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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:56

ABANDON DES POURSUITES POUR VIOL EN SUEDE

Le parquet suédois a annoncé ce mardi 19/11/2019 qu'il abandonnait les poursuites pour viol contre le fondateur de Wikileaks Julian Assange, accusé par une femme de l'avoir agressée en Suède en 2010. «Tous les actes d'enquête ont été épuisés (...) sans apporter les preuves requises pour une condamnation», a notamment déclaré la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson.

Libé

assange 

 

Quel Pietro Gemmi suédois tournera ces viols à la suédoise sur le scénario de Mmes  Anna Ardin et Sofia Wilen (avec de nouvelles Bibi Andersson et Liv Ullmann, dans les rôles féminins) ?

bibi andersson liv ulmann Anna et Sofia sont au viol, ce que Virenque est au dopage : elles ont été violées, à l’insu de leur plein gré !

 

C’est Mme Ardin qui a invité le fondateur de Wikileaks à venir en Suède pour y faire des conférences. Non contente de soutenir visiblement le travail de Julian Assange, elle l’héberge dans son studio ou son petit appartement (les versions divergent), puis apparemment dans son lit. La dame a une trentaine d’années. L’Australien, sans doute un peu primate, en a déduit qu’elle ne refuserait pas des parties de « zizi panpan » (ils sont un peu arriérés aux antipodes ces descendants de bagnards). La dame n’a, semble-t-il, pas refusé le brut hommage. Le Julian a-t-il confondu le doigtier anal et médical qui s’enfile à l’index ou au majeur pour sonder les prostates, avec un préservatif, ou bien était-il mieux monté que Rocco Sifredi ? toujours est-il que la capote se serait déchirée et que dans sa fougue copulatrice l’amant aurait refusé d’en changer. Malgré cet incident, Anna Ardin continuera à héberger son conférencier pendant plusieurs jours.

Lors d’une des conférences, le chaud lapin australien remarque une blonde à queue de cheval, Sofia Wilen. Celle-ci n’a pas dû être insensible aux regards de Julian puisqu’elle avoue l’avoir trouvé «intéressant, courageux et admirable». Elle va au ciné avec lui où, dans l’obscurité propice, ils flirtent quelque peu, Assange la trouvant attirante. Et le lendemain, elle lui paie le train pour Enköping, à 50 km de Stockholm. Il arrive – la tragique actualité judiciaire récente nous l’a rappelé – que des jeunes femmes se fassent violer dans le train, mais il ne doit pas y avoir beaucoup d’exemples de femmes qui paient le train à un homme pour se faire violer chez elles. C’est le sort pourtant de Sofia. Un peu rustre, Assange lui fait l’amour à la missionnaire, pesant donc de tout son poids sur la fragile scandinave. Non content de cela, ayant eu un réveil triomphant, il la saute une nouvelle fois dans son sommeil et sans préservatif.

 

Ce n’est qu’après s’être rencontrées, qu’Anna et Sofia, ensemble, vont au commissariat dénoncer les odieuses agressions dont elles furent victimes. «Quand elles ont raconté ça à la policière, celle-ci a réalisé que ce qu'elles leur racontaient était un crime. Elle l'a rapporté au procureur qui a décidé d'arrêter Assange» dira leur avocat commun.

 

El Mundo  La comédie de ces nuits d’été nordiques (c’est au mois d’août que ces horreurs se passent) ne s’arrête pas là. Car le 1er procureur qui veut inculper le responsable de Wikileaks pour viols a été désavoué par une collègue qui a annulé ces poursuites, avant que la parquet suédois ne lance à nouveau un mandat d’arrêt pour des faits qui dans aucun autre pays n’auraient eu la qualification de viols. L’avocat anglais d’Assange fait dire à son client : «Quoique veuille dire “sexe par surprise”, c’est un délit seulement en Suède, et non au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou même à Ibiza. J’ai l’impression d’être dans un film suédois étrange et de me faire menacer par des trolls bizarres.»

 

Mais de comédie grinçante, le scénario dérive ensuite vers la grande mode de la complotite.

 

Comment ne pas voir la main maléfique de la CIA derrière ces accusations assez grotesques ? Mais les investigateurs en font des tonnes et reprennent comme parole d’évangile la propagande cubaine.

 

 

Anne Ardin est accusée, à son tour, par Granma, l’organe officiel du parti communiste cubain, d’être soutenue par un cubain exilé en Suède depuis 1991, Alexis Gainza. Cet anti-castriste, quelle surprise, serait responsable d’un site Miscelàneas de Cuba, qui selon Granma serait financé par une succursale de la CIA. Granma d’ailleurs accuse ce Gainza d’avoir fondé un « club gay » : l’homophobie étant une des caractéristiques de ce paradis du communisme tropical qu’est Cuba !

 

Plus sérieux, le fait qu’Anna Ardin s’est rendue à Cuba à plusieurs reprises. Mais le travail universitaire qu’elle a tiré de ces visites, intitulé "Le multipartisme cubain - Existe-t-il vraiment une alternative démocratique, et une alternative au régime de Castro?" n'est pas du tout un brûlot anti-castriste, mais une étude de quatre petits partis d'opposition sociaux-démocrates basés à Cuba : elle conclut qu'ils n'ont pas un fonctionnement très démocratique, et qu'en pratique, ils reproduisent le système qu'ils reprochent à Castro.

 

  Quant à la 2e héroïne de cette comédie à la suédoise, elle n'est, jusqu’à preuve du contraire, qu’une fan déçue par son idole. Mais qu’Assange soit un mauvais coup au lit ne justifie qu’elle se lance dans une plainte pour « sexe par surprise ».

Quand on met un homme dans son lit, la surprise désagréable serait qu’il n’y ait pas de sexe.

 

Sources : Arrêt sur images (http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3593), Chronique de Delfeil de Ton, Nel Obs 16/XII/10

Depuis Assange s'est commis dans les opérations poutiniennes dans les élections présidentielles états-uniennes et françaises.

En 2016 a refusé de publier 68 GO de documents russes qui auraient pu mettre en lumière l'implication de et de la en . Dans le même temps il a divulgué des milliers de fichiers nuisant aux et , et favorisant .

Ashton Pittman (@ashtonpittman)

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:46

LdevilliersLa chambre de l'instruction de Versailles a rejeté ce vendredi une ordonnance de renvoi devant une cour d'assises de Guillaume de Villiers, fils du député européen Philippe de Villiers, accusé de viols en 1995 et 1996 sur son frère cadet, Laurent.

 

Le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon– déchu de sa vicomté vendéenne par un vil manant, véritable Brutus du bocage – peut pousser un grand « ouf » de soulagement : déjà le parquet, dans sa grande sagesse, avait demandé un non lieu pour la plainte du cadet Laurent contre son frère aîné Guillaume, mais le juge d’instruction, sans doute un juge rouge, avait prononcé un renvoi en cour d’assises. Du coup, ça y est, « Le fils perdu du clan Villiers » a tout perdu (fors l’honneur diraient de mauvaises langues).

 

Certes Laurent, la prétendue victime de viols par son frère, a bien reçu le 2 septembre 2006, un courriel du grand frère quelque peu étonnant. « Ce que tu as subi par moi est grave […] Je crois que j’ai toujours inscrit en moi une certaine fragilité affective que suite à la révélation des violences que tu avais subies j’ai dû combattre vraiment. Mon mariage m’a mis sur la voie de la guérison […] J’assume avec sérénité les faits et je souhaite assumer jusque dans les contraintes où le destin voudra bien m’amener. Lorsqu’un jour les parents ont su, j’étais réduit à l’acceptation totale de l’humiliation absolue. Comme toi, mais le criminel conscient doit regarder son visage avec un œil plus lourd que la victime flétrie. J’avais réalisé que ma plus lourde pénitence serait celle de savoir que jamais je ne ressemblerais aux modèles qui avaient bercé mes mythes adolescents. Bayard, Du Guesclin, Charrette… Ces mythes historiques n’ont pas sur la conscience de si tristes faits. Imagine Chrestien de Troyes avec un héros incestueux et obscène. Amitiés fraternelles, UDP » (Unité de prière sic).

 

Pour le procureur, le ton est certes grandiloquent (il aurait pu ajouter que le propos est par moment totalement puéril), mais il ne s’agit que d’évoquer le fait d’avoir été surpris par le petit frère en train de se masturber devant un film porno (« grave », « violences subies », « criminel », « victime flétrie », « incestueux » : tout ça pour avoir été surpris en train de se pignoler ! de fait il est vraiment grandiloquent).

 

« Un garçon notoirement mythomane », comme dit élégamment Me Varaut, avocat de l’aîné, à propos du cadet.

 

Donc, à partir de ce traumatisme visuel, le jeune Laurent se serait fabriqué tout un cinéma pervers.

 

Déjà, quand il décrit le contexte famillial, on détecte la contre-vérité : "Dans une fratrie de sept enfants élevés dans un milieu catholique traditionnel imprégné de culture royaliste", avec "un père incapable de faire la loi à la maison. C'est ma mère qui faisait régner l'ordre, voire la terreur". Oser parler de « terreur » au sein d’une famille vouée au culte de la révolte vendéenne contre les horribles « bleus », c’est comparer sa mère aux colonnes infernales. Et affirmer que le père était incapable de faire la loi chez lui relève du crime de lèse-vicomté. En revanche, il y a peut-être du vrai (le mensonge doit toujours avoir des éléments véridiques pour étayer le reste) dans la description du repas dominical : les 7 enfants se taisent et écoutent le père absent toute la semaine : « Ma mère faisait le gendarme […] Mon père lui racontait ses faits d’armes. »

 

GI JOE figurinesLes rapports incestueux, que son frère lui imposait, sont bien sûr imaginaires. Guillaume lui demandait d’emporter avec lui ses jouets dans sa chambre, ainsi un parterre de GI Joe (des jouets d’origine étatsunienne, chez le président du MPF ?) au pied du lit servirait d’alibi si on les surprenait. On conviendra qu’un gaillard de 7 ou 8 ans son aîné aurait pu difficilement faire croire qu’il s’amusait avec les jouets du petit frère. Petit frère qui prétend, faussement puisqu’il n’y a pas matière à poursuites, que le grand est passé d’attouchements, à la fellation réciproque puis à la sodomie. Est-ce possible dans une demeure perpétuellement fréquentée par des bonnes sœurs et des curés, confite dans une dévotion que Mgr Lefebvre bénirait des deux mains.

 

Quand il a, une première fois, porté plainte, sa mère, fort justement, le traite de fou et son père, tout aussi légitimement, fait une conférence de presse pour dire que son fils ment et qu’il complice d’une horrible manipulation politique à son encontre. En fait, la victime c’est lui, le président du MPF !

 

Que dire de la description d’une prétendue réconciliation, qu’il a dû inventer de toutes pièces, où Guillaume, en larmes, se serait jeté à ses genoux, devant toute la famille réunie pour implorer son pardon. En fait, cette réunion n’avait pour but que de lui faire admettre de dire, comme il le prétend d'aileurs, "au juge que je n'étais qu'un menteur, que cette histoire de viol ne s'était jamais produite et que j'avais tout inventé uniquement dans le but de nuire à la carrière [de son père] ! " Le fils indigne a finalement renoncé à aller à Canossa. Mais la justice veillait.

 

Mais tout est bien qui finit bien… quoique…

 

Sources : « Le fils perdu du clan Villiers » Nel Obs, Libération 17/XII/10, 20 minutes

 

Rebondissement : la Cour de Cassation, le 7 décembre 2011, a annulé la décision de la Cour d'appel de Versailles et a renvoyé l'affaire à la Cour d'appel de Lyon...

 

Epilogue : La cour d'appel de Lyon a décidé de ne pas renvoyer Guillaume de Villiers pour viol devant une cour d'assises, malgré les accusations portées contre lui par son frère cadet Laurent, dont l'avocat a cependant aussitôt annoncé un pourvoi en cassation.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 18:31

Sarkocoupdetat"Le président français agit comme un Cesar en colère, il fait passer en force une réforme et criminalise ceux qui s'y opposent" écrit le quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo reprenant un article du Spiegel. On notera au passage que si ces journaux étrangers jugent sévèrement la situation française, ce n’est pas du tout dans le sens indiqué par l’UMP.


"Les Français manifestent non seulement contre la réforme de la retraite mais ils se battent aussi pour sauver leur pays de la corruption gouvernementale et défendre la démocratie".

BG 01bis

Faisant allusion à Obélix, Der Spiegel estime que, devant le mouvement contre le recul de l’âge de la retraite, les observateurs étrangers seraient tentés de dire « Ils sont fous ces Gaulois ». L’article cite diverses actions – éboueurs de Marseille, lycéens, étudiants, dépôts de pétrole, blocages routiers, etc. – et les images qui en sont diffusées tendant à faire croire que des émeutiers tiennent la rue. « Au mépris de toute raison », les français se battent contre le passage de 60 à 62 ans de l’âge de la retraite ?


« Oui, les Français protestent contre une réforme des retraites imparfaite, injuste et mal ficelée », mais, en même temps ce très large mouvement de protestation exprime des frustrations qui couvaient depuis longtemps.

 


Un gouvernement ébranlé par les scandales


Der Spiegel va jusqu’à écrire qu’ « En fait, la France connaît actuellement une véritable insurrection populaire contre un gouvernement qui a été ébranlé par des scandales ». « La véritable cible de la colère des manifestants est Nicolas Sarkozy, le président français le plus impopulaire de ces 30 dernières années. »


L’article rappelle les propos de Rama Yade sur l’hôtel luxueux des footeux en Afrique du Sud, alors qu’elle-même devait loger dans un hôtel en core plus cher, les 12 000 € de cigares cubains de C. Blanc, les appartements de fonctions de ministres occupés par des proches et conclut cette énumération par « Se sont-ils sentis coupables ? Pas du tout. »


28-10 05Il revient avec une égale sévérité sur l’affaire Woerth : C’est presque un miracle que le ministre du travail ne soit pas en prison dans l’attente d’un jugement. Conflit d’intérêt, intervention pour placer sa femme, enveloppes en liquide pour l’UMP, le résumé est implacable. « Woerth nie tout en bloc »

« Le pire, c'est que dans la France d'aujourd'hui, il est peu probable que de telles infractions soient examinées ou que les coupables présumés soient passibles d’une peine. » Car sous Sarkozy, les Français ont assisté à une détérioration généralisée des valeurs de leur République. Dans les années précédant l’avènement de l’omni-président, un discours incendiaire sur l’insécurité, comme Sarkozy l’a fait cet été, et la politique d’expulsions de Roms auraient été impensables.

 


Une déclaration de guerre aux syndicats


19-10 03Ce qui est encore plus impensable en Allemagne est l’absence totale de recherche d’un consensus. « Le projet de loi a été approuvé par le cabinet de Nicolas Sarkozy lors d'une réunion le 13 Juillet, au milieu des vacances d'été du pays. Depuis lors, ses points clés ont été dépeints comme non-négociables. » Le gouvernement – et en fait N. Sarkozy – n’a jamais cherché une solution durable et largement acceptée. Au contraire, il a utilisé cette réforme comme une déclaration de guerre contre les syndicats et l’opposition. Dans le but d’une radicalisation préjudiciable aux partis de gauche.

Sarkozy prend au mot François Mitterrand, en faisant de la fonction de Président « un coup d’état permanent ».


La vérité inconfortable pour la France est que l’on ne peut qu’y craindre de nouvelles éruptions et que Sarkozy, loin de tenter la conciliation pour ramener le calme, met de l’huile sur le feu. Ainsi s’est-il servi de quelques flambées de violence pour essayer de déconsidérer les manifestants, très majoritairement paisibles.


« Le Premier ministre François Fillon a déclaré, en référence à la grève en cours: "Personne n'a le droit de prendre un pays en otage."

C'est peut-être vrai. La seule question est: dans la France d'aujourd'hui, qui est exactement l'otage et qui est le preneur d'otage ? »

 


Source : http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,725250,00.html (26/10/10) découvert grâce à http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php 

 

sarkoclichylagarennebla

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 21:47

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Les organisateurs ont compté 3500 manifestants (2200 pour la police).

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Le temps gris, entrecoupé de bruines, a dû décourager les familles beaucoup plus nombreuses les samedis précédents. Les jeunes –sauf les politisés – étaient pratiquement absents.

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Certains aussi étaient amers devant l’obstination des bloqueurs butés d’un pouvoir casseur des acquis sociaux.

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Pas d’incident cette fois-ci : la police s’est faite discrète.

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En revanche, FO qui refuse de prendre part à l’organisation, mais 6-11 04est quand même acceptée dans les manifs, n’a pas fait preuve d’un esprit très unitaire. Pendant la prise de parole, un de ses responsables tentait d’interrompre l’orateur (de SUD !) en braillant des « abrogation de la loi », comme si les manifestants s’étaient réunis unitairement pour l’approuver !


6-11 05Dans la manif, même, un autre responsable au micro, sur la plate-forme arrière de la camionnette FO, s’est livré à une attaque en règle de la CFDT et a donné dans le yaka et le fauquon dans les hauts-parleurs. FO se la joue à bon compte boutefeux, mais, les ordures de Marseille exceptées, FO a été pratiquement absente des mouvements de grèves et de blocage.

 

 

 


 


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Quelques clowns anars égayaient la manif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malgré tout, malgré la lassitude, le découragement même, 3500 personnes ont encore tenu à manifester leur résistance à cette réforme injuste et, de surcroît, inefficace.

 

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Voir aussi : images de manifs

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 14:28

NelObs 21-10-10Peu après que M. Jean-Marcel Bouguereau, qui dirige la rubrique « parole de lecteurs » du Nel Obs m’a fait l’honneur insigne de citer quelques phrases d’un envoi sur les finkielkrauttes de J. Julliard (21/10/10), c’est Ouest-France qui publie une lettre dans son courrier des lecteurs (25/10/10).

 

Cette lettre visait des déclarations d’un certain Michel Godet (professeur au CNAM) qui, s’il avait vécu à l’époque, aurait critiqué les congés payés et les 40 h, en 1936. Là il s’en prenait aux grèves et à Jospin (on échappait quand même à mai 68). Un autre courrier laudatif lui – mais creux – suivait le mien.

 

 

 

O-F25-10-10 Cdl

Mais, en dessous, une lettre beaucoup plus longue répondait… à la mienne, qui venait de paraître ! Un peu fortiche ! D’où mon interrogation :

 

« Courriel envoyé le 25-10 à 17h21

Je vous remercie de la publication de mon point de vue sur un entretien de Michel Godet du 14 octobre,  dans le journal de ce jour (25/X/10).

Cependant, j’ai été quelque peu surpris de voir, le même jour, une réponse à mon propre courrier, par M. René Cadiou (de Quimperlé). En effet, ma contribution ayant été envoyée par courriel et non mise en ligne sur un quelconque Forum ou même sur mon blog, je me demande par quel miracle M. Cadiou a pu répondre à un texte non encore paru ?

Pourriez-vous m’éclairer sur ce mystère ? »

Réponse à 17h24

 

« Bonsoir Monsieur,

 

Les courriers de lecteurs paraissent dans les douze départements. Seulement, ils ne paraissent pas en même temps, c’est selon la place que nous avons dans les différentes éditions.

Votre courrier a dû paraître en premier dans le Finistère, M. Cadiou a réagi rapidement … »

 

La célérité de la réponse (3 mn) laisse pantois. L’explication est techniquement parfaite.

Reste qu’elle n’explique pas que cette réaction, aussi rapide soit-elle, paraisse, dans l’édition vendéenne, simultanément avec le texte auquel elle répond. C’eût été M. Godet qui se défendait, pourquoi pas. Mais un autre lecteur…

Sauf que ce lecteur, qui bénéficie d’un tel traitement, n’est pas n’importe qui.

O-F25-10-10 CdLRC 

On notera que ce personnage qui se dit « le plus ancien membre des mouvements gaullistes de la région », qui fait des remarques acerbes sur Villepin à Chirac, est présenté comme un « ancien haut fonctionnaire ». Ce qui rend plus que sceptique quant à son entrée "sur le marché du travail" en 1945, à 14 ans.

 

Il commence par émettre une approximation qui peut difficilement être jugée involontaire, en faisant démarrer la négociation suédoise en 1984. De fait une commission a bien été mise en place en 1984, mais ses conclusions ont été rejetées en 1990 ! Le travail a donc été repris en 1991 pour aboutir à une loi en 1998 (on est loin de 1984) et le nouveau système est mis en place très, très progressivement depuis 2003 (http://www.institutmontaigne.org/medias/la_reforme_du_systeme_public_de_retraite_en_suede.pdf).

 

Sarkozy, non seulement ne l’a pas annoncée, cette réforme, mais j’ai cité la phrase où il niait qu’il y ait problème avant 2020.

 

Le jeu de passe-passe avec les milliards est assez grossier car jeter 250 milliards aux lecteurs ne veut rien dire. Ce qui compte, ce sont bien les besoins de financement qui vont – selon les hypothèses (croissance, chômage, etc.)  - de 40,7 Milliards à 48,8 Milliards en 2020 (http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-1327.pdf).

 

Les syndicats ne nient pas ce besoin de financement : ils constatent que l'allongement de la durée de cotisations est une forte contribution des salariés et que d'autres sources sont à trouver (il ne s'agit donc pas comme le suggère caricaturalement M. Cadiou de pourvoir aux besoins de financement par les seuls "riches"). 

 

Notre « ancien haut fonctionnaire » ne démontre pas une honnêteté intellectuelle à toute épreuve. 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 07:48

chretiensOrient05

La chronique de Julliard dans le Nel Obs du 14 octobre était ainsi titrée : « La chasse aux chrétiens ». Il y parle de ces chrétiens qu’on égorge, qu’on persécute au Bangladesh, en Inde, au Vietnam… et surtout en pays musulmans.


Quand on a vécu cinq magnifiques années à Azrou, on ne peut ignorer Tarik ibn Zyad qui, longtemps après avoir donné son nom à Gibraltar (D’jbel Tarik), le donna à l’ex-collège berbère devenu Lycée. 711-1492, plus de 7 siècles et demi de présence musulmane dans la péninsule ibérique. Inutile de chercher des communautés musulmanes (ni juives ) remontant au XVe siècle. Convertis de force, puis persécutés, brulés ou expulsés.


chretiensOrient03Pendant ce temps, comme le rappelle d’ailleurs Jacques Julliard, les catholiques, chaldéens, orthodoxes, nestoriens, coptes, etc. du moyen orient et d’Afrique du Nord ont subi, certes, la conquête musulmane, mais ont survécu. Paradoxalement, Saddam Hussein était plus l’héritier du calife Omar (il prenait comme ministre des affaires étrangères, Tarek Aziz, un chrétien) que les fanatiques sunnites et chiites actuels qui massacrent des chrétiens.

Il faut donc d’abord affirmer, haut et fort, que les musulmans qui s’en prennent aux « gens du livre » trahissent douze siècles  de tradition de respect des chrétiens et des juifs  (et le Coran par la même occasion)*.


Mais n’oublions pas que de « bons » chrétiens, serbes surtout, mais croates à l’occasion, auraient éradiqués les musulmans de Bosnie – de la même origine lointaine qu’eux, au demeurant – si on les avait laissé faire (Srebrenica 6000 à 8000 musulmans massacrés par des serbes orthodoxes).


Cependant, la communauté européenne, l’ONU même, se sont mobilisées contre ces massacres. Grâce sans doute, en partie au moins, à la vigilance de ceux qu’on appelle maintenant, avec mépris, dans les milieux de la Realpolitik, les droits de l’hommistes. La même mobilisation s’imposerait pour défendre les chrétiens du Moyen-Orient.


chretiensOrient04D’autant que ceux-ci prônent clairement la séparation de la religion et de l’état : « la religion ne doit pas être politisée, ni l’état se prévaloir de la religion »**. Comme on souhaiterait que de tels préceptes  s’appliquent au Brésil, en Pologne, en Espagne, où l’église catholique est ultra politisée et même en Allemagne où une chancelière se prévaut de la religion chrétienne !


Cette prise de position rejoint d’ailleurs de courageux  et minoritaires marocains et algériens  qui se battent pour la liberté de conscience (non obligation de prescriptions religieuses comme le ramadan, liberté de changer de religion ou de ne pas en avoir…).


Se mobiliser pour les chrétiens persécutés, ça doit être aussi se mobiliser pour les opiniâtres laïques des pays du Maghreb (et d’ailleurs, bien sûr).


* « De la dhimmitude » http://deblog-notes.over-blog.com/article-34339219.html


** Ouest-France 21/X/10 « La survie des chrétiens d’Orient en question »

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 06:57

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Nettement plus que les 15 000 manifestants de samedi dernier : la mobilisation ne faiblit pas !

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19-10 02Pas question de baisser la garde, malgré la manœuvre grossière de Fillon, essayant de diviser les syndicats. Quel aveu d’ailleurs :  sa « réforme » de 2003 était censée résoudre la question des retraites jusqu’en 2020. C’est ce qui faisait dire au candidat Sarkozy, face à sa rivale : « Madame, permettez-moi de vous le dire, vous faites une erreur, le financement des retraites est équilibré jusqu’en 2020 ». Et il a l’impudence de rappeler sa « loi Fillon » totalement inefficace !

 

 

 


19-10 03Malgré aussi un éditorial de F.-R. Hutin, PDG d’Ouest-France, quotidien régional unique en Vendée, nettement anti-grève, avec des arguments assez spécieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un anarchiste escaladeur a été mettre un drapeau noir dans la main de Napoléon : une attraction avant de démarrer la manif.

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Les lycéens et étudiants étaient nombreux, placés, pour éviter toute provocation de casseurs (ou policière), au cœur de la manif.

 

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Pas de déploiement de CRS à la préfecture (ils doivent être mobilisés à Deauville).


19-10 08Beaucoup de détermination, mais aussi une certaine gravité dans cette 6e manifestation vendéenne (avec celle de Fontenay-le-Comte,3000 manifestants, le matin).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour compléter vous pouvez (re)voir une sélection d’images de manifs : http://deblog-notes.over-blog.com/album-1737709.html

Et voir celles de la manif de samedi dernier (16 octobre) http://www.lepost.fr/article/2010/10/16/2267664_16-10-la-roche-sur-yon-une-manifestation-jeune-et-familiale_1_0_1.html

 

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En marge de la manif : échos de la table voisine

A La Roche, le rassemblement est, sauf le samedi, à 14 h. Pour éviter tout problème de stationnement, nous arrivons dès midi et demi puis déjeunons dans un resto proche de la place Napoléon.


Trois hommes, rejoint par une femme qui déjeunait solitaire, sont à la table voisine. La dame parle de la dernière manif : un pétard lancé s’est coincé sous le portail de la préfecture et a mis le feu à un revêtement de caoutchouc qui protège des intempéries les capteurs qui bloquent la fermeture automatisée si une main, par exemple, traîne entre les deux battants. La conversation dévie sur les violences, les armes innombrables dans les banlieues… mais même la côte vendéenne est atteinte par le trafic de cocaïne… le rétro-littoral a vu arriver des rmistes…


Comme c’est pas beau d’écouter – mais nos voisins ont le verbe haut, la dame autant que les trois Messieurs, dont deux sont très BCBG, le 3e plus décontracte en chemise et sans cravate – nous échangeons entre nous.

Mais le mot Guyane sonne à mon oreille. Le costume-cravate proche de moi a été en poste ou en mission dans ce département ultra-marin. Délinquance toujours, mais là ce sont les brésiliens et non les roms (la Guyane est séparée de ses deux voisins, Brésil et Surinam, par deux fleuves, Oyopock et Maroni, aisément franchissables en pirogues). Ce qu’il a dit des créoles m’a semblé peu flatteur. En revanche les H’mongs (deux villages reproduisant ceux des hauts plateaux du Laos ou du Nord Vietnam ont été implantés en 1977) sont vantés qui fournissent les étals du marché de Cayenne, par exemple, en fruits et légumes variés.

Le dame rebondit sur le bagne, démontrant une forte culture historique sur ce sujet. Puis la conversation part sur des personnages vendéens et le ton devient plus feutré. Mais les H’mongs ont sans doute fait un chemin souterrain dans les neurones, car notre attention se réveille quand, à propos des émigrés, l’on parle des chinois : des travailleurs eux, pas comme les arabes…


Propos de comptoirs, un peu insolites cependant, non pas dans la bouche du petit commerçant « gaulois » vidant son xième p’tit blanc sur le zinc, mais dans celles de personnes au « niveau de langage soutenu ».  D’autant que, au détour d’une phrase, la dame déclare : « Quand j’ai passé le concours de la magistrature… ».

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 21:31

edito-Hutin 16-10

 

F.-R. Hutin, PDG d’Ouest-France, dans son éditorial du 16 octobre abandonne sa prudence habituelle pour s’en prendre clairement à l’action syndicale en cours.


Une citation* sur la désindustrialisation de notre pays, depuis la fin des années 90, amorce l’article : la production a reculé de 10 %, l’emploi de 20 % sur le plan industriel,  les entreprises exportatrices ne sont que 91 000 contre  245 000 en Allemagne… Comme ça ne suffit pas, il en rajoute sur la croissance comparée de Singapour et de la France. Il va même jusqu’à affirmer que le taux de pauvreté de la France est plus fort que celui de la Malaisie, oubliant que ce taux est calculé selon deux méthodes : le seuil de pauvreté absolu, utilisé dans les pays dits en voie de développement et le seuil de pauvreté relatif, calculé par rapport au salaire médian ou au salaire moyen (en France ce seuil est fixé à 50 % du salaire médian, mais l’INSEE calcule aussi sur 60 %). Le PIB par habitant est en gros de 15 000 dollars en Malaisie et de 32 000 en France.


16-10 21Le déclin est cependant réel. Mais à quoi est-il dû ? Aux grèves qui « coûtent chacune 400 millions d’euros »** selon un certain Michel Godet, enseignant au CNAM. Or ce chiffre est in-signifiant, sans signification. Quelle est cette grève-étalon (« chacune ») qui coûte x millions ? Pour ces journées d’action sur la retraite, les grèves, quasi nulles le samedi, ont été variables en localisation et en extension d’une journée à l’autre, elles se traduisent pour le gréviste par une perte de salaire… faut-il développer ? Godet a balancé ce chiffre de façon totalement arbitraire. Avec une comparaison assez impudente avec le bouclier fiscal !


Qu’il y ait des grèves dangereuses, l’exemple pris par M. Hutin le démontre, avec les dockers CGT, qui s’emploient à scier la branche sur laquelle repose leur emploi. Mais cette gréviculture suicidaire n’a absolument rien à voir avec le mouvement pugnace sur la réforme des retraites. Et c’est le refus total de dialogue – cet entêtement buté – de la part des dirigeants, qui provoque depuis peu des mouvements de grève plus durs. Qui a aussi amené lycéens et étudiants dans la rue. Et les propos tenus à leur égard témoignent, hélas, du mépris où est tenue la jeunesse.


Quant à la désindustrialisation, les auteurs de l’article cité en donnaient eux-mêmes les causes structurelles : le surendettement des ménages et des Etats, la recherche de rendements anormalement élevés du capital, les transferts massifs d'activités et des capacités de production des pays de l'OCDE vers les pays émergents, l'expansion non maîtrisée des liquidités à l'échelle mondiale, conduisant à la volatilité dramatique des prix des matières premières, et à des flux de capitaux déraisonnables vers les pays émergents.

Ça ne rend certes pas compte de la faiblesse de la France par rapport à certains de ses voisins (la Grande-Bretagne a connu avant nous une saignée industrielle). Mais on conviendra peut-être que les fermetures d’usines (Continental, Lejaby, pour prendre deux exemples) ou les difficultés rencontrées par d’autres (Heulliez, par exemple) n’ont aucun lien avec des grèves répétitives. Les mouvement viennent après l’annonce de fermeture et non l’inverse.

 


 

* http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/10/13/puisque-la-crise-est-structurelle-il-va-falloir-passer-a-de-vrais-remedes_1424515_3232.html 

 

** Mme Lagarde chiffre le coût journalier des grèves (mais après l'extension des mouvements) dans une fourchette de 200 à 400 millions (quelle précision !). Le Monde du 30/10/10 remet les pendules à l'heure. L'INSEE avait chiffré les grèves des transports du 14 au 22 novembre 2005 à 400 millions d'euros en tout. L'estimation de Godet relève donc bien d'une contre-vérité délibérée. Et M. PLane, économiste, "relativise l'impact des grèves" en la comparant à la hausse de l'euro. Et il rappelle que l'impact des grèves de mai 1968 avait été compensé dès le trimestre suivant. (-5,2 % au 2e trimestre, + 8,4 % au trimestre suivant).

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 18:14

« Je suis sur le coup d'une intense colère. Ce matin sur France inter, ce chafouin de Baroin, cheval de Troie de ce traitre de Villepin a osé dire qu'il n'y a pas de bouclier fiscal en Allemagne. C'est archi-faux. Notre Président bien aimé n'a cessé de le proclamer. Le bouclier fiscal est inscrit dans la constitution allemande depuis Adenauer, il fut d'ailleurs préconisé déjà par Bismarck et on peut en découvrir la trace dans la traduction de la Bible par Luther. Aussi je demande immédiatement la démission d'un Ministre qui contredit sans vergogne notre Président et son remplacement sans plus tarder par Frédéric Lefebvre ou, à l'extrême rigueur, par Dominique Paillé.
 
Un citoyen vigilant » 13/10/10


baroin2

 

Notre citoyen vigilant qui m’adresse ce courriel se souvient sans doute de cette déclaration «On ne peut pas vouloir faire l’Europe et refuser le bouclier fiscal que l’Allemagne a inscrit dans sa Constitution.» Sarkozy l’a répété des dizaines de fois. Malgré les démentis, il est vrai que c’était le 1er avril, Estrosi, dit « bac–5 », justifiait l’existence du bouclier: «La vérité est qu’on se met au niveau de l’Allemagne qui a même inscrit dans sa Constitution ce bouclier fiscal».

 

484 bouclier fiscalMais le virage à 180° a été amorcé fin septembre, comme l’avait noté Libé. Ainsi Mme Lagarde, tout en semblant sur la même ligne, larguait en douceur le bobard : «Il faut regarder ce que font d'intelligent nos voisins. Le président de la République nous a demandé de travailler sur un projet. Le principe, c'est la convergence fiscale avec les Allemands». Ce qu’explicitait Copé, quand dans une autre émission on lui demande : «Seriez-vous favorable à la suppression du bouclier fiscal, de l’ISF et la création d’une tranche supplémentaire pour les hauts revenus?», il répond: «Ma réponse est oui, pour une raison très simple. Je préconise inlassablement un alignement de la politique économique française sur la politique économique allemande». Il prétendait pourtant, comme les autres : « En Allemagne, il y a une forme de bouclier qui existe, puisque c’est aussi 50%. La formule est un peu différente, mais c’est le même état d’esprit »

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On peut remarquer que c’est exactement pour la même raison – convergence avec l’Allemagne – que les mêmes ont défendu mordicus le bouclier fiscal qu’ils s’apprêtent à larguer maintenant. Tous savaient pourtant que l’affirmation que le bouclier fiscal était inscrit dans la constitution allemande était fausse.

bouclier fiscal

Mais ce bouclier fiscal est devenu un boulet électoral. Baroin, encore lui, le dit : "le bouclier fiscal est devenu un symbole d'injustice" (le devenu est superflu). Le pauvre Aphatie, jouant le derviche tourneur, parlait de virage à 760° (« Le Grand Journal » 13/10/10) : ce qui revenait à faire deux fois le tour sur soi-même et de se retrouver dans le même sens. A moins qu’il ne prévoit un tour de passe-passe. Car déjà la dame Lagarde met un bémol.


Certains députés de l’UMP préconisent de coupler fin du bouclier et fin de l’ISF, avec une tranche supplémentaire d’impôt direct. Mais « celui qui fait président » clame : pas de tranche supplémentaire. Par ces temps de disette budgétaire, avec la suppression de l’ISF trois milliards s’envolent. Et on supprimerait un cadeau aux riches, pour leur en faire un encore plus énorme. Le bénéfice électoral escompté serait pour le moins aléatoire.


Et Sarko aurait intérêt à garder Baroin au budget, lui qui excelle dans la magie fiscale : quand la TVA passe de 5,5 % à 19,6 % sur des offres des fournisseurs internet, il ne s’agit pas d’une augmentation mais de mettre fin à une dérogation. Outre la dérogation récemment accordée aux restaurateurs, pourquoi ne mettrait-il pas fin aussi à la défiscalisation heures sup. qui contribue à creuser les déficits sociaux et freine les créations d’emplois ?

 

Sources : Libération  et Arrêt sur images http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3450

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 17:46

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12-10 02Affluence record, autour du kiosque à musique de la Place Napoléon, et sous la statue équestre de l’empereur.

 

 

 

 

 

 

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Déjà ce matin, à Fontenay-le-Comte (Vendée) , les élèves des lycées Rabelais et Notre-Dame sont sortis de leurs établissements et ont défilé en ville. Environ 500 d'entre eux sont partis chercher leurs camarades du lycée agricole Bel-Air avant de rejoindre la manifestation syndicale.  

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12-10 1112-10 12Même chose à La Roche où, dès le matin,  des lycéens des différents lycées rejoignaient la Place Napoléon : pour la première fois, ils sont en grand nombre à se joindre au mouvement de protestation contre la réforme des retraites.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12-10 20Des jeunes que le rythme lent d’une manif et surtout son ampleur déroutent un peu. Ils se perchent pour essayer d’en mesurer l’ampleur, repartent, se regroupent, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

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De toute la série, certainement la plus forte des mobilisations contre la réforme des retraites modèle Sarko.

 

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"Vaste programme" (Ch. De Gaulle)

 

 

Le 13, les lycéens sont dans la rue

 

13-10 07terEst-ce parce que le Vicomte a démissionné ? Tout fout le camp, ma pôv dam' ! Même en Vendée, les lycéens sont dans la rue. A La Roche-sur-Yon, à Fontenay-le-Comte et même dans l'évêché crotté du Bas-Poitou, Luçon, les lycéens sont dans la rue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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