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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 10:47
Le cerveau lent de Pierre Laurent

Pierre Laurent exige des excuses PUBLIQUES, pieds nus, en chemise et la corde au cou ?

C’est un scandâââle ! Hollande a osé dire « Marine Le Pen  parle comme un tract du Parti communiste des années 1970 (…) sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres ».

 

Eh quoi ! Les années 70 n’était-ce pas le « programme commun » clame Laurent dans son indignation ! Euh, oui… sauf que l’épisode s’est terminé par le slogan « L’union est un combat », c’est-à-dire par la reprise des attaques anti-socialistes par l’ineffable Georges Marchais dont Mélenchon est un lointain épigone.

 

"Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970. En pensant qu'on peut fermer les frontières, qu'on peut nationaliser les industries, qu'on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque" Les propos présidentiels visaient donc un discours économique sommaire des années 70, en partie partagé par la majorité du PS de l’époque d’ailleurs.

 

Mais à trop vouloir jouer les pucelles froissées, Laurent amène à  faire ressurgir des propos du truculent Jojo Marchais : « Il faut stopper l'immigration officielle et clandestine ! » clamait-il le 6 janvier 1981.

Alors M’sieu Laurent, reprenez-vous ! Le Président a juste dit que Mme Le Pen emprunte une rhétorique dépassée – le PCF de 2015 n’est plus celui de 1977, non ? – pour feindre de s’occuper des « travailleurs et travailleuses », en particulier dans le Nord et Picardie. Ni plus, ni moins.

Et sur l’escroquerie intellectuelle du FHaine vous auriez pu (dû ?) abonder !

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 15:04
Immigration : le discours de Hollande occulté

Non à la France 'en petit', la France 'du dépit', la France 'du repli'.

 

Pour ceux qui, reprenant d’ailleurs un slogan du F-Haine, parlent d’UMPS, le discours de F. Hollande à la Cité de l’Immigration, le 15 décembre 2014 est une réponse nette. Loin du discours de Sarkozy qui, braconnant sur les terres de Marine Le Pen, fait de l’immigration un fonds de commerce politique pour alimenter les peurs, loin des élucubrations zemmouriennes, le Président de la République a rappelé que des générations d’immigrés ont fait le visage de la France et que la France est un pays qui ne conçoit son destin que dans l’ouverture. La lutte contre les vents mauvais de la xénophobie et du racisme qui soufflent sur l’Europe n’est certes pas le monopole de la gauche mais on ne peut se dire de gauche si on ne fait pas de cette lutte son combat.

 

Ce discours n’a eu qu’un écho très (trop) limité. Les extraits qui suivent résultent d’un choix arbitraire, mais vous pouvez lire ou écouter son intégralité.

  La vocation de votre musée est de montrer le processus continu par lequel la Nation a intégré les populations d’origine étrangère et a su préserver son unité tout en reconnaissant la diversité des origines et des cultures.

 

La France est un vieux pays d’immigration

 

La France est un vieux pays d’immigration, l’un des plus vieux pays d’immigration d’Europe. Commencée dès la deuxième moitié du XIXème siècle pour répondre aux besoins de ce qu’on appelait la première révolution industrielle, l’immigration s’est poursuivie tout au long du XXème siècle et s’est amplifiée avec la reconstruction du pays après la guerre, avec la décolonisation et enfin avec la mondialisation. Aujourd’hui un Français sur quatre a au moins un grand parent étranger.

 

L’immigration fut à la fois le produit de nos propres nécessités, de nos propres besoins, j’entends par là ceux de la France, et en même temps des convulsions de l’Histoire, qui ont fait que des femmes et des hommes sont partis de très loin pour venir s’établir ici.

 

Les premiers vinrent de tout près, ce furent les Belges, dans l’industrie textile du nord. Puis les Italiens dans l’industrie lourde de l’Est, les Polonais dans les mines. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Espagnols, les Portugais, les Maghrébins, les Africains, qui contribuèrent à leur façon à la reconstruction du pays, à sa croissance à ce qu’on a appelé les trente glorieuses. Au bout de 30 ans après la guerre, on a estimé que ces forces-là auront construit l’équivalent d’un logement sur deux, d’une machine sur sept, et de 90% des autoroutes de notre pays.

Enfin la décolonisation poussa des populations jusque-là intimement liées à la France à venir y travailler. Ces populations venaient de cette Afrique, de ce Maghreb, et considéraient qu’elles avaient le droit de venir, ici. Elles avaient le droit parce que l’histoire leur rappelait le rôle qui avait été celui des plus anciens, ce qu’on appelait les « troupes coloniales », et qui étaient venues sauver la France. Ces troupes venaient de partout. Parmi les « Poilus » de 14-18, on comptait ainsi 180.000 Algériens, 60.000 Tunisiens, 37.000 Marocains, 134.000 soldats d’Afrique noire, 34.000 Malgaches. C’était l’empire qui était venu sauver la France.

 

Comment oublier 30 ans après, les 100.000 soldats africains de l’Armée de De LATTRE, qui accomplirent le débarquement de Provence, les tirailleurs sénégalais, les goumiers, les tabors, les spahis, les zouaves. Comment oublier les résistants de la MOI (Main d’Œuvre Immigrée), juifs, arméniens, les martyrs de l’affiche rouge chantés par Aragon.

 

La peur sciemment installée d’une religion, l’Islam

 

La présence de personnes étrangères a toujours suscité à toutes les époques de l’inquiétude, de la peur, de l’appréhension, surtout quand aux différences de langue, de culture, s’ajoutent des différences de couleur et de religion. Il y a toujours eu des démagogues, pour les attiser, pour utiliser les manquements aux règles communes - qu’il faut déplorer, pour justifier le rejet et démontrer qu’il y en a qui ne s’assimileront jamais.

 

Dès août 1893, à Aigues-Mortes, des Français excités par d’absurdes rumeurs, avaient massacré des travailleurs italiens, parce qu’ils venaient prendre des emplois, occuper des villages et finalement mettre en cause les équilibres de telle ou telle famille. Puis la boue antisémite s’est déversée lors de l’affaire DREYFUS.

 

   Les étrangers sont toujours accusés des mêmes maux : venir prendre l’emploi des Français, bénéficier d’avantages sociaux indus quand bien même les études les plus sérieuses montrent qu’ils contribuent davantage aux comptes sociaux qu’ils n’en bénéficient.

 

Ce sont toujours les mêmes préjugés, les mêmes suspicions qui sont invariablement colportés. Mais le fait nouveau, et nous devons le regarder en face, c’est la pénétration de ces thèses dans un contexte de crise… C’est la peur aussi sciemment installée d’une religion, l’Islam, qui de façon inacceptable est présentée par certains comme incompatible avec la République, alors que la République a toujours respecté les religions, et que les religions ont toujours été capables de comprendre les valeurs qui devaient être respectées.

 

Le fait nouveau, c’est que ces vents mauvais soufflent de plus en plus, et pas seulement en France, partout en Europe.

 

Les enfants des immigrés dépeints comme inassimilables hier, sont devenus des patriotes sans avoir jamais à renier leurs origines. Parce que depuis 150 ans, la République n’est pas liée aux origines, c’est l’adhésion à un projet commun.

 

La Laïcité

 

La laïcité n’est ni la lutte contre la religion, contre une religion. La laïcité n’est pas la suspicion non plus à l’égard de telle ou telle communauté. La laïcité est une école de respect, de la règle commune, une reconnaissance de la liberté de croire ou de ne pas croire.

La France ne peut tolérer qu’un citoyen soit agressé pour sa religion, sa couleur de peau, ses origines.

 

[Il y a] ceux qui rêvent d’une France en petit, d’une France de dépit, d’une France en repli, bref d’une France qui ne serait plus la France.

 

 

La France est un pays qui porte plus qu’une histoire mais une ambition, qui ne conçoit son destin que dans l’ouverture.

 

Schengen

 

Notre frontière, c’est Schengen. Cet accord est né de la volonté de remplacer des contrôles aux frontières nationales qui n’avaient plus d’efficacité par des coopérations uniques et sans précédent en termes de liberté, de sécurité et de justice. Et on voudrait faire éclater Schengen ?

Mais cela serait reculer, aboutir à rétablir des frontières, pays par pays.

 

 

Depuis 10 ans, notre pays accueille environ 200 000 personnes par an, soit la proportion la plus faible d’Europe, rapportée, bien sûr, à notre propre population.

90 000 viennent au titre de l’immigration familiale

60 000 autres arrivent chaque année comme étudiants. Que serait la France dans 20 ou 30 ans si elle ne les accueillait plus alors que le nombre d’étudiants dans le monde va doubler d’ici 2020 ?

Puis, pour arriver aux 200 000, il y a l’asile, c’est-à-dire un droit constitutionnel qui fait partie de l’identité même de la France.

 

Titre de séjour

A quoi sert-il de faire subir à des étrangers en situation régulière une attente interminable devant les Préfectures, les Sous-préfectures, pour le renouvellement de leur titre de séjour, comme pour bien les punir de ce qu’ils viennent réclamer : un titre de séjour. Ils l’ont déjà, c’est juste pour le renouvellement.

 

Droit de vote aux élections locales

Beaucoup d’étrangers, ce ne sont plus les mêmes, sont là depuis des décennies. C’est cette situation d’étranger depuis longtemps en France qui a justifié la revendication de leur ouvrir le droit de vote aux élections locales. Rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose, dans notre droit, une majorité des 3/5ème au Parlement. C’est-à-dire l’accord de toutes les forces républicaines. J’y suis pour ma part favorable, à elles de prendre leur responsabilité.

 

 

[Ce] musée a l’immense mérite de donner à des générations d’immigrés la place qui doit leur revenir et de nous faire comprendre qu’ils ont fait le visage de la France.

 

Un visage qui a la couleur de la République. Celle qui unit, rassemble et fédère.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 10:46
Les (faux) adieux de Méluche

Bien qu'ayant un (très) vieux fond d'éducation chrétienne, je ne résiste pas à la tentation de scanner un article du palmipède de ce jour, 30 juillet 2014.

Le Canard Enchaîné 30-07-2014 (cliquez pour agrandir)

Le Canard Enchaîné 30-07-2014 (cliquez pour agrandir)

Dédions à Méluche cette vieille chanson :

Eddie Constantine

ET BÂILLER, ET DORMIR

Paroles: Charles Aznavour, musique: Jeff Davis, 1953

 

 

Certains courent après la vie

Moi la vie me cours après

Bien des gens font des folies

Moi c'est folie de m'avoir fait

Je me fais pas de bile

Et n'occupe aucun emploi

Menant une vie facile

Je ne fais rien de mes dix doigts

Je vais pêcher dans les ruisseaux

Chasser dans les roseaux

Ou cueillir les fruits mûrs

Que m'offre la nature

On ne m'a pas mis sur terre

Pour me tuer à travailler

Mais pour vivre à ma manière

Et goûter à la liberté

Et rêver, et sourire

Et bâiller, et dormir.

 

Je dors à même la terre

C'est plus simple et c'est plus sain

Et si je meurs solitaire

Je n'aurais pas à aller loin

Je me lave à l'eau de pluie

Et me séchant au soleil

Je rêve à ma tendre amie

Et y'a vraiment rien de pareil

Et quand presqu'à la nuit tombée

On peut se retrouver

C'est un si grand plaisir

Qu'on reste sans rien dire

 

En regardant la nature

On se tient tout près bien près

L'un de l'autre et je vous jure

Que l'on ne pense qu'à s'aimer

Et rêver, et sourire

Et bâiller, et dormir.

 

J'ai fait mon paradis sur la terre

Car la paix règne au fond de mon coeur

Et vraiment si c'était à refaire

Je saurais pour garder mon bonheur

Et rêver, et sourire

Et bâiller, et dormir.

 

A (re)voir : Mélenchon, comique malgré lui ou l’histoire de France à la mode méluche.

Notre nouveau Joseph Prudhomme : Mélenchon

Super-Méchanlon

Quand Mélenchon se prend pour Robespierre

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 15:58
Leonarda et le Hollande bashing !

Hollande « tranche dans la chair d’une famille » aboie Schneidermann, plus fort que l’Huma qui consacre sa UNE au « chantage inhumain de François Hollande ». Valls, pour le donneur de leçons, « incarne sans complexe la lepénisation des esprits » et quiconque ne partage pas son « incrédulité et son dégoût » à l’écoute de la proposition présidentielle est voué aux gémonies.

 

Si on revenait tout platement aux faits.

Je n’ai pas compris tout de suite ce qui se passait, j’ai cru que c’était la mère de Léonarda qui voulait être rassurée et en fait, c’était le maire de Levier, [confusion de l’enseignante : il s’agissait de son prédécesseur, M. Philippe] commune de résidence de Léonarda, qui m’a précisé qu’il savait que nous nous rendions à Sochaux et il me demandait expressément de faire arrêter le bus. Dans un premier temps j’ai refusé en précisant que ma mission était d’aller à Sochaux avec tous les élèves inscrits pour cette sortie pédagogique (visite de lycées + visite de l’usine Peugeot). Le maire de Levier, Albert Jeannin, m’a alors passé au téléphone un agent de la PAF qui était dans son bureau [en fait au domicile de la famille] : son langage était plus ferme et plus directif, il m’a dit que nous n’avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière : Léonarda Dibrani cette dernière devait retrouver sa famille pour être expulsée avec sa maman et ses frères et sœurs ! […] nous avons décidé d’arrêter le bus sur le parking d’un autre collège (Lucie Aubrac de Doubs). […] Une voiture de police est arrivée, deux policiers en uniforme sont sortis. Je leur ai dit que la façon de procéder à l’interpellation d’une jeune fille dans le cadre des activités scolaires est totalement inhumaine et qu’ils auraient pu procéder différemment, ils m’ont répondu qu’ils n’avaient pas le choix, qu’elle devait retrouver sa famille [...] ” (à noter qu’une personne qui fait partie des soutiens de la famille Dimani est présente). C’est ce témoignage de la professeure responsable de la sortie scolaire, paru le 14 octobre, qui va déclencher « l’affaire Leonarda ». (témoignage tiré de la Revue de presse de P. Watrelot)

 

Car la reconduite hors de France de la famille Dibrani n’aurait eu d’échos que sur le réseau Education sans frontière (RESF) si, le 9 octobre, Leonarda avait été présente dans sa famille.  Il se trouve que la veille, elle avait découché.  C’est une personne du comité local de soutien aux sans papier qui joindra Leonarda sur son portable. Il saura ainsi qu’elle est dans un car pour une sortie scolaire et  donnera donc l’information aux forces de l’ordre. Non pas que cet ex-Maire de la commune de résidence de la famille soit un horrible complice des expulsions, mais parce que, sachant que le père, en rétention dans un autre département, allait être renvoyé au Kosovo, des soutiens locaux de la famille avaient demandé que soit organisé rapidement le transfert du reste de la famille pour permettre le regroupement familial au Kosovo.

 

« Essentiellement focalisés sur l’objectif de parvenir à regrouper la famille et de ramener la jeune fille auprès de sa mère, l’attention des forces de l’ordre n’a pas été éveillée par le fait que Leonarda DIBRANI se trouve dans un bus dans le cadre d’une sortie scolaire. Elles n’ont pas pris la mesure des enjeux que représenterait une intervention pour interrompre cette sortie. Elles n’ont pas considéré être dans le cadre des instructions interdisant toute interpellation dans des établissements scolaires ou à proximité de ceux-ci. En ce sens, elles n’ont pas fait preuve du discernement nécessaire. » (Rapport sur les modalités d’éloignement de Léonarda Dibrani)

Pour le reste, n’en déplaise à Schneidermann, l’opération s’est déroulée dans le calme et en toute légalité. Et – mea culpa – après le sénateur vert Placé, j’ai cédé à la complotite en soupçonnant le préfet du Doubs d’une opération assez vicieuse pour mettre Valls en difficulté. Il n’y est pour rien.

La courte intervention du chef de l’état a résumé clairement la situation. Compte tenu des circonstances de la récupération de la collégienne de 3e en sortie scolaire, le Président a ouvert la possibilité de son retour si elle le désirait. Celle-ci, harcelée d’ailleurs par une meute de journalistes, a décliné l’offre.

 

Que le RESF qui, dès qu’il y a des enfants et adolescents scolarisés, se bat contre les reconduites hors de France, demande le retour de toute la famille c’est dans la logique de son action constante.

Mais cela n’a rien à voir avec les outrances verbales très mélenchonniennes d’un Schneidermann ou le dérapage de Bernard Roman. Il n’y a eu ni rapt, ni rafle. Tout s’est passé en présence de soutiens locaux de la famille. Et l’offre faite à Léonarda est à la juste mesure d’un manque de discernement dans ce qu’il est un peu abusif d’appeler une interpellation.

Il est vrai que dans le climat d'hystérisation du débat politique tout propos qui n'est pas totalement manichéen, toute proposition quelque peu nuancée ne peut qu'agréger les critiques outrées et outrancières des deux bords.

 

PS Quelques mises au point sur des déclarations inexactes : http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2013/10/21/laffaire-leonarda-et-son-flot-de-declarations-inexactes

Mélenchon, Vociferator Ier

D’Imprecator, Mélenchon vire à Vociferator.  Valls pour lui, est à la droite de Marine Le Pen dont Hollande est l’agent électoral. La maladresse de forces de l’ordre, faisant arrêter le car en sortie scolaire pour récupérer une enfant d’une famille en voie de reconduite hors de France, devient rafle. La décision des adhérents parisiens du PCF de repartir, comme aux deux municipales précédentes, dans une liste commune avec le PS parisien, en fait des « traîtres ».

Entre deux mots, il choisit toujours le pire !

 

Blog de Jean-Pierre Rosenczveig

Blog de Jean-Pierre Rosenczveig

Léonarda : indignation(s) sélective(s). F Hollande a raison (542) Blog de Jean-Pierre Rosenczveig, Président du Bureau international des droits de l'enfant

Extraits

19 octobre 2013

On conçoit aisément combien a pu choquer l’expulsion d’une adolescente scolarisée en France depuis presque 5 ans et amenée alors qu’elle était en sortie scolaire à suivre des policiers pour retrouver sa mère et ses frères et sœurs à l’aéroport pour rejoindre le Kosovo […]

[Le gouvernement] coalise quasiment tout le monde contre lui. Dans son camp bien évidemment tous ceux qui attendent autre chose au nom d’une certaine morale et des droits humains ; ceux qui à l’autre bord appellent plus que jamais à une politique très stricte en direction des étrangers en situation irrégulière et bien sûr ceux qui se réjouissent de dénoncer la cacophonie, l’incertitude sinon la faiblesse dans la gouvernance de l’Etat. […]

 

Bonjour le piège ! Il faut retrouver de la raison et déjà prendre le temps de réunir les informations quand beaucoup sont partis à 150 à l’heure sans en disposer. […]

 

De fait, la famille, à juste titre ou non, je suis incapable de l’apprécier, a échoué dans sa demande de reconnaissance du droit d’asile ou d’un droit de séjour commun sur le territoire français. Elle a épuisé tous les recours de droit. La décision est mise à exécution comme bien d’autres le sont tous les jours. Comment faire autrement ?

Le père a déjà été reconduit il y a quelques jours. Sa femme et les enfants devaient le suivre au nom de ce grand principe fondamental, consacré par la convention internationale des droits de l’enfant, que les familles ne doivent pas être éclatées. […]

En d’autres termes l’expulsion d’une famille n’est pas illégale. Séparer parents et enfants contre leur gré le serait.

 

Deuxième élément-clé: une personne mineure n’est pas expulsable. Elle peut être refoulée à l’entrée du territoire français : à l’aéroport notamment […]

Léonarda aurait pu demander à rester en France ou sa mère souhaiter qu’elle reste en France.

On peut donc concevoir qu’au regard de l’émotion suscitée par son départ, Leonarda, désormais au Kosovo, soit autorisée à y revenir au nom du droit personnel dont elle jouissait de ne pas être expulsée [rappel : texte écrit avant l'intervention présidentielle, le 19/X], mais dont elle n’a pas fait usage, et dans la foulée dotée d’une titre de séjour régulier.

On imagine plus difficilement que les pouvoirs publics français acceptent que la famille de Léonarda revienne au prétexte que Leonarda y serait présente. Il suffirait dès lors d’entrer en France avec un enfant pour obtenir l’autorisation d’y séjourner ad vitam aeternam ! […]

Pour autant, au risque de détonner, Léonarda n'a pas un droit de vivre en France avec sa famille comme on le revendique aujourd'hui.

 

Reste que je suis choqué de l’ampleur médiatique et politique prise par cette affaire, sans doute liée au fait qu’on peut mettre un prénom et un visage sur cette jeune fille et bien évidemment au fait d’avoir donné le sentiment de remettre en cause le sanctuaire de l’école, mais encore plus par ces indignations sélectives. Ainsi depuis plusieurs années nous nous efforçons de faire prendre conscience à l’opinion publique du sort souvent préoccupant réservé aux quelques milliers d’enfants étrangers non accompagnés qui arrivent chaque année sur le territoire français. (Voir mes blogs sur les MIE)

[…] Tous les jours des Léonarda se trouvent, à la rue, à la merci de tous les dangers. Qui s’y intéresse ? Quand les médias éclairent le sujet que les relais trouvent-ils un relais ? Que nenni. Pas de manifestations de lycéens ou d’autres !

 

PS Après l'intervention du chef de l'état

[…]

Leonarda refuse de revenir seule. C'est son droit. Comme c'est le droit de la France de maintenir la décision qui résulte de l'échec des procédures de régularisation qui ont respectées les règles applicables dans ce pays. Sa présence en France n'ouvre pas droit à ses parents d'y séjourner[…] il me paraît irresponsable de soutenir que dès lors qu'un enfant est scolarisé sa famille est inexpulsable. Nous nous tirerions une balle dans le pied s'agissant du contrôle des flux migratoires. Tout enfant de moins de 16 ans présent sur le territoire français a le droit d'être scolarisé. Les procédures d'asile sont longues,trop longues, il faut donc encore plus veiller à ce que les enfants soient scolarisés et que les parents puissent travailler, mais scolarisation des enfants et travail des parents ne valent pas titre de séjour même s'ils peuvent en faciliter l'octroi.

 

Militer pour les droits des enfants ne veut pas dire démagogie ou angélisme. La décision du président s'imposait.

 

N.B. C'est moi qui ai grossit certains passages.

http://jprosen.blog.lemonde.fr/2013/10/19/leonarda-indignations-selectives-542/

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 16:06

commission-Jospin 01

Dernier hoax – du style boule puante – circulant sur la toile : les rémunérations fabuleuses des membres de la commission Jospin-Bachelot*.

« M. Jospin serait rémunéré à hauteur de 122 000 € pour ce travail difficile. Madame Bachelot 92 000 € et les autres auront 80 000 € (…) [Les consultants] toucheront une indemnité de 35 000 € » et qui trouverait-on parmi ces consultants ? Mme S. Agacinski et M. P. Bachelot. En tout cette commission coûterait « 2 444 000 € sans compter les frais annexes de ces personnes ». La conclusion caractérisait l’hoax : "Le président normal fait travailler les copains et copines. Et vous, vous allez gagner des taxes, taxes, taxes et IMPÔTS. Faites passer le message, il faut faire le travail que la presse gauchiste refuse de faire…" !

commission-Jospun hoax

 

Ce n’est pas le premier hoax post-électoral. Ainsi circule à bas-bruit, de courriel en courriel, une rumeur tout aussi grotesque sur la transformation des fauteuils des Falcons 900 présidentiels pour y loger des bouteilles de champagne, les cendriers étant transformé, eux, en emplacement réfrigéré pour loger le caviar.

 

Ce genre de calomnies, il faut le dire aussi, a circulé après 2007, visant Sarkozy. Ainsi du fameux « La direction des services fiscaux vient de le confirmer : Sarkozy ne paye aucun impôt depuis plus de douze ans. », message parfaitement mensonger. Ou  un autre sur un frère de Sarkozy, prétendument PDG de Biogaran, filiale générique du groupe Servier.

Mais a aussi longuement traîné – et repris pendant la campagne par Sarko lui-même – l’accusation à l’encontre de Martine Aubry, Maire de Lille, de réserver des créneaux horaires, pour les femmes musulmanes, dans les piscines de Lille. C’est faux. Il ne pouvait l’ignorer, car Denise Cacheux avait envoyé une vigoureuse lettre de démenti à ce cacoglotte de Copé qui répandait la même rumeur à fort relents identitaires.

 

Bien sûr, la campagne présidentielle vit s’épanouir, après avoir germé dans le fumier d’un cabinet noir, ces fleurs vénéneuses et contondantes.

 

Ainsi des revenus fabuleux de François Hollande ou de Jean-Luc Mélenchon (hoax recyclés, puisque le 1er était dit encore Maire de Tulle alors qu’il présidait le conseil général de Corrèze et le second sénateur, alors qu’il était devenu député européen).

 

Et les boules puantes post électorales peuvent aussi venir de la soi-disant « gauche de la gauche ». Ainsi a circulé un long message sur la candidature de Robien à la Direction générale du Bureau international du travail (BIT). Avec ce commentaire « Ci-dessous, un message transmis par notre camarade Simone F. Ces socialistes !! Ils ne changeront vraiment jamais. Non, non, jamais. Fraternellement. JC C. » Le message prétendait que Hollande aurait soutenu cette candidature en vue de la conquête de la mairie d’Amiens. Or de Robien avait été battu aux municipales en … 2008. Il était membre du conseil d’administration du BIT depuis août 2007 et sa candidature au poste de directeur général du BIT datait de 2011 !

 

Un hoax signé Copé ?

 

C’est une journaliste du « gauchiste » Figaro qui, sur son blog, dans un article intitulé « Commission Jospin : halte à la rumeur », affirme  :    « Eh bien tout ceci est faux, totalement faux, archi-faux Les 14 membres de la Commission sont tous bénévoles. Ils travailleront dans des locaux de la République mais leur tâche ne donnera lieu à aucune rémunération ni remboursement de frais.

Il y a eu assez d’ « affaires » politiques pour ne pas ajouter de la calomnie là où il n’y a simplement (et quoi qu’on pense du principe de ces Commissions) que des personnalités qui ont eu envie de répondre à la demande de François Hollande. » Ce qui ne peut convaincre un certain Jean-Patrick Grumberg de « Dreuz info » (site "pro-américain, pro-israélien et néo-conservateur" dont le maître à penser est Pierre-André Taguieff) : "Il n’est plus possible de les croire, ces journalistes putains du pouvoir, puisqu’ils votent à gauche et que personne n’imaginent qu’ils critiqueront leurs maîtres."

 

commission-Jospin bachelot  Il faut au moins reconnaître à ce Grumberg l’audace de signer une telle niaiserie. Car l’hoax, lui, est anonyme (ou attribué mensongèrement à un auteur ou institution qui n’y sont pour rien). Sauf qu’en l’occurrence, si on en croit le Canard enchaîné, l’une des victimes, Roselyne Bachelot, n’a aucun doute sur son origine. « En dépit de nos démentis, ceux de Jospin, de moi et de l’Elysée, cette rumeur continue de se propager sur Internet et les réseaux sociaux, y compris avec des insultes et des propos malveillants à mon égard. Je suis sûre que cela vient de l’UMP. » "Curiosité : cette méchante rumeur a été relayée sur les réseaux sociaux par des proches de Copé", ajoute le Canard.

 

Mais pour une calomnie comme celle-ci qui apparaît au grand jour, combien Piano, piano, piano, piano, piano vont s'enfler, s'enfler en grandissant dans les égouts d’Internet ? De listes de diffusion en listes de diffusion, la rumeur va crescendo et pollue les cervelles, et pas que des bacs – 5, modèle Estrosi, qui la relaient, avec parfois un soupçon de restriction mentale (C’est peut-être un hoax, mais…). Elle conforte le vieux fond poujadiste et xénophobe des identitaires. Bouillonnement fétide qu’alimentent sciemment des cyniques comme ceux que dénonce Mme Bachelot.

 

 

Sources :

Le Canard enchaîne du 1er août 2012 

Arrêt sur images, vite dit, 27 juillet 2012

L’air de la Calomnie de Rossini (livret de Sterbini d'après la pièce de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais) 

 

* Commission pour "la rénovation et la déontologie de la vie publique"

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 16:11

On sent la vase monter, et ça pue l’hydrogène sulfuré.

NKM

Dernière trouvaille de la délicate et distinguée Nathalie Kociusko-Morizet, très capillotractée : « Il y a quelque chose d’artificiel dans le personnage de Hollande. D’ailleurs, il se teint les cheveux. C’est subliminal, c’est une façon d’exprimer un malaise sur sa personnalité. On ne parle que de ça sur Internet ! » La dernière phrase est subliminable : le cabinet noir, Buisson-Peltier, a lancé cet élément de langage, immédiatement repris par les bataillons de godillots-trolleurs sur les forums, à propos de tout et de rien. Et NKM de dire toute innocemment que, après le hallal, une prétendue teinture de cheveux est la préoccupation unique des internautes !

 

Autre œuf pourri, et là Sarko le lance lui-même de métinge en métinge. Il reproche à Martine Aubry, Maire de Lille, de réserver des créneaux horaires, pour les femmes musulmanes, dans les piscines de Lille. C’est faux. Il ne peut l’ignorer, car Denise Cacheux a envoyé une vigoureuse lettre de démenti à ce cacoglotte de Copé qui répandait la même rumeur à fort relents identitaires. Le créneau hebdomadaire en question était réservé dans une seule piscine à une association qui proposait des séances d’aquagym à des femmes obèses, maghrébines ou pas.

En revanche Dominique Dord, le Maire UMP d’Aix-les-Bains, réserve deux créneaux horaires à la piscine pour des élèves d’une école talmudique de sa ville ;       et comme les filles et les garçons ne doivent pas se baigner ensemble selon la religion juive, les filles de l’école juive Tomer-Debora se rendent à la piscine de 7 heures à 8 heures le vendredi et les garçons occupent les bassins entre 12 heures et 13 h 30. (Le Dauphiné). Apparemment, ça n’émeut pas J.F. Copé qui dirige l’UMP, parti dont D. Dord est le trésorier (successeur d’Eric Woerth !). Pas Sarkozy, non plus.

 

Le parti de l’Anti-France

 

Dos au mur, ils sont prêts à tout, y compris à affaiblir le voisin espagnol, pourtant dirigé par la droite et surtout à affaiblir la position de la France : "L'économie française est si solide aux yeux du Président que cette semaine il a annoncé une crise à la grecque si son rival socialiste gagnait les élections." remarque Joseph Cotteril, du Financial Times. Non content, en effet, d’avoir fait perdre le fameux AAA, si cher à ses yeux, à notre pays, le sortant et ses partisans essaient de fausser le choix démocratique en agitant la menace des spéculateurs internationaux ! NKM encore, s’illustre par un touitte assez crapoteux : « Hollande au volant, la Grèce au tournant ». La Grèce, ici, remplace les chars soviétiques de 1981.

 

La droite la plus bête du monde est encore et toujours là. Et l’« Anti-France », c’est eux !

 

  En bonus : http://www.ungrandpresident.fr/ (on clique sur le dessin de son choix)

 

En super bonus :

 

 

Mes chers amis, j’entends la clameur. Je mesure la ferveur. J’imagine demain le bonheur qui pourrait être le nôtre si nous y parvenons, vous et moi, à la victoire, le 6 mai. Nous sommes nombreux, très nombreux, innombrables même, ici à Paris, rassemblés pour appeler les Français au changement. Aujourd’hui à une semaine du premier tour, nous leur demandons de faire le choix, de nous donner la force nécessaire pour être demain le prochain président de la République. Déjà le soleil luit. Il ne chauffe pas encore. Il arrive ! Nous sommes ici à Paris parce que c’est notre capitale, qui symbolise pour le monde entier la Révolution française, les libertés, la culture, le rayonnement de la France. Nous sommes ici à Paris parce que c’est là, tant de fois, que s’est écrite l’histoire de la France, l’histoire de la République, l’histoire de l’Europe et même l’histoire du monde. Nous sommes ici à Paris parce que c’est là que Bertrand Delanoë a produit le grand changement, il y a onze ans, à Paris, désormais dirigée par la Gauche. Bel exemple de ce que nous devons faire pour l’ensemble du pays !

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:32

 

 

Une de ces rodomontades dans lesquelles excelle l’avatar 2012 de Georges Marchais, le grand tribun Mélenchon : au-delà de 30000 euros, je prends tout ! Petit problème, le secrétaire général du PCF (principale composante de Front de gauche), Pierre Laurent, ne sait pas très bien ce qu’il veut prendre.

 

C’est chez Aphatie, le 27/03/12, sur RTL. Dès le départ, questions sur l’affaire Merah, on constate que pas plus que son père, dont il a gardé la lente diction, le camarade Laurent n'est un orateur.

Mais quand arrive la question, qu’avec A-S Jacques, d’@si, on peut qualifier de fastoche,  quelle est la mesure la plus forte du programme de Mélenchon, le malheureux commence par s’emmêler les pinceaux : « Je crois, la volonté de réduire le partage des richesses ». De l’art de dire le contraire de ce que l’on veut exprimer ! Mais il se rattrape : «réduire les inégalités, en s’attaquant au pouvoir des marchés financiers. C’est ça le cœur de notre programme. C’est ce qui traverse toutes nos propositions ». Aphatie lui objectant que c’est très vague, il précise « Je pense qu’il faut réformer la fiscalité pour la rendre vraiment progressive. Il faut que les hauts revenus soient frappés fortement (…) nous proposons de prendre tout au-dessus de 360 000 euros annuels » A Aphatie qui lui demande  360 000 € par part ou par foyer fiscal ? il a cette réponse assez inouïe « Je ne me suis pas posé la question comme cela » alors qu’en matière d’imposition c’est quand même une question basique.

 

Comme le fait remarquer A-S Jacques, ce n’est pas tout à fait la même chose par part (par exemple, au-delà d’un salaire de 30 000 € mensuels on taxe à 100%) ou par foyer fiscal où c’est le cumul des revenus qui est taxé (pour rester dans un exemple simple, deux conjoints à 15 000 € mensuels). A tout hasard, Laurent lance « Disons, par foyer fiscal ». Il semble que le programme du candidat ne soit pas, non plus, très clair là-dessus.

 

Cette mesure, le secrétaire général du PCF y croit-il vraiment ? Faudra-t-il que F. Hollande la reprenne ?  Il se contente de dire que cette proposition « continuera à vivre en ce qui nous concerne ».

 

Mélenchon donne dans l’imprécation incantatoire – en l’occurrence sur le modèle exact de Marchais qui a sorti aussi un au-delà de…, je prends tout – que même ses alliés du PC ne prennent pas trop au sérieux ; il en est presque prêt d’ailleurs à nous parler du bilan globalement positif du castrisme ou du régime Chinois. Il manie avec fougue le « casse-toi, pôv con » à sa façon, à l’encontre de l’apprenti journaliste, du militant PC ou CGT un peu trop pugnace, de la presse en général, etc. On a entendu Clémentine Autin, dans l'honni Petit Journal de Barthès (Canal+), vanter son caractère, alors qu’il n’est que caractériel !

 

PS Pour compléter, un billet de Patrick Jarreau (Le Monde 20/03/12) :

"S'il n'a pas attiré, place de la Bastille, davantage que le public escompté, Jean-Luc Mélenchon a réussi à détrôner Nicolas Sarkozy de la « une » du Figaro. Le quotidien souligne, lundi 19 mars, la progression du Front de gauche dans les sondages et la pression qu'il exerce sur François Hollande. L'UMP compte sur M. Mélenchon pour obliger le candidat socialiste à gauchir son discours et dissuader ainsi les électeurs centristes de l'élire ou de le laisser passer au second tour. Au siècle dernier, les marxistes-léninistes appelaient cela une alliance objective."

 

(C'est moi qui souligne)

 

Petit bonus : la vidéo intégrale de l'échange entre un étudiant-journaliste et Mélenchon (c'est entre les deux tours de régionales, Mélenchon évoque Le Parisien qui fait sa Une sur la réouverture ou pas de Maisons closes au lieu de parler des régionales, l'apprenti journaliste rebondit sur cette Une en demandant à Méluche ce qu'il en pense...)

 

 

 

L'épisode conté par Julien Mignot, photographe, montre que cette aptitude au mépris et à la généralisation assez inquiètante est une constante chez Mélenchon. "Dans le bus qui nous ramène de Bobigny à Paris, j'ai mon appareil sur les genoux. Il vient en face de moi. Me dit : "Qui êtes-vous ? Je ne vous faits pas confiance. Si vous me mitraillez, je m'en vais". Il a traité tous les photographes d'abrutis. Je lui fais remarquer qu'on ne lui dit pas : "Vous, les politiques vous êtes tous pourris." Il m'a répondu : "Vous me faites la leçon en plus ? Allez dégage !"  Tout le personnage est là."

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