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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 22:20

Commençons par le pire qui, malheureusement, arrivant en fin de parcours, a terni ce nouveau séjour.

douaneQuoi de plus logique, quand on veut faire étape à Tarifa que de choisir la traversée Tanger-Tarifa. Arrivés vers 14 h au port, l’agence de la compagnie FRS nous délivre un ticket pour 14 h 30 : un peu juste certes, mais, pour ressortir, douane et police sont assez rapides, d’autant qu’il y a peu de voitures en attente. Passeports tamponnés, papier vert de la voiture aussi, nous sommes au milieu de la file.

Une heure se passe, aucune des deux files n’a bougé d’un mm ! Nous voyons arriver le bateau rapide avec une demie heure de retard. Nous le verrons aussi repartir, alors que les files progressent un peu. Quand nous sortons enfin du passage douane-police, nous découvrons une sorte de commando de cinq ou six très jeunes policiers. Imaginez de grands gaillards (1 m 85 minimum), sanglés dans un uniforme d’allure sportive, coiffés d’une casquette bleue de base-balleur et armés… de tournevis, avec, en retrait, un ainé aussi peu amène que ses subordonnés supposés, surveillant la scène figé, impassible. Et nos jeunots, qui se la jouaient comme dans une mauvaise série policière, visages fermés, de tapoter, du manche de leur outil, pare-chocs, capots, portières, ailes, de faire ouvrir les coffres, obligeant même certains à descendre les bagages pour accéder à une trappe de roue de secours, et cela pour toutes les voitures. Quand enfin, nos « robocops » eurent fini ce cirque et que, grâce aux indications d’un policier ordinaire, je m’apprêtais à rejoindre l’aire d’embarquement pour la barcasse suivante, cris et grands signes : la sinistre comédie n’était pas finie ! il fallait maintenant rejoindre, dans la direction opposée, le « scanneur ». Où exactement, rien ne l’indiquait bien sûr. Grâce à des routiers marocains, en attente, nous avons découvert un énorme cube métallique, avec un portique mobile qui parcourrait trois véhicules, à la queue leu leu sur une plate-forme.

Avant de passer à notre tour, la carte grise fut réclamée et il fallut descendre du véhicule (sans doute pour nous épargner les ondes maléfiques du scanneur, dont le rôle, du côté de Calais, est de détecter d’éventuels passagers clandestins dans les poids lourds !). Retour à hauteur du poste de douane où un des robocops envoie un auxiliaire inspecter, à plat dos, le dessous du coffre, avant de le rejoindre et de tapoter, de l’intérieur l’aile et sans doute le plancher de la voiture. Carte grise rendue, nous allons rejoindre, plus de deux heures après, une aire d’attente sur le port.

 

Attente est bien le mot.

 

Le jeune homme qui s’occupe de ce parcage (et qui doit affronter des voyageurs d’une humeur massacrante après l’imbécile traitement subi) promet un bateau vers 18 h… puis, en raison, d’une mer agitée, vers 19 h… puis, plus rien… ce n’est qu’à 21 h bien sonnées qu’un responsable de la compagnie avoue qu’il n’y aura aucun passage, en raison d’une mer de force 7. Peut-être demain à 10 h*…

 

Que faire ? Il suggère de laisser les véhicules dans le port, en les déplaçant vers une autre aire plus proche de la douane, car il n’y a pas de surveillance, et d’aller à la recherche d’un hôtel. Ceux qui le veulent pourront se faire rembourser le billet, mais dans l’agence où ils l’ont acheté. Nous décidons de partir avec la voiture. Encore faut-il récupérer la feuille verte, puis refaire tamponner les passeports. La première formalité est rapide. Mais ensuite, queue à la police (en civil, ceux-là) pour les passeports, car tous nos compagnons d’infortune, devenus piétons eux, doivent aussi subir ce qu’on n’ose appeler « formalité ». Heureusement, un policier fort civil, voyant la lenteur de notre avance, secoue les deux autres et vient en renfort. Bien sûr, quand enfin nous repartons vers un hôtel, l’agence où nous avons acheté le billet est fermée. Pour conclure, arrivés à l’hôtel Tarik, vers 10h15, nous apprenions que le resto fermait à 10h (ce qui, dans un Tanger qui vit à l’heure espagnole, est plus que surprenant).

 

Le lendemain, direction Ceuta : passage en douane en un quart d’heure. Billet. Traversée bien secouée, mais traversée quand même, pour Algeciras. Et déjeuner à « Punta Sur », à quelques km après Tarifa, où nous sommes accueillis en vieux clients que nous sommes.

 

Pour le meilleur, difficile de tout conter. Quelques flashes donc !

 

Des retrouvailles avec un « collègue », prof de philo au Lycée Tarik (l’ex collège berbère du temps du protectorat), auteur de livres pour la jeunesse qui venait péleriner à Azrou. Puis celles avec le reste de l’équipe de l’AAA

IfraneUniv

La visite d’une insolite université états-unienne à Ifrane, grâce à un ancien élève (et néanmoins ami) dont la fille – la chouchoute de mon épouse – vit et étudie là : une quarantaine d’ha arborés et verdoyants, où sont dispersés des bâtiments style état du Vermont, assez en harmonie avec le style vosgien d’Ifrane : résidences étudiantes, pôles universitaires, etc.

darelamane1

 

 

darelamane2Les enfants de « Dar el Amane », enfants abandonnés ou orphelins, qui nous accueillent joyeusement et que nous retrouverons chantant à cœur joie, sous l’œil d’une caméra, pour un clip télévisé en faveur de l’INDH (Institut national du développement humain).

 

 

 

 

 

 

 

 

Collrural

La visite à l’ex-directeur du collège Al Atlas, se retrouvant à la direction d’un collège rural, non terminé – il n’y a pas encore d’électricité ! – et qui a déjà fait planter des oliviers et rêve d’une eau abondante pour pouvoir développer des plantations.

anciens

Le dîner offert par nos anciens élèves du collège Al Atlas dans une nouvelle auberge, dans un cadre magnifique, pas loin de Ras el Ma.

Allal

Le petit tour en médina de Meknès où nous revoyons, une quinzaine d’années après, Allal, commerçant en tapis, mais surtout un passionné qui nous montre, véritablement pour le plaisir des yeux, ses plus belles pièces.

essaouira

Puis des joies plus personnelles encore comme la rencontre avec Zhara, grande militante amazigh et amie de longue date ou ce séjour chez des amis, ex-luçonnais installés à Essaouira, chez qui, nous retrouverons d’autres luçonnais, revenant d’une expédition en 4X4 dans le Sahara occidental… sans oublier des petits plaisirs ordinaires, comme l’accueil du Pano, un petit tour au souk, un tajine de kefta et d’œufs, le jus d’orange des Cèdres, la promenade paresseuse au port et dans les ruelles de la médina d’Essaouira…

Azrousouk

 

Malgré la colère devant un comportement arbitraire qui nuit à l’image du Maroc, mais dont sont victimes majoritairement ses propres ressortissants, nous y reviendrons… en évitant Tanger !

 

NB Pour éviter toute interprétation tendancieuse des croisés laïcistes, modèle Riposte laïque  , les Charles marteaux, prêts à bouter le sarrazin hors de l’hexagone, précisons que nos difficultés tangéroises ne sont rien à côté de celles d’immigrés en situation régulière obligés de faire la queue une nuit entière pour faire renouveler leur titre de séjour du côté de Bobigny et qui subissent des remontrances policières avant, parfois, de se heurter à l’arbitraire de fonctionnaires bornés.

 

* D’après une agence de Tarifa, le lendemain donc, le trafic n’était pas rétabli. Cependant, celui entre Ceuta et Algeciras ne semble pas s’être interrompu. La compagnie FRS aurait dû prévenir beaucoup plus tôt de l'interruption du trafic Tanger-Tarifa, au lieu de laisser des dizaines de personnes dans une vaine attente !

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 21:10

Jacques-Julliard-

Dans sa dernière chronique du Nel Obs, le camarade Julliard, sous un titre d’une finesse d’esprit remarquable (« La curée contre les curés ») s’adonne à un de ses sports favoris : l’imprécation.

 

« Je fus éveillé l'autre matin, sur une chaîne du service public

Laquelle ?

par l'un de ces humoristes qui ? que l'on rencontre désormais à tous les carrefours de l'information

Ah bon à combien de carrefours, combien de temps ? sur France-Inter un seul chaque jour, 4 mn -

comme si celle-ci était réputée à ce point indigeste qu'il faudrait toujours quelque condiment pour la faire passer. Le sujet était le pape. Après quelques plaisanteries d'un goût exquis (si Jésus, aux noces de Cana, a transformé l'eau en vin, c'est qu'il avait oublié de passer chez Nicolas... - oui, oui !

mais qui a donc dit cela ?

la voix se fit plus grave : les religions sont facteurs de violence ; c'est à elles que l'on doit ces attentats aveugles qui endeuillent notre monde. Comme le seul sujet traité était le christianisme, il était clair que c'était lui et lui seul qui était responsable de toutes ces bombes que la malveillance attribue aux islamistes

on remarquera l’honnêteté intellectuelle : l’anonyme humoriste aurait démarré sur le christianisme pour conclure, de l’aveu même de notre chroniqueur, sur les religions, ce qui n'implique donc pas qu'il attribue au christianisme les attentats islamistes.

Courageux, ces « humoristes » ! Pour un Plantu, combien de chacals ! Comme dit Alain Finkielkraut : « Ils ne réclament pas la liberté mais l'impunité..., ils ne narguent pas la police de la pensée, ils la font..., ce Finkyblague.jpgsont les inquisiteurs du nouvel ordre moral» (« Causeur », avril 2010).

Remarquable citation de cet humoriste, prétendument philosophe (il est prof de philo à Polytechnique où la matière doit être récréative) immortel auteur de la saillie sur l’équipe de France de foot victorieuse de la coupe du monde « Black, black, black ». Qui de mieux qualifié pour fustiger les « inquisiteurs du nouvel ordre moral » ?

Ces gens-là sont la fiente de l'esprit. Dire qu'ils se réclament de Pierre Desproges ! Ils ne moralisent pas, ils lynchent. Ils ne commentent pas, ils travestissent. Ils n'imitent pas, ils dénaturent. Ils n'amusent pas, ils avilissent. Et pas seulement leurs victimes. Après les avoir entendus**, c'est chacun qui se sent avili. »

 

 

Après avoir écrit cela, on comprend que J. Julliard se sente avili par sa propre prose.

 

Elle mérite cependant qu’on y revienne. Procédé habituel : mettre en procès un anonyme adversaire ; dans le genre finkielkrautte ce seront les pédagogogues. Ici, ce sont ces gens-là ! Est-ce Guillon, cible de Besson ? Porte ? Morin ? Morel ? ou Bigard ? Nul ne le saura, mais tous seront amalgamés dans l’opprobre !

 

Mais ce n’est pas fini. Ne reculant devant rien, l’imprécateur élargi son champ d’action :

« De l'anticlérical de toujours jusqu'au bouffe-curés de sacristie, genre « Golias », en passant par ce pauvre Hans Küng qui croit que l'on se débarrasse de la pédophilie par le mariage, c'est l'hallali. Le pape est comme une bête à terre, saoulée de coups, qui n'a plus guère la force de réagir quand on lui tape dessus, et sur laquelle les passants, comme dans un lynchage de banlieue, viennent en rajouter quelques-uns. »

Golias revue catho pas assez orthodoxe, Hans Kung, théologien rebelle, sont descendus plus vite qu’un Besson, par Guillon. Et dans l’hyperbole, le chroniqueur ne craint personne : hallali, bête (!) à terre, lynchage de banlieue… ça frise les propos de comptoirs !

 

Ce qui est comique, c’est que le vitupérant Julliard, après s’être livré à ces inutiles imprécations, les deux tiers de sa chronique, aboutit à une conclusion que ne désavouerait pas Golias.

 

Ce qui est encore plus drôle, pour un agnostique ou un athée, c’est que Julliard, Kung et les membres de Golias sont censés tous appartenir à une douce religion qui proclame « Aimez-vous les uns les autres » !

C’est de l’amour vache !

 

* Du pur Finkielkraut d'abord un "ils" anonyme, ensuite un procédé rhétorique assez usé qui sert à écrire des niaiseries : liberté vs impunité ; ensuite ça devient franchement cocasse, avec la police de la pensée et les inquisiteurs de l'ordre moral : comme d'habitude des affirmations aussi grandiloquentes que grotesques qui ne reposent sur rien et proférées par un Monsieur qui condamne à tout va, tel site - qu'il n'a pas regardé (Arrêt sur images) - tel film qu'il n'a pas vu (Entre les murs), par exemple...

 

** Notons au passage le masochisme du chroniqueur que personne n'obligeait à écouter jusqu'au bout le spécimen de "ces gens-là" qui...

 

PS Un petit coup d'oeil sur gogol m'a fait découvrir des infamies sur Jacques Julliard - par exemple, un article d'Agoravox avec des commentaires débiles, style Julliard un "fanatique du TCE" : et oui, ne vous en déplaise MM les nonistes, on peut être viscéralement attaché à une union européenne que, déjà, Aristide Briand appelait de ses voeux et essayait de construire - et m'amène donc à préciser que le cédétiste que je suis, le social-démocrate (qui sous la plume des "coucous" sera qualifié au mieux de social-libéral ou plutôt de social-traître) que je suis aussi, est beaucoup, beaucoup plus proche de Jacques Julliard sur ce plan, que des éternels donneurs de leçons de l'extrème-gauche (?).

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 20:47

fontvaleotard01

Eh oui ! à côté, avec ses yeux de fouines de Besson, Guillon, si l'on peut dire, est un enfant de choeur par rapport à son "patron" à France Inter, Philippe Val. Le pauvre François Léotard, ministre de la culture de l'époque, avec pour adjoint Philippe de Villiers, affublé de la robe de bure du moine, qu'il avait été dans sa prime jeunesse, subit les outrages ultimes de Font et Val ! Un Léotard qui vieillit visiblement mieux que l'ex-comique des années 70 et 80.


font-et-val2

Les cibles du duo n'était pas que politiques. Un sketch comme "L'aumônier militaire", visait et l'armée et l'église catholique. En bref, toutes les beauferies chères à Cabu - qui dessinait la plupart de leurs pochettes - étaient visées.

font-et-val

 

Quelques échantillons de leurs productions :

 

Dans ce vieux fond anarcho-poujadiste quelques passages prémonitoires...
« Quand on m’a dit « Vous n’passerez plus à la radio »
J’ai répondu au réalisateur « Coco
On s’en branle, on s’en branle
Les interviews bidons et les succès disco
On s’en branle »


Chanson pour Brassens (extraits)
Pardonnez-moi si ce soir je vous tutoie
Pour moi la Jeanne et l'Auvergnat
C'étaient toi
Un phare de bonté c'est éteint
C'est pas les rockers de libé
Ni leurs branleurs américains
Qui vont pouvoir nous consoler

Je t'imagine le pas débonnaire dans les cieux

Passant sans ôter ton chapeau
Devant le bon dieu
Et d'ailleurs on a beau savoir
Qu'il n'existe pas quand bien même
Comment ne pas lui en vouloir
Quand la mort nous prend ceux qu'on aime

Si tu croises de l'autre côté de l'horizon

L'ami Montaigne, Diderot et François Villon
Ils vont être content de te voir
L'éternité c'est emmerdant
Sans un petit air de guitare
Pour faire danser les neiges d'antan

Tu aurais pu prévenir un peu mon salaud

De Vanves à la Gaieté on a le coeur gros
Il nous reste un bouquet d'accord
Pour te chanter dans nos mémoires
Cent ans après coquin de sort
On grattera encore nos guitares
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 16:04

yabonz

Avec une postface

Ce n’est pas la première fois* que Zemmour provoque un scandâââle par ses propos nauséabonds. Et à chaque fois, celui qui dénonce les bobos, la gauche bien pensante et le politiquement correct, se dit victime du Maccarthysme ! «On parle des discriminations, moi, ça ne me choque pas : la discrimination, c’est la vie, c’est le choix, et c’est la sélection. Donc, voilà, il n’y a pas à lutter contre les discriminations; ça, c’est un mythe» proférait-il sur une chaîne de télé, il y a peu. Or, n’en déplaise au vibrionnaire polémiste multi-cartes, les discriminations (à l’embauche, au logement, etc.) sont des délits. Et là ce sont, comme il dit, les arabes et les noirs qui sont les victimes !

 

Dans le n’importe quoi, il fait fort. Ainsi, ayant lu que des instits emmenaient leurs gamins de 8 ans "à une rencontre lutte", il s’écrie que "C'est un véritable scandale, c'est du polpotisme". Pour lui, ces instits-khmers emmenaient les CE2 à une manif ! Or, il s’agissait d’aller voir des épreuves de lutte sportive.

 

Il est vrai que dans la haine viscérale de l’école républicaine et de mai 68, il le dispute à un autre petit homme tout aussi agité que lui. “Depuis Mai 68, la gauche a décidé que l’école n’était plus un sanctuaire du savoir, mais que la vie devait y entrer, en tout cas sa conception de la vie.[…]La pression idéologique sur les enfants est souvent insupportable. On hurle au totalitarisme à propos des pays communistes de jadis, où les profs incitaient les élèves à dénoncer leurs parents qui ne pensaient pas selon la ligne du Parti. En sommes-nous si loin ? Pas tant que ça, c’est une très vieille habitude à gauche. Il faut se souvenir que la République de Jules Ferry a fondé l’école publique et obligatoire pour éduquer les enfants, évidemment, pour les instruire, mais aussi et surtout pour arracher les consciences à l’Église […] Depuis 68, la gauche pense que la révolution politique passe par la subversion de la morale traditionnelle, d’où son offensive sur les plus jeunes, les esprits malléables, afin de les conditionner.

 

petain   Car il ne dit pas que des conneries… il en écrit aussi. Ainsi dans son dernier dégueulivre, celui qui se dit d’origine juive berbère, se révèle fils de Pétain, "louangé pour avoir attendu les Américains en 1917, il est vilipendé pour avoir refait le même choix en 1940".

 

Faut-il voir un auto-portrait dans une des déclarations de ce logorrhéique agité : "L'être humain est très primaire. Nous avons un cerveau archaïque, nous avons un cerveau reptilien. Il faut en tenir compte. A vouloir le nier, nous créons des générations d'impuissants, d'homosexuels et de divorcés."

 

Car comme un Sarko qui, entouré de ses gardes du corps, interpelle un pêcheur perché d’un martial « Descends de là si t’es un homme », le chroniqueur du Figaro-Magazine, de RTL, d’I-Télé, etc., du haut de ses propres talonnettes, donne dans le virilisme de comptoir.

 

Avec « Le 1er sexe », autre dégueulivre du nabeauf, on atteint les sommets d’une bêtise non seulement assumée, mais revendiquée.

 

"Privé de ses propres mots, l'homme (mâle) a été peu à peu privé d'une pensée propre. […]Des hommes avec ou sans majuscule au temps d'une société patriarcale. Et puis, dans un second temps, on suggère la supériorité évidente des « valeurs » féminines, la douceur sur la force, le dialogue sur l'autorité, la paix sur la guerre, l'écoute sur l'ordre, la tolérance sur la violence, la précaution sur le risque. […] La société unanime somme les hommes de révéler la « féminité» qui est en eux. Avec une bonne volonté confondante, suspecte, malsaine, les hommes font tout ce qu'ils peuvent pour réaliser ce programme ambitieux: devenir une femme comme les autres. Pour surmonter enfin leurs archaïques instincts. La femme n'est plus un sexe mais un idéal."

 

MLF2   On peut lire en creux l’idéal du petit homme, mais ce n’est rien à côté de ce qui suit : "Les mêmes mots, les mêmes rejets, les mêmes engouements se retrouvent ainsi chez les militants homosexuels et les féministes, au point que l'on peut parler d'alliance objective. Les rares hommes politiques qui assument ou revendiquent leur homosexualité sont aussi les féministes les plus ostentatoires. Il y a une rencontre sociologique, au cœur des grandes villes, entre homosexuels, militants ou pas, et femmes modernes, pour la plupart célibataires ou divorcées. Le cœur de cible de ce fameux électorat bobo. Mêmes revenus, mêmes modes de vie, même idéologie «moderniste», « tolérante », multiculturelle. À Berlin, Hambourg et Paris, ces populations ont élu comme édiles trois maires homosexuels - et fiers de l'être - qui ont la conviction de porter un nouvel art de vivre, une nouvelle renaissance. Peu à peu, la production, l'activité industrielle, toute activité productive ou même du négoce de marchandises ont été expulsées de ces villes transformées en musée pour touristes ou casino virtuel pour prédateurs de la finance - l'industrie c'est sale, c'est noir, c'est un travail d'hommes aux mains calleuses et aux mœurs rudes. Peu à peu, les ouvriers puis les classes moyennes ont été expulsés de ces paradis par la spéculation immobilière, il ne reste plus que les gens très aisés, les fameux bobos et les familles immigrées, avec ou sans papiers mono ou polygames, peu importe, puisque leur rôle est de servir - à bas prix - les nouveaux maîtres de la culture et de la fête." Un petit marquis de la droite extrême parlant de mains calleuses, un régal.

 

Le féminisme a détruit "l'héritage judéo-chrétien.[…] On explique en général la stagnation intellectuelle et économique de l'Europe par le vieillissement de sa population. Mais Cervantes écrivit Don Quichotte à soixante-quinze ans; de Gaulle revint au pouvoir à soixante-huit, et le chancelier allemand Adenauer à plus de soixante-dix. On ne songe jamais - ou on n'ose jamais songer - à sa féminisation."

 

"Tout s'est passé comme si les hommes français et européens, ayant posé leur phallus à terre, ne pouvant ou ne voulant plus féconder leurs femmes devenues rétives, avaient appelé au secours leurs anciens « domestiques » qu'ils avaient émancipés. Tout s'était passé comme si la France, et l'Europe, devenue uniformément femme s'était déclarée terre ouverte, attendant d'être fécondée par une virilité venue du dehors." Et quelle est cette virilité ?

 

" Renoncer à assimiler les immigrés et leurs enfants, c'était renoncer à leur imposer - virilement - notre culture. Devant cette ultime preuve de faiblesse française, si féminine, les enfants de ces immigrés préféreront renouer avec la loi de leur père idéalisé, les venger. Leur mère les approuvait. Ils seraient leur revanche. Pour cela, ils transgresseront allégrement la loi française, cette marâtre qu'ils haïssent. Ils seront, eux, des hommes, dans cette société de « zessegon ». Ils vont « niquer la France ». La France, cette femme, cette « salope », cette « putain ». Eux, les hommes."

 

Alors, sa dernière flatulence chez Ardisson n’est finalement que peu de chose à côté de cette immense flaque de vomi d’une pensée putride !

 

 

A lire : "Les petits calculs d'Eric Zemmour" C. Fourest Le Monde 26/03/10

On ne voit que ce qu'on regarde Journal d'un avocat (Maître Eolas)

En marge de ce débat (à moins que ce soit au coeur de ce débat) une étude de l'INED sur les discrimination subies par les "minorités visibles"

 

* "Il a dit, commentant le palmarès des personnalités préférées des Français : «Dans les dix, il y a une seule femme et encore, la seule femme, c'est Mimie Mathy. » C'est passé. Il a dit : « La réalité des mariages, aujourd'hui, c'est un nombre incalculable de mariages arrangés pour faire obtenir les papiers à des gens en Algérie, en Afrique, tout le monde le sait. » C'est passé. Il a dit : «Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui ne veut surtout pas culpabiliser les femmes qui choisissent d'avorter, veut faire de l'IVG une composante obligatoire de l'offre de santé, sans doute parce que tomber enceinte... est une maladie grave.» C'est passé. Il a dit : « A la sacralisation des races, de la période nazie et précédente, a succédé la négation des races. Et c'est, d'après moi, aussi ridicule l'une que l'autre. ( ... ) Vous êtes de la race noire, je suis de la race blanche. » C'est passé. Il a dit à propos des contrôles policiers incessants en banlieue, toujours sur les mêmes : «Pourquoi on est contrôlé dix-sept fois ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c'est comme ça, c'est un fait. » Et là, ça a coincé."

"Peut-il tout dire ?"  Véronique Groussard Nel Obs 25/03/10

 

 

Postface 05/01/15

Le nabeauf a évidemment depuis 2010 persévéré : son dernier dégueulivre connaît un succès inquiètant, bien que tissé de niaiseries. Mais, celui qu'un autre nabeauf, Ménard, avait invité à Béziers a fini pas se faire virer d'I-Télé. Aussitôt, les UMPENISTES ont osé brandir la liberté d'expression menacée !

 

"Le plus curieux, c’est que certains osent invoquer la liberté d’expression pour protéger l’omniprésence médiatique du «polémiste». A leurs yeux, la décision d’i-Télé est comparable au fait que l’Etat interdise Eric Zemmour de s’exprimer. Or, la liberté d’expression n’a rien à voir avec le fait que les médias financent et promeuvent les idées de Zemmour. Cette liberté serait en cause si l’Etat et sa justice empêchaient cette perle nationale de s’exprimer." Zemmour sauvé par le «pluralisme» Marcela Iacub

 

"La liberté d’expression est un principe politique qui stipule que l’Etat se refuse à infliger une sanction à quelqu’un pour ses propos, quels qu’ils soient.* Il s’agit d’un principe juridique qui contraint l’Etat à se limiter dans l’exercice de son pouvoir, et non pas d’une exigence morale adressée aux particuliers pour qu’ils se montrent «tolérants», «pluralistes» ou «à l’écoute» les uns des autres.(...) la liberté d’expression exige que l’Etat ne condamne pas les propos de M. Zemmour, quels qu’ils soient*, mais certainement pas qu’un et même plusieurs médias (car M. Zemmour ne manque pas de tribunes) lui donnent la parole.

(...)  Mon attachement inconditionnel à la liberté d’expression ne m’empêche même pas d’espérer qu’un jour nous n’entendrons plus du tout Zemmour et ses semblables sur les ondes. Oui, j’espère (sans grand optimisme) qu’ils seront un jour réduits au silence, d’où ils n’auraient jamais dû sortir. Mais, je souhaite que cela soit une conquête culturelle et non pas une contrainte juridique. Autrement dit, je souhaite qu’Eric Zemmour suscite une répugnance si grande de la part de la très grande majorité d’entre nous, une répugnance similaire par exemple à celle que susciterait un Hibernatus hitlérien des années 30 dégelé pour l’occasion, qu’il ne trouve que d’obscurs fanzines numériques pour lui donner la parole." La liberté d’expression sans Eric Zemmour Patrice MANIGLIER Philosophe 28 décembre 2014

 

 

* Sous réserve qu'ils ne soient pas contraire à la Loi : ainsi Zemmour fut condamné pour incitation à la haine raciale ; le racisme n'est pas une opinion mais un délit.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 21:35

Besson-taupe2

Eric Besson, privé de sortie aux soirées des régionales, avait eu droit à un lot de consolation sur la matinale de France Inter ! Il vient à la Maison de la radio en voiture. Arrivé au studio, si l’on en croit Rue 89, le ministre joue la suprême indignation. La lippe tremblante, il a asséné que Guillon avait dépassé les bornes en évoquant « Mein Kampf ». De Hitler pourtant, il n’était pas question dans le billet de l’humoriste. Il ajoute qu’il n’a pas entendu personnellement la chronique de Guillon, mais avait été averti de son caractère particulièrement irrévérencieux par des SMS d’amis choqués. De deux choses l’une ou c’est un imbécile, ou il nous prend pour des imbéciles. Car notre Judas ne pouvait ignorer l’existence de l’humoriste Guillon, puisqu’il avait menacé de porter plainte contre lui, pour une chronique en novembre 2009, sur les « mariages gris », où il avait tourné en dérision la liaison du Ganelon avec une jeune tunisienne qui ne fait même pas la moitié de son âge ! Et, il n’a pas d’auto radio dans sa voiture ministérielle ? ou trop pris par la révision des éléments de langage fournis par les communicants de l'Elysée, il préfère le silence ? Trop pris ? non, puisqu’il a le temps de lire des SMS. Et à peine sur le parking, il téléphone au PDG de radio France pour lui clamer son indignation !

Hees-nestor

Et que fait Hees face à un Besson complètement dévalorisé, qui ne ferait même pas trembler le rédacteur en chef de Radio Bleu Guéret ? un Besson qu’un Cohn Bendit a déjà désigné comme responsable du sursaut FN ? et bien il se couche ! Michel Droit*, dit Michel Courbe, faisait preuve de servilité devant De Gaulle. Nestor Hees, lui, c’est devant Iago, pardon Besson. « Je présente les excuses du groupe Radio France à M. Eric Besson. » Le SNJ s'étonne que les excuses soient présentées "carrément" par le PDG du groupe Radio France et non par le directeur de France Inter. "Lorsque l'on commence à demander pardon pour une chronique, on emprunte la longue route de Canossa. Pourquoi pas demain s'excuser pour un reportage ou un papier qui a déplu ?", ajoute le syndicat. "A trop avoir le doigt sur la couture du pantalon, on finit souvent par se retrouver sans pantalon du tout". Il s’attirera aussi un communiqué de défense de Guillon de la part de Nicolas Demorand, qui dirige l’émission, obligé de lui rappeler que la caricature joue sur des traits physiques. Le lendemain Guillon aura beau jeu d’évoquer les dessins de Plantu ! Il aurait pu aussi rappeler Daumier : les Nestor Hees de l’époque l’ont censuré.

Daumier Louis-Philippe

Le judas qui ne recule en rien dans le grotesque provoquera ensuite le chroniqueur dans un duel verbal sur I-télé ! Il est vrai qu’après le calamiteux débat sur l’identité nationale, on ne lui donne plus beaucoup de boulot au gouvernement. Il a du temps libre.

 

PS Ce n’est pas Mougeotte qui ferait cela : Zemmour reste au Figaro où il pourra continuer à répandre ses flatulences…

 

* Michel Droit, à l’époque directeur du Figaro Littéraire, fut le premier journaliste ( ?) à interviewer De Gaule entre les deux tours de la 1ère élection présidentielle au suffrage universel en 1965. Sa courtisanerie obséquieuse lui vaudra  d’être représenté plié en deux, vêtu d’un gilet rayé, devant Mongénéral, par le Canard Enchaîné. Un échantillon de son style : « La première de ces questions sera, si vous le voulez bien, celle-ci. Vous avez écrit, en tête du premier tome de vos "Mémoires de guerre", " Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France", et nous savons que cette certaine idée de la France est élevée et qu'elle est exigeante… » (http://www.ina.fr/fresques/de-gaulle/notice/Gaulle00110/entretien-avec-michel-droit-premiere-partie) Michel Droit est donc devenu le symbole de journaliste d’une servilité complaisante. Il a eu de nombreux disciples.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 22:23

Spectacle assez pitoyable que celui de la remise du César de la meilleure actrice. Non, je ne parle pas de la taille et de l’allure hippopotamesque de Depardieu. Mais de l’attitude de la récipiendaire, Isabelle Adjani.

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Ah qu’on nous rende la Adjani chantant Gainsbourg, la Adjani étincelante de «L’été meurtrier », la « Reine Margot » incestueuse et violente. Et non, cette moraliste qui, entre deux sanglots, lisait un texte confus où, actrice en quête d’engagements, elle appelait à entrer en résistance. « La journée de la jupe » aborde « un sujet tabou » disait-elle. On voit qu’elle ne lit pas la littérature abondante de jeunes profs qui, lâchés dans le 9-3, tirent d’une expérience désastreuse des pamphlets des plus réactionnaires. Ils viennent grossir les rangs des rétropenseurs, après avoir, le temps d’une rentrée écoulé quelques milliers d’exemplaires de leurs aigreurs.

Ce film « compliqué à faire exister », mais qui lui a déjà valu au moins une autre récompense, Les Globes de cristal, est quand même passé sur Arte – le principal financeur. Et s’il n’est sorti que dans quelques salles, c’est que les exploitants, après une audience forte à la télé, craignait de ne pas faire recette. Elle-même ne craint pas d’ailleurs la contradiction en le qualifiant de petit film et son rôle comme des plus modestes.

Lors des mystérieux « globes », où elle avait reçu une « pépite de cristal », pour le même rôle, elle s'était exprimée sur les dérives de l'extrémisme religieux, faisant de sa jupe, l’arme anti-burka* : "Cette jupe, c'est celle que portent des milliers de jeunes filles et de femmes pour affirmer qu'elles refusent que l'on confonde l'islam, avec l'aliénation et l'assujettissement des femmes !". Sauf que, les jeunes filles ou femmes portent, jusqu’au prochain changement de mode, plutôt des jeans taille basse, voire très basse que des jupes.


diam-s 1581215-Mais la résistante est aussi devenue agressive. Une chanteuse-rapeuse dont le nom d’artiste est Diam’s, mais de son vrai prénom Mélanie, après un succès fulgurant qui lui a foutu une déprime pas possible, a trouvé paix et sérénité en se convertissant à l’islam ! Paris-Match – « le choc des photos » - a montré la donzelle prétendument à la sortie d’une mosquée, foulard noir, djellabah noire ! Elle n’est pas la première puisqu’un certain rapeur Régis Fayette Mikano (?) est devenu Abdel Malik (sans parler d’Anelka ou de Ribéry, chez les footeux ou un Olivier Saint-Jean désormais connu sous le nom de Tariq Abdul-Wahad au basket).


Isabelle-Adjani-ne-comprend-pas-Diam-s mode uneOr donc, dans une interview accordée au magazine Gala – organe laïque bien connu - l'actrice a déclaré :"Je suis atterrée et profondément désolée. Je ne la connais pas. Je trouve qu’elle a un talent fou et je ne comprends pas ce qui lui arrive. [Se voiler] provient peut-être d’une grande détresse, affirme-t-elle. Le problème, c’est que cette détresse peut être contagieuse." Elle rejoignait Fadela Amara qui, faute de plan Marshall, s’en prenait aussi à la rappeuse.

Sauf erreur, la loi de 1905 – si souvent évoquée mais si trahie par ses prétendus défenseurs – édicte dans son article 1 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes… ». Mélanie Diam’s n’est pas écolière, ni fonctionnaire. Elle masque une chevelure, déjà réduite à peu de choses, par un fichu-casquette dans ses concerts. Si ça déplaît, elle ne vendra plus de disques, elle n’aura plus de spectateurs. Pour le reste que Mmes Adjani et Amara lui foutent la paix !


Et que les pseudos laïques arrêtent d’essayer de créer de fausses symétries avec ce qui se passe en Arabie Saoudite, en Iran, etc., car dans une République qui affiche « Liberté, égalité, fraternité », le contraire d’obligation, ce n’est pas interdiction, mais libre choix !

 

PS Pour tenter – en vain sans doute – d’éviter tout faux procès :

1°) Isabelle Adjani reste pour moi une grande actrice, mais il ne faut pas qu’elle continue de s’identifier à son rôle, le tournage terminé.

2°) Il se peut que j’ai entendu Diam’s à la radio, mais, pour la chanson, Arthur H doit être la pointe extrême de ma modernité, donc aucun fanatisme de groupie à son égard.

3°) Comme le disait malicieusement Luis Bunuel « Grâce à dieu, je suis athée », toujours prêt à me battre contre tous les cléricalismes mais pas à accompagner un anti-islamisme qui n’est qu’un masque à une virulente xénophobie.

 

* widad kefti photo « Désormais, les femmes qui, viles traîtresses, n'adhéreraient pas au concept féministe sont vêtues de la belle étiquette de "soumises". Si les néoféministes n'étaient pas des "laïcardes", je crois même qu'elles déclareraient des fatwas à la volée contre leurs dissidents, ou plutôt leurs dissidentes. Parce qu'on l'a bien compris, pour elles, le nouvel ennemi du féminisme n'est plus l'homme mais bel et bien la femme.

Pourtant, le combat contre les inégalités homme-femme est loin d'avoir abouti, quand on sait que tous les trois jours, en France, une femme meurt sous les coups. Quand on sait que la France est classée au 66e rang mondial quant à sa proportion de femmes au Parlement. Quand on sait qu'aujourd'hui seule une petite minorité des postes à responsabilité sont occupés par des femmes au sein des entreprises privées.

Or la principale préoccupation de l'empire féministe est d'éradiquer de France ces méchantes agitatrices de la tranquillité nationale, j'ai nommé les dangereuses femmes "burkaïsées". […]

Dans ce fameux débat, les autorités ont recensé entre 300 et 2 000 femmes en voile intégral. Sur 60 millions de Français et près de 5 millions de musulmans. Ces femmes voilées ont monopolisé près de huit mois de débat. Ou l'art de couper en quatre les cheveux d'un chauve. Au bout du compte, j'ai un peu cette impression que ce mouvement de libération de la femme a glissé vers un mouvement de libération de la femme un peu trop musulmane à leur goût. »

Widad Ketfi 24 ans, étudiante en journalisme Le Monde 06/03/10
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 15:15

Putes02

Une quinzaine d’ami(e)s de Fadela Amara, sous un niqab, viennent exciter les médias contre le PS au sujet de la loi sur la burqa.

 

L’opération bessonnique (en fait sarkozyste) « identité nationale » ayant complètement sombré, il fallait absolument tenter une autre opération de diversion avant les régionales.

 

Grâce à Fadela Amara – vous savez, celle qui promettait un plan Marshall pour les banlieues et qui maintenant préconise le karcher, cher à son maître – on se rabat sur plus gros encore, la loi ou pas sur des chiffons.

 

1 000 000 de chômeurs en fin de droits, dont 600 000 sans rien du tout, même pas les royaux 450 € du RSA, mais le sujet essentiel est « faut-il légiférer sur le voile intégral ? ».

 

La successeuse de Fadela  a, sans vergogne, sorti quelques niaiseries qui font fi de tout débat démocratique. Une Mission parlementaire s’étant penché sur cette si vitale question, ses travaux ne peuvent aboutir qu’à ce que nous préconisons, une loi ! Et celles et ceux qui ne sont pas d’accord trahissent la République !

 

Il s’agit bien d’une grossière manip consistant à tenter de détourner l’opinion, à la veille de régionales apparemment pas trop bien engagées pour l’UMP, vers un débat juste digne d’un Raoult qui veut faire taire une vraie insoumise, elle, la dernière Prix Goncourt, Marie N’Diaye.

 

NB Pour tenter d'éviter ces procès en sorcellerie que les lyncheurs rrrrépublicains sont toujours prêts à instruire, cet extrait d'un article de C. Fourest :

« Une loi symbolique contre le voile intégral aurait l'inconvénient d'être particulariste et prendrait le risque d'être inapplicable. […]

Dans cette affaire, il faut dissocier deux choses : les raisons pour lesquelles on souhaite combattre le voile intégral (la dignité des femmes) et celles que l'on peut invoquer pour restreindre cet uniforme sectaire (la sécurité). C'est ce que permettrait la combinaison intelligente d'une résolution solennelle avec une série de règlements plus généraux, concernant le devoir de s'identifier.

La résolution pour le symbole : la représentation nationale exprimerait ainsi son rejet de tout signe portant atteinte à la dignité des femmes. Cette résolution n'aura de force que si elle fait l'unanimité et transcende les clivages partisans. La gauche s'honorerait à y participer.

Quant à la mise en pratique, des mesures doivent permettre aux commerces et aux lieux publics d'afficher des règlements obligeant toute personne entrant dans ces lieux à s'identifier, pour des raisons de sécurité. […]

Dans de nombreux cas de figure - que ce soit pour aller chercher son enfant, un colis à la poste, prendre le bus, entrer dans un magasin ou dans une zone placée sous vidéosurveillance -, une femme en voile intégral doit accepter de s'identifier sous peine d'être verbalisée. En dehors de ces situations, libre à elle de porter un voile pour se protéger de la colère d'un dieu misogyne, ou de la grippe A. Libre aux autres de continuer à dire ce qu'ils en pensent. »

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/15/voile-integral-par-ou-en-sortir-par-caroline-fourest_1292186_3232.html

 

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 14:25

ANELKA 1024

Un ami du Sud-Ouest, fervent de « rugebi », m’envoie un article, signé d’un folliculaire d’un torchon virtuel, mais pas virtuellement xénophobe. Il est intitulé : Le footballeur milliardaire Anelka, converti à l’islam, ne veut pas payer ses impôts en France !  Ceux, pour qui les fouteux sont une peuplade inconnue, précisons : le nommé Anelka, joue au foot dans un club anglais et, accessoirement, en équipe de France. Il est aussi caractériel que Cantona, mais l’intelligence en moins. Il l’était avant de se convertir à l’islam. De même que Ribery, autre fouteux, n’avait visiblement pas inventé le fil à couper le beurre avant sa conversion, lui aussi, à l’islam. Mais on ne demande pas aux joueurs de balle au pied d’être à bac +5.

 

L’Anelka donc a déclaré, dans un entretien accordé à « 20 minutes.fr », cité par Le Figaro, que la France est un pays hypocrite et qu’il n’y retournerait pas y vivre, malgré le bouclier fiscal, « ne voulant pas payer 50% » de ce qu’il gagne aux impôts. Pour le moment, l’attaquant vit, joue et est payé en Angleterre. Peut-être s’est-il domicilié fiscalement dans une île anglo-normande (paradis fiscal) ? En tout cas, il ne relève pas du fisc français.

 

Revenons à l’imprécateur. Milliardaire, peut-être en anciens francs, mais en euros, c’est totalement idiot. Il n’apparaît pas dans les vingt premiers revenus footballistiques. Thierry Henry, le plus gros revenu français, aurait touché un peu moins de 17 M la saison dernière (dont plus de la moitié en contrat de pubs). Même avec des placements habiles, il doit être loin du milliard !

Qu’il soit converti à l’islam ou au vaudou n’a absolument rien à voir avec ses imbéciles déclarations. Qui se préoccupe de la religion d’Eric Peugeot, d’Alain Prost de Michel Houellebeck, tous "exilés fiscaux" !

 

Pour le reste, une copie de wikipédia, agrémentée de niaiseries. La maman était agent de service dans un lycée et le papa employé dans un rectorat, ce qui permet d’écrire qu’il est fils de fonctionnaires de l’état (donc payés par nos impôts). Heureusement que ce n’était pas des RMIstes, on aurait eu droit à vivant au crochet de l’état ! Il a ensuite été formé à l’Institut National du Football, INF, qui dépend de la Fédération de foot et donc financé par cette FFF et non nos impôts. Ensuite il a commencé au PSG, club privé. Voyez la force de l’argument : ce joueur doit tout à la France ! Souvenez-vous, avant la crise, de ces jeunes français qui paradaient à la City de Londres ou à Dublin, formés dans nos classes préparatoires et grandes écoles (largement financés elles par nos impôts) : qui s’est indigné de leur indécent mépris pour la mère patrie ?

Pour le reste, quelques propos de comptoirs sur La Marseillaise, la main d’Henry, les gentils rugbymen et handballeurs (bien plus sympas, car pas - encore - trop pourris par le fric).

 

Certes, Anelka eût été mieux inspiré de prendre exemple sur Charles Aznavour qui ne vit à Genève que parce que « L’air est pur, le décor est splendide, on y mange des filets de perche… », mais parler d’air pur et du fish and chips de Londres, c’est moins convainquant. Il aurait dû surtout s’inspirer des Forget, Gasquet, Prost, Alesi, Delon, mais aussi Hechter, Zacharias, Taittinger, Hersant, Bouygues… qui se la ferment.

 

Mais l’idiote déclaration du fouteux est-elle pire que celle de cet exilé fiscal à Bruxelles, un Pierre Henri préfèrant garder l’anonymat, qui conclut sa déclaration par « Qui travaillera encore en français en 2025-2030 ? ».

 

Pour aller plus loin : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2359/dossier/a417129-la_grande_%C3%A9vasion.html

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 09:17

BHortefeux2

Faire renouveler un passeport ou une carte d'identité si vous êtes nés à l'étranger ou d'ascendance étrangère, c'est la galère !


Comme le regretté P. Seguin, comme B. Delanoë, et beaucoup d’autres, Besson est né à l’étranger, au Maroc lui. Comme aussi Olivier Guichardaz, né à Meknès. Comme combien d’enfants de coopérants dans les années soixante ? Rien qu’à Azrou, petite ville du Moyen-Atlas : vingt ? trente ?

Tous enregistrés au consulat de France à Meknès, puis après sa fermeture à celui de Fès. Pour peu que l’un des parents soit lui-même plus ou moins d’origine étrangère ou né aussi à l’étranger, imaginez la galère.


Galère connue par une hispano-française, mariée à un prof de fac de souche angevine, elle-même, agrégée, enseignante du supérieur, invitée à un colloque à l’étranger, qui, après moult démarches, intervention de son université, etc. n’aura droit qu’à un passeport provisoire d’abord, avant d’en avoir un vrai, nouveau modèle. Humiliation, perte de temps, alors qu’elle est française depuis son mariage… soyons discrets on ne doit pas dire, même indirectement, l’âge des dames… disons donc un certain temps.


olivier guichO. Guichardaz* a été victime de l’excès de zèle d’un employé de mairie qui lui a réclamé illégalement un certificat de nationalité à la seule vue du lieu de naissance. Mais bien qu’ayant carte d’identité, d’électeur, ancien passeport, extrait d’acte de naissance du consulat, il lui aurait quand même fallu prouver que papa et maman étaient bien des français à part entière ! Au prétexte que l’administration aurait pu faire des erreurs dans un passé plus ou moins lointain, le demandeur doit fournir la preuve que ni lui, ni ses ascendants n’ont pu bénéficier d’une quelconque erreur. En principe, ce serait l’inverse, ce serait à l’administration de chercher et corriger ses propres erreurs.


Il serait un peu trop facile de faire porter la responsabilité sur des agents subalternes, dit-on. Quoique… la tentation bureaucratique de certains d’abuser du redoutable pouvoir d’emmerder leurs contemporains est indéniable. Il est vrai que les textes ministériels sont écrits dans un tel sabir (auvergnat ?) qu’on peut comprendre la difficulté à les appliquer : « Lorsque les usagers éprouvent des difficultés à apporter la preuve de leur nationalité française, il revient à vos services de faire application du concept de possession d’état de Français », écrit ainsi Hortefeux aux préfets.


Mais même quand « la dame de la mairie » est compréhensive, comme en témoigne S. Giraud, ça bloque à la préfecture où on n’a pas encore bien assimilé ce qu’était le concept de possession… Il est vrai que la dame cumule avec une « grand-mère paternelle à moitié lituanienne » et un « grand-père maternel ukrainien », pour couronner le tout, elle est née à l’étranger. Mais ce sera sa chance, née en Angleterre, elle aura son passeport anglais en quelques jours.


« Ce sont des procédures qui relèvent plus de Kafka que d’une République qui cherche à réconcilier les hommes » dit, fort justement, Hervé Morin, mais qui oublie qu’il est membre du gouvernement.


danielkarlinÇa devient franchement odieux quand on réclame à Daniel Karlin, cinéaste, fils de juifs ukrainiens ayant obtenu la nationalité française en 1936, l’acte de naissance de grands parents à jamais disparus dans la tourmente de la 2e guerre mondiale. Il écrit à Chirac : « Je ne vous demande pas un passe-droit, je vous demande mon droit ». Ayant obtenu gain de cause, il lui  écrira : « il faut que vous régliez ce problème pour les autres ». Il n’en a rien été. On arrive même, semble-t-il, à ce que certains, faute de pouvoir réunir les papiers demandés, font en désespoir de cause une demande de nationalité française qui leur est refusée, puisqu’ils sont déjà… Français !


Pour reprendre la phrase d’Hortefeux, ne pourrait on la réécrire : « A priori, les citoyennes et citoyens qui demandent le renouvellement de leur passeport ou CIN, sont en possession d’état de Français (ou, plus simplement, de la nationalité française), si des doutes précis existent sur la validité des titres fournis (ancien passeport, ancienne CIN), c’est à l’administration d’enquêter sur une éventuelle erreur ou falsification. »


Source : Libération 11/01/10

 

 

* Son témoignage intégral (dont Libé a publié des extraits)

"Je suis né en 1964 au Maroc, de parents français, qui y étaient coopérants. Nous avons quitté ce pays en 1972 pour nous installer en France. J’ai donc vécu 8 ans au Maroc. Autant j’y suis attaché, affectivement, comme terre de mes premières années, autant je ne me suis jamais senti autre chose que Français. J’ai toujours parlé cette langue, j’ai été dans des écoles françaises, j’ai fait mon service national. J’ai voté. Alors quand, pour obtenir un passeport, on m’a demandé de prouver que j’étais français, alors que j’avais en main ma carte nationale d’identité en cours de validité, mon ancien passeport, mon extrait d’acte de naissance délivré par le consulat de France à Meknès, ma carte d’électeur avec les tampons prouvant que j’avais voté aux dernières élections, j’ai été révolté, outré, furieux, scandalisé. Dans ma colère, une série d’éléments biographiques me sont venus à l’esprit : mon grand-père maternel, militaire de carrière, qui a combattu en 1940, a été fait prisonnier, est resté 5 ans dans un offlag (privant au passage, malgré lui, ma mère de son affection et de sa présence), en est revenu affaibli puis malade, a été décoré de la Légion d’honneur ; mon père, officier des palmes cadémiques... J’en ai fait part à la greffière, tout en me marrant intérieurement (je n’avais jamais invoqué les décorations de mon grand-père ou de mon père nulle part, ça faisait un peu bourgeois-réac, d’une certaine manière...). La greffière l’a pris avec le sourire. C’était un peu tragicomique... A un moment, je me suis imaginé apatride. Terrifiant quand on a toujours eu le sentiment d’appartenir à une nation, une histoire, un peuple, un pays, une culture.
Surtout, je me suis senti humilié. Je me suis dit : «mais que pourrais-je donc être d’autre que Français ?» Ça me paraissait inconcevable. Et puis j’ai réalisé : «Ah oui, j’aurais pu être marocain». Mais ça me semblait tellement invraisemblable ! En fait, par sa demande de preuve de ma nationalité française, l'Etat français supposait, de fait, qu'entre la dernière délivrance de ma carte nationale d'identité, en 2005, et ma demande de passeport, en 2009, j'aurais pu subrepticement devenir marocain pour ensuite essayer, tout aussi subrepticement, de redevenir français ! Quelle absurdité !Et quand bien même je l'aurais fait, pourquoi l’Etat français qui, pendant 44 ans, m’a délivré des papiers français, serait-il fondé à me les refuser la 45e année? On nage en plein délire !

L’idée sous-jacente, derrière tout cela, c’est qu’étant potentiellement étranger, je suis potentiellement un mauvais français, un mauvais citoyen, un parasite, un de ceux dénoncés récemment par un élu UMP comme «payés à ne rien faire»... Elle est là l’humiliation. Sous-homme, parce que simplement né ailleurs. Honte à la France d’avoir adopté et d’appliquer une telle réglementation ! Honte à nous de devoir l’accepter ! Dans cinquante ans, on regardera tout cela avec mépris ou incompréhension. J’ai désormais dans un de mes tiroirs mon «certificat de nationalité française», délivré par le tribunal d’instance. Mais je regarde ce papier comme si c’était une étoile jaune qu’on m’a imposée ! Mon frère, né des mêmes parents, mais en France (au cours de grandes vacances), ne se voit pas imposer l’obtention du même certificat. Pourquoi ? Quel délire ! Alors quand j’entends parler de débat sur l’identité nationale, j’ai envie de vomir.


Le pire, dans mon histoire (ou disons l’ironie de l’histoire...), c’est que dans mon cas, j’ai appris ensuite que la fonctionnaire de la mairie n’avait pas à me demander de certificat de nationalité française. Mes parents étant nés en France ainsi que mes grands-parents, un extrait d’acte de naissance de mon père et de ma mère aurait dû suffire. Mais emportée par le zèle (ou autre chose...), elle me l’a demandé avec un ton péremptoire... J’ai écrit à la mairie (qui est pourtant «de gauche», MRC) pour indiquer les démarches inutiles (et, je le répète, humiliantes) que j’ai dû faire (en gros, j’ai perdu pas loin d’une journée de travail). Je n’ai pas eu un mot d’excuse…"

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 18:08

xenophobeLa votation suisse sur l’interdiction des minarets a, bien sûr, rempli de joie les cathos intégristes comme les laïcistes racistes : 57 % des suisses sont-ils racistes ? demandait un torchon virtuel. On imagine les mêmes, en mars 1933, posant la question : 17 millions d’électeurs allemands sont-ils nazis ? La réponse est simple 44% des électeurs allemands ont voté pour les nazis et ils sont responsables de l’accession d’Hitler au pouvoir, une majorité large de suisses a voté pour une proposition raciste (à noter que les seuls cantons qui ont repoussé cette ignominie sont ceux où se trouvent les 3  ou 4 minarets et que la population musulmane est de l’ordre de 5 %).

UDC-pubantifrancaisEt, bizarrement, nos pseudos laïques, ne se sont pas réjouis quand le même UDC, à l’origine de la votation, dénonçait dans une publicité les « racailles » d’Annemasse, ville frontalière de la Suisse en Haute-Savoie. "Le CEVA? Un nouveau moyen de transport pour la racaille d'Annemasse! Expulsons les criminels étrangers! Ne leur offrons pas encore un accès à Genève. Votons UDC". Le CEVA en question est un projet ferroviaire entre Genève et Annemasse qui faciliterait le transport des 60 000 travailleurs frontaliers (dont 20 000 suisses qui trouvent que les logements sont moins chers du côté des « racailles »).

suisse-frontaliersMais à xénophobes, xénophobes et demi. Un parti populiste local, le Mouvement citoyen genevois (MCG), dont le principal argument électoral était aussi la dénonciation des travailleurs frontaliers,  a été le 11 octobre 2009 le grand vainqueur des élections au Grand Conseil, le parlement du Canton de Genève. Le MCG, avec son slogan "Genève et les Genevois d'abord", assurait qu'il y a un lien direct entre la présence des travailleurs frontaliers et le taux de chômage à Genève, le plus élevé de Suisse (7% en septembre contre 3,9% au niveau national). Halte aux français qui viennent manger le pain des suisses. Pour son président, Eric Stauffer, Genève risque de tout simplement de devenir un "déversoir pour les 2,9 millions de chômeurs français". Du pur Le Pen, à la mode suisse !

suisse-mouton-udcEh oui ! les "blancs" savoyards peuvent aussi être des « moutons noirs » pour certains suisses !

 

http://www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/2096340,192/Avec-les-frontaliers-francais-la-Suisse-depasse-les-bornes.html
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