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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 18:31

sine-hebdo 4bisSouvenez-vous, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l’arrivisme de Jean Sarkozy en ces termes : "Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! ». Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu’il était renvoyé, accusé d’antisémitisme par Philippe Val.


Devant la surprise après ce renvoi express, les soutiens apportés au viré, BHL prit sa plus belle plume pour commettre une longue opinion dans Le Monde : « De quoi Siné est-il le nom ? » (21/07/08). De l’antisémitisme bien sûr. Sans jamais citer une ligne du texte incriminé, il fait un implacable réquisitoire : « La question n'est pas de savoir si tel ou tel - en l'occurrence Siné - "est" ou "n'est pas" antisémite. Ce qui compte ce sont les mots. Et ce qui compte, au-delà des mots, c'est l'histoire, la mémoire, l'imaginaire qu'ils véhiculent et qui les hantent. Derrière ces mots-là, une oreille française ne pouvait pas ne pas entendre l'écho de l'antisémitisme le plus rance.

Derrière cette image d'un judaïsme tout-puissant auquel un Rastignac contemporain se devrait de faire allégeance, elle ne pouvait pas ne pas reconnaître l'ombre de notre premier best-seller antisémite national : "Les Juifs, rois de l'époque", d'Alphonse Toussenel (1845). C'est ainsi. C'est affaire, non de psychologie, mais d'acoustique, donc de physique, de mécanique. » La porte-parole de la bande à Baader est même convoquée !

 

Il obtenait le soutien de Jean-Paul Enthoven qui dans un amalgame hardi prêtait aux anticléricaux « une incontestable, mais fâcheuse, généalogie » d’antisémitisme chrétien, bien illustrée par un Bernanos écrivant : «Hitler a déshonoré l'antisémitisme».

 


sine-hebdo 2Siné avait déjà été relaxé par la justice en février 2009. Relaxe confirmée en appel en novembre 2009. Mais, à cause de l’acharnement de la LICRA, ce jugement fut cassé par la cour de cassation.


Le Tribunal de Grande Instance de Paris lave, à nouveau, Siné de cette infâme accusation d’antisémitisme !

Il  juge qu'"il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant..." Cette chronique, rappelle le jugement était d’ailleurs soumise à la relecture du directeur de la publication, Philippe Val ! Le tribunal reproche aussi à Val l’absence de préavis et la « façon d’annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé ».


Sine-hebdo 3Charlie Hebdo devra publier un bandeau en première page : « Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 ».


Parions que BHL, Enthoven et les autres vont battre leur coulpe et demander pardon à Siné… Et Philippe Val puiser dans son épargne pour contribuer aux dommages et intérêts dont il est responsable et coupable…


Je rêve ? Ah bon !

 

 

 

Source : @si

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 22:36

MoranoL’invitée du grand journal de Canal + était un peu moins agressive que d’habitude. Peut-être dans l’hébétude de sa nomination comme ministre déléguée (de qui ? de quoi ? du travail avec le petit méchant mou, Bertrand ? de l’éducnat avec le petit gentil mou Chatel ? à vérifier*) à l’apprentissage et à la formation continue.


Pour nous expliquer toute l’importance de ses nouvelles fonctions, elle s’est lancée dans de grandes envolées sur le chômage des jeunes, l’injustice de l’accès à la formation continue, oubliant que la droite RPR puis UMP est au pouvoir depuis 2002.

Quant au moins 1/5e des demandeurs d’emplois de moins de 25 ans sont au chômage, quant 1/10e va de CDD en intérim – et ce sont des moyennes nationales, dans les quartiers dits sensibles c’est à multiplier par plus de deux – vanter les mérites de l’apprentissage relèverait de la malhonnêteté intellectuelle, si chez Mme Morano ce n’était pas de l’incompétence.

Non pas que l’apprentissage n’ait pas mille et une vertus, mais pas celle de faire baisser sensiblement le chômage des jeunes. Quant à la formation continue, le discret Benoît Hamon, co-invité, lui a appris, sans doute, le pillage par l’état  de plus de 300 millions d’un fonds paritaire pour la formation professionnelle.


Mais notre Sarah Palin a atteint le sommet quand, à la fin du « Petit journal » elle a tenu à reprendre la parole pour dénoncer l’affreux montage à son encontre à propos des médailles d’escrime en handisports.

Un sketch des plus mémorables : une Morano survoltée déboulant dans la salle des colonnes  de l’Assemblée nationale, où des journalistes politiques interrogeaient à tout va sur le remaniement ministériel futur, s’exclamant « Alors, qu’est-ce qu’on dit ? ». Stupeur et accablement devant une telle question. « On dit, Vive la France ! nous avons neuf médailles » en escrime handisports. Et la dame d’affirmer – à des journalistes politiques rappelons-le – que ces performances ont été négligées par les médias. Sauf que, en contre-point, défilaient des images de TF1 et de FR2 sur les neuf médailles en question.

Eh bien, sans vergogne, elle osa affirmer, ce soir (15/11/10), que si ces chaînes avaient diffusé ces images c’est parce qu’elle était intervenue auprès de leurs patrons. Propos totalement grotesques. Car son intervention farfelue à l’assemblée nationale n’en serait que plus stupide.  

 

* Vérification faite, elle est ministre auprès du petit méchant mou, Bertrand, et il ne s'agit pas de formation continue, mais de formation professionnelle 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:15

Vieux slogan « SNCF, c’est possible », détourné malicieusement par les nuls : Hassan Cehef, c’est possible où Bruno Carette, en épicier arabe, satisfaisait les demandes incongrues d’un Chabat, avant de poser sur le seuil de sa boutique.

 

Mais maintenant, on ne peut s’empêcher de se demander : SNCF est-ce possible ? Est-ce possible de se moquer à ce point de ses clients ?


Anecdote somme toute banale.

Partant de la gare de Nantes, je devais aller au cœur des Vosges pour assister à des obsèques. Arrivée donc prévue à Saint-Dié-des-Vosges, via Gare de l’Est et Nancy. 55 mn pour aller d’une gare à l’autre était un délai raisonnable. Sauf que le Nantes-Paris, après être resté bloqué en pleine Beauce est arrivé à Montparnasse avec 43 mn de retard. Inutile de poursuivre : la correspondance suivante menait à St Dié en fin d’après-midi. Impossible de demander de repousser la cérémonie en nocturne.

L’obtention d’un billet de retour pour Nantes fut relativement simple, même si l’amabilité du responsable appelé à la rescousse n’était pas au rendez-vous. Il me donne cependant un formulaire pour demander le remboursement de billets devenus inutiles. Il avait pourtant tous les éléments pour traiter entièrement l’affaire, mais à la SNCF est-ce possible de faire simple quand on peut faire compliqué ?

Donc envoi du dossier à un « service relations clients » sis à Arras, le 21 septembre ; avec le suivi de lettre j’ai pu vérifier qu’il était arrivé le lendemain. Mais, plus de cinq semaines après, rien, pas même un accusé de réception. Nib, oualou, que dalle, nada !


Petit coup d’œil sur gogol et je tombe sur un site SNCF http://debats.sncf.com où je découvre des questions sur ce fameux service d’Arras où apparemment on n’est pas harassé.

train

« J'ai écrit à Arras pour un remboursement qui ne semble pas poser de problème sur le principe. Mais je n'ai aucune réponse après 1 mois et demi d'attente (4 semaines de délai maxi d'après la SNCF !!). Alors que puis-je faire pour être informé ? Pas de numéro de téléphone pour les joindre, pas de réponses aux multiples courriers, pas de lien internet, rien... Le minimum est de donner un délai de réponse !!!
Merci de m'éclairer sur le sujet. »
écrit François


« Je n'ai toujours pas de réponse à ce jour après 3 mois d'attente.

Je voudrais savoir comment faire pour relancer la procèdure puisque je voulais appeler le service client mais il me faut selon ce que j'ai pu lire sur le forum un numéro de dossier.
Le problème c'est qu'évidemment n'ayant pas reçu de réponse je n'ai aucun numéro de dossier à ce jour.
Comment puis je faire donc pour obtenir ce numéro de dossier ? Ou connaissez vous un autre moyen pour savoir ce qu'il en est de mon dossier ? »
 écrit Clementine.


« Cela fait plus de 10 semaines que je suis sans réponse, il me semble que le délai est déjà bien suffisant. »témoigne Antoine


« On peut légitimement se poser la question de savoir si la SNCF ne se fiche pas carrément du monde. » résume Jean-Marie.


Mais le fin mot de l’histoire revient à « Marc le contrôleur » - un des deux représentants de la SNCF qui, de temps à autre, répond : « Bonjour Michèle, Après appel au service client d'Arras, votre courrier n'a pas été traité pour le moment. A ce jour (27 octobre) ils traitent les courriers du 7 septembre. Votre courrier devrait être traité d'ici 3 semaines environ. Vous pourrez m'envoyer un courriel à marclecontroleurdelasncf@gmail.com  pour que je puisse faire remonter votre problème si vous n'avez pas de réponse d'ici le 20 novembre. »

train2

Comme les réclamations ci-dessus datent de quelques jours jusqu’à plus de deux ans, on ne peut dire que ce lourd retard est conjoncturel : il est endémique.


SNCF est-ce possible ? Est-ce possible de prendre enfin des mesures pour répondre dans un délai raisonnable aux demandes de vos clients ?


 

* La conception de ce site de "débats" est assez cocasse : des réponses SNCF ne sont apportées que si la question est "plébiscitée" ; comme on peut le voir dans les quelques extraits le problème du service clients est posé à maintes reprises (ces extraits ne sont absolument pas exhaustifs) : on pourrait donc penser que, quelque soit le nombre de "votes", des réponses globales et définitives soient apportées à chacune... Il n'en est rien et quand, par hasard, il y en a une, elle est souvent bidon : ainsi, avait-il été affirmé à un interlocuteur qui n'avait pas de réponse depuis plus d'un mois qu'Arras répondait dans les 18 jours. Il se glisse aussi, dans les commentaires, comme les flics en civils dans une manif, de soi-disants "usagers" qui prennent malhabilement la défense de leur employeur. Ainsi, ai-je pu lire que le service d'Arras ne remboursait pas les billets, que c'était aux guichets. Sauf, qu'aux guichets on vous donne le formulaire pour écrire à Arras et que dans ce courrier il faut joindre un RIB !

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:36

« Faut-il pleurer, faut-il en rire ? » Avec Pierre Dac, prenons le parti d’en rire ! Sarko se signant d’un doigt devant la tombe de Sainte Pétronille où « il a bredouillé le Pater Noster, comme un joueur de foot chantant l’hymne national » (Libération), on est dans le burlesque.

sarkopape3

Certes, aucun Président de la République ne s’était commis dans de telles palinodies. Mais, celui-là a déjà tellement dévalorisé la fonction qu’aucun laïque digne de ce nom ne peut y voir autre chose qu’une très minable opération d’essai de récupération d’un électorat catho qui, à part son aile xénophobe, l’abandonne. Aucun catholique pratiquant ne peut non plus être dupe. Il y a d’ailleurs comme un brin d’ironie dans le regard de Benoît Seize.


Profil bas : Carlita, la 3e épouse de ce récidiviste du divorce, n’était pas du voyage. Ni Bigard, ni le curé des loubards. Mais, cependant, question comiques on pouvait compter sur Denis Tillinac, le rigolo de Corrèze et sur l’humoriste marseillais, Jean-Claude Gaudin. Le nègre Guano était aussi du voyage, pour marquer sans doute que ce n’était plus la dame Mignon aidée d’un dominicain mondain qui écrirait le discours. Le plus symbolique fut, cependant, Patrick Buisson, ancien directeur de la rédaction de Minute et de Valeurs Actuelles.

Privé aussi de téléphone portable : juste le signe de croix pour occuper un doigt.

Sarkosignecroix

Le prétexte de cette visite était la préparation du G20. Certes l’église possède des banques – au comportement parfois douteux d’ailleurs – mais on ne voit pas en quoi un chef religieux a à voir avec le futur G20. Et que venait faire Sainte Pétronille dans la galère des réunions internationales ? Car, la « méditation » lue par le cardinal Tauran, ne portait pas sur le G20, mais sur la France et « son âme catholique » comme disait B. Seize : «Nous demandons à Dieu pour le peuple de France et ses dirigeants, aujourd'hui et demain, courage et persévérance afin que chacun à sa place considère ce qu'il peut accomplir seul ou avec d'autres au service de son prochain, pour le respect absolu de la vie, la justice, l'emploi, l'éducation, la santé et l'environnement, la sécurité, pour l'accueil des persécutés et des immigrés et pour la vérité de l'information, pour la paix chez nous et dans le monde».


Le chanoine de Latran, sans vergogne, a expliqué que la chasse aux roms et aux sans-papiers relevait de la pure charité : «Lutter contre l’immigration illégale qui produit tant de détresse et de drames, qui prive les pays les plus pauvres de leurs forces vives, c’est un impératif moral !»  (le mot « moral » dans la bouche de celui qui fait président a quelque chose d’indécent).


« Sépulcres blanchis » disait un certain Jésus à l’encontre de pharisiens de cette espèce.

 

 

 

Sainte Pétronille (qui rit quand on l’enquille) serait la sœur de Sainte Félicule (on vous laisse deviner quand elle rit) et la fille de Saint-Pierre. Fille du 1er pape, c’est mieux que fils d’archevêque. Mais on lui prête aussi une parenté avec l’inventeur des vespasiennes, l’empereur Vespasien.

Depuis Charlemagne, elle est considérée comme la patronne des rois de France (?) : Nico-le-bref se prend-il pour le roi ?

 

N.B. L'article précédent s'est enrichi d'un complément et de deux commentaires.

 

 

 

Sainte-Pétronille apporte l’inspiration, puisque un honorable blogueur me fait part de cet article :


10/10/10,ça sonne trois fois, un côté ding ding dong, alors coa coa coa de neuf en ce dimanche matin? Nos croupions ont battu la Roumanie 2-0. Blanc blanc bleu, le coach grâce à son profiler a su tirer les bonnes lignes pour ses dealers de coqaïne. Delarue a eu moins de nez. Le cocaïnomane idéal de tous les exhibitionnistes sentimentaux en mal de psychotropes télévisuels compense grâce au sport et à la compréhension du public. On ignore à ce jour les compensations que se transfuse Contador. Mélanchon se pique lui d'invectives. Sur une vidéo en buzz aujourd'hui, on l'entend traiter Pujadas de larbin et salaud. Pas de quoi fouetter un cathodique. Même intégriste. Il y a longtemps que l'animateur a défroqué le journaliste. Il y a longtemps que le people a classé le peuple. La télé tue grave la réalité. Où sont les télécologues?


10/10/10,ça sonne trois coups, un côté bling bling bang, alors coa coa coa de neuf en ce dimanche matin? Nos nettoyeurs ont bouté les Roms 700-0. blanc blanc blanc, sa sainteté vient de béniouiouir notre romanesque chanoine Chouchou, venu prêcher pour sa paroisse électorale, sentant soudain le roussi dans les urnes du seigneur, l'église et la République française ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine. Pas de quoi fouetter un tigre, même chinois. Ce matin l'épouse du dissident Liu Xiaobo couronné par Stockholm a disparu alors qu'elle se rendait à sa prison. Ce matin, comme depuis l'attribution du prix vendredi, pas un mot plus haut que l'autre de la présidence pour demander comme Obama la libération du nouveau prix Nobel de la paix. Idéogramme plat.


10/10/10, un jour comme les autres, avec son addition d'intoxication et d'indignité.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 14:21

« C'est ensuite que paraît la triste cohorte des pédagogos et des éducateurs marrons, qui ont anathématisé la dictée, le plus beau et le plus intelligent des exercices, dégoûté les jeunes de la lecture en substituant à Victor Hugo des notices pharmaceutiques, et ravalé l'orthographe au rang de bimbeloterie inutile. Alors, étonnez-vous qu'en bout de chaîne on trouve le pré-ado du 9-3 qui envoie pour toute déclaration d'amour à sa nouvelle petite amie un «Je T'M» en texto ! » (Nel Obs 7/X/10)

 

Eh oui ! c’est maladif chez le chroniqueur perpétuel (à quand l’Académie ?) du Nel Obs, comme un réflexe pavlovien, il ne peut s’empêcher de finkielkrautter. Là, le réverbère prétexte à cette déjection est la défense de la langue française humiliée, ridiculisée, violée à chaque carrefour.

 

Quand je pense que j’ai côtoyé – et admiré – ce type, tous les lundis, à la commission exécutive du sgen-CFDT ; ce type qui, à l’époque, (fin des années 70) était membre du bureau de la CFDT !

 

elogedespedagogues  Il y a quelque temps, il fut censé piloter un colloque sur l’éducation, organisé par le Nel Obs, colloque dont d’ailleurs, à part une chronique sans substance du pilote, l’hebdomadaire, sauf erreur, n’a donné aucun écho. Parmi les intervenants, il y avait un certain Antoine Prost. Que ne relit-il son « Eloge des pédagogues », avant de commettre son infâme « pédagogos » digne d’un Brighelli ?

 

S’il n’y avait, justement, des Antoine Prost, l’ex-camarade Julliard finirait par nous convaincre que « la vieillesse est un naufrage » !

 

 

 

 

 

 

 

 

Un des contributeurs du déblog notes m'envoie un complément  :

 

Parmi tous ces criminels qui ont assassiné notre belle langue, je tiens à ajouter un certain Raymond Queneau dont le DOUKIPUDONKTAN ouvre l'infâme torchon Zazie dans le métro. Mais n'oublions pas le grand Victor (Hugo pour les intimes) qui n'hésita pas à écrire KEKSEKSA dans les Misérables, il est vrai que l'expression fut mise dans la bouche de ce sauvageon de Gavroche, un ancêtre de la racaille du 9.3.


Soyons sans pitié, virons Queneau et Hugo de nos manuels. N'a-t-on pas pour les remplacer avantageusement Sully Prudhomme (prix Nobel s'il vous plaît) René Bazin (l'oncle pas le neveu ce dégénéré qui insulta la famille avec une vipère au poing) Daniel Rops qui écrivit pour les petits nenfants une vie du petit Jésus (non pas celui qu'il fallait bien nettoyer quand on passait sous le tub).


Enfin n'oublions pas Henry Bordeaux, Alphonse de Chateaubriant, Paul Bourget dont il faudra bien relire les plus belles pages pour en faire de splendides dictées.


Y. S.

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 17:15

HommesDieux

 

Christophe Carrière, dans un article intitulé « Il était une foi... Des hommes et des dieux », nous décrit la genèse de ce film qu’il dit « touché par la grâce […] protégé ou béni ».

 

tioum11016  Premier signe divin, le futur réalisateur, à Cannes ne dort pas et tombe sur un documentaire - Le Testament de Tibhirine, d'Emmanuel Audrain – sur la disparition des moines. Tel Saül sur le chemin de Damas, c’est l’illumination, il décide d’écrire un scénario sur la dimension humaine, morale et religieuse de l’engagement de ces clercs. D’autres signes sont perçus par ce mystique critique. Ainsi écrit-il que « Contre toute attente, le projet rencontre une adhésion immédiate [pour son financement]. Certains mettent cela sur le compte de la qualité du scénario, d'autres y voient une volonté divine. »  

 

Les acteurs subissent d’abord un stage dans un monastère savoyard, puis apprennent les chants religieux. « A partir d'une polyphonie, on atteint l'harmonie et, oui, l'élévation », fait-il dire à Lambert Wilson.

tioum8013

« Ainsi, quand l'équipe débarque, à l'automne 2009, au monastère bénédictin de Tioumliline, au Maroc, les acteurs, qu'ils soient catholiques pratiquants, comme Michael Lonsdale, ou agnostiques, comme Jacques Herlin, sont véritablement devenus des moines. A 1 600 mètres d'altitude, il fait un froid de gueux. » Eh oui, les célibataires et les deux couples qui ont logé à Tioum ont subi ce froid de gueux !

 

Comme l’armée marocaine aurait accepté de voir hisser le drapeau algérien et que leurs hélicoptères soient aux couleurs de l’armée algérienne, il fait encore dire au pauvre L. Wilson « Les frères – entendez les moines de Tibhirine – sont avec nous ».

tioum1006

MIRACLE : il neige à Tioum

Mais le plus fabuleux reste à suivre : « Et puis, au milieu du tournage, survient un énième signe, le plus improbable. Tandis que l'équipe tourne la scène où les terroristes explosent la porte du monastère, il se met à neiger, événement exceptionnel dans la région. ». Un tel miracle a son effet immédiat : le cinéaste qui voulait terminer sur une image des têtes décapitées, contre l’avis du moine qui le conseillait, y renonce : « Après cette tombée de neige, j'ai "entendu'' les frères. »  Il est vrai que « Le garçon est un écorché vif et son penchant pour l'alcool n'est un secret pour personne. » avait prévenu le critique.

 

tioum15020

Ce que semble ignorer notre critique, c’est que le Maroc n’est pas exactement sous les tropiques, qu’à Tioum (1600 m) et même à Azrou(1200 m), il neige presque tous les ans, d’autant que, selon d’autres sources, le tournage n’a pas eu lieu à l’automne*, mais en décembre 2009**. Sait-il qu’il y a, juste au-dessus de Marrakech, une station de ski, comme d’ailleurs il y en a une proche de Tioumliline ? Et comme cinéaste et acteurs étaient en contact, notamment, avec un français, résidant à Azrou depuis des décades (et ayant connu le monastère du temps des bénédictins), ils n’ont pu croire longtemps à un « événement exceptionnel », tenant du miracle.

 

Mais les plus beaux articles sont ceux d’imagination qui transcendent la réalité triviale.

 

 

* Mais on a pu voir tomber de la neige fin octobre… et les coopérants qui ont habité à Tioum pourraient encore témoigner y avoir été bloqué par des congères.

 

** "En décembre 2009, toute l'équipe se retrouve pour le tournage au Maroc, non loin d'Azrou, dans l'ancien monastère bénédictin de Tioumliline. « Au moment des repérages, j'ai très vite su que c'était le bon endroit, note Xavier Beauvois. Mais il a fallu tout refaire. Il y avait des moutons dans le réfectoire, des détritus partout Des habitants démunis s'étaient réfugiés dans la chapelle. Il y a eu jusqu'à 120 personnes sur le chantier. Nous avons même fait en sorte que les deux familles qui occupaient les lieux puissent y rester après notre départ, dans un logement décent, en étant payés pour en devenir les gardiens officiels. »

À entendre le cinéaste, l'expérience ne fut que grâce et harmonie collective, coups de chance ou « coups de pouce » des moines. Le propos pourrait prêter à sourire s'il n'était confirmé par ceux qui ont vécu l'aventure. Comme si l'esprit de Tibhirine avait soufflé sur le film."

La Croix

 

NB Les images du monastère du temps des bénédictins (en noir et blanc) sont issues du fonds de cartes postales de Gilbert Dubant, grand contributeur et néanmoins caustique, de ce déblog notes. 

 

 

Pour compléter Tioumliline après le tournage

Tioumliline vu d'un satellite

Tioumliline vu d'un satellite

Les bâtiments du bas (à part les logements le long de la route, le reste est bien délabré)Les bâtiments du bas (à part les logements le long de la route, le reste est bien délabré)
Les bâtiments du bas (à part les logements le long de la route, le reste est bien délabré)Les bâtiments du bas (à part les logements le long de la route, le reste est bien délabré)

Les bâtiments du bas (à part les logements le long de la route, le reste est bien délabré)

Photos Julie Chezeau-Launay
Photos Julie Chezeau-Launay

Photos Julie Chezeau-Launay

Le monastère (entrée et cloître)
Le monastère (entrée et cloître)
Le monastère (entrée et cloître)

Le monastère (entrée et cloître)

cuisine, chambre de moine, vue d'une chambre (photo J. Chezeau-Launay), armoire à pharmacie...cuisine, chambre de moine, vue d'une chambre (photo J. Chezeau-Launay), armoire à pharmacie...
cuisine, chambre de moine, vue d'une chambre (photo J. Chezeau-Launay), armoire à pharmacie...cuisine, chambre de moine, vue d'une chambre (photo J. Chezeau-Launay), armoire à pharmacie...

cuisine, chambre de moine, vue d'une chambre (photo J. Chezeau-Launay), armoire à pharmacie...

La chapelleLa chapelle
La chapelleLa chapelle

La chapelle

"Des hommes et des dieux" à Tioumliline
"Des hommes et des dieux" à Tioumliline

 

 

Pour compléter :

"Les cloches de Toumliline"

Les cloches de Toumliline, histoire d’un vivre-ensemble

...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/77098/maroc-cloches-toumliline-histoire-d-un.html
Les cloches de Toumliline, histoire d’un vivre-ensemble

...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/77098/maroc-cloches-toumliline-histoire-d-un.html
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 14:06

 

Draybis

 

 

"On n'est pas la veille des années 30 en France. Nicolas Sarkozy n'est pas Adolf Hitler" : propos de Julien Dray, très critique envers les manifestations du 4 septembre contre la dérive xénophobe de Sarkozy et ses féaux, sur Radio J, le 5.

Il est vrai que le Juju, depuis qu’il a été lâché par certains camarades quand il a été victime d’une sombre manip, donne dans la défense aveugle de ceux qu’il estime victime d’une « cabale ». Ainsi jugeait-il, en octobre 2009, à propos de Jean Sarkozy, "injuste le procès qui lui est fait parce qu'il s'appelle Sarkozy et qu'il a 23 ans", lui reconnaissant "un certain talent".

 

ldhMais sur le coup, le désaveu des manifs dont le mot d’ordre était « Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité ! »allait encore plus loin dans la complaisance envers Sarkozy.

 


D’où mon courriel le 5 septembre 2010, au député de l’Essonne : « Depuis que grâce à […] quelques sbires […] votre signalement par "TRACFIN" a fait l'objet d'échos dans lémédias, même si finalement ça a abouti à constater que les investigations n'ont pas mis « en évidence un train de vie personnel dispendieux de la part de Julien Dray », vous jouez le rôle de défenseur de tous ceux qui, dans ce camp adverse, qui ne vous a pas épargné, sont à leur tour soupçonnés. […]

Le discours de Grenoble ne semble pas vous émouvoir puisque, le jour même d'une mobilisation citoyenne (que l'ex fondateur de "Touche pas à mon pote" semblait devoir soutenir à 100 %) vous commettez cette ânerie : "Sarkozy n'est pas Adoph Hitler". Qui a dit cela ?

Il serait peut-être temps d'arrêter de vous contempler un nombril outragé par le faible soutien de vos camarades dans l'épreuve, et de vous regarder dans la glace !

Ou alors, changez de crémerie (je sais l'heure n'est plus à"l'ouverture", mais sait-on jamais ?) »


 

 Le lendemain, la réponse arrive : « Je réponds à votre lettre en vous faisant remarquer que michel rocard a comparé les lois actuelles à celle de 1933. Mais passons votre information peut etre partiale, ce n'est pas moi qui brandit l'anathéme. Pour le reste monsieur j'ai été le premier à dire que monsieur woeth devait demisionner, et je fus un des rares cet été à prendre la parole pour dénoncer le discours sur la sécurité du gouvernement. Donc en conclusion je n'admets pas vos remarques méprisantes, je ne donne pas de leçons mais quand j'en reçois de docteur es opposition autant quelles soient justes et honnetes. Pour le reste passons sur les sirenes je ne vous connais pas c'est une chance pour vous car comme çà vous pouvez me caricaturer dans l'ombre mais moi j'ai tout donné à mes combats et j'en suis fier. Pour finir je vous dis simplement que les méthodes staliniennes m'ont toujours ecoeuré... »



Le Monsieur est visiblement colère, vu son style un peu décousu, mais pointe bien sûr une vacherie envers Rocard. Réponse : « Vous n'avez pas lu Michel Rocard (pas plus que celui qui fait président qui, dans son funeste "discours de Grenoble", ne cite que la moitié de la phrase sur la France qui ne peut accueillir toute la misère du monde) " La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile". Il ne compare donc pas "les lois actuelles à celle de 1933»

 


Pas calmé pour un rond, le député de l’Essonne : « Monsieur et pas camarade(sic), votre citation exacte ne fais que confirmer mes propos...C'est par ailleurs vous qui m'avez insulté en insinuant que j'étais une sorte ou de recrue possible pour sarko ou que j'avais à payer une dette...[d’où il sort cette "dette" ?] Si çà ce n'est pas une insulte alors ...Par ailleurs comme vous êtes un militant j'aurai aimé avoir un mot gentil de votre part dans des temps plus rudes...Vous n'êtes pas donc un citoyen lambda mais quelqu'un qui est déjà dans la bataille politique. Je vous ai répondu et j'en resterai là car en fait vous êtes pour moi vos remarques me confirment dans mon combat contre une forme de culture autoritaire qui veut que l'on parle tous de la même voix. Vos amis de la majorité actuelle avaient moins de scrupules. Moi je n'ai pas triché dans les congrés, j'ai été 17 ans minoritaire.Je n'ai pas trahi le vote des militants et je n'ai pas tiré contre ma candidate dans une campagne alors les leçons... […]» La syntaxe est assez chaotique, comme la pensée.

 


Dernière réponse donc : « Outre que vous me faites dire ce que je ne dis pas […], je me permets de vous signaler respectueusement que dès que votre nom est apparu, j'ai commis un article sur mon déblog notes, le 19 décembre 2008 (Dray, la FIDL : la grande manip ! Copé nous enfume !)

Je ne vois pas en quoi la citation exacte de Rocard confirme vos propos erronés (où alors les mots n'ont pas le même sens pour vous : lecture symptomale en quelque sorte). Elle ne vous autorise pas à laisser entendre que Rocard a posé l'équationSarkozy=Hitler ! »

 


dray jesusDray ne s’est visiblement pas remis de l’odieuse campagne dont il a été victime et surtout du non soutien de ses camarades PS (ce puéril regret d’un « mot gentil » de la part d’un obscur – « dans l’ombre » - militant est symptomatique).

Son allusion aux « méthodes staliniennes », quand il s’agit de rappeler que les obscurs militants de base en ont un peu marre de voir leurs votes majoritaires bafoués par des éléphanteaux qui tirent contre leur camp (Valls en est un autre exemple), dénote une conception de l’adhésion (libre) à un parti démocratique singulière. Et, pour le seul plaisir de se payer Rocard en lui faisant dire n’importe quoi, bafouer la protestation citoyenne initiée par la Ligue des Droits de l’Homme, est, à mon humble avis, plus qu’une faute, une grossière erreur.


Pour le reste, ce qu’il dit sur « son » parti est dérisoire. « L’antisarkozysme ne fait pas un programme » ! Vérité de La Palice, comme on dirait à La Rochelle. Mais, l’un n’empêche pas l’autre.  

S’opposer et proposer !

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 11:10

Notre UBUprésident fait, on le sait, un complexe avec sa petite taille.

 SarKotalonnette

 

 

Sarkopointes

 

Sarkovalisett

 

Sarkotabouret

Voir aussi Sarko à l’ONU avec le « petit journal » de Yann Barthès.


Mais quand il va faire ses promesses aux ouvriers et qu’on ne peut sélectionner que ceux qui ne dépassent pas la taille du little big man, on le hisse sur une belle estrade. Tout l’art du photographe de cour sera de jouer sur le cadrage : une contre plongée avec recadrage ; ou bien l’estrade masquée par les dos de travailleurs casqués (avec un effet de zoom).

Sarkochantiers01

 

Sarkochantiers02


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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 16:20

 

FLop2

N’en déplaisent aux anti-Lop, Ferdinand Lop, auquel Libération a enfin rendu à juste titre l’hommage vibrant qu’il méritait (Libé 20/07/10), était un visionnaire.


FLopCe héros méconnu qui, en 1944, alors que  la Gestapo venait l’arrêter, se sauvait par la fenêtre en lançant: «Ce n’est pas une retraite, c’est une progression vers l’arrière pour raisons stratégiques.», est décrit ainsi par son ministre du «Tabac et de la Santé»: «Des hommes aussi différents que Winston Churchill et Joseph Staline se sont inclinés devant le génie de Ferdinand Lop, devant cet immense front derrière lequel bat un grand cœur.»


C’est donc lui, ce leader du Front Lopulaire, qui avait proposé de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu’à la mer. Certes, vue l’orientation globale dudit boulevard, c’est vers la Méditerranée que ce prolongement s’imposait, faisant de Lyon le XXIe arrondissement, de Valence un faubourg parisien et de Marseille une banlieue (et de la station Saint-Michel un port de mer).


Cette grandiose vision a été reprise. Ainsi, Le 29 avril, 2009,  à la Cité de l’architecture et du patrimoine réunis, Nicolas Sarkozy, phare lumineux de la pensée UMPiste, est monté en chaire pour prononcer un discours fleuve sur l’avenir de la région parisienne. Il y fut question de «Beau», de «Grand», de «Vrai» : jamais la plume du scribe Henri Guaino n’avait plongé si profondément dans la magnificence du style pompier, pour faire vibrer des horizons grandioses et imputrescibles. Et soudain, devant un public de ministres, d’urbanistes et d’élus locaux, sidéré, au sens propre du mot, le chef de l’Etat a décoché cette phrase impérative : «Faisons le choix stratégique que nous dicte la géographie : Le Havre, c’est le port du Grand Paris, et la Seine est l’axe nourricier autour duquel la métropole a vocation à s’ordonner.» En quelques mots un nouveau cap a été assigné au développement de la capitale : vers la mer. (Libération 10/10/09). Certes dacles pro-lop (qui ne sont pas des lopettes) purs et durs seront déçus par ce manque d’ambition, mais ils ne pourront nier l’empreinte indéfectible, inaliénable et inoxydable du prophétique Ferdinand Lop. Et pour l’envolée stylistique celle d’un Pierre Dac : cet axe nourricier est de la même encre que « le froment de la bonne graine sur les champs arrosés de la promesse formelle enfouie au plus profond de la terre nourricière ».


Qui pourrait croire que le grand amateur de havanes, éphémère secrétaire d’état au « Gross Paris », pardon au Grand Paris, fut inspiré par Lop ? Et pourtant, souvenez-vous : Lop demandait la pose d’un toboggan place de la Sorbonne pour le «délassement des étudiants». Blanc, lui, du coup bien plus audacieux que le Maître, a projeté la construction d’un immense grand-huit automatique*, pour le délassement des populations laborieuses et néanmoins franciliennes.


Et sa disparition dans les volutes de ses cigares a permis aussi de réaliser un autre grand vœu lopien – construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur – puisque le secrétariat d’état au grand Paris a été rattaché au ministère de « l’espace rural » (dont d’aucuns, ignares, ignoraient l’existence) !

 

* Dans le cadre d'une certaine continuité républicaine (la république des copains et des coquins), c'est un autre fumeur de cigares (président à vie du CPAH, Club des Parlementaires Amateurs de Cigares et aussi membre de la confrérie du Goûte-boudin et chevalier de la Confrérie du fromage de tête), André Santini, qui prend la tête de la société chargée de la réalisation de ce titanesque grand-huit.  Voilà qui nous épade.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 13:48

 

Le postLe Post qui met en ligne des paquets d’articles d’internautes, trop souvent anonymes, est une filiale du Monde. Il s’est doté d’une chartequi édicte notamment que « Les contenus publiés par les posteurs ne devront pas être contraires aux bonnes moeurs, à l'ordre public, ni aux lois et réglementations en vigueur… ». Souvenons-nous que ces « bonnes mœurs » ont valu, dans le passé des censures de grands artistes et écrivains. La seule mention « lois en vigueur » devrait suffire dans un état de droit. Comme il se doit, articles et commentaires sont soumis à une « modération » a posteriori.

Cependant, je commets quelques articles (219) sur ce support.  J’avais vu, lors de l’affaire Ribéry-Zahia, un de ceux-ci « retiré » par la modération. En effet, cet article ironisait sur les tartuffes qui feignait de s’indigner sur la contradiction entre la religion affichée du footeux et son penchant pour des jeunes femmes vénales, en rappelant que nos bons bourgeois d’autrefois alternaient le dimanche, la messe le matin, le café l’après-midi et le bordel  le soir. Un 3e article qui démontait l’hypocrisie de la censure avait fini par passer. Mais la manœuvre des dénonciateurs n’avait pas totalement échoué, puisque l’affaire avait perdu de son actualité.


postcensure3

Depuis quelques temps, la modération ne se modère plus. Le 3 juillet, je mets en ligne un article intitulé « Les Woerth chez les Helvètes » qui résume, sous une forme qui se voulait ironique, un article de La Tribune de Genève sur une collecte de fonds de Woerth auprès des (riches) expatriés français à Genève, avant les présidentielles et les voyages de Mme Woerth, en tant que salariée de Clymène, en Suisse où Mme Bettencourt  possédait  des comptes.  J’eus droit à ce message standard : « Après lecture et analyse attentive de votre article du 04.07.10 21h55 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d'utilisation du Post.fr
 Nous tenons à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour accepter le plus grand nombre de messages et que tous nos modérateurs sont tenus à une stricte obligation d'impartialité.
La neutralité de leur analyse est d'ailleurs régulièrement vérifiée par un superviseur.
Toutes les opinions sont acceptées dans la limite des règles définies dans la charte éditoriale et sous réserve de les exprimer de manière courtoise, argumentée, et sans agressivité.
Le motif de retrait de votre article est : Propos potentiellement diffamatoires
Des éléments de votre article ont été considérés comme étant potentiellement diffamatoires :
-Soit parce que les affirmations formulées dans votre article envers des personnes/entreprises/organisations/associations n'ont pas été attestées de façon formelle par la justice ou les médias (exemple : condamnation par un tribunal, article de journal local ou national)
-Soit parce que cette affirmation n'est pas rapidement vérifiable, avec les outils de recherche dont nous disposons, auprès des grands médias, des sites Internet d'information et des encyclopédies.
Si vous disposez d'un document authentifiant les affirmations formulées dans votre article, vous avez la possibilité de nous le faire parvenir à l'adresse email indiquée plus bas. Les pages personnelles, les blogs ou les commentaires sur des forums ne peuvent pas être considérées comme des sources fiables.
 » (c'est moi qui souligne)

La source était clairement citée, avec un lien vers l’article précis. J’interrogeais en vain et à trois reprises la modération. Puis je republiais l’article, en précisant en « chapeau » qu’il y avait bien et article et lien vérifiable et en ajoutant un autre lien vers un article encore plus explicite et tout aussi « vérifiable ».

Rien n’y fit : même censure, même message. Soudain le doute m’habite : ne serait-ce pas l’illustration la cause de cette censure répétée. Je la colle en PS (mais non ce PS là désigne un Post Scriptum et non un parti politique) à un autre article qui classait l’avéré, le probable et le plausible dans l’affaire Woerth, ni une ni deux, il est à son tour victime de la « modération ».


On peut constater que, sauf à bannir du Monde les ¾ des dessins de Plantu, il ne présente aucun caractère « potentiellement diffamatoire ».

 EWoerth

 


En réponse à un article d’un « invité » - il y a dans ce site d’informations une catégories dites des invités – un anonyme Richardtrois  - qui, tout en feignant de s’en prendre aux attaques de l’UMP  envers Mediapart et surtout Plenel, attaquait en fait le PS, j’avais mis en ligne ce fusil à tirer dans les coins.

fusilatirerdanslescoins

Ça n’a pas traîné : descendu le fusil. « Le motif de retrait de votre article est : Propos agressif
Afin de conserver une ambiance courtoise, positive et participative,  les propos de nature agressive ne sont pas autorisés par la charte du site.
Sont considérés comme agressifs, les messages contenant des attaques personnelles, les règlements de compte entre posteurs, ou bien  de façon générale des attaques brutales ou excessives contre un autre utilisateur.
 »

 

Faut-il rappeler que mes demandes d’explications restaient sans aucune réponse ? Je commettais donc un autre article intitulé « La HEES attitude » : « L’humour, l’ironie, la dérision n’ont pas plus droit de cité sur Le Post qu’à la matinale de France Inter à la rentrée. » La modération m’a vite signifié :  « Le motif de retrait de votre article est : Autre motif non précisé » Quel aveu ! Inutile de dire que j’envoyais, pour la xiéme fois une demande du coup d’explicitation, sans réponse bien sûr.

Un nouvel article, intitulé « Anastasie », a été aussi « retiré » comme « potentiellement diffamatoire » : il se contentait de citer in extenso le message de censure précédent avec cette adorable mention de « motif non précisé ». La prétendue modération considérait donc la citation de ses propres textes comme diffamatoire !

Enfin, faute de réponses, cette « Lettre ouverte aux modérateurs »*, à peine parue, déjà retirée. Preuve qu’un très impartial et neutre modérateur était aux aguets !

J’hésite entre deux explications : la censure précédente (« Ribéry et les putes ») était certainement due à une dénonciation donc, pas de risque, on censure d’abord mais quand même si la reprise de l’article explicite bien le propos (pourtant déjà clair), ça passe.

Ici, de fait, on assiste à une censure totalement bornée, qu’avec indulgence je serais tenté de mettre sur le compte des congés estivaux : des vacataires trop fébriles, une supervision inexistante (les non réponses en témoignent) et un modérateur qui, in fine, s’acharne. J’ose donc espérer que ce n’est qu’un accident. Sinon, force sera de constater que la censure privée est pire que l’autre puisqu’elle n’offre aucun recours !

 

 

* « Très chers modérateurs,

Je ne voudrais pas paraître plus paranoïaque qu'il ne convient, mais j'ai la forte impression que l'un d'entre vous m'a mis dans son collimateur.

Je me suis vu retirer, par deux fois, un article ("Les Woerth chez les Helvètes") au motif qu'il ne s'appuyait pas explicitement sur un journal or La Tribune de Genève était citée. Un autre article, toujours sur Woerth qui ne semblait vous poser aucun problème (il faisait le point sur ce qui dans cette affaire était avéré, probable, plausible) fut à son tour retiré.

Dans les trois cas des demandes d'explications répétées ont été faites, en vain, sur le formulaire ad hoc.

Un autre article, en fait, une simple illustration, a été à son tour retirée comme agressive.

Un article intitulé "La HEES attitude" qui dénonçait cette censure répétée (et jamais justifiée) a été bien sûr retiré avec cette délicieuse justification : "Le motif de retrait de votre article est : Autre motif non précisé".

Enfin, cerise amère sur le gâteau au poivre, le dernier intitulé "Anastasie" qui se contentait, après trois ligne d'explication, de citer intégralement, le message annonçant la suppression de "La HEES attitude" vient d'être à son tour retiré  pour propos potentiellement diffamatoire : de l'autodiffamation en quelque sorte !

Je me crois en droit d'émettre un soupçon de leger doute sur le respect de la "stricte obligation d'impartialité." d'un modérateur qui trouve que citer son propre message est diffamatoire ! ou alors quel aveu ! »

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