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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 17:08

Emile-Roemer1

Un mélenchonnien batave qui se banane, les partis europhiles qui l’emportent, l’extrême-droite populiste qui s’effondre dans une élection à la proportionnelle intégrale : circulez, y a rien à voir !

 

Le 8 septembre, le magazine du Monde, pleine page, annonçait qu’Emile Roemer, un néerlandais mélenchonniste, devançait le Parti Libéral dans les sondages. Le 9, le site de l’Express titrait sur le Mélenchon à la sauce hollandaise, dont le parti avait le vent en poupe. Résultat le 12 septembre, le « Parti socialiste » - eh oui, c’est son nom – de Roemer stagnait, tandis que les libéraux gagnaient 10 sièges et les travaillistes 8 ! Mais avec un système de proportionnelle intégrale, seule une coalition peut gouverner.

 

Le gouvernement sortant s’appuyait sur une alliance libéraux-démocrates chrétiens qui ne survivait que grâce à l’appui de l’extrême-droite populiste et xénophobe de Geert Wilders, pratiquant un soutien sans participation. Le parti europhobe – partisan comme le FN de la sortie de l’Euro – avait provoqué la démission du 1er ministre, donc les élections. Il n’en a tiré aucun bénéfice puisque il a perdu 5 points et 9 députés. Ce dont, ici, on aurait dû de réjouir.

 

emile-roemer mao Emile Roemer, le Mélenchon batave, est aussi perpétuellement souriant que son modèle français est constamment rogue. Le Parti socialiste dont il est le leader est un ancien parti maoïste qui ne s’est un peu démaoïsé qu’après la chute du mur de Berlin. "Voter SP, c'est prendre une assurance pour que les sociaux-démocrates cessent leur politique de droite" : remplacez SP par Front de gauche et vous avez du Mélenchon en V.O. ! Il se voyait beau, l’oncle Emile, surnom que lui valait son côté jovial : la 2e place, devant les travaillistes, lui était promise par les sondages. Vanitas vanitatum, et omnia vanitas. Le triomphe annoncé ne s’est quand même pas transformé en déroute comme pour l’extrême droite : le SP a maintenu ses positions, ni plus, ni moins. En revanche les sociaux-traîtres, les travaillistes, talonnent les libéraux et ont gagné 8 sièges.

 

Le vote europhobe attendu s’est traduit par la victoire claire des partis europhiles. A juste titre, sans doute, les eurosceptiques ont refusé de voir dans ce vote un plébiscite pour l’Europe. Pas plus que le non au référendum dans notre beau pays ne constituait un plébiscite contre l’Europe. Vote protestataire avant tout où les enjeux européens passaient au second plan, chez nous. Chez les bataves, crainte d’un saut dans l’inconnu avec l’abandon de l’euro, ce qui n’enlève pas la réticence à financer les cigales du Sud, que l’on retrouve dans l’opinion allemande.

 

emile-roemer scores Source du tableau : wikipedia

Beauté de la proportionnelle intégrale : un parti des animaux avec à peine 2 % des voix obtient 2 sièges. Sur 150 sièges le parti le mieux placé, libéral, obtient 41 sièges. Le parti travailliste 39.

 

Si l’on projetait ce système en France – en prenant pour base les scores au 1er tour des présidentielles seul résultat utilisable pour ce genre d’exercice – on aurait un PS+Radicaux de gauche à 165 députés, l’UMP à 157, le FN à 103, le Front de gauche à 64, le Modem à 53, les verts à 13, Debout la République à 10, le NPA à 7, L.O. à 3 et Cheminade avec 1 siège ! Aucune majorité ! Même une alliance UMP-FN n’aurait qu’une majorité relative. Une improbable alliance PS+verts+Front de gauche serait encore plus minoritaire même avec les trotskystes.

Le fonctionnement du parlement européen avec des majorités à géométrie variable n’est pas transposable. Les néerlandais qui ont la pratique du compromis aboutiront sans doute à une alliance libéraux-travaillistes, non sans difficiles et longues négociations.

 

Inimaginable en France où même une alliance PS-MODEM provoquerait les hauts cris de bogôs mélenchonnistes, plus prompts à descendre du social-traître qu’à combattre la droite.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 11:05

Meluche_Francois1.jpg

Souvent Méluche dévarie

Bien fol est qui s’y fie

Francois Ier (pcc JFL)


Dans son exercice favori de matamore, Monsieur Mélenchon-MOI-JE, sur France Info, le 29 août, notamment, a déclaré que s’il avait été « aux affaires » il aurait dit à Total "où vous baissez les prix séance tenante, tout de suite ou je renationalise tout de suite Total".


Personne, sauf Antoine Machut (Arrêt sur images) n’a pointé l’extraordinaire révélation historique de Jean-Luc Mélenchon : TOTAL, le pétrolier, remonte à François Ier !  "la première société dont elle est héritière a été créée sous François Ier. C'est vous dire que ce n'est pas d'aujourd'hui que l'Etat se mêle de pétrole." Autrement dit, le géant vainqueur de Marignan, dès le XVIe siècle, lointain prédécesseur  de Chavez, aurait en quelque sorte « nationalisé » une société pétrolière.


Petit lapsus historique


Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, Jean-Luc Mélenchon tient cette information de Mélenchon Jean-Luc, qui, dans son blog, parle de patentes accordées par l’état royal à la première manufacture pétrolière du monde à Péchelbronn… en 1750. Soit deux siècles après que le Roi guerrier eut passé l’arme à gauche… « petit lapsus historique » plaidera un lieutenant de l’imprécateur.


Mais ce n’est pas seulement un « lapsus », mais la démonstration d’une totale inculture historique. Les « lettres patentes » ne correspondent absolument pas à une « nationalisation ». A en croire le musée du pétrole, la source de Baechel-Brunn  (devenue Péchelbronn) où, dès le XVe siècle et sans doute avant, les paysans écopaient l’huile à la surface de l’eau pour l’utiliser à des fins thérapeutiques et pour graisser leurs outils et roues de charrettes, est devenue une exploitation pétrolière au milieu du XVIIIe siècle. Et ces royales patentes étaient en fait une concession. Rien d’une nationalisation, qui serait d’ailleurs parfaitement anachronique sous l’Ancien Régime, puisque la Nation au sens actuel naît de la Révolution !


Et pour en revenir à Total, cette société ne remonte qu’à 1924 ou par sa branche belge (Pétrofina) à 1920.


On constate donc que dans la veine du comique involontaire, l’admirateur de Castro et Chavez, ne nous déçoit pas. Après l’insigne honneur d’un voyage devant un fauteuil nommé Chavez,  les yeux noyés de larmes dans l’ouragan bolivarien, l’incongrue comparaison entre scores aux présidentielles et aux législatives, sans oublier le fameux ayant-droit, cette re-nationalisation mérite un éclat de rire franc et massif.

 


Nota : dévarier, à Sète, veut dire, à peu près, déboussoler

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:01

cope le-pen

Ni F-Haine, ni PS, comme le souligne Cambadélis, cela revient à placer F-Haine et PS sur le même plan. C’est bien ce que dit Estrosi, dit « bac – 5 » quand il clame n’avoir aucune valeur commune avec le PS. Et Morano va plus loin, quasiment au bord du plutôt le F-Haine que le PS, en affirmant que « ses valeurs » sont celles des électeurs F-Haine. Mais les caciques de l’UMP, Copé bien sûr, mais aussi Juppé voire NKM,  pour justifier le ni-ni, avec une totale malhonnêteté intellectuelle, tentent d'établir une symétrie entre  F-Haine et Front de Gauche.


Ainsi, le distingué Juppé, n’a pas hésité sur France Inter à reprendre une saloperie de la dame Le Pen qui, pour se défendre sur son bal viennois avec les néo-nazis du cru, rétorquait : «Et l’hommage rendu par l’extrême gauche à M. Theodorakis, qui expliquait qu’il était antisémite et antisioniste, etc. Ça ne vous gêne pas, vous pouvez poser la même question à Mélenchon ?» De fait, ce grand résistant à la dictature des colonels, ce grand compositeur aussi, a plus que dérapé en s’affirmant anti-sémite. Mais, après Juppé, NKM a pris le relai, Copé en a rajouté une couche, Estrosi a inventé une rencontre : c’est tout juste s’ils n’allaient pas jusqu’à dire qu’ils passaient leurs vacances ensemble comme Copé avec Takieddine !  L’hommage en question avait consisté pour Mélenchon, sur son, blog, à relayer un appel de Mikis Théodorakis en faveur de son pays, la Grèce. Il ignorait ses propos antisémites datant pour certains de 2003. Comme l’ignorait, on l’espère, Renaud Donnadieu de Vabres, Ministre de la Culture, qui l’a décoré des insignes de commandeur de la Légion d’honneur, en 2007. (Tout cela a été démonté par @rrêt-sur-images d’abord et le desintox de Libé ensuite).


Par ailleurs la symétrie que les UMPistes tentent de faire passer entre les séïdes de Le Pen et les partisans de Mélenchon est fausse.

2002 : Chirac-Le Pen, ça les emm.... les UMPistes. Le « front républicain », ce n’est plus leur tasse de thé quand il ne joue pas en leur faveur.

C'est pourquoi ils essaient d'inventer cette fausse symétrie entre Fronts (qui se limite à ce mot) ! Sur les valeurs Républicaines (que Morano, Estrosi et les autres ignorent) le F-Haine s'y oppose le Front de gauche les défend.


Il est vrai que depuis le discours de Grenoble, la distance entre UMP et F-Haine a nettement diminué et que l'ultra-droitisation de la campagne présidentielle l'a réduite à l'épaisseur d’une feuille de PQ.


Par ailleurs, faut-il rappeler que ce qu'on appelle la "discipline républicaine" (le désistement en faveur du candidat de gauche le mieux placé) est une tradition lointaine à gauche. Que, sauf le fantasme des chars soviétiques sur la place de la Concorde en 1981, il n'a jamais provoqué des comparaisons aussi stupides avec le parti de Le Pen.


Parti que Sarkozy en tête, l’UMP s’est efforcé de banaliser, avec un sophisme grossier : puisqu’il peut participer aux élections, c’est un parti Républicain. Eh bien, non, le F-Haine n’est pas un parti républicain. Ce n’est pas parce que, en démocratie, un parti participe à une élection, qu’il a l’onction Républicaine. Encore faut-il qu’il en respecte les valeurs de base. La xénophobie est contraire à un fondement de notre République, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

 

Diaboliser abusivement le Front de Gauche, banaliser indécemment le Front National : le "ni ni" ultime étape avant l'axe UMPFN ?


L'UMP a beau invoquer les "racines chrétiennes", elle est en train de perdre son âme. Le cynisme l'emporte sur l'humanisme.

 

 

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 10:00

Des nouvelles se télescopent parfois. Ainsi, le même jour, nos journaux parlaient d'un tournoi de basket féminin inter-mosquées interdit aux spectateurs masculins et de la comparution, devant je ne sais quelle instance de la principale obédience maçonnique, le Grand Orient de France, d'un vénérable d'une loge (entendez, profanes, le président d'un groupe local) pour avoir initié une dame (ne vous méprenez pas lubriques et consorts, elle a été initiée aux rites de la Franc-Maçonnerie qui n'ont rien de franchement coquin, mais le GOF est réservé aux mâles). Parmi les farouches laïcs qui se sont, à juste titre d'ailleurs, élevés contre l'accueil de ce fameux tournoi par une salle municipale, gageons qu'il y avait quelques honorables membres du G.O.F. Et ajoutons cependant que, de toutes les obédiences, le GOF est la moins misogyne.

 

Ouf ! Malgré les prédictions de François Bégaudeau - comme disait un de ses détracteurs un touche-à-tout, foot, cinoche, rock, écriture et même enseignement - l'Italie a terminé son parcours en coupe d'Europe. Cela, malgré l'aide un peu gênante d'un arbitre teuton qui fermait les yeux sur les fautes grossières de Grosso. Mais, il est à craindre que la fameuse définition du foot - un jeu qui se joue à onze et où l'Allemagne gagne à la fin - se révèle encore juste. Tendons les paumes vers le ciel pour implorer tous les dieux et tous les diables pour que le truculent Luis Aragonés, qui dit plus souvent Puta que Gracias, mène son équipe jusqu'à la victoire.

 

Marronnier de saison : le bac. Il nous a cependant permis de découvrir le Raphaël de la chanson de Carla (vous savez 4 consonnes et 3 voyelles, c'est le prénom de... mais non, pas de Nicolas... de Raphaël) : eh ben ! plutôt beau gosse le philosophe ! Et pas agité de tics et accro du portable. Dans ce temps là, la dame Bruni avait bon goût, choisissant beauté, distinction et intelligence (je n'en dis pas plus car maintenant que l'Elysée a mis en place une cellule de veille Internet, ça craint).

Pour en revenir à ce bac philo, les sujets sont toujours un pur moment de bonheur. Le Raphaël a planché sur quelque chose comme « La perception peut-elle s'éduquer ».  Souvenirs d'une lointaine terminale philo où j'ai toujours eu l'impression d'un jeu intellectuel, un peu gratuit, pour ne pas dire vain. Il a aussi fallu s'attendrir sur le sort inhumain fait aux pauvres correcteurs : la dame que l'on voyait avait récolté un lot de 110 ou 120 copies à corriger en dix jours ! A bas les cadences infernales !

 

Le tout sauf Ségo du pire parti, à l'exception de tous les autres, le PS, commence à me les briser menues, comme disait Lino Ventura dans Les tontons flingueurs. Et Martine qui accueille Bertrand à la gare de Lille, avec plus de journalistes que de troupes et mes strauss-kahniens chéris qui s'accoquinent avec les fabiusiens honnis et le Montebourg qui promène sa suffisance. (Je ne parle pas de Mélenchon qui mélenchonne comme devant, c'est-à-dire joue contre le parti auquel il est censé appartenir, quand est-ce qu'on va virer ce sinistre personnage ?).  Et le Jack Lang qui joue sa partition sur l'accueil du dictateur sanguinaire de Syrie, feignant de ne pas comprendre que ce que le PS dénonce c'est l'invitation au 14 juillet qui est symboliquement choquante.

 

Espagne encore, mais il ne faut pas confondre Rajoy, le chef du P. P. (Parti « Populaire » qui rassemble la droite espagnole des nostalgiques de Franco, jusqu'aux centristes) et Aragonés. Alors qu'avec Aznar, on était plus proche de la droite extrême, il semble que le P.P. penche maintenant vers une droite modérée, civilisée. En témoigne la nomination comme n° 2 d'une femme - nos archevêques et évêques d'une église pas du tout défrankystée doivent encore en frémir d'horreur - d'une femme disais-je, non seulement divorcée, mais ayant fait un enfant toute seule (par fécondation in-vitro). Satan a réussi à glisser une patte de bouc velu dans l'entrebaîllement de la porte du PP et Aznar ne reconnaît plus l'héritier qu'il s'était donné. Mais les ratichons locaux n'ont hélas pas dit leur dernier mot.

 

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 14:44

Le ton et le fond

Non, il n’y a pas de contrepèterie dans le titre. Juste une expérience de communication où le ton cache le fond.

 

Prenez deux courriels envoyés à des membres éminents d’une association :

  • le premier, dans lequel est transférée une information, pose une question simple : se fait-on l’écho de cette info ? quatre semaines après aucune réponse…
  • le second, commence par de l’auto-dérision, classique calembour sur mon cerveau lent car le message porte sur un document reçu quelques jours plus tôt, la question est un peu la même – pourquoi ne pas diffuser ce document plus largement ? – mais sur un ton disons plus musclé. Résultat trois réponses, deux quasi immédiates, la troisième deux jours après (sur une bonne quinzaine de destinataires). Les deux premières agressives, seule la 3e répond calmement à la question posée.

Il serait sans doute peu scientifique de tirer des lois absolues sur deux cas ayant une extension réduite.

 

Juste donc des hypothèses.

Pour qu’un message ait une chance d’être lu, il ne doit pas être trop plat, car il n’émergera pas de la masse des courriels reçus. Mais s’il impacte trop, on n’y verra que le muscle du ton sans y goûter la moelle de la question : l’autodérision sera prise pour de l’agression, l’ironie pour une attaque personnelle !

 

Moralité : message plat, ça glisse ; message aigu, ça crispe !

 

Patriotes et français toujours !

« Nous ne sommes pas membres d'une ethnie parce que nous sommes des patriotes français ! »

Tel était le titre d’un éditorial d’une Newsletter (en français dans le texte) dont j’ignore toujours pourquoi j’en suis destinataire. A chaque fois que j’ai tenté de souligner le côté borné d’un article ( ?), j’ai eu droit à des attaques personnelles, mais aucune parution.

Mais là, cette phrase à la Déroulède fait naître comme un cantique laïque :

O Patrie, ô Patrie chérie,
Garde tes enfants de l’épidémie des ethnies !
Entends des fiers républicains retentir le cri:
Patriotes et Français toujours!
Entends des fiers républicains retentir le cri:
Patriotes et Français toujours!
Patriotes et Français toujours!
Que cet hymne patriotique retentisse dans les compagnies républicaines 

de sécurité (CRS) pour que ses membres cognent avec la même équité

le black, le blanc et le beur… et tous les séides de l’anti-France.

 

Le PS ce pelé, ce galeux, d’où nous vient tout le mal

 

Pas besoin d’acheter le Figaro pour lire les meilleurs réquisitoires anti-socialos. Libé suffit.

Deux chroniqueurs maison s’y attèlent avec une constance qui fait plaisir à lire. Marcelle qui a été honteusement privé de sa colonne quotidienne, mais bénéficie encore d’une chronique hebdomadaire. Et Lindon, le samedi.

Delenda est PS ! Lindon rêve de scission : un PSG sous la direction de Mélenchon, voilà qui aurait de la gueule, avouons-le. Et la garantie que la gauche n’irait plus jamais se salir les mains dans les allées du pouvoir.

La vie de la gauche n’en resterait pas moins joyeuse : frères ennemis du trotskysme, soi-disant républicains contre suppôts des communautarismes, verts auto-anthropophages, ça on l’a déjà, et en prime PSD contre PSG.

 

Saint-Germain ou la négociation

 

"La vérité n'est pas le contraire du mensonge, trahir n'est pas le contraire de servir, haïr n'est pas le contraire d'aimer, confiance n'est pas le contraire de méfiance, ni droiture de fausseté." première phrase de Saint-Germain ou la négociation de Francis Walder, Prix Goncourt 1958. Il conte, du point de vue de Henri de Malassise, négociateur catholique incarné plus tard par Jean Rochefort, la négociation entre huguenots et catholiques qui aboutit, le 8 août 1570, au traité de Saint-Germain.

 

Comparer Bernard Thibault  à M. d’Ublé ou M. de Mélynes (les négociateurs huguenots) ou, pire, Xavier Bertrand à M. de Malassise, serait téméraire. Cependant, quand la veille du début des grèves, la rencontre inattendue, entre les deux protagonistes eut lieu et qu’elle aboutit à ce que l’un renonce à une négociation globale tripartite et que l’autre accepte que se faisant entreprise par entreprise, elle soit tripartite, l’esprit de Saint-Germain semblait souffler…

 

En 1570 aussi, les intransigeants des deux camps, qui ne pensaient qu’à en découdre, auraient pu bloquer le processus si fragile et éphémère. Mais, il n’est pas totalement impossible que l’intelligence l’emporte sur l’intransigeance, que le manichéisme le cède au réalisme !

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