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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 16:39

 

Il y a un an et demi, je m’interrogeais « Rocardien, malgré Rocard ? ». L’entretien qu’il vient d’accorder à Guy Sitbon de Marianne me permet de me retrouver rocardien avec Rocard.

MRocard

« Approuvez-vous le discours de Grenoble où le président de la République déclare son intention de déchoir de la nationalité française les citoyens d’origine étrangère qui attenteraient à la vie d’un policier ou de tout autre détenteur de l’autorité publique ?

Non, je ne l’approuve pas. Non, résolument et totalement. Je condamne et la substance et le procédé.[…] on veut maintenant introduire une nouvelle catégorie de « citoyens d’origine étrangère ». […] Je sais bien que le président recherche d’abord les effets d’annonce. Cette loi ne verra jamais le jour. Mais ça ne change rien aux intentions. Et les intentions, je vous le dis comme je le pense, les intentions sont scandaleuses. […]Je dis qu’il le paiera et qu’il l’aura mérité. […]Avoir supprimé la police de proximité, c’est dramatique. Et on le paie. La délinquance augmente et augmente. La politique du « tout répression » favorise les tensions, accroît la délinquance. Et pourquoi ? Parce qu’on donne priorité à l’électoral. C’est exécrable, scandaleux.

Mais le pire, c’est que ça ne marche pas. Il n’y a d’amélioration ni sur le plan de la sécurité ni sur celui de l’immigration. On peut faire de grands discours mais, dans la réalité, la marge de manœuvre est faible, aussi bien pour la droite que pour la gauche. […] Quand on va chercher l’électorat du Front national, voilà sur quels scandales on débouche. La loi sur les mineurs délinquants passe de la responsabilité pénale individuelle à la responsabilité collective. On n’avait pas vu ça depuis Vichy, on n’avait pas vu ça depuis les nazis. Mettre la priorité sur la répression, c’est une politique de guerre civile. »

Extraits http://www.marianne2.fr/Michel-Rocard-Sarkozy-le-paiera-et-il-l-aura-merite_a196027.html

 


Sarkogrenoblenul

Bêtement j’ai acheté Marianne papier et je tombe d’abord sur une brève intitulée « Si Vaillant n’existait pas… » où l’anonyme rédacteur écrit : « En 2002, lorsqu’il[Daniel Vaillant] était en poste Place Beauveau, l’insécurité n’était pour le PS qu’une invention ». Une telle assertion s’appuie sur quel texte, quelle déclaration ?


Plus loin, un article (signé lui), intitulé « Le blues des intellectuels hier sarkozystes » - faux titre au demeurant puisque trois au moins semblent encore très sarkozystes à commencer par l’ex-chiraquien de l’école de Brive – A. Lacroix, dans l’art des fausses symétries oppose « D’un côté la diabolisation des saillies sarkozystes, à l’aide d’un « prêt à penser » daté qui est celui d’un anti-racisme idéologique auquel répondent… ».  Un condensé de clichés à la mode : diabolisation bien sûr, le « prêt-à-penser » (là on est plutôt dans le prêt-à-écrire pour ne rien dire) et surtout cet « anti racisme » idéologique et daté. Que c’est dépassé, ringard l’anti racisme. Et plus loin il est question de nombreux (?) « droit-de-l’hommistes » ralliés à Sarkozy ! Sans oublier les desservants de la pensée qui concluent l’article.


Pour qui a lu quelques propos de Tillinac, l’immortel auteur de Chirac, le gaulois, apprendre qu’il fait entendre un plaidoyer des plus argumentés peut surprendre. Mais on est vite rassurés : « si maintenant on n’est pas raide, dans dix ans, la Légion étrangère devra intervenir », « les minorités ne peuvent être bien accueillies que si la majorité est assuré de sa supériorité symbolique » et ne parlons pas de cette légèrement xénophobe question, qu’un souchiais identitaire ne démentirait pas : « Est-ce qu’il faut être musulman, voire sikh ou boudhiste, pour avoir droit à la parole dans ce pays ? ». Mais non, même les corréziens ont le droit de dire n’importe quoi.  La preuve : « Il faut arrêter de culpabiliser les gens  qui aiment la choucroute, parce que Hitler aimait la choucroute » ; quel amateur de choucroute a entendu une telle imbécillité ? Rien qui ne change donc des niaiseries auxquelles il nous avait habitués. Lire aussi que le polygraphe Gallo est talentueux pourrait faire un choc. Surtout quand il nous apprend que nous piétinons dans un champ de mines depuis près d’un demi-siècle.


Mais la palme du »prêt-à-écrire » revient à un prétendu politilogue, Taguieff : « gauche bien-pensante », « personnalités convenablement morales », « belles âmes », « stéréotypes pseudo-antifascistes éculés » (au fait qui traitaient certains médias ou journaliste de fascisme ou même de trotsko-fascisme). Encore un plaidoyer des plus argumentés !


Nos pseudo-intellectuels renvoient à la « réalité » : et oui, + 16 % de violences envers les personnes de 2003 à 2009, ce qui démontre toute l’efficacité des rodomontades sarkozyennes.


Kahn2

Et, en bouquet final la « Kahnerie » - l’ex-directeur a encore colonnes ouvertes – où il s’en prend aux « hiérarques socialistes » qui « ont remis sur la platine leurs vieux disques rayés. Avec les mêmes expressions insupportables, la même logomachie éculée ; « dérive sécuritaire », « dérapage populiste », relents nauséabonds », « stigmatisation des populations ». Avec une mauvaise foi certaine, il écrit « Poser la question des campement sauvages roms, c’est stigmatiser les gens du voyage. Evoquer le lien entre la ghettoïsation ethnique et certaines formes de délinquance, c’est stigmatiser les populations étrangères. » Tout cela pour lui est un « déni de réalité «.


Rappelons d’abord que l’imprécateur a écrit quelques paragraphes plus haut « le gaillard n’y a pas été avec la queue de la louche. Ce dont, en effet, personne n’aurait ne fût ce qu’ »osé » avoir l’idée depuis le Premier ministre collabo Pierre Laval, lui a soudain traversé l’esprit ». Comparer Sarko à laval est plus bénin que de dénoncer un « dérapage populiste » ! D’autant que plus loin, il a ajouté que la « saillie grenobloise » « prend, en effet, une teinte intrinséquement pétainiste ».

Rappelons, ensuite qu’il s’en prend, selon la méthode finkielkraut, à d’anonymes « hiérarques* » et que les « expressions insupportables » qu’il leur prête (qui a dit quoi M. Kahn ?) sont parfaitement justifiées ne lui en déplaise. Quant aux exemples qu’il donne, ils trahissent encore sa mauvaise foi délibérée. « Roms » et « gens du voyage », s’ils ont, pour une part au moins, de lointaines origines communes, sont les uns sédentaires, les autres, comme leur nom l’indique, au moins semi-nomades ; les premiers sont d’origine roumaine, les seconds français depuis des générations. La grave affaire de Saint-Aignan ne concerne pas les « roms ». Détruire les bidonvilles illégaux dans lesquels s’entassent les roms n’a aucun rapport ni avec Saint-Aignan, ni avec Grenoble. S’agissant des « gens du voyage » stigmatisés, quoique dise JFK, 80 % des communes concernées sont dans la totale illégalité en ne leur offrant pas des aires d’accueil. Illégalités à éradiquer ici, illégalités parfaitement supportables là. Quant au lien entre « ethnique » et « délinquance », un minimum d’explicitation s’imposerait.


Ajoutons au passage que Mme Boutin, qu’on ne soupçonnera pas d’être une « hiérarque socialiste », dénonce la stigmatisation et l’amalgame.


Ceci dit, la thèse de Kahn est juste. Sarko n’a aucune colonne vertébrale idéologique. S’il fallait se faire élire par les papous, il se mettrait un os dans le nez ! Un « voyou** », sans « foi ni loi », avec qui le pire est toujours sûr. Ce qui ne disqualifie aucunement, au contraire les accusations de « dérives populistes » !


* Dans ce qu'ils appellent le "discours de Grenoble", […] ils ont vu un "candidat Sarkozy en campagne", plutôt qu’un président"digne de sa fonction". Un candidat "à droite toute" qui "clive les Français et meurtrit le sentiment républicain", selon la formule du député socialiste Pierre Moscovici. Un candidat qui se cantonne aux "énervements de matamore pour masquer l’échec de la politique de sécurité, à défaut de passer au Kärcher les conflits politico-financiers d’usage à l’UMP", gronde la députée PS Aurélie Filippetti. Pour Ségolène Royal, une République "qui pourrit par le sommet".

"En liant nationalité et délinquance, il fait ce que personne n’a jamais osé faire dans l’arc républicain, s’alarme Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé de la sécurité. Jusqu’à présent, ce discours était l’apanage de l’extrême droite." Pierre Moscovici va plus loin: "Qu’est-ce que ça veut dire, Français de souche et Français d’origine étrangère? Faudra-t-il bientôt porter un signe distinctif pour le savoir? Cette mesure scandaleuse rappelle celles en vigueur sous l’Occupation."  Comme on le voir les « hiérarques socialistes » ne sont pas loin de la comparaison kahnienne avec Laval !


** A noter que l’interviewer de Rocard lui est choqué par ce « voyou ». Car insulter le président, c’est l’insulter. Confusion totale donc entre la fonction présidentielle et celui « qui fait président » et qui prend cela comme un job.

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 21:17

 

Il va falloir ajouter une cinéscénie au Puy-du-fou. Style western. Même si ça jure un peu avec les combats des chouans, l’invasion des vikings, la lance moyenâgeuse ou le cirque romain ! Car le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon flingue tous ceux qui osent prendre la défense de son ex-fils spirituel ou même s’interroger sur cette zizanie !

devilliersretailleaubis

Pour ceux – et en particulier les non-vendéens – qui n’auraient pas suivi les premiers épisodes, rappelons que le petit Bruno Retailleau, Sénateur, bras droit du Vicomte, est tombé en disgrâce après que son nom avait été évoqué pour un secrétariat d’état (finalement donné, en lot de rattrapage, à NKM). Villiers y avait vu une tentative de débauchage avant les élections européennes. Dès celles-ci passées, qui avaient vu le hobereau être le seul de son parti élu à Bruxelles (où il ne met d’ailleurs pas les pieds en champion de l’absentéisme), le chef de Mouvement pour la France se ralliait, toute honte bue, à la majorité présidentielle. L’approche des régionales expliquait cette soudaine conversion à l’unité de la droite. Régionales dont il écarta Retailleau qui semblait la tête de liste « naturelle » en Vendée. Mais entre temps, il l’avait déjà viré du Puy-du-fou (pour plus de détails voir http://www.lepost.fr/article/2010/01/07/1875355_drame-au-puy-du-fou-de-villiers-chasse-son-fils-spirituel_1_0_1.html).


devilliersretailleau

Cependant l’ex-bras droit de notre nobliau restait vice-président d’un MPF assez déliquescent et 1er vice-président du conseil général de la Vendée. Mais le 23 avril, c’est l’ex-fils spirituel qui prend l’initiative de démissionner du MPF. "Quand on est dans un parti politique, il faut se sentir à l'aise", et "je ne m'y sentais pas". Mais, en critiquant la ligne très très dure, la radicalisation du MPF avant les présidentielles de 2007, il révélait que le ver de la discorde était dans le fruit depuis trois ans. Quant au récent ralliement à l’UMP, il lui semblait artificiel. Le MPF "n’a plus rien d’une aventure collective. Je ne sais d’ailleurs pas où il va, ni quelle est son utilité. Il est devenu inaudible."


La préparation des présidentielles de 2007 avait, en effet vu, la « vieille garde » du MPF écartée par son candidat, au profit d’un ancien du Front National, Guillaume Pelletier, passé par le Mégretisme. Grâce à lui,  de Villiers avait caressé l’illusion de rallier à sa casaque aristocratique une large part de l’électorat frontiste. Mais cette radicalisation (croisade contre l'islamisation, abrogation des 35 heures , refus du mariage homosexuel, baisse des charges sur les PME, « charters républicains », suppression des allocations aux sans-papiers… thèmes largement empruntés à Le Pen) se solde par un cinglant échec (2,23 % obtenus au 1er tour et même sa Vendée ne lui accorde que 11,28 %, le plaçant, affront suprême derrière Ségolène Royal).


Mais l’irascible personnage ne supporte pas que l’on ait raison contre lui. Il est probable que son second officiel lui a fait part de sa réticence sur le personnage de Guillaume Pelletier et sur la stratégie qu’il préconisait. Il est plus que probable que, dans son for intérieur, le père spirituel en ait voulu à l’héritier politique d’être plus lucide que lui qui se croit investi de toutes les lumières. La défaite l’a aigri.


Depuis qu’il a viré le petit Bruno du Puy-du-Fou, il vire, lui, à la tête d’haineux ! Ça tourne même au délire. Toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont un lien avec  le banni, le sont à leur tour, bannis. Ainsi, comme le conte Le Sans-Culotte 85, mensuel vendéen qui ne joue pas les fayots, un certain D. B., chargé de l’accueil presse et VIP au Puy-du-Fou est viré sur un coup de flil, après 31 ans de loyal bénévolat. Son crime ? Être l’oncle de Retailleau. Au cours d’un dîner, une dame C. C., impliquée elle-aussi dans ce Puy-du-Fou qui mérite de plus en plus son nom, fait part de son désarroi lors d’un dîner. De bonnes âmes s’empressent d’en informer « Philippe », come ils disent. Le lendemain coup de fil à la dame du seigneur courroucé : si vous êtes malheureuse c’est que vous n’avez pas compris que le Puy-du-fou c’est moi, lui assène-t-il. (Le Sans-Culotte 85, n° 37, juillet-aoôt 2010)


Qui aurait pu croire qu’il y avait une influence soviétique chez de Villiers. Pourtant, comme dans la grande époque stalinienne où l’on retouchait les photos au fur et à mesure des épurations, de Villiers réécrit l’histoire de SON Puy-du-Fou. Il réédite le livre sur cette « saga » devenue « un rêve d’enfant » en supprimant les pages qui parlaient de B. Retailleau, plus quelques autres mentionnant la femme et les enfants du journaliste qui l’interviewe dans ce livre.

 


Au conseil général, l’ambiance est irrespirable. Un directeur-adjoint aurait été malproprement remercié pour avoir invité Retailleau – 1er vice-président rappelons le - à l’inauguration d’un équipement*. Le bureau et l’ordinateur de l’ex-bras droit auraient été aussi visités. C’est digne du KGB, M. le Vicomte !


Mais il n’est pas sûr que ce délire vengeur fasse l’unanimité dans les rangs du vindicatif gentil(?)homme vendéen. Ainsi le patron de Fleury-Michon lui écrit « De tels comportements (qui me rappelle Epire au temps de l’empire byzantin), s’ils devaient se perpétuer, seraient bien dommageables à terme pour la Vendée ».


Avec de Villiers l’épire serait-il sûr ?

 

* Information qui demanderait à être confirmée, car, normalement, ce sont les élus et non les fonctionnaires qui lancent les invitations à des inaugurations, même si, dans ce département, certains fonctionnaires affichent la même morgue que leur Président et employeur.

 


Annexe

devilliersretailleau21°) La description de Bruno Retailleau par un blogueur qui se dit « Français de cœur », voire du « Sacré cœur » :


« Ne pas être un élu hors sol », telle pourrait bien être la devise de Bruno Retailleau. Ce sénateur proche de Philippe de Villiers, ne se contente pas d’affirmer sans relâche les liens très forts qui l’unissent à son territoire, se disant « très attaché à ses racines » et revendiquant « une fierté d’être d’où l’on est ». Lui qui est entré au Puy-du-Fou en 1977, à 16 ans, comme cavalier, va bien au-delà : dans son rapport quasi charnel avec son terroir, il inclut un amour de la nature qui le pousse, aujourd’hui encore, à élever avec passion, sur les cinq hectares qui entourent sa maison, des moutons, des oies, des chiens, des chevaux et des vaches, « des petites vaches jersiaises » dont il mime, les yeux pétillants lui-même, les longs cils et les yeux de biche. C’est peu de dire qu’il a la Vendée dans la peau.

Il pourra se reconvertir car mimer des longs cils, c’est tout un art. Il y a comme un écho de la terre qui ne ment pas dans ce portrait hagiographique !


2°) Un demi homonyme (il porte un nom double) conclut une lettre contant une rencontre  avec le père et le fils (Nicolas de Villiers qui préside aux destinées du parc) par ces phrases :


« Le président Nicolas est le seul maitre [du sort du Puy-du-Fou], de son avenir. Il le scelle lui-même à la cire rouge des larmes versées par les cœurs des puyfolais meurtris de sa main. Il est le seul responsable de ce gâchis qui j’espère ne se transformera pas en ruine pour le Puy-du-Fou. »

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 20:33

 

 « Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi » article 9 de la Déclaration de 1789

 Conseilcosntitutionnel

Le 30 juillet une décision doublement historique a été prise par le conseil constitutionnel. D’abord parce que c’est la première saisine dans le cadre de la réforme qui permet, depuis le 1er mars, aux justiciables de contester une loi en vigueur par une question prioritaire de constitutionnalité. D’autre part parce qu’il confirme toutes les constatations faites par la CNDS comme par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté. Et pourtant, elle n’a eu que peu d’échos.


La garde à vue est définie par l’article 63 du code pénal : « L'officier de police judiciaire peut, pour les nécessités de l'enquête, placer en garde à vue toute personne à l'encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre une infraction. Il en informe dès le début de la garde à vue le procureur de la République.
La personne gardée à vue ne peut être retenue plus de vingt-quatre heures. Toutefois, la garde à vue peut être prolongée pour un nouveau délai de vingt-quatre heures au plus, sur autorisation écrite du procureur de la République. Ce magistrat peut subordonner cette autorisation à la présentation préalable de la personne gardée à vue.
 » Ont été ajoutés des cas particuliers lourds dans certaines procédures (terrorisme, par exemple). « Dès le début de la garde à vue, la personne peut demander à s'entretenir avec un avocat. […] À l'issue de l'entretien dont la durée ne peut excéder trente minutes, […] l'avocat ne peut faire état de cet entretien auprès de quiconque pendant la durée de la garde à vue. » L’avocat n'a pas accès aux pièces de la procédure et n'assiste donc pas aux interrogatoires ; la personne gardée à vue ne reçoit pas notification de son droit de garder le silence.

 


gardeavueLes conditions de placement en garde à vue sont souvent innommables, comme le signale le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, (M. Delarue), autorité indépendante chargée de contrôler quelque 5 800 lieux d’enfermement (prisons, centres de rétention, hôpitaux psychiatriques, locaux de garde à vue…). Ainsi au commissariat de Boulogne-Billancourt, «Les conditions d’hygiène sont indignes pour les personnes placées en garde à vue et celles placées en dégrisement […] Les toilettes, à la turque, débordent, une odeur nauséabonde saisit toute personne pénétrant dans une cellule même inoccupée, les murs sont recouverts d’inscriptions et de matières diverses», constate le Contrôleur général.


Ces GAV sont en inflation : leur nombre est passé de 336 718 en 2001 à 580 108 en 2009, soit une augmentation de 72 %. Mais aux 580 000 recensées officiellement en 2009, il faudrait ajouter celles liées aux délits routiers estimées entre 150 000 et 250 000. Pour le Conseil Constitutionnel plus de 790 000 mesures de garde à vue ont été décidées en 2009 (voir sur les causes de ce bond une analyse claire de L. Mucchielli, la bête noire des UMPistes bornés). Mais aussi, comme le note le Conseil Constitutionnel, entre 1993 et 2009, le nombre des fonctionnaires civils et militaires ayant la qualité d'officier de police judiciaire (OPJ) est passé de 25 000 à 53 000, soit plus que doublé, à cause de critères moins rigoureux (article 17).


Et depuis 1993, la pratique du traitement en « temps réel », qui permet certes une réponse pénale plus rapide, modifie profondément la procédure pénale. Ainsi, les procédures soumises à un juge d’instruction représentent moins de 3 % en matière correctionnelle. Ce traitement en temps réel est décidé par le procureur, sur rapport de l’OPJ, avant la fin de la GAV. La personne soumise à ce traitement est donc jugée sur les seuls éléments de preuve, en particulier les aveux, obtenus pendant la GAV (articles 15 et 16).


S’appuyant sur le Préambule de la Constitution de 1946 (tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés ; la sauvegarde de la dignité de la personne contre toute forme d'asservissement et de dégradation est au nombre de ces droits et constitue un principe à valeur constitutionnelle article 19), le Conseil considère qu'il appartient aux autorités judiciaires et aux autorités de police judiciaire compétentes de veiller à ce que la garde à vue soit, en toutes circonstances, mise en œuvre dans le respect de la dignité de la personne ; qu'il appartient, en outre, aux autorités judiciaires compétentes, dans le cadre des pouvoirs qui leur sont reconnus par le code de procédure pénale et, le cas échéant, sur le fondement des infractions pénales prévues à cette fin, de prévenir et de réprimer les agissements portant atteinte à la dignité de la personne gardée à vue et d'ordonner la réparation des préjudices subis (article 20). La lecture des rapports successifs de la CNDS montre clairement que la « sauvegarde de la dignité de la personne » n’est guère assurée dans les gardes à vue, ne serait-ce que par des fouilles à corps injustifiées.

garde-a-vue2

Assurer les droits de la défense

Si pour le Conseil Constitutionnel la garde à vue demeure une mesure de contrainte nécessaire à certaines opérations de police judiciaire il estime que ces évolutions doivent être accompagnées des garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue ainsi que son déroulement et assurant la protection des droits de la défense (article 25).


La GAV actuelle ne permet pas à la personne ainsi interrogée, alors qu'elle est retenue contre sa volonté, de bénéficier de l'assistance effective d'un avocat ; qu'une telle restriction aux droits de la défense est imposée de façon générale, sans considération des circonstances particulières susceptibles de la justifier (article 28).


Par ailleurs le Conseil Constitutionnel dénonce aussi la durée de 24 h de la GAV quelle que soit la gravité des faits (article 27).  Il considère donc, enfin, que l’équilibre entre les nécessités de préserver l’ordre public et le respect des liberté constitutionnelles n’est pas assuré par la procédure régissant la garde à vue.

 


Si un syndicat de police a émis des propos dignes d’une droite extrême, bizarrement les pitbulls habituels de l’UMP n’ont pas sorti leurs crocs. Ni Frédo, ni Dodo, ni Nadine, ni Xavier, ni le motodidacte n’ont dénoncé cette atteinte à la sécurité. Et MAM, même, a fait savoir que cette décision du 30 juillet 2010 allait dans le sens des réformes qu’elle envisageait. Mais l’écho de la décision a été faible. La faute à l’affaire Woerth ?

 

Sources : Décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010 du Conseil Constitutionnel

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 14:04

 

Loncle04François Loncle a fait partie de la vague rose de 1981. Député de l’Eure de l’ex-circonscription de Mendès-France. Surnommé « mini-tonton » pour sa petite taille.

Où ai-je lu qu’une de ces questions écrites – du 4 août 2009, bientôt un an – n’avait reçu aucune réponse ? Et, au mépris total de la loi, le premier ministre, qui en est le destinataire, a fait savoir qu’il n’y répondrait pas ! Un bonne raison d’aller voir le texte exact de la question de ce très honorable parlementaire.


Une garde à vue arbitraire, excessivement longue, avec une fouille injustifiée, couverte par MAM


Mes fouilles curieuses me font d’abord tomber sur une question posée à MAM, à l’époque ministre de l’intérieur, en avril 2009. « M. François Loncle attire donc l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la nécessité de prendre en considération les avis de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Aujourd'hui, le contentieux entre les policiers et les citoyens en France fait débat, et a été mis en exergue par le récent rapport en date du 2 avril 2009 d'Amnesty international qui dénonce "l'accentuation manifeste d'un phénomène inquiétant". […] Créée par la loi 2000-494 du 6 juin 2000, la Commission nationale de déontologie de la sécurité est une autorité administrative indépendante qui est chargée de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République. En cas de manquements susceptibles d'entraîner des poursuites disciplinaires, la Commission doit les porter, sans délai, à la connaissance des personnes investies du pouvoir disciplinaire. À cet effet, cette commission lui a adressé en septembre 2007, puis en janvier 2008, un avis concernant les conditions de déroulement d'une garde à vue, le 30 septembre 2006 à Elbeuf, et a demandé d'envisager l'ouverture de poursuites disciplinaires à l'encontre d'un fonctionnaire de police chargé de l'enquête. Mais le ministère de l'intérieur n'a pas donné suite à cette affaire : cela confirme malheureusement le diagnostic établi par le rapport d'Amnesty international. Il souhaiterait connaître les raisons pour lesquelles elle n'a pas cru bon de donner suite à l'avis de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. »


alliot-marie2La réponse, là, est venue. MAM commence par des considérations générales éloignées de la question : Elle « attache la plus grande importance au comportement exemplaire des forces de sécurité […] Le strict respect des principes déontologiques constitue au sein de la police nationale une exigence absolue, qui s'appuie sur une politique disciplinaire particulièrement rigoureuse. Tout écart portant atteinte à la déontologie et à l'image de la police nationale est combattu avec fermeté ». Elle ose même produire cette statistique « 35 % des sanctions disciplinaires les plus sévères de fonctionnaires de l'État (retraite d'office et révocation) concernent des policiers, alors que ceux-ci ne représentent que 8 % des effectifs de la fonction publique» qui prouve la fréquence des manquements. « La ministre de l'intérieur est particulièrement attentif (sic) aux avis et recommandations de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Toute demande de sa part fait d'ailleurs l'objet d'une réponse systématique du ministre de l'intérieur. Il en est ainsi de l'avis, évoqué par le parlementaire, concernant une mesure de garde à vue prononcée à Elbeuf au mois de janvier 2006. […] Il a été décidé de ne pas donner suite à la recommandation de cette commission tendant à l'engagement de poursuites disciplinaires à l'encontre de l'officier de police judiciaire chargé de la procédure car il n'est en effet pas apparu que ce policier, dont le professionnalisme et la droiture sont appréciés par sa hiérarchie et reconnus par l'autorité judiciaire, ait cherché à porter atteinte à la dignité de la personne concernée par la mesure de garde à vue. »

Voici le résumé de l’affaire, mis en relief par la CNDS, dans son rapport 2007 « La CNDS a traité un dossier dans lequel elle a constaté un double manquement relatif au déroulement de la mesure de garde à vueau commissariat dElbeuf dune jeune femme âgée de 18 ans. Mlle C.L. a été retenue plus de seize heures avant que ne soit effectué le premier acte dinvestigation (son audition), ce qui constitue une violation de lobligation de diligence par le fonctionnaire de police responsable de cette mesure.

De plus, cette jeune femme, enceinte, a été soumise à une fouille à corps injustifiée. En effet, en raison de son jeune âge, de la nature de linfraction reprochée (délit de dénonciation mensongère), du fait quelle se soit rendue delle-même au commissariat en répondant à sa convocation, et quil ny avait aucun élément laissant présumer quelle dissimulait des objets dangereux pour elle-même ou pour autrui, cette fouille était contraire à la circulaire du 11 mars 2003 ».

 

Donc, pour Mme Alliot-Marie, un policier qui retient une jeune femme enceinte pendant seize heures avant de l’entendre, qui fait faire une fouile à corps par une collègue ne cherchait pas à porter atteinte à sa dignité. Et il faisait preuve de professionnalisme en attendant seize heures pour interroger quelqu’un qui répondait à sa convocation ! Avec droiture sans doute, ce policier démontre tous les méfaits de la garde à vue qui permet de faire n’importe quoi, couvert pas sa hiérarchie jusqu’au ministre  !

 

Que fait le ministre de l’éducation nationale ?

 

Avant d’en arriver à la fameuse question à laquelle le 1er ministre refuse de répondre, une question plus récente (février 2010) à laquelle le ministre interrogé n’a pas encore trouvé le temps de répondre (en principe la réponse se fait dans les deux mois). Il est vrai que même si on a la foi pédagogique bien ancrée, le cas soumis semble du domaine de la mission impossible.  « M. François Loncle indique à M. le ministre de l'éducation nationale que l'actuel Président de la République française semble éprouver maintes difficultés à pratiquer la langue française. Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. Lorsqu'il s'exprime en public, le Président de la République croit judicieux de maltraiter, volontairement ou involontairement, la langue française et il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires. Afin de remédier sans délai à ces atteintes à la culture de notre pays et à sa réputation dans le monde, il lui demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au Président de la République de s'exprimer au niveau de dignité et de correction qu'exige sa fonction »

 


Fillon dirige-t-il l’action du gouvernement ?

FFillonVoilà donc cette question à laquelle, on le comprend, François Fillon ne peut répondre. Et oui, le « nègre » Guaino et l’ex-préfet Guéant se permettent des interventions publiques, par-dessus sa tête. Et il le supporte avec humilité ! « M. François Loncle demande à M. le Premier ministre de remédier aux graves dysfonctionnements qui affectent l'appareil de l'État. En effet, il ne se passe pas de semaine sans que des personnalités n'ayant strictement aucune légitimité s'expriment au nom de la France. Deux hauts fonctionnaires, le secrétaire général de l'Élysée et le conseiller spécial du Président de la République, interviennent constamment dans les médias pour exposer ou défendre la politique française. Bien qu'ils ne soient investis d'aucune fonction ministérielle ou élective, ils multiplient les interventions publiques, qui sur la politique scolaire, qui sur les relations franco-africaines, qui sur la loi Création et Internet, qui sur la politique économique et sociale. Il lui demande de clarifier la situation, de préciser, d'une part, si c'est bien lui qui « dirige l'action du Gouvernement », comme le proclame l'article 21 de la Constitution et, d'autre part, si c'est toujours le Gouvernement qui « détermine et conduit la politique de la Nation », comme l'affirme l'article 20 de la Constitution. Si c'est bien le cas, il lui demande de bien vouloir ordonner à ces deux fonctionnaires qu'ils cessent d'intervenir dans les médias. »


Dans le même style, il posera plus tard une question sur le rôle de Robert Bourgi. « Non seulement deux hauts fonctionnaires en service à l'Elysée interviennent constamment dans les médias pour exposer la politique de la France, mais un étrange avocat d'affaires endosse le costume d'un ministre bis de la coopération, arguant d'une relation privilégiée et directe avec le Président de la République et le secrétaire général de l'Élysée. Il prétend, sur les ondes d'une grande radio, lors d'un entretien incongru et humiliant pour le Gouvernement et la France, qu'il est le véritable artisan de la politique africaine de notre pays. »


Mini tonton pose donc de maxi-questions auxquelles point ne répond Fillon !

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:46

 

 

Wild

 

Fille contre mère, chez les Bettencourt ! Fils contre belle-mère, chez les Wildenstein !

 

Or donc, la papa David Wildenstein décède en 2001. Les fils, d’un premier mariage font savoir à sa veuve que son riche et feu mari ne possédait plus que 42 millions d’euros. Tout juste le gros lot de l’avant-dernier tirage de l’« euro millions ». Ce qui, pour le vulgum pecus, serait déjà pas mal, mais qui pour ce grand collectionneur d’art, ce propriétaire d’une écurie de courses et autre babioles fait un peu misérable.

Mais, avec l’aide d’une avocate qui mène quatre ans d’enquête, la veuve découvre que la fortune réelle de son défunt mari s’élève à trois ou quatre milliards. Wildenstein avait en effet éparpillé son patrimoine (composé entre autres de tableaux de Van Gogh, Renoir, Picasso, Rembrandt...) dans des paradis fiscaux sous la forme de trusts familiaux.

Après plusieurs années de procédures, la justice rend une décision que l’on pourrait qualifier d’abracadabrantesque : un non-lieu pour les fils du collectionneur car "l'évasion du patrimoine dans les sociétés étrangères et des trusts, conforme à la tradition familiale de transmission des biens aux héritiers directs, ne leur est pas imputable".  La « tradition familiale » autorisant l’évasion fiscale et la spoliation de la veuve est une notion juridique surprenante pour un non initié. D’autant que la cour d'appel a de nouveau donné raison aux fils du collectionneur le 16 juin dernier.

 

Le fisc sans réaction !

 

Affaire privée, direz-vous.

Sauf que, à chaque nouvelle découverte, les avocats de la veuve alertaient inlassablement le fisc. Ce concept d'évasion du patrimoine "conforme à la tradition familiale" aurait dû conduire l'administration fiscale à réagir. Et à l'époque, le ministre s'appelait… Eric Woerth.

"Membre fondateur de l'UMP, Guy Wildenstein rencontre fréquemment son ministre d'ami à Chantilly où les Wildenstein entretiennent des chevaux de course, explique le Canard Enchaîné. Ou rue La Boétie, à Paris, l'Institut Wildenstein jouxtant le siège du parti présidentiel". En 2007, Guy Wildenstein, habitant New York, avait d'ailleurs le titre de "délégué de l'UMP pour la côte Est des Etats-Unis" et avait été reçu par Eric Woerth, alors trésorier de la campagne. Et Guy Wildenstein est aussi membre du désormais fameux Premier cercle, qui rassemble les plus gros donateurs de l'UMP. Le Monde du 10 juillet donnait encore plus de détails sur Guy Wildenstein, indiquant qu'il est conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, que Nicolas Sarkozy le consulte régulièrement et qu'il a été nommé commandeur de la légion d’honneur en 2009.

 

alain-vidaliesLa question fut soulevée à l’Assemblée nationale par Alain Vidalies le 6 juillet 2010 : « […] Au fil des révélations de la presse, les Français découvrent, effarés, les réalités des pratiques financières et fiscales d’une caste de privilégiés. Ces révélations ne s’arrêtent pas à l’affaire Bettencourt. Elles sont au contraire révélatrices d’un véritable système, encouragées par la politique fiscale du Gouvernement et son inertie dans le traitement des procédures.

Je prends l’exemple du dossier de la succession Wildenstein. Comme dans l’affaire Bettencourt, les Français découvrent que l’essentiel d’une fortune est dissimulée dans les paradis fiscaux – en l’espèce Guernesey et les Bahamas. Comme dans l’affaire Bettencourt, l’administration fiscale a été informée de l’existence de sociétés écrans. Comme dans l’affaire Bettencourt, la justice a pu constater « l’évasion du patrimoine dans des sociétés étrangères et des trusts ». Comme dans l’affaire Bettencourt, il est établi que M. Guy Wildenstein est membre du fameux premier cercle de collecteurs de fonds pour l’UMP  que, le 7 janvier 2007, il se trouvait à New York, aux côtés de M. Woerth, trésorier de l’UMP, pour récolter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Comme dans l’affaire Bettencourt, l’administration fiscale est restée totalement inerte à ce jour. […] Le temps n’est plus aux médiocres contre-feux politiciens. Nicolas Sarkozy citait Jean Jaurès pendant la campagne électorale. Puisse cette phrase de Jaurès inspirer votre réponse : "Le courage, c’est de rechercher la vérité et de la dire." »  

Francois-Baroin-a-l-Assemblee-nationale-le-6-avril-2010Le gentil Baroin, successeur de Woerth au budget, commit une réponse assez indigne (prétendant qu’une telle question faisait le jeu de l’extrême-droite) montrant son incapacité à répondre sur le fond.

 

 

Un fisc alerté au plus haut niveau qui reste passif, un généreux donateur que le trésorier de l’UMP connaît bien, un ministre du budget (le même) qui clame « lorsque l’on est ministre du budget, on est responsable des finances du pays ainsi que du contrôle fiscal. Je n’ai pas vraiment le sentiment que, sur ce dernier sujet, quiconque puisse m’accuser d’être laxiste » mais qui bien sûr se garde d’intervenir (un faux-vrai rapport de l’IGF aura même pour but de nous assurer qu’il n’est pas intervenu, ce qui devrait plutôt être à charge qu’à décharge), et son successeur qui agresse l’opposition pour masquer son impuissance à répondre. Wildenstein, Bettencourt ou les eaux glauques des grandes fortunes UMPistes !

 

 

Sources : Le Canard enchaîné, Le Monde, Arrêt sur images, l’Assemblée nationale

 

P.S. Guy Wildenstein a été mis en examen le 06/07/11 pour recel d'oeuvres d'art (une trentaine d'oeuvres disparues ou volées ont été découvertes à l'Institut Wildenstein)

 

N.B. Encore un article censuré par Le Post

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 10:18

 

A la suite de mon auto-pub pour des extraits de courrier publiés dans le Monde Mag., un vieux* camarade syndiqué m’a adressé un courrier au Monde celui-là non paru. Je lui ai immédiatement demandé la permission, qu’il m’a accordée, de le mettre dans le deblog notes.


Blanc joyandet

La démission de Christian BLANC  et Jean-Pierre JOYANDET le dimanche 4 juillet constitue à mes yeux une étude de cas bien révélatrice de l’état de corruption (altération de la substance d’une chose et putréfaction qui en résulte) auquel est parvenu l’exécutif.


On se demandait comment BLANC, JOYANDET, YADE et AMARA allaient bien pouvoir exercer leurs fonctions depuis l’annonce d’un remaniement en octobre. Nous avons une première réponse partielle en attendant d’autres scoops !


Acte 1 : le maillon faible

Christian BLANC n’a pas convaincu dans ses projets très personnels sur le grand Paris…Mais qui l’avait nommé pour contrecarrer JP HUCHON et B DELANOE ?

Jean-Pierre JOYANDET : qui pourrait dire deux mots de son action au Secrétariat d’Etat à la coopération ? Qui l’a nommé et pourquoi ?


Acte 2 : les boucs émissaires

La vertu outragée stigmatise les 12 000 euros de cigares de l’un et les 116 000 euros de frais d’avion de l’autre (et peut être le fait d’avoir une villa près de Saint Tropez pourtant proche du Cap Nègre et de ses travaux d’évacuation…des eaux usées !). Mais c’est peu à coté des 280  millions de l’avion présidentiel et des 30 millions d’impôts remboursés à Madame BETTENCOURT ! Sans parler du salaire présidentiel, des copains du Fouquet’s et du yacht de l’ami BOLLORE…


Acte 3 : les tartuffes

Sitôt la démission annoncée le bal des tartuffes est ouvert. Xavier BERTRAND nous explique que ces démissions ne pèsent rien face à l’urgence du débat parlementaire sur la burqa et les retraites bien curieusement mis sur le même plan. Et Nadine MORANO et Nathalie KOSCIUSKO MORISET  de se joindre à la chorale unilatéralement inspirée…


Acte 4 : morale de l’histoire

Messieurs BLANC et JOYANDET vont pouvoir méditer sur la notion d’ingratitude. Ceux qui ne sont pas encore touchés par la disgrâce vont subir les affres de l’attente. Quant au responsable de tout cela on ne saurait trop lui conseiller de relire Saint Simon et Victor Hugo !

J.L.


 

* "vieux", façon de parler bien sûr, vu qu'il doit être plus jeune que moi... qui ne suis pas si vieux que cela, il faut comprendre que nous nous cotoyons de longue date dans un syndicat général et confédéré.

 

Le "camarade syndiqué" JL a vu une chronique citoyenne d'un dossier nauséabond (financement des partis, Courroye, Woerth...) publié dans Le Monde.fr : http://abonnes.lemonde.fr/idees/chronique/2010/07/20/le-mepris-du-citoyen_1389556_3232.html

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 09:45

courrierMondemag

 

"Le Monde Magazine", qui n'arrive que le samedi matin dans le bas Poitou, après un édito de "la rédaction" qui fait état "de nombreuses réactions à l'enquête d'Annick Cojean sur France Inter", publie, en courrier des lecteurs une de ces "réactions".

Ci-dessous, le texte intégral (faut bien se faire mousser un peu... ou pas ?)

 

"Bizarre, comme c’est bizarre

Un article plus que paradoxal sur « Le paradoxe de France Inter ». « Ahurissant, ose Pascale Clark, la liberté d’expression se limiterait à Guillon ? Je le prends très mal ! » De fait, elle ose ! Qui a dit cette totale imbécillité sur une liberté d’expression limitée à une personne ? Et que vient faire son ego dans la mise à la porte de deux humoristes.  Dely dit à peu près la même chose : à croire que les « éléments de langage » sont aussi d’usage à Inter. Quant à Legrand, il fabrique une liberté d’expression qu’il ne « faudrait [pas] tester en permanence » ! De la liberté d'expression potentielle : on l'a, mais on ne s'en sert pas ! Val, lui, est un pauvre incompris, mais qui a plein d’idées et on va voir ce qu’on va voir ! Et à la conclusion, oubliant ce qui a été rajouté en cours d’article*, le « Nicolas Demorand adhère » est assez croquignolet.

Rien sur les déclarations abracadabrantesques de Hees sur Canal +. Ni sur ses mensonges sur les messages reçus. Pas de rappel de propos de Val sur « l’actionnaire ». Et Guillon et Porte, ces « tyrans » qui tyrannisaient les auditeurs masos 9 mn par semaine pour l’un, 3 mn pour l’autre – et qui aidaient d’ailleurs Demorand pour son score d’audience – lourdés avec l’accord explicite de Clark, Thomas, Dély et d’autres. Sans oublier, la marrade Demorand : tranche 17-19h nettoyée, pour faire place au seigneur… qui part avec la plus grande élégance à Europe 1 !

Vraiment paradoxal, cet article !

Jean-François Launay

Luçon"

 

* "La démission surprise de Nicolas Demorand a été annoncée au moment où nous envoyions nos pages à l'imprimerie. Nous n'avons pu actualiser l'article en question qu'à la marge" La rédaction du magazine

 

PS Qui n'a rien à voir : http://www.lepost.fr/article/2010/07/17/2155173_eva-joly-allume-le-procureur-courroye_1_0_1.html

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 13:23

Censure by Georges Lafosse

J’ai reçu, hier, mardi 6 juillet ce message comminatoire de l’hébergeur du deblog notes « Notification d'abus sur votre blog « 

Bonjour,

Suite à une notification conforme à l'article 6 de la loi du 21 Juin 2004 (LCEN), certains articles de votre blog "deblog-notes.over-blog.com" reprenant des dépêches de l'Agence France Presse (AFP) sans l'accord de cette dernière en ont été retirés. L'AFP n'autorise aucun média, site internet, blog à utiliser ses dépêches ou photos sans autorisation.

Vous pouvez récupérer les articles retirés de votre blog dans le dossier Brouillons, mais il vous est strictement interdit de procéder à nouveau à leur publication en l'état. Avant toute nouvelle publication, vous devez en supprimer les dépêches reprises sans autorisation, que ces reprises soient totales ou partielles.

Toute nouvelle reprise d'une dépêche AFP future ou passée pourra entrainer des poursuites judiciaires.

Cordialement, »

 

Cette Loi du 21 juin 2004 est intitulée « Pour la confiance en l’économie numérique ». Sa pleine compréhension est réservée aux juristes. Mais, cependant, le long Article 6 cité comporte que la notification des faits litigieux doit comporter  la description des faits litigieux et leur localisation précise. En l’occurrence deux articles ont été « retirés ». L’un porte sur une Association de cathos intégristes FN (AGRIF) qui portait plainte contre Charlie Hebdo et la citation venait non pas de l’AFP, mais de La Croix, via Arrêt sur images, avec un lien, vers la source.

Le second portait sur la suppression de la formation professionnelle des enseignants. Il comportait une référence à un communiqué du SNES, tiré du Café Pédagogique et en note un communiqué du PCF cité intégralement (et qui m’avait été envoyé par un ami).

Or, si l’AFP est destinataire des communiqués des partis ou des syndicats, elle n’est pas la seule. Ainsi, comme responsable d’un site associatif naguère, recevais-je communiqués et informations d’associations amies (et inversement). Donc, l’AFP, pour autant qu’elle ait relayé – et dans ce cas, elle ne sélectionne le plus souvent que des extraits – ces communiqués, ne peut prétendre en être le relai exclusif. Et les partis et syndicats ne peuvent eux que se réjouir de voir leurs communiqués avoir des échos

 

Pourquoi donc, l’AFP a-t-elle saisi l’hébergeur ? Pourquoi l’hébergeur s’est-il contenté d’une vague accusation – reprises de dépêches de l’AFP -avec les titres pour virer les deux articles ? Ces questions posées à l'une et à l'autre sont, à ce jour, sans réponse.

 

pilori1Quant à la cause de cette attention si soudaine pour les écrits d’un modeste déblogueur, ce ne doit pas être hélas par l’audience –respectable à mon niveau, mais sans commune mesure avec celle des grands blogs qui bousent, pardon qui buzzent – du deblog notes, mais sans doute la lecture d’un automate dressé à lire des initiales telles que A, F ou P (ainsi AGRIF ou PCF en comptent chacun deux) et le mot « communiqué ». Sa recherche relayé par un stagiaire zélé, voire même, on n’arrête pas le progrès, déclenchant un courrier automatique et le pauvre déblogueur est rivé au pilori.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 17:07

 

Une contribution de G. Dubant


Le parrain, l’ego et la thune

 

Hees-nestorJ’ai signé une pétition électronique contre le renvoi de Didier Porte, j’hésiterai désormais à écouter le « Fou du Roi » en dépit de l’attitude digne de Stéphane Bern, Stéphane Guillon parlait à une heure où je dors, mais j’ai une certitude : Jean-Luc Hees et Phlippe Val ont déshonoré une radio à laquelle je tiens, France-Inter.


Une fois refermé le bureau des pleurs, façon indépendance du service public, droit à la caricature, trahison des anciens complices de Charlie-Hebdo et de France-Inter (dans une autre vie), liberté de parole des chroniqueurs et des journalistes, bref la vulgate pour humanistes rose verdâtre, il faudrait essayer de comprendre le phénomène sans cesser de tresser le chanvre pour pendre et estrangler les deux félons soi-disant champions de Notre-Dame de la Liberté.


Il n’y a que des jobards pleins de gentillesse enfantine pour croire que les journaleux, chroniqueurs, chefs d’antenne ou de rédaction ne sont pas salariés, mais formateurs bénévoles. Ils ont par conséquent un patron. S’ils veulent garder leur pouvoir d’achat, pas si ridicule, ils doivent se garder de contredire publiquement la « ligne éditoriale ». Imaginons un chef de rubrique du Figaro cracher sur l’économie de marché ou un syndicaliste, sauf CGC ou CFTC, dire du bien d’Éric Woerth chez Yves Calvi, d’ailleurs d’une prudence pleine d’intelligence sur le choix des invités. Le sort de ces misérables sera scellé par un stage au Pôle Emploi ou un placard rempli de vipères.


Cela dit, l’affaire Porte et Guillon est spéciale et moderne. Ils ont été virés par d’anciens collègues qui tapaient dans le même fromage de la dérision voici quelques années. François Léotard n’a sûrement pas oublié le traitement légèrement sodomite subi en images made in Charlie-Hebdo par les soins de Philippe Val et son complice d’alors Font. Hees lui-même se vantait encore récemment d’avoir été viré de France-Inter « pour des raisons politiques ». Cela laisserait supposer que le taulier de Radio-France a des idées, politiques ou autres, ce qui reste à démontrer.


Il partage en tout cas avec Val et tous les petits manipulateurs d’opinion un ego surdimensionné, des copains dans tous les camps (politique, religieux, laïc, médiatique, etc). C’est un milieu de gens de pouvoir auto-proclamés, qui ont toujours bouffé la veille avec Carla ou l’étoile montante de l’Élysée. Pour le nouveau Génie des Carpettes, Nicolae Sarkocescu, c’est un vivier. La technique Besson-Kouchner-Bockel n’a pas changé. Il faut trouver des traîtres à leur pedigree officiel qui appliqueront les ordres du boss avec d’autant plus de férocité et de servilité qu’ils n’ont plus que leur paie, leur brosse à reluire et leur capacité de nuisance pour continuer de vivoter dans leur zoo pour carnassiers, ad Presidenti majorem gloriam.


Hees et Val paraphrasent Louis XVI : « C’est légal parce que le roi le veut ». Ils posent en creux une question plus importante que leur médiocrité. Porte, Guillon, Charb, Cabu, Plantu,  et d’autres, peuvent-ils dire ou dessiner ce qu’ils veulent dans les supports qui les accueillent ? Le droit de la presse est encore assez clair en France : les principales infractions sont l’injure, l’atteinte à la vie privée, la diffamation et l’intention de nuire. Les seules instances habilitées à interpréter ces notions s’appellent les tribunaux, et chaque citoyen peut théoriquement y avoir recours. Mais la justice est en pleine mutation. Pourquoi perdre le temps des magistrats et l’argent des contribuables pour décider ce qui est bon pour la liberté de pensée ? Notre populaire président le sait mieux que quiconque, sinon serait-il président ? Un signe de sa main, et les nervis d’ex-gauche rétablissent la peine de mort intellectuelle.


Les pétitions de soutien aux condamnés sont bienvenues, mais insuffisantes. La seule solution est l’éviction du dictateur par le vote en 2012. Et la liberté d’expression de la presse devrait figurer parmi les points importants d’un programme de vraie gauche encore à construire.

 

Gilbert Dubant

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 17:58

 

1-metis01

Je relaie avec détermination cette pétition, lancée par Jean Baubérot, pour ne pas assister passivement à la capture de la France par ceux qui la défigurent.

 

Son titre, qui se veut un retournement de la formule stigmatisante « La France tu l’aimes ou tu la quittes », n’est pas très heureux, La France que nous aimons, vous la sabotez serait sans doute plus juste !

 

À la défense de la HALDE, il faudrait joindre celle de la défenseure des enfants, victime d’une lamentable palinodie au Sénat, celle aussi de la C.N.D.S. (Commission nationale de déontologie de la sécurité) qui dénonce notamment les bavures policières, qui devraient être remplacés par un défenseur des droits, nommé par M. Sarkozy (avec un contre-pouvoir-bidon des commissions parlementaires puisqu’il faudrait que les 3/5e des membres s’opposent à la nomination présidentielle).

 

Mais si, comme J. Baubérot, vous dites : « Je n’accepte pas la façon dont ce pays, mon pays, est traité par ceux qui en sont temporairement responsables. Je n’accepte pas l’invocation de ses valeurs par des discours trompeurs. Je n’accepte pas la poudre aux yeux.

Je sens monter en moi de la colère. Je crois ne pas être le seul dans ce cas », vous pouvez manifester cette colère en envoyant votre signature à

declarationlaicite@hotmail.fr.

 

Il faut bien sûr indiquer ses Nom et Prénom, son activité militante associative et/ou professionnelle, son lieu de résidence. Vous pouvez accompagner cette signature de remarques et suggestions.

 

 

 

LA FRANCE QUE NOUS AIMONS, VOUS LA QUITTEZ

 

Citoyens, responsables associatifs, journalistes, universitaires, élus locaux, députés, sénateurs, étudiants, syndicalistes, médecins, artistes, libraires, retraités, etc, tous se lèvent pour dire :

 

La France que nous aimons, c’est celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirmant : « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.» (Article 1er)

 

La France que nous aimons, c’est celle d’Olympe de Gouges, qui a complété cette Déclaration en l’écrivant au féminin : « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. » (Article 1er de la Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, 1791)

 

La France que nous aimons, c’est celle de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1905), qui instaure la laïcité en supprimant les « cultes reconnus » (Article 2), et en proclamant : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes » (Article 1er).

 

Cette France là, nous sommes ses « citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion » (Article 1er de la Constitution).

 

 

Cette France que nous aimons, vous la quittez, hier par le calamiteux débat sur l’identité nationale, aujourd’hui par trois mesures dont la cohérence profonde ne nous échappe pas :

 

- La suppression de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) qui, depuis cinq ans, a largement démontré son utilité et a acquis une notoriété dans la population française - et au niveau international - grâce à son expertise rigoureuse, à ses actions auprès des tribunaux, des entreprises, des administrations et à ses prises de position  juridiquement fondées et souvent courageuses. Son indépendance, son autorité, son efficacité, son identification auprès des victimes  se trouvent gravement menacées par son absorption dans un  organisme généraliste de Défense des droits, où « qui trop embrasse, mal étreint », et dont l’autonomie à l’égard du pouvoir n’est nullement assurée.

 

- Un projet de loi contreproductif d’interdiction du voile intégral dans l’espace public, élaboré au mépris des avis de juristes de toutes tendances, de l’opposition du Conseil d’Etat et contre les conclusions de la Mission d’Information Parlementaire elle-même. Ce projet de loi, insidieusement, change complètement la notion d’ordre public et constitue, à ce titre, un acte « attentatoire aux libertés individuelles et démocratiques » comme l’indique le  représentant de la Fédération nationale de la Libre pensée (auditionné par la Mission d’Information Parlementaire sur le Voile intégral, 16 septembre 2009). Il poursuit : « Cela s’inscrirait dans la logique actuelle tendant à restreindre toujours plus la liberté de comportement, la population se trouvant davantage surveillée, contrôlée, fichée. »

 

- Un changement du mode de désignation des élus des collectivités territoriales qui, au mépris de l’Article 1er de la Constitution  (« la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives »),  va produire une régression sans précédent de la parité femme-homme dans les Assemblées de ces collectivités. Cette future loi montre très clairement votre hypocrisie et le peu de cas que vous faites de « l’égalité entre les hommes et les femmes », en contraste flagrant avec ce que vous affirmez par ailleurs[1].

 

Citoyennes et citoyens de convictions très diverses, nous vous retournons  votre formule stigmatisante (« la France on l’aime ou on la quitte ») en vous affirmant : la France que nous aimons, vous la quittez. Cette France là, nous comptons bien la défendre pour pouvoir continuer à l’aimer et à ne pas nous retrouver mentalement étrangers dans notre propre pays.

 

[1] L'élection, comme plusieurs médias l’ont expliqué, se faisait jusqu'alors à la proportionnelle avec des listes où figuraient, obligatoirement, alternativement des hommes et des femmes. Là, ce sera le scrutin uninominal, ce qui jusqu'à présent a toujours été très défavorable aux femmes, certains partis préférant payer une amende plutôt que d'appliquer la loi sur la parité.

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