de forges bretonnisantes contemporaines. Le nom de « Nantes » n'a aucune origine celtique. L'étymologie la plus communément admise est une origine latine Portus Namnetus (port des Namnètes, tribu gauloise qui habitait là et dont les descendants seraient donc les plus historiquement fondés à en clamer la namnètitude !) ; une autre hypothèse serait nantos, en gaulois, signifiant "vallée", Nantes pourrait être définie comme la "ville du fleuve, de la vallée".

 

Un « Office de la langue bretonne », dans une entreprise de celtisation du pays Gallo invente donc une toponymie assez délirante : Rennes devient Roazhon et Cesson-Sévigné devient un improbable Saozon-Sevigneg (même dans la partie bretonnante, la basse-Bretagne, on observe de cocasses pancartes, comme Kergrist-Moëlou sous-titré Kergrist-Moelou, le tréma étant sans doute la marque de l’affreux impérialisme français).

 

Assez drôle de voir comment, à l'instar de l'horrible France colonialiste qu'ils abhorrent, ces bretonnants essaient d'imposer le breton de Basse-Bretagne en Haute-Bretagne, au détriment des langues gallèses !

Plus grave est l’imposture pétainiste.

 

« Derrière une grande banderole portant le mot "Réunification", une pancarte arborait un photomontage de François Hollande avec les moustaches du maréchal Pétain[…] sous-titré: "C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui." » (Le Nouvel Observateur)

 

Car, figurez-vous, les Pays-de-la-Loire sont une création Pétainiste et estimer que leur disparition ne s'impose pas c'est, avec la logique implacable qui caractérise nos procureurs, être soi-même Pétainiste !

 

Certes, par un décret du 30 juin 1941, il est créé 4 « préfets régionaux », mais il n'est question ni de Bretagne, ni de Pays-de-la-Loire, puisque lesdites régions sont désignées par le nom de la ville siège du super-préfet (région de Rennes, d'Angers, d'Orléans et de Poitiers).

 

En fait, ce décret ne faisait que reprendre un découpage de l'hexagone en « groupements économiques régionaux » instauré par Clementel, ministre de Poincaré, en 1919 et repris dans un décret-loi de 1938 par Daladier.

 

Faut-il ajouter que ni Pétain, ni Daladier, ni Clementel n’ont pu détacher la Loire-Inférieure de la Bretagne, puisque la Révolution a supprimé les provinces d’Ancien Régime ?

 

Faut-il aussi rappeler que le découpage actuel date d’un décret du 2 juin 1960, signé d’un certain Charles De Gaulle ? De Gaulle pétainiste donc ?

 

Une ‘votation’ bidon en guise de démonstration démocratique, un commando d’abrutis qui s’en prend au domicile privé de Jean-Marc Ayrault, une insulte imbécile* d’un membre du groupe Tri-Yan sur les Pays-de-la-Loire et surtout des déclarations aux relents nauséabonds sur la menace de dilution que ferait peser à la pure entité bretonne une union avec les impurs Pays-de-la-Loire, est-ce bien représentatif de la volonté des habitants de la Loire-Atlantique ?

 

* « bernique sans cerveau accroché depuis 40 ans à son rocher», comparaison des plus délirantes.  A noter que ce 40 ans dément les âneries pétainistes.

 

NB Cet article est une reprise d'un autre de février 2009.

 

 

 

 

Qui parle de la réunification du Vexin, honteusement divisé en Vexin Français et Vexin Normand ?

Qui parle de la réunification du Vexin, honteusement divisé en Vexin Français et Vexin Normand ?

Et proche du Vexin, la Picardie qui a aussi des betteraves !

Picardia Independenza

 

Si t'aimes bien l'odeur du bois, visite la Syrie

Si on t'accuse de meurtre, visite la Lybie

Si tu veux faire un régime, évite plutôt la Grèce

Et si tu veux voir de vrais punks, envole-toi pour la Crète

Si t'aimes pas les gens méchants, visite le Gabon

Si t'es sur l'point d'exploser, évite plutôt Grenade

Si t'as pas trop le vertige, y a bien sûr les Pays-Bas

Et si on t'raconte trop d'salades, ne va pas en Macédoine

 

[ Refrain : ]

Mais de tous les… de tous les pays du monde

C'est la Picardie que j'préfère !

C'est la Picardie que j'préfère !

Si on s'y met, on s'y met, ouais, tous ensemble

L'indépendance c'est pour l'hiver !

L'indépendance c'est pour l'hiver !

 

Pi- Pi- Picardia independenza !

Pi- Pi- Picardia independenza !

 

Si t'aimes bien les films x, il y a les cochons d'Inde

Si t'aimes bien dormir dehors, visite le Liban

Si tu aimes l'informatique, il y a la Micronésie

Et si tu veux d'l'argent facile, y a bien sûr la Tunisie

Si t'aimes bien les petits pois, il y a toujours L'Écosse

Si tu aimes toucher du bois, il y a bien sûr les Corses

Si tu trouves que tout est grave, envole-toi au Bénin

Et pour visiter l'Afrique, pars avec un ami bien

 

[ Refrain ]

 

Pour les ivrognes y a Agen, pour les camés y a l'Hérault

Pour les fêtards il y a l'Aube, pour mettre le feu y a l'Anjou

Pour les riches y a la Charente, pour pas dire oui y a Dinan

Pour les méssants les z'Antilles, pour les cadres la Réunion

 

Mais de tous les… de tous les pays du monde

C'est la Picardie que j'préfère !

C'est la Picardie que j'préfère !

Si on s'y met, on s'y met, ouais, tous ensemble

L'indépendance c'est pour l'hiver !

L'indépendance c'est pour l'hiver !

 

Spéciale dédicace à tous les exilés de Picardie

Qui ont quitté leur pays, ah !

Qui ont du fuir avec des betteraves plein les poches.

Aux États-Unis y a du pétrole, (mais nous on a des betteraves)

Aux Émirats y a du pétrole, (mais nous on a des betteraves)

En Afrique du sud y a des diamants, (mais nous on a des betteraves)

Un peu partout des Talibans, (mais nous on a des betteraves)

 

La Picardie c'est super, si t'aimes pas le sucré y a la mer.

Pour les drogués y a les terres, pour les forçats, la Baie d' Somme

 

[ Refrain ]

Pi- Pi- Picardia !

Pi- Pi- Picardia independenza ah ah !

 

Les fatals Picards

 

Repost0
19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:33
Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne

Epilogue de l'épilogue : l'Audience nationale à Madrid a statué sur le scandale Gürtel, un système de corruption entre le Parti populaire, au pouvoir, et un réseau d'entreprises. Au total, 29  des 37 accusés ont écopé de 351 ans de prison. Pire : le PP en tant que parti a été condamné pour tirer des bénéfices à titre lucratif.

 

https://www.nouvelobs.com/monde/20180525.OBS7219/corruption-en-espagne-motion-de-censure-elections-anticipees-rajoy-et-son-parti-isoles.html

Correa, Crespo y El Bigotes, condenados a 13 años de prisión por la trama Gürtel de Valencia

El País 10/02/2017

En guise d'épilogue de l'affaire Gürtel, le tribunal de Valence a condamné les principaux protagonistes.

 

 

 

569 hommes politiques, banquiers, chefs d’entreprises ont des comptes secrets en Suisse. Une évasion fiscale de 44 milliards d’euros. Elle représente 74% de la fraude fiscale, selon une note du fisc espagnol. Une comptabilité bis du Parti Popular (PP) au pouvoir révèle que ses dirigeants bénéficiaient de confortables primes, dont une partie au noir. Et si la monarchie garde une majorité relative de partisans, elle est d’à peine 41%.

 

Décidément les Pyrénées sont plus que jamais là.

Alors que l’Italie, il est vrai avec des personnages hauts en couleurs et/ou en frasques – Berlusconi, Beppe Grillo, par exemple – a droit à quelques échos dans nos médias, l’Espagne point.

Même sa famille royale, des Bourbons pourtant, attire moins Stéphane Bern, le spécialiste des familles royales, que les Grimaldi. Eh quoi ! Cristina, l’infante cadette, qui se défend devant un juge pugnace d’être au courant des malversations de son ex-handballeur d’époux, ça ne mérite pas une chronique.

     Quant au roi, Juan-Carlos, certes ses exploits cynégétiques ont quand même fait quelque bruit ; ces éléphants qu’il abat n’ont pas provoqué que l’indignation des disciples de BB, dans un pays qui connaît un chômage record, ces safaris avaient un côté provocant.

  Rien par contre sur les amours (à peine) clandestines d’un digne successeur d’Isabel II : «En Espagne, il y a deux reines : l’officielle Sofia, 73 ans, mariée avec le roi Juan Carlos depuis 1962 ; et l’officieuse, la provocante et blonde ‘princesse’ Corinna zu Sayn-Wittgenstein, de 46 ans, séparée et amante depuis quatre ans du souverain le plus tombeur de femmes d’Europe. Corinna Larson, son roturier nom de jeune fille, est née à Ditzingen, et son sang est devenu bleu après son second mariage, en 2000, avec le prince Casimir zu Sayn-Wittgenstein. C’est l’aristocrate qui accompagne le roi dans ses voyages officiels et elle le représente même à l’étranger». (La Stampa) Elle pourrait être sa fille, puisqu’elle a l’âge de l’infante Elena. Mais qu’un Bourbon ait des maîtresses, même les prélats ibériques l’absolvent.

Qu’il ait des ‘bâtards’ fait aussi parti de la tradition. Ainsi il aurait engrossé une belge, quasi en même temps que sa légitime pour Elena, la première infante. Surtout, dans sa prime jeunesse, il aurait aussi engrossé une catalane et cela en 1956, sous Franco le bigot !

Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne

Les partisans du rétablissement de la République lancent des attaques plus violentes. Ainsi, revient périodiquement l’épisode obscur de la mort de son frère. Juan Carlos avait 18 ans, son frère, Alfonso, 15. Ce samedi, à Estoril où vivaient le Comte de Barcelone et ses enfants, les deux frères étaient seuls, s’entraînant au tir avec un pistolet calibre 22. L’aîné a tué son cadet. Accidentellement dira-t-il. Aucune enquête n’a eu lieu. Mais aucun indice non plus d’une quelconque volonté fratricide.

Revient aussi l’accusation récurrente d’avoir été l’âme du 23F, le coup d’état manqué. L’Anatomie d’un instant de Javier Cercas en démontant avec minutie ce 23 février 1981 remet le rôle du roi en perspective.

 

Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’EspagneIl y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne

L'affaire Gürtel

Mais les frasques du roi, les malversations d’un de ses gendres, même avec la complicité de l’infante Cristina, ne sont rien à côté de la gigantesque corruption du Parti Popular au pouvoir. C’est le juge Garzón –depuis révoqué, le seul actuellement ‘condamné’ dans cette affaire pour de sombres questions de procédures – qui a soulevé le lièvre de l’affaire dite Gürtel, en fait Correa.

Bon d’accord, les espingoins n’ont rien inventé : rétro-commisions, dessous-de-table, surfacturation, c’est pas à Schuller et Balkany qu’on va apprendre cela, eux qui, si l’on en croit Schuller, se vautraient sur un lit de billets, provenant de sombres opérations.

Donc, comme pour URBA ou les marchés publics de l’Île de France, les entreprises retenues pour un marché public, parfois grâce à des pots-de-vin, devaient reverser une commission, évidemment en dessous de table. S’y ajoutait, pour les entreprises du groupe de Correa, retenues du coup par piston, une surfacturation manifeste. Tout cela contribuait d’abord à l’enrichissement personnel des organisateurs, ainsi Francisco Corréa et Pablo Crespo se seraient gentiment mis dans la poche 85 millions d’euros, chacun. Mais, il fallait aussi rétribuer les politiques à la tête des municipalités ou des communautés (Madrid et Valence) qui octroyaient les juteux marchés. Puis arroser le PP dans son ensemble par le biais du fameux Luis el cabrón Bàrcenas qui n’a pas oublié de se sucrer au passage (une quarantaine de millions).

Es la primera vez en democracia que un tesorero reconoce todo un sistema de financiación ilegal, con carácter permanente.

Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne

Le parti popular, c’est la roue de la fortune !

Finalement, Bàrcenas a fini par, sinon passer aux aveux complets, du moins à reconnaître le système de financement illégal du PP. Et il y a sans doute peu de démocraties où le siège du parti est quasi au tiers payé au noir. Mais outre les sièges locaux et national et les campagnes électorales, l’argent sale servait à compléter les primes que recevaient les caciques du Parti en dessous de table, qui donc échappaient au fisc.

Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne

    El Païs, pour avoir révélé qu’Aznar, alors chef du gouvernement, avait cependant continué de recevoir des primes du PP, a été attaqué en justice par celui qui avait fait payé la noce de sa fille par Correa ! Pour atteinte à son intimité, à son image et à son honneur, il réclamait 100 000 euros, pour un article intitulé « Le PP a versé une prime à Aznar quand il était Président du gouvernement ». Il était précisé qu’il en avait reçu à trois occasions pour frais de représentation, en 1996, pour 2,7 millions de pesetas (16 755 €). De telles primes étaient évidemment incompatibles avec l’exercice d’une responsabilité gouvernementale. Aznar s’est embrouillé dans une histoire d’arriérés dus pour des prestations précédentes dont il n’a pas plus été capable de démontrer la réalité que Copé l’existence de ses conventions-bidons. L’antipathique personnage a été débouté.

 

   Le non moins antipathique Alberto Ruiz-Gallardón, du temps où il était sénateur, a reçu, en 1994, en sommes déclarées, 2.275.000 pesetas du PP. Mais, la même année, à la fin de chaque mois, il recevait un petit surplus – quasi de l’argent de poche - de 53.769 pesetas. En juin et décembre – on peut comprendre pour décembre, les frais de cadeaux de fin d’année, mais pour juin ? – ça a doublé avec 107.538 pesetas. Mais, ce n’est pas tout, pour différentes (‘varios’) autres prestations en juin 1994, il a eu droit à 609.392 pesetas après que le mois d’avant, sans autres explications, il a eu droit à 304.696 pesetas. Faut-il ajouter que, cependant, il touchait son salaire de Sénateur ?

Entre 1991 et 2011, le PP a distribué en primes et frais de représentations 46 millions d’euros. Inutile de souligner que c’était au cœur d’une crise dont l’Espagne fut une des grandes victimes.

Ainsi, en 2007, le PP a réparti plus de 3 millions d’euros entre ses principaux leaders, un peu plus en 2008 et 2009, un peu moins en 2010 et 2011.

Ne parlons plus d’Aznar même si ses fameux frais de représentations ont atteint 780 000 euros entre 1990 et 1996. Mais on découvre des seconds couteaux comme José María Michavila, qui a droit à 400.000 euros ou le président du Sénat, Pío García Escudero, il est vrai un vétéran du parti, auquel Génova*, en frais de représentation et primes, a payé plus de 1.100.000 euros…

Encore plus surprenant ce député quasi inconnu, Juan Carlos Vera, mais un homme clé pour l’expertise en élections – une sorte de Buisson, sans doute - qui, à ce titre, a perçu 1.500.000 euros. Mariano Rajoy fait à peine mieux, quand il était secrétaire général du PP. Luis Bárcenas, non content de prélever à la source, s’attribuait des primes (1.471.662 euros).

Mais plus marrant : Francisco Álvarez Cascos, qui a été secrétaire général de 1989 à 1999, a perçu en primes déclarées 575.795,49 euros et en dessous-de-table, de Bárcenas, 410.226 euros. Javier Arenas bien que moins longtemps dans la charge (de 1999 à 2003) a eu droit en primes déclarées à 1.154.138,48 euros et selon Bárcenas, seulement 230.713 euros au noir. Mariano Rajoy, qui ne fut secrétaire général qu’un an (2003-2004), mais qui accéda au poste de Président National du Parti, a donc eu droit à une prime déclarée de 1.580.752,81 euros (mais il aurait palpé au noir 406.610 euros) !

En plus, bien sûr, pour tous, de leurs émoluments liés à leurs mandats ou postes.

Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne

Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg

 

   Emilio Botín, Président de la Banque de Santander, détient quelques comptes secrets (dont certains datent de la guerre civile !) dans la banque suisse HSBC. Un employé de cette banque, Hervé Falciani, a dévoilé des titulaires étrangers de comptes. On y touve 569 espagnols. Outre Botín et sa famille, José María Aznar; Dolores Cospedal; Rodrigo Rato; Narcís Serra; Eduardo Zaplana; José Folgado; Josep Piqué; Rafael Arias-Salgado; Pío Cabanillas; Isabel Tocino; Josu Jon Imaz; José María Michavila; Juan Miguel Villar Mir; Anna Birulés; Abel Matutes; Julián García Vargas; Ángel Acebes; Eduardo Serra; Marcelino Oreja...

 

Selon le fisc espagnol, ces comptes représentent 74% de la fraude fiscale, avec un total de 44 milliards d’euros. Ces 44 milliards que les super-riches ont escamotés auraient évité les coupes claires dans les comptes sociaux que Rajoy a réalisés.

 

L’énorme concentration de la rente et de la propriété fait de l’Espagne un des pays d’Europe où les inégalités sociales sont les plus prononcées et où la redistribution sociale est la plus réduite. Un pays où, aux dires même d’Aznar, "los ricos no pagan impuestos en España", les riches ne payent pas d’impôt.

 

   

Stephanie Claudia Müller, correspondante en Espagne de divers journaux économiques allemands, explique que les 2/3 de la dette sont dues aux collectivités territoriales. Chacune des 17 régions fonctionnent un peu comme des états indépendants, avec des institutions multipliées par 17 (ainsi y a-t-il 17 services météo, 50 chaînes de télés régionales en perdition, même des ambassades) ; les 4000 entreprises publiques servent à dissimuler la dette et à y placer membres de la famille et amis.

Pour elle la cause des problèmes de l’Espagne est d’abord ce modèle d’état non viable, miné par le népotisme et la corruption, saigné par une oligarchie politique en totale connivence avec l’oligarchie économique et financière, avec le pouvoir judiciaire sous sa coupe. Cette caste politique corrompue et incompétente risque de ruiner la nation pour plusieurs générations.

 

* Le siège du parti est rue de Gênes, Genova, et Los Genoveses désigne les caciques du PP

 

En annexe, l'article de S. C. Müller, traduit en Espagnol

Cliquer pour agrandirCliquer pour agrandir

Cliquer pour agrandir

Et en cadeau bonus

Petite série de dessins antimonarchiques (cliquer sur le symbole son)

Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Espagne
adaptation française

adaptation française

Repost0
17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 16:37
Avec ou sans poil ?

Avec ou sans poil ?

Une grande bataille sociéto-médicale, du style de la lecture dans les WC ou bien l’influence de la masturbation sur le cancer de la prostate que le deblog-notes est fier d’avoir relayées, est lancée en Espagne sur l'épilation intégrale du Mont de Vénus. Les médecins, selon Núria Marrón (Público), prétendraient que l'épilation intégrale aurait provoqué dans les cinq dernières années une augmentation alarmante des maladies sexuellement transmissibles (MST).

 

L’augmentation affecte plus la population mâle disent les médecins, bien que ce soit plus la partie féminine qui se plie aux injonctions de la mode. Ces derniers temps, le rasage du pubis est devenu le summum de la féminité, mais il devient l’ennemi public de la santé... L'épilation intégrale, dernière conquête de l’industrie cosmétique et des instituts de beauté armés de lasers, non seulement ne serait pas hygiénique, comme c’est martelé, mais serait nuisible !

 

Une Académie de dermatologie et vénérologie dit que cette mode absurde orchestrée par une puissante industrie aurait donc provoqué une montée alarmante des MST chez les jeunes. Elles se seraient multipliées par deux dans les cinq dernières années. D’après le Professeur Ramon Grimalt, la toison pubienne joue un rôle prophylactique contre le frottement dans les relations sexuelles, sinon, si un des partenaires est atteint d’une affection de la peau, il la transmettra à l’autre ; surtout si l'épilation est récente, car l’irritation de la peau favorisera cette transmission ! Si le poil commence à repousser cela peut se transformer en petites crevasses qui causent des minuscules blessures points d’entrée pour les micro-organismes.

 

Les infections les plus fréquentes seraient le papillomavirus humain ou des micro-champignons pathogènes. Et la population la plus affectée dans cette augmentation serait la masculine. Ce qui serait dû au fait que les hommes qui, au sens ‘propre’ se dépoilent, moins habitués à l’exercice, s’infligeraient des micro-coupures facteurs d’infections.

 

Comme qui dirait que notre Dr Grimalt est un peu le Dr Tissot de l'épilation. La masturbation rend sourd et l'épilation du Mont de Vénus fourgue des papillomavirus. Sauf que, au bout du compte, le Mont de Vénus en question serait peut-être celui de Conchita Saucisse, la grande gagnante de l’Eurovision, puisque sont visés les hommes dits métrosexuels qui, sur le modèle des cyclistes et des nageurs, se raseraient les poils, à l’inverse d’un Hemingway que les mauvaises langues soupçonnaient d’arborer un poitrail velu factice.

 

On peut noter, d’ailleurs, que des pratiques, que Mmes Boutin ou de la Rochère doivent réprouver, comme le cunnilingus, l’anulingus ou la fellation, gagnent certainement en confort avec l'épilation… et sans doute aussi en hygiène.

On peut certes avec certaines féministes lutter contre cette tendance fortement influencée par le porno.

Il se pourrait même que par un retournement de la mode amorcée par quelques vedettes du show-biz les aisselles velues reviennent à la mode, au grand bonheur des portugaises.

Ainsi Madonna, exhibant lesdites aisselles, renoue avec des poses de jeunesse pour PlayBoy.

Madonna Playboy 1985 Lee  FriedlanderMadonna Playboy 1985 Lee  Friedlander

Madonna Playboy 1985 Lee Friedlander

Mais les théories répercutées par la savante Académie de dermatologie et Vénérologie sont d’une scientificité douteuse. La seule conclusion que l’on peut en tirer serait que ceux qui veulent s’épiler intégralement confient leurs valseuses à des mains expertes pour éviter des coupures dans ces zones sensibles. Car se les désinfecter à l’alcool à 90° ne peut convenir qu’aux masochistes convaincus.

 

 

N.B. Faut-il ajouter, face aux farouches mais suspects défenseurs du poil, style Caralt et ses condisciples, que la toison pubienne est une véritable savane où prolifèrent des germes plus ou moins pathogènes, voire des parasites du plus bas étage qui soit ? Parasites qui ont inspiré la plume poétique de quelques carabins (« Ô Muse prête moi ta lyre… »). Et à pratiquer, in naturalibus, Un p'tit peu d'alpinisme sur un mont de Vénus, sournoisement, le parasite passe de poil en poil, de toison en toison.

« Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,

Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame

En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :

" Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ? »

La Marquise eût-elle offert aux assauts du chanteur une lisse chatte qu’elle n’aurait pas hébergé ces inconfortables poux de corps.

En complément

Et dans un autre registre Pierre Perret

Repost0
5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 21:32
Ecoles : Polémique sur une enquête de victimisation

Panique dans nos écoles : un directeur sur deux agressé par des parents d’élèves. Une enquête de Georges Fotinos connaît un bouze imprévu autant que suspect. Retour de manivelle, l’enquêteur sera victime à son tour des donneurs de leçons.

 

  G. Fotinos, sous l’égide de la CASDEN, avec l’accord et le soutien des trois principaux syndicats du primaire (FSU, CFDT, UNSA) et de plusieurs mouvements pédagogiques a lancé une enquête auprès des directeurs et enseignants du primaire. Sur les 73 questions, 11 portaient sur les « conflits, différends avec les parents et les agressions commises par ces derniers sur les directeurs : la nature des différends (orientation, affectation, punitions, sanctions, résultats scolaires, surveillance), et la victimation (coups, harcèlement, menaces et insultes). ». Malgré l’écho donné à cette enquête par les syndicats, associations, sites pédagogiques la récolte côté enseignants fut maigre : 3 917 réponses ont été enregistrées, mais avec seulement 10% d’enseignants. Seules donc les réponses des directeurs furent retenues : 3320 réponses ont été validées sur 52000 directeurs.

Ecoles : Polémique sur une enquête de victimisation

Bien que le terme d’agression n’apparaisse pas dans le questionnaire, dans sa synthèse, G. Fotinos l’emploie. 1 directeur sur 2 déclare donc avoir subi au moins une agression au cours de l’année ou plutôt avoir coché sur le questionnaire une ou plusieurs des quatre cases. Ce qui se traduit dans les titres par « 1 directeur sur 2 agressé par un parent d’élève ».

 

Légitime colère du grand donneur de leçons, Schneidermann qui pourfend l'ex-inspecteur général de l'Education (et ex-conseiller du ministre-chasseur de sauvageons Chevènement) Georges Fotinos, dont l’enquête, a été soutenue par la CASDEN, la banque des profs (à noter d'ailleurs que le marché de l'assurance contre les agressions explose chez les profs. A vous d'établir un rapport entre les deux faits). Outre que Schneidermann ne lit même pas les articles sur lesquels il met un lien – il saurait ainsi que Fotinos n’a été que chargé de mission et non I.G. – selon sa méthode habituelle il glisse de belles saloperies calomnieuses*. Certes G. Fotinos fut chargé de mission du temps de Chevènement, mais (déjà) sur les rythmes scolaires : il prônait le rythme 7 semaines de classes, 2 semaines de congés. Certes la CASDEN (son C veut dire Coopérative) est non pas la banque des profs, mais une banque fondée par des enseignants pour les enseignants et affiliée aux Banques populaires, mais elle laisse le rôle d’assureur à la MAIF, en liaison sur ces problèmes avec l’Autonome de solidarité qui défend les enseignants dans leur vie professionnelle.

 

Plus intéressante est la critique des journalistes du Monde. Ils s’interrogent sur la qualité de l’échantillon. « L’échantillon est à peu près représentatif (répartition maternelle/élémentaire, poids de l’éducation prioritaire, pyramide des âges). Les hommes sont, en revanche, surreprésentés (33,2% des répondants pour un poids réel de 26,8%).(…) Ce qui n’est jamais dit, étrangement, c’est le nombre total de directeurs d’école en France (autour de 52 000). Le taux de réponse est donc d’à peu près 6%. Ignorée, également, la notion de représentativité géographique : le questionnaire est tellement anonyme qu’il ne contient aucune question sur l’origine géographique du répondant. »

Ecoles : Polémique sur une enquête de victimisation
Ecoles : Polémique sur une enquête de victimisation

   Georges Fotinos, lui-même s’est défendu, notamment à la Nouvelle édition (Canal +) : "Il faut relativiser l’importance de ces chiffres, la fréquence annuelle de ces agressions est faible, et l’accumulation peut s’être produite à propos d’un même incident. D’autre part, nous sommes dans le domaine du ressenti émotionnel". Il n’en reste pas moins que sa présentation est sujette à caution : "Le premier constat nous indique que les directeurs se déclarent victimes des parents sur trois types d’agression proposés (harcèlement, insultes, menaces) dans des proportions qui peuvent inquiéter." Il oublie là d’indiquer qu’il ne « se déclarent » pas, mais cochent des cases du questionnaire, ce qui n’est peut-être pas pareil. "Le harcèlement est l’agression la plus fréquemment déclarée (4 directeurs sur 10) suivi des menaces et des insultes (1 directeur sur 10). Le second que met en évidence « la victimation répétée » est qu’1 directeur sur 2 déclare avoir subi au moins une agression au cours de l’année (dont 1 sur 5 de deux natures différentes et d’1 sur 10 de trois natures différentes)."

Ecoles : Polémique sur une enquête de victimisation

Et la polarisation sur ces prétendues agressions a laissé dans l’ombre d’autres aspects de l’enquête, plus révélateurs de la dégradation des rapports école-famille. « Près de 6 directeurs sur 10 pensent que les parents ne savent pas ce qu’il faut faire pour aider leurs enfants à la maison et 1 sur 2 indique que ces mêmes parents n’inculquent pas à leurs enfants les valeurs républicaines de l’école. Ces résultats sont inquiétants car ils sont la marque d’un doute sur la capacité d’aide des familles mais aussi d’une défiance construite ici sur le reproche de ne plus être le relais de la transmission des valeurs du "vivre ensemble" de "l’école libératrice" et du sens de la "laïcité" ».

Ecoles : Polémique sur une enquête de victimisation

Mais paradoxalement, en 2013, par rapport à une enquête de 2004, le constat est que 6 directeurs sur 10 déclarent que le climat de leur école est bon ou excellent et 9 sur 10, satisfaisant ou plus. En neuf ans, on note une nette amélioration générale : plus de 13 points sur le registre «excellent/bon», 10 points sur celui de «satisfaisant et plus» et une baisse importante (–10 points) sur le registre moyen/médiocre/exécrable.

 

Mais là aucun gros titre, aucune émission et pas de Schneidermann pour laisser la parole à l’accusé, coupable forcément coupable, Fotinos !

 

 

* Procédé classique de Schneidermann, l'insinuation diffamatoire : ainsi, au lieu de discuter du bien fondé d'un projet de transformation de l'Avenue Foch, il s'en prenait à la personne, Rozenblat, qui lançait ce projet. Ici, ce n'est pas le travail de Fotinos, qu'il n'a visiblement pas lu, qui est analysé, mais sa personne même qui est sournoisement mise en cause : disciple de Chevénement il dénoncerait encore les "sauvageons" devenus parents ; financé par la CASDEN, il chercherait, en noircissant le tableau, à faire vendre de l'assurance aux enseignants. L'attaque ad hominem économise une critique honnête d'une proposition ou d'un travail.

Repost0
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 17:00
L'art saintsulpicien dans toute sa sainte splendeur !

L'art saintsulpicien dans toute sa sainte splendeur !

Double canonisation, doublette d'officiants, deux papes en saints d’un côté, deux papes de l’autre. Notre premier ministre qui avait l’air de s’emmerder comme un rat mort. Les cagots de la manif pour tous qui l’ont sifflé. Un inventaire à la Prévert qui donne envie de le citer : « Notre Père qui êtes aux cieux/ Restez-y/ Et nous nous resterons sur la terre/ Qui est quelquefois si jolie… »

Une belle paire de saints ?

Quasi unanimité pour le bon pape Jean XXIII. Certes il n’a qu’un maigre miracle à son actif. Mais c’est lui qui a lancé Vatican II, cet aggiornamento qui rompait avec la période Pie XII. Le personnage même, capable d’autodérision et bon vivant respire la bonhomie.

Sauf que… la vilaine BBC a sorti une lettre confidentielle aux évêques et cadres des ordres religieux - Crimen sollicitationis 1962 – interprétée comme une consigne de loi du silence sur les affaires de mœurs en général et les actes de pédophilies en particulier, concernant les clercs. Les défenseurs du bon pape affirment que la menace explicite d’excommunication, dans ce texte, ne visait que les participants aux procés internes de l’église visant les prêtres fautifs.Il n’en reste pas moins que la loi du silence a prévalu jusqu’au règne de son co-saint Jean-Paul II avec un Cardinal Ratzinger qui centralisait toutes ces affaires douteuses en tant que responsable de  la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Du côté de Jean-Paul II, malgré les deux miracles réglementaires, le consensus n’est pas là.

Déjà un des miracles – une bonne sœur guérie de la maladie de Parkinson – concernant une religieuse prête à polémique. Le saint potentiel n’avait pas mieux à guérir et la miraculée n’avait-elle pas à offrir ses maux à Dieu, plutôt que de prier pour sa propre guérison ?

Le deuxième miracle, une costaricaine fanatique d’art saint-sulpicien, ne fera ricaner que les mécréants.

Cependant, la chute malencontreuse sur la tête d’un jeune pèlerin d’une bizarre croix élevée, si on peut dire, en son honneur dans la ville de Cevo, ne plaide guère pour ses dons de thaumaturge.

Mais laissons cela aux exégètes et experts en théologie et en miracles.

 

 

Jacques Julliard, devenu un finkielkhrétien, nous assénait, dans son hommage funèbre au pape Polonais, qu’il avait réconcilié l’église avec la raison, en proclamant l'unité indissoluble de "la connaissance par la foi et de la connaissance par la raison" (encyclique "Fides et Ratio", 1998). Certes, sans à proprement le réhabiliter au prétexte que le tribunal qui l’a condamné n’existe plus, il a reconnu que l’église avait peut-être commis une légère erreur en obligeant le sieur Galilée à se rétracter sur ses théories héliocentriques (en 1633 !).  Sinon, son encyclique forme  "un mur d’idées préconçues, un langage cryptique, un exposé chaotique sans structure intérieure mais habité d’une farouche volonté : avoir raison contre tout et tous” (Pierre Pescatore).

Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ

Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ

Dans le même éloge funèbre, le thuriféraire Julliard, après avoir fustigé d’anonymes anticléricaux français, pathétique expression de notre exception nationale, [qui] ont trouvé le moyen de se rapetisser encore eux-mêmes aux yeux du monde, nous assénait aussi que Jean-Paul II a réconcilié l'Eglise avec la démocratie !

Or, marqué par son combat de prélat polonais contre le communisme, devenu pape, il a, au contraire, accepté toutes les compromissions au service du refus catholique de la philosophie marxiste et du communisme athée. Il a donné priorité en Amérique Latine au combat contre la Théologie de la Libération qu’il jugeait polluée par des thèses et des méthodologies issues du marxisme. Plutôt Marcial Maciel, fornicateur, pédophile, prévaricateur que Dom Helder Camara ou Oscar Romero !

Et, plutôt Pinochet bien sûr, que celui qu’il avait éliminé, Allende ! S'appuyant sur des milieux le plus souvent conservateurs comme l'Opus Dei, comme le concède Julliard, le néo sanctifié peut difficilement passer pour le Saint-Patron de la démocratie.

Restent les critiques plus classiques, des affreux anticléricaux, que pourfendait l’ex éditorialiste du Nouvel Obs, sur ses positions traditionnelles en matière de mœurs, notamment son intransigeance sur le mariage, la sexualité, la famille…  Mais là, on voit bien, avec les drapeaux anti-mariage pour tous qui s’agitaient chez les pèlerins français qui sifflaient leur premier ministre, Valls, que c’est pour eux un motif absolu de sanctification sinon subito au moins pronto.

Alors Jean-Paul II, saint patron de nos cagots ?

 

 

 

Annexe

"D'une copine italianisante : des voies italiennes discordantes sur 'notre' Saint Jean-Paul II

Certes en Italien mais compréhensible" m’écrit P. L.

 

 

 

Roncalli e Wojtyła santi: un enorme ossimoro

di don Paolo Farinella

Per la proclamazione della santità ufficiale, Giovanni XXIII, il papa del concilio Vaticano II, si trova accomunato con papa Giovanni Paolo II, il grande oscurantista che scientemente e scientificamente quel concilio l’ha abolito. Wojtyla è stato il peggior pontefice del secondo millennio. Papa Francesco avrebbe dovuto impedirne la santificazione.

 

Perché Wojtyła non è un santo

di Giovanni Franzoni

Giovanni Franzoni, già abate di San Paolo fuori le Mura (nella cui veste – equiparata a quella di vescovo – ha partecipato al Concilio Vaticano II), è stato convocato agli inizi del 2007 dalla Postulazione per la causa dei santi per portare la sua testimonianza nel processo di beatificazione di Karol Wojtyła. Il ritratto del pontefice che emerge dalla sua deposizione giurata, che qui riproduciamo fedelmente, è assai distante dall’iconografia ufficiale.

 

Wojtyła santo subito? Il caso Maciel e altre ombre

di Hans Küng

La titubanza nell’intervenire sugli abusi sessuali, il pieno sostegno ai Legionari di Cristo del ‘discusso’ Maciel, la crociata sul celibato ecclesiastico, la carenza di miracoli e l’inflazione di santificazioni dal grande valore mediatico. Uno dei teologi messi all’indice da Wojtyła ricorda i motivi per cui Giovanni Paolo II non è un santo.

 

 

“A Saint, He Ain’t”: il New York Times contro la canonizzazione di Wojtyla

CALAMANI Roncalli e Wojtyla santi: cronache dal Medioevo

 

 

 

 

 

En supplément quelques images sur Marcial Maciel

Une belle paire de saints ?
Une belle paire de saints ?
Une belle paire de saints ?
Une belle paire de saints ?

 

Avec Alain Souchon, une hommage aux seins :

Attention, si le symbole du son en bas à gauche est barré cliquez dessus pour écouter A. Souchon

En supplément supplémentaire cet édifiant ouvrage

En supplément supplémentaire cet édifiant ouvrage

Repost0
24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 18:01
A la nôtre ! Le vin c’est bon pour la santé !

C’est un expert Finlandais qui l’affirme : un kil de rouge par jour c’est bon pour la santé.

D’accord, j’extrapole un peu, mais à peine car il affirme qu’une bouteille de vin par jour c’est bon pour la santé.

 

  Préjugé favorable pour ce Kari Poikolainen puisqu’il affiche comme hobbies, outre l’œnologie, la pétanque ! Le Dr Kari Poikolainen a été professeur en santé publique à l'Université d'Helsinki, directeur des recherches à la Fondation finlandaise des études sur l'alcool, puis il a travaillé comme expert en alcool à l'Organisation mondiale de la santé. Il a signé 290 contributions scientifiques. Il vient donc de publier un livre intitulé  Perfect Drinking and Its Enemies (Mill City Press, Minneapolis, 174 pages, février 2014).

 

Dans la présentation de son livre, il affirme que boire est essentiel pour la santé. L’art de boirePerfect drinking – que ce soit du vin, de la bière, des liqueurs, de l’eau, du café ou du thé, apporte des bienfaits pour la santé, développe le goût donc vous aide à mieux profiter de la vie. L’ouvrage émet quelques évidences et a pour but de perfectionner votre art de boire. Il se veut aussi distrayant.

 

Il y a quatre ennemis de l’art de boire : l’abstinence, l’alcoolisme, une information inadéquate et des politiques antialcooliques à courte vue.

Ceux qui consomment une bouteille de vin par jour vivraient plus longtemps que ceux qui ne boivent pas.

 

La plupart des autorités médicales conseillent aux hommes de ne pas boire plus de 3 verres de vin par jour et aux femmes de se limiter à 2. Le Dr Poikolainen estime que ce genre de données est arbitraire et non fondé scientifiquement. Il ajoute que les effets nocifs liés à l’alcool sont souvent amplifiés et que les points positifs d'une consommation responsable sont dénigrés ou niés. Il soutient qu'on peut aller jusqu'à une bouteille de vin de 750 millilitres, mais ne pas dépasser un litre.

 

«Les recherches actuelles indiquent qu'une consommation modérée vaut mieux que l'abstinence, et l'abus d'alcool est pire que l'abstinence - mais les quantités modérées peuvent être plus élevées que les recommandations actuelles». Il ajoute que «les effets nocifs de l'alcool sont souvent exagérés et que ses bénéfices sont dénigrés ou niés.» Il dit que le mouvement anti-alcool est dogmatique, militant, manipule les études et fait une chasse aux sorcières.

 

«L'alcool peut être bon ou mauvais pour la santé, tout dépend de l'usage. C'est bon si on en profite avec modération

Le vin réduit le stress qui est nocif pour la santé, mais l'excès de vin peut devenir toxique. Tout est question de quantité et d'équilibre. Donc, il faut en profiter avec modération.

 

Mais ce bon Docteur repousse assez loin les frontières de la modération.

 

Pour compléter : Alcool : mieux vaut boire un peu que pas du tout ?

L´alcool - l´alcool!

Voilà l´alcool - l´alcool!

L´affreux vitriol - l´alcool!

L´odieux pétrole - l´alcool!

Qu´on s´ jette derrière le col - l´alcool!

L´alcool - l´alcool!

Partout c´est la triste farandole

De l´alcool

 

Dites-donc, vous

Y m´ semble que vous

Buvez beaucoup

P´tit voyou!

Et vous, là

Y m´ semble que vous

N´ vous privez pas

Mon p´tit gars

Hé, oui, c´ qui

Vous faut à tous c´est du whisky

Bien tassé

Assez!

 

Petite tête

Ce qui vous guette

C´est le délire de l´alcool

La cabanon, la camisole

Au fond d´ vos verres

C´est la misère

Pendant qu´ vous perdez la raison

Vos enfants pleurent à la maison

Voyez l´infâme

Qui bat sa femme

Regardez donc

Cet œil vitreux

Et sa mâchoire de goitreux

C´est une loque

Qui se disloque

Assez de crimes, assez de viols

Assez d´alcool, assez d´alcool!

Assez d´alcool, assez d´alcool!

 

La santé, c´est la sobriété, Mesdames,

La santé, c´est la sobriété

La santé c´est la sobriété, Mesdames,

La santé, c´est la sobriété

Si malgré c´ qu´on vient d´ vous dire

Vous désirez avant d´ partir

Prendre encore un p´tit verre au bar

Il n´est certainement pas trop tard

 

L´alcool, c´est la misère

Assez de crimes, assez de viols

Assez d´alcool, assez d´alcool!

 

Avant, j´étais très bien vu

Et maintenant, je fais l´ guignol

Avec les Barbus

Voyez c´ qu´a fait de moi l´alcool

L´alcool, toujours l´alcool

Vite!

Videz vos verres plus vite que ça! {x5}

 

Payez, payez votre addition

Quittez ces lieux de perdition

N´oubliez pas que la santé

Dépend de la sobriété

Si malgré c´ qu´on vient d´ vous dire

Vous désirez avant d´ partir

Prendre encore un p´tit verre au bar

Il n´est certainement pas trop tard

Ce n´est pas joli de boire

Il vaut mieux vous arrêter

Ça n´apporte que des déboires

C´est mauvais pour la santé

 

La santé, c´est la sobriété, Mesdames,

La santé, c´est la sobriété

Payez, payez votre addition

Quittez ces lieux de perdition

N´oubliez pas que la santé

Dépend de la sobriété

Si malgré c´ qu´on vient d´vous dire

Vous désirez avant d´ partir

Prendre encore un p´tit verre au bar

Il n´est certainement pas trop tard

 

L´alcool, c´est la misère

Assez de crimes, assez de viols

Assez d´alcool, assez, assez d´alcool!

 

Santé, sobriété

Casse pas l´ bol!

Repost0
20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 10:43
La France championne du monde de la tolérance ?

Le centre de recherche PEW a enquêté dans 40 pays sur l’adultère, le jeu, l’homosexualité, l’IVG, le sexe entre adultes non mariés, la consommation d’alcool, le divorce, la contraception.

 

L’angle choisi par ce sondage est insolite. Ainsi, au lieu de demander si le-la sondé-e est pour ou contre l’usage de contraceptifs, la question devient : l’usage de contraceptifs est-il moralement acceptable, moralement inacceptable ou ne relève pas de la morale ? (Using contraceptives is morally acceptable, morally unacceptable, or is it not a moral issue ?). La tentation serait d’additionner ceux qui estiment le divorce, l’IVG, etc. comme moralement acceptable ou ne relevant pas de la morale comme des POUR. 

Mais s’agissant, par exemple, de la consommation d’alcool, les 57% de Canadiens ou les 56% de Français qui considèrent que ça ne relève pas de la morale posent peut-être plus sainement le problème en termes de santé publique.

 

 

La France championne du monde de la tolérance ?

Sur les 40 pays, je n’en ai retenu que 13 : Etats-Unis et Canada en Amérique du Nord, Argentine Brésil et Chili en Amérique latine, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie Espagne et France en Europe de l’Ouest, Pologne et Tchéquie en Europe de l’Est et enfin la Russie. Tous ayant été sous influence chrétienne, certains plus spécifiquement catholique, avec des destins historiques proches par groupe de pays du temps de la guerre froide (alliance Atlantique, Bloc soviétique, dictatures en Amérique latine) semblaient plus évidents à comparer. Et, à tort ou à raison, l’angle choisi, intitulé « global view on morality », m’a semblé peu pertinent pour sonder des pays musulmans, au vu, notamment, des résultats en Tunisie.

La France championne du monde de la tolérance ?
La France championne du monde de la tolérance ?
La France championne du monde de la tolérance ?
La France championne du monde de la tolérance ?
La France championne du monde de la tolérance ?
La France championne du monde de la tolérance ?
NB La ligne plus épaisse sous l'Italie est indépendante de ma volonté et n'a donc aucune signification.
NB La ligne plus épaisse sous l'Italie est indépendante de ma volonté et n'a donc aucune signification.

NB La ligne plus épaisse sous l'Italie est indépendante de ma volonté et n'a donc aucune signification.

L’église catholique a perdu la bataille du contraceptif

Le pape précédent a eu beau mettre la capote à l’index, l’église a beau condamner l’usage des contraceptifs, même la catholique Pologne ne compte que 17% de fidèles à cet enseignement. Il n’en reste que 4% en France et seulement 2% en Espagne. L’Argentine ou le Chili en comptent 6%.

Elle a aussi perdu la bataille de la chasteté en dehors des liens sacrés du mariage, même si l’échec est moins net. 22% des polonais trouvent moralement condamnable de copuler en dehors de l’hymen consacré. Ils sont même 35% au Brésil mais presque autant aux Etats-Unis (30% comme la Russie !). En revanche Français et Allemands ne sont que 6% à prôner l’abstinence, à peine plus en Espagne avec 8%.

 

Sauf en France, l’adultère est sévèrement jugé

   Les galipettes extra-conjugales sont condamnées aussi massivement aux Etats-Unis, fidêles à leur réputation de puritanisme et au Brésil, ce qui colle moins avec l’image légère que nous avons du pays de la samba (84%). Même l’Allemagne atteint 60% de désapprobation contre 64% en Italie ou en Espagne. Seule la France descend en dessous des 50% de réprobation (47%) et 4 sondés sur 10 considèrent que les coups de canif dans le contrat ne relèvent pas de la morale.

 

L’église a pratiquement perdu la bataille du divorce.

Presqu’un quart des brésiliens condamne le divorce. Ils sont suivis par la Pologne, les Etats-Unis, la Russie à 22%. L’Italie est à 18%. Mais l’Espagne, à 4%, s’est très vite accommodée d’un divorce qui ne date que de 1981 (et sérieusement libéralisé en 2005). Les Français ne sont que 5% à porter un jugement moral négatif et plus de la moitié considère que le divorce ne relève pas de la morale.

 

La Russie championne de l’homophobie

   Il n’y a pas photo : plus de 7 sondés russes sur 10 condamnent moralement l’homosexualité (72%), loin devant la Pologne 44%, le Brésil encore 39% ou les Etats-Unis 37%. Si le noyau dur homophobe est plus élevé en France (14%) qu’en Allemagne (8%) ou en Espagne (6%), un sondé Français sur deux considère que ça ne relève pas de la morale.

 

Sur l’IVG, une Amérique latine à la traîne

 

Le Brésil est encore à la pointe de l’intolérance avec presque 8 sondés sur 10 qui condamnent le recours à l’IVG. Mais en Argentine et au Chili c’est autour de 6 sur 10. Aux Etats-Unis c’est 1 sur 2. Pologne et Italie montrent leurs « racines chrétiennes » avec 47 et 41%. En Espagne où le Parti Popular, noyauté par l’opus Dei, poussé par une église non défranquisée, veut repénaliser l’IVG seul un quart des sondés la condamne, comme au Canada ou en Grande Bretagne. En France on retrouve ce noyau dur de 14%, le plus faible des pays sondés.

 

Cocorico : la France pays le plus ‘libéral’

Sur tous les thèmes les plus controversés la France est soit la plus tolérante (adultère, IVG, jeux) soit dans les pays les plus tolérants, même si, sur l’homosexualité, l’Espagne la dépasse ce qui tendrait à montrer que la movida ne fut pas que paillettes mais que la société espagnole a profondément et rapidement évolué après la fin du franquisme.  Mais surtout, la France est bien championne de la laïcité qui sur tous les thèmes est le pays qui répond le plus nettement qu’ils ne relèvent pas d’un jugement moral. Notamment sur le divorce (52%) et l’homosexualité (50%) et bien sûr sur l’alcool et les jeux (57 et 56%). Mais même sur l’IVG, avec 47%, elle est à 10 points devant le pays suivant, le Canada, et une vingtaine de l’Espagne ou de l’Allemagne. La France est aussi le pays où les sondés se réfugient le moins dans des réponses de casuistes (depends on the situation) ou refusent de répondre.

 

 

Voir aussi : Adultère, alcool, divorce... Quel est le peuple le plus tolérant ?

La France championne du monde de la tolérance ?

Ce sondage obéit aux règles communément admises, avec des échantillons raisonnables (et des précisions sur des populations non prises en compte et la marge d'erreur).

 

Trois exemples :

Country: Brazil

Sample design: Multi-stage cluster sample stratified by Brazil’s five regions and size of municipality

Mode: Face-to-face adults 18 plus

Languages: Portuguese

Fieldwork dates: March 4 – April 21, 2013

Sample size: 960

Margin of Error: ±4.1 percentage points

Representative: Adult population

 

Country: Czech Republic

Sample design: Random Digit Dial (RDD) probability sample of adults who own a cell phone

Mode: Telephone adults 18 plus

Languages: Czech

Fieldwork dates: March 4 – March 14, 2013

Sample size: 700

Margin of Error: ±3.7 percentage points

Representative: Adults who own a cell phone (roughly 91% of adults age 18 and older)

 

 

Country: France

Sample design: Random Digit Dial (RDD) sample of landline and cell phone-only households with quotas for gender, age and occupation and stratified by region and urbanity

Mode: Telephone adults 18 plus

Languages: French

Fieldwork dates: March 4 – March 16, 2013

Sample size: 1,004

Margin of Error: ±3.6 percentage points

Representative: Telephone households (roughly 99% of all French households)

Repost0
10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:46
Photo "Le Dauphiné"

Photo "Le Dauphiné"

Tablo-grapho maniaque, je fus, autrefois, un praticien des Indicateurs pour le pilotage des établissements secondaires (IPES), des plus convaincus. Et comme j’ai le cerveau lent, Jean-Claude Emin, un des maîtres d'oeuvre de ces IPES, peut témoigner de mon assiduité à conférence, séminaire et stage sur le sujet. J’ai quand même réussi à en tirer un site (personnel d’abord puis incorporé dans un site académique) sur les outils pour piloter l’EPLE. Obsolète bien sûr. Et voilà qu’au hasard d’un coup d’œil sur le Huffington Post, je suis tombé sur une article d’une ex-collègue, mais bien plus prestigieuse, Madame Katia Blas*, « Qui, encore, pour croire au classement des lycées? » (08/04/14), qui a ranimé ma flamme IPESsienne.

 

Eternel marronnier, les résultats complets du bac dans tous les établissements de France. Autrefois, du temps du Monde de l’éducation, la légende disait que le mensuel faisait la moitié de son chiffre de ventes annuel sur le « palmarès du bac ». L’Express, entre deux numéros sur les francs-maçons, renifla le filon.

 

Le ministère sous l’impulsion  de Claude Thélot, sauf erreur, et d’une équipe de la DEPP mettant sur pied une batterie d’indicateurs de pilotage pour les établissements secondaires (IPES), tenta de dépasser le stupide « palmarès » qui faisait que les grands lycées – Henri IV, Louis-le-Grand, etc. à Paris, Clemenceau à Nantes, Corneille à Rouen… - au recrutement dans les quartiers huppés ou des établissements privés qui pratiquaient le tri sélectif (sélection à l’entrée, élimination en cours de route) soient en tête du palmarès. L’ambition des trois indicateurs était même de jeter ce classement ridicule à la poubelle.

 

Il n’en a rien, été, bien sûr. Ainsi voit-on, L’étudiant, à partir des trois indicateurs du ministère, mettre des coefficients, noter sur 20 et faire la moyenne. Son classement, favorable au privé, permet de noter que les établissements baptisés « Saint-Joseph » ont une chance de cocu. Le Parisien, lui, ne retient que la valeur ajoutée sur le 1er indicateur, le résultat au bac. Enfin, chacun fait sa petite salade pour délivrer son classement national ou régional.

Palmarès ? Classement ? ou seulement indicateurs ? le bac et ses résultats

Mais que sont donc ces indicateurs ministériels qui tombent fin mars ? et quelle est donc cette « valeur ajoutée » ?

Trois indicateurs : les résultats au bac bien sûr, le taux d’accès de la seconde et de la première au bac, la proportion de bacheliers parmi les sortants de l’établissement à tout niveau. Et les trois indicateurs sont comparés à des moyennes académiques et nationales qui tiennent compte de l’âge, de la PCS d’origine et des résultats au brevet des collèges (DNB). En comparant les résultats du lycée avec ces moyennes on détermine une valeur ajoutée** (ou soustraite). Passons sur la méthode de calcul, on peut faire confiance aux statisticiens de la DEPP. Reste évidemment le recueil des données. Fiable à 99,99% pour l’âge, à peu près autant pour le Brevet, mais plus suspect pour la PCS (Profession et catégorie sociale ex CSP).

 

C’est ce qu’objecte Mme Katia Blas (ex-proviseure) : « Quand le métier du père est déclaré « peintre », s'agit-il d'un milieu artistique, d'un ouvrier peintre en bâtiment ou d'un patron d'une entreprise de peinture ravalement? » Outre qu’il est peu probable que le Picasso ne précise pas qu’il est artiste et que le patron ne le dise pas non plus, les PCS sont regroupés dans de grands agrégats qui font que si la secrétaire coche O.P. pour opérateur alors qu’il s’agit d’une appellation nouvelle pour les O.S., cela ne changera rien. On pourrait objecter que d’autres facteurs sont aussi, voire plus pertinents pour influer sur la réussite scolaire, comme le niveau d’études de la mère ou la place dans la phratrie. Mais la DEPP a voulu justement utiliser des facteurs robustes et disponibles.

 

Mais Madame Blas va plus loin : « Un indicateur introduit par le ministère pour contrecarrer cette pratique [obtenir un taux élevé de réussite brute en éliminant des élèves] a été "l'indice de stabilité dans l'établissement", c'est-à-dire que le taux de réussite au bac est corrélé au nombre d'élèves entrés en seconde... Astucieux? Oui, sauf que le nombre d'élèves de seconde pris en compte N'EST PAS celui de N-2, mais celui de l'année en cours et défavorise ainsi les établissements qui grossissent. ».

 

Ayant commis pour mon académie, il y a une quinzaine d’années un morceau de site internet consacré aux IPES (disparu corps et biens), j’ai eu quelque peine à reconnaître ce prétendu « indice ». Avant de replonger dans mon obsolète production, j’ai eu recours au site ministériel. Le descriptif de l’indicateur sur le taux d'accès au baccalauréat n’a qu’un rapport lointain avec l’indice qu’elle a inventé. Indice d’ailleurs que chaque établissement, s’il fait un suivi des cohortes d’élèves, peut calculer lui-même : que deviennent les élèves que j’accueille en 6e pour un collège, en 2de pour un lycée à N+1,2,3,4, voire plus, si affinités ? (Dans les années 60, le vénérable Lycée David d’Angers dont je vous laisse deviner la localisation, lycée de centre-ville, a su mener jusqu’au bac un gars de mon bled en 6 ans, deux secondes, deux premières, deux terminales).

Cohortes fictives, mais vrai indicateur !

Mais s’agissant de ce taux d’accès, il s’agit de « cohortes fictives ». Il calcule le taux d’accès brut d’un niveau à l’autre. Par exemple, sur 100 élèves de seconde 87 passent en 1ère et 11 redoublent ; sur 101 en 1ère, la même année, 84 passent en terminales et 3 redoublent,  et sur 87 en terminales 76 ont le bac et 9 redoublent, on calcule un taux brut de 2de en 1ère, en divisant 87 par 89, c’est-à-dire par le nombre total d’élèves de seconde (100) moins les doublants (11) et ainsi de suite. La multiplication des trois taux d’accès bruts donnera le taux d’accès brut global de la seconde au bac, ici 0,82, autrement dit l’élève de seconde de ce lycée a 82% de chances d’avoir son bac en restant dans ce même lycée.

Les explications qu’elle dit avoir eu du ministère soit elle les avait mal comprises soit elle n’avait pas voulu les comprendre.

 

Là encore, on peut objecter que les taux bruts observés la même année peuvent être démentis en fait deux ans après pour l’élève de seconde. L’indicateur ne se veut pas prédictif mais diagnostique. En cas d’écart significatif et négatif avec ce qu’on peut attendre, il doit logiquement amener à corriger le tir.

 

Il ne s’agit bien sûr pas de « croire », il s’agit de se situer et d’analyser. Ces indicateurs bacs ont certes eu pour but premier de mettre fin à un palmarès brut de brut des taux de réussite au bac qui faisaient donc que les « grands » lycées qui recrutaient dans les quartiers les plus huppés ou les établissements privés qui triaient et éliminaient étaient au sommet du palmarès. Ils répondaient en même temps à une nécessité en démocratie qui est de rendre compte.

Leur but aussi, comme l’ensemble des indicateurs, est d’aider les établissements à y voir plus clair et, s’il le faut à corriger la trajectoire.

Il ne les dispense pas d’avoir leurs propres outils pour essayer de mesurer leur valeur ajoutée en joie d’apprendre et plaisir d’enseigner de leurs élèves et enseignants, par exemple.

 

 

 

* Katia Blas, professeur d’Allemand, puis personnel de direction, a connu la redoutable épreuve de diriger le Lycée Balzac à Paris.

Balzac est un établissement contrasté, "car, même si on se refuse à l'admettre, deux établissements coexistent en un", expliquait-elle au Monde. D'un côté un collège-lycée de quartier, avec 60% de réussite au brevet et au baccalauréat. De l'autre, un collège-lycée international, avec des sections espagnole, allemande, anglaise, italienne, arabe et portugaise, sélectionnant des adolescents bilingues, frôlant les 100% de réussite au baccalauréat et raflant les mentions. Pour encadrer, une majorité de professeurs de l'éducation nationale côtoit des enseignants recrutés et rémunérés par leurs ambassades dans les sections portugaise, espagnole et italienne.

Conformément à sa lettre de mission, K. Blas a voulu "Mettre en articulation les sections internationales et les sections générales. Doter Balzac d'un projet fondé sur la mixité scolaire et sociale. Autrement dit, répartir les bons élèves dans toutes les classes, faire disparaître les classes poubelles."

  A peine eût-elle émis cette volonté qu’elle fut ignoblement descendue par « Causeur » dans un article qui est un condensé d’abjections. Dénonçant, le cancer de la bien-pensance égalitariste qui ronge la société française, il décrit le Collège-Lycée Honoré de Balzac (Porte de Clichy à Paris) comme formé pour moitié d’élèves bilingues, qui intègrent Balzac en 6e grâce à leur maîtrise parfaite d’une langue étrangère et à un dossier scolaire immaculé, pour l’autre des élèves issus du quartier avec un fort pourcentage de cancres en difficulté. Parmi ces cancres, il y a bien entendu quelques brutes encagoulées qui n’hésitent pas à mettre des baffes aux « bouffons » des classes internationales, voire à leur piquer leurs Choco BN, quand ce n’est pas leur portable. Avec un aplomb digne d’un Benoît Hamon expliquant son projet « d’égalité réelle », Madame Blas s’est émue des différences de résultats entre les classes « d’élite » (93% de reçus au brevet) et les classes générales (à peine 45%). Pour la proviseure l’idée même de classes d’élites est insupportable. Comme de bien entendu, le mot « discrimination » fait partie de son vocabulaire. Mme Polony du Figaro s’est empressée de faire écho à ces saloperies.

A la rentrée suivante, Mme Blas a tenté de mixer les 6e, par exemple, 16 de Section Générale dont 6 bilangue (c’est-à-dire démarrant simultanément les deux langues dès la 6e) allemand-anglais, 11 de Section Internationale anglais. Elle a été balayée en novembre par une longue grève des enseignants et des élèves du lycée. Son successeur s’est empressé de faire marche arrière ne prolongeant même pas les 6e dites mixées en 5e !

De l’apartheid scolaire comme idéal !

Jean-Pierre Obin, inspecteur général honoraire intervenant devant une salle comble de parents sur le thème de  la mixité, a été frappé par la virulence de quelques- uns. "J'ai passé une demi-journée à expliquer que mélanger les niveaux, ça profite aux élèves les plus fragiles sans pénaliser les meilleurs... et rien, dans mon exposé, n'a retenu  leur attention, se souvient-il. Je reste persuadé que pour certains, la solution passe par la scission pure et simple de l'établissement." (Le Monde)

Palmarès ? Classement ? ou seulement indicateurs ? le bac et ses résultats

** Valeur ajoutée : Il ne s’agit pas de comparer, bien sûr, avec une moyenne brute, mais avec une "référence", une moyenne recomposée : quel résultat auraient eu mes terminales s’ils avaient tous obtenus la moyenne académique ou nationale correspondant à leur âge, PCS et résultats au brevet ? Si le résultat réel est supérieur à telle ou telle référence, il y a « valeur ajoutée ».

 

Repost0
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 20:21
Adaptation d'un montage espagnol

Adaptation d'un montage espagnol

La droite espagnole, encombrée dans des scandales, malgré une opinion largement défavorable, veut revenir 30 ans en arrière sur le droit à l’IVG. Sous la pression de prélats intégristes et de l’opus Dei. Mais sommes-nous tout-à-fait à l’abri d’une telle régression.

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le national-catholicisme, animé par une église espagnole nostalgique du franquisme, lutte contre l’IVG. Manifestation (du même style que celles que nous avons connues avec le « mariage pour tous ») et opérations commandos contre la loi promue par le gouvernement Zapatero en 2010, étaient orchestrées par les prélats. Cette loi permettait aux Espagnoles d’avoir recours à l’IVG durant les quatorze premières semaines de grossesse. Les mineures de 16 à 18 ans pouvaient également choisir l’IVG sans autorisation parentale.

Cette loi remplaçait celle de 1985 qui n'autorisait l'avortement qu'en cas de viol (jusqu'à 12 semaines de grossesse), de malformations du fœtus (22 semaines) ou de «danger pour la santé physique ou psychique de la mère» (sans limitation de temps). Loi restrictive certes, mais elle mettait fin à l’interdiction absolue de l’époque franquiste qui se traduisait par des avortements clandestins pour les plus pauvres et à l’étranger pour les plus riches ! Situation sur laquelle se greffait le scandale des enfants volés – sorte de GPA forcées -  sous la houlette de l’église espagnole au départ, puis de certains de ses membres ensuite.

 

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

"L'avortement est pire que les abus sexuels sur mineurs dans les écoles catholiques" cardinal Cañizares

La réforme se traduirait par un recul en deçà de la loi de 1985 puisque le projet de loi interdit l'accès à l'avortement aux femmes en Espagne, sauf en cas de viol ayant fait l'objet d'une plainte et de danger physique ou psychique pour la femme. La malformation du fœtus n’est même pas considérée comme donnant accès à une IVG. Alberto Ruiz-Gallardón, ministre de la Justice, promoteur de cette régression, a, de son propre aveu, repris le combat mené par son père José María Ruiz-Gallardón contre la loi de 1985. Il a bien sûr la bénédiction de la hiérarchie catholique, et notamment du cardinal Cañizares.

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG
Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

Mais il est surtout considéré comme l’homme lige de Rouco Varela, archevêque de Madrid, à qui, comme maire, il avait mis la ville à sa disposition pour organiser les JMJ. En avril 2012 Rouco, qui présidait la conférence épiscopale, avait dénoncé les techniques de diagnostic prénatal qui mettaient en danger les droits naturels des non-nés avec des handicaps physiques ou psychiques (los derechos naturales de los no nacidos con discapacidades físicas o psíquicas).

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

L’archevêque de Grenade, Javier Martínez,  pulvérise le fameux point Godwinn en comparant la loi sur l’IVG de 2010 avec le régime de Hitler, en allant jusqu’à dire que les crimes nazis n’étaient pas aussi répugnants que ceux que permettait de commettre ladite loi. Et il ajoutait que la femme qui avorte tue un enfant sans défense et pour cela donne aux mâles le droit absolu, sans limite d’abuser de son corps ! (Matar a un niño indefenso, (…) da a los varones la licencia absoluta, sin límites, de abusar del cuerpo de la mujer).

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

Alberto Ruiz-Gallardón enceint des oeuvres de Rouco Varela, archevêque de Madrid et du Saint-Esprit a son billet pour se faire avorter à Londres

Et c’est au nom des droits de la femme que Ruiz-Gallardon veut faire régresser la loi espagnole au niveau de celle de l’Irlande ou de la Pologne. Car une femme ne peut être pleinement femme que par la maternité. “La maternidad libre hace a las mujeres auténticamente mujeres”. « Ni un cri ni une insulte ne feront que ce ministre abdique de son engagement à réguler les droits des femmes et du conçu! » a-t-il lancé, car il parle de lui à la troisième personne. « Les progressistes défendaient lesclave face à lesclavagiste, la femme, l’opprimé, mais ce courant s’est arrêté le jour où le plus fragile a été le non-né ».

 

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

Sophisme moqué par ce touitte. Un embryon est destiné à devenir une personne, comme moi à être un cadavre. Pour autant ce n’est pas encore un enfant, ni moi un mort ! Faut-il ajouter que s’il y a pour chacune et chacun d'entre nous la certitude absolue de mourir, l’embryon, en dehors de toute IVG, n’a que 4 chances sur 5 de devenir bébé : la nature est donc la plus grande avorteuse n’en déplaise à l’archevêque de Grenade. Mais c’est le même sophisme qu’agitent nos intégristes, de ce côté des Pyrénées, pour combattre aussi l’IVG ou pour tenter de bloquer les recherches sur les cellules souches.

 

    Et c’est le même obscurantisme qui cherche à faire passer un droit pour un délit. «Pour simplifier, avec la loi en vigueur de 2010, aucune femme n’était obligée d’avorter ; avec celle-ci, beaucoup se verront contraintes d’enfanter. Il y a là une confusion totale entre morale publique et privée, l’Etat s’arroge la prérogative de décider à la place des femmes. Ce virage radical est discriminatoire contre elles.» dénonce le mouvement Decidir nos hace libres («décider nous rend libres») Libération 23/12/14. Car, répétons-le, comme pour le divorce, la contraception, le mariage pour tous, il n’y a aucune obligation à avoir recours à l’IVG. A l’inverse les cagots veulent imposer leur conception doctrinale. Ce qu’explicite bien Rouco Varela, numéro 1 de l’épiscopat, pour qui «l’embryon a le droit absolu à la vie, cela est en accord avec notre conception de la création divine».

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

Si Ruiz-Gallardon fait passer sa loi «Les femmes riches iront se faire avorter dans d’autres pays de l’UE, comme c’était le cas dans les années 80 et 90 ; pendant ce temps, les femmes les plus modestes n’auront d’autre choix que de fréquenter des cliniques clandestines, hors de la légalité, et dans l’opprobre publique » (Isabel Serra Fuster, gynécologue, citée par Libération)

Le national-catholicisme espagnol contre l’IVG

- Mon père, je suis enceinte, mais je vais avorter.

- C'est un péché ! Vous savez qui est le père ?

- Vous !

- Dans ce cas, nous ferons une exception.

Certes, plus d’un siècle après la loi de 1905, la France semble être à l’abri d’une emprise cléricale. Quoique… la tentation d’imposer leur conception doctrinale ne fait pas qu’effleurer nos prélats. On l’a vu sur le mariage pour tous, on le voit encore sur les attaques contre la prétendue théorie du genre. Et sur l’IVG, il n’y a pas que les disciples du Professeur Lejeune – en instance de béatification ! – qui tentent aussi d’en supprimer le droit.

 

N.B. Les illustrations sont tirées (at parfois adaptées) de http://luis-viadel.blogspot.fr/

Repost0

Présentation

  • : Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • : Education, laïcité, politique et humeurs personnelles, en essayant de ne pas trop se prendre au sérieux.
  • Contact

Nota Bene

Le deblog-notes, même si les articles "politiques" dominent, essaie de ne pas s'y limiter, avec aussi le reflet de lectures (rubrique MLF tenue le plus souvent par MFL), des découvertes d'artistes ou dessinateurs le plus souvent érotiques, des contributions aux tonalités diverses,etc. Pour les articles que je rédige, ils donnent un point de vue : les commentaires sont les bienvenus, mais je me donne bien sûr le droit d'y répondre.

Recherche

Nelle Formule

Overblog - hébergeur du deblog-notes - a réussi l'exploit de lancer une nouvelle formule qui fait perdre des fonctions essentielles de la version précédente. Ainsi des liens vers des sites extérieurs disparaissent (désolé pour  Koppera, cabinet de curiosités, ..). Les albums se sont transformés en diaporamas, avec des cadrages coupeurs de têtes. La gestion des abonnés et des commentaires est aussi transparente que le patrimoine de Copé. Et toutes les fonctions de suivi du deblog-notes - statistiques notamment - sont appauvries.