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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 20:08
Maruja Mallo "bruja buena"

Qui connaît Maruja Mallo ? Bien qu’elle ait côtoyé Lorca, Dali et Bunuel, Breton ou Pablo Neruda, Marúnica n’est  vraiment connue que des initiés. Plus célèbre pour ses amours et ses amitiés tumultueuses, sa vie d’une irréductible liberté et sa personnalité affirmée ont éclipsé l’artiste.

Maruja Mallo "bruja buena"

De son vrai nom Ana María Gómez González, Maruja Mallo est née en 1902, à Viveiro (en Galice), quatrième d’une famille de quatorze enfants. Elle a adopté le deuxième nom de son père Justo Gómez Mallo. Ce père fonctionnaire fut muté à Avilès, dans les Asturies, où elle commença des études artistiques. Etudes qu’elle poursuivit à Madrid en 1922, à l’Académie royale des Beaux-Arts de San Fernado où elle se lie d’amitié avec Salvador Dali qui la définissait comme moitié ange, moitié coquillage ("mitad ángel, mitad marisco").

Maruja Mallo "bruja buena"

Salvador Dali et Maruja Mallo, Café de Oriente 1923

C’est durant ces années madrilènes qu’elle se rattacha à la Génération 27 – au départ des poètes Federico García Lorca, Vicente Aleixandre, Rafael Alberti, Luis Cernuda, Pedro Salinas, Jorge Guillén, Dámaso Alonso et Gerardo Diego réunis dans un hommage à don Luis de Góngora, auxquels s’adjoindront d’autres écrivains comme Max Aub et des peintre comme Dali ou des cinéastes comme Buñuel. Elle fut proche de Lorca et Dali (Buñuel, puritain, en revanche ne supportait pas son choix affiché de l’amour libre) et compagne inséparable de Concha Méndez.

Elle eut aussi une intense relation avec Rafael Alberti. Plus tard aussi, elle fut intimement liée à Pablo Neruda et Miguel Hernández, mais gardant toujours une farouche autonomie, ne voulant pas être réduite à un appendice de la vie et l’œuvre d’un homme.

Maruja Mallo "bruja buena"

Comment mieux entamer une carrière artistique que d’attirer l’attention du philosophe Ortega y Gasset, qui organisa sa premeière exposition dans le local de sa revue Revista de Occidente, notamment sa série intitulée Las Verbanas.

Maruja Mallo "bruja buena"

Elle va être exposée, en 1932, à Paris, où elle fut reconnue comme peintre surréaliste par le pape du mouvement, André Breton, qui acquit une de ses œuvres.

 

Maruja Mallo "bruja buena"

En 1937, sa Galice natale proie des rebelles, c’est l’exil à Buenos Aires. Depuis la capitale argentine, accueillie et protégée par des amis influents, elle put découvrir des lieux impensables pour l’Espagne de l’époque tels que Punta del Este, Valparaiso, New-York… Elle s’y liera d’amitié avec Andy Wharhol et participa brillamment à le vie culturelle et mondaine de la cité. Contrairement à beaucoup des exilés elle ne connut jamais la misère dans cet exil.

Profitant de la relative libéralisation du régime, elle rentre en Espagne en 1962. Elle s’aperçut que le monde qu’elle avait connu avait disparu, que ses amis étaient soit enterrés soit exilés. Elle apparaissait comme un personnage exotique auprès de jeunes qui n’avaient entendu que des légendes à son sujet. A 80 ans, elle apparaissait encore, menue et altière, vêtue dans son style hippy d’un éternel manteau de fourrure, outrageusement fardée, et la foule d’un vernissage d’une exposition s’écartait devant elle comme les eaux de la Mer Rouge devant Moïse.

Gif dédié à Maruja Mallo

Gif dédié à Maruja Mallo

Mais jusqu’à la fin de sa vie elle continua de peindre.

Ramón Gómez de la Serna —auteur de la première biographie de l’artiste – la qualifia de bonne sorcière (“bruja buena”)

Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"

Maruja Mallo et Josefina Carabias

Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
Maruja Mallo "bruja buena"
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Maruja Mallo "bruja buena"
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 17:17
Man Ray
Man Ray

Après Brassaï, un autre maître du noir et blanc, son contemporain, Man Ray.

 

Emmanuel Rudnitsky (dit Man Ray) est né en  1890 à  Philadelphie (États-Unis).  Sa rencontre, avec Marcel Duchamp et Francis Picabia, va lui faire découvrir le mouvement Dada. Ils forment tous les trois le futur New-York Dada (même si la fondation officielle viendra plus tard et après le départ de Picabia). Mouvement qui se caractérise surtout par sa pratique de la dérision provocatrice.

Un des épisodes les plus fameux est la tentative d'exposer un urinoir signé R. Mutt 1917 (Fountain) que refuse la Society of independant artists, dont Duchamp, l'auteur de ce splendide canular, était membre. L'avant-garde se déchaîne et se déchire pour ou contre ce ready made qui connaît encore un sort glorieux et qui annonce les compressions dites de César ou, pire encore, les installations grotesques de prétendus artistes qui veulent nous faire prendre leur merde pour des œuvres, voire des chefs d'œuvre. Man Ray donnera aussi dans les ready made avec un fer à repasser portant des clous sur sa semelle.

Les deux complices vont encore plus loin dans la mystification quand Duchamp, photographié par Man Ray, se métamorphose en Rrose Sélavy ambassadrice du parfum Belle Haleine. « Plus dada que le dadaïsme lui-même, la branche new-yorkaise du mouvement incarnera jusqu'au bout dérision et nihilisme au point de réfuter son propre fondement à coups d'éclats de rire, s'achevant définitivement avec le départ de sa forte tête pensante, R. Mutt alias Rrose ».*

 

Man Ray débarque au Havre le 14 juillet 1921 ! A Paris, il s'installe dans le quartier de Montparnasse : pressentait-il qu'il allait devenir l'amant de Kiki de Montparnasse (modèle et égérie de nombreux artistes) et que plus d'un demi-siècle plus tard il aurait sa concession au cimetière du Montparnasse » , avec comme épithaphe « Détaché, mais pas indifférent ».

 

En attendant, il fréquente tout ce qui compte dans le surréalisme naissant Breton, Aragon, Eluard et Gala, Soupault. Il participe à la première exposition surréaliste où son œuvre côtoie celles de Jean Arp, Max Ernst, Joan Miró, Pablo Picasso. Il sympathisera aussi avec Dali et c'est avec Dali et Gala (et aussi René Clair) que, fuyant l'occupation nazie, il repartira en 1940 de Lisbonne vers les Etats-Unis.

Revenu en France, il deviendra en 1963 Satrape du collège de pataphysique. Il meurt en 1976.

 

Avec Lee Miller, modèle devenue son assistante, il découvre la technique de la solarisation. Mais ce fut également un peintre (Je photographie ce que je ne désire pas peindre, et je peins ce que je ne peux pas photographier) et un cinéaste.

 

* DUCHAMP, MAN RAY, PICABIA New York, dada et autres pitreries

 voir aussi Duchamp, Man Ray, Picabia

 

 

 

 

 

 

 

 

Man Ray

Fer à repasser portant des clous sur sa semelle

 

 

 

 

 

 

Man Ray
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Solarisation

Man RayMan Ray
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Breton, Balthus, Hemingway,Erik Satie, Frida Kahlo, Cocteau, Bunuel, Le Corbusier

Man Ray

Dora Maar

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Adrienne Fidelin dite Ady

Man Ray

Nusch Eluard

Man RayMan RayMan Ray
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Man RayMan RayMan Ray

Lee Miller, Lise Deharme, Dali, Max Ernst, Nush Eluard, Picasso et Dora Maar, Dali, Marcel Duchamp, Miro

Man Ray
Man Ray
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Kiki de Montparnasse

 

 

 

Man Ray
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Man RayMan Ray

 

 

 

 

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Meret Oppenheimer

Man Ray
Man Ray

 

Pique-Nique à Mougins

Ce pique-nique réunissait Nusch et Paul Eluard, Lee Miller, Roland Penrose, Man Ray et Adrienne Fidelin dite Ady.

Les photos ne sont pas de Man Ray, puisqu'il est constamment sur les clichés. Pour une part de Lee Miller et pour une autre de Roland Penrose. La localisation exacte de ce pique-nique serait l'île de Sainte Marguerite (une des deux îles de Lérins).

Sur la 1ère photo, on voit apparaître, faisant le service, un homme avec une casquette de marin, qui, apparemment ne fait pas partie du groupe (Lee Miller porte un chapeau sur cette photo).

Cette petite séquence montre qu'on n'a pas attendu Mai 68 pour une grande liberté de moeurs, avec un brin de libertinage et d'amours lesbiennes.

Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Dans les rochers

Séquence encore plus libertine, dans un creux de rochers où les trois protagonistes semblent être Nusch et Lee Miller nues, et Paul Eluard. Les photos seraient de Man Ray.

Man Ray
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Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray
Man Ray

Ady et Nusch

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6 décembre 2007 4 06 /12 /décembre /2007 22:08

confucius.JPG

Confucius qui nous roula comme des chinois s'éloigne du côté de la bourse au son de la pathétique de Beethoven.

 





  A l'époque des Pyramides d'Egypte, la gare de Perpignan avait déjà garé depuis plus de deux billions d'années, l'Europe et l'Asie de cette fameuse dérive des continents, laquelle, aujourd'hui, est une vérité comme un temple scientifique, aussi colossale qu'une pyramide cybernétique. Ainsi le premier grand traumatisme géologique eut lieu entre Salses et Narbonne au moment où le golfe de Biscaye se forma par déchirement.

Ceci étant dit, les lecteurs habitués à suivre ma pensée me verront venir d'une heure loin. Quand à ceux qui ne sont pas au courant de mes écrits, il est plus que certain qu'ils n'y comprendront rien. C'est regrettable pour eux, car rien n'est plus divertissant et joyeux que de savoir à l'avance où je veux en venir; surtout, s'il s'agit d'un fait tellement inattendu et remarquable que celui qui, en peu de mots, ne consiste ni plus ni moins qu'en la formation du péché originel, conséquence de l'androgyne primordial en Adam et Eve. Pour le même prix, il y a de plus en plus de chance que cette androgyne ait été albinos.


  Toutes ces raisons sont plus que suffisantes pour que Sigmund Freud arrive pour mettre un peu en ordre les complexes, ainsi qu'Otto Rank les traumatismes individuels, qui, au fond, sont les mêmes qui guident, aveuglément, les migrations des crevettes, pingouins manchots, empereurs romains et tous genres de pèlerinages, lesquels ne font que suivre les traumatismes gravitationnels tremblements de terre, ces blessures non cicatrisés des continents qui se déchirent.

  Ces hermaphrodites destinés à se déchirer à leur tour, étaient menacés à tel point par les hémorroïdes bibliques, que, pour les apaiser, le Seigneur ordonna que l'on étalât des effigies d'anus en or, de façon à recouvrir ainsi la première pile atomique que fût en son temps l'Arche d'Alliance en son temps- comme il est prétendu. Pour arranger les choses, Moïse dut déchirer la mer Rouge en deux parties : Adam et Eve, en imposant le monothéisme qui, aujourd'hui, en pleine révolution culturelle chinoise, nous le voyons, clair comme de l'eau, est le contraire du Yin et du Yang, cette dualité de Confucius.

Tel le Père Malebranche, nous devons nous méfier comme de la peste ou de Beethoven qui est encore plus pathétique - sybaritiquement que le romantisme et, principalement le romantisme allemand, le pire de tous, qui partout où il passe, a fait plus de mal que la grêle.


  Le jour où on se débarrassera de péché originel et de toutes les opinions qu'il a entraînées, pour la première fois la grande guérison des âmes aura lieu - sachant que les atavismes géologiques ne nous feront plus peur, puisque nous les connaîtrons, et pourrons les compter avec les 5 doigts de la main. De cette façon, la route de Moïse, découverte par Freud, rejoindra la voie impériale du classicisme, qui aujourd'hui, n'est autre qu'“l'Hyparxiologie" de l'unique philosophe hyperréaliste, Fransesc Pujols.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore son œuvre géniale, ce que je dis sera exactement comme si on leur parlait de la pluie et du beau temps.

 

Salvador Dali

dalisign.JPG

 

PS A lire un article assez délirant d'un Daliâtre : Dali le grand prophète du XXIe siècle !

Ci-dessous un diaporama sur le Musée Dali de Figueres et Port Lligat

cliquer

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