Ayant commis un article pour le + du Nel Obs* sur cinq arrêts du Conseil d’état dans l’esprit de la Loi de 1905, j’étais tombé sur un commentateur style borné qui venait me jeter à la figure des « fadaises » religieuses, comme il disait, dont l’immaculée conception ! Son imbécillité acharnée eut cependant pour mérite de me faire souvenir d’un vers d’une chanson de Jean-Roger Caussimon « Sacré bordel de vierge enceinte ! »
Bordel à cul (1975)
Entourloupé par les malfrats
Et succombant sous les contraintes
Je change de style, les gars!
J’abandonne les demi-teintes
Je tire à vue et dans le tas
Bordel à cul ! Charrette à bras !
Verlaine avait au moins l’absinthe
(Qu’en 14 on interdira)
Il en tirait de douces plaintes
Et des rimes de cent carats…
Sacré bordel de vierge enceinte !
On me vend du faux Mascara…
Est-ce le tocsin ou le glas ?
Une cloche invisible tinte
Et cette horrible rumeur-là
C’est l’an 2.000 qui se pointe
Du côté de Mururoa
Bordel à cul ! Charrette à bras !
La cote d’alerte est atteinte
Dans le Sahel et le Biafra.
Devant leurs vaches sacro-saintes
Les Hindous sautent les repas…
Sacré bordel de vierge enceinte !
Quelle idée de naître là bas…
Dans la patrie de Neruda
Les aurores se sont éteintes
Partout l’on se heurte aux soldats
Chaque minute est une crainte
Un gadget «made in U.S.A. »
Bordel à cul ! Charrette à bras !
Le pape, à Rome, les mains jointes
Prie, Ora, pro nobis, ora…
Puis, à la fin de sa complainte
Lance une bulle « ex cathedra »
Sacré bordel de vierge enceinte !
Au grand jamais n’avorteras !
Dans un hôtel à cancrelats
Une fille horriblement peinte
Sur un lit bancal et sans draps
Attend qu'aboutisse l'étreinte
D'un mich’ton qui n'en finit pas
Bordel à cul ! Charrette à bras !
Nous, comme putes, l'on s'éreinte
Pour le gîte et le bout de gras !
La liberté déjà restreinte
Au fil des jours met les adjas
Sacré bordel de vierge enceinte !
89 c'est vieux déjà …
Sacré bordel de vierge enceinte !
Réinventons le "Ça ira" !
* Le + du Nel Obs est assez proche du Post du Monde, avec des règles d’inscription un peu plus strictes (il faut avoir un compte fessebouc ou touiteur, en principe pour limiter l’anonymat cette burka des lâches, le résultat n’est pas évident) et une sélection obligatoire des articles par la rédaction. Autrement dit, un article d’un inscrit non sélectionné, contrairement au Post, n’a aucune chance d’être lu, puisqu’il ne sera indexé ni sur le site ni par gogol. Autre caractéristique, le journaliste qui sélectionne un article écrit lui-même l’accroche de l’article qui paraîtra sur le site. Ainsi, pour l’article sur le conseil d’état me fait-il dire : Laïcité : les "bouffeurs de curés" c'est fini, et tant mieux ! Le Conseil d’État a montré la voie de la tolérance, et ce n'est pas pour me déplaire, ce qui est un peu abusif, pour rester dans l’euphémisme.
Sur les cinq articles envoyés, quatre ont été retenus. Il est intéressant de noter que celui sur la politique sécuritaire vu par la Cour des comptes, article essentiel de mon point de vue, ne l'a pas été. Intéressant surtout de voir les scores : L’affaire DSK/Banon fait un score splendide (18786 vues), en revanche la gabegie d’Air Sarko One, la laïcité et le conseil d’état, le terroriste norvégien n’atteignent même pas les mille vues. Cela permet de relativiser les commentaires habituels sur les sujets qui saturent les médias au détriment d’autres plus importants. Il se trouve que le lecteur saturé… en redemande.
Bordel à cul, charrette à bras !

Alphonse-Etienne Dinet a 22 ans quand il fait un premier voyage en Algérie, dans la région de Bou-Saâda. Cet élève de W.
Bouguereau, à l’école des Beaux-arts de Paris, obtient, l’année suivante, en 1884, la médaille d’un Salon des Arts Plastiques qui lui vaut une bourse pour un nouveau voyage en Algérie.
Il participe néanmoins à la vie artistique
de la métropole. Il sera des fondateurs de la Société des peintres orientalistes. Il expose avec les impressionnistes du « groupe des trente-trois », participe à des
expositions universelles (Paris, Anvers, Munich…). Il fait évidemment partie de la première exposition des peintres orientalistes en 1893. Il a aussi une activité littéraire écrivant et
illustrant Les poèmes d’Antar puis le
Si sa conversion à l’Islam est devenue publique quand il fait savoir, en 1913,qu’il porte désormais le nom de
Nars-Eddine, elle remonte à beaucoup plus loin, puisque dans une lettre à un ami en 1908 il disait déjà être converti depuis plusieurs années. Contrairement à ce que disent certains biographes,
cette conversion ne l’a pas placé sur « une liste noire », puisque la même année (1913) Nasr-Eddine
Quand il décède en 1929, un 24 décembre, peu après un pèlerinage à La Mecque avec Slimane Ben
Brahim,



































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C’était en mars 2010. Nick Walter, un as du graffiti chez les rosbifs, ornait un mur du Canal Saint-Martin d’une magnifique fresque de 4 mètres
intitulée Corancan. (A cette époque la fameuse loi sur l’interdiction du casque – pardon du voile – intégral n’était pas encore votée, et depuis cette œuvre qui eût méritée d’être sauvegardée –
Jack Lang l’aurait même classée - a été bêtement détruite).




























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