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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:10

Il n’y a pas que Mélenchon pour faire le bouzze avec des saillies incontinentes. Les chochotteries Bruniesques, l’épectase Boutinienne, sans oublier le germanopratin supplantant le bobo, méritent aussi d’être relevés.


Una lacrima sul viso

 carla_Bruni_parisien.jpg

Sur son visage une larme
Vient de couler en silence
Douloureuse, la pauvre Carlita
Car son Nicolas
Par l’affreux juge Gentil
Est mis en examen.
Quand ce cauchemar prendra-t-il fin ?

Tapie, Khadafi, Karachi*…

Et maintenant mamy-zinzin !

 

Mais ces pleurs feront-ils  changer d’avis

L’affreux juge (pas) gentil !

 

Et soudain Carla Bruni verse une larme. A l’évocation de la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, elle est submergée par l’émotion puis défend « son homme », son « Raymond », comme elle l’appelle dans une chanson… nous informe Le Parisien qui dans le bas-Poitou s’appelle Aujourd’hui. « C’est douloureux d’en parler et aussi douloureux de ne pas en parler. C’est douloureux pour la famille (elle essuie une larme). Pardonnez-moi… Ce que je peux vous dire c’est que c’est impensable d’imaginer qu’un homme comme lui puisse abuser de la faiblesse d’une dame qui a l’âge de sa mère. » Les grandes douleurs laissent muets…

 

* Je ne sais si Carlita est amatrice de foute mais chouchou lui rapporte une sacrée batterie de casseroles…

 

Sainte Christine, martyre

 boutin-comedie.jpg

Gazée, par les escadrons de la mort* de Valls, elle garde un visage serein comme en épectase. Et revient à elle, comme illuminée, et, contrairement à Carlita, sans aucune larme. « Les larmes qui coulent sont amères mais plus amères encore sont celles qui ne coulent pas. » dit un proverbe gaélique. Des lacrymos sans lacryma : miracle. Sainte Christine B. aura, en tout cas fait un admirable effort pour reprendre le dessus sur la canularesque Frigide Barjot, d’ailleurs débordée sur son extrême-droite, par une certaine Bourge qui veut jouer les Printemps arabes (modèle frères musulmans ?).

 

 

* « J’ai moi-même été victime de cette violence inadmissible et monstrueuse des forces de l’ordre, envoyées comme des escadrons de la mort par le gouvernement français contre les familles françaises, contre le peuple français. Forces de l’ordre qui n’ont pas hésité sur ordre du ministre de l’Intérieur, monsieur Manuel Valls, à gazer des enfants jusque dans leurs poussettes ! »

 

Y-a-t-il un après à Saint-Germain-des-Prés ?

  Aphatie-Stgermaindespres-2.jpg

Il n´y a plus d´après
A Saint-Germain-des-Prés

 

Guy Béart aurait-il tort ? car Télérama nous parle de « journalisme d’opinion, tendance germanopratin »*. Comme le rapport direct entre Aphatie – prototype de ce journalisme d’opinion - et les caves enfumées de l’après-guerre, où Boris Vian jouait de la trompinette, est peu évident, faut-il y voir une variante d’un « bobo », pas « baba cool », adepte de la « pensée unique » et de la « bienpensance » ?

 

Ce petit texte envoyé au courrier de l’hebdomadaire, m’a valu une réponse de la journaliste qui avait sorti ce « germanopratin » : Vous avez parfaitement résumé le sens que je voulais donner à ce terme. j'y ajouterais "journaliste assis qui ne sort pas du périphérique, et plus précisément des beaux quartiers arpentés par nos élites, culturelles, journalistiques et politiques." (Emmanuelle Anizon)

 

 

* « On fête quoi chez Mediapart ? » Télérama 27/03/13

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:06

commission-Jospin 01

Dernier hoax – du style boule puante – circulant sur la toile : les rémunérations fabuleuses des membres de la commission Jospin-Bachelot*.

« M. Jospin serait rémunéré à hauteur de 122 000 € pour ce travail difficile. Madame Bachelot 92 000 € et les autres auront 80 000 € (…) [Les consultants] toucheront une indemnité de 35 000 € » et qui trouverait-on parmi ces consultants ? Mme S. Agacinski et M. P. Bachelot. En tout cette commission coûterait « 2 444 000 € sans compter les frais annexes de ces personnes ». La conclusion caractérisait l’hoax : "Le président normal fait travailler les copains et copines. Et vous, vous allez gagner des taxes, taxes, taxes et IMPÔTS. Faites passer le message, il faut faire le travail que la presse gauchiste refuse de faire…" !

commission-Jospun hoax

 

Ce n’est pas le premier hoax post-électoral. Ainsi circule à bas-bruit, de courriel en courriel, une rumeur tout aussi grotesque sur la transformation des fauteuils des Falcons 900 présidentiels pour y loger des bouteilles de champagne, les cendriers étant transformé, eux, en emplacement réfrigéré pour loger le caviar.

 

Ce genre de calomnies, il faut le dire aussi, a circulé après 2007, visant Sarkozy. Ainsi du fameux « La direction des services fiscaux vient de le confirmer : Sarkozy ne paye aucun impôt depuis plus de douze ans. », message parfaitement mensonger. Ou  un autre sur un frère de Sarkozy, prétendument PDG de Biogaran, filiale générique du groupe Servier.

Mais a aussi longuement traîné – et repris pendant la campagne par Sarko lui-même – l’accusation à l’encontre de Martine Aubry, Maire de Lille, de réserver des créneaux horaires, pour les femmes musulmanes, dans les piscines de Lille. C’est faux. Il ne pouvait l’ignorer, car Denise Cacheux avait envoyé une vigoureuse lettre de démenti à ce cacoglotte de Copé qui répandait la même rumeur à fort relents identitaires.

 

Bien sûr, la campagne présidentielle vit s’épanouir, après avoir germé dans le fumier d’un cabinet noir, ces fleurs vénéneuses et contondantes.

 

Ainsi des revenus fabuleux de François Hollande ou de Jean-Luc Mélenchon (hoax recyclés, puisque le 1er était dit encore Maire de Tulle alors qu’il présidait le conseil général de Corrèze et le second sénateur, alors qu’il était devenu député européen).

 

Et les boules puantes post électorales peuvent aussi venir de la soi-disant « gauche de la gauche ». Ainsi a circulé un long message sur la candidature de Robien à la Direction générale du Bureau international du travail (BIT). Avec ce commentaire « Ci-dessous, un message transmis par notre camarade Simone F. Ces socialistes !! Ils ne changeront vraiment jamais. Non, non, jamais. Fraternellement. JC C. » Le message prétendait que Hollande aurait soutenu cette candidature en vue de la conquête de la mairie d’Amiens. Or de Robien avait été battu aux municipales en … 2008. Il était membre du conseil d’administration du BIT depuis août 2007 et sa candidature au poste de directeur général du BIT datait de 2011 !

 

Un hoax signé Copé ?

 

C’est une journaliste du « gauchiste » Figaro qui, sur son blog, dans un article intitulé « Commission Jospin : halte à la rumeur », affirme  :    « Eh bien tout ceci est faux, totalement faux, archi-faux Les 14 membres de la Commission sont tous bénévoles. Ils travailleront dans des locaux de la République mais leur tâche ne donnera lieu à aucune rémunération ni remboursement de frais.

Il y a eu assez d’ « affaires » politiques pour ne pas ajouter de la calomnie là où il n’y a simplement (et quoi qu’on pense du principe de ces Commissions) que des personnalités qui ont eu envie de répondre à la demande de François Hollande. » Ce qui ne peut convaincre un certain Jean-Patrick Grumberg de « Dreuz info » (site "pro-américain, pro-israélien et néo-conservateur" dont le maître à penser est Pierre-André Taguieff) : "Il n’est plus possible de les croire, ces journalistes putains du pouvoir, puisqu’ils votent à gauche et que personne n’imaginent qu’ils critiqueront leurs maîtres."

 

commission-Jospin bachelot  Il faut au moins reconnaître à ce Grumberg l’audace de signer une telle niaiserie. Car l’hoax, lui, est anonyme (ou attribué mensongèrement à un auteur ou institution qui n’y sont pour rien). Sauf qu’en l’occurrence, si on en croit le Canard enchaîné, l’une des victimes, Roselyne Bachelot, n’a aucun doute sur son origine. « En dépit de nos démentis, ceux de Jospin, de moi et de l’Elysée, cette rumeur continue de se propager sur Internet et les réseaux sociaux, y compris avec des insultes et des propos malveillants à mon égard. Je suis sûre que cela vient de l’UMP. » "Curiosité : cette méchante rumeur a été relayée sur les réseaux sociaux par des proches de Copé", ajoute le Canard.

 

Mais pour une calomnie comme celle-ci qui apparaît au grand jour, combien Piano, piano, piano, piano, piano vont s'enfler, s'enfler en grandissant dans les égouts d’Internet ? De listes de diffusion en listes de diffusion, la rumeur va crescendo et pollue les cervelles, et pas que des bacs – 5, modèle Estrosi, qui la relaient, avec parfois un soupçon de restriction mentale (C’est peut-être un hoax, mais…). Elle conforte le vieux fond poujadiste et xénophobe des identitaires. Bouillonnement fétide qu’alimentent sciemment des cyniques comme ceux que dénonce Mme Bachelot.

 

 

Sources :

Le Canard enchaîne du 1er août 2012 

Arrêt sur images, vite dit, 27 juillet 2012

L’air de la Calomnie de Rossini (livret de Sterbini d'après la pièce de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais) 

 

* Commission pour "la rénovation et la déontologie de la vie publique"

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 15:47

corbeaux-01Qui n’a reçu de ces messages « à faire suivre » qui recommandent de ne pas mettre la clim de la voiture en cas de stationnement au soleil à cause du benzéne cancérigène. Ou le régulateur de vitesse par temps de pluie. Ceux sur les radars sont aussi très fréquents. Certains se veulent de vrais « canulars » (traduction la plus usitée pour « hoax ») comme celui qui conte la diatribe d’un amiral de la Xième flotte étatsunienne demandant à son interlocuteur de laisser le passage à ses navires alors que le récalcitrant est gardien d’un phare ! canular, en ce sens qu’il faut être bien crédule pour se faire prendre à un tel récit. Il y en a de parfaitement ignobles qui reprennent par exemple le cas d’une petite leucémique en le sachant totalement inutile pour la malade hélas décédée et nuisible au fonctionnement des hôpitaux cités.

 

Les hoax déplaisants ont évidemment fleuri sur les hommes politiques. L’anti-sarkozyste que je fus a été jusqu’à être considéré comme « indésirable » par un correspondant qui lui avait envoyé le fameux : « La direction des services fiscaux vient de le confirmer : Sarkozy ne paye aucun impôt depuis plus de douze ans. », message parfaitement mensonger ; à l’envoyeur qui arguait que même si c’était faux, il fallait le diffuser, j’eus le malheur de lui dire qu’il rai(ré)sonnait comme une casserole ; d’où sa fâcherie. Un autre sur un frère de Sarkozy m'a valu des records de visites;

 

Pendant la campagne, de l’autre bord – quoique ! il n’est pas sûr que celui visant Sarko ne vienne pas des mêmes forges néo-poujadistes – apparurent d’autres hoax dénonçant les revenus colossaux d’un Hollande (et même d’un Mélenchon), sauf que, outre des erreurs grossières sur les mandats des cibles et un amalgame qu’il est inutile de qualifier de malhonnête entre salaires d’assistants parlementaires et indemnités personnelles, les émoluments visés étaient ceux d’une flopée d’élus de droite comme de gauche.

 

Ce qui est surprenant c’est que ces « boules puantes » me sont transmises par des correspondants de sens rassis et qui, contrairement à Estrosi le motodidacte, sont au niveau bac+3,4 ou 5 !

 

Bien sûr, Hollande Président a droit à un hoax typique (envoyé par un mien cousin, droite assez nette, mais niveau d’études supérieures) :

 

Véridique

 

Au cas ou vous n‘auriez pas lu l'information de ces derniers jours la firme Jet Aviation basé à l’Aéoroport de Bâle/Mulhouse veut dégraisser plus de 200 personnes alors que son carnet de commande est plein, je viens d'en apprendre une bien bonne .

 

Une information plus que sûre ( par une source même de la direction de cette entreprise ) que les 2 avions Falcons de la présidence française vont être modifiés à Mulhouse pour la raison suivante :

 

Tenez vous bien et attachez vos ceintures de sécurité !

 

Le logement des bouteilles de champagne (le diamètre) placé sur les accoudoirs du siège de Monsieur le Président et de sa Dame ne correspond pas au diamètre de la marque de champagne que boit Monsieur notre Président et sa dame. En effet, le Président Hollande ( sobre) ne boit pas du jus d'orange comme notre ancien Président bling bling, donc il faut impérativement changer ces accoudoirs, accueillir et loger les grosses bouteilles de champagne et bien sûr encore bien d'autres petits gadgets , (également un emplacement réfrigéré dans l'accoudoir pour loger le caviar à la place du cendrier ) Cette petite modification revient à plus de 450 000 € au frais du contribuable français. Voilà ce qu'on appelle un Président économe

 

 Cordialement un grand admirateur de notre grand François I le nouveau Monarque qui vient d'être con sacré ( pas un sacré con ) par des français encore plus cons que notre François I

 

Un con densé d’hoax ! Anonyme évidemment (quand ils ne le sont pas ils mentionnent une fausse paternité). De source sûre (ici de la direction !). Un peu de vrai : la société Jet Aviation existe bien, elle s’occupe notamment de l’aménagement des avions, elle envisage bien des licenciements, mais son « carnet de commandes » n’est pas plein (crise et renchérissement du Franc suisse font baisser les commandes).

 

Mais ensuite on entre dans une fable totalement idiote bourrée d’invraisemblances : un logement de bouteille placé sur les accoudoirs, des cendriers transformé en emplacement réfrigéré et un coût arbitraire (jet Aviation est une société suisse qui facture en francs suisses !).

 

Faut-il rappeler que les fameux Falcons, commandés par Sarkozy, ont un rayon d’action d’au moins 10 000 km ? Il y est donc prévu de quoi sustenter et abreuver et le présidentiel passager et ses accompagnateurs et l’équipage lui-même (et cela pendant plus d’une dizaine d’heures de vol). Donc de quoi mettre au frais nourriture et boissons. Et au moins un personnel de cabine pour prendre en charge ces tâches. Pas besoin donc d’un inconfortable logement de bouteille dans l’accoudoir, quand on peut être servi sur un plateau.

 

Passons sur la conclusion qui se veut méprisante pour les électeurs et qui n’est que méprisable ! Mais notons au passage cet emplacement réfrigéré pour le … caviar ! La « gauche caviar » : quelle originalité dans l’offense.

 

Saloperie dérisoire ? certes, mais, je me répète, des correspondants pas tous de droite comme mon cousin, font suivre au lieu de mettre à la poubelle, voire de dire son fait au chaînon précédent …

 

corbeau-02

 

N. B.

Les boules puantes peuvent aussi venir de la prétendue « vraie » gauche, ainsi ai-je eu droit (mais sans doute, hélas, pas que moi) à un long message sur la candidature de Robien à la Direction générale du Bureau international du travail (BIT). Avec ce commentaire « Ci-dessous, un message transmis par notre camarade Simone F. Ces socialistes !! Ils ne changeront vraiment jamais. Non, non, jamais. Fraternellement. JC C. » qui trahit toute la haine de ces bogôs. Le message prétendait que Hollande aurait soutenu cette candidature en vue de la conquête de la mairie d’Amiens. Et concluait par « De Robien au BIT !!! et pourquoi pas Guéant à l'Unesco ou Hortefeux à l'Unicef tant qu'ils y sont ? » Or Il suffisait, à ces têtes d’haineux de lire wikipédia pour voir :

1) que l’allusion à la municipalité d’Amiens est une pure connerie : de Robien a été battu aux municipales en 2008, par un ex-PCF, passé au PS, Gilles Demailly et s’est retiré de la vie politique.

2) qu’il est membre du conseil d’administration du BIT depuis août 2007 ; à ce titre il a présidé une Conférence internationale du travail en 2010.

3) que sa candidature au poste de directeur général du BIT date de 2011

F. Hollande n’a donc fait qu’appliquer un vieux principe républicain de la continuité de l’état et l’auteure de cette boule puante a délibérément travesti la vérité pour lancer une charge inouïe contre lui et afficher sa haine du PS !

Il est malheureusement à craindre que ce genre de saloperies continue de se répandre aussi de ce côté, il n’est que de voir l'archaïque JC Lecomte jouer le tribun de sous-préfecture à Vernon.

 

PS reçu il y a peu un message sur le poisson "Panga", élevé massivement au VietNam sur le Mékong : passons sur le contenu, catastrophiste comme il se doit, mais pour l'authentifier et bien que son style soit peu scientifique, il est signé d'un membre de l'IFREMER (avec adresse électronique et url du site de l'IFREMER) ; vérification faite sur le site : aucun article sur ce poisson panga ;  mais le membre présumé existe bien : message envoyé, réponse "Je n’ai jamais transmis cette « alerte » à aucune autre personne et si vous avez été infesté par ce mail jetez-le. Il n’a aucun fondement officiel et doit être classé dans les SPAMS."

La manipulation est délibérée et le but est assez clair : défoncer un produit concurrent (le panga, grâce à un coût de main d'oeuvre ridicule, et malgré les frais de transports, arrive à un coût très bas)

 

 

PS2 Je découvre que le sieur BOURDIN  reprend poujadistemnt cet hoax ridicule : voilà un "journaliste" qu'il est fort en bruit de ch......

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 20:52

Melenchon-faux-tract

Jean-Luc Mélenchon, le Maghrébin, c’est le titre du « portail juif francophone »* qui publie, illustré par le faux tract du F-Haine, une brève très hostile au leader du Front de Gauche. « Sur un ton très gaullien, Mélenchon réécrit l’histoire. Il rend un hommage aux maghrébins libérateurs de la France. Il oublie un peu vite que les français ont du quitter le Maghreb à leur détriment après avoir tout perdu et même des proches. Cette vision falsifiée de l’histoire est surprenante, voire insultante pour qui furent les vrais libérateurs de la France et de l’Europe. Mais ceux-là sont ses ennemis, et surtout ils n’ont aucune chance de voter pour lui. »

 

Ce JForum se situe clairement à droite, comme en témoigne le commentaire au lendemain des présidentielles : « L’ancien président Sarkozy tant décrié, tant vilipendé tant critiqué, on peut dire tant haï, a laissé sa place. Cela ne doit pas effacer ses réussites… » et ne reculant devant rien il va même jusqu’à comparer cette défaite à celle de W. Churchill en 1945 ! Il récite les éléments de langage de l’UMP sur le faible écart de voix malgré le « matraquage des médias pendant cinq ans contre la personne du président ». Il ne manque pas lui, comme Copé et sa clique, de matraquer Taubira, coupable notamment d’avoir écrit : « Nous refusons ce détournement de la laïcité, qui s’inscrit dans une série interminable d’offensives : loi anti-foulard, loi anti-niqab, "débat sur l’identité nationale", stigmatisation des "prières de rue", des minarets et des menus "halal", invectives de Nicolas Sarkozy sur "l’égorgement du mouton" et de Claude Guéant sur le "trop grand nombre" de musulmans, "débat sur l’Islam" rebaptisé "débat sur la laïcité", appels à généraliser l’interdiction du foulard aux usager-e-s des services publics.. »**

 

Rien donc sur la falsification des séïdes du F-Haine (même pas un lien vers un article du Figaro reproduit dans leur site). Des « gorilles » du F-Haine se sont fait surprendre par des militants PC à distribuer ce faux-tract dont finalement Jean-Marine Le Pen a revendiqué l’initiative. Sur fond vert – couleur de l’Islam – il comporte, outre une citation hors contexte un texte fautif en arabe.

 

 

 

Cependant le portail, lui, donne des passages du discours de Marseille dont la phrase du faux tract est extraite. Ils permettent de la remettre dans un contexte d’une grande envolée, en hommage à Marseille, ville de métissage et aux liens qui unissent les deux rives de la Méditerranée.

Certes l’approche historique du tribun est parfois approximative. Mais il rappelle à juste titre ce que nous devons aux brillantes civilisations arabes (et en particulier à Al Andalous, l’Espagne musulmane, liée parfois aux dynasties marocaines) qui pour la tolérance religieuse n’ont pas de leçons à recevoir ! Et quant à l’hommage aux maghrébins libérateurs de la France, il est parfaitement fondé. Le corps expéditionnaire Français qui participe à la campagne d’Italie compte 60 % de Maghrébins ; la 1ère armée de de Lattre qui débarque en Provence en compte 50 %, auxquels s’ajoutent 10 % d’africains noirs. Parler de falsification de l’histoire relève de falsificateurs. Et, outre que la fin de la guerre d’Algérie en 1962 n’a pas de lien direct avec la Libération de la France – même si l’horrible massacre de Sétif a lieu à la même période – affirmer que les français ont dû quitter le Maghreb à leur détriment après avoir tout perdu est un mensonge, puisqu’il ne s’est rien passé de tel en Tunisie et au Maroc. Mensonge délibéré, car la même généralisation est faite dans un compte rendu d’un livre (« Une enfance juive en Méditerranée musulmane »). Raccourci falsificateur encore, s’agissant de la seule Algérie, puisque cet exode massif doit aussi beaucoup à la politique du pire de l’OAS, organisation terroriste, faut-il le rappeler ?

 

Qu’avec les candidats Modem, Verts ou PS, on considère que l’af-FRONT-tement Mélenchon-Le Pen, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, ne soit même pas digne d’un épisode de Dallas, se comprendrait. Que les envolées de Mélenchon à Marseille et ses autres déclarations soient soumises à une vraie critique, pourquoi pas ? Mais là, il s’agit, pour ces soutiens de l’UMP, pour qui le mot « maghrébin » semble péjoratif, en attaquant Mélenchon, de glisser vers le soutien au F-Haine !

 

 

*En effet, pour des raisons mystérieuses, je reçois régulièrement des « lettres de nouvelles » de JForum (ledit portail) et du P’tit Hebdo (« L'hebdomadaire national des Juifs francophones »). Comme témoignage d’un communautarisme exacerbé, cela vaut le coup d’être parcouru.

** Déclaration à laquelle j'adhère, faut-il le dire à 100% : non à lalaïcité restrictive contraire à l'esprit de la loi de 1905.

 

P.S. Dans l'affaire du faux-tract de Mélenchon la leader du F-Haine a été condamnée en 1ère instance à 10 000€ d'amende. Elle a fait appel, mais avec son habituelle malhonnêteté intellectuelle, cette avocate ose dire : « J’ai fait appel donc je ne suis pas condamnée.», alors qu'elle a fait appel parce qu’elle est condamnée. Car si elle n’etait pas condamnée, pourquoi aurait-elle fait appel ?

cf "Prix Busiris pour Marion "Marine" Le Pen"

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 10:59

APeillon asi

 

Antoine Peillon à @rrêt sur images

 

Souvenez-vous des rodomontades de Nicolas Sarkozy, en septembre 2009, à la veille du G20 de Pittsburgh, quand il nous assurait lors d’une interview donnée à TF1 et France 2 : “Il n’y a plus de paradis fiscaux. Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini !” Souvenez-vous du beau discours qu’il a prononcé, le 27 janvier 2010, à Davos,  pour l’ouverture du quarantième Forum économique mondial : “Nous sauverons le capitalisme et l’économie de marché, en le [sic] refondant et, oserai-je le mot, en le moralisant.” (Introduction de "Ces 600 milliards qui manquent à la France")

 

Ce n’est pas un journaliste de l’ultra-gauche, mais Antoine Peillon (La Croix) dans un livre publié au Seuil, que même Guéant aura de la peine à faire passer pour une maison d’éditions de la mouvance anarcho-autonome qui publie cette enquête sur la colossale évasion fiscale que subit la France (pour nous consoler ses voisins aussi). 600 milliards d’euros : c’est la somme astronomique qui se cache depuis des décennies dans les paradis fiscaux, soit près de 10% du patrimoine des Français, nous dit la présentation du livre. En conséquence, chaque année, plus d’un tiers de l’impôt potentiel sur les revenus français – soit près de 30 milliards d’euros – n’est pas perçu.

 

La situation de la France et plus globalement de l’Europe, présente officiellement un déficit entre dettes et créances : il est à chercher dans l’évasion des capitaux dans les paradis fiscaux.

 

Il n’y a pas que la Grèce ou l’Italie pour frauder le fisc. Le fraudeur spolie le fisc au moins doublement : les comptes off-shore comme on dit, autrement dit les comptes clandestins, donc non déclarés par définition, échappent à l’ISF, les revenus qu’ils procurent, à l’impôt sur le revenu. Que la fraude fiscale existe, tout le monde le sait, parfois d’expérience : l’artisan, la femme de ménage (n'est-ce pas M. Lellouche ?), payés « au black », les oublis dans la déclaration de revenus, etc. où le petit fraudeur devient complice des plus gros, amateurs par exemple de travailleurs clandestins. En tout, une fraude fiscale interne évaluée à 50 milliards d’euros.

 

 


Evasion fiscale : le livre qui accuse par Challenges

 

 

Mais ce qui est étonnant, c’est qu’alors que le phénomène de l’évasion fiscale est connu, que son mécanisme même a été démonté, qu’une banque, comme la fameuse UBS a une filiale parisienne qui présente un déficit constant, anomalie totale, que des conseillers Suisses prospectent illégalement jusqu’aux gagnants du loto pour leur faire miroiter les charmes des comptes en Suisse, alors que l’impayable Woerth agitait il y a peu une liste de 3000 noms, rien ne se passe.

 

Pour A. Peillon, le Ministère des Finances est évidemment au courant. Un de ses informateurs, ex-commissaire de la DCRI, l’assure que le secteur policier chargé de contrôler la sécurité de notre économie fait preuve d’une étrange incurie, qui ressemble à une « contre-performance volontaire ». Comme qui dirait du sabotage. Et ce n’est pas tout : fin 2009, après que Sarkozy avait annoncé la fin des paradis fiscaux, une salariée de l’UBS a déposé plainte contre les pratiques de sa banque : le parquet de Paris n’a ouvert aucune instruction. Mieux – ou plutôt pire – encore, l’Autorité de contrôle prudentiel de la Banque de France a transmis une note au Parquet de Paris, encore. Une enquête a été confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ). "L’investigation du SNDJ n’a toujours pas conduit le parquet, en la personne du vice-procureur de Paris (…) à transformer l’enquête préliminaire en véritable instruction judiciaire."

 

La clé de ce blocage est peut-être à chercher du côté du juge Gentil à Bordeaux. L’évasion fiscale a-t-elle servi à des trafics d’influence et au financement illégal d’un parti ? Où l’on retombe sur l’affaire Bettencourt. Ce qui est sûr, c’est qu’à l’insu de son plein gré, elle possédait des comptes en Suisse. Ce qui est avéré, ce sont des mouvements de fonds de 20 millions d’euros entre 2005 et 2008. Ce sur quoi existent des témoignages concordants : des enveloppes kraft étaient distribuées généreusement par André Bettencourt, générosité qu’aurait poursuivie, après son décès, au nom de sa patronne,  son gestionnaire de fortune, de Maistre, actuellement écroué. "Les générosités de la milliardaire vis-à-vis des champions politiques expliqueraient-elles cette timidité judiciaire ?" se demande Antoine Peillon. (d’après Anne-Sophie Jacques @si).

 

D’autant que les fameuses mesures censées mettre fin au secret bancaire des paradis fiscaux sont du pipeau. Les accords bilatéraux qui devraient aboutir à lever ce fameux secret sont inopérants. Le fisc doit faire des demandes nominatives : autrement dit, ça ne peut que confirmer une enquête déjà bouclée. Un test réalisé par Bercy a abouti à un taux de réponse de 30%, les Suisses se montrant particulièrement peu coopératifs, arguant de questions de forme.  Comme le souligne Gabriel Zucman, il faudrait que l’Europe contraigne « les paradis fiscaux à échanger automatiquement les informations qu’ils détiennent. » Ainsi «  À chaque fois qu’un ménage français touche un dividende sur le compte en Suisse qu’il possède via une société-écran panaméenne, la Suisse devrait envoyer cette information à la France. »

 

Les paradis fiscaux se portent bien. Les plus riches escroquent annuellement 30 milliards au fisc, c’est-à-dire volent notre pays de cette somme. Le parquet, aux ordres du pouvoir, bloque les instructions malgré les dossiers qui s’accumulent. Cependant, cette fraude fiscale qui pulvérise – surtout si on y ajoute la fraude interne – toutes les fraudes dites sociales, n’est pas mise en relief et dénoncée avec toute la vigueur qu’elle mérite. Son éradication devrait être une priorité.

 

 

APeillon 600milliards

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au coeur de l'évasion fiscale, par Antoine Peillon Le Seuil, 2012.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 06:49

UPM-montage

 

13 juillet 2008, le triomphe diplomatique de Nicolas Sarkozy, le couronnement de sa présidence de l’Union Européenne, le sommet de l’Union pour la Méditerranée. Un aéropage de chefs d’état : Hosni Moubarrak qui allait devenir le co-président de l’UPM, Ben Ali, Bouteflika et Bachar-el-Assad, seul Khadafi boudait car Israël –miracle diplomatique – faisait partie de l’union. On avait mis les petits plats dans les grands, puisque les deux repas du sommet auront coûter la bagatelle de 2,3 millions d’euros et le sommet au total 16,6 !

 

Rien n’aura été négligé donc, et le président lui-même, si l’on en croit A. Leparmentier, quittant prématurément un G8 au Japon, a réglé les moindres détails du diner. « Le menu, c’est quoi ? » « La finlandaise, je n’en ai rien à foutre. » « Ne mettez pas Berlusconi avec Carla » « Un homme qu’il me plairait qu’on invite, c’est Enrico Macias, c’est un homme des deux cultures » !

« Angela ne peut pas ne pas être à ma table. Sinon, elle va se vexer. » Eh oui, déjà Mme Merkel dictait sa loi au « flamboyant » hyperprésident s’occupant du plan de table. Car cette union pour la Méditerranée qui ne devait, en toute logique géographique, ne réunir que les pays riverains, elle avait imposé que les 27 pays de l’union européenne, avec la commission y participent.

 

Ce projet avait été initié par … Jacques Chirac en 1995. Le processus de Barcelone établissait un partenariat euro-méditerranéen dans le domaine de la sécurité, du développement et de la culture entre l'Union européenne et dix autres États riverains de la mer Méditerranée : l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, la Tunisie, la Turquie et l'Autorité palestinienne.

UPM Elysee  Mais l’idée de Guano adoptée par son patron était de limiter l’union aux pays riverains, à l’exception du Portugal, de la Jordanie et de la Mauritanie. Aucune concertation avec les partenaires bien sûr. Inutile de dire que commission et parlement européens le prenaient mal. Mais ce fut la chancelière qui dit Nein. Sarkozy tente bien de faire passer son projet pour un décalque du Conseil des États de la mer Baltique. Mais le matamore doit se plier à l’intransigeante Mme Merkel. Une « affaire mal ficelée, mal préparée, mal vendue » pour Jean Quatremer. Un échec diplomatique cinglant que les fastes du sommet devaient effacer.

 

UPM-tribune2  Sauf que, presque quatre ans après, cette UPM (à ne pas confondre avec l’UMP) est bien malade. Son co-président Hosni Moubarak est jugé sur un brancard et son pays entre domination militaire et islamiste. Ben Ali s’est réfugié chez les Saoudiens. Bachar-el-Assad massacre son peuple. La Lybie est dans l’anarchie. Bouteflika n’y a jamais vraiment cru… Et l’Europe pèse toujours aussi peu dans la solution du problème israëlo-palestinien.

Seule consolation (?), le Qatar, pays ô combien méditerranéen, représenté à ce sommet par son chef d’état, l’Emir Sheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, a racheté le PSG !

 

Après avoir cédé, comme ça deviendra l’habitude, au diktat allemand, Sarkozy a essayé de faire passer, à grands frais, cette capitulation pour un triomphe diplomatique. Et ça se termine en jus de boudin.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 16:39

 

Il y a un an et demi, je m’interrogeais « Rocardien, malgré Rocard ? ». L’entretien qu’il vient d’accorder à Guy Sitbon de Marianne me permet de me retrouver rocardien avec Rocard.

MRocard

« Approuvez-vous le discours de Grenoble où le président de la République déclare son intention de déchoir de la nationalité française les citoyens d’origine étrangère qui attenteraient à la vie d’un policier ou de tout autre détenteur de l’autorité publique ?

Non, je ne l’approuve pas. Non, résolument et totalement. Je condamne et la substance et le procédé.[…] on veut maintenant introduire une nouvelle catégorie de « citoyens d’origine étrangère ». […] Je sais bien que le président recherche d’abord les effets d’annonce. Cette loi ne verra jamais le jour. Mais ça ne change rien aux intentions. Et les intentions, je vous le dis comme je le pense, les intentions sont scandaleuses. […]Je dis qu’il le paiera et qu’il l’aura mérité. […]Avoir supprimé la police de proximité, c’est dramatique. Et on le paie. La délinquance augmente et augmente. La politique du « tout répression » favorise les tensions, accroît la délinquance. Et pourquoi ? Parce qu’on donne priorité à l’électoral. C’est exécrable, scandaleux.

Mais le pire, c’est que ça ne marche pas. Il n’y a d’amélioration ni sur le plan de la sécurité ni sur celui de l’immigration. On peut faire de grands discours mais, dans la réalité, la marge de manœuvre est faible, aussi bien pour la droite que pour la gauche. […] Quand on va chercher l’électorat du Front national, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile. »

Extraits http://www.marianne2.fr/Michel-Rocard-Sarkozy-le-paiera-et-il-l-aura-merite_a196027.html

 


Sarkogrenoblenul

Bêtement j’ai acheté Marianne papier et je tombe d’abord sur une brève intitulée « Si Vaillant n’existait pas… » où l’anonyme rédacteur écrit : « En 2002, lorsqu’il[Daniel Vaillant] était en poste Place Beauveau, l’insécurité n’était pour le PS qu’une invention ». Une telle assertion s’appuie sur quel texte, quelle déclaration ?


Plus loin, un article (signé lui), intitulé « Le blues des intellectuels hier sarkozystes » - faux titre au demeurant puisque trois au moins semblent encore très sarkozystes à commencer par l’ex-chiraquien de l’école de Brive – A. Lacroix, dans l’art des fausses symétries oppose « D’un côté la diabolisation des saillies sarkozystes, à l’aide d’un « prêt à penser » daté qui est celui d’un anti-racisme idéologique auquel répondent… ».  Un condensé de clichés à la mode : diabolisation bien sûr, le « prêt-à-penser » (là on est plutôt dans le prêt-à-écrire pour ne rien dire) et surtout cet « anti racisme » idéologique et daté. Que c’est dépassé, ringard l’anti racisme. Et plus loin il est question de nombreux (?) « droit-de-l’hommistes » ralliés à Sarkozy ! Sans oublier les desservants de la pensée qui concluent l’article.


Pour qui a lu quelques propos de Tillinac, l’immortel auteur de Chirac, le gaulois, apprendre qu’il fait entendre un plaidoyer des plus argumentés peut surprendre. Mais on est vite rassurés : « si maintenant on n’est pas raide, dans dix ans, la Légion étrangère devra intervenir », « les minorités ne peuvent être bien accueillies que si la majorité est assuré de sa supériorité symbolique » et ne parlons pas de cette légèrement xénophobe question, qu’un souchiais identitaire ne démentirait pas : « Est-ce qu’il faut être musulman, voire sikh ou boudhiste, pour avoir droit à la parole dans ce pays ? ». Mais non, même les corréziens ont le droit de dire n’importe quoi.  La preuve : « Il faut arrêter de culpabiliser les gens  qui aiment la choucroute, parce que Hitler aimait la choucroute » ; quel amateur de choucroute a entendu une telle imbécillité ? Rien qui ne change donc des niaiseries auxquelles il nous avait habitués. Lire aussi que le polygraphe Gallo est talentueux pourrait faire un choc. Surtout quand il nous apprend que nous piétinons dans un champ de mines depuis près d’un demi-siècle.


Mais la palme du »prêt-à-écrire » revient à un prétendu politilogue, Taguieff : « gauche bien-pensante », « personnalités convenablement morales », « belles âmes », « stéréotypes pseudo-antifascistes éculés » (au fait qui traitaient certains médias ou journaliste de fascisme ou même de trotsko-fascisme). Encore un plaidoyer des plus argumentés !


Nos pseudo-intellectuels renvoient à la « réalité » : et oui, + 16 % de violences envers les personnes de 2003 à 2009, ce qui démontre toute l’efficacité des rodomontades sarkozyennes.


Kahn2

Et, en bouquet final la « Kahnerie » - l’ex-directeur a encore colonnes ouvertes – où il s’en prend aux « hiérarques socialistes » qui « ont remis sur la platine leurs vieux disques rayés. Avec les mêmes expressions insupportables, la même logomachie éculée ; « dérive sécuritaire », « dérapage populiste », relents nauséabonds », « stigmatisation des populations ». Avec une mauvaise foi certaine, il écrit « Poser la question des campement sauvages roms, c’est stigmatiser les gens du voyage. Evoquer le lien entre la ghettoïsation ethnique et certaines formes de délinquance, c’est stigmatiser les populations étrangères. » Tout cela pour lui est un « déni de réalité «.


Rappelons d’abord que l’imprécateur a écrit quelques paragraphes plus haut « le gaillard n’y a pas été avec la queue de la louche. Ce dont, en effet, personne n’aurait ne fût ce qu’ »osé » avoir l’idée depuis le Premier ministre collabo Pierre Laval, lui a soudain traversé l’esprit ». Comparer Sarko à laval est plus bénin que de dénoncer un « dérapage populiste » ! D’autant que plus loin, il a ajouté que la « saillie grenobloise » « prend, en effet, une teinte intrinséquement pétainiste ».

Rappelons, ensuite qu’il s’en prend, selon la méthode finkielkraut, à d’anonymes « hiérarques* » et que les « expressions insupportables » qu’il leur prête (qui a dit quoi M. Kahn ?) sont parfaitement justifiées ne lui en déplaise. Quant aux exemples qu’il donne, ils trahissent encore sa mauvaise foi délibérée. « Roms » et « gens du voyage », s’ils ont, pour une part au moins, de lointaines origines communes, sont les uns sédentaires, les autres, comme leur nom l’indique, au moins semi-nomades ; les premiers sont d’origine roumaine, les seconds français depuis des générations. La grave affaire de Saint-Aignan ne concerne pas les « roms ». Détruire les bidonvilles illégaux dans lesquels s’entassent les roms n’a aucun rapport ni avec Saint-Aignan, ni avec Grenoble. S’agissant des « gens du voyage » stigmatisés, quoique dise JFK, 80 % des communes concernées sont dans la totale illégalité en ne leur offrant pas des aires d’accueil. Illégalités à éradiquer ici, illégalités parfaitement supportables là. Quant au lien entre « ethnique » et « délinquance », un minimum d’explicitation s’imposerait.


Ajoutons au passage que Mme Boutin, qu’on ne soupçonnera pas d’être une « hiérarque socialiste », dénonce la stigmatisation et l’amalgame.


Ceci dit, la thèse de Kahn est juste. Sarko n’a aucune colonne vertébrale idéologique. S’il fallait se faire élire par les papous, il se mettrait un os dans le nez ! Un « voyou** », sans « foi ni loi », avec qui le pire est toujours sûr. Ce qui ne disqualifie aucunement, au contraire les accusations de « dérives populistes » !


* Dans ce qu'ils appellent le "discours de Grenoble", […] ils ont vu un "candidat Sarkozy en campagne", plutôt qu’un président"digne de sa fonction". Un candidat "à droite toute" qui "clive les Français et meurtrit le sentiment républicain", selon la formule du député socialiste Pierre Moscovici. Un candidat qui se cantonne aux "énervements de matamore pour masquer l’échec de la politique de sécurité, à défaut de passer au Kärcher les conflits politico-financiers d’usage à l’UMP", gronde la députée PS Aurélie Filippetti. Pour Ségolène Royal, une République "qui pourrit par le sommet".

"En liant nationalité et délinquance, il fait ce que personne n’a jamais osé faire dans l’arc républicain, s’alarme Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé de la sécurité. Jusqu’à présent, ce discours était l’apanage de l’extrême droite." Pierre Moscovici va plus loin: "Qu’est-ce que ça veut dire, Français de souche et Français d’origine étrangère? Faudra-t-il bientôt porter un signe distinctif pour le savoir? Cette mesure scandaleuse rappelle celles en vigueur sous l’Occupation."  Comme on le voir les « hiérarques socialistes » ne sont pas loin de la comparaison kahnienne avec Laval !


** A noter que l’interviewer de Rocard lui est choqué par ce « voyou ». Car insulter le président, c’est l’insulter. Confusion totale donc entre la fonction présidentielle et celui « qui fait président » et qui prend cela comme un job.

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 19:09

Qu’elle était belle à voir la froide indignation de la dame Chabot, quand elle apprit que le vilain Vincent Peillon lui faisait faux bond !

 

L’impartiale directrice de l’information a-t-elle fait la bise à Besson, ou l’inverse (le baiser de Judas). Les caméras n’étaient pas là, pour nous montrer la probable scène.

 

Car, la chère Arlette a la bise facile. C’était en 2006, à l’issue de l’émission, en toute complicité, la dame s’était levée pendant le générique de fin pour claquer une bise sur la joue droite et même une autre sur la joue gauche de Jean-François Copé.

chabotcope1

Chabotcope2

 

Avec toute l’impartialité qu’on lui connaît, elle avait choisi, pour inaugurer la nouvelle formule de son émission politique, la veille du jour où le CSA allait décompter les temps de passage à la télé et à la radio des candidats à la présidentielle, le sémillant Ministre de l’intérieur de l’époque. Un pur hasard ! Et, à l’issue du débat du 2e tour des présidentielles, après que S. Royal s'était déplacée pour lui serrer la main, elle alla faire la bise à N. Sarkozy.

 

Mais l’ado capricieux ne lui fut guère reconnaissant. D’abord éliminée des entretiens avec UBUprésident, elle dut subir ses foudres, à l’issue de l’entretien qu’il avait décidé de donner à Ferrari et à Pujadas, à Nouillorque (rompant une fois de plus avec la tradition qui veut qu’un président ne s’exprime pas sur la politique intérieure à l’étranger). Elle avait eu le malheur de mettre son grain de sel dans un échange musclé entre le colérique et Kouchner. « Manifestement « à cran », Nicolas Sarkozy part aussitôt en flèche. Il se plaint de l'absence... de « vraies émissions politiques » sur le service public, regrettant feue L'Heure de vérité de François-Henri de Virieu. Curieuse critique qui ne résiste pas à l'examen des faits… ». Le Point

 

Humiliée publiquement, mais elle doit aimer cela, Arlette. Car le 26 novembre 2009, dans son émission, elle n’eut de cesse d’interrompre Martine Aubry, laissant M. Copé développer ses propos sans interruptions, lui. Il n’eut cependant pas droit à une bise… publique. Une autre fois, montrant qu’elle a bien assimilé l’idéologie sarkozyenne, elle essaiera de remettre de l’ordre dans un débat qu’elle était censée diriger en s’exclamant : « je n’ai jamais vu ça… c’est la culture banlieue qui entre dans le débat politique. Tous les coups sont permis ! ». (Mais peut-être faisait-elle allusion à une banlieue chicos où, de fait, un fiston de celui qui fait président poignardait dans le dos la tête de liste aux élections municipales ?).

 

Alors, la pôvrette a été victime d’un « coup d’éclat » du « voyou » Peillon (la « culture banlieue », on vous dit). Mais comme l’analyse fort bien Daniel Schneidermann, c’est son émission qui était piégée. « Quel qu'ait été l'ordre des prises de paroles et des préséances, cette émission était de toutes manières conçue comme valorisante pour Besson, portraituré seul en préambule (ma biographie, ma famille, mon antiracisme viscéral, mon enfance au Maroc, mes blessures intimes, mes plaies ouvertes, etc.), avant d'affronter successivement les deux serre-livres de gauche et d'extrême-droite (n'ayant pas droit, eux, à leur quart d'heure de moi-moi-moi, et réduits au statut de contradicteurs, donc de faire-valoir). De ce dispositif, Besson devait sortir dans la position du réaliste mais humain. Même détaillé aimablement aux participants au téléphone, ce dispositif en lui-même était un piège (sans parler du principe de consacrer une émission entière au fumigène de Besson). »

 

Peillon a donc bien eu raison de refuser de jouer le jeu de l’impartiale Mme Chabot. Et s’il a dû attendre le dernier moment, c’est certes pour donner plus d’éclat à son coup, mais aussi pour éviter qu’un Valls, qu’un Lang, voire un Dray, toujours prêts à tirer contre leur camp, ne vienne servir de caution pluraliste à Chabot.

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 16:59


Heureusement qu'il y a le palmipède pour nous informer ! Car les soi-disant journalistes, style BRP ou Birenbaum, sont trop occupés à se faire mousser ou à piller le net, pour faire un vrai travail d'investigation. Et bien, en un mot comme en cent, nous avons le regret de vous annoncer qu'un an après s'être saisi vigoureusement du sujet, chouchou n'a toujours pas su faire déboucher vers le tout-à-l'égout, les riches ch...... du cap Guaino, pardon du cap Nègre. Alors qu'il croyait torcher cela comme de le dire.

Souvenez-vous l'an passé, dans les mêmes eaux, si l'on peut dire, alors même que l'on venait de lui apprendre la mort de soldats français en Afghanistan, UBU président maintenait une réunion à laquelle il avait convoqué préfet et maire du cru pour amener les tenants des fosses septiques à résipiscence. Sans succès. Il avait donc confié ce délicat dossier au préfet qui ne s'était pas montré  à la hauteur de la tâche et avait donc été viré. Il faut dire à la décharge de ce haut fonctionnaire que le cap Nègre est un domaine privé et que donc les décisions de gestions globales sont prises par un conseil syndical des copropriétaires ; préfet ou pas, umpereur ou pas, les coups de menton et les agitations d'épaules sont sans effet.

Les irréductibles, majoritaires, loin donc d'être terrifiés par chouchou, contre-attaquent avec vigueur. Car l'opération tout-à-l'égout leur couterait la peau des fesses. Certes ils sont plus près de l'ISF que du RSA. Mais certains, propriétaires de longue date, n'ont pas obligatoirement l'aisance financière de la maman de Carlita.  Et surtout, ils ne voient pas l'intérêt de la solution du tout-à-l'égout qui va demander des travaux énormes et de pomper, gaiement certes, mais perpétuellement, les eaux grises et noires pour les envoyer dans le réseau. Car le terrain est accidenté et les villas ne sont pas les unes sur les autres dans ce « lotissement » de luxe !

Une assemblée générale des copropriétaires le 15 août doit, peut-être, débattre une fois de plus de cette question primordiale, fosses ou tuyaux, dans laquelle chouchou va vouloir peser de tout son poids (allégé par son régime), au risque d'y sombrer... dans le ridicule !

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 18:59

Tomber sur « Le Post », où je commets quelques articles (qui se retrouvent sur mon deblog-notes), sur un n° du de Funès(te) qui « fait président » où il compromet Michel Rocard, met un coup au moral. D'autant que Rocard est bien présent et que l'histrion secoué de tics et de grimaces s'adresse bien à lui et que non content de subir les niaiseries infantiles dont il est accablé, Rocard déclenche deux ou trois applaudissements.

"Le capitalisme, pour moi, c'est l'effort, c'est le travail, c'est l'esprit d'entreprise. C'est la propriété privée, c'est l'investissement à long terme, c'est l'accumulation -comme dirait Michel Rocard- dans la durée, du capital productif. Je fais plus simple que Michel (rire tonitruant de Rocard en fond, prétend un commentateur) mais c'est quand même ce qu'il pense, je l'espère. Je me permets ça parce que... hommage... rendu à notre proximité... intellectuelle."

 

Il avait infligé à une auditoire relevée (la dame Merkel, le sieur Blair, l'ami Lamy, etc.) ces fortes paroles : le capitalisme financier a perverti la logique du capitalisme ; le capitalisme financier donne la préférence aux signes de la richesse (allusion à sa période bling-bling ?) sur la richesse elle-même ; C'est un système d'irresponsabilité, je vais employer un mot fort, c'est un système amoral ; si on n'est pas d'accord sur ce constat-là, alors on n'est d'accord sur rien ! (pas la peine de faire un colloque puisque notre Ouf 1er a fait le constat indiscutable) et il a continué : La crise du capitalisme financier n'est pas la crise du capitalisme. Le remède à la crise que nous connaissons n'est pas l'anticapitalisme. L'anticapitalisme est une impasse. On doit moraliser le capitalisme, non pas le détruire. Il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder.*

 

 

Le même, candidat, vantait les vertus des prêts à l'américaine qui allaient entraîner la crise dite des « subprimes » "Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages [...].

Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants." Une prescience qui l'honorait (trop occupé par le bouclier fiscal, il n'a heureusement pas eu le temps de mettre en place ce si généreux système).

C'était l'époque aussi où M. Rocard déclarait : « Je considère que Nicolas Sarkozy est un danger public. Cet homme incarne la vraie droite. Intellectuellement, il est dans la philosophie de l'optimum des marchés et de la disparition de la régulation étatique. On a dit, ici ou là, que cela en faisait un conservateur américain, d'où des rugissements, sur le thème «il ne faut pas diaboliser les gens, cessons les insultes». Mais ce n'est pas une insulte ! Les conservateurs américains sont une très grande école intellectuelle, dangereuse, qu'il faut combattre, à mon avis, car elle pense faux. »

Le même deux ans après était encore sévère : « Comment réformer un pays quand on n'a pas d'idée directrice ni de constance, et quand on n'a plus de marge de manœuvre financière... certes, par la faute d'une crise globale, mais d'abord par ses propres erreurs? L'incohérence en matière fiscale - on taxe pour colmater après avoir baissé les impôts des Français les plus riches - ruine la crédibilité du gouvernement. [...] Nicolas Sarkozy mène une politique économique buissonnante et incertaine. Il n'a pas assez de connaissances économiques, il ne connaît pas l'industrie. Il n'a ni constance, ni patience. Il gouverne à l'impulsion, dans des rythmes médiatiques et pas économiques. Il a trop d'images dans la tête. Il est à la télévision, dans les annonces. C'était peut-être énergétique au début, c'est devenu paralysant et déstabilisant.»

 

Mais, on ne sait pas quel miracle, il va récemment voir en lui le représentant d'«une droite réformatrice et intelligente» avec laquelle la «gauche non révolutionnaire» peut trouver «une grande convergence». «C'est un homme de droite ouvert. La crise est suffisamment grave pour qu'on respecte ce qu'en dit le président sans y voir, en plus, de la manœuvre politicienne».  

 

Que Pascal Lamy se commette dans ce genre de colloque, dont Besson était le maître d'œuvre, se comprend : en tant que président de l'OMC il pouvait profiter de cette rencontre pour tenter de faire avancer les négociations sur le « cycle de Doha » (sauf erreur) en discutant en coulisse avec Merkel et Sarkozy. La présence de Rocard, surtout d'un Rocard apparemment complaisant avec le champion du « Parler faux », déconcerte, pour rester dans l'euphémisme.

Alors, Rocardien plus orphelin que jamais.

 

* Si cette bouillie conceptuelle a "une proximité intellectuelle" avec l'analyse de M. Rocard sur le crise, c'est que j'ai dû mal lire Rocard : "La confiance ne peut revenir quand le PDG ou le banquier, qui gagnait 40 fois plus que ses salariés pendant les deux premiers siècles du capitalisme, gagne 350 à 500 fois plus. Il faut reconnaître que le moteur de la croissance, c'est la consommation des ménages. Cela implique le retour de la masse salariale à un niveau plus élevé : en moyenne sa part dans le PIB a perdu 10 % en vint-cinq ou trente ans.

Il faudra aussi [...] condamner l'espoir d'une rentabilité à 15 % alors que le PIB croît de 2 % par an. Cet objectif de 15 % est un objectif de guerre civile."

Extraits d'un entretien, Le Temps, 23/10/08

 

 

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