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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 21:40


Une fois de plus la dame Royal a gaffé ! Volet de bois vert d’un Mamère qui manie l’insulte plus facilement que l’argument ! Quant au Lang, qui n’a jamais trouvé l’ado attardé qui fait président susceptible de quelques remarques, il en a rajouté une louche sur les ignominies vertes et UMPistes.


Un petit billet, lu dans Ouest-France, très ironique, amène le rocardien malgré Rocard que je suis, à s’interroger.


D’abord quoi de plus inéquitable qu’une taxe ? Quand le prix du pétrole a flambé, nos traders gavés de bonus, nos PDG à 400 fois le SMIC ou plus, ne voyaient pas la différence. Les rurbains modestes, pour qui la bagnole est indispensable, ont  senti la douloureuse. Il s’agit maintenant de la leur faire sentir, en dehors des variations spéculatives du prix du pétrole, grâce à la taxe carbone ! Ainsi, nos civilisés urbains, qui n’ont que le prix d’un abonnement aux transports du même nom, seront exemptés de ladite taxe (sauf pour ceux des quartiers aisés qui, la fin de semaine venue, déchaîneront les chevaux de leurs puissants 4X4 pour rejoindre leurs chaumières normandes ou leurs chasses en Sologne). En revanche, les assignés à la voiture pour aller au boulot paieront plein pot.


Pour le chauffage mêmes iniquités. Le locataire ne choisit pas le type de chauffage dont il « bénéficie ». Ici, tout électrique, bingo, il échappe à la taxe. Là gaz ou mazout, il se fera taxer.


Oser prétendre que cette taxe est injuste relève bien de la pure démagogie, j’en conviens !


Mais que dire de cette promesse* que ladite taxe sera complètement redistribuée ? Outre que je n’ai pas dû suivre très précisément la clé de cette répartition (le pauvre smicard – pléonasme -  qui s’est rabattu sur un logement paumé, chauffé au fuel, à des bornes de son travail et dont la bagnole pourrie consomme comme de le dire, sera-t-il remboursé d’une taxe dont il aurait mieux fallu le dispenser ? que répondez-vous M. Mamère ?), je ne sais pourquoi, je sens comme du foutage de gueule !


Michel Rocard a inventé une belle usine à gaz fiscale – détaxée elle – et il ne pouvait ignorer que, ce faisant, il allait piéger l’opposition à l’umpereur, chez qui, lui et les antiroyalistes viscéraux trouvent les qualités qu’ils dénient à l’ex-candidate de leur propre parti (dont ils ont oublié la règle première, mais ils ne sont malheureusement pas les seuls, qui est de laver le linge sale en famille).   

 

* « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent » Charles Pasqua (un des « formateurs » trahis de notre umpereur)

 

Photo

http://www.geo.fr/environnement/une-actu-votre-avis/etes-vous-favorable-a-l-instauration-d-une-taxe-carbone-27058

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:56

Le hasard fait bien les choses. Au moment où le haut fonctionnaire Léger remettait un rapport conforme sur la suppression du juge d’instruction, le Parquet de Paris estimait, en toute indépendance bien sûr, qu’il n’y avait pas lieu de donner suite aux plaintes concernant la nomination d’un certain Pérol à la tête de l’union Caisses d’épargne-Banques Populaires.

 

Tout commence en 2005, quand les deux groupes décident de fusionner leurs deux banques d’affaires Ixis et Natexis. Or, François Pérol, après avoir été directeur adjoint du cabinet de Francis Mer, puis de Nicolas Sarkozy, au ministère des finances, pantoufle déjà en entrant à la banque Rotschild. Ce passage au privé avait été jugé d’une régularité douteuse. Mais, à l’époque, la commission de déontologie (dont la saisine était obligatoire), avait donné son aval, sous réserve qu’il ne traite pas d’affaires qu’il a eu à connaître dans son ancien poste. Il n’en a pas tenu compte, puisqu’ayant eu à gérer l’acquisition d’Ixis par les caisses d’épargne, il s’empresse, chez Rotschild, de pousser à la fusion Ixis-Natexis, qui aboutit à Natixis. Or, avec la crise, le nouvel établissement grevé d’actions pourries, style subprimes, va perdre en quelques mois des milliards d’euros. L’état va donc recapitaliser les deux groupes. Et qui est chargé du dossier au cabinet de celui qui fait président ? François Pérol ! Fort de ce renflouement de cinq milliards, il va forcer à la fusion des deux groupes, du coup.

 

Pour Sarkocescu, rien que de plus normal que de le nommer à la tête du (futur*) groupe. Il affirme, à Rome** : « La commission de déontologie a eu l’occasion de donner son point de vue », laissant entendre qu’il était positif.  Mensonge éhonté ! En fait, Guéant, le Secrétaire général de l’Elysée, avait saisi le président de ladite commission d’une question très générale sur les départs des membres des cabinets ministériels vers le privé. La réponse très prudente et nuancée ne concernait donc pas directement le cas Pérol. Mais, s’appuyant sur ce courrier, Guéant s’est bien gardé de saisir réellement la commission (dont, avec l’arrivée de Sarkozy, la saisine n’est plus obligatoire).

Impossible donc d’avoir le vrai point de vue de la commission ! Restait la possibilité d’avoir le point de vue de la justice. Il n’en sera rien. Le Parquet a classé le dossier dans la rubrique : circulez, y’a rien à voir !

 

Voilà donc qui préjuge (si l’on peut dire) bien de la réforme, annoncée ex abrupto par l’ado capricieux qui fait président, consistant à remplacer un mauvais système, par un pire ! Remplacer un juge d’instruction parfois défaillant, par des magistrats aux ordres !

 

* À l’époque la fusion n’était pas finalisée.

** Ses prédécesseurs avaient pour principe de ne pas traiter d’affaires intérieures quand ils étaient en visite officielle à l’étranger.

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 10:31

Le palmipède, cette semaine encore, avec un vrai journaliste d’investigation, nous informe sur le grand feuilleton du cap Guaino : la guerre impitoyable entre les tenants du tout-à-l’égout et les irréductibles des fosses septiques.



Donc, le 15 aout, se tint l’Assemblée Générale ordinaire des copropriétaires du cap Nègre. La maman de Carlita, Marisa Bruni, n’était pas accompagnée de Monsieur gendre, en ce jour saint, propice, normalement à l’élévation de l’âme, au-dessus de ces contingences bassement matérielles.


Il n’en fut rien et  les très distingués propriétaires de ce lieu idyllique échangèrent quelques noms d’oiseaux.  Le clan des fosses septiques se vit attaqué d’emblée pour avoir osé venir avec un avocat. « Sortez, maître ! vous n’avez aucun titre à venir ici !»  clame le porte-parole des arrogants pro-tout-à-l’égout. « Quand M. Sarkozy est venu, l’an dernier, il n’avait aucun pouvoir non plus ! » rétorque une dame. Indignée, la belle-mère quitte les lieux. L’avocat est expulsé.


Il est vrai qu’il avait osé, la veille, rappeler quelques règles juridiques et quelques éléments scientifiques.  Les fosses sont plus écologiques que les stations d’épuration. Grâce à de gentilles bactéries et à des plantes purifiantes, ces fosses modernes délivrent une eau limpide qui irrigue gratuitement  arbres et fleurs qui font le charme de ce cap.


Malgré le vote du raccordement à cette fameuse AG, les rebelles sont plus que jamais décidés à se battre contre « la pompe à merde, ce monument de connerie qu’ils veulent imposer ! » En effet, vu le relief du cap, ce raccordement nécessiterait la mise en place d’une station de pompage perpétuel dont il faudra faire le bilan carbone !


« Encore des mois de procédure à prévoir, donc, en dépit des immenses efforts de Sarko », conclut le Canard !

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 16:59


Heureusement qu'il y a le palmipède pour nous informer ! Car les soi-disant journalistes, style BRP ou Birenbaum, sont trop occupés à se faire mousser ou à piller le net, pour faire un vrai travail d'investigation. Et bien, en un mot comme en cent, nous avons le regret de vous annoncer qu'un an après s'être saisi vigoureusement du sujet, chouchou n'a toujours pas su faire déboucher vers le tout-à-l'égout, les riches ch...... du cap Guaino, pardon du cap Nègre. Alors qu'il croyait torcher cela comme de le dire.

Souvenez-vous l'an passé, dans les mêmes eaux, si l'on peut dire, alors même que l'on venait de lui apprendre la mort de soldats français en Afghanistan, UBU président maintenait une réunion à laquelle il avait convoqué préfet et maire du cru pour amener les tenants des fosses septiques à résipiscence. Sans succès. Il avait donc confié ce délicat dossier au préfet qui ne s'était pas montré  à la hauteur de la tâche et avait donc été viré. Il faut dire à la décharge de ce haut fonctionnaire que le cap Nègre est un domaine privé et que donc les décisions de gestions globales sont prises par un conseil syndical des copropriétaires ; préfet ou pas, umpereur ou pas, les coups de menton et les agitations d'épaules sont sans effet.

Les irréductibles, majoritaires, loin donc d'être terrifiés par chouchou, contre-attaquent avec vigueur. Car l'opération tout-à-l'égout leur couterait la peau des fesses. Certes ils sont plus près de l'ISF que du RSA. Mais certains, propriétaires de longue date, n'ont pas obligatoirement l'aisance financière de la maman de Carlita.  Et surtout, ils ne voient pas l'intérêt de la solution du tout-à-l'égout qui va demander des travaux énormes et de pomper, gaiement certes, mais perpétuellement, les eaux grises et noires pour les envoyer dans le réseau. Car le terrain est accidenté et les villas ne sont pas les unes sur les autres dans ce « lotissement » de luxe !

Une assemblée générale des copropriétaires le 15 août doit, peut-être, débattre une fois de plus de cette question primordiale, fosses ou tuyaux, dans laquelle chouchou va vouloir peser de tout son poids (allégé par son régime), au risque d'y sombrer... dans le ridicule !

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 14:23


Passage d’une chaîne d’info à l’autre, je tombe sur la chaîne parlementaire : Elkabbach ! de quoi vite appuyer pour passer vite !  Mais, la caméra accroche un visage : Mme Ozouf*.  Ce n’est pas elle qui parle, mais un inconnu au regard tourné vers le plafond qui parle de stratégie chinoise (si l’ennemi est repus, affamez-le, s’il est sûr de lui, faites-le douter….).

Puis c’est Jacques Delors. Ô certes, il n’exprime apparemment pas (je prends l’émission en cours de route) des choses trop orthodoxes  sur la flexibilité de l’emploi : le CDI trop rigide et le CDD trop  volatil et à temps trop partiel.

Donc pas plus que Rocard, il ne s’inscrit dans le penser politiquement correct de "gauche". Sauf que lui, il n’a pas besoin d’une mission de l’umpereur (sur les pingouins, la taxe carbone ou maintenant le que faire d’un emprunt dont l’idée a été lancée sans savoir à quoi il doit servir). Le pôvre Rocard serait obligé de souscrire à ces missions que parce que le PS ne le solliciterait pas assez ! Delors, lui, n’a pas besoin d’être sollicité pour réfléchir et dire ce qu’il a à dire. Et l’entendre vanter l’impôt sur le revenu, pendant que Rocard invente une usine à gaz baptisée taxe carbone (lui qui a instauré la CSG pour introduire un peu d’équité dans les cotisations sociales) réconcilie avec une gauche du PARLER VRAI !

Alors, certes Delors, Rocard sont sous utilisés par le PS. Mais Rocard s’est disqualifié pour participer à une réflexion au PS.

 

* Lumineuse Mona Ozouf, mais ce sera un autre article.

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 20:32

Le positiviste, que je suis, croyait que comme le progrès progresse, la taille des tenues de bain des femmes jeunes et jolies ne pouvait que régresser.

Certes de friponnes nipponnes ou d'accortes brésiliennes remettaient bien des soutien-gorges, mais de la taille d'un timbre poste, non pas pour cacher mais pour attirer le regard de l'homme, voyeur par nature, vers les pointes qui tendaient le mince tissu, quand au slip, si l'on pouvait appeler slip ce string qui cachait à peine une vulve épilée et pour le reste se réduisait à une ficelle, il ne risquait guère de laisser des traces de bronzage.

Et bien ce temps est bien fini. L'ordre moral reprend le dessus : les seins nus sont interdits à Paris-plage. Et que disent les associations féministes ? Rien.

Elle feraient bien de s'inspirer de leurs consœurs de Nouillorque, qui, comme les hommes avaient le droit à se mettre torse nu dans les parcs, ont exigé et obtenu de pouvoir faire de même.

 

Pire encore : Le Parisien proclame « Le monokini, c'est fini » comme Capri et The Guardian annonce la fin du Topless en France (what a pity, too !).

Le grand journaliste d'investigation du quotidien français n'a pas hésité à partir en mission à Saint-Clair dans le Lavandou, sans craindre la chaleur accablante du midi, les cigales bruyantes qui gênent la sieste, ni l'accent des indigènes. Et il a, sans doute après de nombreuses et vaines tentatives d'entretien, réussi à découvrir une vendeuse de maillots de bains et néanmoins autochtone, véritable sociologue qui analyse avec finesse le phénomène (dont l'impact sur son chiffre d'affaires doit être nul puisque le coût d'un maillot est inversement proportionnel à la surface qu'il couvre) : « Alors, un vent de pudeur souffle-t-il sur nos côtes ? » interroge pertinemment l'enquêteur « Pas du tout ! répond Sabine, notre vendeuse de maillots de bain face à la plage de Saint-Clair. J'y vois deux raisons. La première, c'est la prise de conscience des femmes, grâce aux campagnes de sensibilisation des dangers du soleil. La seconde, c'est que les filles d'aujourd'hui n'ont plus besoin de revendiquer le droit d'être bien dans leur corps, de le montrer, c'est de l'acquis pour elles. Il y a trente ou quarante ans, quand le sein nu est apparu, c'était d'abord un acte de militantisme, de libération. Les femmes voulaient faire passer un message : C'est mon corps, j'en fais ce que je veux »

Poursuivant son enquête de terrain (enfin de sables et rochers), le téméraire reporter débarque à Bormes-les-Mimosas où il accède à une plage privée où naguère les ravissantes baigneuses étaient près de la moitié seins nus. « Maintenant, il doit y en avoir 2 % », estiment Nathalie, Joëlle et leurs copines, des quadragénaires fidèles à ce petit coin de paradis depuis leur enfance. « C'est à cause des risques du cancer de la peau », avance l'une d'entre elles qui, depuis cette année, nage sans dévoiler son buste. « Avoir les seins à l'air, ça fait dépassé », observe sa voisine. »

« Clara et Euphrasie, 17 ans, ne jurent que par le deux-pièces. « Etre topless entre copines à la piscine, à la rigueur. Mais à la plage, jamais, il n'y a que les vieilles qui font ça aujourd'hui ! Le regard des garçons, c'est trop gênant », confient les adolescentes. »

Et oui, ce n'est pas le textile qui régresse, mais la société.

 

Où est-il ce moment béni du siècle dernier, où, au nord Loire-Atlantique ou au Sud-Morbihan, je ne sais plus, sur la plage de la « mine d'or », une jeune femme enceinte d'au moins sept mois (un ventre somptueux), juste vêtue d'un string (pionnière sur nos plages atlantiques), jouait à un volley sans filet avec son compagnon ?

 

Mais l'Australie, comme Paris Plage, interdirait aussi les seins nus : d'interdit en interdit, une nouvelle révolte aura peut-être lieu !

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 17:19


La non présence du rappeur Orelsan (envisagé ? exclu ?) était connue depuis plusieurs jours. Sans que ça ait eu beaucoup d'échos au-delà du port des Minimes (et encore). Mais, il suffit que le père fondateur des Francofolies (qui se prononcent francofoli et non foliZ, Mme Lucet de FR2), Jean-Louis Foulquier, l'air aussi sombre que ses lunettes de soleil, accuse la présidente de la région picto-charentaise de cette absence, pour que les médias et quelques politiques se déchaînent.

Jusqu'à Fadela Amara, fondatrice de « Ni putes, ni soumises » qui, dans un entretien un peu pâteux avec Pujadas, le 13 juillet, dénonce cet ostracisme dont serait victime l'immortel auteur de ce morceau d'anthologie « Sale pute » ! Dont voici un petit extrait, dédiée à Mme Amara :

« J'ai le nerf en pelote (sale pute)
J' vais te mettre en cloque (sale pute)
Et t'avorter à l'opinel
''Ho mais c' est de ta faute t'étais jamais la pour moi''
Ho j''m en bats les couille c' était de la faute à qui
J' te collerai contre un radiateur en te chantant ''toast aqui''
J' veux qu' tu pleures tous les soir quand tu t'endors
Parce que t'es du même acabit que la pute qu'a ouvert la boite de pandore
J ai la haine j' rêve de te voir souffrir
J ai la haine j' rêve de te voir souffrir baby
 » ...


En bonne néo-sarkozyste soumise, elle ne faisait qu'emboîter le pas à l'ineffable Frédéric Lefebvre qui dénonçait cette intolérable attaque contre la liberté d'expression. Faut le lire pour le croire. Mais gageons que si, par malaventure, ce délicieux rappeur s'était produit aux Francofolies, le pitbull UMPiste se serait fendu de ce communiqué : « La région Poitou-Charentes, avec l'argent du contribuable, a financé l'infâme prestation d'un « rappeur » ultra-sexiste et violent. Madame Royal peut demander  « pardon » pour cette agression immonde contre la cause des femmes ».

Djack Lang - qui, quand il entend le mot « Royal », sort son pistolet - s'est empressé d'abonder dans le sens de Lefebvre.


Sauf que, l'incommensurable auteur de « sales putes », qui dans une belle continuité poétique nous a offert cet opus intitulé Saint-Valentin :

« Yeah
J'laisse la lumière allumée et j'garde mes chaussettes
J'vais la limer jusqu'à c'qu'elle soit couchée et qu'elle voit des clochettes
J'adore les p'tites coquines avec des couettes et des faussettes
J'te rends misérable... tes copines vont t'appeler Cosette
J'ai des positions inconnues pour que tu goûtes au vrai bonheur
Parce que j'me branle sur Canal+ et j'ai jamais eu l'décodeur
Et le lendemain matin, elles en redemandent, se mettent à trépigner
(Mais ferme ta gueule ou tu vas t'faire marie-trintignier)
 »...

dont on notera au passage la délicate allusion à l'assassinat de Marie Trintignant, sauf donc que cet inspiré des muses a été, déjà, rejeté de plusieurs festivals, sans que quiconque, à commencer par M. Foulquier ne s'indigne de cette ignoble atteinte à la liberté d'expression !


Au bal des faux-culs, Foulquier mène la danse avec Amara comme cavalière.


PS Dans un communiqué (14/07/09), Ségolène Royal assure que "toutes les affirmations de menaces pour obtenir la déprogrammation du rappeur, de même que toutes les allégations de chantage à la subvention sont fausses et diffamatoires".

En revanche, la Présidente de la région Poitou-Charentes  "assume avoir sollicité des informations auprès des organisateurs des Francofolies après avoir été saisie par des associations de lutte contre les violences faites aux femmes, et avoir exprimé sa satisfaction à l'annonce de la déprogrammation du rappeur d'un des plus importants festivals de la région qu'elle préside".

 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 15:51

Manuel Valls, après avoir invité Besson, ministre de l'expulsion nationale nous refait le coup de la condamnation de la sarkophobie. Anti-sarkozyste primaire, viscéral, pavlovien et tout ce que vous voudrez, je me contente de citer cet article déjà lointain d'El Païs, grand journal de centre gauche espagnol.


« Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un super président, un hyper­ dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
[…] Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.


Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco. »
 
 
Lluís Bassets
El País Février 2008

Illustration tirée de la "newsletter" de Charlie-Hebdo+un montage à partir de "tropicalboy"

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 16:37

Partie magazine du journal du samedi sur France 2, outre un remarquable 'Mon œil' sur le 1er avril, un formidable reportage... sur une fabrique de pots pour plantes.

En résumé, une usine de fabrication de pots en terre (et non pas de ces affreux pots plastoques), au bord de la faillite, reprise par un agriculteur nous dit-on. Du classique : il licencie à peu près la moitié des salariés. Sauf qu'il garde tous les ouvriers. Il se débarrasse de tout un appareil de contrôle (en gros un contrôleur pour un ouvrier : contremaîtres, contrôle qualité, et la bureaucratie qui va avec). Comme il y a un four pour traiter la terre il faut travailler en continu : l'équipe de nuit avait droit à un personnel d'encadrement dont la mission essentielle était de  vérifier que les ouvriers ne débordaient pas la pause de 20 mn. Maintenant l'horloge de la pointeuse suffit.

Plus de contremaîtres perchés dans un véritable mirador vitré au-dessus de l'atelier ! Plus de contrôle qualité à la sortie du four, de la fabrication, de la mise en livraison, etc. Un patron qui n'hésite pas à mettre la main à la pâte (c'est le cas de le dire). Et donc, des ouvriers responsabilisés qui s'auto-contrôlent. Et des personnels administratifs réduits, amenés à venir à l'atelier pour afficher les commandes et non plus à rester cloîtrés dans une sorte de bunker. Et une production équivalente avec moitié moins d'emplois !

Bon, d'accord, l'ami Gérard aurait beau jeu de me dire que dans sa petite entreprise, ses ouvriers carrossiers s'auto-contrôlent, et que lui, le « patron » n'hésitait pas à mettre la main à la pâte, sans qu'il soit question d'autogestion (pas plus d'ailleurs que dans le reportage de FR2).


L'économie sociale - coopératives, mutuelles - n'a pas le vent en poupe. L'exemple de la CAMIF est quasi caricatural : l'inverse presque de celui du reportage du 13h15 de FR2, avec une bureaucratie galopante liée à une déresponsabilisation des salariés (avec une direction non pas élue par des coopérateurs mais longtemps fauteuil doré pour des bureaucrates du SNI). Des pseudos mutuelles se disputent les antennes dans la pub débile et la lutte pour des complémentaires santé à l'anglo-saxonne, la négation même de l'esprit mutualiste. Faut-il parler des banques dites populaires (en principe coopératives aussi) qui se font imposer comme PDG de leur fusion avec les caisses d'épargne un personnage qui leur avait conseillé, naguère, de s'engager dans la calamiteuse banque d'affaires Natixis ?

L'autogestion, sous ce drapeau-là, est vouée à l'échec. D'ailleurs, elle n'y a pas cours, puisque dans ces coopératives ou mutuelles, les employés sont des salariés comme les autres (avec cependant, souvent, des conditions de travail privilégiées qui plombent leurs employeurs par rapport à la concurrence « marchande »).


Mais revenons au point de départ.  Ce reportage est dangereux qui prouverait que l'on peut supprimer des emplois parasites (mais là, dans cette usine, c'était caricatural). Mais il est porteur d'espoir s'il montre qu'une confiance raisonnée est plus productive qu'une méfiance généralisée. Et que l'utopie de l'autogestion ne l'est peut-être pas autant que cela... utopique ! Vive Proudhon !

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 20:22
Damneray, en Anjou, 1600 habitants, 700 gendarmes et CRS pour la visite d'une ferme (et un meeting UMP de 1000 personnes) par l'umpereur Nicolae 1er, Valence 1200 CRS, policiers et gendarmes, une passerelle apportée de Lyon pour la descente d'airbus de notre umpereur ; Saint-Quentin 1500 gendarmes, CRS et policiers pour un métinge de 4000 UMP (400 000 € de la poche du contribuable) ; Châtellerault : à nouveau 1500 policiers, CRS, gendarmes, la ville déjà en état de siège, une voiture blindée, convoyée par avion, pour transporter le nombril sur talonnettes de l'aéroport de Poitiers à cette pauvre ville, encore x UMP conviés à faire la claque... Ne parlons pas de Strasbourg où les étudiants n'ont plus besoin de bloquer l'Université : elle est fermée pour huit jours... et oui ! c'est  bientôt le sommet de l'OTAN où notre Sarkocescu va faire jouer au jeu des chaises musicales pour la photo de départ où il veut apparaître à droite du président de la séance, avant que tous les chef d'état puissent gagner leur vraie place (par ordre alphabétique) !
Mais nous étions prévenus :

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