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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 16:56

Deux portraits sensationnels et inédits de la photographe, découverts par les historiens David Iñíguez et David Gesalí, figurent parmi les nouvelles découvertes faites lors d'une visite au siège de l'association des anciens pilotes de la Glorieuse République.

Acinto Antón raconte comment on lui a indiqué un témoin pouvant lui révéler le nom du meurtrier (involontaire) de la photographe Gerda Taro, compagne de Robert Capa.

 

« Peu après, j'étais dans le train pour Albacete, où une voiture de location m'attendait pour me conduire à ma destination finale, Cenizate, le village où Fernando Cambronero m'a raconté, à sa table de salle à manger recouverte d'une toile cirée à carreaux verts, que Taro avait été écrasée le 25 juillet 1937, lors de la retraite de Brunete, par un char conduit par un soldat républicain nommé Aníbal González. Cambronero avait tout appris de son oncle, Fernando Plaza, qui se trouvait ce jour-là dans un autre char T-26 et avait été témoin de la scène. Taro était tombée du marchepied de la voiture sur laquelle elle était montée, et le char de González, qui reculait, ne l'avait pas vue et lui avait roulé dessus, la déchiquetant avec ses chenilles acérées. Fernando m'avait donné des photos d'Aníbal González dans son véhicule blindé.»

 

Photo inédite de Gerda Taro, prise lors d'une pause au front avec un officier républicain.

Photo inédite de Gerda Taro, prise lors d'une pause au front avec un officier républicain.

C’est au siège de l'Association des Aviateurs de la République (ADAR), section catalane-baléare, à Barcelone, qu’il découvre, « en exclusivité mondiale, des photos inédites de Gerda Taro, prises peu avant sa mort. Ces photos avaient été découvertes dans des archives russes par les historiens David Iñíguez et David Gesalí, membres de l'association et spécialistes de l'aviation militaire pendant la guerre civile espagnole. 

« Valldeperes, président de l’ADAR, m'a montré les photos de l'hommage émouvant rendu le 17 avril sur l'ancien aérodrome-musée de Los Monjos à la Patrulla Campesina (« Courage et honneur ! Gloire ! »), le trio de pilotes des chasseurs de terroristes italiens Chirris : Esteban Corbalán, José Santander et Rafael Belda, qui, partis de rien, étaient devenus pilotes de Chato et avaient péri dans une collision en vol. Il m’a rappelé que l’exposition de 30 tableaux sur le thème de l’aviation, issus de la collection d’Antonio Vilella Vallès, ancien président de l’ADAR et mécanicien du Gloriosa, se poursuit jusqu’au 8 juin au CAC (Centre Aéronautique Catalan) de l’aéroport de Barcelone. La plupart de ces toiles ont été peintes par Pere Casademont à la demande de Vilella. Elles représentent principalement des épisodes de l’aviation républicaine, et notamment deux bombardiers Mosca survolant Montserrat.

Un Mosca et un Me-109 figurent sur l'un des tableaux de la collection Vilella exposés à l'aéroport d'El Prat.

Un Mosca et un Me-109 figurent sur l'un des tableaux de la collection Vilella exposés à l'aéroport d'El Prat.

Les deux David arrivèrent plus tard avec Gerda Taro. Ils retrouvèrent les portraits de la première femme photojournaliste tuée au front dans les archives militaires d'État de la Fédération de Russie (RGVA), à Moscou, dans la collection du général Walter, et projetaient de les exposer, ainsi qu'une série de photos apparemment prises par elle durant ses derniers jours, retraçant son périple sur le front (Villanueva de la Cañada, El Escorial, Brunete), lors d'une exposition qui n'eut finalement pas lieu. « C'était une collection qu'ils n'avaient pas encore répertoriée à Moscou », souligna Gesalí. Et puis il y avait les deux portraits de Taro. Ils les projetèrent sur l'écran du siège.

La deuxième photo inédite de Gerda Taro, prise lors d'une pause sur le front de Brunete.

La deuxième photo inédite de Gerda Taro, prise lors d'une pause sur le front de Brunete.

J'étais sans voix, abasourdi et profondément ému. Elle semblait si pleine de vie : la petite blonde, ou la petite renarde rousse, comme on l'appelait sans méchanceté, pour sa vitalité et son don pour la photographie. Cheveux courts, comme un « garçon manqué », comme disent les Français. Si différente de l'exubérante Lee Miller, et pourtant si belle… Sur une photo, elle apparaît seule, radieuse (elle avait 26 ans) et souriante, assise dans l'herbe, et sur une autre, dans un décor tout aussi bucolique, à un pique-nique avec un officier républicain aussi jeune qu'elle. Son sourire et sa joie de vivre étaient contagieux, malgré tout ce que je savais qui allait lui arriver. Elle semblait heureuse, ignorant visiblement qu'elle serait bientôt écrasée par le char d'Aníbal González et transportée, dans d'atroces souffrances, les entrailles à l'air, jusqu'à un hôpital de campagne où elle mourrait aux premières heures du lendemain, le 26 juillet 1937. Une photographie controversée la représente apparemment : on la voit mourante, du sang coulant de son nez et de sa bouche, soignée sur un brancard par un médecin polonais. Ce cliché contraste fortement avec une autre photographie de son époque bohème à Paris, où on la voit dormir paisiblement en pyjama, une photo que Robert Capa affectionnait particulièrement.

La photographe de guerre Gerda Taro

La photographe de guerre Gerda Taro

Gerda Taro, qui choisit ce nom pour sa sonorité proche de celle de Greta Garbo, s'appelait en réalité Gerta Pohorylle et naquit à Stuttgart, en Allemagne, dans une famille juive bourgeoise d'origine polonaise. À Paris, où elle se réfugia en 1933 après avoir été persécutée par les nazis pour ses convictions de gauche et antifascistes courageusement exprimées, elle rencontra Robert Capa, de son vrai nom Endre Ernö Friedman, un Juif hongrois (en réalité, elle inventa le nom de Robert Capa, qu'il adopta et immortalisa, sous le pseudonyme d'un photographe américain fictif, afin de mieux commercialiser leur travail). Ensemble, en tant que partenaires professionnels et amants, ils se rendirent en Espagne pour couvrir la guerre civile, souvent au sein d'un trio complexe (ils travaillaient ensemble) avec le Juif polonais David Szymine (Chim). Il a été révélé par la suite que certaines photos de guerre attribuées à Capa avaient en réalité été prises par Taro. Elle a courageusement décidé de rester en première ligne lors de la retraite chaotique des Républicains de Brunete, malgré le danger énorme que représentait la situation.

Les David continuaient de feuilleter les photos des archives russes tandis qu'une maquette de bombardier Chato, suspendue au plafond, semblait effectuer un mitraillage. « Véhicules blindés de Lister », « cratère ouvert par une bombe aérienne à Brunete », « Visite du général Walter au front », « prisonniers », « Ligne de la 11e brigade », « Unité médicale militaire mobile », « La 32e brigade pendant sa pause ». Les historiens suggèrent qu'il pourrait s'agir de photos prises par Taro avant sa mort, à partir de pellicules peut-être laissées dans la voiture, qui aurait pu appartenir au général Walter. « La composition montre qu'elles proviennent de quelqu'un qui s'y connaissait en photographie. »

J'ai quitté l'ADAR avec en tête l'image joyeuse et rustique de Gerda Taro, celle des deux photos, me demandant, un peu naïvement, comment la préserver ainsi, à l'abri de la guerre, loin du char de González. Son corps a été identifié par Rafael Alberti et María Teresa León, qui la connaissaient bien, ce qui lui a évité de finir dans une fosse commune et lui a permis de reposer enfin au cimetière du Père-Lachaise à Paris. »

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 16:06
Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

L’un des aspects des plus douloureux et abominables de la rébellion franquiste fut l’utilisation, par un caudillo champion du national-catholicisme, de guerriers musulmans pour écraser par le sang et le feu d’autres espagnols. Et cela une dizaine d’années après que ces militaires africains, sous les ordres de Franco, avaient brutalement soumis, y compris par l’utilisation de l’ypérite, gaz toxique, d’autres musulmans du Rif qui résistaient au colonialisme espagnol.

Quatre kilos de sucre et un bidon d’huile

180 pesetas al mes, con dos meses de anticipo. 4 kilos de azúcar, una lata de aceite y tantos panes como hijos tuviera la familia del alistado”

Uniforme des "regulares" avec ceux de leurs officiers espagnols (à l'exception près)

Uniforme des "regulares" avec ceux de leurs officiers espagnols (à l'exception près)

Pourquoi tant de Marocains de la zone Nord, celle du protectorat espagnol, se sont rangés derrière les militaires rebelles antirépublicains ? En partie enrôlés de force mais surtout poussés par la faim. Après des années de sécheresse, donc de maigres récoltes, beaucoup furent tentés par les deux mois de solde payés d’avance plus quatre kilos de sucre et un bidon d’huile et du pain en fonction du nombre d’enfants.

Pour que la droite nationaliste puisse admettre l’aide de Mores qui, depuis des siècles, étaient présentés comme l’ennemi par excellence de l’Espagne centralisée, unitaire et catholique, Franco argua que les chrétiens franquistes et les musulmans rifains partageaient la croyance en un Dieu face aux athées républicains, communistes et anarchistes.

8000 d’entre eux ont traversé le détroit de Gibraltar dans des avions et bateaux allemands. De même qu’au Maroc la pratique du vol, voire de la razzia, était tolérée, quand elle n’était pas encouragée, pour compenser la maigre solde et maintenir le moral des troupes, les officiers franquistes ont non seulement permis mais encouragé la même pratique en Espagne. Les villes et villages tenus par les rouges furent mis à feu et à sang avec destructions, viol et massacre de la population civile.

Après avoir dévasté l’Andalousie, Badajoz, où il fit exécuter 4000 prisonniers républicains, et une partie de la Castille, Yagüe était partisan de continuer sur Madrid, avec pour objectif d’éviter de permettre au gouvernement de la République d’organiser et renforcer la défense de la capitale. Mais Franco prit une décision qui changea le cours de la guerre. Il abandonna la marche sur Madrid, pour aller à Tolède secourir les rebelles du colonel Moscardo assiégés dans l’Alcazar. Franco remplaça Yagüe, opposé à cette opération, par son compagnon des campagnes du Rif, le général Enrique Varela. Le 21 septembre 1936, suivant les ordres de Franco, les troupes se dirigent sur Tolède.

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

La libération de l’Alcazar fut l’exploit qui consacra Franco comme chef de l’état national et la phrase « Tout est tranquille dans l’Alcazar !» fit du dictateur le Généralissime.

Une fois l’Alcazar libéré, il fallait purger la cité de tous les rouges. Tels des chiens assoiffés de sang, les tabors de « regulares » marocains, sous les ordres de leur colonel Mohamed Mezziane, furent lâchés. Sans aucun contrôle, ils se sont livrés à des actes de vandalisme et de barbarie qui ont ému et scandalisé le monde entier. Pas de prisonniers, des assassinats dans tous les coins ! Des ruisseaux de sang dévalaient la rue principale jusqu’aux portes de la ville. Des cadavres mutilés et castrés jonchaient les pavés de Tolède l’Impériale.  

L’hôpital San Juan où se trouvaient 200 blessés républicains ne fut pas épargné. Ils furent achevés à la grenade et à la baïonnette. Un médecin et une infirmière furent aussi massacrés.

Vingt femmes enceintes furent extirpées de la maternité et conduites au cimetière pour être exécutées. Des atrocités de ce type dont l’acharnement et la cruauté dépassent les limites du supportable pourraient être citées par douzaines.

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

À Tolède, comme dans les régions où les troupes de Mezziane étaient déjà passées, elles avaient démontré tout leur savoir-faire : fusillade de masse, mutilation des cadavres avec les parties génitales enfilées sur les baïonnettes en symbole de victoire, viols des femmes jusqu’à ce que mort s’en suive  et pillage des maisons avec des souks improvisés pour écouler le fruit de ces rapines !

Le viol comme arme de guerre

Phalangistes et soldats rebelles ont usé et abusé de la violence sexuelle, viols qui se terminaient par le meurtre. Les viols systématiques par les troupes africaines faisaient partie d’un plan délibéré pour semer la terreur. Pendant deux heures, les troupes avaient quartier libre dans les villes ou villages conquis et les femmes faisaient partie du butin.

Dans un article paru dans Foreign Affairs, en octobre 1942, l’américain Whitaker apporte des témoignages poignants sur les atrocités commises par Mezziane contre la population civile pendant la guerre de 1936. Par exemple, près de Navalcarneo, dans l’Estrémadure : « On lui amena deux filles qui ne semblaient pas avoir 20 ans... Sur l’une d’entre elles avait été trouvé un carnet syndical ; quant à l’autre, elle affirma n’avoir pas de convictions politiques. Meziane les fit emmener dans ce qui avait été l’école du village et où se reposaient une quarantaine de Marocains. On entendit alors les cris de la troupe. J’ai assisté horrifié. Alors que je protestais, Meziane me lança dans un sourire qu’elles ne vivraient pas plus de quatre heures ».

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

La férocité des Mores de Franco avait pour but d’effrayer les républicains. Ces mercenaires avaient la bénédiction de leurs très catholiques officiers espagnols pour piller, violer et mutiler les populations conquises. Franco a cyniquement utilisé les troupes marocaines, non seulement comme chair à canon, mais aussi comme arme psychologique de terreur contre le peuple espagnol. D’ailleurs, ces mêmes méthodes de pillage, de destruction, de viols et de mutilation (oreilles et testicules coupés, décapitation…) avaient été employées par l’armée espagnole elle-même dans la guerre contre les Rifains !

Mais qui était ce Mohamed Mezziane*, l’unique capitaine général more d’Espagne, responsable direct de tant d’atrocités ?

Mohamed Mezziane avec son père à l'école militaire de Tolède.

Mohamed Mezziane avec son père à l'école militaire de Tolède.

Un coup du destin explique, apparemment, l’exceptionnelle carrière militaire de Mezziane. En 1910, alors qu’il avait juste 13 ans, il monta sur l’estrade et résolut un problème sous le regard attentif d’Alphonse XIII, qui visitait son collège indigène à Melilla. Le monarque lui demanda ce qu’il voulait faire plus tard, il répondit « Capitaine » ! Trois ans après, le roi parraina son admission à l’Académie militaire d’infanterie de Tolède, dont le règlement fut modifié pour pouvoir admettre un musulman.

Le 17 juillet 1936, qui fut réellement le premier jour du soulèvement militaire, Mezziane saisit l’opportunité de remercier son pays d’accueil de ce qu’il avait fait pour lui. A la tête du 2e tabor de « Regulares », il rejoint les rebelles, et attaque la base d’hydravions, défendue par une poignée d’officiers, sous-officiers et soldats fidèles à la République, sous le commandement du capitaine Virgilio Leret. Ils furent les premières victimes de la guerre civile.

Mohamed Mezziane, le Général More de Franco

Peu après, dans la péninsule du coup, a commencé la cruelle carrière de Mezziane aux côtés de son « compagnon d’armes Franco ». Il joua un rôle non seulement dans la "libération" de l’Alcazar, mais aussi dans la marche sur Madrid et dans les batailles de Teruel et de l’Ebre.

En remerciement de ses services - meurtres et pillages, viols et mutilations, et autres exploits semblables -  Franco lui décernera le grade le plus élevé de l'armée, capitaine général, avant de le nommer commandant général de Ceuta, capitaine général de Galice puis capitaine général des Canaries et de le couvrir d’une batterie de médailles digne d’un Maréchal soviétique !

L'unique Maréchal de l'armée marocaine

Mais en 1956, au lendemain de l’indépendance, le roi Mohamed V lui demande de participer à l’organisation de ce qui deviendra, plus tard, les « Forces armée royales » (FAR) marocaines, aux côtés du prince héritier Moulay Hassan et du général Mohamed Oufkir. Ils en élimineront les membres de l’ALN (Armée de libération nationale). Et cette armée naissante écrasera la révolte des rifains. Si le rôle de Hassan II et de Mohamed Oufkir dans ce massacre est aujourd’hui reconnu, celui de Mezziane est moins mis en relief.

En 1964, il fut nommé ministre de la Défense. En 1966, en un geste de bonne volonté en direction de l’Espagne, aux dires d’Hassan II, il fut nommé ambassadeur du Maroc à Madrid. En 1970, Hassan II lui octroie le titre de Maréchal, la plus haute distinction militaire, le seul Maréchal qu’ait connu l’armée marocaine.

Il meurt à Madrid en 1975, la même année que Franco.

 

 

* Mezziane, en arabe dialectal veut dire "bien" (s'agissant de ce personnage on dirait plutôt "machi mezziane" "pas bien du tout"). Mohamed Mezziane est un raccourci de son nom complet  Mohamed Belkacem Zahraoui Meziane ; il est le fils d'un notable rifain pro-espagnol  Mohammed Ameziane ; en Espagne il est aussi appelé ben Mizzian ou El Mizzian. Dans l'article de Sol López-Barrajón, il est nommé Mezzian, que j'ai légèrement 'francisé' en ajoutant un 'e'. Mais Meziane, Ameziane, Mezzian(e), Mizzian, c'est kif-kif.

Pour replacer l'action de Mezziane et des "Regulares" Mores dans le contexte global des massacres systématiques le dernier livre de Preston :

 

Une guerre d'extermination

Espagne 1936-1945

Spanish holocaust

the inquisition and extermination in twentieth century spain

Paul Preston

Editeur : Belin

 

La guerre civile espagnole fut une guerre d'extermination et de violence de masse. Paul Preston, spécialiste de cette guerre, se penche de façon pointilleuse, précise et très documentée sur les logiques d'extermination à l'oeuvre et la mort d'environ 200 000 civils victimes de meurtres ou de procès expéditifs après le coup d'État franquiste des 17 et 18 juillet 1936. À partir d'exemples concrets, il montre comment les troupes de Franco ont finalement tué environ trois fois plus de civils que les républicains, fondant leur action sur un corpus théorique élaboré et une politique de meurtre systématique touchant les hommes, les femmes et n'épargnant pas les enfants. Au-delà de la vision statistique, sans doute à jamais incomplète, Paul Preston s'attache à faire vivre l'histoire d'individus des deux camps, qu'ils soient victimes ou criminels, quel que soit leur âge ou leur sexe. Tout en éclairant le contexte politique et stratégique de la guerre, il décrit, en suivant une large trame chronologique, les effets sociaux, démographiques, psychologiques des affrontements entre rebelles et républicains.

Espagne, 1936, une guerre d'extermination (The Spanish Holocaust) vient combler un manque important de l'historiographie de l'Espagne au XXe siècle, longtemps confrontée aux difficultés de reconstruction d'une Espagne démocratique.

Institut Cervantes Paris

Voir aussi Le Monde des livres

 

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