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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:14

Emmanuelle Béart, c'est d'abord, l'image de cette Vénus callipyge sur une couverture de « Elle ».

A une époque où les mannequins déjà faisaient dans l'anorexie, la maturité resplendissante, elle avait quarante ans, de sa nudité tranquille et épanouie fut un triomphe.


La fille de Guy Béart (« Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive... ») a démarré très tôt le cinéma, puisque, enfant, elle figure dans un film de René Clément. Mais son premier vrai rôle, elle le doit à David Hamilton - le photographe chichiteux d'adolescentes à peine pubères, aux corps nus voilés d'étoffes évanescentes - avec Premiers désirs.

Heureusement, elle va connaître des réalisateurs d'un tout autre calibre : Edouard Molinaro, Caroline Huppert, Yannick Bellon, Claude Sautet, Claude Chabrol, André Téchiné,  Ettore Scola, Brian de Palma, François Ozon...


Mais, je mettrais à part Manon des sources de Claude Berri, avec cette vision qui ensorcelle Hugolin (Daniel Auteuil, son époux dans la vie à cette époque), la découvrant, nue, conduisant, son troupeau de chèvres, dans la maquis, en jouant du flûtiau.

Et bien sûr, La belle noiseuse de Jacques Rivette. « La belle noiseuse reste l'une de ses plus belles et des plus étonnantes composition d'actrice. Une performance audacieuse qui correspond bien à sa personnalité : "L'esthétique et la nudité étaient, avec la création, les thèses du film. Ce que je déteste c'est le racolage, la vulgarité." »




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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 22:26

« Enfant terrible du XXème siècle, peintre, poète, pamphlétaire, éditeur de revues, manipulateur d'images, Francis Picabia est une figure de l'avant-garde qui fascine encore aujourd'hui .
Son œuvre protéïforme et complexe imite ou initie les courants artistiques les plus progressistes sans jamais en adopter aucun définitivement. Champion de la rupture stylistique, Picabia déroutera la critique en exposant en pleine période dadaïste des œuvres qui en sont l'antithèse, dont les fameuses " Espagnoles " (1902) réalisées à la manière d'Ingres.
Picabia sera aussi l'un des premiers à exalter le potentiel pictural du dessin industriel comme le montrent ses œuvres mécanomorphes dès 1915. Si la machine et la voiture occupent une place de choix dans la vie et l'œuvre de cet artiste controversé de son vivant, la femme et le nu féminin sont pour lui une source d'inspiration inépuisable. Picabia passera les années de guerre à peindre des nus féminins, des portraits, des paysages... que le public parisien ne découvrira qu'en 1976 au Grand-Palais, tant les critiques de l'époque qui considéraient cette période comme un incident de parcours, ont occulté ces œuvres.
Créateur de la revue 391, initiateur du fameux " Bal nègre ", qui réunit toute la jeunesse dorée et décadente de l'époque, Picabia publie en 1920 " Jésus-Christ Rastaquouère " qu'il dédie à toutes les jeunes filles, assorti de ce précepte intemporel :
" Il n'y a rien à comprendre, vis pour ton plaisir, il n'y a rien, rien, rien que la valeur que tu donneras toi-même à tout ". »

(Texte de Sophie Costes)
 

 

http://minotaure.centerblog.net/rub-FRANCIS-PICABIA.html



"La morale et le bon goût sont un vieux mensonge, ils ont pour enfants la bêtise et l'ennui"

"J'ai toujours aimé m'amuser sérieusement"

"Le pape est l'avocat de dieu. Dommage que son client soit mort. "

Francis Picabia

 

 

« Picabia a fait trop de blagues avec sa peinture ! Voilà... ce que certains personnages trouvent dans le fond de sac de leur acrimonie...Et moi je dis : on a fait trop de blagues avec la peinture de Picabia ! Mon inquiétude a été transformée en plaisanterie ! Certains hommes de notre époque ne peuvent admettre que l'on soit diamant, eux qui sont bijouterie et diamant - tout - et qui ne sont rien, par conséquent ! Mon anxiété maladive m'a toujours poussé vers l'inconnu...»(Picabia décembre 1930)

 

 

Manifeste Dada cannibale

Vous êtes tous accusés : levez-vous. L'orateur ne peut vous parler que si vous êtes debout.
Debout comme pour la Marseillaise,
debout comme pour l'hymne russe,
debout comme pour le God save the king,
debout comme devant le drapeau.
Enfin debout devant DADA qui représente la vie et qui vous accuse de tout aimer par snobisme, du moment que cela coûte cher.


Vous vous êtes tous rassis ? Tant mieux, comme cela vous allez m'écouter avec plus d'attention.
Que faites-vous ici, parqués comme des huitres sérieuses - car vous êtes sérieux n'est-ce pas ?
Sérieux, sérieux , sérieux jusqu'à la mort.
La mort est une chose sérieuse, hein ?
On meurt en héros, ou en idiot ce qui est la même chose. Le seul mot qui ne soit pas éphémère c'est le mot mort. Vous aimez la mort pour les autres.
A mort, à mort, à mort.


Il n'y a que l'argent qui ne meurt pas, il part en voyage.
C'est le Dieu, celui que l'on respecte, le personnage sérieux - argent respect des familles. Honneur, honneur à l'argent ; l'homme qui a de l'argent est un homme honorable.
L'honneur s'achète et se vend comme le cul. Le cul, le cul représente la vie comme les pommes frites, et vous êtes tous très sérieux, vous sentirez plus mauvais que la merde de vache.


DADA lui ne sent rien, il n'est rien, rien, rien.
comme vos paradis : rien.
comme vos idoles : rien
comme vos hommes politiques : rien
comme vos héros : rien
comme vos artistes : rien
comme vos religions : rien


Sifflez, criez, cassez-moi la gueule et puis, et puis ? Je vous dirai encore que vous êtes tous des poires. Dans trois mois nous vous vendrons, mes amis et moi, nos tableaux pour quelques francs.

 

DADA est contre la vie chère.

 

 

 

 


 
PICABIA
PICABIA
PICABIA
PICABIA
PICABIA
PICABIA
PICABIA

Petit montage de quelques oeuvres de PICABIA : cliquer sur le dossier pour le télécharger.

ANNEXE

Le Bal nègre

PICABIA

Si Picabia lui a donné un coup de pouce, le bal Nègre fut fondé en 1924 par l’homme politique martiniquais J.Rézard des Wouves.

PICABIA

Kiki de Montparnasse, muse de Man Ray, y a sans doute dansé sur une table.  Avec Picabia, on y trouve Joan Miro, Piet Mondrian, André Masson, Jules Pascin, Moise Kisling et Kees van Dongen. Jean Cocteau, André Gide ou Raymond Queneau, Robert Desnos et ses amis surréalistes mais aussi les écrivains états-uniens Henry Miller, Ernest Hemingway ou Francis Scott-Fitzerald ont passé des nuits au fameux Bal Blomet dit Bal Nègre.

On y jouait de la biguine, on y découvre le jazz naissant. Joséphine Baker s'y produisit. Il ferme en 1940 sur ordre des Allemands. La ré-ouverture après la guerre en fit pendant encore un moment un haut-lieu du jazz.

PICABIA
PICABIA
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PICABIA
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PICABIA
PICABIA
PICABIA
PICABIA

Deux photos de Brassaï

PICABIA
PICABIA
PICABIA

Kiki de Montparnasse

PICABIA
PICABIA
PICABIA
PICABIA
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 10:05
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 17:17
Man Ray
Man Ray

Après Brassaï, un autre maître du noir et blanc, son contemporain, Man Ray.

 

Emmanuel Rudnitsky (dit Man Ray) est né en  1890 à  Philadelphie (États-Unis).  Sa rencontre, avec Marcel Duchamp et Francis Picabia, va lui faire découvrir le mouvement Dada. Ils forment tous les trois le futur New-York Dada (même si la fondation officielle viendra plus tard et après le départ de Picabia). Mouvement qui se caractérise surtout par sa pratique de la dérision provocatrice.

Un des épisodes les plus fameux est la tentative d'exposer un urinoir signé R. Mutt 1917 (Fountain) que refuse la Society of independant artists, dont Duchamp, l'auteur de ce splendide canular, était membre. L'avant-garde se déchaîne et se déchire pour ou contre ce ready made qui connaît encore un sort glorieux et qui annonce les compressions dites de César ou, pire encore, les installations grotesques de prétendus artistes qui veulent nous faire prendre leur merde pour des œuvres, voire des chefs d'œuvre. Man Ray donnera aussi dans les ready made avec un fer à repasser portant des clous sur sa semelle.

Les deux complices vont encore plus loin dans la mystification quand Duchamp, photographié par Man Ray, se métamorphose en Rrose Sélavy ambassadrice du parfum Belle Haleine. « Plus dada que le dadaïsme lui-même, la branche new-yorkaise du mouvement incarnera jusqu'au bout dérision et nihilisme au point de réfuter son propre fondement à coups d'éclats de rire, s'achevant définitivement avec le départ de sa forte tête pensante, R. Mutt alias Rrose ».*

 

Man Ray débarque au Havre le 14 juillet 1921 ! A Paris, il s'installe dans le quartier de Montparnasse : pressentait-il qu'il allait devenir l'amant de Kiki de Montparnasse (modèle et égérie de nombreux artistes) et que plus d'un demi-siècle plus tard il aurait sa concession au cimetière du Montparnasse » , avec comme épitaphe « Détaché, mais pas indifférent ».

 

En attendant, il fréquente tout ce qui compte dans le surréalisme naissant Breton, Aragon, Eluard et Gala, Soupault. Il participe à la première exposition surréaliste où son œuvre côtoie celles de Jean Arp, Max Ernst, Joan Miró, Pablo Picasso. Il sympathisera aussi avec Dali et c'est avec Dali et Gala (et aussi René Clair) que, fuyant l'occupation nazie, il repartira en 1940 de Lisbonne vers les Etats-Unis.

Revenu en France, il deviendra en 1963 Satrape du collège de pataphysique. Il meurt en 1976.

 

Avec Lee Miller, modèle devenue son assistante, il découvre la technique de la solarisation. Mais ce fut également un peintre (Je photographie ce que je ne désire pas peindre, et je peins ce que je ne peux pas photographier) et un cinéaste.

 

* DUCHAMP, MAN RAY, PICABIA New York, dada et autres pitreries

 voir aussi Duchamp, Man Ray, Picabia

 

 

 

 

 

 

 

 

Man Ray

Fer à repasser portant des clous sur sa semelle

 

 

 

 

 

 

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Solarisation

Man RayMan Ray
Man RayMan Ray
Man RayMan Ray
Man RayMan Ray

Breton, Balthus, Hemingway,Erik Satie, Frida Kahlo, Cocteau, Bunuel, Le Corbusier

Man Ray

Dora Maar

Man Ray

Adrienne Fidelin dite Ady

Man Ray

Nusch Eluard

Man RayMan RayMan Ray
Man RayMan RayMan Ray
Man RayMan RayMan Ray

Lee Miller, Lise Deharme, Dali, Max Ernst, Nush Eluard, Picasso et Dora Maar, Dali, Marcel Duchamp, Miro

Man Ray
Man Ray
Man Ray

Kiki de Montparnasse

 

 

 

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man RayMan Ray
Man RayMan Ray

 

 

 

 

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Meret Oppenheimer

Man Ray
Man Ray

 

Pique-Nique à Mougins

Ce pique-nique réunissait Nusch et Paul Eluard, Lee Miller, Roland Penrose, Man Ray et Adrienne Fidelin dite Ady.

Les photos ne sont pas de Man Ray, puisqu'il est constamment sur les clichés. Pour une part de Lee Miller et pour une autre de Roland Penrose. La localisation exacte de ce pique-nique serait l'île de Sainte Marguerite (une des deux îles de Lérins).

Sur la 1ère photo, on voit apparaître, faisant le service, un homme avec une casquette de marin, qui, apparemment ne fait pas partie du groupe (Lee Miller porte un chapeau sur cette photo).

Cette petite séquence montre qu'on n'a pas attendu Mai 68 pour une grande liberté de moeurs, avec un brin de libertinage et d'amours lesbiennes.

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Dans les rochers

Séquence encore plus libertine, dans un creux de rochers où les trois protagonistes semblent être Nusch et Ady nues, et Paul Eluard. Les photos seraient de Man Ray.

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Ady et Nusch

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 16:38

« Picasso est peintre, moi aussi ; Picasso est Espagnol, moi aussi ; Picasso est communiste, moi non plus ». Le seul avec qui il daignait se comparer était donc son compatriote. Il disait pis que pendre de Matisse.

 

Né à Figueres en 1904, mort à Figueres en 1989, entre temps, dans l'entre deux guerres, il avait été l'ami de Federico Garcia Lorca et de Bunuel, avec qui il collabora pour Le chien andalou et L'âge d'or, films surréalistes. Il fut l'ami du photographe Man Ray. Il a bien sûr côtoyé le pape du surréalisme, André Breton, et bien que celui-ci l'ait excommunié, car trop « avide à dollar », il se proclamera le seul peintre surréaliste.

Rencontres encore avec les poètes Crevel et surtout Eluard, qui lors d'un séjour à Cadaques verra son épouse Gala rester aux côtés de Dali dont l'état nerveux était plus qu'inquiétant.  Aussi peu sympathique qu'elle ait pu paraître (âpre au gain, dévoreuse de jeunes amants, revêche, etc.), c'est elle qui sut canaliser cette hyper-nervosité vers une création intense, en étant son « manager », en assurant relations publiques, commandes et ventes et en le condamnant parfois aux travaux forcés.

 

Dali, bien avant de prétendus artistes contemporains, fut adepte de performances. Une série de photos d'Halsman en témoigne. C'est lui aussi qui invite la Chunga à danser son flamenco sur une toile, ses pieds piétinant les peintures étalées pour en faire une oeuvre (donc anticipant sur les anthropométries de KLein).  La plupart de ses apparitions publiques furent de véritables happening.

 

Il eut sa période rhinocérentique où la corne de rhinocéros était pour lui le symbole suprême, phallique à l'évidence. Et grâce à lui, la gare de Perpignan acquit une réputation mondiale quand il décréta qu'elle était le centre cosmique du monde.

 

La méthode paranoïaque critique fut à la base de son œuvre :

« L'activité paranoïa-critique est en fait une méthode spontanée de connaissance irrationnelle basée sur l'association interprétative-critique des phénomènes délirants. La présence des éléments actifs et systématiques propres à la paranoïa garantit le caractère évolutif et productif propre à l'activité paranoïa-critique. Cela ne suppose pas l'idée de pensée dirigée volontairement, ni de compromis intellectuel quelconque. L'activité critique intervient uniquement comme liquide révélateur des images, associations cohérentes systématiques. L'activité paranoïa-critique est une force organisatrice et productrice de hasard objectif. C'est l'organisation systématique-interprétative du sensationnel matériel, expérimental, surréaliste, épars et narcissique.»
« Matérialiser avec la plus impérialiste rage de précision les images de l'irrationalité concrète, qui provisoirement ne sont pas explicables ni réductibles par les systèmes de l'intuition logique, ni par les mécanismes rationnels. »

 

Quelques sites :

Et surtout

Catálogo Razonado de Salvador Dalí

 

 

 

Le petit montage qui suit (sélection tout à fait arbitraire et qui ne donne qu'un petit aperçu de l'œuvre du maître) illustre un entretien de Dali (piqué sur la toile) où l'on retrouve son incomparable phrasé.

 


 

 

 

La vidéo - transcrite dans un format plus léger par kizoa est de qualité très médiocre - elle est disponible dans son format d'origine (7,3MO) téléchargeable ci-dessous.

A télécharger (7,3 MO)

Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman
Photographies de Philippe Halsman

Photographies de Philippe Halsman

In Voluptate Mors 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI

PLAYBOY

 

En 1973, Salvador Dalí accepte de diriger une série de photos pour la revue Playboy. Il avait 69 ans et son amour pour l'argent était insatiable. Il ne cacha donc pas que sa motivation pour ce travail était que Playboy payait bien (el pago estuvo a la altura de la ocasión).

Photographe : Pompeo Posar.

 

Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI

PORT LLIGAT

Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
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Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
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Salvador DALI
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Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI
Salvador DALI

Le repaire de Salvador Dalí, une cahute devenue un palais sensationnel

 

De la bicoque de pêcheurs achetée avec son épouse Gala, à Portlligat, en Catalogne, Salvador Dalí avait fait une demeure extraordinaire. C’est aujourd’hui un musée que la photographe Coco Capitán a eu le loisir d’explorer, s’immergeant dans la pensée du peintre surréaliste, auquel Quentin Dupieux consacre un film, en salle le 7 février.

M le magazine du Monde 27/01/2024

photos Coco Capitán
photos Coco Capitán
photos Coco Capitán
photos Coco Capitán
photos Coco Capitán
photos Coco Capitán
photos Coco Capitán
photos Coco Capitán

photos Coco Capitán

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 16:11
Irina Ionesco

Née à Paris en 1935, de parents immigrés roumains, Irina Ionesco va passer ses onze premières années à Constanta en Roumanie, avant de revenir en France.

C'est dans les années 70 qu'elle a connu la célébrité.
Notamment, pour les photos très controversées de sa fille Eva* qu'elle a photographiée dénudée et maquillée dès son plus jeune âge. Eva deviendra aussi photographe et, pour la première exposition de ses oeuvres y ajoutera une dizaine de photos d'elle prises par sa mère.


 

"J'aime l'excès, l'onirisme, l'insolite", dira Irina Ionesco. Ses modèles sont saisies parfois dans des décors très kitsch, coiffées de couvre-chefs improbables, rarement totalement nues.
Mais Irina Ionesco possède l'art du noir et blanc. Ainsi de cette Vénus au tatouage, apparemment sans bras, chaussée de noires cuissardes.

 

 

Musique de l'orchestre de contrebasses

Irina Ionesco
Irina Ionesco
Irina Ionesco
Irina Ionesco
Irina Ionesco
Irina Ionesco
Irina Ionesco

* Eva Ionesco : "Me photographier, c'était me mettre dans une boîte"

 

Ma mère m'a fait poser dans des photos à la limite de la pornographie dès l'âge de 4 ans. Trois fois par semaine, pendant dix ans. Et c'était du chantage : si je ne posais pas je n'aurais pas de belle robe. Et surtout je ne verrais pas ma maman. Ma mère ne m'a jamais élevée ; notre seul rapport, c'était les photos. Ce qu'on ne voit pas dans le film, c'est qu'elle m'a aussi vendue à des photographes érotiques, elle a été une mère maquerelle.

Me photographier, c'était me mettre dans une boîte, me dire "sois belle et tais-toi".

Je suis en procès [avec sa mère]. Elle ne veut pas me rendre les tirages et les négatifs. Elle continue à vendre énormément de photos. Les gens croient qu'Irina Ionesco, c'est juste des photos vintage avec une petite princesse qu'on déshabille. Mais je m'en fous du porte-jarretelles ! Il faut parler des choses comme elles sont : je veux faire interdire les photos où on voit le sexe et l'anus.

 

Extraits d’un entretien au Monde du 28/06/11

 

 
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 21:19
Charlotte Rampling

Charlotte Rampling au Louvre sous la Joconde (avec Raquel Zimmermann Photo de Juergen Teller)

Cette fille de colonel, ancien champion olympique, née en 1946, s'est retrouvée à Fontenaibleau à 9 ans - son père étant nommé au commandemant de l'OTAN, car à cette époque, la France faisait partie de ce commandement.


La petite anglaise qui pose sur une mini ou sur des marches va se révéler comme actrice dans "Les damnés" de Visconti et surtout dans "Portier de nuit"  de Liliana Cavani. Dire que le film qui raconte l'histoire d'une ex-déportée qui renoue une liaison sado-masochiste avec un de ses tortionnaires du camp de concentration, devenu portier de nuit fit scandale, est peu dire.
Ce scandale ne l'a pas empêché de prendre de nouveaux risques comme dans "Max mon amour", Max, son amour, étant un chimpanzé.


Après une éclipse dans les années 90, elle revient avec toute sa maturité assumée dans "Vers le Sud" de Laurent Cantet, réalisateur d'Entre les murs, qui mettait en regard la misère sociale des uns et la misère sexuelle des autres,


Mais c'est surtout Ozon - le seul réalisateur avec qui elle a tourné trois films - qui va permettre de redécouvrir tout son talent de grande actrice.

Son rapport avec la nudité - elle a posé pour de très grands photographes et a joué nue quand le film le demandait - est à la fois naturel et comme distancié.


Regard et visage presque dur lorsqu'elle se retourne sur sa chaise sous le regard de Sieff, pose proche dans un décor  très newtonien, esquisse d'une caresse d'une main qui cache le sein, chez Bettina Rheims, doigts qui vont en pincer la pointe... elle se prête à l'objectif sans s'offrir.


La séquence de Swimming pole d'Ozon (voir plus bas) - l'auteure (f)rigide de romans policiers, qu'elle joue, se dénude devant un jardinier pour détourner ses soupçons - illustre bien cette distanciation : la caméra parcourt le corps nu pour arriver sur un visage à l'expression ambiguë où le spectateur peut lire des sentiments contradictoires.


Tout l'art de l'actrice qui, avec une économie de moyens, sait suggérer la complexité d'un personnage.

 

Charlotte Rampling
Jean-Loup SIEFFJean-Loup SIEFF
Jean-Loup SIEFF
Jean-Loup SIEFFJean-Loup SIEFF

Jean-Loup SIEFF

Charlotte RamplingCharlotte Rampling
HElmut Newton
HElmut NewtonHElmut Newton
HElmut NewtonHElmut Newton

HElmut Newton

Charlotte Rampling
Charlotte Rampling
Charlotte RamplingCharlotte Rampling
Charlotte RamplingCharlotte Rampling
Charlotte Rampling

Swimming Pool

La séquence ci-dessous est tirée du film de François Ozon 2003. Charlotte Rampling appelle discrètement le vieux jardinier du haut d'une terrasse. Elle lui dévoile ses seins. Un peu interloqué, le jardinier monte la rejoindre. Il la découvre étendue, nue, étrangement passive. Un lent panoramique part de ses pieds et remonte jusqu'à son visage ; d'un regard, elle s'offre à la caresse du vieil homme.

 

Pour le son cliquer sur le haut-parleur

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 13:36

Après, un dessinateur et peintre hongrois, un autre hongrois, photographe, un des plus grands maïtres du noir et blanc, Brassaï.

 

Gyula Halàsz, né en 1899 à Brassó, en Transylvanie hongroise à l'époque, étudie la peinture et la sculpture à l'Académie des Beaux-arts de Budapest, avant de rejoindre l'armée austro-hongroise, où il sert jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale.

En 1920, Halász s'installe à Berlin où il travaille comme journaliste, puis à Paris, où il demeure jusqu'à la fin de sa vie. C'est en 1923 qu'il adopte le pseudonyme de Brassaï, en référence à sa cité natale. Il aurait appris seul le français en lisant les œuvres de Marcel Proust.

En 1926, il est initié à la photographie par son compatriote André Kersetz qui l'emmène souvent dans ses reportages. En 1929, il réalise ses premières vues du Paris nocturne, s'attachant à traduire l'atmosphère des places, quais, gares, passages et rues désertes. Son Paris de nuit est publié en 1932, avec une préface de Paul Morand.

 

Il s'intéresse aussi aux noctambules de Paris. Les amoureux des rues et des bistrots, les joyeux et impudiques étudiants du Bal des quat'z arts aux déguisements succincts, sont sa cible. Il pénètre dans les coulisses des Folies Bergères, et s'intéresse aux prostituées : Bijou devant son verre, d'autres faisant le tapin. Il a ses entrées, chez Suzy, une maison close.

Ami d'Henry Miller, qui le surnomme l'œil de Paris, et d'Anaïs Nin, de Jacques Prévert, il fréquente aussi, bien sûr, les artistes. Picasso lui demandera de photographier ses sculptures. Il prend en photo Matisse avec un modèle.

Vers la fin de sa vie, il se consacre à la sculpture, au dessin et à l'écriture. Il meurt en 1984 à Èze, près de Nice.

 

Le petit montage se centre surtout sur ce Paris des noctambules avec ses amoureux, la joyeuse parade du bal des quat'z arts, les prostituées du trottoir ou de chez Suzy et, pour conclure, quelques nus. Il ne donne qu'un aperçu d'une œuvre en noir et blanc extrêmement variée (outre le Paris nocturne, Brassaï a photographié des graffitis, fait des portraits d'artistes et d'écrivains, des reportages notamment dans l'Espagne franquiste, etc.).

 

 


Brassai
envoyé par Cedupoulaid

 

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 20:49
Un comte Hongrois : Milàhy Zichy

Grâce à Claire Ogie (Des sens) j'ai découvert ce Comte hongrois, Mihàly Zichy, dit aussi Michael  von Zichy, né à Zala en Hongrie en 1827 et mort à Saint-Pétersbourg en 1906.

 

En 1842, il entame à Pest des études de Droit, avant de devenir l'élève du peintre Waldmüller, grâce à qui il va devenir lui-même le professeur de la fille du Tsar Nicolas Ier, Hélène.

 

 

Il  deviendra peintre officiel de la cour avec

Alexandre II. Il se serait marié en 1865 avec Élisabeth Vratislav von Mitrovitz dont il aurait eu une fille.

 

 

 

En 1874, il quitte la Russie pour Paris où il se lie notamment avec Victor Hugo. Théophile Gautier le considère comme un génie. Mais il voit une de ses œuvres - La Victoire du génie de la destruction - refusée à une exposition à Paris, comme antimilitariste.

En 1881, il revient à Saint-Pétersbourg, en passant par Nice, Vienne et Zala, son village natal.

 

 

Ce peintre de cour est aussi le peintre de l'amour ou plutôt des amours. Une certaine « trivialité » ne lui fait pas peur. Les amours lesbiennes, non plus.

 

 

Montage de dessins de Zichy

Pour compléter des dessins érotiques

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 17:21
Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh

Peter Lindbergh est un des invités de Christian Lacroix aux Rencontres d'Arles 2008. Le 21 novembre 2006 Libé faisait le portrait de ce grand photographe de mode, dont voici quelques extraits :

"Lindberg, collaborateur régulier du Harper's bazaar et de Vogue, passe une à deux semaines par mois aux Etats-Unis. «Tous les gros budgets sont là-bas», dit-il. Mais depuis 1978, il est un Allemand de Paris. Il vit en plein VIe arrondissement, dans l'ancien appartement du marchand d'art Jacques Putman, défunt mari d'Andrée. Peter est un affectif. Et un boulimique de travail qui revient toujours à la photo, même s'il s'échappe parfois avec une caméra. Lindberg connaît bien son histoire de la photo, même s'il n'est tombé dedans que sur le tard, passé 27 ans, après une courte carrière d'artiste qui ne marchait pas si mal mais qu'il a vite trouvé vaine. S'il ne doit citer qu'un nom, il gardera celui d'August Sander. «Une incroyable simplicité. Il n'essaie pas de faire des choses spectaculaires», dit-il de ce compatriote qui fut l'homme d'un immense projet : photographier les habitants de sa région natale près de Cologne pour raconter «l'homme du XXe siècle». 

Petit dernier d'une famille d'après-guerre avec un père marchand de bonbons et une mère au foyer, Sa formation aux beaux-arts de Berlin, l'expressionisme, Metropolis qu'il a regardé en boucle, ont façonné son style. Mais son trait germain s'émulsionne dans sa passion pour Arles et Van Gogh, la tauromachie et le sable de Beauduc. Les femmes de Lindberg y perdent en froide sophistication et gagnent en humanité. Elles ont les sourcils forts et les yeux noirs de celles qui ont pleuré après une nuit d'amour. Helmut Newton, compère berlinois, les fantasmait toujours surhumaines, conquérantes, sexuellement dominatrices, Lindberg les révèle fragiles, sensuelles, abandonnées.

August Sanders rêvait de saisir l'homme du XXe siècle, Lindberg ne se lasse pas de raconter la femme à cheval sur deux millénaires.

L'homme a de l'humilité. Il n'aime pas dire du mal et ne confesse que ses admirations. Quand il se laisse aller à une pointe d'exaspération, c'est devant une mode aseptisée où les mannequins sont de plus en plus jeunes, où le numérique a imposé la retouche systématique, où le zéro défaut est en passe d'enlever son grain au noir et blanc et de lui imposer la couleur. Alors il s'amuse aujourd'hui avec les actrices.

 

Dans cette aventure, c'est avec Jeanne Moreau qu'il est allé le plus loin. Au point qu'il n'osait lui demander son accord pour publier dans Untitled  116 une photo d'elle «brutale», où l'on voit sur son visage de vieille dame jusqu'à la cicatrice de son lifting. «Elle m'a dit,  "Mon Peter, c'est un honneur. Il n'y a rien à retoucher".»

 

 

 

 

Le premier montage donne un échantillon arbitraire de son oeuvre. Pour avoir une idée beaucoup plus large du travail de P. Lindbergh : son site évidemment, mais surtout le site de Claire Belliard.


 

Le deuxième est consacré à une séance réalisée avec un de ses modèles favoris, Milla Jovovitch.
Cette séance donne une image très androgyne du mannequin, avec ses seins miniatures et ses hanches peu marquées. Lindbergh joue souvent de l'ambiguïté, faisant poser la plantureuse Laetitia Casta en Marlon Brando, habillant les modèles de costumes très masculins et, à l'inverse, photographiant le torero Manzanares dans des poses quasi langoureuses.

 

Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh
Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter LindberghLes Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh
Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh
Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter LindberghLes Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh
Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter LindberghLes Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh
Les Rencontres d'Arles Photographie : Peter Lindbergh
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