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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:45

Monsieur fait un complexe... A certains moments, il prend sa vessie pour une lanterne.
- Et alors?
- Et alors, il se brûle !


LE SAR RABINDRANATH DUVAL


 Revolution-des-casseroles

« Donc c’est possible. On peut tenir tête aux banques et aux « marchés » et refonder son pays, comme nous le proposons et comme sont en train de le faire les Islandais. » nous assène notre Imprecator, Mélenchon !


En mars 2010, la « révolution des casseroles » avait amené à un référendum où « les citoyens islandais avaient fait un pied de nez magistral aux pressions exercées par la Commission européenne et consorts » en rejetant par 95% des suffrages une loi votée par le Parlement, bloquée par le veto du Président. Quel miracle, en effet, les Islandais refusaient de rembourser les épargnants britiches et bataves (400 000) qui avaient investi près de 2,7 milliards d'euros dans la banque en ligne Icesave, filiale de Landesbanki (banque islandaise nationalisée après la crise).


Non content de cela, les révolutionnaires islandais ont voté en novembre pour élire une « assemblée constituante ». « Mais oui ! Tout juste comme dans le programme du Parti de gauche en France ! »  commente Mélenchon ! Elle était composée de 25 simples citoyens. « Une autre façon de dire: "qu'ils s'en aillent tous". C’est le scénario proposé par mon livre… » Comme M. Jourdain faisait de la prose, les Islandais mélenchonnent sans le savoir !


Peut-on, avec le président de l'association France-Islande, Jean Le Tellier, relativiser un tant soit peu : « L'Islande, c'est 300 000 habitants, c'est moins que la ville de Metz. Comparer sa gouvernance à celle de la France ou des Etats-Unis n'a pas grand sens ».


Quand vient la crise, l’Islande n’injecte pas de sommes dans ses banques, elle les nationalise, et indemnise les déposants islandais. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui ont aussi indemnisé leurs propres épargnants qui avaient succombé aux charmes d’une banque en ligne (filiale d’une des 3 banques nationalisées), présentent la douloureuse au gouvernement de centre-droit islandais. Le Parlement vote une loi pour ce remboursement à crédit (mais avec un taux sévère de 5,5 %). Le Président met son veto (geste rarissime), d’où le referendum. Le taux de participation sera de 60 %. Mais comme, l’Islande envisage de demander son adhésion à l’Union Européenne, il semble qu’un nouvel accord soit en discussion.


Les Islandais n’avaient pas de Constitution. Quand ils se sont séparés du Danemark, ils ont gardé la constitution danoise. « Les islandais avaient juste substitué le mot « président » au mot « roi » comme doivent le faire tous les peuples réellement majeurs. », car figurez-vous que pour l’ex-sénateur socialiste, les norvégiens, danois, suédois, espagnols, britanniques… ne sont pas des peuples réellement majeurs ! (ce qui prouve qu’il ne dit pas que des conneries… il en écrit aussi). Donc une « assemblée constituante » a été élue avec … 36 % de participation. Le tiers état ? Et ce groupe des 25 semble mis en cause.


« L’exemple islandais » relève donc du pur fantasme mélenchonnien. D’autant que les sociaux-démocrates élus après la fameuse « révolution des casseroles » sont tout-à-fait dans les clous du FMI.


De l’art d’essayer de nous faire prendre des vessies pour de lanternes. Mais c’est Mélenchon qui se brûle.

 

Sources : Blog de la Méluche et Rue 89


Voir aussi arrêt sur images : "L'exemple islandais est capital pour les pays européens endettés" Révolution économique et politique dans l'île ? 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 22:11

Gnome des neiges

 

"Avant la visite du Président Sarkozy en Haute Savoie, vendredi la mairie de la Clusaz a vu les choses en grand ! Ou plutôt en petit.  Vince le policier municipal a été prié de rester chez lui vendredi . Il est privé de Président comme un enfant serait privé de dessert ! La raison ? Vince a le mauvais goût d’être trop Grand. 1m93 l’insolent, il pourrait faire de l’ombre au Président. Ne pleure pas Vince, tu n’es pas tout seul  à être privé de réception. Les élèves de l’école des grands sont eux aussi privés de petits fours … seuls les élèves de l’école des petits sont invités. Par délicatesse la mairie a réfléchi à des arrêtés municipaux pour obliger les habitants à marcher à genoux et à interdire les mots « petit et grand » !" (Elfassi scoop blog)

 

 

Merci à Auguste Derrière et à son inénarrable "Les moustiques n'aiment pas les applaudissements" (Le Castor Astral) pour avoir inspiré cet articulet, nourri d'emprunts comme un bouquin de PPDA...

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:35

Le Conseil des ministres de mercredi 9 février 2011 a donné lieu à une importantissime communication présidentielle sur le crucial problème des vacances ministérielles.
Cette communication sur la prévention des conflits d'intérêts est très importante. Nous devons impérativement favoriser la diffusion d'une véritable culture de la déontologie dans la vie publique française. […]. Les exigences contemporaines en matière de morale publique se sont considérablement renforcées ces dernières années. […] Les attentes des citoyens sont plus vives que par le passé et elles sont légitimes. […] Ce qui était commun il y a encore quelques années peut choquer aujourd'hui. Cela doit donc être strictement encadré. […] Pour leurs vacances, désormais, les membres du Gouvernement devront privilégier la France. Les invitations à l'étranger seront autorisées par le Premier ministre, en accord avec la cellule diplomatique de la Présidence de la République…

 

Comme donneur de leçons en matière de voyages et séjours « sponsorisés », celui qui fait président est un expert.

 

sarko EU 2008bis  Ne revenons pas sur « Paloma », cette misérable barcasse de Bolloré, où, à peine élu président, Sarkozy a été méditer au large de Malte, haut lieu de spiritualité. Faut-il rappeler, sans être trop mesquin, le séjour étatsunien qui a suivi à l’été 2007 : notons que la famille Sarkozy était venue par vol régulier pour répondre à l’invitation d’anonymes amis, dans une propriété, au bord d’un lac, louée 22 000 euros, la semaine ?

 

 

Avec Carla, l’Egypte et la Jordanie, commençait une recette qui s’apparente au pâté d’alouette : une alouette, un cheval ; ici une visite officielle (parfois symbolique) et des congés si possible gratuits. (Ce modèle a été copié servilement par Fillon, pendant ses récents congés égyptiens).

 

Bruni-Sarko-egypte charmelcheikhRappelons-nous la romance de Nicolas l’abandonné. Cécilia l’avait lâché pour de bon. Mais, dans un dîner chez Séguéla – quoi de plus romantique – une sulfureuse chanteuse à voix fluette le charma. La liaison secrète éclata au grand jour à Disneyland ! Puis, nos deux tourtereaux, volèrent vers la fascinante Égypte à bord d’un Falcon 900 de … l’ami Bolloré. Direction Louxor où il loge avec sa belle maîtresse dans un « Old Winter Palace ». Qui a payé ? On ne sait… Puis un coup d’aile vers Charm-el-Cheikh, la bien nommée, puisque, avec le charme incarné par Carla, il va séjourner dans la luxueuse résidence pied dans l’eau du cheikh d’Abou Dhabi. La suite du Président l’accompagnait dans un Falcon de l’ETEC. Mais, pour la partie officielle du voyage – accompagné de Kouchner, Sarkozy alla dire un bonjour à Moubarak au Caire – on fit venir un A319* !

 

Bruni-Sarko--Petrabis Presque dans la foulée, mais il avait fallu rentrer à Paris pour les vœux de 2009, on retrouve les deux amants, accompagné du fils de la dame, à Petra en Jordanie. Images pitoyables du gamin sur les épaules du concubin. Le séjour, lui-même, se passe à Aqaba, dans une résidence du roi Abdallah. Inversion par rapport à l’Égypte, la rencontre officielle avait eu lieu avant la partie privée.

 

Bruni-Sarko-Mexiquebis  Le Mexique fut sans doute un point culminant de l’ambiguïté. Les 8 et 9 mars, voyage des plus officiels. Mais, par la bande, on apprend que le couple Sarko-Bruni anticipe de 48 h. Grande surprise, on voit le couple présidentiel verre de blanc à la main, alors que Sarko prétendait ne pas en boire (bien qu’il ait, un certain jour, confondu vodka et eau plate pour refaire le sketch de l’eau ferrugineuse). Et ils se retrouvent dans un hôtel appartenant à un certain Roberto Hernandez Ramirez, un milliardaire soupçonné de narco-trafic. Quant à la note, l’élysée prétend qu’elle a été prise en charge par l’état du Mexique qui dément en prétendant que le séjour avait été financé par "un groupe d'entrepreneurs mexicains". MAM, au moins, était capable de dire qui l’avait prise en stop dans son zinc.

 

Bruni-Sarko--Bresil2  Au Brésil, on a encore eu le mélange des genres, même un triple mélange ! Sarko est là comme président de l’UE, puis comme président de la France, enfin comme gendre pour un séjour privé chez le père biologique de son épouse.

 

 

Depuis Pâques 2008, Marrakech et le Palais Royal de Jnane Lekbir semblent aimanter les Sarkozy-Bruni.

 

Si l’on en croit Arrêt sur images, « la première fois que le couple Sarkozy s'est rendu en voyage privé, c'était lors du week-end de Pâques 2008. Un voyage annoncé par une dépêche AFP : "Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni sont arrivés vendredi soir à Marrakech (sud) pour une visite privée de trois jours au Maroc". Sarkozy "a été accueilli à sa descente d'avion par Mounir Chraïbi, la wali (super gouverneur) de Marrakech". Où est-il logé ? La dépêche ne le précise pas. Mais dans certains récits que l'on retrouve sur le net, notamment sur le site purepeople.com (puisque Sarkozy est un pure people), il est indiqué qu'ils "se sont immédiatement rendus dans un petit palais princier, au cœur de la palmeraie, dans un lieu appelé Jnane Lekbir". »

 Un petit palais princier ? Il s'agit en fait d'une résidence royale,  un grand domaine en forme de U, avec piscine, à 3 kilomètres de Marrakech, nous dit L’Express. « Les jardins? "Somptueux, une végétation sublime!" raconte un visiteur. L'environnement? "C'est le seul endroit où il n'y a jamais de paparazzis", se réjouissait le président. »

Bruni-Sarko--Marrakech1bis

Le couple présidentiel y retournera au moins deux fois (sinon trois : pour un voyage à Marrakech en Juillet 2008, aucune information n’a été donnée sur le lieu de séjour) en décembre 2009 et 2010, entre Noël et la Saint-Sylvestre. En 2009, le roi Mohammed VI offrira le 28 décembre un "dîner familial" en l'honneur du président français Nicolas Sarkozy et de son épouse Carla dans ce palais.

En 2010, il les emmène au resto, de façon très décontractée : « Quand le roi vient chercher le président pour l'emmener déjeuner dans un hôtel - celui où logeaient Cécilia Attias et son époux - il conduit lui-même son 4 x 4, avec ses CD préférés à portée de main. Nicolas Sarkozy s'assoit à l'avant, sa femme, Louis et le prince Hassan à l'arrière, et c'est parti. Sur la route, le roi baisse la fenêtre de sa voiture et salue ses sujets... »  L’Express.

 

On voit donc que pour favoriser la diffusion d'une véritable culture de la déontologie dans la vie publique française l’Homme fort du Sarkozistan est un expert. Depuis la Paloma jusqu’à Jnane Lekbir, il a su jouer les pique-assiettes avec une maestria qui fait honneur à sa fonction (du moins telle qu’il l’envisage). 

 

 

* Notre petit grand homme n’a pas perdu l’habitude de mobiliser la flotte aérienne, puisque pour un récent voyage à Bruxelles, il a fait déplacer son « Air Sarko One » et un Falcon. 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:37

de villiers2

" Je n'en peux plus de ces trucs de cathos ! La religion, c'est une maladie ! " Il a arrêté de se confesser à l'âge de 6 ans." Je ne suis pas croyant. " Il n'en est pas moins le père de deux dominicaines du Saint-Esprit et l'époux d'une femme mystique." Dominique est entre l'Ancien Testament et le jansénisme. "Philippe, on ne s'en sortira que par la prière'', répète-t-elle ; moi je rétorque : "Je suis comme les juifs devant la Shoah : je ne comprends pas le silence de Dieu.''  Voilà ce que confessait le Vicomte au Point, l’avant-veille de Noël !

 

Je confesse, à mon tour, ma honte de découvrir* si tardivement cet aveu.

 

Quoi, l’arrogant Président du Conseil Général qui, à Montaigu, lors d’une inauguration d’un amphi dans le Lycée privé, tonnait contre l’enseignement confessionnel, à qui il reprochait de mettre son catholicisme dans la poche, n’était, au sens propre, qu’un mécréant !

 

Étonnante confession faite après la décision** des juges Versaillais de débouter la plainte pour viols de son fils Laurent contre son frère aîné Guillaume, où il fait un implacable réquisitoire contre l’accusateur, sans un mot de compassion pour l’accusé, Guillaume !

La victime c’est lui : " Je suis un mort-vivant depuis le 9 novembre 2006. […]  J'ai vécu une tragédie ! Depuis quatre ans, qu'est-ce que je fais ? Je fais le tour de ma maison quatre heures par jour en pleurant. Puis je mets un bonnet, je prends ma voiture et je vais sur la plage. En public, je fais mine, je crâne, mais je suis anéanti, raviné. J'ai quand même fait deux campagnes nationales avec deux couteaux de cuisine dans le dos : le premier planté par Laurent, le sang de mon sang, mon fils préféré, celui auquel j'ai toujours tout cédé ; le second par Retailleau, mon fils spirituel." Retailleau, ce bras droit qu’il a, dit-il, nourri et élevé, lui aurait dit à  l’automne: "Tu ne peux plus assumer ta fonction. Je suis candidat contre toi." Réplique de Villiers : " Tu profites de mes malheurs, Brutus. Je sais bien qu'en politique il ne faut jamais donner l'apparence d'une antilope les tripes à l'air au bord de la piste."

 

devilliersDéréliction

 

Et il s’attendrit sur son sort : " J'ai frôlé la mort physique avec mon cancer de l'oeil. J'en suis guéri... malheureusement ! J'aurais préféré mourir. " ." Notre famille a été couverte d'infamie parce que j'étais un homme politique non aligné qui prétendait incarner les valeurs ! Pour les journalistes, "catholiques = pédophiles" ! Je n'en peux plus de cette boue qui est déversée sur nous. Depuis hier, l'innocence de Guillaume est reconnue. C'est Outreau au château. Ça rappelle l'affaire Baudis." "Maintenant, j'ai compris ce que veut dire déréliction. Je suis brisé à vie. Tout est déchiré."

 

Rappelons quand même que pendant ces quatre ans de martyre, Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, le réprouvé, a continué de Présider le Conseil général de Vendée et a fait campagne aux Européennes.

 

* « Le Sans-Culottes » N° 42

 

** En apprenant la nouvelle, le Vicomte se serait torché au Ricard (!) jusqu'à 3 heures du matin dans sa maison familiale, entouré des siens."On a beaucoup pleuré".

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 14:35

Chevre MAM2

 

MAM, avec ce ton inimitable qui tient de Marie-Chantal et de l’adjudant de quartier, a donc osé déclarer : «Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type. C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité». Outre que dans le savoir-faire provocateur de flics en civils dans une manif les sbires de Ben Ali ou de Bouteflika n’ont pas de leçon à recevoir (mais pour les tirs tendus de grenades lacrymogènes, les flash-balls énucléeurs et les tasers tueurs notre savoir-faire eût pu être exporté sur une plus grande échelle), cette déclaration à l’Assemblée nationale était une pure connerie. Même dans l’optique cynique d’une realpolitik, qui s’avère désastreuse, ces chose là se font clandestinement, mais ne se disent pas. Et quand la politique réelle dément cette réalpolitik, même si la déclaration imbécile a été approuvée par « Matignon », avec l’aval de « l’Elysée », l’intelligence commande de sacrifier la chèvre émissaire.


A l’évidence, ni elle, ni « celui qui fait président », ni beaucoup d’autres n’avaient rien présagé. Non pas que la presse écrite – mais aussi parfois la télévision – ait ignoré les emprisonnements politiques, les grèves de la faim, l’absence de liberté de la presse, des élections présidentielles de république bananière, voire la répression sanglante de soulèvements populaires (Gafsa en 2008, par exemple)… Mais l’aura du bourguibisme continuait de flotter : l’émancipation de la femme et une certaine laïcité tranchaient sur le reste du Maghreb. S’y ajoutait un dynamisme économique évident.

Les donneurs de leçon, prophètes de l’après coup, style P. Marcelle, ont beau jeu de dénoncer « ceux qui n’ont rien voulu voir venir ». D’opposer « deux éminences «de gauche» et de tunisienne origine que sont Gisèle Halimi et Serge Moati » à Taoufik Ben Brik. (« A l’unisson de la première, mais en moins prudent, le second osa d’emblée un arrogant : «Je défie quiconque d’avoir vu venir quoi que ce soit.» Quelques minutes plus tard, de Tunis et par téléphone, Taoufik Ben Brik, indomptable opposant régulièrement harcelé, torturé et emprisonné par les chiens policiers […] rectifia vivement. En mai 2010 encore, il avait prévenu que «ce régime n’allait pas durer». ») Qu’un opposant prévoie la chute du régime contre lequel il se bat tient de l’espoir de voir son combat enfin aboutir et non de la prédiction. Car comme le note Jean Birbaum, dans Le Monde Magazine (22/01/11), citant P. Kropotkine : « “Cela ne peut plus durer, cela finira mal”, se dit-on de tous les côtés. Mais de ces raisonnements (…) à l’insurrection, à la révolte, il y a tout un abîme », ce que reprend Birbaum : « chaque révolution (…), à l’instant de son déclenchement, se déploie toujours sous le signe de l’événement absolu, c’est-à-dire de l’imprévisible à l’état pur. ». Donc les procès en non-voyance sont in-signifiants.


jasmin-d-hiverComme sont encore plus insignifiants, pour ne pas dire futiles, les disputes sur l’appellation « Révolution de ou du Jasmin » (allusion à la lointaine « Révolution des œillets » où l’armée avait aussi joué un rôle ?). Les « Tunisiens qui jugent leur nouveau petit nom trop "carte postalistique", ils peuvent toujours râler sur Twitter, vive la liberté, mais qu'ils ne dérangent pas le business, et ne menacent pas le retour des touristes. » persiffle Schneidermann. « La «révolution du jasmin», disent-ils… Détestable appellation. En la voyant fleurir[…] j’y reniflai cette odeur sucrée de la contre-révolution, toujours parée de bons sentiments et de seyants atours. » rajoute Marcelle. Nos révolutionnaires en pantoufles ne supportent pas cette fleur qui symbolise "la pureté, la douceur de vivre, et la tolérance", selon le blogueur qui revendique la paternité de ce nom.


Les deux se rejoignent encore pour dénoncer ceux qui agitent l’épouvantail barbu. Schneidermann ironise sur les journalistes de FR2 qui, dit-il, cherchaient l’islamiste partout. Plutôt que de prêter cette obsession de l’islamisme – qui explique grandement d’ailleurs l’indulgence pour Ben Ali et d’autres – à l’influence d’identitaires « de souche » et autres faux laïques et vrais racistes, peut-être faudrait-il remonter beaucoup plus loin, du temps de Giscard, du côté de Neauphle-le-Château. Quand le régime du Shah d’Iran, appuyé sur une féroce police secrète, s’écroule en février 1979, nul ne prévoyait vraiment que Rouhollah Khomeini, avec son allure de noble vieillard, allait instaurer un régime encore plus totalitaire. Qu’on entende bien, il ne s’agit pas de comparer l’Iran post Shah et la Tunisie post Ben Ali, mais le syndrome Khomeini reste présent.

Iran shah khomeini

 

De toutes façons, les révolutions sont toujours décevantes. Ne parlons pas de la nôtre… (quoique : elle sombre dans la terreur, pour finir sur un trône impérial. Et il faudra un vote de raccroc pour que la République - 3e du nom – presqu’un siècle après, s’installe sur la durée).

Elles ne peuvent que décevoir car chargées d’espérances immenses et parfois contradictoires. Qui mieux que François Maspero peut décrire un Cuba dirigé par les brejnéviens frères Castro, lui qui a vécu l’espérance tiers-mondiste de la Révolution Cubaine ? Inutile d’évoquer nos ridicules maoïstes de « La cause du peuple » soutenant une Révolution prétendument culturelle, quand on voit la Chine conjuguer le libéralisme sauvage où l’exploitation de l’homme par l’homme est poussée jusqu’à l’extrême avec un régime politique totalitaire.


A tout prendre, on ne peut que souhaiter à la Tunisie et surtout aux Tunisiens, une révolution florale comme celle des œillets, au Portugal. Elle s’est traduite par une très prosaïque démocratie, après les envolées poétiques qui ont suivi le 25 avril 1974. Que symbolise l’œillet ?

Mais ce jasmin symbole de douceur de vivre et de tolérance est un bel emblème pour une révolution qui mettrait fin pacifiquement aux années de plomb de l’ère Ben Ali !

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:37

generiques3  Dans la série « on nous cache tout, on nous dit rien » m’a été transféré ce message :

« Info sûre, d’un ami perso, médecin. Facilement vérifiable.

Objet : labo Servier et consorts

 

Voilà pourquoi ça a mis tellement de temps à sortir!--je transmets et confirme-nous avons nos Trabelsi français comme les Tunisiens!

 Sujet : Vive les génériques !!!!  

Depuis des mois voire des années on nous impose les génériques et le laboratoire Leader est BIOGARAN.

Il faut savoir que BIOGARAN est une filiale des Laboratoires Servier (Cf Médiator, ...)  et le PDG de BIOGARAN n'est autre que François Sarkozy, petit frère de notre Présdent

"François Sarkozy PDG de Biogaran, et s'occupant directement des recherches sur l'Alzheilmer, priorité de santé numéro 1 de la Monarchie Sarko."

Autres info glanées sur Internet :

« PETIT COMMENTAIRE : BIOGARAN EST LA FILIALE GENERIQUE DE SERVIER A 100 %, ET SERVIER EST LA BOITE QUI PAIE LA LOCATION DES LOCAUX DE L'UMP A PARIS !!! A BON ENTENDEUR..... »

Donc quand on nous vend des génériques Biogaran, on enrichit la famille Sarko. Voilà où vont les fameuses économies de la Sécu...

N'hésitez pas à faire passer l'info »

 

Déjà, la forme même du message – anonymat, mélange de types de caractères, présentation comme « info sûre, facilement vérifiable » alors qu’il n’y a ni référence, ni lien, et la conclusion invitant à « faire passer l’info », pue le hoax. Ici la traduction de « hoax » par canular serait impropre car il s’agit de diffusion volontaire* d'un mensonge.

 

Le sarkophobe primaire et viscéral que je suis devrait pourtant y trouver son compte puisque on y met en cause le « petit frère de notre président »** et que l’on y dit que la société dont il est censé être PDG paierait « la location des locaux de l’UMP à Paris ». Sauf que ce François Sarkozy, à qui on a aussi prêté la paternité de la petite Zohra, fille de Mme Dati, siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma (certes il y a du bio, mais ce n’est pas « biogaran »), préside AEC Partners (apparemment société de conseil) et a lancé une chaîne de télé santé sur Internet financée par Sanofi… donc point de Servier, ni de médiator dans l’affaire…

 

generiques 

Un hoax anti-génériques

Mais cette histoire du frère n’était qu’un leurre, car le fond du message, venant donc d’un « ami perso, médecin » est de dénoncer les génériques : le titre de l’hoax le montre à grands renforts de points d’exclamation.  

Un médicament générique est la copie d'un médicament original dont le brevet est tombé. Autrement dit, c’est la même molécule active. Il coûte moins cher. Moins cher à la sécu, moins cher à la mutuelle et, en cas d’automédication, moins cher au patient.

Le but du message est bien, dans un amalgame douteux (Trabelsi et la Tunisie-sarko-servier-UMP-générique), de saboter la substitution du générique au princeps.

Et de permettre à l’industrie pharmaceutique de mieux se gaver encore, en continuant de vendre au prix fort le médicament d’origine.

 

Pour qui roule l'auteur de ce message ?

 

* "volontaire" pour celui qui a fabriqué le message d'origine bien sûr, pas de la part de ceux qui transfèrent

** En revanche, son frère Nicolas a bien été avocat des laboratoires Servier.

 

NB Biogaran est bien une filiale de Servier, mais cela n’enlève rien à la nécessité de substituer les génériques aux princeps (http://www.pharmaceutiques.com/phq/mag/pdf/phq149_70_dossier.pdf ); son PDG est un certain Pascal BRIERE (http://www.societe.com/societe/biogaran-405113598.html).  

 

Pour compléter :

- sur les génériques :

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 18:08

chebelfort2Le Zemmourien, adepte de la pensée inique, est un partisan fanatique du politiquement incorrect.


eric-zemmour2Le spécimen le plus remarquable de cette espèce politico-médiatique est Zemmour lui-même qui donne son nom à cette sous-classe des identitaires. Malgré sa taille modeste et son physique un peu ingrat, le personnage est d’une agressivité chronique. Sauf, évidemment, pour les individus de son espèce. Ainsi de Tillinac, l’immortel auteur de Chirac le Gaulois : voir le hargneux se transformer en agneau face au papophile corrézien, dans l’émission de FR2, où il a son rond de serviette, est un grand moment comique. Normal donc que, dès le début, le zoophile briviste ait défendu son admirateur contre « les matons cinglés d’un Meilleur des mondes néo bobo ».


manzoniPlus surprenant, dans ces défenseurs du chroniqueur du Figaro, de RTL, d’I-télé qui sévit aussi sur FR2 – c’est vous dire à quel point sa voix est étouffée par la « pensée unique » - est l’apparition d’un Préfet de la République en exercice, Pierre Manzoni, Préfet de l’Allier. « Nous n’avons pas de statistiques, mais des listes de gardés à vue dont les résultats font apparaître une surreprésentation de population d’origine immigrée récente ». Pour la garde à vue arbitraire, ce Préfet est un spécialiste, qui, avant une visite de Sarko, a fait arrêter et retenir en garde à vue illégale, un syndicaliste* ! Or la déclaration controversée porte sur des « trafiquants » donc condamnés par la justice et non sur des suspects de tout et n’importe quoi, mis en garde à vue abusive, dont la plupart, après les humiliations d’usage, sont remis en liberté.


chevenementMais le must du must (in French in the text le summum du summum) fut la lettre du  « Che », le vieux lion de Belfort, Chevènement.


Flash-back (in French in the text retour en arrière), au Congrès fondateur du PS en 1971 qui vit la défaite d’un grand honnête homme, A. Savary, Chevènement et le CERES dont il était le leader donnent la victoire à François Mitterrand. Mitterrand, pas dupe, décrivit cette chapelle comme « un faux Parti communiste, avec de vrais petits bourgeois »(cette description pourrait être transposée sur le PG de Méchanlon : l’histoire ne se répète pas, elle bégaie).


De dérive en dérive, notre Che est devenu un RRRépublicain, anti-européen pour ne pas dire nationaliste. Le rrrépublicain défend en principe la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (sa version universelle l’intéresse beaucoup moins). Un Homme asexué (une certaine Marie Gouze, dite Olympe de Gouges pour en avoir douté y perdit sa tête) et abstrait (ni blanc, ni noir, ni basané…). Oser affirmer que dans le « réel » - comme disent les zemmouriens – l’Homme asexué fut un mâle, que ce mâle fut blanc (cf Ferry, les lois indigènes, etc.) est pour nos rrrépublicains une atteinte à la République. Or donc, pour un rrrépublicain sincère, dans les prisons de la République, il n’y a ni blanc, ni noir, ni basané. Quant à l’appellation ethnique d’ « arabe », elle est totalement prohibée. Comme sont prohibées les statistiques dites ethniques !


665093 3 2781 jean-pierre-chevenement-a-l-evocation-desOr notre statue du Gouverneur de la République, pour la défense de Zemmour, écrit : "Il suffit, comme j'ai eu l'occasion de le faire, de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l'Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées sont imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine". Entre décompte et statistique ethniques, quelle est la différence, Monsieur Chevènement ? Et c’est quoi un nom à consonance ? Peut-on relever les noms à consonance bretonne ? basque ? corse ? Et les infractions constatées comprennent-elles les infractions routières ? financières ? fiscales ?...


Faut-il rappeler encore que la phrase imputée à notre « juif d’origine berbère » (c’est ainsi qu’il se décrit et il semble cependant ignorer que les « maghrébins » ne sont pas tous arabes) - "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait" -  justifiait les contrôles au faciès ? Or, de tels contrôles, s’ils peuvent piéger des « sans papiers » et remplir les charters d’Hortefeux, ne peuvent en aucun cas coincer des « trafiquants ». Faut-il rappeler aussi que malgré des méthodes coûteuses en hommes et en temps, plus honteusement spectaculaires qu’efficaces (grand déploiement de centaines de CRS pour ratisser un quartier aux petites heures), on finit bien par coincer quelques trafiquants qui, vu les quartiers concernés, ne peuvent être que noirs ou basanés ? En revanche, combien de fournisseurs de poudreuse des beaux quartiers ont été déférés devant la justice ? Ne parlons pas – ce serait trop démagogique, j’en conviens – des délits financier, d’ailleurs heureusement dépénalisés ! Il ferait beau voir que la dame Bettencourt soit traînée devant un tribunal pour quelque distraction fiscale…


Et enfin, M. Chevènement ignorerait-il que Zemmour est aussi poursuivi pour apologie de la discrimination - «On parle des discriminations, moi, ça ne me choque pas : la discrimination, c’est la vie, c’est le choix, et c’est la sélection. Donc, voilà, il n’y a pas à lutter contre les discriminations » - or la discrimination est un délit (et le racisme n’est pas une opinion mais aussi un délit) ?


Mais peut-être que le pourfendeur de la gauche américaine est partisan d’une absolue liberté d’expression à la mode étasunienne qui permet à une Sarah Palin de désigner les candidats démocrates à (a)battre par le viseur d’un fusil à lunette ! 

 


* « Dorénavant, un Préfet de la République, dûment assermenté et aux ordres, peut se permettre d’insulter publiquement (sur France-Info) un syndicaliste Sud qui a eu le malheur d’habiter la même zone où le prince Sarko devait se produire. Résultat : on embastille le quidam dans une gendarmerie « nationale » cinq heures durant, le temps que le sous-monarque puisse exprimer la plénitude de sa pensée devant le peuple.

Cette mésaventure digne des méthodes des meilleures dictatures est arrivée à un de nos concitoyens pas plus tard que fin novembre, au prétexte qu’il « pourrait » gêner le bon déroulement de la visite du président dans le bourg du Mayet-en-Montagne (Allier). Sur ordre du préfet de l’Allier (préfecture : Vichy, ça ne s’invente pas !) Pierre Monzani, on l’enferme donc. Au sortir de sa geôle, Frédéric Le Marrec, éducateur spécialisé et « activiste » du syndicat Sud, a le tort de se plaindre publiquement d’une telle atteinte à ses libertés civiques : Le préfet, se réclamant d’un « gaullisme » de bon aloi, n’hésite pas et rétorque en portant plainte pour « diffamation ». Ce bon soldat de la « république » à la mode sarkosiste, ancien collaborateur de Pasqua (autre grand « gaulliste » respectueux des libertés publiques et parfaitement irréprochable) se répand sur les ondes de France-Info, en traitant notre syndicaliste de « larve gauchiste » !

Pour info, rappelons que ce préfet musclé a été secrétaire général adjoint au Parlement européen du groupe Union pour l’Europe des Nations (1999-2001), dont les membres distingués comptent, entre autres, l’Alliance Nationale et la Ligue du Nord, deux partis néo-fascistes italiens, ou encore le Parti Populaire Danois, autre club humaniste à la mode frontiste. »

 

http://lespritdavignon.wordpress.com/2010/12/10/larve-gauchiste-insultes-mensonges-arbitraire-lordinaire-de-la-sarkosie-decomplexee/

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 18:15

Courant novembre 2010, un ami de Montpellier m’écrit que je devrais faire un article sur le livre de Stéphane Hessel « Indignez vous ! ». Je l’invite à le rédiger lui-même. Le fainéant n'en fera rien. Déjà donc, Rue 89 par exemple le contera, une librairie indépendante de Montpellier en avait écoulé 7 000 exemplaires. Le palmarès des ventes de Libé d’abord, puis de L’Express et de Livres-Hebdo allait mesurer les chiffres de ventes. Quand Hessel et son livre font la UNE de Libération,  les ventes dépassent au moins les 200 000.  L’auteur n’avait bénéficié que d’un passage chez Dominique Taddéi, le 21 octobre. Mais le bouche à oreille modèle Internet – courriels, blogs – avait fait le reste.

Indignez-vous-Stephane-Hessel

Quand j’ai réussi à avoir un exemplaire chez mon libraire, j’ai jugé qu’il était inutile d’en faire un article, avec un tel raz-de-marée. J’ai préféré donc rendre compte de « Crise au Sarkozistan » livre qui, diffusé uniquement par Internet, obtenait un succès honorable, mais bien loin d’« Indignez vous ! » bien sûr. Un tel succès suscitait déjà des commentaires fielleux. Hessel aurait fait un beau coup éditorial en sortant ce livre 2 mois avant les fêtes (comme si la fameuse trêve des confiseurs était propice à la vente d’un libelle politique !). Or, c’est la micro-maison d’éditions, Indigène, qui avait sollicité le jeune vieillard de 93 ans. Le 1er tirage fut de 8 000 exemplaires.


Mais la une de Libé, les échos flatteurs de rue 89, plus un pastiche de vœux présidentiels par Hessel, monté par Mediapart, allaient provoquer une dénonciation de l’Hesselomanie, à « Arrêt sur Images *»(@si) : « il est partout. A la Une du journal d'opposition Libération. Et à la Une aussi de deux sites anti-gouvernementaux, Rue89 et Mediapart. » Oui, vous avez bien lu : ce « partout » se résume à un journal et deux sites. L’article est à l’avenant : « Que dit Hessel ? Rien de très original, ni de très violent. Le nouveau chef des Indignés ne propose pas de jeter des bombes, ni de prendre le Palais d'assaut […] Il propose de confier à ses confrères diplomates des Nations Unies la lutte contre ces dictateurs des marchés. Il espère des dirigeants ayant "une vision claire et encourageante". Mais le Sarkozistan tout entier, dignitaires compris, tient ou pourrait tenir le même discours ! » Pour illustrer, hessel turbanHessel était coiffé du turban, comme alibi de l’état-voyou. Comble du comble « Hessel se prononce en faveur de la très modérée opposante officielle(sic) Aubry. Il décerne même un brevet "d'homme de gauche" à l'opposant encore plus sage Strauss-Kahn, nommé (sic) par le Numéro Un lui-même à la tête du Fonds Monétaire International1, et que certains radicaux qualifient de "boucher des peuples". »


Des commentaires3 furent à l’avenant. « Une fois de plus on peut constater que la vieillesse est un naufrage » (l’auteur de ces lignes, qui se poursuivent par un couplet sur l’antisémitisme que le Likoud prête à tous ceux qui n’approuvent sa politique criminelle, a sombré dans l’ignoble depuis longtemps sans doute). « DSK favori de la gauche mollassonne » « Cela ne me dérange pas que l'on appelle DSK de boucher des peuples, mais cela me dérange qu'on le qualifie ainsi sans explications. Il y a des crimes signés et d'autres non signés, des crimes où la responsabilité est simple et directe, d'autres où les responsabilités sont plus complexes et difficiles à établir, elles n'en sont pas moins réelles et selon moi tout à fait imputables aux élites dirigeantes » (la syntaxe assez sarkozienne du début est telle quelle). « Qui lit encore Libé aujourd'hui, à part quelques bobos2 parisiens ?  Si Libé fait partie de la presse d'opposition, moi, je suis bonne sœur. » « Que cette vénération pour la figure du "résistant" doive nous faire gober la sociale-démocratie et Aubry comme meilleur candidate, quand c'est précisément ce libéralisme de gauche qui a été le plus destructeur en sapant tout ce qui était véritablement "révolutionnaire" ». « Tu as devant toi quelqu'un qui prône la social-démocratie, c'est-à-dire exactement ce qui a le plus contribué à détruire les constructions du CNR ». « Stéphane Hessel, c'est l'indignation sociale-démocrate, l'indignation centriste, l'indignation molle. Et peut-être même l'indignation stratégique. Qui cachée sous la noblesse et l'humour délicat de Stephane Hessel, n'est peut-être que stratégie politicienne. » Cette citation résume bien le terrorisme verbal de celles et ceux qui se prétendent de la « vraie » gauche.


Marcelle, tais-toi Marcelle, tu cries trop fort !


Eh oui, Pierre Marcelle, dans sa chronique de Libé, va d’abord qualifier - pour le disqualifier - ce bref manifeste de social-chrétien, il y trouvera donc une évangélique injonction, sésame de bénévolence lustrée comme une seconde gauche, un poil de Julliard et un zeste de Rocard dans un pot de confiture bio. La veine n’est pas épuisée : il observe cette bonne volonté immaculée, ces postures vertueuses, rituelles comme la remise d’un prix Sakharov à un opposant cubain (du Mélenchon dans le texte), c’est le père Noël des bonnes consciences. Et comme Marcelle, dans ses mauvais jours, ne recule devant aucune abjection, il conclut par « Au terme de ce passage obligé [dans les radios et les télés] il faisait hélas moins songer à un chêne qu’à un sapin qu’on abat et bientôt abandonné, avec boules et guirlandes sur un bout de trottoir » (Libération 07/01/11)

Le plumitif qui se prend pour un révolutionnaire, après avoir commis ce texte, doit se rengorger d’un « L’ai-je bien descendu ?»


Mélenchon : le lider maximo à la mode petite bourgeoise


On aura compris qu’Hessel dans tout cela n’est que le prétexte de la lutte du BIEN contre le MAL, entendez de la « vraie gauche » contre le PS. « Je ne vois pas le rapport entre Mélenchon qui est obligé de passer par les médias de masse pour faire exister le Front de Gauche, et Hessel qui soutient la social-démocratie après avoir appelé à la résistance. » (comprenez que Mélenchon a le droit et le devoir d'aller chez Drucker, mais qu'il est scandaleux qu'Hessel soit invité dans de nombreux médias). Pour tout dire « la gauche (la vraie) inquiète le PS » ! On est dans la même rhétorique que celle des pseudos républicains ou faux laïques qui s’auto-décernent des brevets de républicanisme ou de laïcisme et jettent l’anathème sur tous ceux qui ne partagent pas leur sectarisme.


Cette vraie gauche autoproclamée part d’un postulat : il est normal que nous vilipendions les sociaux démocrates, ces sociaux-traîtres ; s’attaquer à Mélenchon relève quasiment du crime lèse lider maximo.


Et leur stratégie – un bien grand mot, je le confesse – est claire : en 2012, il faut absolument éviter la victoire d’un(e) candidat(e) PS à la tête d’une gauche de gouvernement. La « vraie gauche », comme ils disent, ne peut exister que sur les ruines de la social-démocratie. La ficelle est plus grosse qu’un câble, quand on lit sous leurs plumes que s’attaquer à Sarko est dépassé, vu son niveau dans les sondages. Ils concentrent donc leurs attaques, Mélenchon le premier, – souvent délirantes – contre Aubry, DSK, le PS.


Jean-luc melenchon2L’indulgence, dont bénéficie l’ex-Sénateur chez certains au PS, ressemble à de l’aveuglement. Ils croient – ou feignent de croire – que l’agitation vibrionnaire de l’imprécateur, qui cultive la provocation, l’insulte et l’invective, n’a pour but que de reprendre la fonction tribunicienne que le PCF a laissé en jachères depuis Marchais. Son discours poujadiste (« Qu’ils s’en aillent tous !») pourrait faire revenir une partie de l’électorat populaire égaré au FN ! Donc renforcer la gauche au 2e tour. Hypothèse risqué, voire illusoire. La discipline républicaine qui faisait, autrefois, que, malgré les attaques rituelles, les voix du PCF se reportaient sur le candidat de gauche le mieux placé (sauf vote dit « révolutionnaire »), reposait sur un électorat solide, discipliné. Rien de tel, on le voit avec l’échantillon des réactions sur @si, avec les vrais petits bourgeois du PG4 qui se la jouent radicalement radicaux.

 

Leur Hugo Chàvez du 9-1 est pris dans une spirale déclamatoire qui l’a fait passer de provocations maîtrisées à des attaques caractérielles. La scène où il joue les indignés en visionnant un extrait de journal de Pujadas vieux de plusieurs semaines est, à l’évidence, bidon, celle où face à Demorand-le-lâcheur-de-Porte, il explose en plein vol à cause d'une question mal formulée (l’ex-sénateur n’a jamais été élu, sauf à des cantonales, au suffrage uninominal direct), il montre un total manque de sang-froid. Mais plus inquiétant finalement est ce qui a précédé l’explosion. Contrairement à ses séides d’@si, il commence par attaquer Sarko, mais il va vite déraper en s’en prenant au PS, à Hollande ou Royal, jugés ennemis des 35 H, sans oublier DSK, pire que Sarko. Et tout, avant même que Demorand-le-transfuge ait fini sa 1ère phrase, est sur le ton de la vocifération.


Le personnage est incontrôlable car il ne se contrôle pas lui-même. Il s’est mis dans une logique centrifuge qui ne peut que l’éloigner de plus en plus de la gauche de gouvernement. Et, de toutes façons, les socialistes ne doivent pas tolérer ses attaques perpétuelles ou celles de ses séides, sauf à mériter l’insulte de « gauche mollassonne » !


 

1 Le Numéro 1 du Sarkozistan est certes un Homme fort, mais il n’a pas encore le pouvoir de nommer quelqu’un à la tête d’une instance internationale.


2 Un commentateur ira jusqu’à dire qu’Indignez vous ! s’est vendu chez les bobos : 600 ou 800 000 bobos et lui et lui et lui !


3 Beaucoup d’autres commentaires n’étaient pas de la même encre, mais ça devient, hélas, une triste dérive dans les forums (et pas qu’à @si) où quelques arrogants trollent à qui mieux mieux, jusqu’à commettre des tunnels interminables ou X répond à Y qui répond à X, avec parfois l’appui de Z, ad nauseum. Mais il y a pire, sur Le Post par exemple !


4 Pas de généralisation abusive, bien sûr : le PG compte aussi  des militants qui respectent les engagements des autres.


 

* @si a depuis réalisé une émission avec Stéphane Hessel :

Stéphane Hessel et l'indignation, d@ns le texte

 

 


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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 21:35

Pour que l’école dure, amis donnez ! (Francis Blanche) Le sénateur Carle et ses amis de l’UMP adhérent à cette demande pour l’école… privée ! Et ils n’arrêtent pas de donner… l’argent du contribuable.

 

CarleFaut-il rappeler la « Loi Carle » (si ce n’est quand même pour dire et redire que sa paternité revient au sénateur, à l’époque socialiste, Charasse*) ?

 charasse1.jpg

 

ecoleprivee Mais Carle et les UMPistes ont encore frappé. Un cadeau de quelques millions d’euros soit 250 postes pour le privé ! 

 

Déjà, par un calcul bizarre, aux 13 767 suppressions de postes de l’enseignement public prévus pour 2011, ne correspondaient que 1 633 postes dans le privé (le privé pèse 20 % des élèves, à 13 000 suppressions dans le public devraient correspondre 2 600 dans le privé). Mais cette répartition très, très « charitable » de l’austérité décrétée est encore trop dure aux yeux de Carle et de ses complices. Ils ont donc arraché 4 millions d’Euros piqués à l’enseignement public pour atténuer encore les pertes de postes du privé.

Cela a, quand même, fait quelque bruit et provoqué quelque indignation chez les défenseurs de l’école publique qui ont considéré que «cette nouvelle offrande est une provocation inacceptable» alors que le public subit des coupes claires.   

 

Mais un autre cadeau risque de tomber dans l’escarcelle du privé. Le 19 octobre 2010 a été déposée par 81 députés UMP une PROPOSITION DE LOI visant à exonérer les écoles privées sous contrat d’association de la taxe foncière sur les propriétés bâties. « Les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre peuvent, par délibération prise dans les conditions prévues à l’article 1639 A bis, exonérer, pour la part de taxe foncière sur les propriétés bâties qui leur revient, les bâtiments des écoles privées sous contrat d’association.

« La délibération porte sur la part revenant à chaque collectivité territoriale ou établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre.

« Pour bénéficier de cette exonération, le propriétaire doit adresser, avant le 1er janvier de la première année au titre de laquelle l’exonération est applicable, une déclaration au service des impôts du lieu de situation des biens comportant tous les éléments permettant leur identification. » (Article 1).

La chose est déjà quelque peu exorbitante. Mais là où ça tourne à la farce sinistre c’est que ça ne coûtera rien aux décideurs d’un tel cadeau au privé : « Les pertes de recettes qui pourraient résulter pour les collectivités territoriales de l’application de la présente loi sont compensées à due concurrence par le relèvement de la dotation globale de fonctionnement et corrélativement pour l’État par la création d’une taxe additionnelle aux droits sur les tabacs. » (Article 2). Il n’est pas certain qu’une telle proposition arrive au terme du parcours parlementaire, car le coût en est sûr et la compensation aléatoire.

ecoleprivee-Pub

Autre anomalie, pointée elle par un récent Rapport de la Cour des comptes  « les études disponibles au sein du ministère[de l’Education Nationale] sur l’enseignement privé sont en nombre très limité, ne sont pas actualisées et n’ont pas été complétées par des travaux spécifiques des inspections générales. Lorsqu’elles existent, ces études ne permettent pas de comparer de façon pertinente les performances des enseignements privé et public. En effet, elles portent sur les compétences et les résultats des élèves à un moment précis de leur parcours, mais ne donnent aucune information sur le niveau initial des élèves, ni sur leur progression au cours du cursus scolaire, alors même que les établissements privés peuvent sélectionner leurs élèves »

 

Autrement dit, toutes les affirmations sur la supériorité du privé sur le public –soubassement de la logique des ultras-libéraux, comme des nostalgiques du christ-roi, modèle de Villiers – ne sont que paroles verbales.

 

* Pour avoir écrit : « L’article 89 comme la proposition de loi Carle rompt avec la Loi Debré (1959) qui ne mettait à la charge des communes que les écoles privées sous contrat d’association sur leur territoire. » j’ai été accusé de soutenir la loi Debré et de renier un serment de Vincennes de 1960 (« Nous faisons le serment solennel de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à cette loi contraire à l'évolution historique de la Nation; de lutter sans trêve et sans défaillance jusqu'à son abrogation; et d'obtenir que l'effort scolaire de la République soit uniquement réservé à l'Ecole de la Nation, espoir de notre jeunesse. ») qui, un demi-siècle plus tard sert à de pseudos républicains à se la jouer « plus laïc que moi, je meurs », sans autre résultat ! Comme si renvoyer la droite au respect de ses propres textes valait approbation desdits textes !

 

Sources : Libération http://www.liberation.fr/societe/01012308560-un-cadeau-de-noel-pour-l-enseignement-prive

Marianne 2 :  http://www.marianne2.fr/L-enseignement-prive-arrose-par-des-financements-publics_a200566.html (article qui tend à faire passer une proposition de loi pour sa réalisation, mais qui alerte sur la proposition)

Et bien sûr l’assemblée nationale et la Cour des comptes.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 18:34

Cela pourrait aussi s’intituler, chroniques d’un état-voyou avec ses oligarques et sa nomenklatura. Une sorte de Biélorussie plus occidentale.

 cartesarkozistan2

 

Un anonyme correspondant étranger (ouzbeck au départ) s’immerge en Sarkozistan. Comment peut-on être Ouzbeck ? Une telle naïveté devant des mœurs auxquels les sarkozis, habitants de cette république bananière, se sont résignés, étonne. « Depuis trop longtemps, citoyens blasés du Sarkozistan, sans le savoir, nous avons perdu l’habitude d’appeler les choses par leur nom. » Ainsi quand  le Numéro 1 bafouille, « de nombreux observateurs le jugent « hésitant ». L’impitoyable envoyé spécial va donc appeler un chat, un chat et le Sarkozistan « un petit état voyou aux confins de l’Europe occidentale ».

 

Ce petit livre de 93 pages, véritable livre de poche, est issu des chroniques des matinautes. Le point de départ :  la réaction indignée de la commissaire européenne Viviane Reding - "c'est une honte, trop c'est trop!" -après une circulaire du ministère de l’intérieur lançant la chasse aux Roms (circulaire qui ne faisait d’ailleurs que mettre en musique les déclarations de l’Homme fort à Grenoble). « Si elle s'était déroulée en Ouzbekistan, comment un Pujadas moyen, correspondant étranger en poste dans le pays, en aurait-il rendu compte ? » Le correspondant spécial de l'agence ouzbek à  Paris envoyait son premier papier le 15 septembre.

sarkozystan4

Au fil de ses chroniques, il décrit la camarilla au pouvoir, avec sa nomenklatura, ses prétoriens, ses oligarques, ses inamovibles, ses radios et TV d’oligarques, sa télévision et son agence officielles,  l’Homme fort (dit aussi le Numéro 1) et sa première dame, les luttes souterraines entre faucons et présentables, ces derniers étant représentés par le Numéro 2

C’est cette quinzaine de chroniques qui ont nourri la quinzaine de chapitres du livre, chroniques enrichies, et sans toujours les recouper.

 

Commençons par l’épilogue : le correspondant spécial qui a perdu en étant imprimé sa nationalité « ouzbeck », semble partager avec son préfacier, Daniel Schneidermann, une animosité particulière à l’encontre du « Grand Journal » de Michel Denisot, faisant du « Petit journal » qu’il héberge une « soupape de sécurité ». Cette émission, la seule sur les « étranges lucarnes » comme disait autrefois un autre chroniqueur, élimine les tabous, aborde les sujets les plus délicats : mais elle ne fait que les effleurer. Certes les réflexes corporatistes des journalistes inféodés, après le crime lèse-Chabot-la-bise-à-Copé, l’insulte faite à Pujadas par un folklorique opposant, orchestrés par « l’imprécateur officiel Aphatie » méritaient d’être épinglés. Le « Petit journal », à maintes reprises, a pointé non seulement les discours répétés ici puis là par le Numéro 1 mais le rappel des promesses trahies. Par sa facture même, il devrait bénéficier de l’indulgence plénière d’Arrêt sur images.

 sarkozystan3

 

Notre (O)Uzbeck, sans Rica, va donc nous conter non l’esprit des lois, mais l’art de les contourner, avec d’abord le scandale Woerth-Bettencourt.

Derrière un morceau d’anthologie sur l’organisation des déplacements dans des villages, écoles ou fermes isolés par la police et où ne sont autorisées que les brigades d’acclamation composées de militants dévoués, l’étrange étranger démonte le système des médias pour masquer la paupérisation et le délabrement des services publics. « Non pas que la misère ne soit pas montrée [mais elle] est essentiellement  représentée dans ses images extrêmes » (clochards dits SDF, jeunes à capuches). Mais rien sur les personnes correctement habillées qui fouillent les poubelles des supermarchés.

 

« Vivant en paix […] depuis plus d’un demi-siècle, le Sarkokistan a néanmoins besoin d’ennemis. La désignation d’un épouvantail permet au peuple d’oublier ses soucis ». Les cibles sont les fonctionnaires, les conducteurs de train grévistes, les jeunes, les juges laxistes, les sociologues, mais la cible préférée de ces campagnes de haine reste les étrangers. Corollaire de cet usage de la haine est celui de la peur. Ainsi, avec la foireuse affaire des autonomes d’ultra-gauche de Tarnac. « Mais la source de peur la plus productive reste le terrorisme d’origine étrangère. » Haine et peur se rejoignent et se nourrissent l’une l’autre.

 

Autres morceaux de bravoures ces chapitres consacrés aux inamovibles El Kabbach, omniprésent speaker officieux, Mougeotte, directeur du premier quotidien officiel du Sarkokistan ou encore Ockrent, épouse de l’ex-ministre renégat… Le népotisme du Numéro 1 est aussi croqué d’une plume acerbe. Et le dernier chapitre, avant l’épilogue sur Denisot, est titré : Karachi et du bon usage du secret !

 

Les illustrations de Mor ponctuent chaque chapitre. Pour le port du Turban, Balladur est le meilleur (n’était-il pas surnommé le Mamamouchi du temps où il était grand vizir ?). Mais l’homme fort dans les bras de la première dame serait presque attendrissant. Kouchner, le renégat, coiffé d’une chapka très brejnévienne, semble échappé d’une BD de Bilal.

 

Et comme tout ce jeu de corruption, concussion, népotisme, trafic d’influence, conflit d’intérêt, blocage d’enquêtes, espionnage de journalistes, intimidation de leurs sources, atteinte à la présomption d’innocence, etc. se poursuit sans vergogne, notre Uzbeck pourrait poursuivre son immersion au cœur de l’Etat Voyou du Sarkokistan.

sarkozistan2 

Cette « Crise au sarkokistan » atteint déjà les 15 000 exemplaires vendus. Il a déjà des produits dérivés avec ses cartes de vœux. A part, Assouline du Monde sur son blog, il n’a bénéficié d’aucune critique. Le Publieur, éditeur en ligne, en assure l’impression et la diffusion. « Certains de vos proches refusent encore sûrement de croire que nous sommes désormais au Sarkozistan. Plutôt que de vous épuiser à les convaincre dans les repas de fin d'année, offrez-leur Crise au Sarkozistan. Vous les verrez partagés entre le rire et l'effarement. » dit la présentation de l’ouvrage : à 30 € les 3 exemplaires, avec 4 cartes de vœux en prime, c’est une excellente idée d’étrennes. L’ouvrage est à 10 €. Et on peut le feuilleter !

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