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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:42
Cardinaux Drag queens

Le carnaval de Las Palmas (Canaries) a connu son point d’orgue avec un Gala de Drag Queens qui couronnait les meilleures prestations. Le premier prix était à forte connotation religieuse avec un crucifié et une madone plus quelques pénitents. Il n’en fallait pas moins pour provoquer la sainte ire de l’épiscopat local et la plainte d’une obscurantiste association d’avocats chrétiens. Plainte heureusement mise à la poubelle par le parquet.

Cardinaux Drag queens

L’association des avocats chrétiens avait porté plainte auprès du Parquet de Las Palmas contre la performance attentatoire du groupe Drag Sethlas, le gagnant du gala Drag Queens, à l’issue du Carnaval, pour son numéro mettant en scène la vierge Marie et le Christ crucifié.

Cette association d’avocats cul-bénits est une habituée de ce genre de démarche puisqu’elle avait déjà déposée une plainte contre un groupe de féministes (et des syndicalistes) pour un supposé délit d’atteinte aux sentiments religieux : le 1er mai 2014, dans une parodie des manifestations de la semaine sainte, elles avaient organisé la Procesión del "Coño Insumiso".

Drag Stehlas vainqueurs du Gala Drag 2017

Cette association considérait donc que cette performance Drag était une manifestation de haine à l’encontre des sentiments religieux. Et elle espérait que le Parquet agirait contre ce délit de haine de la religion avec la même célérité qu’il avait montré pour empêcher l’autobus d’ Hazte Oir de circuler dans les rues de Madrid.

Polonia Castellanos, sa présidente, a affirmé que des milliers de personnes se sont montrées offensées et elle a invoqué la nécessaire protection de ces personnes devant des actes qui attentent à leur sentiment religieux, en invoquant la Constitution espagnole et la Convention européenne des Droits de l’Homme !

Cardinaux Drag queens

Une église homophobe

Bien que ses cardinaux donnent, dans les grandes cérémonies, dans le style drag queen – to drag : traîner – avec leurs ridicules immenses traînes portées par des larbins ensoutanés, l’épiscopat ibère donne, lui, dans une homophobie qui attente, elle, à la dignité des personnes gays ou lesbiennes.

Cardinaux Drag queens

Ainsi l’évêque de Saint Sébastien, José Ignacio Munilla, a écrit un livre intitulé Le sexe avec son âme et son corps, dans lequel il affirme que les pratiques homosexuelles ne peuvent être approuvées ; dans une image hardie il compare le sexe hétéro et le sexe homo à deux variétés de jambons : jamón de jabugo et jamón de paleta* ! On peut supposer que pour arriver à cette conclusion culinaire et gustative, l’évêque a testé lui-même diverses postures et pratiques homo et hétérosexuelles : fellation, cunnilingus, copulations à la grecque ou la française, et bien sûr à la missionnaire...

Cardinaux Drag queens

Le cardinal Fernando Sebastián avait, lui, qualifié l’homosexualité de sexualité déficiente et recommandé un traitement médical et psychologique pour résoudre ce problème. Pour un homme dont la sexualité journalière, en principe, est à zéro, il ne fait pas de doute que l’adjectif déficient n’incite en aucun cas les gays et lesbiennes à baiser davantage ou à se masturber à deux mains. Il veut dire qu’il ne doivent pas se masturber et encore moins baiser !

Cardinaux Drag queens

La liste des déclarations homophobes des évêques espagnols est sans fin. Leur indulgence, en revanche, devant la pédophilie de leurs prêtres est constante. Mais ne trouble pas nos avocats chrétiens.

Cardinaux Drag queens

Le Parquet classe la plainte sans suite

Avocats qui ont essuyé un revers cinglant, puisque le Parquet de Las Palmas a classé leur plainte sans suite. Il a estimé que la performance des Drag Sethlas ne manifestait pas une volonté d’offenser, mais juste une critique acide de la religion, dans un contexte de carnaval. Dans ses attendus le Parquet a précisé que le délit supposait une claire intention d’offenser et ne pouvait reposer sur un sentiment d’offense manifesté par un collectif de croyants : l’application du code pénal ne peut se fonder sur la plus ou moins grande sensibilité de ceux qui professent une religion déterminée !

Cardinaux Drag queens

Faut-il ajouter que même si le carnaval envahit les rues, nul n’est obligé de le regarder et encore moins de se rendre au gala qui l’a conclu ?

 

* Le jambon de Jabugo est le nec plus ultra des jambons :  selon les scientifiques, un jamón de jabugo éveille jusqu'à 20 goûts différents dans notre palais ; en revanche le jambon de palette, c'est-à-dire de l'épaule et non de la cuisse, est en fait, un faux jambon (CQFD).

 

 

Sources :

Y los obispos, reminiscencias de drag queens

La Fiscalía archiva la denuncia contra Drag Sethlas porque no ve "voluntad de ofender"

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 18:57

Tusi récitant le Coran à la scéance inaugurale du nouveau Parlement iranien.

De quoi réjouir Barbarin et Boutin, il n’y a pas que les curés qui sont soupçonnés de s’en prendre aux scouts ou aux enfants de chœur. Au pays des mollahs et autres ayatollahs, religion et pédophilie vont aussi de pair et la tentation d’étouffer les affaires est la même. Tartufferie sans frontière !

Le récit d’une des victimes dans une émission de radio a choqué l’opinion publique

 

Les accusations de viols de mineurs par un célèbre récitant de Coran ont déclenché une polémique en Iran. Elle devient la pierre de touche de l’impartialité du pouvoir judiciaire iranien. Quatre anciens élèves ont accusé Mohamad Gandomnejad Tusi, célèbre sous le patronyme de Saied Tusi, d’avoir abusé sexuellement une douzaine de gamins de 12 à 14 ans, durant les sept dernières années. Cinq années après que la plainte a été déposée contre lui, ces accusations ont filtré dans la presse.

Non seulement, Tusi, 46 ans, est un des plus célèbres récitants d’Iran, mais il est aussi le muezzin officiel de la radiotélévision d’état et membre du Conseil suprême du Coran ; il enseigne ce livre saint aux enfants et adolescents. Sa célébrité est due aux nombreux premiers prix gagnés dans des concours internationaux de récitation qui lui ont valu de lire les saintes écritures dans des cérémonies officielles comme l’inauguration de l’actuel Parlement iranien et même de participer à des rencontres de récitation du Coran avec le Chef suprême, l’ayatollah Ali Khamenei !

Le cas Tusi est apparu au grand jour pour la première fois en juin dernier quand une agence de presse de l’opposition, Amad News, assura qu’elle possédait des preuves et qu’elle allait les publier si le pouvoir judiciaire ne traitait pas les plaintes. Quatre mois après, l’émission en persan de la Voix de l’Amérique, l’a accusé d’avoir violé 19 enfants qui assistaient à ses cours. Mais ce qui a le plus alerté et choqué l’opinion publique ce fut l’interview accordé à la BBC en perse, la semaine passée, par deux des victimes. L’un des plaignants a décrit les abus sexuels et a expliqué qu’il les avait dénoncés, il y a presque six ans, alors qu'il était âgé de 12 ans. Venant d’une famille religieuse ce ne fut pas facile de le faire, mais des années après, alors qu’il y a des preuves suffisantes, il espère obtenir justice.

Selon le récit des plaignants, les premières  entrevues du juge ont eu lieu. Y compris avec Tusi à qui il fut proposé, contre la promesse formelle de ne pas renouveler son comportement, de suspendre le processus judiciaire ! Tusi a rejeté toutes les accusations dans un communiqué où il dénonce une attaque de médias sous la coupe de l’impérialisme et du sionisme. "L’ennemi tente à travers moi de diffamer le leader suprême", affirme-t-il.

 

Quelques médias étrangers présentent Tusi comme le récitant favori de l’ayatollah Khamenei, ce qui a amené le secteur le plus conservateur à agiter les sentiments antiimpérialistes et à accuser les plaignants d’être les laquais des ennemis de la République Islamique. Ceux-ci ont démenti tout lien avec l’étranger dans une lettre adressée au Président du pouvoir judiciaire, Sadegh Laryani, dans laquelle ils lui demandent d’attacher une importance particulière à leurs cas.

« En ce qui concerne le cas de Monsieur Tusi il est difficile de démontrer certaines accusations. Peut-être que le plaignant a raison, mais il est impossible de le prouver » a répondu le porte-parole de la Justice, Gholamhossein Mohseni Ejeí. Ce responsable a ajouté que si le crime de viol était écarté, une enquête serait menée pour incitation à la corruption.

Après l’escalade de la polémique dans les médias locaux et internationaux, certaines autorités iraniennes ont condamné la publication d’informations sur ces cas, dans un avertissement clair à la presse. Mohammad Reza Heshmati, vice-ministre de la culture et de l’orientation islamique pour les affaires du Coran,  a dit qu’indépendamment du fait qu’il y ait ou non délit, ce qui est de la compétence de la justice, la publication de cette nouvelle équivaut à faire l’apologie de la prostitution !

Cependant, le journal Jomhuri Eslami, qui bénéficie du soutien de chefs religieux influents, demande aux autorités judiciaires de répondre à l’opinion publique. « L’idée d’étouffer l’affaire pour ne pas affaiblir le système islamique est une illusion » conclut le texte.

Les iraniens sont divisés entre ceux qui plaident la défaillance individuelle, dans laquelle ni le Coran ni ses récitants ne sont en cause et ceux qui estiment que c’est la conséquence des privilèges exorbitants accordés à ceux qui appartiennent aux obédiences religieuses du système islamique.

Mais, tous demandent que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue !

 

D’après El País 30/X/2016

A part cet article d'El País, on trouve trace de cette affaire dans un site russe au Français approximatif et où les noms propres sont en cyrilliques : "En Iran, le célèbre lecteur du Coran, accusé de violence sexuelle sur les enfants"

Echantillon de la prose avec le 1er paragraphe :

"En Iran, les élèves de la célèbre récitant le Coran Saida Tusi accusé de harcèlement sexuel. Iranienne de la rédaction de»la Voix de l’Amérique» a publié une interview avec plusieurs jeunes iraniens qui accusent les Tusi de viols." Said devient Saida et on peut supposer qu'il s'agit de la rédaction iranienne de la "Voix de l'Amérique"...

 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 14:32

Quatre affaires sont en cours avec au moins 17 inculpés pour des délits d’escroqueries, de fraude fiscale, de détention illégale, d’abus sexuels et de corruption de mineurs.

Depuis qu’en 2012, le vol du Codex Calixtinus a amené des enquêteurs à se pencher sur l’affaire, ils ont découvert incidemment des secrets insoupçonnés au cœur de l’église galicienne. Les affaires judiciaires se succèdent et impliquent des religieuses, un moine et douze membres d’un ordre religieux.

La réincarnation de saint-Michel archange

Commençons par le plus folklorique Miguel "el brujo", Michel le sorcier, de son vrai nom Feliciano Miguel Rosendo da Silva qui, après avoir ouvert, à Vigo, une herboristerie, à l'ésotérisme sulfureux, s’est découvert "élu de dieu", et même réincarnation de Saint-Michel Archange ! Miracle tel que notre herboriste, voix nouvelle de l’archange, parlait araméen (car chacun sait que l’araméen est la langue des archanges). Fort de cette révélation et après avoir subjugué des fidèles, notre Miguel fonda l’Orden y Mandato de San Miguel Arcángel qu’on peut traduire par l’Ordre des missionnaires de Saint-Michel Archange.

Il réussit à attirer plus de quatre cents disciples et de nombreux sympathisants et surtout à capter leurs dons. Ce qui permettait à l’archange de réunir autour de lui, dans une tranquille propriété, de pseudos nonnettes qu’il soumettait à ses vexations et aussi à quelques caprices sexuels. Ainsi de la sainte et apostolique fellation, qu’il ponctuait d’un prenez et buvez, en assurant que cela purifierait l’âme de la dévouée fellatrice !

Vidéo très saint-sulpicienne de notre ordre pour convertir les incroyants !

Mais en même temps ses saintes troupes michelistes étaient très connues et appréciées pour leur activités apostoliques : participations aux semaines saintes, gravures de disques de cantiques pieux, organisations de pèlerinages massifs et multiples prestations de services pour l’église galicienne.

Si bien que quand la justice a commencé à s’intéresser à ce qui tenait plus d’une secte sous la coupe d’un gourou qu’à un ordre religieux, l’évêque de Tui-Vigo, Luis Quinteiro, s’est fait un peu forcer la main pour expulser notre Miguel Rosendo de la tête de l’ordre et y nommer un administrateur.  Car un juge d’instruction de Tui (Pontevedra) a inculpé les douze membres de l’état-major de la secte pour les délits présumés d’abus sexuels envers leurs disciples et d’association de malfaiteurs pour escroquerie et blanchiment de l’argent extorqué.

Un franciscain lubrique

Il y a un peu plus d’un an les habitants d’O Cebreiro (Lugo), porte de la Galice sur le chemin français de Saint-Jacques de Compostelle, ont été sidérés quand ils ont vu la Garde Civile mettre la main sur le plus populaire des frères franciscains qui veillaient sur le sanctuaire local.

Le religieux âgé de 56 ans a avoué son repentir pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure dans la sacristie de l’église romane. Il est vrai que les nombreuses preuves trouvées sur son téléphone mobile ont dû encourager sa repentance. Plus de 250 photos récupérées avec de nombreux messages.

Là pas de gogos séduits par un gourou, mais une jeune handicapée mentale. Il a été inculpé de corruption de mineure et de prostitution illégale, bien que la jeune fille assure qu’elle ne s’offrait pas au moine pour de l’argent mais par attirance pour l’homme à la soutane marron. Mais elle a aussi appris aux enquêteurs que le moine l’avait sautée la première fois après l’avoir enivrée et qu’il a tenté ensuite d’attirer sa cousine. Dans cette sordide affaire, le diocèse de Lugo a immédiatement condamné les faits.

Un Barbarin ibère

L’église de Galice vit un calvaire judiciaire

L'apologie du viol par l'archevêque fanatique !

Loin de la Galice, puisqu’il s’agit de Francisco Javier Martínez Fernández, archevêque de Grenade, nous trouvons un Barbarin local, lui aussi lancé avec fanatisme dans une croisade, mais du coup anti IVG ! Et lui aussi empêtré dans une sombre histoire de non dénonciation de prêtres pédophiles.

La chronologie des affaires devrait d’ailleurs conduire à dire que Barbarin est un Martinez gaulois !

Son affaire dite du « clan des Romanones » préfigure étrangement celle qui embarrasse notre Primat des Gaules (!). Un jeune adulte qui écrit au pape pour dénoncer les sévices sexuels dont il dit avoir été victime dans son adolescence de la part de prêtres formant un groupe très compact et fermé (forman un grupo muy compacto y cerrado) et se tenant les coudes comme un clan mafieux. Clan surreprésenté dans le conseil épiscopal.

Notre archevêque, qui a aussi une activité éditoriale édifiante, a fait montre de la plus extrême mauvaise volonté à collaborer avec la justice et de la plus extrême irresponsabilité en laissant ce clan de prêtres sans vergogne – ils ont été jusqu’à accuser le Vatican de violer le secret de l’instruction – continuer son activité dans les paroisses.

Des jeunes indiennes séquestrées

Il n’en a pas été de même, au contraire, dans une affaire de séquestration ! La supérieure du couvent de Las Mercedarias de Santiago et deux autres membres de l’ordre sont mises en examen pour détention illégale pendant quinze ans de trois adolescentes attirées, en Inde, par le noviciat et qui depuis, jusque donc leur trentaine, ont vécu cloîtrées entre les murs de ce couvent galicien, loin, très loin, de leur Inde natale.

Mais là l’archevêque de Saint-Jacques de Compostelle, Julián Barrio Barrio, a pris publiquement la défense des nonnes faisant part de sa douleur, perplexité et consternation devant cette inculpation !

Enfants volés

Deux religieuses du Foyer "Mère de l'incarnation" répondant à une convocation des juges de Lugo le 11 mars 2016

 

On atteint les sommets de l’ignominie avec une sombre histoire d’enfants volés pour adoption sur fond d’immigrées, de prostitution, de mafia russe mais surtout de services de l’enfance de la province de Galice et de religieuses d’un foyer d’accueil de mères célibataires ou abandonnées. Un concentré.

 

Cette affaire est connue comme étant l’Opération bébé de Lugo. Elle implique de nombreux fonctionnaires des services des mineurs de la région Galice, des travailleurs sociaux, du personnel sanitaire et trois sœurs franciscaines du Foyer Mère de l’incarnation. Elle est née de la découverte de nombreux cas d’enfants retirés à leurs mères biologiques pour adoption sur des bases administratives fortement  soupçonnées d’irrégularités.

Parmi les cas, celui de cette fille, victime d’une mafia de la prostitution, qui a tenté de se suicider, après qu’on lui a enlevé son enfant, en sautant du 6e étage d’un hôpital. Paraplégique, elle réclame cet enfant depuis 10 ans ! Une autre, étrangère, raconte qu’une des Sœurs de l’ordre lui faisait miroiter les demandes de familles prêtes à payer pour son enfant (”le dijo que “había dos familias interesadas” y que una de estas podía “pagar más que la otra”). Le dernier cas sur lequel porte l’enquête date de 2011 !

L’horreur des enfants volés du franquisme – qui s’ajoutait à l’horreur des internats de la peur – a donc continué, à plus petite échelle certes, jusqu’au XXIe siècle, toujours avec la complicité active de religieuses !

 

Une église espagnole non défranquisée continue dans la voie du national-catholicisme, malgré les scandales.

 

Source : La Iglesia vive su propio calvario judicial en Galicia

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 11:39
Barbarin paye ses négligences à la hauteur de ses outrances

Ouest-France 20 mars 2016

Comme il se doit, la grenouille de bénitier, Jeanne-Emmanuelle Hutin, éditorialise dans Ouest-France de ce saint dimanche des rameaux sur le « lynchage médiatique » du pauvre Barbarin, martyr. Avec diversion vers l’Education nationale et affirmation controuvée sur des positions de l’église devenues intransigeantes à partir de 2000.

Que l’éducation nationale ait eu tendance – tout comme l’église – à traiter les affaires de pédophilies en son sein par la loi du silence et à déplacer le fautif plutôt que le radier est indéniable.

Cependant il est d’une extrême malhonnêteté intellectuelle que d’opposer l’affaire du professeur de mathématiques de l’Essonne à celle des prêtres pédophiles du diocèse de Lyon. Certes l’enseignant bien que condamné en Grande-Bretagne pour relation sexuelle avec mineur a été réintégré dans l’Education nationale en 2006. Mais cela à cause d’un dysfonctionnement d’une instance paritaire – c’est-à-dire composée à part égale de représentants du personnel et de l’administration – qui a été abusée, en 2007, par une présentation fallacieuse du dossier, auquel elle n’avait pas directement accès. La hiérarchie de l’éducation nationale – si ce n’est le Recteur local abusé comme les 34 autre membres de la Commission académique paritaire siégeant en instance disciplinaire – n’est aucunement impliquée. Et, dans un état de Droit, il est heureux que la radiation ou pas d’une fonction ne soit pas laissée à l’arbitraire d’une autorité mais confiée à des instances, ce qui ne met pas lesdites instances à l’abri d’une erreur. Gilles de Robien, Ministre de l’EN en 2007, n’est évidemment pas responsable de la réintégration du prof condamné en Grande-Bretagne et encore moins Najat Valaud-Belkacem qui a découvert le cas au moment de la nouvelle inculpation du professeur.

Jean-Paul II bénissant Marcial Maciel, prêtre père, pédophile notoire !

Jean-Paul II bénissant Marcial Maciel, prêtre père, pédophile notoire !

En revanche, dans le fonctionnement des diocèses ou des ordres religieux, ce sont bien des supérieurs qui ont décidé de fermer les yeux. Faut-il rappeler le cas de Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ et qui, bien qu’il était dèjà connu comme un prêtre fornicateur, père de famille, pédophile y compris avec ses propres enfants, était béni par Jean-Paul II, car un allié dans sa lutte contre la théologie de la Libération en Amérique Latine ? Loi du silence dont se glorifiait encore assez récemment un Pican, évêque de Bayeux-Lisieux .

"Je vous félicite de n’avoir pas dénoncé un prêtre à l’administration civile. Vous avez bien agi, et je me réjouis d’avoir un tel confrère dans l’épiscopat, qui (…) aura préféré la prison plutôt que de dénoncer son fils prêtre." le félicitait même le  cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé au Vatican ! Illustration jusqu’à la caricature de cette loi du silence mafieuse et c’est écrit en 2001 !

Autre insinuation : Barbarin serait victime de son rôle en pointe dans le combat contre le mariage pour tous !

Eh quoi ! celui qui clamait que le diabolique mariage de personnes de même sexe mettaient les enfants en péril ne devrait pas, en boomerang, se voir retourner ses propos outranciers ? Propos qui d’ailleurs anticipaient ceux de Marion Maréchal-Le Pen puisqu’il clamait que le mariage gay allait ouvrir la porte à la polygamie !

Or ce grand défenseur de l’enfance et de la famille traditionnelle en péril, au lieu de nommer aumônier d’une maison de retraites de bonnes sœurs ses prêtres pédophiles, leur aurait confié des responsabilités élargies et qui surtout les maintenaient au contact d’enfants et ados.

Ce n’est certes pas à un premier ministre de décider si cet évêque doit démissionner. Mais à la Justice de décider si, comme l’évêque Pican, il est coupable de non dénonciation de crimes et éventuellement au Vatican de s’inquiéter d’une gestion pour le moins hasardeuse des prêtres de son diocèse.

Mais il y a quelque indécence à présenter ce prélat comme victime, fût-ce d’un prétendu lynchage médiatique.

Alors qu’il n’est victime que de ses outrances qui laissent moins excusables ses négligences !

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:25
Le Monsignore est tout émotionné !

Le Monsignore est tout émotionné !

02/03/2017 Krzysztof Charamsa invité de 28 minutes Arte à l'occasion de la sortie de son livre La première pierre

Le synode sur la famille commence comme un film d’Almodovar, titre un journal italien, après le coming out d’un Monsignore. Le théologien, Krzysztof Charamsa, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, est sorti du placard : dans un long entretien à Il Corriere della Sera, il a affirmé son homosexualité. Là-dessus, un curé de Trente, lui, excuse la pédophilie !

Krzysztof Charamsa, comme son prénom l’indique, est d’origine polonaise. Mais vit à Rome depuis 17 ans. Outre son appartenance à la Congrégation pour la doctrine de la foi, il enseigne la théologie à l’université pontificale grégorienne. Et la veille de l’ouverture du synode sur la famille, il accorde donc un long entretien à Il Corriere della Sera, dans lequel il se présente sereinement comme un prêtre homosexuel, heureux et fier de son identité ! Scène touchante également quand il présente son amant, Edouard, à qui il a dédié ce qu’il appelle sa sortie du placard. Sortie à laquelle il invite les nombreux autres prêtres gays à se livrer. Il a adressé une lettre personnelle au Sandro Padre, au pape, pour lui révéler son identité sexuelle ; il l’a fait savoir également à l’université romaine où il enseigne. Et il prévoit, à sa grande douleur, qu’il ne pourra plus travailler dans une institution catholique.

Un prêtre qui excuse la pédophilie

 

D’un niveau beaucoup plus trivial est l’entretien de ce Don Gino Flaim, prêtre de la ville de Trente.

“La question de l’homosexualité dans l’Eglise, c’est un problème réel ?” demande une journaliste de La7

Je ne sais pas, répond le prêtre. La pédophilie, je peux comprendre. L’homosexualité, je ne sais pas. Je suis beaucoup allé dans les écoles, les enfants je les connais, et malheureusement il y a des enfants qui cherchent de l’affection parce qu’ils n’en reçoivent pas chez eux. Ils peuvent parfois tomber sur un prêtre qui cède, et ça je peux le comprendre.

— Donc ce seraient les enfants qui…

En bonne partie, oui.

— Donc les accusations à l’égard de la pédophilie sont injustifiées ?

Accusations… C’est un péché, et comme tous les péchés il doit être accepté.

— Et en ce qui concerne l’homosexualité ?

Je n’ai pas de connaissances directes, je ne pourrais pas me prononcer. Je ne m’étonne pas que de telles choses arrivent, puisque l’Eglise est une communauté de pécheurs. Ce n’est pas pour rien que Jésus-Christ est mort pour les péchés. Comment expliquer, d’ailleurs, que surviennent des maladies ?

— Parce que l’homosexualité est une maladie ?

Je pense vraiment… que oui.

(traduction Courrier International)

Le Don a été suspendu. Pourtant il ne faisait que reprendre ce qu’affirmait Bernardo Alvarez, évêque de Ténérife 

Les confessions du Monseigneur : coming out à la veille du synode !

Krzysztof Charamsa, lui, s’adressant au synode, affirme que toute personne, même lesbienne, gay ou transexuelle, porte dans son cœur une aspiration à l’amour et un désir de famille. Chacun a le droit d’aimer. Le christianisme est la religion de l’amour, c’est le message apporté par Jésus. Un couple d'homosexuels doit pouvoir dire à l’église son amour en accord avec leur nature.

Message inaudible. Le Vatican a immédiatement condamné le coming out, le qualifiant de "très grave et irresponsable" et a révoqué Krysztof Charamsa de ses fonctions auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Et, bien que Romain depuis 17 ans, comme il dépend d’un évêché polonais, son supérieur hiérarchique local lui a demandé de faire amende honorable, faute de quoi il sera suspendu 'a divinis', c’est-à-dire viré.

Le Monsignore ne se faisait pas d’illusions. Il a prévu d’aller s’installer, avec son amant, à Barcelone. Perfidement, l’obs laisse subodorer une opération marketing de la part du futur ex-prélat :

« Que va devenir ce monseigneur gay qui revendique publiquement son homosexualité, et qui samedi soir était au bord des larmes lorsqu’il a quitté le restaurant romain siège de sa conférence de presse improvisée ?

 

Il répond :

"J’irai en Espagne, j’ai déjà mon billet, je remplirai deux valises avec mes livres, mes papiers et mes effets personnels, le reste je le laisserai aux bonnes sœurs du couvent où je vis. Et à Barcelone, je me chercherai un boulot."

 

Ce ne devrait pas être trop difficile, vue la clameur suscitée dans les médias du monde entier par son geste, et par l’annonce qu’il a faite hier soir d’avoir déjà écrit un livre en italien, avec traduction polonaise, "prêt à être publié". Les éditeurs intéressés ne manqueront pas. »

En envoyant son gros caillou dans la mare synodale, il n’est pas sûr que ce sémillant et jeune – pour un évêque, au moins, 43 balais – ait rendu un fier service à François, le pape. Il est peu probable que, de toutes façons, l’église bouge quelque peu sur le fond. Tout au plus, à propos des homosexuels, des divorcés, arrivera-t-elle à se souvenir de ce message que le catholique zombie* que je suis dans la nomenclature toddienne a encore en mémoire : « Que celui qui n’a pas péché jette la première pierre ».

Mais c’est son problème, à l’église, pas celui d’une société laïque.

Autrement dit, et il faut le répéter ad libitum, les confessions peuvent imposer leurs dogmes à leurs religionnaires, dans le respect quand même des lois en vigueur, comme l’interdiction de la contraception, a fortiori de l’IVG, du mariage entre personnes du même sexe, etc., sous réserve de ne pas chercher à imposer ces dogmes, ces interdits, à l’ensemble de la société civile !

 

* "Grâce à dieu, je suis athée" comme disait malicieusement Luis Bunuel.

ARTE 28 minutes

La première pierre

 

Entretien de 28 Minutes fait à l'occasion de la sortie du livre

 

La première pierre
Moi, prêtre gay, face à l'hypocrisie de l'église

Krzysztof CHARAMSA

La pierre angulaire est la première à être posée quand on construit un édifice. C’est la plus importante, celle qui doit tout soutenir. Pour Krzysztof Charamsa, cette première pierre a été son coming out du 3 octobre 2015. Alors qu’il exerçait depuis de nombreuses années de hautes fonctions au sein du Vatican, ce prêtre polonais a annoncé publiquement son homosexualité à la veille du synode sur la famille, afin de dénoncer l’hypocrisie de l’Église catholique. Une institution qui, depuis des siècles, instrumentalise les questions sexuelles pour imposer son propre pouvoir.
À travers ses préceptes et doctrines, l’Église conditionne ses fidèles à ne pas vivre sereinement leur sexualité. Ainsi, et alors même qu’elle parvient à dissimuler parfaitement les crimes de pédophilie, elle alimente, dans le secret du confessionnal, le sentiment de soumission des femmes à leurs époux, la culpabilisation de l’amour, la stigmatisation des homosexuels et des transsexuels, qu’elle considère comme des pestiférés. Or, selon K. Charamsa, le clergé catholique est lui-même composé en très grande partie de prêtres homosexuels. Qui se trouvent réprimés et contraints à la clandestinité.
Démis de ses fonctions par le Vatican, K. Charamsa souhaite avec ce livre secouer les consciences et poser les bases d’un nécessaire renouveau de l’Église. Une institution en laquelle il veut toujours croire, mais qui, si elle veut continuer à exister comme guide spirituel, doit commencer par respecter chaque personne.
 
Présentation de l'éditeur La découverte
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:28
Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

Très peu d’échos au rapport du Comité des Droits de l'Enfant, publié le 5 février qui pointe les infractions, par le Vatican, à la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Le Saint-Siège a cependant réagi avec une vigueur extrême. Pas tant sur les problèmes de pédophilies. Elle est pourtant accusée d’avoir violé la Convention dans les affaires de sévices sexuels. Mais sur ses positions discriminantes envers les homosexuels, sa vision stéréotypée du rôle des femmes, son attitude négative dans la prévention du SIDA… Ce que le Vatican a considéré comme une attaque de sa doctrine.

Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

La réponse sans concession (sic) du porte-parole du Vatican esquive la question de la pédophilie ou de maltraitance d’enfants : "les observations du Comité (…) interfèrent avec les positions doctrinales et morales de l’Eglise catholique" concernant "la contraception ou l’avortement, l’éducation dans les familles ou la vision de la sexualité humaine."

En effet, les rares articles consacrés à ce rapport ont mis en relief les constats sans indulgence sur l’attitude du Vatican dans les affaires de pédophilie. Le Saint-Siège a systématiquement placé la réputation de l'Église et des auteurs mis en cause au-dessus de la protection des victimes. Mais d’autres constats, tout aussi sévères quant au respect de la CIDE mériteraient d’être soulignés.

Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

Ainsi, peut-on encore lire dans le Droit Canon, l’expression discriminatoire et grotesque d’enfants illégitimes ; malgré des déclarations du pape François, le saint-siège continue de stigmatiser les homosexuels, transgenres et même les enfants de couple de même sexe. Le rapport déplore aussi que les manuels utilisés dans les écoles catholiques continuent de véhiculer des stéréotypes sur les rôles féminins et masculins alors que ce point avait été soulevé dès 1995. Pire encore, il ose parler des enfants de prêtres, souvent privés de l’identité de leur géniteur et dont les mères, quand elles obtiennent une aide financière de l’église, doivent s’engager au silence.

 

Rien n’est épargné à la pauvre église, puisque le rapport évoque les « Magdalene laundries » en Irlande, tenues par des congrégations de religieuses. Les jeunes filles, placées dans ces institutions, étaient forcées de travailler comme des esclaves dans ces blanchisseries ; elles subissaient un traitement inhumain, cruel et dégradant ; elles furent privées d’identité, d’éducation et souvent sous alimentées,  privées de soins médicaux, coupées du monde extérieur.  Les jeunes mères célibataires ont été privées de leurs enfants. Bien que ces congrégations soient sous l’autorité du Saint-siège, aucune investigation n’a été menée sur les responsabilités en leur sein ni pour savoir à qui profitait ce travail gratuit.

Les enfants volés par l’église franquiste sont aussi rappelés, ces milliers de nourrissons qui ont été enlevés de force à leurs mères par des membres de congrégations catholiques. Or, le Vatican n’a conduit aucune enquête interne et donc rien fait à l’encontre des responsables. Pas plus qu’il n’a pris de mesures pour tenter de retrouver ces enfants et les rapprocher de leurs mères biologiques.

 

   Rappel aussi de l'affaire d'une petite fille de neuf ans, au Brésil, qui a subi une interruption de grossesse en 2009 dans le cadre d'une urgence vitale, après avoir été violée par son beau-père. L'archevêque de Pernambuco avait excommunié la mère de la fillette ainsi que le médecin qui avait pratiqué l'interruption de grossesse, condamnation par la suite approuvée par le préfet de la Congrégation pour les Évêques. Le Comité rappelle au Saint-Siège les dangers des grossesses précoces et non désirées, et des avortements clandestins, qui donnent lieu à une importante mortalité chez les adolescentes, ainsi que les risques particuliers pour les adolescents et les adolescentes de contracter des maladies sexuellement transmissibles, dont le SIDA. Les recommandations sont bien sûr inacceptables pour une église engoncée dans ses certitudes rétrogrades (condamnations de la contraception, de l’IVG).

Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican
Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican
Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

Sur les actes de pédophilies, le comité dénonce de la part du Saint-siège une politique et des pratiques de protection des ecclésiastiques prédateurs. De nombreuses enquêtes ont montré que des prêtres coupables d’abus sexuels sur des enfants n’ont été que déplacés de paroisse en paroisse, voire dans d’autres pays, sans même les éloigner de tout contact avec des enfants.

 

Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

La loi du silence a été  imposée au clergé sous peine d’excommunication. Tandis que des religieuses ou prêtres qui avaient collaboré avec les autorités judiciaires de leur pays ont été ostracisés, le Cardinal Castrillon Hojos félicitait l’évêque de Bayeux, Pierre Pican, de n'avoir pas dénoncé un prêtre pédophile*.

Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

Le comité réclame que la nouvelle commission sur les agressions sexuelles, dont la création a été annoncée en décembre par le pape François, mène une véritable enquête sur tous les cas d’agressions commises par des prêtres et sur la réaction de la hiérarchie catholique au fil du temps. Il demande au Saint-Siège d’adopter des règles claires imposant la dénonciation obligatoire des agressions à la police et à la justice pénale de chaque pays.

Droits de l’enfant : un réquisitoire de l’ONU envers le Vatican

Il est probable que le Vatican va enfin s’attaquer au scandale de la pédophilie au sein de l’église. Mais les croisades qu’elle a lancées sur l’IVG, le mariage pour tous, la prétendue théorie du genre ne laissent rien augurer quant à sa possibilité de faire un nouvel aggiornamento. Vatican II est enterré, depuis Jean-Paul II. Il ne risque pas de ressusciter !

 

 

* « Vous avez bien agi et je me réjouis d'avoir un confrère dans l'épiscopat qui, aux yeux de l'histoire et de tous les autres évêques du monde, aura préféré la prison plutôt que de dénoncer son fils-prêtre », explique le cardinal qui justifie ainsi sa position : « en effet, la relation entre les prêtres et leur évêque n'est pas professionnelle, c'est une relation sacramentelle, qui créé des liens très spéciaux de paternité spirituelle ». (La Croix)

 

NB Les dessins maladroitement francisés sont pompés dans Saltimbanqui (El Circo)

“Puede haber menores que sí lo consientan -refiriéndose a los abusos- y, de hecho, los hay. Hay adolescentes de 13 años que son menores y están perfectamente de acuerdo y, además, deseándolo. Incluso si te descuidas te provocan”.

“Puede haber menores que sí lo consientan -refiriéndose a los abusos- y, de hecho, los hay. Hay adolescentes de 13 años que son menores y están perfectamente de acuerdo y, además, deseándolo. Incluso si te descuidas te provocan”.

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 17:03
HARAKIRI

A quelque chose malheur est bon : au moment du désastreux changement de format d’overblog j'avais cru qu'une page entière (http://deblog-notes.over-blog.com/pages/HARAKIRI_journal_bete_et_mechant-179081.html ) avait disparu du deblog-notes... Donc j'avais refait un article consacré au mensuel.

Et bien NON, la page n'avait pas disparu mais overblog avait inventé des adresses de "pages" qui se sont substituées aux vraies rendant les liens inopérants : la page HARAKIRI, journal bête et méchant est toujours là.

Mais peu de doublons entre les deux versions.

 

Rien d’original – et on trouvera sur le net de nombreux sites beaucoup plus exhaustifs sur le mensuel – mais avec un gif animé qui faisait défiler quelques images de la grande veine anti-calottine.

Les images mettent quelques secondes à défiler.

Les images mettent quelques secondes à défiler.

En y regardant de plus près, on voit combien Harakiri était en avance sur son temps, en témoignent cette réconciliation entre étudiant et CRS en 1968, ce baiser de lesbiennes et surtout ce mariage homo.

HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI

Mais il défendait aussi des valeurs chères aux prélats, comme le mariage d’un monsieur avec une dame et la fécondation in vivo et non in vitro !

HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI

Les problèmes de société posés par « Laissez-les vivre » ne lui étaient pas non plus étrangers. Ainsi que le danger de la pédophilie qui sévit d’abord au sein de la famille.

HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI

Méfaits de la victoire des socialistes, climat social et problème du chômage étaient déjà abordés. Ainsi que la dure condition des balayeurs d’origine immigrée et la grave question du racisme !

HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI
HARAKIRI

Et en cette période de vacances pensez à ceux qui restent ou qui sont déjà rentrés.

HARAKIRI
HARAKIRI

Et qu'est-ce qu'on dit ?

M

ERCI HARAKIRI

 

 

 

En complément :

Rencontres Photographiques d'Arles 2016

 

HARA KIRI PHOTO

En 1983, l'équipe d'Harakiri a testé le concorde (photo Chenz)

 

Vingt-cinq ans d’une histoire orgiaque et chaotique : de 1960 à 1985, "Hara Kiri", journal « bête et méchant » a attaqué la société française à la grenade de l’humour, de la provocation et du détournement. Pourtant, si Hara Kiri a révélé trois générations de dessinateurs, on occulte trop souvent la place remarquable de la photographie dans son succès et sa postérité. De cette épopée bruyante et grandiose, nous avons retrouvé de nombreux intervenants : les photographes encore vivants, celles et ceux qui ont posé devant l’objectif, des photos originales retouchées (à la gouache puis à l’aérographe), des tirages pour la photogravure, des cartes postales et objets promotionnels... Au-delà du « bête et méchant » un peu réducteur, de la scatologie, de la brutalité graphique et de la dérision totale, ces images, sorties de leur environnement éditorial, évoquent un surréalisme quotidien, une poésie saugrenue proche de la performance, dans une société française en pleine mutation.

 

 

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