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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 22:15
La clique à Fillon

Propre sur lui le châtelain de Solesmes. Quoique, déjà, Solesmes et ses moines réac-cathos… Et le ralliement de ce « Sens commun », « Tea Party » à la française, avec Madeleine Bazin de Jessey, qui a apporté un appui décisif aux primaires… Mais on découvre derrière lui les anciens de GUD et d’Occident, le Brutus-du-bocage ex-fils spirituel de de Villiers, et même du FN à peine repenti. Longuet en est la figure de proue qui promet aux agrégés 18 h payées 15 !

Buzzfeed fait une excellente galerie de portraits que je résume.

Novelli et Fillon (et la plante verte)

Novelli et Fillon (et la plante verte)

Hervé Novelli, n’a sans doute pas marqué les mémoires comme Secrétaire d’état de Fillon, bien que ce soit lui qui a porté le statut d’auto-entrepreneur, une belle baisure, soit dit entre nous. Mais son passé est élogieux : ancien du Parti des Forces nouvelles, puis d’Occident*, puis du GUD il se retrouve tout naturellement au FN. Il se reconnaît comme «père spirituel» Claude Harmel, un ancien pro-nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale.

 

*«Je n’ai pas un regret, Occident, c’était un engagement anticommuniste dans lequel je me reconnais toujours.»

La clique à Fillon

Valérie Boyer, grande chrétienne qui veut inscrire les racines du même nom dans la constitution, car « La protection de la dignité humaine repose sur des valeurs chrétiennes », a été condamnée par le tribunal des prud’hommes pour « le licenciement sans cause réelle et sérieuse » d’une ancienne attachée parlementaire. Elle a notamment été reconnue coupable de « harcèlement moral »*.

 

* Elle a évidemment fait appel.

La clique à Fillon

Anne Méaux, la communicante, est une ex du GUD où elle a côtoyé Goasguen et Devedjan.

La clique à Fillon

Gérard Longuet, avec Alain Madelin entre autres, fut un militant musclé d’Occident, avant de rejoindre le GUD et Ordre Nouveau. Quand en 2008, une campagne contre l’homophobie est lancée par l’éducation nationale, il compare l’homosexualité à la pédophilie. S’allier avec Marine Le pen ne semble pas lui faire peur.

La clique à Fillon

Patrick Stefanini, bien que condamné avec Alain Juppé dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris (2004) a préféré rouler pour Fillon. C’est lui qui a ramené Sens commun dans ses filets pour soutenir le Sarthois. Mais c’est aussi lui qui a eu la funeste idée d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, sous Sarkozy.

La clique à Fillon

Bruno Retailleau, derrière son air d’éternel premier communiant, non seulement s’est habilement défait de son mentor, de Villiers*, mais se révèle raciste quand il interpelle une collègue sénatrice Esther Benbassa  par «Nous n’avons pas la même couleur politique. D’autres couleurs non plus, d’ailleurs.» Sa rupture avec le Vicomte n’est que de positionnement politique car, il partage avec lui tous les fantasmes xénophobes sur les immigrés. Inutile de dire que ce pur produit du bocage vendéen est fanatiquement contre le mariage pour tous et même contre la loi Leonetti sur la fin de vie !

 

* Il fut son second au sein du MPF - Mouvement pour la France, droite extrême - jusqu'à ce qu'il soit supplanté auprès du Vicomte par G. Peltier transfuge du FN, ce qui entraîna la fissure entre le fils spirituel et le hobereau.

Mariani est juste sous le portrait d'Assad (on remarque au 1er plan à gauche lou ravi Lasalle)

Mariani est juste sous le portrait d'Assad (on remarque au 1er plan à gauche lou ravi Lasalle)

N’apparaît pas dans ce premier cercle, le député Thierry Mariani, poutiniste forcené qui avalise l’annexion de la Crimée, mais aussi soutien inconditionnel d’Assad-le-boucher (appuyé par Valérie Boyer).

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:46

LdevilliersLa chambre de l'instruction de Versailles a rejeté ce vendredi une ordonnance de renvoi devant une cour d'assises de Guillaume de Villiers, fils du député européen Philippe de Villiers, accusé de viols en 1995 et 1996 sur son frère cadet, Laurent.

 

Le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon– déchu de sa vicomté vendéenne par un vil manant, véritable Brutus du bocage – peut pousser un grand « ouf » de soulagement : déjà le parquet, dans sa grande sagesse, avait demandé un non lieu pour la plainte du cadet Laurent contre son frère aîné Guillaume, mais le juge d’instruction, sans doute un juge rouge, avait prononcé un renvoi en cour d’assises. Du coup, ça y est, « Le fils perdu du clan Villiers » a tout perdu (fors l’honneur diraient de mauvaises langues).

 

Certes Laurent, la prétendue victime de viols par son frère, a bien reçu le 2 septembre 2006, un courriel du grand frère quelque peu étonnant. « Ce que tu as subi par moi est grave […] Je crois que j’ai toujours inscrit en moi une certaine fragilité affective que suite à la révélation des violences que tu avais subies j’ai dû combattre vraiment. Mon mariage m’a mis sur la voie de la guérison […] J’assume avec sérénité les faits et je souhaite assumer jusque dans les contraintes où le destin voudra bien m’amener. Lorsqu’un jour les parents ont su, j’étais réduit à l’acceptation totale de l’humiliation absolue. Comme toi, mais le criminel conscient doit regarder son visage avec un œil plus lourd que la victime flétrie. J’avais réalisé que ma plus lourde pénitence serait celle de savoir que jamais je ne ressemblerais aux modèles qui avaient bercé mes mythes adolescents. Bayard, Du Guesclin, Charrette… Ces mythes historiques n’ont pas sur la conscience de si tristes faits. Imagine Chrestien de Troyes avec un héros incestueux et obscène. Amitiés fraternelles, UDP » (Unité de prière sic).

 

Pour le procureur, le ton est certes grandiloquent (il aurait pu ajouter que le propos est par moment totalement puéril), mais il ne s’agit que d’évoquer le fait d’avoir été surpris par le petit frère en train de se masturber devant un film porno (« grave », « violences subies », « criminel », « victime flétrie », « incestueux » : tout ça pour avoir été surpris en train de se pignoler ! de fait il est vraiment grandiloquent).

 

« Un garçon notoirement mythomane », comme dit élégamment Me Varaut, avocat de l’aîné, à propos du cadet.

 

Donc, à partir de ce traumatisme visuel, le jeune Laurent se serait fabriqué tout un cinéma pervers.

 

Déjà, quand il décrit le contexte famillial, on détecte la contre-vérité : "Dans une fratrie de sept enfants élevés dans un milieu catholique traditionnel imprégné de culture royaliste", avec "un père incapable de faire la loi à la maison. C'est ma mère qui faisait régner l'ordre, voire la terreur". Oser parler de « terreur » au sein d’une famille vouée au culte de la révolte vendéenne contre les horribles « bleus », c’est comparer sa mère aux colonnes infernales. Et affirmer que le père était incapable de faire la loi chez lui relève du crime de lèse-vicomté. En revanche, il y a peut-être du vrai (le mensonge doit toujours avoir des éléments véridiques pour étayer le reste) dans la description du repas dominical : les 7 enfants se taisent et écoutent le père absent toute la semaine : « Ma mère faisait le gendarme […] Mon père lui racontait ses faits d’armes. »

 

GI JOE figurinesLes rapports incestueux, que son frère lui imposait, sont bien sûr imaginaires. Guillaume lui demandait d’emporter avec lui ses jouets dans sa chambre, ainsi un parterre de GI Joe (des jouets d’origine étatsunienne, chez le président du MPF ?) au pied du lit servirait d’alibi si on les surprenait. On conviendra qu’un gaillard de 7 ou 8 ans son aîné aurait pu difficilement faire croire qu’il s’amusait avec les jouets du petit frère. Petit frère qui prétend, faussement puisqu’il n’y a pas matière à poursuites, que le grand est passé d’attouchements, à la fellation réciproque puis à la sodomie. Est-ce possible dans une demeure perpétuellement fréquentée par des bonnes sœurs et des curés, confite dans une dévotion que Mgr Lefebvre bénirait des deux mains.

 

Quand il a, une première fois, porté plainte, sa mère, fort justement, le traite de fou et son père, tout aussi légitimement, fait une conférence de presse pour dire que son fils ment et qu’il complice d’une horrible manipulation politique à son encontre. En fait, la victime c’est lui, le président du MPF !

 

Que dire de la description d’une prétendue réconciliation, qu’il a dû inventer de toutes pièces, où Guillaume, en larmes, se serait jeté à ses genoux, devant toute la famille réunie pour implorer son pardon. En fait, cette réunion n’avait pour but que de lui faire admettre de dire, comme il le prétend d'aileurs, "au juge que je n'étais qu'un menteur, que cette histoire de viol ne s'était jamais produite et que j'avais tout inventé uniquement dans le but de nuire à la carrière [de son père] ! " Le fils indigne a finalement renoncé à aller à Canossa. Mais la justice veillait.

 

Mais tout est bien qui finit bien… quoique…

 

Sources : « Le fils perdu du clan Villiers » Nel Obs, Libération 17/XII/10, 20 minutes

 

Rebondissement : la Cour de Cassation, le 7 décembre 2011, a annulé la décision de la Cour d'appel de Versailles et a renvoyé l'affaire à la Cour d'appel de Lyon...

 

Epilogue : La cour d'appel de Lyon a décidé de ne pas renvoyer Guillaume de Villiers pour viol devant une cour d'assises, malgré les accusations portées contre lui par son frère cadet Laurent, dont l'avocat a cependant aussitôt annoncé un pourvoi en cassation.

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:51

Les patrons qui l’avaient intronisé il y a 22 ans l’ont lâché. Bruno Retailleau, son ex- bras droit, allait le battre après les cantonales de 2011.

philippe-devilliers

C’est fou comme le départ annoncé du Vicomte libère les plumes de nos journalistes d’Ouest-France. « L’épilogue d’une semaine complètement folle » que les lecteurs découvrent à l’issue de cette semaine (si le hobereau n’avait pas démissionné, ils n’en auraient rien su). « De Villiers à Retailleau, l’influence des chefs d’entreprise », un article qui révèle, comment de Villiers fut mis sur orbite il y a un peu plus de 22 ans, par un Henri Joyau, à l’époque maire de Montaigu mais surtout patron d’une énorme entreprise de transport, nous apprend que les patrons vendéens, lassés des foucades du nobliau, misaient sur Retailleau.

 

Nos journalistes ne vont pas jusqu’à citer Yves Gonnord, patron de Fleury-Michon qui, dans un courrier de 8 septembre, fait part à de Villiers d'un « désaccord sur votre décision d’attribuer 2 Millions d’€ par an à l’équipe cycliste « Bouygues-Telecom » […] alors que vous devriez privilégier les aides aux personnes et secteurs en difficultés » « ce n’est pas la vocation d’un département de financer des opérations privées ; l’environnement économique et social actuel (hausse de 52 % des demandeurs d’emploi depuis 2 ans en Vendée) et à venir, ne permettent plus au département de disperser ses finances au profit de dépenses de communication et de prestige. » Et il poursuit son réquisitoire : « Je me suis laissé dire que la course à la voile « St Gilles-St Pétersbourg » avait coûté plusieurs millions d’€ ! Tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’a eu aucun retentissement médiatique, sauf auprés de St Gilles et du conseil général. »« Je m’interroge aussi sur les millions d’€ dépensés, chaque année, dans des budgets « publicité/communication » […]  du conseil général. » Cependant, l’article dévoile l’influence occulte du patronat qui « en avait marre que tout se décide au “château” ». Patronat qui loue les qualités du « fils spirituel » banni par le père : « Il est compétent, proche des entreprises. Concret ».

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Lâché par les patrons, de Villiers l’était aussi  par sa majorité départementale. Une lecture en creux d’Ouest-France – comme dit D. Schneidermann, à propos du Figaro – naguère, aurait permis de déceler les causes réelles du divorce entre de Villiers et son bras droit Retailleau. Mais maintenant tout est dit : « Rien n'allait plus depuis 2009 quand, à deux reprises, Philippe de Villiers s'est opposé à l'entrée au gouvernement de Bruno Retailleau. La même année, il lui barrait la route aux régionales ». Il lui reprochait surtout d’avoir eu raison avant lui (qui se prend pour un visionnaire). D’avoir désapprouvé sa « lepénisation » en 2005 qui avait abouti à un échec total, soldé aux européennes. Retailleau, loyalement, n’a jamais exprimé son désaccord, mais il n’était sans doute pas loin de l’analyse d’Alain Duhamel : « En se lepénisant, il se modernise, mais il se dégrade. Jadis, il était provocant ; dorénavant, il devient dangereux. L'aristocrate anachronique, mais au moins cohérent, ne gagne pas à se convertir à l'extrémisme plébéien » (Libération 26 avril 2006). L’erreur fatale du suzerain fut de chasser son ex-second du Puy-du-Fou et de se livrer ensuite à une chasse hystérique de ses amis ; ainsi, un cadre, fonctionnaire du département,  a été viré pour avoir été jugé trop proche de Retailleau qui restait 1er vice-président du Conseil général.

 

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Hélas, les plumes ne se sont pas encore tout-à-fait libérées. Ainsi, un entretien exclusif accordé par le démissionnaire, en partance pour Las Vegas, n’a surtout pas abordé les sujets qui fâchent. Aucune question sur le lâchage des patrons, ni sur sa mise en minorité au Conseil Général. « J’éprouve un sentiment de tranquillité » est-il titré. La première question, ô combien pugnace, porte sur son « sentiment » « au lendemain de l’annonce » de son départ : « Je vis tout cela avec détachement et sérénité ». Pour tous ceux qui ont fréquenté le personnage, le mot sérénité ne peut que faire sourire. Beaucoup se souviennent encore de sa colère quand Zinedine Zidane, l’affreux sarrazin, avait osé mettre le pied sur le ponton du Vendée Globe en 2008. Toute la mesquinerie haineuse qu’il a déployée contre son ex-second témoigne de sa totale absence de sérénité. Mais toutes les questions qui ont suivi étaient également anodines.

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Rien non plus sur l’avenir improbable du MPF. Les tentatives d’OPA de Marine Le Pen (un prêté pour un rendu : en 2007 de Villiers espérait bien siphonner les voix du FN) ou du « Bloc des identitaires », les « souchiais » sauciflard-pinard, ne sont pas (encore ?) évoquées dans le quotidien régional.

 

Le mensuel, un peu foutraque, mais au titre si sympathique – Le Sans-culotte 85 – qui a bloqué sa parution pour faire un quatre pages en supplément sur le départ du Vicomte, nous apportera peut-être un éclairage plus large…

 

Pour compléter : http://deblog-notes.over-blog.com/ext/http://grainsdencre.blogspot.com/

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 22:36

« De Villiers n'entre pas encore dans les ordres mais le MPF lui pénètre l'évêché de sa foi » écrit le « Sans culotte 85* » mensuel dont on se doute qu'il n'est pas en odeur de sainteté chez le Vicomte.

 

En effet, le nouvel évêque de Luçon, évêché de la Vendée, s'est choisi, début février, un secrétaire général adjoint, jeune et laïc (au sens de non clerc, bien sûr), Jean-Baptiste Doat.

 

Ce nom ne vous dira sans doute rien si vous n'êtes vendéen ou tourangeau. Car ce brillant et croyant jeune homme, fan du président tchèque Vaclav Klaus ou encore du cardinal Giuseppe Siri**, a dirigé les Jeunes Pour la France (JPF), mouvement de jeunesse du Mouvement Pour la France (MPF) du Vicomte Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, regroupant les adhérents de 18 à 30 ans. Or ce JPF a été créé par un expert, Guillaume Peltier qui avait précédemment dirigé les jeunes Le Pennistes (FNJ). Guillaume Peltier fut aussi le directeur de la glorieuse campagne présidentielle du Vicomte. Doat, non content de lui succéder, a été son suppléant pour les législatives de 2007, puis sur sa liste aux élections municipales, tout cela à Tours.

 

« J'ai choisi Jean-Baptiste Doat parce que je le connais très bien et qu'il est compétent. » se défend l'évêque, qui succède à Michel Santier, un prélat qui, lui, devait sentir le soufre aux narines du Président du conseil général. Phiphi, qui voit des mosquées partout, avait dû déjà attraper des boutons en lisant un courrier adressé aux musulmans de France, au début de Ramadan, au nom d'une commission épiscopale, qui commençait ainsi : « Vous venez d'entrer ce dimanche dans le mois du Ramadan, temps de jeûne, de prière et de partage pour les croyants en Dieu sur le chemin de l'Islam.

C'est une joie pour moi, au nom des évêques de France, de m'adresser à vous pour vous dire le désir profond que nous avons de continuer à tisser des liens de fraternité et d'amitié partout où nous vivons, particulièrement là où vivre ensemble n'est pas facile à cause des difficultés qui touchent les jeunes dans leurs perspectives d'avenir, de la violence, du refus des autres, différents par leur culture ou leur religion. » Rien d'hérétique dans cela, mais ça avait valu au malheureux une accusation de « dhimmitude » de la part d'intégristes (ce type d'accusation se retrouve d'ailleurs sous la plume de rrrrrépublicains, faux-laïcs et vrais xénophobes). Mais l'arrogant neu-neu avait dû voir rouge, ce qui chez lui est très mauvais signe, en lisant une sorte de repentance exprimée en par le Monseigneur en 2006 : "Dans le passé, en Vendée, l'Eglise était trop présente, occupait l'espace social et laissait peu de place à des manières de penser et de vivre la vie humaine et la foi d'une manière différente. Des hommes et des femmes ont souffert de cette emprise de l'Eglise sur leur vie personnelle et sociale. Je pense aussi aux personnes séparées, divorcées, divorcées remariées, à d'autres qui vivent une orientation sexuelle qu'ils n'ont pas choisie".

 

Rien à craindre de ce genre de la part d' Alain Castet, ancien curé de la paroisse Saint-François-Xavier à Paris (7e). Les cagots se sont réjouis de le voir ensoutanné dans sa cathédrale ; mieux, pour la cérémonie d'ordination, il a refusé les filles qu'on lui présentait comme servantes d'autel (autrement dit, enfants de chœur) ! Avec Doat comme collaborateur, on devine qu'il n'ira marcher dans les pas sulfureux de son prédécesseur.

 

* http://www.lesansculotte85.com

** Un des prélats les plus conservateurs de Vatican II, décédé en 1989 ; les « sédévacantistes », groupuscule catho anti Vatican II, prétendirent qu'il avait été élu pape en 1958 et 1963.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 11:44

Qui élit-on aux cantonales ? Les cantonniers. (perle de cancre)

Me voilà donc candidat cantonnier suppléant. Car j’ai découvert qu’il y avait maintenant un(e) suppléant(e) au (à la) candidat(e) aux élections cantonales (du sexe opposé : si le candidat est un homme, le suppléant est une suppléante et inversement ; en principe c’est pour favoriser la féminisation des conseils généraux : pour ce faire, il suffisait d’adopter dans les départements le même système que pour les municipales ou les régionales, mais non c’eût été trop simple).

 

D’abord candidat putatif sur une liste municipale et alors même que j’avais généreusement laissé ma place toute virtuelle pour éviter une élimination toujours délicate, je me suis donc retrouvé suppléant d’une candidate de la gauche unie (bien sûr) mais verte (même si elle est rousse).

 

Hasard et nécessité.

Quand, il s’agissait, aux élections précédentes, de recueillir l’héritage d’un conseiller sortant en principe PS (mais fortement teinté de « chasse, pêche, nature et tradition »), pas de problème pour trouver un volontaire (mâle, bien sûr). Mais le canton ayant été gagné haut-la-main par un Villiériste grand teint, Villiériste qui se représente, ça s’est si peu bousculé au portillon, que la candidature a été généreusement cédée aux Verts. Un suppléant était pressenti, mais il était lui présent et incontournable sur la liste municipale. Pour ne pas mélanger les deux élections qui, pour se dérouler le même jour, n’en sont pas moins de nature différente, on s’est retourné vers celui qui… (voir plus haut).

Il n’est pas besoin d’espérer, pour résister. Même si les chances de faire échec au sortant sont très faibles, il ne pouvait être question de le laisser sans adversaire de gauche.

peintpol23.jpgCet ex-diplomate se présente comme le meilleur « ambassadeur » du canton : cela reflète bien la réalité du fonctionnement d’un conseil général aux ordres. Le candidat MPF l’avoue cyniquement : ce sud Vendée qui n’a pas appartenu à la Vendée militaire*, la Vendée bocagère, qui d’ailleurs a son cœur en Anjou dans les Mauges, est étranger donc aux préoccupations de not bon maîtr Philippe : il lui faut un ambassadeur !

 

Principal à Montaigu, le canton où le Vicomte Le Jollis de Villiers de Saintignon se fait élire par les manants, j’ai assisté pendant trois ans, lors de l’inauguration de la foire-exposition annuelle au ballet des maires du canton venant quémander quelques subventions, tandis que le hobereau écoutait leurs requêtes avec condescendance.

Au bout de trois ans, non sans discussion opiniâtre (le service des collèges s’appuyait sur des textes techniques qui dataient des années 70 : j’ai pu le contourner pour discuter avec le directeur de cabinet du tout puissant président), j’ai pu obtenir une rénovation complète avec notamment un CDI digne de ce nom.

 

Passant à Luçon, il m’a bien fallu mes sept années de direction pour obtenir une rénovation extérieure d’un bâtiment béton (mais les pignons ont été oubliés) et si le principe de la remise en état intérieure était, en principe, acquis, plus de quatre ans après rien n’est fait ! Et là plus question de m’adresser au cabinet ni même d’obtenir un rendez-vous, quant au courrier, sans réponse. Jusqu’au jour où, à l’occasion d’une réunion du conseil général décentralisé (un gadget qui a fait long feu), dans son discours d’ouverture, du haut de son estrade, not bon maîtr apprit à la plèbe, dont j’étais, que le collège que je dirigeais allait être rénové de fond en comble. Et un peu après, le Directeur adjoint des services, un fonctionnaire donc, pas un politique, de m’interpeler avec morgue : « Vous voyez bien, ça ne servait à rien de nous envoyer vos courriers inouïs ! » Le rappel au minimum de politesse, consistant à répondre au courrier, n’en fit pas un ami.    

 

Eh oui, avec le Vicomte, on est loin de l’élégance aristocratique : ce sont plutôt des mœurs de spadassins dans ce régime quasi-féodal.

Mœurs qui s’étalent presque au grand jour dans notre tranquille « évêché crotté du bas Poitou ». Notre ex-diplomate, bien que totalement parachuté, avait réussi à conquérir la municipalité de Luçon, ville longtemps dirigée par un radsoc modèle Crépeau (le Maire voisin de La Rochelle, à l’époque). Devenu député européen sur la liste de Villers et visant donc le conseil général, il avait cédé, aux dernières municipales, la tête de liste à un premier adjoint qui jouait les benêts avec un tel naturel qu’il lui semblait un successeur inoffensif et manipulable à l’envi. Mais le benêt s’est libéré de la tutelle ; certes son accès à la tête d’une UMP départementale squelettique s’est traduit par une grande docilité envers le seigneur de Vendée, mais lorsqu’il a fallu construire une liste, il n’a pas cédé au diktat pas du tout diplomatique de son prédécesseur. L’heure est donc aux menaces des plus violentes, le raffiné président des actions culturelles est prêt pour la baston contre le traître à qui il avait trop généreusement cédé le fauteuil de maire !

Les luttes fratricides sont les plus féroces !

Les chances de voir la gauche reprendre sa place dans le sud-Vendée sont évidemment faibles. Mais les électeurs seront peut-être tentés d’envoyer les frères ennemis continuer à se battre comme des chiffonniers, mais sur la touche. Le candidat MPF a tout à perdre. La candidate de gauche pourra témoigner d’une conception de l’élue digne et non courtisane.

Bon, j’arrête de vous lasser avec mes petites histoires bas-poitevines…

 

* Lors de l’inauguration d’un collège ex-Pailleron complétement rénové, dans son discours, le Vicomte se tourne vers un élu local en lui dit en substance : « Vous voyez que, malgré l’histoire, le pays des Olonnes n’est pas oublié » ; esprit de l’escalier, ce n’est qu’après coup que j’ai compris qu’il faisait allusion à la résistance républicaine des Sables-d’Olonne qui n’étaient pas tombés aux mains des « vendéens » !

 
 
 
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