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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 19:47

Même ceux et celles d'entre vous qui ne connaissent rien au foot ont dû entendre parler de Zidane, Dessailly ou Thuram...


Les ceusses qui suivent, eux, le foot, peuvent scruter la "ligue 1" (comme on dit maintenant, autrefois on disait "division 1") et peuvent essayer de chercher les entraîneurs qui reflèteraient cette équipe de France victorieuse, naguère, de la Coupe du Monde.
Bien sûr, il y a Blanc, entraîneur novice de Bordeaux (et qui se débrouille fort bien).
Mais je veux parler des entraîneurs "issus de la diversité"
, comme on dit (si vous préférez les Rachida Dati ou les Rama Yade du "coaching").


Pour les "Dati", sauf erreur, depuis Kader Firoud et les rugueux crocodiles de Nîmes, c'est, si je puis dire, choux "blancs" !
Pour les "Yade" un seul spécimen sur la 1ère division (pardon 1ère ligue) Antoine Kambouaré : étonnant, non ? Regardez les équipes : aux trois quarts des "allochtones" (comme disent les
"républicains") ou fils de ;  sur le banc des entraîneurs : évaporés !
Donc, sur vingt clubs de division 1, reste le "nègre" de service KAMBOUARE.


Figurez-vous qu'il est sanctionné de quatre semaines d'interdiction de terrain et de vestiaires des arbitres (pour la deuxième sanction, ça ne doit pas trop le chagriner).
Pour les non footeux, expliquons : devant le "banc" de l'entraîneur (en fait un long banc abrité où se retrouvent entraîneur, adjoints et joueurs remplaçants) est dessiné un  rectangle où il peut se déplacer pour gueuler ses consignes à ses joueurs.
Kambouaré sera sanctionné "pour être trop souvent debout", alors qu'en toute impunité ses collègues - pas "black" eux - peuvent le faire sans problème (il n'est que de voir son voisin de Lille éructer tout au long des matches, sans qu'aucun 4e arbitre se permette de lui faire une remarque).
Kambouaré sera sanctionné pour avoir protesté contre l'attitude de son collègue de Nice, Antonietti, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il a un comportement caractériel dans la plupart des matches (et qui lui aussi passe les trois quarts d'un match debout, sans qu'on ne lui fasse quelque remarque).
Au dernier incident, ce récidiviste a l'audace de faire remarquer au 4e arbitre (pour les non footeux, je suis incapable de dire à quoi sert ce personnage qui laisse passer les plus flagrantes erreurs de ses collègues) qu'il y a deux poids deux mesures quant aux sanctions encourues par les joueurs. Tout cela sans sortir de sa zone et sur un ton ferme mais non insultant (alors que ledit 4e arbitre manquait pour le moins de retenue dans ses répliques).
Il sera bien sûr sanctionné : direction la tribune !
Ce qui se traduira, in fine, par une suspension de quatre semaines du banc de touche.


Ce n'est qu'un horrible hasard : le seul entraîneur issu de la diversité "est très nerveux" (pour qui l'a vu sur son banc de touche, par rapport à Puel ou Antonietti, ça fait doucement sourire) : M. Riolacci, président de la commission de discipline de la Ligue de football, a donc annoncé la sentence ("non sans une certaine ironie" dit l'Equipe, décidément on ne recule devant rien dans cette commission) : quatre semaines de suspension, mais surtout un risque de fin de contrat à la fin de la saison !

Racisme ? Mais non, où est-ce que vous allez chercher cela ?


 

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 15:06

Dans les liens hétéroclites affichés sur le deblog notes, vous n'avez peut-être pas noté la disparition de "Dantoncul". Son titre est déjà tout un programme : héritier du Hara Kiri mensuel, il donnait dans l'humour et surtout la provocation, faisant fi de toute notion de bon ou mauvais goût...

Au lendemain des élections présidentielles, il semblait un peu essouflé, puis plus rien, si ce n'est la page d'accueil de l'hébergeur (celui de ce site d'ailleurs).


Un mot à son créateur.

Réponse : Dantoncul a été supprimé par la censure avec un message laconique lui indiquant que suite à de nombreuses plaintes et un non respect du CGU mon blog a été fermé.
C'est incroyable ce retour pernicieux de l'ordre moral et du paraître, en ce moment je n'ai pas trop le temps de m'en occuper, mais je compte bien en refaire un d'ici quelques temps. On ne va pas se laisser emmerder par les cons.


Rappelons que du temps du pompidolisme (pour les incultes, auteurs des "nombreuses plaintes", précisons que Pompidou, après avoir été premier ministre de De Gaulle, a été Président de la République de 1969 à 1974) Hara Kiri n'avait pas été censuré définitivement mais suspendu* - comme un sportif uu peu trop vitaminé - pour avoir titré "Bal tragique à Colombey : un mort" pour célébrer celle de De Gaulle.

Aujourd'hui, quelques benêts ignares et obtus peuvent mettre à mal une liberté fondamentale : la liberté d'expression. Rappelons aussi, au passage, que Google et Yahoo sont complices des dictateurs chinois dans la censure interne d'Internet.

* Précisons, pour les auteurs des "nombreuses plaintes" que cette mesure étatique était hautement condamnable ; mais que la censure "privée" est encore pire (si je n'aime pas ceci ou cela, je vais voir ailleurs) !

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 18:18

Ne boudons pas notre plaisir (bis) : le successeur de Jean-Louis Debré bouté hors du fauteuil de maire ébroïcien ne m'a pas procuré la même satisfaction que l'éviction de Miraux à Vernon, mais était une nouvelle agréable.

Le « petit » Champredon m'avait, pour de mystérieuses raisons, envoyé toutes ses lettres de campagne, campagne qui, techniquement parlant, semblait menée fort professionnellement. La presse, à l'occasion d'une brève, m'avait informé d'une facétie : il avait, nuitamment, été visiter le local PS pour y piquer un paquet d'affiches de son concurrent du PS.

Je ne m'étais pas préoccupé des raisons de sa candidature dissidente.

Le hasard d'un regard en diagonale sur le sommaire d'une production laïciste m'a fait découvrir un torche-cul (virtuel) intitulé La leçon d'Evreux et signé d'un prof de philo nommé Collin.

Hélas, hélas, hélas ! Le petit coq hargneux, dressé sur ses ergots, qui m'agressait autrefois, n'aurait fait que plaquer un sourire avenant sur un fond de sectarisme intact. Si l'on en croit le prof, sa dissidence était placée sous le parrainage de Dolez, un sous-Mélenchon du Nord, et sa liste comptait dans ses rangs le PT (ça ne s'invente pas), la secte la plus bornée et la plus magouilleuse du trotskysme. Le vieux Plaisance aurait soutenu sa candidature. Espérons pour les ébroïciens que ce positionnement était purement tactique, pour faire pièce au candidat officiel du PS, et qu'il saura, comme son illustre prédécesseur, gérer la ville en prenant de la distance avec des alliés soudés avant tout par un anti-PS viscéral.

 

Car le Collin, prolixe écrivain avec des bouquins de philo à foison, dans un article suivant, tire les leçons des élections municipales et cantonales. Article dans lequel il tisse des louanges à l'inamovible Larmanou, maire de Gisors de toute éternité, qui devait déjà considérer Georges Marchais comme un redoutable déviationniste dans les années 70 et partisan actif du vote révolutionnaire consistant à favoriser le candidat de droite au détriment de celui du PS ! La théorie de notre prof est simple : figurez-vous que le PS n'a pas vraiment gagné les élections cantonales ou municipales. : « le rôle du PS comme parti des classes moyennes aisées est confirmé par cette élection. Les succès de Lyon, de Lille et de Paris le démontrent à l'envi. Inversement, Marseille* qui est une ville plus ouvrière et un des hauts lieux des manifestations des quinze dernières années est restée à droite. » Et le fait que Jupé ait été réélu dans une ville où S. Royal avait fait 55% est une coïncidence finalement riche d'enseignements (sic). Qu'à Toulouse, avec un sortant plus anonyme, les électeurs aient fait coïncider les deux votes, ne semble pas avoir frappé le brillant analyste.

Et il dénonce la machiavélique opération du PS, prônée par la diabolique Ségolène Royal et illustrée par la victoire de la non moins diabolique Voynet à Montreuil, consistant à enterrer la sacro sainte union de la gauche !

Dans sa fièvre démonstrative, ce membre de la liste Champredon, n'hésite pas à manier les contre-vérités flagrantes. Ainsi parlant de l'électorat ouvrier et employé il affirme que Sarkozy avait devancé Royal dans cette catégorie de la population. Or, pour l'IPSOS comme pour la SOFRES, Royal devance Sarkozy chez les ouvriers comme chez les employés : 51 % des employés et 54 % des ouvriers pour le premier, 57 et 59 % pour la seconde.

 

Le modèle est allemand : Die Linke, d'Oskar Lafontaine, coalition de gauche extrême dont l'ambition première est, en écartant le SPD du pouvoir, d'assurer l'hégémonie des chrétiens démocrates. Mélenchon, en Lafontaine français, voilà au moins de quoi déclencher une grande hilarité, même dans la nébuleuse nonisto-laïcarde qui, dans un grand élan unitaire, ostracise la LCR comme trop favorable aux communautarismes.

 

* Notre observateur semble ignorer que la gauche a gardé la majorité à Marseille dans les secteurs les plus populaires et a échoué à faire basculer un des secteurs plus huppés du centre ville.

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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 18:29

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Honte à moi, qui ai, depuis 1995 (avec la complicité involontaire des mes secrétaires d’établissements successifs), honteusement fichés les enfants qui entraient dans les collèges que j’ai dirigés ! Eh oui, c’est cette année-là que fut mise en place une base élèves « Scolarité ». Sauf erreur, ça a dû commencer par l’envoi de disquettes vers l’Inspection Académique, avant de passer à un système d’échanges à heures fixes, puis enfin à l’internet. J’ai donc alimenté le minotaure insatiable dévoreur de données qu’il va brasser, croiser, décroiser, recracher pour mieux nous aliéner, du berceau au cercueil.

 

« Big brother rentre à l’école, tous les élèves seront fichés » et il l’était déjà dans nos collèges, sans qu’on s’en inquiète. La pétition, qui est bien sûr lancée, s’intitule « nos enfants sont fichés… » et, pour ceux qui ne comprendraient pas, dès la première phrase on réaffirme « tous les enfants en âge d’être scolarisés qui résident en France seront fichés dans le système Base élèves 1er degré » ; Big brother oblige, dans la foulée, on évoque d’hypothétiques possibilités de croisements avec d’autres fichiers, police et justice notamment ! « Des informations sur les enfants et leurs familles qui, jusqu’à présent, ne sortaient pas de l’école, deviennent partiellement accessibles aux maires, et remontent jusqu’à l’échelon académique, et même au niveau national avec un identifiant ». A vouloir trop prouver, on se trompe au mieux, on essaie de tromper au pire, car la CNIL rappelle que les maires, étant chargés du contrôle de l’obligation scolaire, ont accès à ces mêmes données depuis 1991 ! Quant à l’identifiant élève, s’il est différent de l’identifiant INSEE, c’est notamment pour éviter des croisements à partir d’un identifiant unique. Autre affirmation abusive : « La plupart des données individuelles nominatives seront conservées  quinze ans » or seules les données factuelles du cursus scolaire de l’élève sont conservées (école, classe, niveau (9 niveaux), apprentissage suivis).

 

Vient ensuite, évidemment, un amalgame assez grossier : « l’une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 » or la pétition elle-même nous apprend que la demande d’autorisation du CNIL a été faite en 2004 : la diabolique administration de l’éducation nationale avait donc anticipé une loi de 2007 !

 

Que Philippe Meirieu, par exemple, se soit laissé piéger par un texte aussi peu fiable m’étonne.

 

 

Qu’il faille exiger des garanties précises quant à l’usage et au traitement des données recueillies certes. Encore aurait-il fallu se réveiller plus tôt, à moins qu’une base élèves n’ait pas besoin des mêmes précautions quand il s’agit d’élèves de 6eme ! Et surtout ne pas employer de gros mots comme “fichage d’enfants” alors que la base de données concerne les élèves.

 

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 15:56

Le doigt dans l’œil… et ça fait mal !
 

Sortie du rapport Attali, je découvre, parmi les 43 membres de la commission censée trouver la pierre philosophale pour libérer la croissance de la France, le nom de Jean Kaspar. Cet ex-secrétaire Manif75Kaspar.JPGgénéral de la CFDT avait animé une table-ronde d’un colloque d’Education & Devenir, association dont je suis le ouèbemaître. Je croyais donc tenir le scoop en suscitant les commentaires d’un des co-auteurs du rapport.

Un questionnaire un peu musclé – un ex-syndicaliste n’aura pas peur du parler franc – et j’obtiendrais des explicitations sur des propositions apparemment libérales (au sens doctrinal du mot) qu’il avait cautionnées.

Las, las, las… rien de cela.

Comme j’avais comparé la composition de la commission à celle fameuse du pâté d’alouette (une alouette, un cheval), il feint de prendre cette alouette de social opposée à un cheval de capital, pour une attaque personnelle : Votre jugement sur la composition de la commission est vexant pour l'alouette que je suis à vos yeux.

Et la réponse à un questionnement à la troisième personne va prendre ce ton de contre-attaque personnelle : j'aurais aimé que vous mettiez en avant, pensez-vous sérieusement…

D’explicitation point, mais de la langue de bois si ! Je pense que sur l'ensemble des mesures, il y a une majorité d'entre-elles qui s'impose que l'on soit de gauche ou de droite. Une telle démarche s'impose d'autant plus qu'il me semble essentiel, sur une question aussi fondamentale que l'École, de dépasser quelques clivages pour les transcender dans une volonté commune pour mettre l'école et la formation des enfants et des jeunes au centre des préoccupations et de l'action de notre société. Voilà qui rappelle un peu le discours pouvant servir en toute circonstance de Pierre Dac.

 

Sur la composition de la commission, il était noté qu’elle ne comportait aucun expert de l’éducation qui aurait au moins permis d’éviter de parler d’établissements élémentaires qui n’existent pas au sens juridique du terme. Réponse des plus cocasses : Votre raisonnement fait penser que vous estimez que seuls les spécialistes peuvent avoir un raisonnement pertinent. Par comparaison, cela conduit à considérer que l'économie doit être laissée aux économistes, l’exemple des économistes étant le plus mal choisi, puisqu’outre l’omniscient Président, la commission comptait pas moins de cinq économistes affichés ! mais foin d’expertise en éducation, puisque j'ai enseigné comme professeur Associé à l'Université de Marne-la-Vallée pendant près de 10 ans. Je continue à animer quelques cours au CNAM, à Sciences-Po et à l'IAE de Paris. Et Attali lui-même d’en rajouter une couche dans un courriel : il y a plus de DOUZE prof dans la commission : Toi, moi, Eric Orsenna, Delpla, Weinberg, Villeroy, Lebras, Monti, Aghion, Boissieu, Bassanini, Zeldin Enseigner à Harvard, par exemple, donne bien sûr une parfaite connaissance du système éducatif et tout particulièrement de l’enseignement élémentaire et secondaire !


A la réception du document, je lui faisais part de ma déconvenue : « Votre réponse m'a laissé quelque peu abasourdi.

Comme disait le "camarade" Jacques Julliard, du temps où il était au BN de la CFDT (et aussi à la Commission exécutive du sgen), vous avez fait une lecture symptomale du questionnement. Le mot d'Attali que vous m'avez fait suivre est affligeant, avec cette énumération d'intervenants dans l'enseignement supérieur entre autres activités, ce qui apparemment ne leur a pas donné le temps de savoir qu'il n'y a pas à proprement parler d'établissements élémentaires à qui accorder une plus grande autonomie (qui ne voudrait pas dire grand chose d'ailleurs pour nos écoles à classe unique ou à deux ou trois classes).

J'ai tenté de répondre à vos "commentaires" dont le ton crispé est malheureusement au diapason de celui de M. Attali qui semble considérer toute critique comme une insulte personnelle.

Le-chat.JPGHeureusement "Le chat" est venu me consoler de ma grande déconvenue (j'espère que Geluck me pardonnera un petit détournement de bulle), car naïvement j'attendais une réponse précise, argumentée, développant les raisons qui justifiaient telle ou telle proposition, réponse qui aurait pu provoquer un vrai débat parmi nos adhérents et au delà. Sorry, »

Ce « sorry » faisait écho à une réponse sur l’enseignement de l’anglais, ajouté au socle commun avec l’informatique, l'utilisation de l'informatique et la maîtrise de l'Anglais dès le plus jeune âge, fait partie, que cela plaise ou non, des fondamentaux Que voilà une réponse argumentée, même s’il s’agit d’argument d’autorité.

Des interrogations précises sur la façon de gérer un vivier national de profs où les établissements viendraient puiser, sur l’absence d’incitation à un travail plus collectif des enseignants sont restées sans réponse.

Ne parlons pas des « droits à l’école » façon pudique de désigner des chéques éducation modèle Madelin, là encore une réponse en LdB massif et imputrescible : Les propositions de la commission ne traduisent pas une vision marchande mais un ensemble de mesures qui devraient nous permettre d'améliorer réellement notre système éducatif, de le rendre plus efficace en démontrant qu'il représente réellement un service d'intérêt général ayant pour objectif de permettre à chaque enfant de progresser sur le chemin des connaissances, de se construire un parcours professionnel, de comprendre le monde dans lequel il vit pour devenir un acteur de son destin et de lui donner envie de participer à la construction de notre destin collectif.


Jean Kaspar ne comprit pas mon abasourdissement : Ce petit mot, et ce sera le dernier, sauf si nous trouvons le moyen de débattre vraiment.
Je suis étonné que vous ayez été "abasourdi" par ma réponse.
Ma réaction s'explique par le fait que votre texte du 24 janvier distillait à la fois des interrogations et … des jugements de valeur. 
Je vous cite :

"La composition même de cette commission pour la libération de la croissance est intéressante : sur les 45 membres, sauf erreur, 15 sont patrons auxquels on peut ajouter 1 DRH et 1 avocat d’affaires ; en face, outre l’ancien secrétaire général de la CFDT que vous êtes, une représentante de l’économie sociale et une autre de la défense des consommateurs (une alouette de social, un cheval de capital) ; mais, bien que l’éducation soit présentée comme l’ambition 1, aucune personnalité qui puisse apporter une expérience réelle sur ce sujet".

Une telle phrase montre bien qu'au-delà de la question sur la composition de la commission, vous induisez, sans attente une réponse, un jugement sur la nature même de nos travaux que vous renforcez quand vous écrivez (certes, sous forme d'interrogation) :

"(un seul exemple : un André Legrand, ancien recteur, directeur ministériel des lycées et des collèges, ex-président de l’université de Nanterre, éminent juriste n’eut-il pas pu apporter un regard plus sûr que celui d’un ex-patron de Volvo vantant une mesure prise par la majorité libérale en Suède ?)"
Plus loin, vous indiquez que notre proposition de "Permettre aux parents de choisir librement le lieu de scolarisation de leurs enfants" avec l’instauration d'un chèque éducation, traduirait une logique de marchandisation de l'éducation puisque vous écrivez, je vous cite :

"...comme le préconisait, il y a plus de 20 ans le libéral Alain Madelin. Cette vision d’un marché de l’éducation…"

Ce type d'argumentaire illustre bien des a priori idéologiques.
Je peux comprendre que l'on puisse discuter certaines de nos mesures mais ne croyez-vous pas que pour engager un débat positif et utile, il est toujours préférable de souligner :

- que le travail effectué répond à de vraies questions ;

- que certaines propositions vont dans le bon sens (à moins que les 43 membres de la commission ne soient tous "à côté de la plaque", des idéologues forcenés accros de libéralisme ou des incompétents notoires !). J'aurais aimé, pour engager un vrai dialogue, que vous me disiez les 5, 10, ou plus peut-être, propositions sur lesquelles vous êtes d'accord ;

- en mettant enfin l'accent sur les propositions qui méritent explications et celles sur lesquelles vous pouvez légitimement être en désaccord.

alouette.jpgJ'en reste là sauf si nous trouvons les modalités d'une vraie discussion, car "l'alouette" n'a jamais eu peur du débat. Elle demande simplement qu'il se déroule sans sous-entendu et sans jugements a priori."
 

Si je comprends bien, J. Kaspar était prêt à répondre à toutes les questions sous réserve qu’elles soient formulées comme il l’entendait En cela, il rejoint son chef de file qui, à Poujadas ou Demorand, leur tint à peu près le même langage.

Dois-je donc, retrouvant mes racines chrétiennes, faire mon mea culpa et me couvrir la tête de cendres ? On voit bien – ne serait-ce qu’avec cette « alouette » à contre sens complet, puisque l’image serait plutôt flatteuse : il faut quinze patrons pour faire contrepoids à trois représentants du social – que le débat était refusé a priori. Rappeler qu’Alain Madelin essayait de promouvoir le chèque éducation il y a plus de vingt ans est éminemment idéologique. Affirmer que ledit chèque éducation marche bien en Suède (à partir de quel travaux précis, si ce n’est pas le témoignage de l’ex-patron de Volvo qui fonde cette affirmation ?) n’est pas idéologique. Si je comprends bien, pour Monsieur Kaspar, l’idéologie, ce sont les idées des autres.
 

Et alors ? et oilà ! comme disait Roro de bab-el-oued, autrefois, dans le Canard Enchaîné..

La page Attali-Kaspar a fait un bide : même pas un petit paragraphe de l’Expresso du Café pédagogique (André Giordan a cependant réagi pour rappeler son jugement, sévère, sur le rapport Attali s’agissant d’éducation).
 

Le scoop ne fut qu’un pétard mouillé !

 
 
 
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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 17:35
Courriers : les fesses de Simone, Télérama et le petit N., le Nel Obs et le bac

Les fesses de Simone

 

J’avais réagi sur le site d’« Arrêt sur Images » à un premier article de D. Schneidermann sur cette fameuse une du Nel Obs du 9/01. Chroniqueur à Libé, il en a remis une couche d’où ce nouveau courrier :

Daniel Shneidermann, vendredi (11/01), puis samedi (12/01) deux réactions de blogueurs ("L'insulte faite à Beauvoir") - où on ne sait plus d'ailleurs si c'est le fait d'avoir retouché la photo ou la publication de ladite qui est l'objet de leur ire - tout cela pour dénoncer le crime suprême du Nel Obs : les fesses de Simone à la une ! 

Chez le photographe blogueur, la méticulosité avec laquelle il décrit les techniques de retouches avec force "pastilles" sur les fesses, les cuisses, les jambes sent un peu la tartufferie (Ô, cachez-moi ces fesses que je ne saurais voir). Il semble cependant, dans son souci d'étaler sa science, commettre une petite erreur : S. de Beauvoir n'aurait pas été chez son amant, mais chez un ami de celui-ci. 

Mais ces critiques eussent été bien inspirés d'acheter le Canard de la semaine où ils auraient pu lire, sous la plume de Frédéric Pagès, que le "Castor" provoqua la colère de son ex-amant américain quand il découvrit qu'elle "a voulu faire de nos relations une grande liaison internationale, en me citant nommément et en donnant des extraits de mes lettres. Elle devait être drôlement à sec d'inspiration... Bon sang ! les lettres d'amour doivent rester privées."

S. de Beauvoir semble donc avoir été en avance sur son temps dans l'étalage de la vie privée sur la place publique.  

Alors, ses fesses à la une, avec ou sans retouches, pas de quoi fouetter un chat !

Mais la réaction du Nel Obs m'a semblé aussi totalement démesurée : un envoi à Libé signé de Jean Daniel et de cinq autres, une sélection de courrier sur le style pâté d'alouette (une alouette de critique et un cheval d'approbation) et encore une page en prime. TROP, c'est TROP !

 

Les aventures du petit N.

Mercredi 16 janvier, arrivée de Télérama (Ouh la ! j’aggrave mon cas : rocardien, lecteur du Nel Obs et de Télérama, cédétiste, ouiste : je n’ose imaginer le jugement que me réservent les adeptes de la gauche, la vraie, s’il y en a qui me lisent encore).

Après une niaiserie, dans le courrier des lecteurs, dans le n° double qui précédait les fêtes, sur la méthode globale, nous y avions droit à un courrier d’un autre lecteur, prof, qui écrivait à la manière de Beaumarchais « Pourvu que je ne parle en ma classe ni d’efforts, ni de rigueur, ni d’autorité, […] je puis tout enseigner librement, sous l’inspection de vingt ou trente censeurs.» (on peut supposer que les censeurs en question sont ses propres élèves ?).

Plus extraordinaire, un « A nos lecteurs » où le responsable du courrier fustige ceux d’entre eux qui écrivent sur « les aventures du petit N. » : la sélection du courrier publié est déjà, on le voit pour l’éducation, assez arbitraire, mais de là à donner des instructions aux lecteurs, il y avait une marge… Donc, nouveau courrier :

Très juste cet appel "à nos lecteurs" de M. B. Mérigaud que l'on suppose être le responsable du courrier desdits lecteurs, sauf que, dès qu'on tourne le page, sur quoi on tombe - je vous le donne en mille, je vous le donne en cent - les exploits du fameux "petit N." : "Vous voyez la tête du gamin qui va sortir une bêtise et qui pouffe à l'avance, etc.". Et oui, le journaliste, il est un peu comme le lecteur, il ne peut pas y échapper au petit N.

Mais le lecteur, il aimerait bien échapper aux finkielkrauteries qui ponctuent régulièrement le courrier des lecteurs. Reprenez l'antienne du niveau qui baisse - quand atteindra-t-on l'étiage ? - des méfaits de telle méthode voire de la pédagogie : vous avez de fortes chances d'être publié. Dernier exemple en date, le parodieur de Beaumarchais, prof qui ignore qu'on ne parle pas d'autorité, mais qu'on l'exerce, ni de rigueur, on l'exige, et que c'est en croyant dans le potentiel de ses élèves que l'on obtient des efforts (voir à ce sujet le remarquable "Chagrin d'école" de Daniel Pennac). En revanche, essayer d'apporter un minimum d'argumentation, au lieu de donner dans l'imprécation, vous laisse autant de chances d'être publié que si vous glosiez sur les aventures du petit N.

 

Mais le jeudi suit le mercredi et le Nel Obs nous offre, signé de Caroline Brizard (vous savez la dame qui a commis le calamiteux dossier sur l’illettrisme) un article sur le bac. Avec une grande modération, qui me surprend moi-même, je me suis contenté d’envoyer ce mot :

 

Chiffres chocs, chiffres faux

 

"« Faut-il supprimer le bac ? »(Nel Obs 17/01/08)*. La nouvelle vedette de la rétropensée, le Président de Paris IV Sorbonne, ayant émis ce propos iconoclaste, on n’attend plus la période d’éclosion du « marronnier » (fin mai, début juin) pour enfourcher cette haridelle un peu fourbue.

Quelques chiffres chocs pour commencer : en  1936 : moins de 3 % de reçus, en 2007 : 83,3 % (sic) On se tâte un moment : les bacheliers de 36 étaient-ils si minables que sur 100 qui se présentaient 3 réussissaient le bac, mais non, idiot, sur une classe d’âge il n’y avait que 3% de bacheliers. Donc en 2007, sur une classe d’âge, 83,3% sont bacheliers. Mais non idiot, sur 100 qui se sont présentés, un peu plus de 83 ont été reçus ! Idiot, je veux bien, mais que veut dire cette comparaison que je n’ose qualifier ?

« En France, 60% des étudiants échouent en première année à l’université », outre une construction de phrase un peu biaisée, le chiffre traduirait une augmentation brutale des échecs, puisque un documentaire de canal plus, du 03/09/07 ne comptait que 50%. D’où sortent donc ces 60% ?

Faut-il rappeler que le bac au singulier ne veut plus rien dire : nous ne sommes plus en 36 et il y a au moins trois bacs : le baccalauréat général avec sa hiérarchie, les bacs technologiques et les bacs pro(fessionnels) ?

Faut-il rappeler que le premier diplôme universitaire (au sens strict) est le DEUG que l’on obtient en deux ans ?

Faut-il rappeler que ce n’est pas un examen type Bac où on est reçu ou bien on échoue totalement mais qu’il compte un certain nombre d’unités donnant des « points ». L’échec peut donc y être total (aucun point) ou partiel (le nombre de points obtenus n’est pas suffisant pour passer en 2e année mais il est acquis).

Donc 50 ou 60 % d’échecs ne donnent pas 50 ou 60 % d’abandons. Et ces abandons ne se traduisent pas tous par celui de l’enseignement supérieur (réorientations vers une autre filière, une STS ou un IUT ou une école spécialisée).

En 2001, l’UNI, syndicat qui se revendique de droite (plutôt extrême), notait cet apparent paradoxe d’une augmentation du taux de réussite en DEUG (78 %), avec des échecs toujours aussi élevés en 1ère année: c’était dû – et il le déplorait – à ce que plus de la moitié des diplômés avaient mis 3, 4 ou 5 ans, au lieu de deux. Rappelons au passage que beaucoup d’étudiants sont obligés de travailler pour subvenir à leurs besoins ce qui peut expliquer le temps mis par certains à obtenir le DEUG.

Faut-il rappeler aussi une anomalie flagrante du système qu’est la colonisation des filières dites courtes (IUT et STS), en principe destinées aux bacs technologiques, par les bacs généraux (60% en IUT, 20% en STS) ? Rappeler aussi que les bacs professionnels prévus pour déboucher directement sur le monde du travail n’ont aucune solution en aval. Mais, comme l’Université est ouverte à tous les bacheliers, certains vont y tenter leur chance (quasiment nulle pour un bac pro, très faible pour un bac technologique).

Si l’on ne considérait que les étudiants issus des bacs généraux, et bien qu’ils soient écrémés par les Classes Préparatoires (CPGE), on constaterait un taux de réussite en 1ère année d’université bien supérieur à ces prétendus 50 ou 60%.

On peut résumer ainsi les parcours d’une génération de la façon suivante :

• 6 à 7% de sorties sans qualification

• 93,5% d’accès au niveau V

• 69% d’accès au niveau du baccalauréat (niveau IV)

• 62% d’accès au baccalauréat (dont 33,7 % dans une série générale, 17,3 % dans une série technologique et 11,5 % dans une série professionnelle).

• autour de 50% d’accès au supérieur

• autour de 40% d’accès à un diplôme du supérieur

(source : Rapport final de la commission université-emploi, annexe 1 24 octobre 2006)

Donc, globalement, 1/5e d’échecs, dans le supérieur (ce qui est déjà trop).

Maintenant, faut-il supprimer ou pas le bac, on en reparlera sans doute encore dans dix ans !"

 

* http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2254/articles/a364598-.html

 

Ajoutons que la dame affirme incidemment : « En fait, le grand reproche des anti-bac vient de loin. Des années 1980. Quand la gauche rêvait d'un bac pour tous. » Il se trouve qu’à la fin des années 70 jusqu’au lendemain de 81, j’étais membre de la commission nationale éducation du PS (le nom exact m’échappe, elle était co-pilotée par Louis –dit loulou – Mexandeau et Jean-Louis Piednoir) : je serais extrêmement curieux de savoir où, quand, et par qui a été exprimé ce rêve.

Autre affirmation, que l’on trouve d’ailleurs fréquemment sous la plume des rétropenseurs : le nombre de bacheliers correspond tout bonnement à une politique des quotas (à l’appui de cette assertion elle cite un ancien chef du département génie électrique à l'IUT de Cachan qui s’y connaît en bac comme moi en génie électrique !). Les seuls documents qui accréditent ces thèses sont de classiques recommandations faites aux correcteurs pour tenter d’harmoniser les barêmes de corrections. Bien sûr sont aussi invoquées les commissions de « rattrapage » qui existaient déjà quand j’étais pion au vénérable Lycée de Garçons, David d’Angers, à Angers comme il se doit, en 1965-66 et 1966-67.

 

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 10:25


Vivement que la belle Carla se marie avec son nain, pour qu’elle le fasse cocu à nouveau (quoique les cornes donnent paraît-il de la chance).

 

En attendant, quelques images de la virtuelle 1ère dame de France et de Navarre (ça ne sera que le 4999e blog à livrer de ces images artistiques : il ne sera donc pas la tête de l’art). 

Photographiée avec son frère par Helmut Newton en 1992

 

 

 




NB  Notre top-model subit parfois quelques  déformations (artistiques bien sûr) : si vous envoyez un commentaire l'animation originale vous sera envoyée...

 

 

 

 

 

 

Quelques images

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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 21:01

Finky il n'écrit pas que des conneries...  il en dit aussi !

Mauriceetpatan2.JPG

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 11:05
Carla, on t'aime déjà ! (fausse manif de droite)

 

Heureusement que PRESSE OCEAN était là pour rendre compte de cette magnifique manifestation de "vrais" français

 

 

Nantes

Paru dans l'édition du jeudi 20 décembre 2007

 

Une fausse manifestation de droite sur les marches du théâtre Graslin


Sur les marches du théâtre Graslin, ces faux manifestants de droite ont pu clamer leurs slogans.
;
Avec des slogans comme « TF1 sinon rien », « Michel Sardou, la culture vous doit beaucoup » ou « Gardons nos valeurs, mangeons des jambon-beurre », les fausses manifestations de droite font de nombreux adeptes un peu partout en France.

Hier soir, une cinquantaine d'étudiants s'étaient réunis sur les marches du théâtre Graslin pour ironiquement montrer leur opposition au gouvernement. « Quand on est étudiants et qu'on manifeste, les forces de l'ordre arrivent vite.

Au moins, là, on peut faire passer notre message et tout se déroule dans le calme », explique Émilie, étudiante déguisée pour l'occasion en jeune fille de bonne famille.

« Carla, on t'aime déjà »

Ils venaient de plusieurs UFR différents, de la psychologie aux sciences, et une grande majorité d'entre eux manifestait de cette façon pour la première fois. Sous les regards étonnés des passants, ils se sont ensuite rendus sur la place Royale et la place du Commerce.

Petite nouveauté hier, preuve que les manifs de droite suivent l'actualité, la formule « Carla, on t'aime déjà ». Un nouveau classique.

F.L.

 

Cette brillante manif s'inspirait de celle-ci :

http://www.dailymotion.com/video/x2179p_les-artistes-de-droite-fetent-leur

"Le clergé avec nous"... "Nous sommes fiers/ des violences policières"... "La cul-ture ça donne mal à la tête"..."travail, famille, Sarkozy": une bonne centaine de manifestants -costume-cravate pour les hommes, tailleur-chignon pour les femmes-, ont scandé ces slogans provocateurs lors de leur fausse manif’ de droite, "en soutien au Président", dimanche 20 mai après-midi à Paris.

En guise de conclusion (provisoire, espérons-le car on a besoin de ces vrais patriotes qui nous rappellent les vrais valeurs de la France éternelle).

Petite contrepèterie du Canard pour finir :
Sarko s'en fiche de la tente, il joue avec la Bruni

La manif parisienne qui a inspiré nos Nantais ! (à dédier à WAUQUIEZ)

La tradition s'est poursuivie

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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 17:34

Un ami se référant à un « rebond » de Libé du 10/12/07, intitulé « Laïcité : l’école et les enfants d’abord ! »* pose la question : à mettre en débat au sein de notre association ?

 

Foultitude de signatures où LICRA et Grand Orient côtoient le SIEN (Syndicat des Inspecteurs de l’EN)  et le SNPDEN (Syndicat des personnels de direction) mais aussi un Mouvement pour l’abolition de la prostitution et de la pornographie aux buts finalement inquiètants (la pornographie, c’est l’érotisme des autres) et une UFAL qui a parti lié avec les anti-pédagos de tout poil…

 

 

Sus à la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) donc qui a jugé discriminatoire d’écarter des mères d’élèves d’une aide à l’encadrement (sorties le plus souvent) parce qu’elles portent un foulard (selon la Halde) un voile islamique (selon les signataires). Son avis ne date que du 14 mai il est donc plus qu’urgent, le 10 décembre, d’élever la plus véhémente protestation.

L’ancien chef d’établissement du Bas Poitou n’a pas été confronté au problème de mères d’élèves portant ledit foulard-voile (ou, si certaines en portaient, il ne serait venu à l’esprit de personne de le qualifier d’islamique, sous entendu islamiste). Disqualifié donc pour en discuter ? Il n’est pas sûr que la majorité des IEN et des PD du SIEN et du SNPDEN soient, beaucoup plus que je l’ai été, confrontés au problème.

 

L’argumentation de la Halde** va porter sur le statut de ces collaboratrices bénévoles. Elle rappelle que « les principes de laïcité et de neutralité des services publics s'appliquent à l'ensemble des agents publics, qu’ils soient chargés de fonctions d’enseignement ou non, mais non aux usagers. » Mais voilà que la Halde pour réfuter l’assimilation des bénévoles à des agents publics pendant leur collaboration s’appuie sur un arrêt du conseil d’état portant sur l’intervention de membres de congrégations religieuses en milieu pénitentiaire : horreur et consternation, elle assimile école et prison ! Indignation outrée qui permet de ne pas répondre sur le fond qui est que le conseil d’état refuse d’assimiler ces congréganistes à des agents publics. « Or, les parents participant aux sorties scolaires semblent être dans une situation similaire dans la mesure où ils apportent leur concours aux établissements scolaires pour des tâches qui ne relèvent pas des missions d’enseignement, au sens strict, mais uniquement à l’occasion de sorties et/ou d’activités annexes. »

Au lieu d’une contre argumentation, on a donc une affirmation que les mamans qui, pour des raisons de sécurité, vont accompagner les élèves dans une sortie quelconque « deviennent de facto des auxiliaires éducatifs au côté des enseignants qu’ils accompagnent », même si leur rôle se limite à veiller à ce qu’aucun des X gamins dont elles ont la surveillance ne disparaisse.

A partir de là d’auxiliaires éducatives  elles vont devenir agents du service public relevant de « la circulaire d’application de la loi de mars 2004 sur les signes religieux dans l’espace scolaire, publiée au Bulletin officiel de l’éducation nationale (2004-084), qui exclut explicitement toute manifestation d’appartenance religieuse par “les agents contribuant au service public de l’éducation, quels que soient leur fonction et leur statut” ».

Il est assez étonnant que le SIEN et le SNPDEN semblent ignorer qu’une circulaire n’a aucune valeur réglementaire. Le texte cité ne fait que rappeler, à l’évidence, que les principes de neutralité dans l’école ne concernent pas que les enseignants, personnels de direction et d’éducation, mais aussi les agents de service et d’intendance, etc. en bref  tous les agents publics.

Et puisqu’il est question d’enfants d’abord, peut-on rappeler que par définition ces mères ont des enfants – pas les enfants abstraits du titre, mais des gosses en chair et en os – et que voir leurs mamans écartées, ils peuvent le « ressentir », consciemment ou non,  comme vexatoire. Mais qu’est-ce que c’est que cet humanisme bêlant : il s’agit de grands principes !

 

* http://www.liberation.fr/rebonds/296856.FR.php

 

** http://www.islamlaicite.org/IMG/pdf/Deliberation_principe_de_laicite_6_juin_2007-2.pdf

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