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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:51

Les patrons qui l’avaient intronisé il y a 22 ans l’ont lâché. Bruno Retailleau, son ex- bras droit, allait le battre après les cantonales de 2011.

philippe-devilliers

C’est fou comme le départ annoncé du Vicomte libère les plumes de nos journalistes d’Ouest-France. « L’épilogue d’une semaine complètement folle » que les lecteurs découvrent à l’issue de cette semaine (si le hobereau n’avait pas démissionné, ils n’en auraient rien su). « De Villiers à Retailleau, l’influence des chefs d’entreprise », un article qui révèle, comment de Villiers fut mis sur orbite il y a un peu plus de 22 ans, par un Henri Joyau, à l’époque maire de Montaigu mais surtout patron d’une énorme entreprise de transport, nous apprend que les patrons vendéens, lassés des foucades du nobliau, misaient sur Retailleau.

 

Nos journalistes ne vont pas jusqu’à citer Yves Gonnord, patron de Fleury-Michon qui, dans un courrier de 8 septembre, fait part à de Villiers d'un « désaccord sur votre décision d’attribuer 2 Millions d’€ par an à l’équipe cycliste « Bouygues-Telecom » […] alors que vous devriez privilégier les aides aux personnes et secteurs en difficultés » « ce n’est pas la vocation d’un département de financer des opérations privées ; l’environnement économique et social actuel (hausse de 52 % des demandeurs d’emploi depuis 2 ans en Vendée) et à venir, ne permettent plus au département de disperser ses finances au profit de dépenses de communication et de prestige. » Et il poursuit son réquisitoire : « Je me suis laissé dire que la course à la voile « St Gilles-St Pétersbourg » avait coûté plusieurs millions d’€ ! Tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’a eu aucun retentissement médiatique, sauf auprés de St Gilles et du conseil général. »« Je m’interroge aussi sur les millions d’€ dépensés, chaque année, dans des budgets « publicité/communication » […]  du conseil général. » Cependant, l’article dévoile l’influence occulte du patronat qui « en avait marre que tout se décide au “château” ». Patronat qui loue les qualités du « fils spirituel » banni par le père : « Il est compétent, proche des entreprises. Concret ».

BRetailleaubis

Lâché par les patrons, de Villiers l’était aussi  par sa majorité départementale. Une lecture en creux d’Ouest-France – comme dit D. Schneidermann, à propos du Figaro – naguère, aurait permis de déceler les causes réelles du divorce entre de Villiers et son bras droit Retailleau. Mais maintenant tout est dit : « Rien n'allait plus depuis 2009 quand, à deux reprises, Philippe de Villiers s'est opposé à l'entrée au gouvernement de Bruno Retailleau. La même année, il lui barrait la route aux régionales ». Il lui reprochait surtout d’avoir eu raison avant lui (qui se prend pour un visionnaire). D’avoir désapprouvé sa « lepénisation » en 2005 qui avait abouti à un échec total, soldé aux européennes. Retailleau, loyalement, n’a jamais exprimé son désaccord, mais il n’était sans doute pas loin de l’analyse d’Alain Duhamel : « En se lepénisant, il se modernise, mais il se dégrade. Jadis, il était provocant ; dorénavant, il devient dangereux. L'aristocrate anachronique, mais au moins cohérent, ne gagne pas à se convertir à l'extrémisme plébéien » (Libération 26 avril 2006). L’erreur fatale du suzerain fut de chasser son ex-second du Puy-du-Fou et de se livrer ensuite à une chasse hystérique de ses amis ; ainsi, un cadre, fonctionnaire du département,  a été viré pour avoir été jugé trop proche de Retailleau qui restait 1er vice-président du Conseil général.

 

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Hélas, les plumes ne se sont pas encore tout-à-fait libérées. Ainsi, un entretien exclusif accordé par le démissionnaire, en partance pour Las Vegas, n’a surtout pas abordé les sujets qui fâchent. Aucune question sur le lâchage des patrons, ni sur sa mise en minorité au Conseil Général. « J’éprouve un sentiment de tranquillité » est-il titré. La première question, ô combien pugnace, porte sur son « sentiment » « au lendemain de l’annonce » de son départ : « Je vis tout cela avec détachement et sérénité ». Pour tous ceux qui ont fréquenté le personnage, le mot sérénité ne peut que faire sourire. Beaucoup se souviennent encore de sa colère quand Zinedine Zidane, l’affreux sarrazin, avait osé mettre le pied sur le ponton du Vendée Globe en 2008. Toute la mesquinerie haineuse qu’il a déployée contre son ex-second témoigne de sa totale absence de sérénité. Mais toutes les questions qui ont suivi étaient également anodines.

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Rien non plus sur l’avenir improbable du MPF. Les tentatives d’OPA de Marine Le Pen (un prêté pour un rendu : en 2007 de Villiers espérait bien siphonner les voix du FN) ou du « Bloc des identitaires », les « souchiais » sauciflard-pinard, ne sont pas (encore ?) évoquées dans le quotidien régional.

 

Le mensuel, un peu foutraque, mais au titre si sympathique – Le Sans-culotte 85 – qui a bloqué sa parution pour faire un quatre pages en supplément sur le départ du Vicomte, nous apportera peut-être un éclairage plus large…

 

Pour compléter : http://deblog-notes.over-blog.com/ext/http://grainsdencre.blogspot.com/

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 17:56

giacomo babiniLa vie municipale Luçonnaise, connaissant une certaine agitation, m’a fait retarder l’hommage à un homme d’église qui le vaut bien : j’ai parlé de l’évêque, ô combien émérite, Giacomo Babini*. Comme un bain de jouvence dans l’église, chère au cœur de Mgr Lefebvre (le père de Frédo, le pitbull de l’UMP ?), celle des années 50, avec ses hosties-parades – dites fêtes-dieu – ses prêtres en soutane, sa messe en latin et sa prière pour les juifs déicides.


A conserver dans le formol, ce Monsignore, prêt à lancer la neuvième croisade contre les sarrazins, justifiant l’holocauste et atteignant des records en homophobie. Sans, qu’apparemment, le Vatican n’en prenne ombrage. Il est vrai que dans la bêtise homophobe, un Cardinal, en activité lui, a fait fort.


Donc, Babini, interrogé sur les scandales pédophiles déclare "L'Église doit demander pardon? Et pourquoi ?"
Et lui, ceux qu’il pourchasse, ce sont les responsables de ces révélations
qui visiblement pour lui auraient du rester secrètes, "Les ennemis de toujours du Catholicisme, les Francs-Maçons et les Juifs, et l'entrelacement entre eux est parfois peu facile à comprendre".


Il poursuit "Je pense probable une attaque sioniste, étant donné sa puissance et son raffinement, ils ne veulent pas de l'Église, ils en sont des ennemis naturels. Après tout, historiquement parlant, les Juifs sont déicides". Le prélat semble ignorer que son Jésus, fils d’une Juive, circoncis, est Juif (ainsi que ses apôtres et les premiers adeptes de ce qui, pour les romains, était une secte). Et si les juifs ont été victimes de l’Holocauste, ils l’ont un peu cherché, estime l’évêque : "La vérité est que la fureur criminelle nazie a été déclenchée pour les excès et la mauvaise gestion économique des Juifs qui étranglaient l'économie allemande".  Même Le Pen n’oserait dire cela.


Évidemment, les infidèles islamiques ne sont pas oubliés. "Du point de vue doctrinal, ce n'est pas une erreur de définir l'Islam et Mahomet comme sataniques". "Je ne dis pas que l'Islam soit le diable, nous tomberions dans le risque de le voir partout. Mais sans aucun doute dans l'Islam et dans Mahomet se cache le dessein du malin". "Je crois que les Chrétiens devraient redécouvrir l'esprit qui les portât à l'historique bataille de Lépante [1571] contre l'envahisseur islamique".


prêtregaysMais son morceau d’ignominie le plus récent fut sa réaction à un reportage d’un hebdo berlusconien, Panorama, sur les « prêtres gays ». Ça démarre sec : « Les prêtres gays décrits dans Panorama sont vicieux et pervers, je les verrais bien en prison. J’ai davantage de pitié pour un pédophile que pour eux ». Vous avez bien lu, pour cet évêque, la pratique de l’homosexualité entre adultes consentants est plus grave que la pédophilie qui consiste souvent, chez les clercs concernés, en la même pratique, mais avec des garçons mineurs et non consentants.


« Il serait sans aucun doute opportun que les noms des ces prêtres soient publiés, aussi parce que quelqu’un pourrait se faire passer pour un prêtre. Par devoir de clarté, l’hebdomadaire, mais c’est une chose qui n’arrivera jamais, pourrait donner les noms et prénoms des personnes impliquées ».  « Bien sûr les journaux fouillent dans la merde dans le but d’attaquer l’église, mais aujourd’hui je n’ai aucune envie de m’en prendre à cet hebdomadaire qui a fait son travail, même si c’est d’une manière très discutable et en violant la vie privée des personnes.

« J’ai déjà exprimé à diverses occasions ma nette contrariété envers l’homosexualité que je considère comme une vraie perversion contre nature. Maintenant, si ces choses sont commises d’une manière aussi obscène et ignominieuse par des prêtres, il conviendrait, comme cela se faisait autrefois, de les mettre en prison et des y laisser à vie. Ils ne sont pas dignes de porter l’habit sacerdotal et ils le souillent dans la fange »

« Ces ex-prêtres qui doivent être réduits à l’état laïc méritent, n’était-ce la miséricorde du Christ, de finir leur vie dans l’Enfer qui les attend. Chez un prêtre, l’homosexualité se traduit en pratique dépravée, et est effectivement plus grave que la pédophilie, il s’agit d’hommes vicieux et pervers, qui se sont laissé aller à des pratiques obscènes et contre nature. »

« moi, en tant qu’évêque, je serais davantage compréhensif avec un prêtre pédophile qui se repent et souffre de sa condition qu’avec ces vicieux. Je Assiette au Beurre 049dirais même plus : si j’avais eu connaissance d’un prêtre pédophile, je ne l’aurais pas dénoncé, mais j’aurais essayé de l’aider à se racheter. L’Evêque est comme un père pour le prêtre, il ne dénonce pas ses fils qui commettent des erreurs et s’en repentent. Mais avec les vicieux, il faut être intransigeant ».



Contrairement donc au Cardinal Bertone, il dissocie homosexualité et pédophilie, la première étant pour lui un vice incorrigible, la seconde un égarement passager. Et ce « père pour le prêtre » n’a aucun soupçon de pitié pour les victimes de ces pédophiles qui se repentent… ou pas.



 

 * Né à Alfiero, le 22 février 1929, Mgr Giacomo Babini a été ordonné prêtre le 29 juin 1953 et consacré évêque auxiliaire des diocèses de Arezzo-Cortona-Sansepolcro le 19 septembre 1987. Le 7 décembre 1991 il a été élu évêque de Pitigliano-Sovana-Orbetello, charge qu’il a conservée jusqu’au 13 juin 1996, quand il est passé au siège de Grosseto, qu’il a quitté en 2001 pour prendre sa retraite. D’après Wikipedia (en italien).

 

Sources :

http://yagg.com/2010/08/01/mgr-giacomo-babini-veut-envoyer-les-pretres-gay-en-enfer/

http://dieunousaimechretiensetgay.blogspirit.com/archive/2010/04/13/eveque-du-diable.html

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 15:57

23 septembre 2010

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La Place Napoléon et les rues avoisinantes furent vite remplies pas les manifestants au moins aussi nombreux que le 7.

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11 000 selon la police, 18 000 selon les syndicats.

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On observera que dans la Vendée, contrairement à ce que l’on constate ailleurs, les écarts d’estimation ne sont pas trop exagérés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comme le 7 septembre, il y avait au moins 15 000 manifestants : la mobilisation ne faiblit pas !

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Source : Ouest-france


Voir aussi  

Retraites : légende urbaine et vraies inégalités ! http://www.lepost.fr/article/2010/09/16/2224579_retraites-legende-urbaine-et-vraies-inegalites_1_0_1.html

 

Retraites :une majorité contre le report du départ à 62 ans http://www.lepost.fr/article/2010/09/12/2215925_retraites-7-francais-sur-10-pour-les-syndicats-6-sur-10-contre-le-depart-a-62-ans_1_0_1.html  

 

7 septembre La Roche-sur-Yon: une manifestation record http://www.lepost.fr/article/2010/09/07/2210844_7-septembre-manifestation-record-a-la-roche-sur-yon-vendee_1_0_1.html

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 16:47

07-09-10 laroche04

Une amie me transfère un courriel où je lis : en 2002 est parue au USA, une étude très sérieuse ayant trait à l'espérance de vie des salariés de grands groupes industriels comme Boeing ou Alcatel/Lucent. Un lien renvoie à une note intitulée  Optimum Strategies for Creativity and Longevity By Sing Lin, Ph.D.


Le texte commence par une citation d’un Prix Nobel (1973), Leo Esaki – clairement référencée – qui prétend que la période créative pour les scientifiques va de 20 ans à la trentaine. Sa déclaration fût-elle authentique n’a aucune valeur scientifique, puisque ce physicien ne s'appuie sur aucune recherche statistique.


Mais le sujet réel porte sur les fonds de pension des grands groupes états-uniens (les retraites sont assurées par la boîte qui vous emploie et reposent sur la capitalisation) accusés d’être « over funded » - d’avoir de grasses réserves – grâce aux personnels qui ne quittent le boulot qu’à 65 ans ou plus et qui auraient à peine deux ans d’espérance de vie.


En effet, un Dr Ephrem (Siao Chung) Cheng aurait mené une étude chez Boeing. Le tableau et la courbe montrent une corrélation négative forte entre l’âge de départ en retraite et l’espérance de vie restante.


Retraite age

 

 

Retraite-ageTransposé, dans le courriel, à des professions en France, le conducteur de trains (départ à 50 ans) aurait un espoir de 36 ans de retraite ; l’instituteur qui part à 55 ans n’en aurait plus que 28 ; celui qui partirait à 65 ans devrait déjà prendre son assurance obsèques, puisqu’il aurait à peine plus d’1,5 an à espérer vivre !

 

Le tableau lui-même est bizarre. Que veulent dire ces 49,9 au lieu de 50, ces 65,2 au lieu de 65 ?

 

Surtout, cette étude n’a ni date précise de recueil de données, rien sur le nombre de retraités, aucune référence sur l’étude elle-même, quant à son auteur, outre une dénomination originale (que vient faire ce (Siao Chung), entre prénom et nom ?). Une rapide recherche nous donne un Ephrem Cheng très diplômé en « Electrical engineering » (Université d’Alberta) ou un Luo Siao Chung qui lui est Professeur de « Mechanical Engineering » (Université de Singapour). Si l’on ajoute que le Sing Lin, censé publier cette note, est lui-même professeur dans une université Saoudienne sur le pétrole et les minéraux, on aura cerné toute la valeur hautement scientifique de ce travail.

Travail qui n’a, d’après Boeing, jamais existé. « An urban myth » : une légende urbaine !

 

La transposition française est d’ailleurs extrêmement dangereuse : si le conducteur de train bat les records de longévité, ça réduit à néant l’argument de la pénibilité  qui justifierait un départ avancé !


Quant à la longueur des carrières et la nature des tâches, elles ne joueraient, non plus, aucun rôle. Boeing, des bureaux d’études jusqu’à la fabrication, compte un grand nombre de métiers intellectuels et manuels. Et, quel que soit le métier pratiqué et l’âge de début, le salarié de Boeing partant en retraite à l’âge X aurait une espérance de vie Y.


 

C’est contredit par de nombreux travaux – référencés, menés par des démographes qui donnent l’origine de leurs données, la taille de la population étudiée  – qui montrent une forte corrélation avec l’emploi occupé.

 

Ainsi le démographe Hervé Le Bras prend l’exemple d’un ouvrier qui aurait commencé à travailler à 16 ans, et d’un cadre qui aurait commencé à 22 : en partant à 60 ans (avec 44 ans de cotisations) l’ouvrier a une espérance de vie d’encore 21 ans, le cadre en partant à 62 ans aurait encore 22,5 ans d’espérance de vie. Non seulement les cadres vivent plus longtemps, mais aussi en meilleure santé, c’est ce que montre une étude de l’INED, intitulée « La double peine des ouvriers : plus d’années d’incapacité au sein d’une vie plus courte ».

 

L’observatoire des inégalités publie lui des données qui corrèlent fortement catégories professionnelles et espérance de vie (à noter que ce sont les « inactifs non retraités » hommes qui ont la plus courte espérance de vie).


Retraite espervie

 

D’autres facteurs rentrent aussi en ligne de compte pour l’espérance de vie : le genre - visiblement l’homme est le sexe faible -  la vie en couple, les addictions (tabac, alcool), le surpoids (mais lui-même fortement corrélés à la catégorie sociale), voire la région où l’on vit…


A noter une étude « économétrique » intitulée « Il vaut mieux boire que travailler plus », censée venir de Natixis, qui a un délicieux goût de canular.

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 17:46

sondageIFOP-OF 12-09-10

Une constante dans le nouveau sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France (12/09/10): 7 sondés sur 10 approuvent la journée d’action intersyndicale du 23 septembre ! En revanche, renversement de tendance sur le report du départ à la retraite à 62 ans !


Ils sont également 7 sur 10 (68 % pour être précis) à estimer que le pouvoir est injuste dans ses choix et pas ouvert au dialogue. Les quelques ajustements à la marge avancés  par Sarkozy sur la pénibilité et les carrières longues n’ont  pas convaincu.


L’ambivalence apparente demeure puisque , d’un sondage à l’autre, il y a toujours une courte majorité à trouver les choix du pouvoir courageux (53 %). Mais le renversement pour le départ à 62 ans - 53 % l’estimaient acceptable la semaine dernière,  57 % le désapprouvent dans ce nouveau sondage – montre que l’opinion renforce son opposition aux mesures de ce pouvoir. Seuls les retraités et les artisans-commerçants restent  majoritairement pour.


Comme dans le sondage précédent ce sont les ouvriers qui sont les plus nombreux contre cette réforme (81 % pour le 23 septembre). Le résumé du sondage étant moins complet, on n’a aucun élément quant aux femmes salariées.


Ouest-France s’interroge, en conclusion, sur le non investissement des étudiants (grande crainte de l’Elysée que lycéens et étudiants embrayent sur le mouvement) et  sur la modération du mouvement dans les transports publics.

 

Sondage précédent : http://www.lepost.fr/article/2010/09/05/2207098_retraites-7-francais-sur-10-pour-la-manif-du-7_1_0_1.html

Source : OUEST-FRANCE 12/09/10

 

PS On peut télécharger - http://www.ifop.com/media/poll/1242-1-study_file.pdf - la fiche technique complète du précédents sondage.

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 17:16

 

GODFLes-Ateliers-Superieurs

 

Comme je m’étais malicieusement fait l’écho du refus des « Frères 3 points à accepter des Sœurs », puis de la décision de la Chambre suprême de justice maçonnique(CSJM) de retoquer le vote du « Convent de Lyon » pour fautes de procédures, il me faut noter qu'au « Convent » de 2010*, les 1.200 représentants des loges du Grand Orient ont décidé par 51,5% des votants que "ne peut plus être refusé qui que ce soit dans l'obédience pour quelque discrimination que ce soit, y compris de sexe".

 

GODFFranc-maconneAprès la décision de la CSJM, une commission d’experts s’était réunie et avait conclu que les "hommes libres et de bonnes moeurs", couchés dans les statuts de l’obédience à l’époque des Lumières, devaient se traduire par « humains » et non comme genre masculin.

 

A une courte majorité, mais majorité quand même, avec une formulation un peu alambiquée, le GODF a donc mis fin à une situation un peu ridicule. D’un côté il était dit que l’on ne pouvait pas initier de femmes ; de l’autre que l’obédience n’était cependant pas exclusivement masculine. Autrement dit, pas de femmes au GODF mais possibilité d’accueillir des visiteuses, c’est-à-dire des femmes d’autres obédiences, pour participer aux travaux. Une hypocrisie que les « réformateurs » du Grand Orient dénonçaient. (d’après Sud-Ouest).

 

 

grand-maitre-du-grand-orient-de-france"C'est un moment historique", a déclaré Patrick Kessel, qui fut Grand Maître du Grand Orient en 1994-1995. "On aura du mal à revenir en arrière", a dit le nouveau Grand Maître, Guy Arcizet, avouant avoir lui-même "évolué" sur cette question. "On va s’apaiser et revenir aux fondamentaux de notre travail", pronostique-t-il. "Le rapport moral, bilan du précédent grand maître, a été rejeté par un vote assez important (57 %), ce qui est extraordinaire dans l'obédience", a ajouté M. Arcizet. Se disant "engagé socialement", le nouveau grand maître souhaite que les orientations du GODF "aillent vers un intérêt pour les questions sociétales", remettre au cœur des débats l’égalité des chances, l’écologie et les modèles économiques alternatifs…

 

 

 

* Il a eu lieu symboliquement à Vichy pour commémorer le 70e anniversaire de sa dissolution dans cette même ville par le gouvernement de Pétain.

 

Sources : www.auchecocitoyenne.com/wp/?p=276

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/La-mixite-entre-au-Grand-Orient-218533/

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/03/le-grand-orient-elit-son-grand-maitre-et-vote-son-ouverture-aux-femmes_1406197_3224.html

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/france/100071/grand-orient-les-trois-points-du-convent.html

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 09:17

Retraite IFOP-OF 05-09-10Sondage très paradoxal que celui de l’IFOP pour Dimanche Ouest-France (05/09/10) ! 7 français sur 10 approuvent le mouvement sur les retraites du mardi 7 septembre. Mais 7 sur 10 également trouvent que la réforme gouvernementale est « responsable vis-à-vis de générations futures ».

Il faut cependant nuancer le 2e chiffre car ils sont à peine 4 sur 10 à penser que la réforme prend en compte la « pénibilité », un petit tiers à la trouver « juste dans ces choix », et 3 sur 10 à estimer que le gouvernement est ouvert au dialogue.

Pour l’approbation du mouvement, les employés (82 %), les ouvriers (79 %) et les cadres superieurs et les professions libérales (72 %) sont au-dessus de la moyenne. Même les artisans-commerçants approuvent à une large majorité (62 %). Quant aux 18-24, ils sont presque 9 sur 10 pour le mouvement. Les plus de 65 ans ne sont qu’un sur deux.

Nouveau paradoxe, une petite majorité (53 %), mais une majorité quand même trouve « acceptable » le report à 62 ans de l’âge de la retraite. Il faut dire que les plus de 65 ans – absolument pas concernés et qui ont profité et des 30 glorieuses et de conditions, pour certains, de pré-retraites avantageuses – sont 7 sur 10 à approuver ce report ! Mais les 25-34 ans sont très partagés puisqu’ils ne sont que 52 % à réprouver ce report, qui les concerne au premier chef. Employés (64 %) et ouvriers (62 %) marquent une réprobation nette. Artisans et commerçants (68 %) une approbation encore plus nette.

Au-delà de cette ambivalence, une certitude : le mouvement du 7 septembre est largement approuvé par les français. Et l’apparente ambivalence, repose essentiellement sur un clivage actifs-retraités et secondairement sur un écart d’estimation entre salariés et non salariés.

Ouest-France note aussi que si 37 % des hommes jugent "juste" la réforme gouvernementale, les femmes ne sont, elles, que 29 %. Elles savent bien, qu’avec les salarié-e-s qui ont commencé à travailler jeunes, elle seront les premières victimes de cette réforme, ô combien injuste.


 

BONUS du dimanche

 

Bonjour la coordination des programmes

 

Au lendemain de la journée de mobilisation citoyenne pour donner un coup d'arrêt à la dérive xénophobe du pouvoir et à l'avant veille de la grande journée d'action sur les retraites, les invités politiques du dimanche sont :

Brice Hortefeux - le ministre-condamné pour propos racistes - à 12 h 45 sur Canal +

Alain Juppé, au Grand jury RTL/Le Figaro/LCI à 18 h 30

Claude Guéant lui était sur Europe 1 à 10h

François Baroin est l'invité du magazine de France 2 à 13 h 15

Eric Besson sera reçu par Nicolas Demorand (entre transfuges, ils devraient s'entendre) sur France 5 à 17 h 40

Carton plein pour la droite !

 

Le mur du çon (petite concurrence au palmipède)


Sans problème à Mme Eva Joly : "Je connais bien M. Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen" ! Sauf que la dame qui, comme juge d'instruction a ramassé quelques râteaux, oublie d'ajouter qu'il a finalement été relaxé. Elle a donc obligé un ministre des plus compétents à démissionner, grâce à elle il a été traîné dans la boue, pour finalement être lavé de ses opprobes !

Sans vergogne, la dame Joly !

 

La noix d'honneur (toujours le palmipède)


C'eût pu être toujours à Mme Joly, mais pas de cumul, nous l'attribuerons à Aphatie.

Lors du grand journal de canal+, vendredi 3 septembre, il s'est lancé dans un de ses dégagements fumeux, où il excelle, sur les "magouilles" entre la mairie de Paris et le prévenu Chirac.

La Mairie, partie civile sur les emplois fictifs, serait sur le point d'accepter un compromis : moyennant un somme rondelette (à la charge de Chirac et de l'UMP, parti successeur du RPR); elle retirerait sa plainte.

Aphatie de déclarer que le contribuable (parisien en l'occurrence) paierait DEUX fois, puisque l'UMP, comme tous les partis représentatifs, touche de l'argent de l'état, donc du contribuable (mais pas que parisien).

Bel exemple de sophisme en forme de syllogisme :

1°) les emplois fictifs chiraquiens ont été payés par le contribuable parisien

2°) les contribuables contribuent au financement des partis politiques or l'UMP partiipera au remboursementy des emplois fictifs

3°) donc le contribuable paye deux fois !


Implacable !

Sauf que, remboursement ou pas de l'UMP - ou toute autre dépense - des emplois fictifs chiraquiens (dont le RPR fut le grand bénéficiaire) le contribuable ne se verra pas réclamer un fifrelin de plus que ce que prévoit la loi pour le financement des partis politiques.

C'est donc une pure assertion populiste, sous des dehors de raisonnement impeccable. 

 


 


 



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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 13:12

 

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« Montjoie, Saint-Denis », enfourchant son destrier, le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon, Président du Conseil Général de la Vendée, se lance contre L’éolien en mer ou l’océan défiguré. Le Journal de la Vendée (26/04/10), la Pravda du bocage (l’organe du Conseil général), part donc en guerre contre un projet de parc éolien dit « des îles », car situé entre l’île d’Yeu et celle de Noirmoutier. « Si ce projet aboutit, en 2014, ce sont cent éoliennes de 150 mètres de haut, enfouies sous l’eau à plus de trente mètres, qui défigureront  le paysage. Sans compter les répercussions néfastes sur les fonds marins. » « Si le projet aboutit, le site offshore sera situé à quinze kilomètres des côtes vendéennes, en face des plages les plus préservées de Noirmoutier. Tout promeneur apercevra les éoliennes depuis les îles et depuis le littoral, de Bouin à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. »

 

Et, abandonnant la lance, il sort l’arme lourde et moderne « Photoshop »..

 eolienne devilliers1

Impressionnant… Sauf qu’il s’agit d’un photomontage – pour tout dire assez grossier – destiné à effrayer le quidam. La société WPD, porteuse du projet, aurait souhaité que le Conseil général de Vendée explique comment son service de communication s’y est pris pour réaliser cette image. Car l’emplacement du futur parc éolien y est inexact, les éoliennes sont positionnées en pagaille et en dépit du bon sens pour exagérer leur impact visuel et la photo est comme prise au téléobjectif…  (d’après Terraeco). Voilà qui relève plus du trucage que de l’information !


 

Le montage que propose la société concernée est évidemment autre ! Voilà à quoi devrait réellement ressembler le parc éolien offshore « des deux îles », vue de la pointe de l’Ile d’Yeu.

 eolienne photomontage WPD

Une précision : cette photographie a été prise avec un appareil 24x36 et une focale de 50mm, vision la plus proche de l’œil humain, avec des déformations et des perspectives identiques.


 

Le journal de propagande reproduit une infographie fabriquée par Jean-Pierre Huguet, le président de l’association « Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu » (NENY), comparant la taille de éoliennes à celle de la tour de Bretagne à Nantes (144 mètres) ou de la tour Montparnasse (210 mètres).

 eolienne devilliers3

"Ce parc sera le plus au large possible : à 21 km du continent et à 13 km de l’Ile d’Yeu, c’est une configuration exceptionnelle en France (le parc offshore de Normandie n’est situé, lui, qu’à 6 km des côtes par exemple). A cette distance, il y a une faible emprise sur l’horizon, d’autant que sur le littoral, vous avez une vision à 180° et que le parc ne sera visible que sur 20° à 30°, donc il n’y pas d’effet de barrière. Notre parc ne va pas boucher l’horizon, et encore, si on tient compte des conditions météo locales, le parc sera invisible un jour sur 3", répond WPD. En gros, ce sera l’équivalent d’1 cm vu à 1m !


Cette brutale offensive contre l’éolien est d’autant plus surprenante que le programme du MPF – le parti du hobereau – prônait en 2007 : « Multiplier par 4 à l’horizon 2020 la quantité d’énergie (chaleur, carburant, électricité) issue de ressources renouvelables : l’énergie éolienne, l’hydraulique, le solaire photovoltaïque, le solaire thermique, les biocarburants, la biomasse et la géothermie. »


Mais le nobliau, outre son domaine près du Puy-du-Fou, possède une maison de vacances sur l’île d’Yeu. Ceci explique-t-il cela ?

 


 

eolienne devilliersPour compléter voir

http://www.terra-economica.info/Eoliennes-de-Vendee-le-montage,12112.html

 

et aussi Arrêt sur images (@si)

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 15:22

 

Luçon, petite ville célèbre par un de ses évêques, qui qualifiait son évêché du bas-Poitou de crotté, compte deux collèges publics, dont l’un est une ancienne école primaire supérieure de jeunes filles, le collège Beaussire.

J’y ai sévi, comme chef d’établissement, pendant sept ans. Et j’y ai appris que les promesses n’engagent pas que ceux qui les reçoivent… mais à long terme.


Sens unique

Ainsi, à peine arrivé, j’avais observé qu’une rue bordant ce collège – la rue du 1er Dragons – assez étroite, avait un stationnement anarchique sur les trottoirs. Sauf à faire un gymkhana compliqué, et encore, les élèves devaient marcher sur la rue. Rendez-vous pris avec le 1er adjoint de la commune pour suggérer la mise en sens unique permettant un stationnement sur la chaussée et non les trottoirs. Pas de problème, c’était comme si c’était fait, me répondit l’affable adjoint.

1erdragons

Ce n’est que 13 ans plus tard qu’un sens unique a été instauré, à cause des travaux dans mon ex-collège. Et j’ai tout lieu de craindre que, travaux finis, le sens unique soit bêtement supprimé !


Salle de sports


Ce collège de centre ville avait une salle de gymnastique qui datait du temps de l’école primaire supérieure. Les jeunes filles ne devaient pratiquer qu’une sorte d’hébertisme, vu la disposition et la taille de la salle. On y avait accolé une verrue rectangulaire (parpaings+charpente métallique+toit) : de quoi loger un terrain de volley-ball.

Bien avant mon arrivée, la demande d’une salle de sports digne de ce nom était un sujet récurrent du conseil d’administration. Là encore, promesses renouvelées d’année en année. La municipalité ne pensait qu’à cela. Il fallait trouver un terrain proche. On fit vaguement miroiter la possibilité de récupérer un emplacement de la DDE à deux pas du collège. L’hypothèse avait-elle vraiment été abordée avec la DDE ? on ne le sut jamais. Puis, ça y était : un terrain, plus lointain, allait être acquis du côté de la voie de chemin de fer… Là encore, la représentante du Conseil Municipal, au conseil d’administration, fut incapable d’expliquer pourquoi ça ne se fit pas.

sallesportscommées

Quand je quittai le collège, le dossier n’avait, en fait, pas avancé d’un iota : les hypothèses avancées n’étaient que purs mensonges pour amuser la galerie. Ce n’est qu’en 2008, 12 ans après mon arrivée, que la première tranche d’une nouvelle salle des sports fut inaugurée.  A coté des courts de tennis couverts, sur une terrain éloigné du collège. Les classes ne peuvent s’y rendre à pied, à la différence des autres établissements secondaires de la ville. La deuxième tranche annoncée est toujours dans les limbes.


« Vos courriers inouïs »


L’année qui suivit mon départ de Beaussire, mon successeur s’entendit dire par un élève de 5e un peu culotté, devant la façade réhabilitée du bâtiment dit pédagogique : « Avec vous, Monsieur, c’est pas comme avec M. Launay, le collège est bien plus beau ! » Eh oui ! en sept années, je n’avais vu se réaliser que la rénovation du préau et cette réhabilitation en cours de route.


Et pourtant, j’arrivais de Montaigu, où, en trois ans, après une rénovation du préau - ma spécialité donc – j’avais réussi à obtenir une rénovation complète.

Non sans âpres discussions : le service des collèges s’appuyait sur des textes techniques datant des années 70. Un collège pour le XXIe siècle ! avec ce slogan, je réussis à obtenir une oreille plus attentive du Président du conseil général, dont c’était le fief électoral. Je pus donc discuter directement avec son Directeur de cabinet, Jean-François D., d’une attention glaciale, accompagné d’un certain G. responsable de la direction qui chapeautait le service des collèges, à peine plus amène. Qu’importe, peu après, j’apprenais que mes arguments avaient été entendus. Bien sûr, il fallut plusieurs années – programmation, choix d’un architecte, appels d’offres puis réalisation, mais tout dans la foulée – avant d’aboutir à ce « collège du XXIe siècle », avec notamment, un magnifique CDI, au cœur du collège.


EBfacade1938Sûr de mon fait – mais heureusement je n’ai pas trop affiché cette certitude – après une première année scolaire où j’avais pu mesurer les nécessaires rénovations qui s’imposaient dans ce collège avec son bâtiment de 1938 au charme un peu suranné et celui des années 60 béton, d’une grande laideur, je m’apprêtais à repartir à l’assaut. La commission de sécurité avait obligé à un minimum de travaux dans un établissement qui comptait un internat (portes coupe-feux, détecteurs de fumée).


Mais l’isolation quasi inexistante, des surfaces de salles plus qu’abondantes mais absolument pas rationnelles (le CDI, par exemple, était un ancien dortoir, au-dessus des salles de classe) nécessitaient une véritable rénovation.


On allait voir, ce qu’on allait voir ! Je demandai audience pour présenter ma demande, pensant naïvement qu’après avoir pris en compte mes arguments à Montaigu, on voudrait bien les écouter pour Luçon. Que nenni, vil manant ! Pas de réponse. Ni rencontre, ni visite. Seule la tempête de 1999 qui arrachait tuiles et zinc obligea à des travaux.


Pauvre cloche que j’étais. Les services* court-circuités à Montaigu ne devaient faire aucun zèle pour prendre en considération le dossier. Ce n’était évidemment pas le fief du Vicomte, ni même d’un cacique local : le conseiller général était socialiste. D’ailleurs ce Sud-Vendée sentait encore le soufre. Républicaine pendant la révolution. Comme disait, B. Retailleau, à l’époque où il était encore en cour : «  La Vendée a pardonné, mais elle n'oublie pas son histoire ! »


Jusqu’au jour où, à l’occasion d’une réunion décentralisée du Conseil général, dans le tout neuf « Espace Plaisance » de Luçon, not’bon maitr ‘, Philippe de Villiers, du haut de la scène et de sa voix haut perchée, apprit à la plèbe massée à ses pieds que le collège Beaussire allait être rénové de fond en comble. Et peu après, un Directeur adjoint des services, un fonctionnaire donc, pas un politique, de m’interpeler avec morgue : « Vous voyez bien, ça ne servait à rien de nous envoyer vos courriers inouïs ! » « Ces courriers inouïs** n’auraient pas existé, si on avait eu la correction de répondre au premier ! ». Cette réponse n’en fit pas un ami.


Donc, 7 ans après mon arrivée seuls le préau et la réhabilitation des façades du bâtiment béton, étaient faits. L’étude du cahier des charges pour la rénovation interne n’était même pas lancée, à la rentrée 2003. Zorro s’était pris les pieds dans sa cape !


Le conseiller général MPF local (eh oui, le candidat PS avait mordu la poussière), Président de la commission des actions culturelles au Conseil général annonçait, cependant, à cette même rentrée 2003, un collège Beaussire rénové en 2008.

Puis, à la rentrée 2008, le même de déclarer : « À Luçon, le collège Émile Beaussire sera […] entièrement rénové.
L’objectif est de répondre à l’accueil de 500 élèves, contre 369 actuellement.
Toute la cour d’honneur sera réaménagée et les façades rénovées à l’identique (peinture de teinte ocre, toiture en tuiles plates). Tous les locaux pour les élèves, les enseignants, l’administration et la maintenance seront restructurés.
Cette modernisation sera respectueuse de l’environnement : une pompe à chaleur couvrira 15% des besoins en chauffage de l’établissement. Les consommations d’électricité seront limitées par une gestion centralisée avec éclairages fluorescents, lampes basses consommations, détecteurs de présence… La fin des travaux est prévue pour juillet 2010.
 »


Cette fois, c'est la bonne : il y a encore des finitions en cours, mais pour l’accueil des élèves, c’est prêt !

 

Beaussire-OF


Tout est bien qui finit bien ! mais faut pas être pressé


Qu’est-ce qu’il a, le principal honoraire aigri, à ronchonner dans son coin ? dira le directeur adjoint des courriers inouïs.


Quant au Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon, il ne daignera même pas se pencher sur ce rappel de quelques faits lointains et subalternes… quoique… il lui arrive parfois de se lancer dans des diatribes violentes !


Soyons clair. Sur quelques points précis, si j’avais été là au moment de l’élaboration du projet, j’aurais fait des contre-propositions. Mais, cette rénovation, comme celle de Montaigu, est une réussite. J’aurais d’autant plus scrupule à faire la fine bouche qu’après tout je suis quand même à l’origine (très lointaine) de cette réalisation. Et que, comme à Montaigu, elle a dépassé mes rêves.


Mais les fausses promesses des élus Luçonnais, comme le refus de responsables départementaux, pendant plusieurs années, de recevoir un chef d’établissement public, et même de lui répondre, sont révélateurs de méthodes cyniques et du mépris dans lequel est tenu le bas peuple !

 


 

* J’eus toutefois une petite satisfaction en les faisant plier sur une question de principe. Une forte odeur d’œufs pourris m’avait alerté. Vérification faite, c’était bien une fuite de gaz qui touchait l’alimentation des salles de sciences. De petits appareils électriques pouvaient suppléer les becs bunsen. Le plus simple était donc de couper définitivement le gaz et d’équiper les sciences de ce matériel chauffe éprouvette. Le technicien du Conseil général, tout gêné, vint me dire que l’achat n’était pas du ressort du département. Puisqu’il en était ainsi, j’exigeai qu’on rétablisse le gaz pour nos antiques mais robustes becs. Calcul vite fait. Les petits bidules électriques furent octroyés. Et même, pour des raisons de sécurité, furent livrés à tous les collèges de Vendée : plus de gaz dans les salles de cours.

Depuis, d’ailleurs, les collectivités territoriales dépassent leurs strictes obligations : ainsi des conseils régionaux prennent en charge tout ou partie des manuels…

 

** "Courriers inouïs" qui consistaient en une demande d'entretien dont l'objet était, bien sûr, indiqué et qui, d'envoi en envoi, se chargeaient de références aux courriers précédents restés sans réponse.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 11:16

LParisot

 

 

Miracle ! à peine le petit timonier terminait son discours de Grenoble que, grâce à l’IFOP de Mme Parisot, sur commande du Figaro, ses mesures démagogiques étaient approuvées par des majorités extra-ordinaires. Au pire 55 % et jusqu’à 89 % !

 

Miracle d’autant plus étonnant qu’une large partie des médias (sauf bien sûr TF1, le JDD et le Figaro) a accueilli avec une certaine ironie cette énième déclaration de guerre et ces propositions douteuses. Et, mis à part les pitbulls UMPistes, même à droite les politiques sérieux n’ont pas manifesté un enthousiasme convaincant. Peut-être étaient-ils en vacances ?

 

Mais, à y regarder de près, comme l’a fait le site « Le grand soir », ce sondage a des relents propagandistes assez forts. Sa fiche technique nous apprend qu’il a été réalisé en respectant, bien sûr, fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage, mais que les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing).

Interview, mon cul, serait-on incliné à dire ! Enquêteurs à domicile – j’en ai vu une une fois – zéro, enquête téléphonique ? nada. C’est la méthode « opinion way », économique et rapide : l’IFOP met en ligne son questionnaire sur de multiples sites, chacun s’auto-définit (profession, tendances politiques, communes, régions, etc.). Aucune vérification possible. Combien de réponses brutes ? inconnues. Comment est sélectionné l’échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et la représentativité de l’échantillon assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération (fiche technique) ? allez savoir. Et pour Le grand soir « On peut parfaitement imaginer des personnes décidées qui se relaieraient sur un site, puis feraient une recherche sur l’ensemble des sites où est posé tel questionnaire, pour aller[les] remplir tous. »

Biais suprême : à peine 60 % des foyers ont Internet.

 

Voilà pour l’aspect scientifique dont on mesure toute la rigueur !

Pour l’aspect déontologique on navigue dans les mêmes eaux troubles. En principe un questionnaire doit être le plus neutre possible. La question ne doit pas inférer la réponse. Dès le départ - le gouvernement a annoncé différentes mesures pour lutter contre l’insécurité – outre que ce n’est pas le gouvernement mais Sarkozy, cette qualification ultra-positive n’est pas d’une stricte neutralité. Imaginez la formulation Sarkozy a annoncé des mesures pseudo-sécuritaires pour récupérer l’électorat du FN, à mon sens beaucoup plus objective, dans un sondage commandé par Libé.

Un questionnaire doit être neutre, c’est un b-a-ba que l’IFOP ne peut ignorer, et a pourtant ignoré. L’analyste a beau jeu de le démontrer. Ainsi, dès le premier item, il est question de contrôle par bracelet électronique et non de port dudit bracelet, plus loin on parle des assassins de policiers et gendarmes, alors qu’auteurs d’homicide sur la personne de était nettement moins influant. Quant aux camps illégaux de Roms, cet illégaux induit quasiment la réponse, car qui, à part d’horribles anarcho-gauchos, peut défendre l’illégalité ?


Mais, au-delà même de ces biais dans la formulation, c’est la nature même des questions qui pose problème. Si, au lieu de les poser en terme d’adhésion, on les avait posées en terme d’efficacité, si, au lieu de « êtes-vous très, assez, peu, pas du tout favorable », on avait demandé « Pensez-vous que cette mesure sera très, assez, peu, pas du tout efficace », on se serait un peu moins adressé aux tripes, un peu plus au cerveau.

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