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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 16:42

En complément : une lettre ouverte à Manuel VALLS (20/03/17)

Chers camarades députés,

 

Bien que chacun et tous, vous affirmez, sans doute, votre profond désir d’être à l’écoute de vos concitoyens, je n’ignore pas que cette volonté affichée vous rend cependant sourd aux remarques de ceux qui sont censés être les plus proches de vous, les membres de votre propre parti. Car tout élu, c’est humain, oublie, le plus souvent, que son élection est due, pour une part, au travail obscur de militants. Il oublie même – voire nos vaillants « frondeurs » - qu’elle s’est jouée aussi sur la victoire présidentielle. Son élection, l’élu finit, souvent, par l’attribuer à ses seules vertus, à son charisme, à sa personnalité étincelante. La surdité frise d’ailleurs parfois la grossièreté quand un vieil élu ne répond même pas à un courriel qui lui signale qu’il s’attribue une élection avec quelques années d’avance.

Lettre ouverte aux députés PS

Donc ma missive risque fort de passer, directement, de la réception à la poubelle, sous les doigts agiles d’un-e assistant-e plus actif-ve que ne le fut la dame Penelope.

Qu’importe !

Adhérent du PS en 1973, j’ai donc avec tant d’autres camarades, collé des kms d’affiches, distribué des tonnes de tracts, j’en ai aussi rédigé pas mal, et des articles… Tout rocardien que j’étais, j’ai, bien sûr, fait les campagnes de Mitterrand en 1974, 81 et 88. Tout rocardien que j’étais, j’ai, avec discipline, fait une campagne législative pour un candidat CERES, quasi sosie de Georges Marchais.

Et dans ma vie militante de syndiqué, j’ai aussi fait des grèves dont je n’ignorais pas l’inutilité…

C’est vous dire, combien j’étais – mais à cette époque je partageais cette naïveté avec la plupart des camarades socialistes et/ou syndiqués – old fashion, comme on dit, vieux croûton donc, avec cette discipline militante.

Plus de saison, si je comprends bien.

Comme la discipline républicaine qui faisait qu’au 2e tour on votait pour le candidat de gauche le mieux placé. Vieillerie enterrée par un ex-sénateur PS qui se la joue insoumis !

Lettre ouverte aux députés PS

Eh oui. Á juste titre, les légitimistes peuvent reprocher aux frondeurs d’avoir oublié qu’ils ne devaient leurs sièges qu’à leur étiquette PS+majorité présidentielle ; autrement dit, combien d’entre eux auraient été élus s’ils ne s’étaient présentés, en 2012, comme socialistes se réclamant du Président fraîchement élu ?

Et si le 49.3 a dû être employé, n’est-ce pas parce qu’ils ont manqué à cette discipline de groupe qui doit souder une majorité ?

Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne, disait Chevènement (qui a glissé de la gauche du PS jusqu’à la droite de Dupont-Aignan).

Un député, après débats internes, aussi vifs soient-ils, s’il est minoritaire dans le groupe parlementaire, ça suit la majorité. Ou ça quitte le groupe et ça démissionne pour soumettre son choix aux suffrages de ses électeurs.

Jacques Auxiette Régionales 2010 Luçon

Jacques Auxiette Régionales 2010 Luçon

Mais les manquements des uns ne justifient pas les trahisons des autres.

 

Les primaires socialistes impliquaient, pour ceux qui s’y sont présentés, et pour ceux qui y ont participé, l’engagement de soutenir celui qui l’emporterait.

Qu’un de Rugy ne respecte pas cet engagement, qu’importe, il n’est pas du PS. Mais que des PS attitrés, et pour qui, comme Auxiette, j’ai, avec d’autres bien sûr, milité comme candidat à la Présidence régionale, abandonnent le candidat régulièrement élu par la primaire me déçoit, pour rester dans l’euphémisme. Et surtout m’inquiète. Car, plus sûrement que les rodomontades de l’imprécateur Mélenchon, ils signent l’arrêt de mort du PS.

Pour n’avoir rien écrit sur le sieur Macron*, dans mon blog, j’ai été soupçonné d’en être partisan, par un prétendu insoumis . Je n’en dirai pas trop tout le mal que j’en pense, car il me semble que Marine Le Pen d’abord et François Fillon ensuite méritent plus des attaques. Et aussi, mais là pour sa volonté claire et nette de ne viser que la destruction d’un parti, qui, pour moi, est le pire à l’exception de tous les autres, le nôtre, le PS, Mélenchon !

Quant à notre candidat, bien que n’ayant pas voté pour lui aux primaires, je tairai mon scepticisme sur certaines de ses propositions, pour souligner sur les questions sociétales – légalisation du cannabis, droit à une mort digne, par exemple – mon plein accord.

Grâce à Fillon, Les Républicains risquent d’exploser – notez quand même, chers camarades, tentés par la trahison, que Juppé n’a pas quitté son camp, lui, pour en préserver l’avenir– faut-il que, grâce à certains, le PS sombre ?

Si vous pensez qu’il a fait son temps, qu’il doit, en quelque sorte, se modemiser d’un côté et se mélucher de l’autre, dites-le franchement. 

Et si vous voulez jouer les fossoyeurs du PS, on vous laisse le soin de mettre la dernière pelletée.

 

* Ce qui est d'ailleurs faux puisque j'ai ironisé sur le passage du jeune homme au Puy-du-fou et comparé la traîtrise du Brutus-du-bocage, Retailleau, avec celle du Judas de l'Elysée, Macron ! mais je ne m'en suis pas trop vanté car je prévoyais un destin à la Jobert, à l'ex-chouchou de Hollande.

Lettre ouverte aux députés PS

 

Lettre ouverte à M. Manuel VALLS,

Alors qu’un Juppé qui – toute chose égale par ailleurs – a connu le même sort que vous, M. Valls, face à un outsider qui lui l’a débordé par la droite, alors qu’Hamon l’a fait par la gauche, Juppé donc, fait savoir clairement qu’il reste loyal à son camp, vous, vous gargarisez de votre « cohérence » pour savonner allégrement la planche du candidat PS.

Et votre cohérence montre surtout, derrière les grands mots, une vision bornée, étriquée de la politique faite de préjugés, qu’en d’autres temps on eût qualifié de petits bourgeois.  Votre affiché attachement viscéral à la République n’est que prétexte à promouvoir une pseudo laïcité liberticide contraire à l’esprit qui a présidé à l’élaboration de la Loi de 1905.

Cet attachement viscéral à la République eût d’ailleurs pu s’exercer en mettant fin à cette pratique ô combien anti républicaine, car discriminatoire, que constitue le contrôle d’identité au faciès.

Mais, c’est dans le prétendu abandon des règles et des interdits par la légalisation du cannabis que vous manifestez le plus votre état d’esprit petit bourgeois qui fait de vos préjugés vertus.

Que ne vous donnez-vous la peine de lire la rapport de la Commission mondiale pour la politique des drogues de juin 2011, commission formée de personnalités comme Kofi Annan, ex-secrétaire général de l’ONU, Paul Volcker ex-directeur de la Réserve fédérale US, Georges Papandreou, Javier Solana, Ruth Dreifuss et quelques autres ex-chefs d’état ou de gouvernement ? Figurez-vous que ces sages encouragent l’expérimentation par les gouvernements de modèles de régulation légale des stupéfiants (par exemple avec le cannabis) conçus pour contrecarrer le pouvoir du crime organisé et protéger la santé et la sécurité de leurs citoyens. Il est absurde d’ignorer ceux qui argumentent en faveur d’un marché taxé et réglementé des stupéfiants actuellement illicites. La politique répressive que vous, comme vos prédécesseurs, avez mené n’empêche pas la France d’être, avec le Danemark, championne d’Europe de la consommation de cannabis !

Comme j’ai eu l’audace de l’écrire dans une lettre ouverte aux députés PS, les manquements passés des uns ne justifient pas les trahisons actuelles des autres. La règle du jeu de la primaire était claire. Qu’un de Rugy la bafoue, qu’importe, il n’est pas socialiste. Mais, vous, vous seriez grandi d’apporter un soutien sans faille au vainqueur, mettant ainsi du panache, de la noblesse même, dans votre défaite.

Hélas, vous ne faites que remâcher mesquinement l’échec.

 

J.F. Launay

Adhérent PS

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:50
No comment (ou Delenda est PS)
No comment (ou Delenda est PS)

 

PS François Mitterrand définissait ainsi le CERES* "Un faux parti communiste, avec de vrais petits bourgeois"

Leur succèdent aujourd'hui les BOGÔS : vrais petits BOurges qui se la jouent plus à che que moi, je meurs !

 

* CERES : Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste, courant du PS, qui se voulait l'aile gauche du PS des années 70, dirigé par Jean-Pierre Chevènement qui, de dérive en dérive, s'est retrouvé proche de Dupont-Aignan, avant d'être rattrapé par le fond du falzar par Hollande pour diriger la Fondation de l'islam de France...

 

 

NB La bulle n'est pas d'Ouest-France

No comment (ou Delenda est PS)

En complément :

Pourquoi je ne voterai pas Mélenchon

En 2012, j’ai voté et appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle. Cinq ans plus tard, je n’en ferai pas de même pour le leader de la France insoumise (FI)....
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 19:03

Le graphiste Claude Baillargeon vient de mourir à 67 ans, nous apprend Télérama. Cet autodidacte était l’une des figures les plus engagées du graphisme français, et un adversaire résolu de la publicité.

 

Voir en complément l'hommage de Pierre Laurent PCF

Voir aussi l'exposition virtuelle du PS et l'hommage de Jean Daniel

Claude Baillargeon, photographiste, décédé.

« Je me considère comme affichiste et comme photographe. En un mot, on pourrait dire photographiste »

Claude Baillargeon

Affiche refusée

Affiche refusée

Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.

« L'image est une rencontre qui interroge et dérange. Il m'est impossible de parler de mes images sans parler de mes idées pour la bonne raison que mes images sont l'expression de ce que je pense.

Je me considère comme affichiste et comme photographe. En un mot, on pourrait dire photographiste. Prendre une photo, c'est conserver la trace d'un lieu et d'un moment, c'est une mémoire vitale dans un monde où tout disparaît de plus en plus vite.

Un jour, à la campagne, j ai découvert un arbre enchaîné que je me suis empressé de photographier. La nature dans laquelle j'ai grandi et que je respecte, est pour moi une source d'inspiration inépuisable.

Malheureusement, je n'ai pas toujours la chance de trouver dans la rue ou dans la nature des images qui illustrent mon propos. C'est pourquoi je recours souvent au photomontage qui permet d'oublier la frontière entre la fiction et le réel.

Je crée mes images à la manière d'un prestidigitateur et le meilleur compliment qu'on puisse me faire, c'est de me demander comment je m'y suis pris.

Certaines personnes pensent que je travaille avec un ordinateur. L'ordinateur, c'est ma tête.»

 

Expo - Fête du graphisme - Claude Baillargeon

Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.
Claude Baillargeon, photographiste, décédé.

En complément :

 

Décès de Claude Baillargeon : réaction de Pierre Laurent

 

Claude Baillargeon, le grand affichiste, nous a quittés pour rejoindre ses maîtres et amis, Roman Cieslewicz et Hector Cattolica.

 

Il avait mis son talent au service du Parti socialiste dans les années 70. Après 1981, la cohabitation était devenue impossible, entre l'artiste, les agences publicitaires et les puissances de l'argent attirées par le pouvoir. Claude Baillargeon avait alors travaillé pour des organisations œuvrant pour l'émancipation dont les municipalités communistes, pour des musées, pour Graphisme dans la rue à Fontenay et des théâtres. L'homme était modeste mais ses images de l'affiche réalisée pour la libération de Mandela à la série de Bagnolet, marquaient les militants qui les collaient comme ceux et celles qui les regardaient. Ne pouvant plus faire face à son loyer, il est expulsé, de son atelier du Faubourg Saint Antoine à Paris. Il part se réfugier à Hermet en Mayenne où il se consacre, presque en ermite, à son jardin et sa maison.

 

Tout cela se passait avant l'essor d'internet ; l’œuvre de papier, non numérisée, de Claude était menacée de disparaître. C'est pourquoi, un collectif de graphistes dont ses amis de Grapus, a organisé l'année dernière une grande rétrospective de l’ensemble de sa production au siège du Parti communiste, dans l'écrin de Niemeyer, puis à Laval, tout près de chez lui. Depuis, ses créations, alliant politique et poésie, ont retrouvé leur place au sein du graphisme, montrées dans les écoles, présentes à l'exposition Graphisme contemporain et engagement(s) à la Bnf, à Internationales Graphiques de la BDIC... Ultime hommage, sa dernière affiche, Austérité, commandée par le PCF, est aujourd'hui sur les murs de France.

 

Sa disparition nous remplit de tristesse. Nous transmettons nos condoléances à toute sa famille des deux rives de l'Atlantique, à ses amis et aux graphistes qui l'aimaient.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 16:32
Sarkozy et Adami (Front de Gauche) : bonnet blanc et blanc bonnet !

Devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale, l'ancien président a appelé à barrer la route au FN tout en refusant de donner une consigne de vote. Vincent Adami, candidat du Front de Gauche pour la législative partielle de la 4ème circonscription du Doubs, fait « confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale ». Cherchez la différence !

 

Il fut un temps – naguère, autrefois – où la discipline républicaine était automatique. Le candidat PS arrivé après son concurrent PCF appelait à voter pour lui et inversement. Il est même arrivé que, quand le 2e tour allait voir s’affronter un PS contre un PCF, le candidat de gauche le moins bien placé s’effaçait, laissant donc un candidat unique.

 

Ce temps est bien fini. Puisque Vincent Adami, Front de gauche, n’appelle pas, bien au contraire, à voter pour le candidat PS au 2e tour des élections législatives partielles de la 4eme circonscription du Doubs.

 

Il est vrai que cet adhérent du PCF ne doutait de rien. Candidat du Front de gauche, fort de l’appui du NPA et du MRC (micro-parti de Chévènement) et avec même « le soutien indirect(sic) du POI (Parti Ouvrier International) ». « L’union FdG, NPA et MRC, c’est l’événement politique de cette campagne… », clamait sans rire le candidat.

« Plutôt dans l’opposition » au conseil municipal d’Audincourt dont le maire est le sénateur socialiste Martial Bourquin, disait-il. Quand on lui faisait remarquer que la multiplication des candidatures à gauche risquait d’aboutir à un duel FN-UMP, il rétorquait : « Ce n’est pas notre problème. La seule candidature de gauche, c’est la nôtre. Le PS vient de perdre les 13 dernières élections partielles. On peut être devant Frédéric Barbier… ».

 

Résultat, avec 3,66%, le soi-disant seul candidat de gauche, ne fait pas mieux en pourcentage que les voix cumulées de sa maman – candidate du FdG en juin 2012 – à 3,11 et du candidat POI présent à l’époque à 0,57. Et moins bien sûr en nombre de voix (perte du quart des voix de sa mère et -36% si l’on ajoute celles du POI en 2012). Le vent Grec – il était aussi soutenu par ΣΥΡΙΖΑ – n’a pas soufflé sur le Doubs.

 

Dans son communiqué (02/02/15), fort lucidement, V. Adami constate que « Le véritable vainqueur de ce 1er tour des élections législatives de la 4ème circonscription du Doubs, c'est l'abstention, qui atteint plus de 60%. » Il oublie d’analyser pourquoi le Front de gauche, malgré sa critique constante du PS, n’arrive pas à capter ne serait-ce qu’une fraction des déçus du socialisme.

 

Il constate aussi que « Les électeurs ont placé le FN en tête. C'est à la fois l'expression de la désespérance et un danger réel pour la démocratie. » Mais, ce danger, s’agissant de législatives, ne porte pas sur les théories racialistes de la candidate, mais sur le seul fait que « Les votes des élus FN à l’Assemblée nationale montrent que leur camp est toujours celui du patronat et de l’austérité. »   

Et comme c’est à peu près ce qu’il reproche au Parti Socialiste « qui est devenu porteur des politiques d’austérité imposées par la technocratie européenne », on n’est même pas très loin du ni-ni imposé à Sarko par ses ouailles.

D’autant que pour ceux qui n’auraient pas tout-à-fait compris il en rajoute une couche : « Frédéric Barbier, qui a voté toutes les lois du gouvernement Hollande depuis 2 ans et qui s'apprête à voter la loi Macron, ne propose aucune alternative à l’austérité ». Pas besoin d’avoir fait sciences-po pour comprendre que le prétendu impératif - pas de députée frontiste supplémentaire à l'Assemblée Nationale le 8 février – est de pure rhétorique.

 

Il ne faut donc compter que sur les abstentionnistes du 1er tour – et peut-être quelques électeurs du Front de gauche ayant gardé le vieux réflexe de discipline républicaine – pour faire barrage au F-Haine, dans le Doubs, dimanche prochain.

 

 

* En fait le I veut dire Indépendant, ce POI qui pèse peu est un avatar du trotskysme lambertiste, autrefois PT et encore avant OCI, Lambertisme qui compta dans ses rangs Jospin, Cambadélis et… Mélenchon !

 

NB J'entends déjà déferler les vagues de la mer des sarcasmes - style : Eh ! l'autre ! il oublie que le candidat PS a perdu plus de la moitié des voix recueillies par Moscovici en 2012. Même si la présence au second tour - avec élimination de l'UMP - est une surprise heureuse, le recul de 9000 voix est des plus sévères. Pour autant, si on se prétend de gauche, il n'y a pas d'autre choix que d'appeler à voter pour Frédéric BARBIER, dans la 4e circonscription du Doubs.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 21:10
Lettre ouverte aux ‘frondeurs’

A noter, un courriel de Mme M.-N Lienemann, sénatrice, en réponse à cette lettre, en annexe.

 

Chers camarades (pour autant que vous considériez un vieux rocardien, comme tel),

 

Je ne vous ferai pas le coup du vieil adhérent de 1973 qui, question attente et déceptions, aura vécu 1973 justement, 1974 ensuite puis 1978, mais qui, avec combien d’autres, a continué à y croire. Cependant, permettez-moi de vous rappeler, à ceux d’entre vous à qui ça évoque quelque chose, qu’aux législatives de 1981, comme on disait, on aurait présenté une chèvre avec une rose en travers du museau, elle était élue !

Autrement dit, la vague rose était portée par l’élection présidentielle et non par les magnifiques talents des futurs parlementaires.

J’entends bien. Vous avez été élus sur des idées, un programme, dont vous vous sentez redevables devant vos électeurs.

Mais, vous le savez bien, soit vous avez été élus sur de vieilles terres socialistes, quasi inexpugnables (et là, sans tenir compte de ce qui adviendra des autres députés socialistes, vous pouvez jouer les frondeurs jusqu’au bout) ; soit vous avez été les élus de la majorité présidentielle, de la vaguelette rose de 2012, et quoi que vous chantiez, vous serez balayés comme les autres en cas d’élections anticipées.

 

Je ne suis pas tout-à-fait persuadé que François Hollande ait su donner, comme on dit, un cap. Je regrette que, sur des sujets de société comme le vote des étrangers non communautaires (moyennant bien sûr des conditions de présence sur le territoire) aux élections municipales, il en soit resté à des promesses. Si vous me poussez, je dirais presque que je regrette qu’il n’ait pas eu l’audace, d’entrée, de mener la réforme fiscale que préconisait Piketty. On pourrait multiplier les exemples de déceptions (droit de mourir dans la dignité, dépénalisation du cannabis, PMA et adoption pour les couples lesbiens, voire GPA, etc.).

Donc, vous le voyez, même si mes sujets de mécontentements ne sont pas obligatoirement les vôtres, je ne suis pas un parfait godillot.

 

Sauf que, dans ma modeste expression publique, je cible la droite et surtout l’extrême-droite. Et si je dis tout le mal que je pense de Mélenchon, c’est justement parce que lui oublie quel est l’adversaire dans une version, à peine modernisée, de bonnet et blanc bonnet.

Sauf que mes états d’âme n’entraîneront aucune crise.

 

Imaginez, ce n’est pas dur et c’est ce à quoi vous pousse justement Mélenchon, que dans le vote du budget, vous mettiez le gouvernement en minorité absolue ! Dissolution presque obligatoire. Combien de députés de gauche dans la future assemblée ? Un tsunami de droite et d’extrême-droite garanti. Et une gauche, toutes nuances et divergences confondues noyées pour des lustres !

 

Laissons du temps au temps ! Bien qu’il y en ait peu. Soit la politique lancée – et surtout la conjoncture économique  internationale – permet d’inverser enfin la courbe du chômage, et l’échéance 2017 ne sera pas une catastrophe. Soit…. Mais on n’est pas obligé de forcer les étapes.

 

Reste un dernier petit point : dans ma conception de la vie syndicale et politique, si, après libres débats, votes non truqués, on est minoritaire, on se plie à la décision majoritaire. Conception, je le confesse totalement archaïque !

 

Vox clamentis in deserto ! et qui n’aura, sans doute pas d’écho.

 

Socialistement vôtre,

 

J.F. Launay

Les 'frondeurs' à la fête de l'Huma

Courriel de M.-N. LIENEMANN Mercredi 17/09/2014

Cher camarade, plusieurs remarques rapides. Les temps changent et hélas notre parti vote de moins en moins. Quand a-t-on voté l’alignement a la politique de l'offre? Le renoncement à la modification du tscg* (programme PS et F hollande), l'allongement cotisations pour les retraites, l'alignement à la vision de Schröder alors qu'on a tjrs dit l'inverse. Et même nous n'avons pas élu notre premier secrétaire désigné par l’Elysée. La perspective d'un congrès est repoussée sans cesse. Qui ne respecte pas les votes? Et quels votes ne sont pas respectés? Ensuite depuis 1973 les dégâts de la 5eme république se sont accrus avec l'inversion du calendrier et le quinquennat... Car si une chèvre étiquetée PS pouvait être élue en 1981ce ne fut pas le cas en 86 d'où la cohabitation ni en 1989 ou le PS ne fut pas majoritaire seul! Malgré tout les parlementaires ne procédaient pas du seul président. Mais les dérives s'aggravent et la neutralisation du Parlement par l'alignement caporalise au président est un grave danger. Redonner au Parlement son rôle central et aux forces politiques, aux représentants du peuple un vrai pouvoir face à l'homme providentiel est essentiel pour notre démocratie menacée pas un décrochage massif avec la société et le peuple. Toi qui fus rocardien, tu dois mesurer ce décalage croissant entre les appareils et les citoyens. Et ça vient de loin. Comment concevoir un parti qui hier a voté en interne oui au projet de constitution européenne quand une très grande majorité de ses électeurs et même sympathisants proches voir adhérents votent non au moment décisif. Et à force de se répéter, cette situation nous a coupé des ouvriers, maintenant des employés, désormais des jeunes et d'une large partie des fonctionnaires. Il reste les csp+ ! Ne t étonne pas de l’abandon de la réforme fiscale! Évidemment le combat contre la droite est important mais en politique surtout au pouvoir les actes comptent plus que les paroles. Combattre la droite ce n'est pas jeter des invectives contre ses leaders c'est refuser sa logique, la triangulation qui nous fait perdre notre amé et mener une toute autre politique. Voilà l’enjeu. Aucun appel à la discipline ne peut régler ces problèmes politiques que l'exécutif veut éluder quand il ne veut pas nous faire abandonner des convictions qui fondent l'idéal socialiste. On comprend qu'il veuille abandonner le nom! Hier mon programme n'est pas socialiste** nous a fait beaucoup de mal... Aujourd’hui il faudrait que notre parti ne le soit plus... Attention aux dégâts! Amitié Marie Noëlle Lienemann

 

*  Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dit aussi Pacte budgétaire européen ou Pacte de responsabilité

** Extrait d’une déclaration de Jospin en 2002, en tant que candidat à la présidentielle, expression malhabile certes, mais la défaite catastrophique de l’ex-premier ministre est sans doute plus due aux candidatures Taubira (qu’il avait laissé faire) et Chevènement.

Lettre ouverte aux ‘frondeurs’

A noter que Mme Lienemann fut, entre autres,  ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, secrétaire d’État au Logement dans le gouvernement de Lionel Jospin. Elle s’y est accommodée d’une politique de reprivatisation des entreprises nationalisées, contraire aux dogmes du Congrès de Metz qui avait scellé la défaite de la 2e gauche à laquelle elle et moi, à l’époque, appartenions. Reprivatisations dont je n’ai pas un net souvenir qu’elles aient promues par un quelconque congrès socialiste.

Autrement dit, en 1982-83, le choix de la politique prônée par Delors, plutôt que celle de Chevènement, Poperen ou Joxe, n’a pas été le fruit d’une décision du PS, mais de celles de Mitterrand et Mauroy aux manettes. Le congrès de Valence, qui avait précédé, était dans l’exultation d’une victoire tant attendue, pas dans l'optique d'un virage. Beregovoy a amorcé un nouveau virage que les contempteurs habituels ou nouveaux du PS qualifient de libéral. Les mêmes accusent Jospin d’avoir été plus privatisateur que les gouvernements Balladur et Juppé.

 

Donc, quand, au pouvoir, il faut se colleter avec la dure réalité des choses, promesses et programmes peuvent subir de nets infléchissements.

 

Mme la sénatrice ne craint pas le paradoxe quand d’une part elle déplore que le PS soit hors course et d'autre part elle rappelle le vote des instances du PS en faveur du oui qui s’est soldé par la victoire du non au referendum sur la constitution européenne. Je ne dirais pas que cette victoire est en partie due à la pusillanimité du 1er secrétaire de l’époque – je reste néanmoins persuadé que, s’il avait constaté d’emblée que Dolez et Mélenchon s’étaient mis en dehors du parti, le camarade Fabius ne se serait pas livré à je ne sais quelle subtile manœuvre en appelant au non donnant du poids à ceux qui, à l’époque, n’en avaient guère – pour ne pas tomber sous l’accusation de vouloir refaire l’histoire. Mais sa conception est bien que les décisions de son parti ne l’engagent que si elles sont conformes à ce qu'elle prône.

 

Ma lettre ne portait pas, d’ailleurs, là-dessus.

Mélenchon a cruellement ironisé sur ces frondeurs à la mie de pain, à la fête de l’Huma. Son but est bien la complète déroute du PS et le plus tôt possible. Il escompte rebâtir une vraie gauche sur les ruines de la sociale démocratie. On peut croire à cette chimère. Mais si on n’a pas le goût du suicide, il faut cesser de jouer aux rebelles d’opérette !

Au Sénat, ce n’est pas grave, mais à l’Assemblée Nationale à jouer à voir jusqu’où on peut aller trop loin, ça peut aboutir à une dissolution. La gauche de gouvernement serait balayée. Et la gauche tribunicienne aussi !

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:02
Retour tardif sur les élections européennes
Retour tardif sur les élections européennes

Le grand vainqueur hélas est le F-Haine, bien sûr. Mais, à gauche, le grand perdant n’est pas le PS mais les Verts. Et le Front de gauche a complétement perdu son pari, dans une élection pourtant, a priori, favorable.

 

"On aimerait doubler notre score, passer la barre des 10%, au moins atteindre le score que j'ai réalisé à l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, à savoir 11,10%", voilà ce qu’affirmait Mélenchon avant l’élection. Au bout du compte, stagnation en % et même perte d’un siège. Plus à gauche encore, si Lutte ouvrière est stable dans un score de témoignage (1,20 %), sa rivale trotskyste, la Ligue communiste, rebaptisée NPA, a disparu des écrans radars, alors qu’elle frisait les 5 % en 2009. Tout additionné, l’extrême-gauche ne fait pas 8,5 %. Guère plus du tiers du F-Haine.

Si le PS perd encore des plumes, le grand perdant à gauche est bien Europe Ecologie les Verts qui, pratiquement divise son score par deux et perd plus de la moitié des sièges, alors que le PS n’en perd qu’un. En 2009, il faisait pratiquement jeu égal avec le PS.

L’alliance centriste, dans un scrutin qui aurait dû le favoriser puisque non laminée par le scrutin majoritaire, fait à peine mieux que le MODEM seul en 2009.

L’UMP peut juste se réjouir d’être restée largement au-dessus du PS et d’avoir limité la casse, d’autant que peu après éclatait l’affaire Bygmalion qui aurait pu entraîner une totale déconfiture.

Quant au F-Haine, on peut tenter de relativiser son poids, compte tenu de l’abstention – en nombre de voix il ne pèse que 10 % des inscrits – considérer que ce type d’élections dont les enjeux sont peu perceptibles est propice au vote protestataire, il n’empêche qu’après la percée des municipales, il s’installe. Et les fausses querelles de famille pour accréditer la dédiabolisation ne doivent pas faire oublier que ce parti est fondamentalement xénophobe.

Jaurès au Pré-Saint-Gervais, mai 1913

Jaurès au Pré-Saint-Gervais, mai 1913

La gauche peut mourir ?

 

Le centenaire de l’assassinat de Jaurès est là pour nous montrer que, sous divers avatars, la gauche socialiste non bolchevique, de congrès de Tours en congrès d’Epinay, de 1936 en 1981, a su survivre voire renaître. Mais de grands partis, comme le parti Radical, ne sont plus que des buttes témoins. Et c’est le PS qui, naguère, a plumé la volaille communiste et non l’inverse. Mais le PS peut, à son tour, connaître le sort des radicaux.

Sauf qu’à gauche, aucune autre force ne paraît prête à prendre le relais.

Les Verts semblent avoir hérité de tous les défauts de feu le PSU. Le calcul consistant à prendre le large du gouvernement juste avant les européennes a été un complet échec. Et même l’élection de 2009 est apparue comme n’étant due qu’au charisme de leur tête de file, Dany Cohn Bendit, et non à l’attractivité des idées écologiques.

Le calcul du Front de Gauche, ou plutôt de Mélenchon, était clair : taper à bras raccourcis sur les socio-libéraux, comme ils disent, pour rallier tous les déçus du socialisme. Sauf que ces déçus ne se sont pas déplacés (ou, marginalement, ont même pu voter F-Haine). Mélenchon, pour expliquer cet échec de sa stratégie s’en prend à ses alliés PCF qui ont eu l’outrecuidance d’estimer que, quand au niveau municipal, on avait loyalement œuvré ensemble à gauche, il était logique de repartir ensemble*. Les électeurs étaient capables de comprendre que les enjeux locaux ne se confondaient pas avec les nationaux. Sauf si un imprécateur leur brouillait l’écoute, en criant à la traîtrise. Quant à clamer, comme il le fait, que c’est la faute de Valls-Hollande qui ont naufragé toute la gauche, c’est l’aveu que son discours ne convainc pas et, qu’à tort ou à raison, les électeurs estiment qu’il n’offre pas une alternative crédible.

 

Aux élections européennes, la gauche – tout confondu – fait un peu plus d’un tiers des voix. Dans une logique de scrutins majoritaires – surtout si, comme le préconise Mélenchon, le vieux réflexe dit de « discipline républicaine », le vote pour le candidat de gauche le mieux placé, s’efface – elle peut être complétement et durablement laminée.

 

Avec un paysage politique inquiétant où seule la droite dite républicaine sera en mesure de disputer le pouvoir au F-Haine.

 

* Et aussi, dans des communes, comme notre évêché crotté, où une seule liste de gauche s’opposait à la liste de droite sortante, participer ou, au moins soutenir, la liste de gauche et non, comme cela a été fait ici, se livrer à une campagne souterraine pour la discréditer. Variante du vote dit révolutionnaire qui consiste à faire passer la droite !

 

Pour illustrer : Edouard Martin PS, Marielle de Sarnez UDI-Modem, Nadine Morano UMP, Florian Philippot F-Haine, José Bové EELV, Marie-Christine Vergeat FG

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:54
Oierre Mauroy au Congrès de Metz

Oierre Mauroy au Congrès de Metz

Pierre Mauroy, c'était une voix, une voix grave, profonde et modulée, avec du coffre, du volume. Voix qui s'enflait, mais qui savait aussi prendre le ton de la confidence.

Un orateur, un vrai. 

 

C'est en tant que tel que j'ai eu l'occasion de la photographier à Louviers, ville ô combien chère à tous ceux qui ont admiré Mendès-France. Il venait y soutenir la candidature de François Loncle, le 25 janvier 1978. Il y a 35 ans. Il avait à peine 50 ans. Je l'ai revu au fameux Congrès de Metz qui a vu, grâce à Deferre, sa défaite avec celle de Michel Rocard auquel il s'était allié.

Puis il fut le 1er Premier ministre socialiste de 5e République...

Hommage à Pierre Mauroy
Hommage à Pierre Mauroy
Du temps du "programme commun" !

Du temps du "programme commun" !

Hommage à Pierre Mauroy
Hommage à Pierre Mauroy
Hommage à Pierre MauroyHommage à Pierre Mauroy
Hommage à Pierre Mauroy
Hommage à Pierre Mauroy

Dernier salut à ce grand camarade, persévérant défenseur de la recherche de la synthèse, de ce qui unit contre ceux qui divisent.

 

A lire :

Le témoignage de Pascal Lamy avec qui j'ai mené campagne dans le canton d'Ecos pour l'élection de Suzanne Deschaux-Beaume (1979)...

Celui de Jacques Delors bien sûr et l'entretien de Robert Badinter au Nel Obs

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 11:43



Mais c'est au PS qu'on pourrait chanter :
J'ai réchauffé un serpent dans mon sein
J'ai réchauffé un serpent dans mon sein
Oui dans mon sein, oui dans mon sein
Oui dans mon sein, dans mon sein
J'ai réchauffé (- Quoi donc ?) une vipère.


(Le mot d'billet - Francis Blanche)

La citation est tirée du Nel Obs 18/12/08



Image empruntée à l'Union Démocratique Bretonne

Voir aussi Mélenchon et le Tibet

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 14:44

Le ton et le fond

Non, il n’y a pas de contrepèterie dans le titre. Juste une expérience de communication où le ton cache le fond.

 

Prenez deux courriels envoyés à des membres éminents d’une association :

  • le premier, dans lequel est transférée une information, pose une question simple : se fait-on l’écho de cette info ? quatre semaines après aucune réponse…
  • le second, commence par de l’auto-dérision, classique calembour sur mon cerveau lent car le message porte sur un document reçu quelques jours plus tôt, la question est un peu la même – pourquoi ne pas diffuser ce document plus largement ? – mais sur un ton disons plus musclé. Résultat trois réponses, deux quasi immédiates, la troisième deux jours après (sur une bonne quinzaine de destinataires). Les deux premières agressives, seule la 3e répond calmement à la question posée.

Il serait sans doute peu scientifique de tirer des lois absolues sur deux cas ayant une extension réduite.

 

Juste donc des hypothèses.

Pour qu’un message ait une chance d’être lu, il ne doit pas être trop plat, car il n’émergera pas de la masse des courriels reçus. Mais s’il impacte trop, on n’y verra que le muscle du ton sans y goûter la moelle de la question : l’autodérision sera prise pour de l’agression, l’ironie pour une attaque personnelle !

 

Moralité : message plat, ça glisse ; message aigu, ça crispe !

 

Patriotes et français toujours !

« Nous ne sommes pas membres d'une ethnie parce que nous sommes des patriotes français ! »

Tel était le titre d’un éditorial d’une Newsletter (en français dans le texte) dont j’ignore toujours pourquoi j’en suis destinataire. A chaque fois que j’ai tenté de souligner le côté borné d’un article ( ?), j’ai eu droit à des attaques personnelles, mais aucune parution.

Mais là, cette phrase à la Déroulède fait naître comme un cantique laïque :

O Patrie, ô Patrie chérie,
Garde tes enfants de l’épidémie des ethnies !
Entends des fiers républicains retentir le cri:
Patriotes et Français toujours!
Entends des fiers républicains retentir le cri:
Patriotes et Français toujours!
Patriotes et Français toujours!
Que cet hymne patriotique retentisse dans les compagnies républicaines 

de sécurité (CRS) pour que ses membres cognent avec la même équité

le black, le blanc et le beur… et tous les séides de l’anti-France.

 

Le PS ce pelé, ce galeux, d’où nous vient tout le mal

 

Pas besoin d’acheter le Figaro pour lire les meilleurs réquisitoires anti-socialos. Libé suffit.

Deux chroniqueurs maison s’y attèlent avec une constance qui fait plaisir à lire. Marcelle qui a été honteusement privé de sa colonne quotidienne, mais bénéficie encore d’une chronique hebdomadaire. Et Lindon, le samedi.

Delenda est PS ! Lindon rêve de scission : un PSG sous la direction de Mélenchon, voilà qui aurait de la gueule, avouons-le. Et la garantie que la gauche n’irait plus jamais se salir les mains dans les allées du pouvoir.

La vie de la gauche n’en resterait pas moins joyeuse : frères ennemis du trotskysme, soi-disant républicains contre suppôts des communautarismes, verts auto-anthropophages, ça on l’a déjà, et en prime PSD contre PSG.

 

Saint-Germain ou la négociation

 

"La vérité n'est pas le contraire du mensonge, trahir n'est pas le contraire de servir, haïr n'est pas le contraire d'aimer, confiance n'est pas le contraire de méfiance, ni droiture de fausseté." première phrase de Saint-Germain ou la négociation de Francis Walder, Prix Goncourt 1958. Il conte, du point de vue de Henri de Malassise, négociateur catholique incarné plus tard par Jean Rochefort, la négociation entre huguenots et catholiques qui aboutit, le 8 août 1570, au traité de Saint-Germain.

 

Comparer Bernard Thibault  à M. d’Ublé ou M. de Mélynes (les négociateurs huguenots) ou, pire, Xavier Bertrand à M. de Malassise, serait téméraire. Cependant, quand la veille du début des grèves, la rencontre inattendue, entre les deux protagonistes eut lieu et qu’elle aboutit à ce que l’un renonce à une négociation globale tripartite et que l’autre accepte que se faisant entreprise par entreprise, elle soit tripartite, l’esprit de Saint-Germain semblait souffler…

 

En 1570 aussi, les intransigeants des deux camps, qui ne pensaient qu’à en découdre, auraient pu bloquer le processus si fragile et éphémère. Mais, il n’est pas totalement impossible que l’intelligence l’emporte sur l’intransigeance, que le manichéisme le cède au réalisme !

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