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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:07
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

Ce titre, emprunté à Antoine Duplan, pour désigner Marcel Vidoudez (1900-1968), l’un des dessinateurs romands les plus féconds du 20e siècle, est un peu exagéré. Pour la pédagogie, il a illustré un ouvrage quasi caricatural de la méthode syllabique. A faire frétiller de joie nos rétropenseurs. Quant à qualifier la face cachée de son talent de « pornographie », c’est presque diffamatoire. Car son œuvre sous le manteau, certes très couillue, est plus gauloise que porno. Cependant Antoine Duplan est un excellent guide dans son œuvre, découverte grâce à Koppera.

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Marcel Vidoudez, le Romand, a été formé aux beaux-arts à Lausanne mais aussi à Dresde et Paris. En France, dans les années 30 il a tourné un film, avec un certain Jin Gérard, « Le perroquet vert ».

Dessin animé, illustrations de magazines, décoration de cabaret, mais surtout illustrations de livres pour enfants : les contes de Grimm, Le Chat botté, La case de l’oncle Tom, Les Contes de La Fontaine, etc. : une oeuvre prolifique.

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

Mais surtout, il a illustré « Mon premier livre »*, manuel d'apprentissage de la lecture.

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

Un livre à faire rêver nos chaisières Ludivine et Béatrice (de la Rochère et Bourges) avec un papa, une maman et Mimi, la fille. Pas de dérapage de genre à la Najat Vallaud-Belkacem : « Pour les petits Vaudois qui ont appris à lire entre 1949 et le début des années 70, le monde était propre, en ordre. «Papa téléphone, maman tricote

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

 

 

Les choses étaient simples, les rôles clairement répartis et les nègres à leur place dans la savane – le livre se concluait sur l’histoire de Zo’hio, le négrillon au «petit ventre rond ayant mangé beaucoup trop de cacahuètes». Des vignettes pleines de rondeur et de fraîcheur enluminaient ces stéréotypes : enfants sages, rondes musicales et jeux champêtres, scènes de genre à la ferme, au garage, à l’école, baignant dans une clarté toute lémanique. 

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

Seuls des esprits pervers auraient pu voir dans l’oie qui tentait d’arracher sa jupe à « petite Marion » l’indice d’une œuvre clandestine, sous le manteau, de ce prolifique illustrateur.

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

« Mais, aussi sûr que le bleu Léman recèle des brochets voraces, même le plus débonnaire des Vaudois a sa face d’ombre. Maman tricote, papa fricote, hélas… Marcel Vidoudez qui a donné des couleurs aux visées pédagogiques du Département de l’instruction publique et des cultes avait une activité occulte de dessinateur érotique – qui aurait pu briser sa respectabilité et sa carrière. »

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
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Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

« Sur l’ubac de l’œuvre, on retrouve la rondeur et la fraîcheur des dessins officiels et parfois même au loin le lac Léman, les syndics joufflus, les cavistes au nez rouge, souvent empourprés par les instants torrides qu’ils vivent et prolongés de vits écarlates. Pierre Yves Lador évoque justement «le climat gouailleur de Dubout, la rondeur de Bellus et peut-être un peu de Tetsu». Les images cochonnes de Vidoudez relèvent de la friponnerie, de la paillardise plus que de la pornographie. On y voit des belles de nuit aux galbes généreux, des petites culottes roses ornées de dentelle, des tableaux exotiques (Japon, Haïti), ...

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
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Fin de soirée candauliste ?

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
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Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit
Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuitMarcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

...ce coquin de Zo’hio devenu grand et fort, groom dans un hôtel, une friponne blonde le convie dans sa chambre et pendant qu'il la saille, un monsieur [le mari ?] arrive par derrière et hop! il sodomise Zo'hio ! 

Marcel Vidoudez : Pédagogue le jour, pornographe la nuit

Zo'hio sait aussi participer à des jeux un peu acrobatiques. Mais, là le dessinateur est Alex Székely dans Ein Besuch bei dem grossen Jim* et non notre ami Marcel.

* Traduction approximative "Une visite de Jim-le-costaud" ou "le bien monté"

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Saphisme, triolisme, voyeurisme… Il y en a pour tous les fantasmes. La cueillette des champignons qui dérape, le déjeuner sur l’herbe qui finit en partouze, la digue du cul qui saisit notables et bourgeois. Naïves, charmantes, désuètes, ces images manifestent selon Michel Froidevaux une «forme de santé, une énergie débordante» … » (d’après A. Duplan)

 

Pour compléter : https://honesterotica.com/illustrator/marcel-vidoudez

 

* Pour les nostalgiques comme pour les contempteurs de la méthode syllabique, vous pouvez verser des larmes nostalgiques ou un torrent de sarcasmes en jetant un coup d’œil à ce Premier livre, au format *.pdf en trois tomes :

Mon premier livre Tome I

Mon premier livre Tome II

Mon premier livre Tome III

Occasion aussi de relire « La lecture en débat » un dossier de presse qui s’était étoffé de contributions de chercheurs, sur l’ancien site d’Education & Devenir.

 

A noter que le vaudois n’est pas le premier illustrateur d’ouvrages pour la jeunesse qui s’adonne aux œuvres dites du second rayon. Parmi ses collègues, notons Rojan qui illustra notamment les albums du Père Castor, Luc Lafnet, premier dessinateur de Spirou, Paula Meadows qui illustre des livres pour enfants écrits par Franck Charles, son mari, Nicole Claveloux dessinatrice pour Okapi…

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 18:43
No es un abanico, pero se abre

No es un abanico, pero se abre

Est-ce qu’en Espagne, le 1er Mars équivaut à notre 1er avril ? Car voilà un Maire d’une commune majorquine qui publie un arrêté pour  dissuader les libertins de se livrer sur des lieux publics à des actes indécents, mais en des termes pudibonds. Au lieu d’appeler un chat, un chat et une chatte, une chatte, il use de ceci et de cela.

Sauf que le pudibond alcade se révèle, par ses devinettes pour faire deviner le sens de ceci et de cela, un fieffé paillard.

 

AYUNTAMIENTO DE SA POBLA

Don Vicente Soler, Alcalde presidente del  Excelentísimo Ayuntamiento de Sa Pobla por el presente:

HAGO SABER

Que a todas aquellas parejas que sean sorprendidas en cines, parques, solares, calles, callejones y otros lugares similares, serán sancionados de la siguiente forma:

Con la mano en el muslo………1.000 pesetas

Con la mano en aquello………..1.500 pesetas

Con aquello en la mano………..2.000 pesetas

Con la boca en aquello…………2.500 pesetas

Con aquello en aquella…………3.000 pesetas

Con aquello fuera de aquella….. 4.000 pesetas

Con aquello detrás de aquella…. 5.000 pesetas

 

¿QUÉ ES AQUELLO?

 

No es un murciélago, pero vive colgando.

No es un acordeón, pero se estira y se encoje.

No piensa, pero tiene cabeza.

No pertenece a ningún club, pero le llaman miembro.

No produce música, pero le llaman órgano.

No es un caballero, pero se levanta ante las damas.

 

¿QUÉ ES AQUELLA?

 

Tiene labios, pero sin dientes.

Es un conejo que no corre, pero se corre.

No es un abanico, pero se abre.

No muerde, pero traga.

No es vegetariano, pero come nabos.

No es una aspiradora, pero traga polvos.

 

Sa Pobla, 1 de marzo de 1.987

 

EL ALCALDE

Pudibond ou paillard, ce maire majorquin ?
Pudibond ou paillard, ce maire majorquin ?
Pudibond ou paillard, ce maire majorquin ?
Pudibond ou paillard, ce maire majorquin ?

Traduit à la louche

ARRÉTÉ

Don Vicente Soler, Maire Président de l’excellentissime municipalité de de Sa Pobla,  par la présente fait savoir que tous les couples quelconque qui seront surpris dans les cinés, parcs, terrasses, rues et ruelles ou autres lieux similaires seront sanctionnés de la façon suivante :

Avec la main sur la cuisse …. 1 000 pesetas

Avec la main sur ceci ………..  1 500 pesetas

Avec ceci dans la main ……..  2 000 pesetas

Avec la bouche sur ceci……    2 500 pesetas

Avec ceci sur cela ………..       3 000 pesetas

Avec ceci sorti de cela…        4 000 pesetas

Avec ceci derrière cela…        5 000 pesetas

 

Mais qu’est-ce  que « ceci » ?

Ce n’est pas une chauve-souris, mais ça vit suspendu

Ce n’est pas un accordéon, mais ça s’étire et se rétrécit

Ça ne pense pas, mais ça a une tête

Ça n’appartient à aucun club, mais ça se nomme membre

Ça ne fait pas de musique, mais ça se nomme organe*

Ce n’est pas un gentilhomme, mais ça se lève devant les dames !

 

* Jeu de mot intraduisible puisque « organo » désigne aussi l’orgue avec ses beaux tuyaux

 

Mais qu’est-ce que « cela » ?

Ça a des lèvres, mais pas de dents

C’est un lapin qui ne court pas mais qui jouit*

Ce n’est pas un éventail, mais ça s’ouvre

Ça ne mord pas, mais ça avale

Ce n’est pas végétarien, mais ça mange des navets**

Ce n’est pas un aspirateur, mais ça aspire la poudre***.

 

* Encore plus intraduisible littéralement puisque d’une part le lapin ibérique – conejo –a des rapports évidents avec « cela » que n’a pas son frère gaulois (on parle plus volontiers d’un chaud lapin) et que d’autre part il y a un jeu de mots entre corre (courir) et se corre (jouir)

Essai de transposition (?) C’est une chatte qui ne ronronne pas mais qu’on caresse

A noter le connil ou connin, conin, cunin est l'ancien nom du lapin qui servait aussi à désigner le sexe de la femme (jusqu'au 17e siècle) et on retrouve cette racine dans Cunnilingus.

 

** Ces navets ont à l’évidence des échos dans la langue de Cervantes qu’ils n’ont pas dans celle de Molière ; peut-être à remplacer par les carottes chères à Charlotte ?

 

*** Il semblerait que les espagnols font parler la poudre quand les français envoient la purée.

 

On notera que la boca en aquella n’entraîne aucune amende.

 

Source : Luis Viadel

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 21:58
LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Valeriano et Gustavo-Adolfo Bécquer

Sur le cabinet de curiosité, je tombe sur une série d’aquarelles intitulée Carlos Marfori y Callejas. Recherche. Ce Carlos n’est pas un peintre, mais un ex-boulanger devenu maire de Madrid puis Ministre de l’outremer, dans la 2e moitié du XIXe siècle. En fait le favori de la Reine Isabel II. Et les aquarelles sont tirées d’un ouvrage Los Borbones en pelota attribué aux frères Bécquer, Gustavo Adolfo pour les textes et quelques illustrations, Valeriano pour l’essentiel des aquarelles.

 

 

 

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

: "Por probar de todo... de tirarse a un pollino encontró modo".

La pauvre Reina est présentée comme une nymphomaniaque, à faire pâlir d’envie Lars Von Trier. Telle une héroïne de Musset (Gamiani), elle va jusqu’à se faire tirer (tirarse) par un âne dans l’écurie. Pourtant ses amants sont présentés montés comme des ânes. En particulier, le fameux Carlos Marfori.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Isabel II et Napoléon III

Les bourbons à poil, voilà un titre à faire frémir Copé !

L’ouvrage démontre la vigueur de la littérature sous le manteau chez les contemporains de notre Napoléon III qui apparaît d’ailleurs dans quelques images, participant aux partouzes royales.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

L’illustrateur portraitise fidèlement les proches d’une reine qui, malgré son tempérament attesté par des historiens, est aussi très portée sur la religion.

 

 

saint Antoni Maria Claret

saint Antoni Maria Claret

Son confesseur, le futur saint Antoni Maria Claret, ne se contente pas de donner l’absolution.

 

  La Sœur Patrocinio, de son vrai nom María Josefa de los Dolores Anastasia de Quiroga Capopardo, ne s’est pas non plus confinée dans son rôle de conseillère spirituelle. Ou elle a justifié la fameuse formule « toute mystique est une érotomane qui s’ignore », sauf que là elle ne l'ignorait pas.

 

Bien sûr, le mari, le roi consort, Francisco de Asís de Borbón, surnommé Paquillo Natillas, avec vers à l’appui :

"Paquillo Natillas,

que es de pasta flora.

Se mea en cuclillas,

como una señora."

 

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Et Carlos Marfori y Callejas, l’amant omniprésent.

 

 

      Mais aussi, plus surprenant, le Président du conseil des ministres, González Bravo, qui aurait donné un sérieux coup de main à un Gustavo Adolfo Bécquer, peu reconnaissant.

 

 

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Isabel II con su intendente Carlos Marfori. Fco de Asís. A la derecha espera un batallón de guardia.

Tout ce beau monde, aidé parfois par des gardes ou autres comparses dévoués, essaie de satisfaire une reine insatiable.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

L'anticléricalisme, tel que le pratiquait en France Les Corbeaux, par exemple, n'est pas absent de l'ouvrage.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869
LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Antoni Maria Claret (confessor de la reina), sor Patrocinio (consellera espiritual de la reina), semblent des plus dévergondés qui participent aux royales partouzes.

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La soeur pousse même très loin son rôle de conseillère spirituelle, payant de sa personne pour calmer les royales ardeurs.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Le roi consort, Francisco de Asís, est représenté le chef orné de magnifiques bois avec comme légende : premier branleur de la cour.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Le contexte historique où se situe cette oeuvre est bien illustrée par cette planche où Luis González Bravo soutient dans les airs le reine au bout de sa verge qui la pénétre par derière.

¡Fue su último sostén!

 

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

 

Métaphore d'une grande subtilité de la situation vécue par la reine à la mort du Général Narvàez en 1868, quand elle nomma Gonzàlez Bravo à la tête du gouvernement, le considérant comme le dernier politique capable de maintenir l'ordre et d'éviter un révolution qui, cependant, éclatera et finalement triomphera cinq mois plus tard.

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LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Pio Nono bénit l'accouplement de la reine avec son favori, Carlos Marfori, avec le Président du conseil et le roi consort agenouillés, sous les regards de sor Patrocinio

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Portée par son amant, son mari avec le petit prince en faune portant une grappe, le président du conseil tapant un tamboutin et à l'arrière plan  Claret et la sor.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Le triangle reine, amant cocu, avec Gonzalez Bravo.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Carlos Marfori besogne la reine sur son trône, avec son confesseur caché derrière, sous les yeux du roi branleur, avec Gonzalez bravo qui attend son tour et la soeur nue à l'arrière-plan.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Francisco de Asis à gauche sort avec le pot-de-chambre Isabel II sur le lit fornique avec le Padre Antonio Maria Claret et Carlos Marfori queue roide attend son tour. La reine s’exclame "¡Oh viejo que estás jodiendo! / al infierno vas cayendo".

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Tandis que son amant a un verre de vin à la main, la reine nue l’attend une jambe jetée sur un bras du fauteuil, derrière elle son époux se fait sodomiser par son confesseur, tandis que le président du conseil lutine Sor Patrocinio. Au sol, deux petits chiens cherchent à copuler.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

Mêmes acteurs, mais il semble que le confesseur s'apprête à faire un "lavement à moustache" à la reine qui, elle,  s'apprête à tailler une pipe à son amant, tandis que Gonzalez Bravo branle la sor Procinio, tout cela sous les yeux des gardes et d'un mystérieux civil.

LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869
LA "GLORIOSA" SÁTIRA. UN OUVRAGE POLITICO-PORNO ESPAGNOL DE 1869

La reine dénudée danse-t-elle le cancan devant Napoléon III  qui, accompagné de Claret et Marfori, exhibe un phallus impressionnant, tandis que, dans un coin, Francisco de Asis tente de se couper le sien ?

Sur la deuxième aquarelle, nous sommes retournés au palais. Faut-il voir une métaphore politique avec Napoléon III sodomisant le président du conseil espagnol qui lui-même s’attaque à un fantôme surpris ? Isabel II et son amant forniquent à cheval sur le roi consort ; la reine a attrapé le vit de Claret qu’elle semble guider vers le séant de son époux.

 

 

José Luis Castro Lombilla, à qui j’ai emprunté une partie des descriptions, conclut une présentation de l’œuvre par une condamnation de la monarchie actuelle* (Isabel II est une ancêtre pas si lointaine que cela de Juan Carlos). Monarchie qu’il estime anachronique au XXIe siècle dont les membres, estime-t-il, sans vergogne ni pudeur exhibent une vie privilégiée tandis que les citoyens paient des impôts pour maintenir leurs privilèges.

Et il aspire donc à une Troisième République.

 

* Le petit fils d'Isabel II et le grand-père de Juan Carlos fait parfaitement la liaison : Alphonse XIII un roi porté sur le porno !

 

Pour compléter deux documents en pdf :

http://www.wikiblues.net/sites/default/files/LosBorbones.pdf

http://ifc.dpz.es/recursos/publicaciones/32/48/_ebook.pdf

Le second, le plus complet, est une présentation suivie d'une étude image par image (et publié par l'Institución Fernando el Católico) mais c'est, bien sûr, en Espagnol.

 

 

et la série complète :

 

 

 

  A noter qu'en 1840, à la fin de la 1ère guerre Carliste fut créé l'ordre des pajilleras de la caridad :les branleuses de la charité ou plutôt les charitables branleuses, dont la tâche était de masturber les soldats blessés.

Petit montage des images tirées du Cabinet de curiosité (pour des raisons qui m'échappent, il démarre automatiquement : attendre donc qu'il s'achève pour le relancer et le voir intégralement).

 

 

Pour compléter : une série d'images qu'on retrouve dans le 2e document téléchargeable

dont voici un échantillon

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 19:08

rodgers terryTerry Rodgers, né en 1947, a été formée par une des plus vieilles écoles des beaux-arts des Etats-Unis, l'Amherst College, dans le Massachusetts où il continue de vivre et de travailler. Il se dit inspiré par Velasquez.

 

crobars

Ses œuvres hyperréalistes, souvent gigantesques, reposent d’abord sur des crobars, croquis de mise en scène à peine esquissés, puis des photos, avec deux ou trois personnages, enfin la toile aux décors très kitsch et à l’espace sur saturé d’objets et de corps.

 

Terry Rodgers from Geert van de Wetering on Vimeo.

 

 

Ses personnages sont comme des ainés des kids que capturait Larry Clark. Mais des ainés autrement plus aisés, ultras bling-bling et qui ne se piquent pas aux amphétamines, mais sniffent sans doute de la belle poudre et sirotent leur champagne.

 

Rodgers met aussi en scène la génération plus âgée.

tr-plagesPlages populaires semi nudistes.

 

TR ainesOu coktails BCBG où les distingués hôtes s’ennuient avec distinction.

 

TR-familles

Jusqu’à des scènes familiales à l’ambiance décalée, quasi inquiètante.

 

alina-reyesAlina Reyes, poête et romancière, qui a connu un immense succès avec Le boucher, décrit ce que lui inspirent ces toiles.

 

 

 

Les Absents

Alina Reyes

Terry Rodgers 01

Comment sont-ils arrivés là ? Sur quelle invitation ? De quel beau monde viennent-ils ?

Ils ne sont pas arrivés. Ils ne sont pas là.

TRodgers speedinglight
Il y eut des flyers, des e-mails, des appels téléphoniques, des sms, des cartes postées ? Ce sont ailes d’oiseaux cassées. Leur hôte a disparu. Épars ils s’agitaient dans des villes immenses, des immeubles de glace pilée, qui les a propulsés là ? Sont-ils là ? Les uns sur les autres. Combien sont-ils ? Où sommes-nous ? Nous croyons reconnaître de vastes salons, des plages, des terrasses, luxe, calme ? Insensibilité.

Terry-Rodgers-The-Variable-Frequencies-of-Restraint-2009Seins de sang-froid, durs tétons, strings, sexes nus en repos, jeunesses jetées comme des dollars dans l’espace bondé.
TRodgers_interpretingdreams.jpg
Silence. Quelle musique ? Musiques sans cesse et incessant silence, musiques assourdissantes qui coupent le son des voix et qu’on ne peut entendre. Histoires sans paroles. Non-parlé sans histoire.
TRODGERS arcofinevitability
Qui les a rassemblés ? Sont-ils ensemble ? L’hôte s’est dissous. Où çà ? Où suis-je ? Hors du tableau ? Je veux entrer dedans. Boire ce champagne, porter ces lourds bijoux, ces bouts de tissus accrochés çà et là sur mon corps, ces fanions. Qui me rejette ? La toile me rejette. Il n’y a pas de place. Suis-je arrivée trop tard ? Non, trop tôt. D’un temps où les corps encombrent. Comment ont-ils fait pour se déshabiller de leur chair ? Mais non, tu ne vois pas ? Ils n’y sont jamais entrés, ils n’y sont pas.

TRodgers_arodger02.jpgSont-ils beaux ? Jouissent-ils ? Tu ne vois pas que non ? Si. Peut-être vont-ils jouir ? Que se prépare-t-il ? Rien. Rien ne va se passer ? Rien se passe, Rien ne passera pas, tu vois bien que les chiens n’aboient pas. Je ne vois pas de chiens. Qui dit je ? À qui dis-tu tu ?
19 10 2009 adam
Pendules molles les sexes des garçons circoncis, seins bilboquets des filles à pubis épilé, peaux hâlées lisses, minces, déliés, parfaits, plus grands que nature, demi-dieux ? D’yeux ils n’en ont pas, seulement des billes figées sur le vide, lequel, laquelle d’entre elles et eux regarde l’autre ?

TRODGERS_cryptographyofsingularvision.jpgNul ne regarde nul, nul nulle, nulle nul, nulle nulle. Seulement.
TRodgers_apotheosispleasure.jpg
Il y a quelqu’un ? Nul ne répond. Oseras-tu frapper à la porte de leur corps ? Sonne toujours, le loft est vide, le loft qu’est chacun de leurs corps. Où sont parties leurs âmes ? Leurs quoi ? Leurs âmes, tu sais bien ce que je veux dire. Qui es-tu, je ? Pourquoi m’appelles-tu tu ? À qui parla Zarathoustra ? Sont-ce là les surhommes ? Ils sont si beaux et hauts de taille. Où sont leurs animaux ? Où le jardin, où la montagne, où la tombe de Dieu ? Tais-toi, ceci n’a jamais existé. Où l’océan ? Où le début du monde, où la fin, où le livre ? Silence, ne prononce pas d’obscénités.
TRodgers_apostasyoftheheart-copie-2.jpgJ’ai envie de toucher ce garçon, cette fille aussi, et celui-ci. Je suis la femme invisible, entrée sans effraction dans le temps arrêté.
TRODGERS_cupidsdelight.jpg
Personne ne se regarde. Le silence hurle. L’espace entre eux cousu de lames de rasoir. Aucun ne me regarde aux yeux, mes yeux pour eux sont crevés, excavés, aucun ne sait que face à eux se tient un être humain, le peintre, le spectateur, moi. Qui ça, moi ?
TRODGERS_coronationofconcupiscence.jpg
Comment peux-tu dire moi, toi que nul ici ne voit, toi lavé par la toile de toute existence, toi vidé de ton âme par tes orbites creuses, creusées par le non-regard de ceux-ci qui n’ont pas d’yeux, qui n’ont d’yeux pour toi ni pour personne ? Toi sidéré par ce néant bondé, bondé comme on dit gavés les transports publics aux heures d’affluence, comme on dit bondée la femme ficelée par le désir sadique. Toi entravé par ton envie entravée d’entrer dans la toile, déambuler dans ce chaos soigné de faux corps immobiles. La chair est pourtant là, non ?
TR-peignant
Dans ton regard, elle n’y est pas ? Dans ma chair elle y est, ma chair qui mate la peinture, la matière qu’à coups de pinceaux l’homme-peintre n’a pas cherché à cacher ni lisser, matière, sperme de l’homme-peintre jetant là le désabus de son regard plus grand que lui, la couleur irisée, l’iris-sperme de son désir anéanti par ses fantômes trop grands pour lui, ses fantasmes imposés à sa main d’artiste, imposants. Des hommes et des femmes de chair ont-ils posé ? Ces scènes furent-elles réelles, y eut-il un atelier rempli de modèles figés dans un désenchantement calculé, une connivence froide, une excitation rentrée ? Ont-ils baisé ?
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Oui, c’est ça, à la fin : ONT-ILS BAISÉ ? Vont-ils le faire ? Sont-ils en train, et que je ne verrais rien ? Laissez-moi voir ! Laissez-moi voir, au moins ! Pourquoi ne me regardent-ils pas ? Il n’y a donc rien ? Tout est sans fin ? Quand l’abandon, quand la satisfaction, quand la douce joie d’après ? Mon peintre, pourquoi m’as-tu abandonnée ?
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Leurs peaux luisent, leurs lèvres sont sévères. Quelle sorte de beauté m’est ici dite ? Rien ne t’est dit, tu n’entends pas ? Le silence hurle, celui des lames de rasoir qu’on ne voit pas, celui des larmes, de la salive, des jus d’hommes et de femmes qui ne coulent pas, celui de ma langue qui ne peut pas s’insinuer sous les strings, de mes trous auxquels nul sexe n’adresse de promesse, celui de la politesse à laquelle leur distante indécence me contraint, nul mot trivial n’a droit de cité ici, regarde et tais-toi.
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Je veux y être, m’inviter dans la conversation. Quelle conversation ? Nul ne dit rien, leurs lèvres fuient comme leurs regards. Eux si légers, lèvres paupières épaules soumis à la loi de la gravité. Où est le ciel, où sont les hauts plafonds ? Où les gorges renversées dans la joie ? Quelle sorte de fête est-ce là ? Ni fête ni beauté si tu appelles fête l’ivresse et beauté l’âme vivante du divin manifestée.
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Ce que tu vois ici c’est ton propre nerf blanchi au feu de ton angoisse jusqu’à paralysie, ces rasoirs entres les corps invisibles et pourtant reflétés dans le luisant des peaux et des cheveux, le silence des visages, la satiété des nudités irrassasiées, le mutisme des muscles.
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Voici un peintre, Terry Rodgers, qui peint le désert en multipliant les corps. Désert d’un désir exténué à force d’absence, désespoir qui s’ignore comme ici tous s’ignorent. Buvez ceci est ma coupe de champagne, mangez ceci ne mange pas de pain, ceci vous laissera sur votre soif et votre faim, ceci, ermite te tentera au-delà de toute tentation, te tentera jusqu’à te faire céder à la tentation d’oublier toute tentation, ceci te mentira, te tentera, sans pour autant t’inciter à résister ni à céder, ceux-ci ne sont pas les chimères diaboliques que le désert enfante, ceux-ci ne sont pas nombreux, ceux-ci ne sont pas même un seul, ceux-ci sont zéro, ceux-ci sont le désert en soi.
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Ne sens-tu pas que le sol s’est dérobé sous toi, que le ciel te manque et que de tout cela tu ne souffres même pas ? Tu as peur de l’amour, peur de l’autre ? Voici enfin venu le temps de la radieuse indifférence, de la non-différence idéalement réalisée. Le ciel vient à manquer mais il ne manque pas puisque nul ne le sait, ont-ils renoncé à comprendre ce qu’est l’appel du ciel ?
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Qui ça, ils ? De qui parles-tu ? Ceci n’est pas une assemblée d’hommes et de femmes à demi-nus, ceci est la peinture projetée d’un cerveau d’homme sur une toile, ceci est une excrétion cervicale.
Terry-Rodgers_web6.jpg
C’est lui le maître de ces lieux, lui qui ouvre au pinceau son vaste château, l’homme-peintre aux hôtes amoncelés comme s’amoncellent et grandissent les ombres par les nuits solitaires où le désir frappe aux fenêtres des chambres. Beautés offertes et refusées ! Une matière grise, étrange chair humaine, vous a mises en couleurs. Vous, leurres du néant qui m’obligez, de tout votre dédain, à regarder en moi ce que vous m’y montrez : ma mort spirituelle et loin, très loin caché dans mon propre palais, le bouton de vie qui veut crever la toile du monde pour éclore au plein jour.

 

Alina Reyes

 

Terry-Rodgers_web2.jpg

 

 

Pour compléter : http://artnuderot.blogspot.fr/search/label/*Rodgers%20Terry

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 19:06

 

Loic DubigeonLoïc Dubigeon est un artiste Nantais – peintre, sculpteur, dessinateur – sur lequel les renseignements sont rares. Certes, il est né à Nantes en 1934, dans une famille d’armateurs.

Il aurait manifesté assez tôt des goûts artistiques, cornaqué par un autre artiste Nantais, André Lenormand. Mais, il fera des études d’architecte aux Arts et Métiers de Paris qui est une école supérieure qui forme des ingénieurs et non des artistes. Pour gagner sa vie, à ses débuts, il a travaillé dans des cabinets d'architectes. Ses collages peuvent refléter cette formation : sa technique consiste à coller sur une feuille une multitude de petites bandelettes de papier de magazine, choisies pour leurs coloris et sont disposée de façon précise pour produire des scènes plus ou moins imaginaires et des paysages allusifs (d’après la Galerie Latour).

loic dubigeon-1

Il fut aussi un muraliste, réalisant des fresques murales à Brétigny s/Orge, au Crédit Agricole de Troyes mais aussi en Arabie Saoudite et à New-York. Je n’en ai pas trouvé de reproductions.

En revanche, ce Nantais a beaucoup apprécié la côte normande. Il vivait à Derchigny-Graincourt mais avait son atelier dans la commune d’en face, à Berneval-le-Grand, où, après sa mort (2001) on a donné son nom à une rue, tandis que Derchigny-Graincourt le donnait à sa bibliothèque. Certes ses œuvres purement normandes sont sages. Mais il est peu probable que les enfants de l’école de Berneval, rue Loïc Dubigeon, soient invités à se pencher sur ses Cents dessins pour illustrer Histoire d’O.

Il fut aussi un concepteur de motifs des « carrés d’Hermès » que même les plus farouches laïcards n’oseraient qualifier de voile, bien que Grâce Kelly les portait comme les jeunes lycéennes d’Azrou, cachant bien les cheveux et noués sous le menton.

falaise

 

tentedeauville

loic-dubigeon-noir-or-soie2

Si l’on en croit les « amis des arts et du manoir de Briançon » « Loïc DUBIGEON est un artiste, au sens le plus large, le plus profond, le plus fin du terme. Passionné de musique (il est lui-même excellent clarinettiste), il s’intéresse particulièrement aux écrivains, aux poètes, aux musiciens, bref à tous les artistes qui, par leur extrême sensibilité et la richesse de leurs échanges, alimenteront son inspiration. Quantité de sujets l’intéressent : La mer bien sûr, inépuisable source, mais également des natures mortes, des personnages sans visage, des quartiers détruits ou des cabines de plage malmenées par le temps… »

 

 

dubigeon-O 01

Et aussi, ce que semblent oublier ces amis des arts, l’érotisme en particulier sous l’angle sado-maso et dans une forme beaucoup moins chochotte que les « Cinquante nuances de grey » le « porno des mamans ».

 

dubigeon36

histoire-d-OIl faut noter que L. Dubigeon n’a pas voulu se forger un pseudo pour séparer ses illustrations érotiques du reste de son travail. Pour lui ce volet faisait partie de l’ensemble de son œuvre quoique puissent en penser les acheteurs de ses toiles non-érotiques. Une exposition à Munich où il avait présenté quelques peintures de nus, amena un vendeur à lui commander des illustrations du roman de Pauline Réage, Histoire d’O, pour une édition de luxe. Ce qui donnera Cents Dessins pour Illustrer Histoire d’O. 

 

 

 

dubigeon69

Ses dessins, en noir et blanc sont hyper-réaliste et d’une totale et tranquille crudité. Comme l’ouvrage – et d’autres qu’il illustrera aussi comme « De l’aube à la nuit » qu’il co-signera avec Andrea Lafargue – l’y pousse, il dessine toutes les facettes d’un érotisme très fortement teinté de sadomasochisme : exhibition, flagellation, masturbation, fellation, cunnilingus (plus rare), lesbianisme, sodomie, etc. tout cela avec des toilettes et accessoires de rigueur (c’est le cas de le dire). Il a l’art du gros plan que d’aucuns qualifieraient d’obscènes. Et, en même temps, il garde, comme ses héroïnes d’ailleurs, quand il montre leurs visages, une certaine distance.

 

dubigeon24

dubigeon41

 

dubigeon16 - Copie

 

dubigeon08 - Copie

 

 

dubigeon20 - Copie

 

dubigeon05 - Copie

 

dubigeon loic - Copie

 

 

Pour avoir un aperçu plus complet de l’œuvre érotique de Loïc Dubigeon vous pouvez jeter un coup d’œil chez M. Koppera ici, et encore là, sur un site anglais baptisé « heaven666 » (satanique donc) ou espagnol, au titre plus sage, eros y arte ou encore sur un sensualizarte ou bien un site anglais comix extreme et surtout https://honesterotica.com/illustrator/loic-dubigeon

 

Dubigeon_Interview_1.jpg

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:38

Findus_Duo-Lasagnes-Bolognaise-600g.jpgAh ces pauvres Lasagnes Bolognaises  - « Idéales pour un repas à deux, les lasagnes bolognaises de Findus sont cuisinées selon la fameuse recette traditionnelle italienne: elles associent l'al'dente de la pâte fraîche au moelleux de la viande 100 % bœuf cuisinée à la bolognaise, le tout relevé de basilic. » - objets d’opprobre. Tout cela parce que le 100 % bœuf était 80 % cheval. Pour rassurer les adeptes de lasagnes, écoutons Boby Lapointe nous chanter le saucisson de cheval ! Huuuuuuuuu…

 

 

 

  Voir une autre version :Quand le boeuf hennit

 

C´est un saucisson de ch´val
Un saucisson que de ch´val
Que je viens de faire à ch´val
C´est une chanson de saillies
- Ah! chanson de saillies de ch´val
Moi qui suis esthète de ch´val
Ah je trouve ça beau de ch´val
Génial admirable de lapin

{Refrain:}
Huuuuuuuuu...c´est le refrain

Moi qui vins de Grèce de ch´val
Je m´appelle Oreste de ch´val
Tapaboufélos de ch´val
J´débarqu´à Paris de veau
Oh! Oh! quel régal oh! de ch´val
De prend´ le métro de ch´val
Quand on n´connait pas de ch´val
Oh! c´qu´on s´amuse oh! de bœuf

{et Refrain}
Huuuuuuu... Le refain c´est toujours Huuuuuuuu...

Mes enfants ma foi de ch´val
Sont d´vilains grognons de ch´val
Quand ils pleurent en chœur de ch´val
J´essaie d´les distraire les vaches
Je viens à bout d´un boudin de ch´val
Mais les aut´s s´aussi sont de ch´val
Toujours dans l´besoin de ch´val
Ça n´peut pas et´ pis de chèvre

Bééééééé... non... Huuuuuuuu

Quel est cet aztéque de ch´val
Qu´on vient de voir filer de ch´val

Du haut de la côte de ch´val
Dans le précipice en moto
peut et´ bien est-ce Thomas de ch´val
Qui vient de me ventre de ch´val
Un complet à "garo" de ch´val
Et un gilet pied de poule

Huuuuuuuu... Huuuuuuuuu...

Je désirais m´achoir de ch´val
Et tu m´amenas au de ch´val
Canapé en rotin de ch´val
Et mon cœur vous fumiez mes cigares
N´étais pas l´affreux niais de ch´val
Qui fourbu s´affaisse de ch´val
Ça fait rire les groupes de ch´val
Ah! comme l´écurie est gaie
Ah! l´beau saucisson de ch´val
Ah! chanson de saillies de ch´val
Ah! je trouve ça beau de ch´val
Car je suis esthète...
Esthète de quoi...
Esthète de cheval!
Huuuuuuuuuuuuuu!

 

 


SAUCISSON DE CHEVAL N°2
Paroles: Boby Lapointe, 1970


PARLÉ:
Et c'est reparti,
Encore du saucisson.. de cheval
Que je vous dédie,
Belle Dame aux yeux... de biche
Et à la bouche purpurine de cheval

Sur le coup de cinq heures de cheval
Je vous invite ma chère de cheval
A Massy-Palaiseau de cheval
C'est là que j'habite en banlieue
Vous goûterez mon flan de cheval
E je vous ferai mon thé à cheval
Nous serons en groupe de cheval
Deux copains, copines très sympa

Si si venez, je vous ferai des gâteries

J'ai acheté des oeufs hier de cheval
Mais il faudra les trier de cheval
Parce que je pense de cheval
Qu'a n'a sont pas frais qu'a n'a sont pas frais
Je n'ai pas de sel de cheval
Et je les fais pas cuire de cheval
Je les bats pour faire ma neige de cheval
Mon petit entremets doigts de pied
Et pendant que je cuisinerai
Vous me ferez quelques bricoles de cheval
Faudra que vous me colliez de cheval
Du mastic aux angles de cheval
Des angles des carreaux de cheval
Pour être à l'abri de la bise
La bise moi je la crains de cheval
Quoi! ça vous épate de cheval
Je vous jure que je n'aime pas le froid

Que je sois damné
Si je mens Huuuuuuuuuuuuu

Cette fille déjà là-bas de cheval
Réclame du tord boyaux de cheval
Et pour qu'on la serve-elle de cheval
Va nous faire un striptease
Mets-toi donc toute nue de cheval
Mais sois pas ridicule, de cheval
Ôte, ton slip
Oh! tu me bottes de cheval
On va faire la bombe Hou!
N'importe quoi! Hein!
Dans notre petite home de cheval
J'ai vu, c'est infâme de cheval
Ma belle mère de Grasse. près de Nice
Et vôtre père de Houilles en banlieue
Oh! la! la! c'est moche
Arrête, arrête de cheval

C'est trop moche arrête
Arrête d'hippocampe...
Et c'est ainsi que le cheval...
Devint le manager du champion de tennis...
Car il poussait un grand t’hennissement
C'est drôle... très amusant...

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:51

riad-dec-12 02

 

 

 

 

 

 

Grâce au prêt familial d’un authentique « riad » au cœur de la ville ancienne (à deux pas de la medersa Ben Youssef, par exemple), nous avons pu passer une semaine dans la médina.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marrakech est bien sûr symbolisée par la Koutoubia et la place Jmâa-el-Fna.

marrak dec 12 46

 

marrak dec 12 22

Le palais de la Bahia ou la medersa ben Youssef font partie des incontournables.

Bahia dec 12 04

 

Bahia dec 12 14

 

 

koubba dec 12

Koubba almoravide

 

medersa dec 12 02

medersa dec 12 13

 

Ainsi que les tombeaux saadiens.

tombsaadien dec 12 19


Bien que ce ne soit pas la saison la plus propice, le jardin Majorelle garde tout son charme…

majorelle dec 12 05


Mais, inutile de faire concurrence aux innombrables sites qui vous offriront un avant-goût ou raviveront le souvenir de ces hauts-lieux touristiques.


marrak_dec_12_88.JPGPlus modestement, l’album essaie de donner un aperçu des rues et ruelles de la Médina au quotidien. Impossible, hélas, de rendre compte de la pollution de l’air causée par les innombrables vélomoteurs, scooters et motos qui foncent en slalomant entre les piétons.


Pratiquement plus d’ânes bâtés avec leurs âniers criant « balek, balek ». Encore des charettes ou plateaux tractés par des ânes ou chevaux, mais de plus en plus supplantés par des tricycles motorisés ou des mini-camionnettes. Et, toujours, seules à pouvoir pénétrer dans les impasses étroites, des carrioles à bras.


marrak dec 12 92A côté de notre riad, le marché aux fruits et légumes qui évoque les souks ruraux.


Les supporters de foute ornent les murs de gigantesques tags. Le long d’une ruelle, on découvre un riad éventré ou un tas de poubelles. Modernité oblige, les canisses sont remplacées souvent par des tôles ondulées qui retiennent mieux les gaz d’échappement des deux roues motorisés.

 

Une vue sur les toits que ce soit de la terrasse du café de France au dessus de Jmâa-el-Fna ou de celle du Musée de la photographie du côté de la Medersa, c’est d’abord celle des antennes paraboliques. Les innombrables touristes sont parfois accablés de fatigue.


Il n’y a pas qu’à la Goutte d’or que la prière se fait dans la rue, le vendredi, jour de la grande prière, on trouve des fidêles de chaque côté de la Mosquée Quessabine au bout de la place Jmâa-el-Fna.


En marge de cette évocation de la médina au quotidien quelques œuvres exposées au Musée de Marrakech.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:01

 

 

Edward Weston - Tina Modotti lying on the Azotea

 

Ouvrière, mannequin, actrice et modèle, photographe, militante ; immigrée, extradée, clandestine ; amie de Frida Kahlo, de Neruda et combien d'autres célébrités, mais le plus fidêle sera Manuel Alvarez Bravo, le seul qui l'accompagnera quant elle fut expulsée du Mexique.

 

ModottiNée à Udine en Italie en 1896, elle débute sa scolarité en Autriche, avant de revenir à Udine en 1905 et reprendre le primaire… en italien. Le père migre aux Etats-Unis avec la fille aînée, en 1908. Avec sa mère, c’est elle qui fait vivre le reste de la famille (4 frères et sœurs) en travaillant dès 14 ans dans le textile.

 

En 1913, elle rejoint son père à San Francisco. La petite couturière du magasin de mode, en devient vite le mannequin. De mannequin elle devient actrice : opérettes puis cinéma, petits rôles, puis premiers rôles. Elle épouse, en 1917, un peintre au nom impossible, Roubaix de l’Abrie Richey (dit « Robo »), qui va introduire la petite immigrée dans le monde l’art et de l'amour libre.

A Los Angeles, le couple rencontre un photographe déjà célèbre, Edward Weston dont elle devient modèle puis maîtresse.

Robo, parti dans un Mexico bouillonnant de fièvre révolutionnaire y attrape  la variole. Tina arrive à Mexico en 1922 deux jours après son décès.

Le faux mariage de Tina Modotti et Edward Weston à Mexico en août 1924

Elle y revient avec Weston en 1923. C’est elle, dit-on, qui présenta Frida Kahlo à Diego Rivera. A Mexico elle croisera aussi D.H. Lawrence et Vladimir Maïakovski. De modèle elle devient, elle-même photographe, formée par son amant avec qui elle va rompre en 1926. Elle sympathisera avec Manuel Alvarez Bravo qui deviendra son plus fidèle ami.

tinamodotti el machete

Elle s’engage dans le Parti communiste, collaborant avec El Machete, le journal du parti communiste mexicain, tout en menant une activité photographique plus formelle, mais aussi, dans le studio que Weston lui a laissé, des travaux alimentaires.

 

Le roman de sa vie prend une tournure tragique avec l’assassinat, en 1929, de son jeune compagnon, Julio Antonio Mella, communiste Cubain et rédacteur en chef d’El Machete, en pleine rue, à ses côtés. L’enquête policière va la salir. Le pouvoir mexicain se lance dans une répression anti-communiste : en 1930, elle est arrêtée puis extradée.

 

Berlin d’abord puis Moscou. Elle abandonne la photo pour se muer en agent du Secours Rouge International.

En 1936, elle est à Madrid, aux côtés de son compatriote Vidali, agent du Komintern : défense de Madrid, organisation de l’aide internationale, voire même garde du corps de Dolores Ibárurri, La Pasionaria ! Mais elle se consacre surtout au Secours rouge.

La chute de Barcelone en 1939, la fait fuir en France toujours avec Vitali. Elle va finalement se retrouver à Mexico sous une fausse identité ; Vidali va la rejoindre. Elle rompt avec le PC après le pacte germano-soviétique. En 1940, son ordre d’extradition est levé, elle peut reprendre son identité et renouer avec ses amis. Mais, nouveau coup de théâtre son compagnon Vidali est arrêté car soupçonné d’avoir trempé dans l’assassinat de Trotsky*. Un de ses derniers réveillons se passera chez un jeune poète chilien, Pablo Neruda.

 

Elle n’avait que 45 ans – mais elle avait vécu mille vies – quand elle meurt d’une crise cardiaque le 6 janvier 1942.

 

* Sur l'assassinat de Trotsky (et la guerre d'Espagne) voir L'homme qui aimait les chiens de Léonardo Padura

 

Pour compléter cette brève évocation : « Une vie solarisée » (trois articles richement illustrés)

 

 

Quelques nus de Weston

Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.

Quelques photographies de Tina Modotti

Lee Miller

Lee Miller

Tina Modotti : Une vie comme un roman.

Frida Kahlo et Diego Rivera en tête du défilé du 1er mai

Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
Tina Modotti : Une vie comme un roman.
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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 18:37

Malvarez-bravo 01

ManuelAlvarezBravoManuel Álvarez Bravo, 1902-2002, un centenaire qui a développé son œuvre pendant 80 ans. Ce grand artiste mexicains se décrivait comme « un photographe du dimanche », prétendant poser son appareil sur un trottoir et attendre patiemment qu’une image intéressante se présente devant son objectif.

 

A ses débuts, il a côtoyé Edward Weston et Tina Moddotti. Il fréquentait Diego Rivera et Frida Kahlo. Il photographia le muraliste aux côtés de Léon Trotsky et d’André Breton. Il fut l’ami d’Henri Cartier-Bresson avec qui il exposa à New-York et Mexico. Il a également collaboré avec le cinéaste Luis Buňuel, comme photographe de plateau.

 

Le remarquable site qui lui est consacré donne un aperçu de son art par décennie.

 

Voilà ce qu’en écrivait, André Breton : « Tout le pathétique mexicain est mis par lui à notre portée: où Alvarez Bravo s'est arrêté, où il s'est attardé à fixer une lumière, un signe, un silence, c'est non seulement où bat le coeur du Mexique mais où encore l'artiste a pu pressentir, avec un discernement unique, la valeur pleinement objective de son émotion ».

 

« La technique rigoureuse et précise (de la photographie) était sans doute celle qui menaçait le moins de s’interposer entre sa sensibilité et son œuvre. Une poésie discrète et profonde, une ironie désespérée et fine émanent des photos de Manuel Alvarez Bravo, comme les particules suspendues dans l’air qui rendent visible un rayon de lumière pénétrant dans une chambre obscure », disait Diego Rivera.

 

Les images qui suivent sont une sélection  arbitraire et très partielle. Reportez-vous au site pour aller des années vingt aux années nonante, en passant par les années trente, quarante, cinquante, soixante, septante et octante.

 

 

manuelalavarezbravo Peluquero

 

 

Manualalavarezbravo Instrumental

 

 

facade

 

 

foto Manuel Alvarez Bravo 26

 

 

Manuel Alvarez Bravo 4

 

Charlie Chaplin

 

 

Manuel Alvarez Bravo Señor de Papantla 1934

 

 

Manuel Alvarez Bravo 05

 

manuelalvarezbravo optico

 

 

 

yalalag

 

 

Manuel Álvarez Bravo.Tamayo

 

foto Manuel Alvarez Bravo 12

 

 

 

 

alvarez-bravo-mauel-000

Cliquer sur l'image pour voir un petit montage de nus

 

 

 

 

 

Pour compléter :

Manuel Alvarez Bravo

Cent ans de sollicitude

Autoportrait

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 15:40

En complément Peter Hegre, grand adepte, apparemment, du tantrisme, offre des photos de, si j'ai bien compris, son épouse.

 

 

 

 

jasper-johal 17

jasper johalS’il n’a pas exclusivement photographié des instants privilégiés de la pratique du yoga, cet artiste originaire de l’Inde est certainement le meilleur interprète en images de cette discipline à la fois sportive, artistique et spirituelle.

 

Sa bio officielle ne brille pas par sa précision.

EST-India

Jaspar Johal est né à une date inconnue dans une non moins inconnue petite ville au centre de l’Inde. A l’âge de 13 ans, un voyageur Persan, à court d’argent a réussi à lui vendre un Lubitel 2, une pâle copie de Rolleiflex, qu’il a dû acheter à bien plus cher que ce qu’il valait.

Armé de cet appareil à double lentille, reflex que l’on mettait sur le ventre pour viser, J. Johal s’initia seul à la photo et, faute de photographe local, se mit au développement et au tirage.

 

La santé de son père s’étant détériorée, l’affaire familiale fut victime de proches peu scrupuleux. La famille décida donc de partir aux Etats-Unis. Il avait 19 ans.

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jasper-johal 00Après des débuts difficiles, J. Johal est devenu un photographe réputé à Los Angeles. Sa réputation artistique vient d’abord de ses nus en noir et blanc de yogis et danseurs qui ont fait des douzaines de couvertures de magazine. Mais il a fait aussi des douzaines de pochettes de CD. Il illustre des articles culinaires. Travaille aussi pour l’architecture et la mode.

 

jasper-johal 05

 

Il se présente comme un chasseur de lumière .

"what I am really shooting is light. Light is this beautiful living thing. It wraps, it plays, it suffuses, it cascades. I am self taught, and as I worked on my craft over the years, I never focused on shooting the object. Instead, I focused on capturing the beauty of light as it played around the object, often through the object, sometimes underneath the object. Light dances, and as a photographer I become its dance partner."

 

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jasper-johal 06 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du Yoga

A voir nude_yogagirl

 

PS : un peu dans le même esprit un site http://www.yogaundressed.com/ offre des extraits de vidéos dont certains sur la pratique avancée montre un aspect quasi acrobatique du yoga, la vidéo d'introduction offre aussi un duo en forme de ballet.

Une des vidéos

En complément : Peter Hegre

Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
Jasper Johal, photographe du YogaJasper Johal, photographe du Yoga
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