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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 14:38
Les petits païens

Créée au théâtre des Bouffes Parisiens à Paris,le 12 Novembre 1918, "PHI-PHI" marque un tournant dans l'histoire de l'opérette et le début d'une renaissance de la comédie. Truffée de jeux de mots, la pièce est une parodie contant les démêlés amoureux de Phidias, de sa femme et de la jeune Aspasie..."PHI-PHI" est soutenue par une partition étincelante où nous retrouvons les airs incontournables : "c'est une gamine charmante", le duo "ah! tais toi tu m'affoles", "les petits païens".... Ce petit bijou d'humour et de fantaisie reste l'oeuvre la plus célèbre d'Henry Christiné.


Les petits païens

Paroles: Albert Willemetz et Fabien Sollar. Musique: Henri Christiné   1918

Interprète : Georgel (1919)

Les jolis petits païens
C'est toute la femme
Mais oui madame
Je le soutiens
Ah! quel désir
Quand nos yeux les devinent
Ah! quel plaisir
Quand nos doigt les lutinent
Ils font 
Bientôt sous notre étreinte
Des bonds 
Et même des pointes
Quand on les a dans la main 
Mais oui madame
C'est toute la femme qu'on tient

Blanches rondeurs aux contours délicieux
Les païens sont un régal pour les yeux
Ils ont tous malgré leurs formes régulières
Leur physionomie particulière
Les uns levent la tête sans se gêner
Y'en qui vous r'gardent l'air étonné
D'autres pudiquement baissent le nez
Qu'ils soient monticules ou promontoires
Des pommes des oranges ou des poires

Les jolis petits païens
C'est toute la femme
Mais oui madame
Je le soutiens
Ah! quel désir
Quand nos yeux les devinent
Ah! quel plaisir
Quand nos doigts les lutinent
Ils font 
Bientôt sous notre étreinte
Des bonds 
Et même des pointes
Quand on les a dans la main 
Mais oui madame
C'est toute la femme qu'on tient

Hommes mariés ou bien célibataires
Nous courons tous après ces globe-trotters
C'est autour de ces mappemondes si petites
Que pourtant le monde entier gravite
Des hespérides c'est le double jardin
Les fétiches dont nous sommes les pantins
Éternels nénés et rin-tin-tin
De l'amour c'est la vivante cible
Qui même cachés restent visibles

Les jolis petits païens
C'est toute la femme
Mais oui madame
Je le soutiens
Ah! quel désir
Quand nos yeux les devinent
Ah! quel plaisir
Quand nos doigts les lutinent
Ils font 
Bientôt sous notre étreinte
Des bonds 
Et même des pointes
Quand on les a dans la main 
Mais oui madame
C'est toute la femme qu'on tient

 

 

 

 

 

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 16:34

André Gide au côté de Marc Allégret (17 ans)

Qui ne connaît cette histoire, sans doute apocryphe, mais que l'on prête à André Gide : alors qu'il venait de passer une nuit torride, sur une plage algérienne, avec un « petit arabe » de 14-15 ans, il lui dit « Souviens-toi bien, tu viens de coucher avec un très grand écrivain français, Paul Claudel, répète : Paul... Clau...del ! » (C'est Gide aussi qui envoya, post mortem, ce télégramme à Claudel « Enfer existe pas - Stop - Peux y aller »).

 

Jusque dans les années 70, on pouvait voir à Marrakech des touristes dans la bonne cinquantaine, surnommés les « tontons »,  s'affichant avec un petit « guide » autochtone et sans que cela ne provoque de scandale.

 

Aujourd'hui le « crime pédérastique », comme disait Brassens, se paye lourdement. Interpol mobilise Internet pour retrouver la trace de pédophiles ayant sévi en Thaïlande. Des violeurs d'enfants sont condamnés à mort aux Etats-Unis (et le candidat démocrate, Obama, s'élève contre la décision de la Cour Suprême de casser ces condamnations).

 

Un Gide, donc, encourrait une lourde peine avec rétention à la sortie pour risque de récidive.

Lewis Carroll, oui, l'auteur d'Alice, serait au minimum objet d'opprobre pour ses photos de petites filles nues* : Charles Dogson, de son vrai nom, Pasteur, un pédophile refoulé...

 

Il n'est pas sûr que Balthus qui a privilégié la figure d'adolescentes mystérieuses en flagrant délit d'impudeur ou d'innocence équivoque comme dit une note de présentation n'aurait pas été artiste maudit s'il n'avait acquis la notoriété dès les années 30.

 

On est aussi passé d'une grande hypocrisie où l'on feignait de ne pas voir le sort fait aux enfants, violences en tout genre dont des violences sexuelles, au sein d'institutions, comme au sein des familles (cela n'émerge que partiellement et la découverte d'un clergé catholique états-unien largement gangrené n'est sans doute que la partie visible de l'iceberg), à une hyper répression où l'on voit deux internautes, qui échangeaient des fantasmes (certes peu ragoûtants), traînés devant un tribunal sans qu'il y ait eu le moindre commencement de passage à l'acte. Ne parlons pas ici encore des Etats-Unis où des accusations totalement absurdes sont prises pour argent comptant sans l'ombre d'une preuve ! (Voir « Une Amérique qui fait peur » d'Edward Behr, Plon ; mais n'oublions pas chez nous L'affaire d'Outreau).

 

Tout cela déteint forcément sur les petits esprits, souvent incultes, qui gèrent certains sites. La censure privée est encore plus bornée que la censure publique. Ainsi, un montage de quelques photos d'I.N.R.I. de Bettina Rheims a été victime de censeurs qui ont anticipé sur le délit de sacrilège que le chanoine du Latran ne va pas manquer de nous infliger.

Et, dans la veine du Code Hays - le sénateur William Hays rédacteur de ce code qui régissait la production cinématographique y interdisait qu'on montrât le nombril : il semble qu'il ait confondu, quand il copulait avec sa légitime, nombril et pubis - un petit montage sur les illustrations des Vers Libres de Raymond Radiguet a été banni d'entrée. Cette censure, comme celle du sénateur Hays, trahit plus les fantasmes refoulés des censeurs que la saine protection des (bonnes) mœurs.

 

* Une photo de Brooke SHIELDS, 10 ans, nue, dans une baignoire (1975) a été interdite à l'exposition par la police à Londres : cette photo était parue à l'époque dans un magazine photo grand public. Elle faisait partie d'une exposition d'origine suisse sur les photos controversées qui a été reçue par la BNF. Des journaux ont rendu compte de cette exposition, avec des reproductions.

 

 

Né à Paris en 1908, Balthazar Klossowski de Rola, dit Balthus, est le fils d'Erich Klossowski (critique d'art) et d'Elizabeth Dorothea Spiro, surnommée Baladine (artiste peintre et amie de Rilke après la séparation du couple Klossowski en 1917). Balthus est aussi le frère de l'écrivain et philosophe Pierre Klossowski.

Sa première exposition en 1934 fit scandale avec notamment La leçon de guitare. De nombreuse toiles mettent en scène des jeunes filles, à l'orée de la puberté, habillées ou dévêtues, en présence d'un chat, compagnon et témoin tantôt ironique tantôt satanique de ces créatures oniriques en quête d'elles-mêmes.

Nommé par André Malraux, il fut directeur de la Maison Médicis (l'Académie de France à Rome) de 1961 à 1977.

Il meurt en 2001.

D'après http://www.loustal.nl/art_loustal_balthus.htm

 

 



Le petit montage vidéo censuré sur les illustrations (attribuées à Rojan) de "Vers Libres" de Raymond Radiguet est téléchargeable : Cliquer sur "Vers Libres"

 

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 14:38

Revenons au vraies valeurs : la défense de l’environnement !

Eh, oui ! le réchauffement climatique, si sensible pendant tout le printemps, la hausse de l’énergie, la hausse des matières premières : tout incite à économiser le textile.

D’où cette mode été 2008 hQe (haute Qualité environnementale) avec ses « itsi bitsi petits bikinis » que nous chantait déjà Dalida.

 

 

 

 



Rappel : tous les montages vidéos peuvent être envoyés en fichier joint.

 

 

 

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 15:21
Diego Rivera

Diego Rivera n'est pas que le double mari (divorcé puis remarié) de Frida Kahlo de 20 ans sa cadette. Il fut sans doute le plus grand des muralistes mexicains.

Impossible, dans un montage vidéo avec des images réduites de rendre justice à ses immenses fresques qui constituent la partie la plus spectaculaire de son œuvre. La plus célèbre d'entre elles a d'ailleurs été détruite : commandée par le milliardaire et exécutée au Rockfeller Center, elle provoqua l'ire du commanditaire car elle magnifiait Lénine et Karl Marx.

Son itinéraire artistique avait commencé assez classiquement par un long séjour en Europe où il fut influencé par l'impressionnisme et le cubisme. Modigliani fit son portrait. Je ne crois pas en dieu, mais je crois en Picasso, dira-t-il.

De retour au Mexique en 1921, il se vouera à faire naître (renaître ?) un art mexicain. Il se voudra l'héritier des pré-colombiens dans l'art de la fresque. Art qu'il exportera aux Etats-Unis puisque, outre la malheureuse expérience Rockfeller, il avait précédemment réalisé une œuvre à Detroit (« L'homme et la machine »). Entre temps, il avait rencontré Frida Kahlo qu'il épouse en 1930.

Mais, il sait aussi faire des œuvres moins monumentales décrivant le petit peuple mexicain dans un style volontairement naïf. Il fut l'artisan de l'accueil de l'exilé Léon Trotsky (qui connut peut-être une fulgurante liaison avec Frida Kahlo), mais se fâcha ensuite avec lui. Et, en 1950, il revint dans le giron stalinien.

Frida, qui partagea son culte pour le petit père des peuples, meurt en 1954.

Il la suivra en 1957.

Manuel-Alvarez-Bravo_03.jpg
modotti-tina-diego-rivera-and-frida-kahlo-in-the-may-day-ma.jpg
Diego Rivera et Frida Kahlo un 1er mai (photo de Tina Modotti)

Le petit montage qui suit, sélection très arbitraire, ne donne qu'un petit échantillon de son œuvre. On peut le compléter en visitant un site qui lui est consacré - http://www.diegorivera.com/index.php - et qui présente ses fresques.

Diego Rivera par Edouerd Weston

Diego Rivera par Edouerd Weston

Diego Rivera
Diego Rivera
Diego Rivera
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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 18:11

Mise à jour 25/03/16 (à revoir INRI)

 

Bettina Rheims, c'est d'abord l'occasion de mettre en relief ses100 photos pour la liberté de la presse dont elle a fait don à Reporters Sans Frontières (RSF) pour en faire son 27e album, vendu chez tous les marchands de journaux.

 

Les actions spectaculaires pour la liberté d'expression en Chine ont valu à son secrétaire général, Robert Ménard*, certes un moment de célébrité, mais surtout un déchaînement de haine. Bien sûr, Mélenchon en a fait sa tête de turc en exprimant "les plus nettes réserves à propos de l'action politique de monsieur Robert Ménard"*. Mais sur Internet, c'est l'hallali : Rue 89 en fait un adepte de la torture ; un site le met en procès, procès qu'il est sûr de perdre puisqu'on lui fait dire ce qu'on veut ; un autre, au style plus gauchiste que moi tu meurs, pour qui Libération est L'Écho des start-up ESU (?), titre « Les vautours de RSF », les chauds partisans de Castro l'accusent d'être à la solde de la CIA pour avoir dénoncé les atteintes à la liberté de la presse à Cuba, en bref un tombereau de vilenies plus basses les unes que les autres.

 

Certes l'orientation qu'il a donné à RSF peut être critiqué : J. C. Guillebaud, co-fondateur de RSF, exprime de façon claire et argumentée son désaccord avec cette orientation ; sans mettre en cause, cependant, l'action pour la liberté de la presse et d'Internet en Chine.

Reste que l'action de RSF pour la liberté d'expression (que beaucoup de prétendus défenseurs ne reconnaissent que pour ceux qui sont d'accord avec eux) est indispensable.

 

Bettina Rheims, après beaucoup d'autres grands photographes, a donc fait don de 100 photos où à des célébrités occidentales répondent des inconnues de Shangaï.

Mannequin, elle-même, puis journaliste, elle est devenue photographe après un travail sur les strip-teaseuses.

 

 

 

 

 

 

 

Anna Karina 1988

Anna Karina 1988

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Bettina Rheims et Reporters Sans Frontières (R. S. F.)

Chambre close

« L'une des séries majeures - la première en couleurs - qui marque le début de sa collaboration avec le romancier Serge Branly est Chambre Close ». Elle y fait poser des modèles dans de chambres d'hôtel tapissées de papiers peints à fleurs qui semblent dater de l'entre deux guerres ou de l'immédiat après guerre. L'une d'elle descend même un escalier sordide. Déjà des modèles asiatiques alternent avec des modèles occidentales.

Images défilent

Images défilent

Chambre close (cliquer)Chambre close (cliquer)Chambre close (cliquer)
Chambre close (cliquer)Chambre close (cliquer)Chambre close (cliquer)
Chambre close (cliquer)Chambre close (cliquer)Chambre close (cliquer)

Chambre close (cliquer)

Bettina Rheims et Reporters Sans Frontières (R. S. F.)
CliquerCliquerCliquer
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Bettina Rheims et Reporters Sans Frontières (R. S. F.)

I.N.R.I.

INRI, toujours avec S. Branly est une sorte de transposition de la vie de Jésus dans un monde contemporain assez onirique. Faut-il dire que l'image d'un Christ-femme cruxifiée ou d'une vierge enceinte et nue a provoqué les foudres cléricales ? Un curé intégriste avait même réussi à faire interdire, en référés, l'exposition de l'ouvrage dans les vitrines des libraires de Bordeaux ! Jugement, finalement cassé en cour d'appel. L'album, qui avait coûté une fortune, avait été financé, entre autres, par le Ministère de la Culture, dirigée alors par Douste-Blazy, ex-maire de Lourdes. Il est vrai que B. Rheims avait été la photographe officielle de Chirac en 1995.

 

Mais il n'y a pas qu'à Bordeaux que ces images sont victimes de la CENSURE, puisque le site qui héberge ces montages a (sans aucune explication et même sans m'en avertir) censuré INRI, victime encore des cagots !

 

Pour contourner cette censure, la vidéo est mise en ligne sur :

http://jeanfrancois.launay.free.fr/B.Rheims.htm

 

 Elle peut être vue directement sur le site, mais son chargement est assez long et le visionnage est saccadé ; il est donc préférable, quand elle démarre, de faire un clic droit sur l'image et de choisir dans le menu déroulant "enregistrer sous"

 

* Depuis Ménard a basculé vers l'extrême-droite, mais c'est une autre histoire.

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 15:54
Helmut Newton

De Lionel Jospin à Helmut Newton, quoi de commun ? Rien, si ce n'est, peut-être un visage très charpenté.

 

Né le 31 octobre 1920, à Berlin, d'un père juif allemand et d'une mère américaine, il devint dès seize ans l'apprenti de la photographe Else Simon, dite Yva. Fuyant l'Allemagne nazie en 1938, il se retrouve d'abord à Singapour, avant d'émigrer en Australie. En 1947, il y rencontrera une actrice, June Brunell,, qui deviendra sa femme et une grande photographe sous le nom d'Alice Springs.

 

Quand il s'installe à Paris, en 1956, il a déjà travaillé pour le magazine Playboy. Photographe de mode, pour Vogue notamment, il innove en installant les mannequins dans des décors naturels.

L'admirateur d'Yves Saint-Laurent produit des nus d'un érotisme glacial, pour autant que les deux mots soient compatibles. Souvent pris en contre-plongée, grandes silhouettes parfois gigantesques (ses « grands nus » d'un ouvrage baptisé Sumo), avec de forts contrastes comme inspirés des films expressionnistes allemands. Bien qu'ayant fui le nazisme, on trouvera dans ses portraits de célébrités Leni Riefenstahl*, la cinéaste du 3e Reich ou Jean-Marie Le Pen (mais il le fait poser avec ses chiens, en écho d'un célèbre portrait d'Hitler).

 

Parfois, comme inspiré de sa courte expérience du photo journalisme dans un journal de Singapour, ses photos semblent tirées d'un fait-divers ou de la traque des paparazzis. Ainsi de cette série de photos, au style très noir, type roman-photo policier (une veste de policière est présente sur la plupart des photos), dans un bureau puis une chambre sordides que l'on verra dans le petit montage.

 

 

* Laurent Dispot, éminent germaniste qui, avec violence, voulut nous faire prendre le Dalaï Lama pour un crypto nazi, a été le traducteur d'un livre de Leni Riefenstahl sur les Noubas (1976). Elle fut pourtant la réalisatrice d'au moins trois films de propagande nazi (deux sur les rassemblements de Nuremberg, le troisième sur les jeux olympiques de Berlin en 1936). Bien qu'elle se soit défendue d'avoir appartenu au parti Nazi, elle proclamait : « Pour moi, Hitler est le plus grand homme qui ait jamais vécu. Il est vraiment parfait, si simple et en même temps tellement plein de puissance masculine... Il est vraiment beau, il est brillant. Il est radieux. » Bien sûr, les Noubas du Soudans sont bien loin des Dieux du stade de 1936, mais bien moins que le boudhisme Tibétain l'est du nazisme, avec lequel il n'a aucun point commun (si ce n'est dans l'imagination délirante de M. Dispot).

 

 

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cliquer et faire défiler (1ère photo : Charlotte Rampling)
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Helmut Newton
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 14:48
Robert CRUMB

Pourquoi Robert Crumb ?

Mauvaise raison : c'est un gâs de la classe (né en 1943). Non, c'est après que je l'ai découvert.

Bien que je n'aie rien contre des beautés sculpturales, aux fessiers rebondis (rien non plus d'ailleurs contre les tanagras aux petits fessiers nerveux), je ne partage pas son émotion pour les mollets super musclés de ses héroïnes.

Déjà l'immortel auteur de Fritz the cat, chat ô combien libidineux, dont a été tiré un film qu'il a désapprouvé (le malheureux Fritz a été la victime de cette désapprobation puisqu'il l'a fait assassiner, tel Trotsky, à coups de pic à glace, portés par une autruche), mérite qu'on lui rende hommage.

D'autant que, las des Etats-Unis, il a élu domicile dans le Gard : un états-unien, obsédé sexuel, qui choisit notre beau et grand pays ne peut pas être tout-à-fait mauvais.

Mais c'est surtout ce goût, quasi maladif, pour l'auto-dérision qui captive.

« Son idéal féminin : une créature plantureuse aux fesses rebondies, à la carrure robuste et aux jambes puissantes - femmes fières, heureuses et dominantes » (d'après Fluctuat Net), en plus caricatural, n'est pas très éloigné des soldates  de Hu-Ming. La vue du puissant mollet d'une camarade de classe provoque les premiers émois de notre dessinateur qui, véritable Jean-Jacques Rousseau de la BD, va nous faire les confessions de ces fantasmes. Il se représente en « créature petite, laide et faible, malheureuse et mesquine qui saute littéralement sur la femme, s'accroche à sa jambe ou s'assoit sur ses fesses. »

Il « aime se présenter comme un repoussant animal libidineux avec un plaisir masochiste ».

Son épouse, que l'on voit dans le petit montage, est aussi dessinatrice. Ils ont ainsi réalisé ensemble une série de dessins (scènes de la vie conjugale ?) qu'ils ont baptisée « linge sale » (Dirty laundry).

Ayant vécu à San Francisco - tout le début de son œuvre a été réalisé sous acide - il a été longtemps pris pour un chantre des hippies. Bien qu'il en ait profité, quand le succès vint, pour mettre dans son lit des jeunes admiratrices en fleurs, il ne s'est jamais reconnu dans ce mouvement.

Ce grand amoureux du jazz, joue du bandjo et de la guitare dans un groupe nommé Les Primitifs du futur, dont il dessine les pochettes de disques.

 

Tel Lavrate, il se serait attaqué à la Bible, en tout cas la Genèse.

Robert CRUMB
Robert CRUMB
Robert CRUMB
Robert CRUMB
Robert CRUMB

Petit montage vidéo téléchargeable

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 17:50
Frida Kahlo

 

Quel destin que celui de Frida Kahlo !

Poliomyélite à huit ans. Grave accident – le bus qu’elle emprunte heurte un tramway, une barre de métal lui perce abdomen et vagin, surtout elle est gravement atteinte à la colonne vertébrale – à 18 ans.

 

Elle sera souvent et longtemps alitée, subira de nombreuses interventions chirurgicales et souffrira le martyr toute sa vie.

 

 

 

 

 

 

Mariée à 21 ans avec Diego Rivera de vingt ans son aîné, peintre célèbre notamment pour ses immenses fresques murales, elle découvrira après une troisième fausse couche qu’il la trompe avec sa sœur !

 

Lettre à Diego Rivera

 

 

 

 

 

 

Divorcée, elle se remariera… avec lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle aura,entre temps, une liaison passionnée avec Léon Trotsky, qui aura trouvé l’asile politique au Mexique grâce à Diego Rivera et logera dans la maison bleue des parents de Frida, mais, membre du PC mexicain, elle peindra des portraits de Staline et restera indéfectiblement stalinienne jusqu’à sa mort en 1954.

 

Elle sera incinérée, à sa demande : " Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! "

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Pour compléter,un ami me signale un site (en anglais et espagnol) : http://www.fridakahlofans.com/indexspanish.html

Il a acheté (sur Amazon.com  car introuvable en France) le catalogue (en anglais et imprimé ...en Chine !) de l'exposition du musée de Mexico (Instituto nacional de bellas artes) organisée à l'occasion du centenaire de sa naissance (1907) (Frida Kahlo : National homage 1907-2007 par Salomonn Grimberg and Co) comprenant une analyse des tableaux exposés.
Autre site, avec des photos d'enfance et de jeunesse de Frida Kahlo, malheureusement non légendées : The life and times of Frida Kahlo
 
Son amant Nickolas Muray a fait d'elle de magnifiques portraits, mais a aussi laissé des photos prises sur le vif.
 
Tina Modotti qui fut son amie-amante - elle partageait son engagement communiste - a laissé d'elle quelques portraits ainsi que Manuel Alvarez Bravo.

Ci-dessous avec  Nickolas Muray

Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo

Avant Nickolas Muray, elle eut aussi pour amant le galeriste et photographe New-Yorkais Julien Levy qui a fait une séquence sur Frida se coiffant, buste nu.

Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo

Quelques oeuvres de Frida Kahlo (vidéo téléchargeable, ci-dessous)

Quelques images de Frida Kahlo

Frida KahloFrida KahloFrida Kahlo
Frida KahloFrida KahloFrida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
Frida Kahlo
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 16:16

Mme Hu Ming ayant protesté contre l'utilisation de son oeuvre, pour éviter toute contestation, le petit montage et le commentaire qui se voulaient un hommage, sont supprimés !
Seuls restent donc les estampes !

 

 

 

 



 

 

 

 

 

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:07
Dessins érotiques de PICASSO

 

 

 

 

picasso18.jpgLe site "cabinet de curiosité" signale qu'une exposition d'oeuvres de Picasso à Salonique est menacée de censure  sur plainte des cagots du coin (les popes grecs sont à peu près aussi ouverts que des évêques espagnols). Tiré de ce site,  en hommage à Pablo PICASSO, un petit montage de dessins érotiques.  On y notera que le peintre s'occupe plus de son modêle que de sa toile !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
Dessins érotiques de PICASSO
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