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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 14:44

Le ton et le fond

Non, il n’y a pas de contrepèterie dans le titre. Juste une expérience de communication où le ton cache le fond.

 

Prenez deux courriels envoyés à des membres éminents d’une association :

  • le premier, dans lequel est transférée une information, pose une question simple : se fait-on l’écho de cette info ? quatre semaines après aucune réponse…
  • le second, commence par de l’auto-dérision, classique calembour sur mon cerveau lent car le message porte sur un document reçu quelques jours plus tôt, la question est un peu la même – pourquoi ne pas diffuser ce document plus largement ? – mais sur un ton disons plus musclé. Résultat trois réponses, deux quasi immédiates, la troisième deux jours après (sur une bonne quinzaine de destinataires). Les deux premières agressives, seule la 3e répond calmement à la question posée.

Il serait sans doute peu scientifique de tirer des lois absolues sur deux cas ayant une extension réduite.

 

Juste donc des hypothèses.

Pour qu’un message ait une chance d’être lu, il ne doit pas être trop plat, car il n’émergera pas de la masse des courriels reçus. Mais s’il impacte trop, on n’y verra que le muscle du ton sans y goûter la moelle de la question : l’autodérision sera prise pour de l’agression, l’ironie pour une attaque personnelle !

 

Moralité : message plat, ça glisse ; message aigu, ça crispe !

 

Patriotes et français toujours !

« Nous ne sommes pas membres d'une ethnie parce que nous sommes des patriotes français ! »

Tel était le titre d’un éditorial d’une Newsletter (en français dans le texte) dont j’ignore toujours pourquoi j’en suis destinataire. A chaque fois que j’ai tenté de souligner le côté borné d’un article ( ?), j’ai eu droit à des attaques personnelles, mais aucune parution.

Mais là, cette phrase à la Déroulède fait naître comme un cantique laïque :

O Patrie, ô Patrie chérie,
Garde tes enfants de l’épidémie des ethnies !
Entends des fiers républicains retentir le cri:
Patriotes et Français toujours!
Entends des fiers républicains retentir le cri:
Patriotes et Français toujours!
Patriotes et Français toujours!
Que cet hymne patriotique retentisse dans les compagnies républicaines 

de sécurité (CRS) pour que ses membres cognent avec la même équité

le black, le blanc et le beur… et tous les séides de l’anti-France.

 

Le PS ce pelé, ce galeux, d’où nous vient tout le mal

 

Pas besoin d’acheter le Figaro pour lire les meilleurs réquisitoires anti-socialos. Libé suffit.

Deux chroniqueurs maison s’y attèlent avec une constance qui fait plaisir à lire. Marcelle qui a été honteusement privé de sa colonne quotidienne, mais bénéficie encore d’une chronique hebdomadaire. Et Lindon, le samedi.

Delenda est PS ! Lindon rêve de scission : un PSG sous la direction de Mélenchon, voilà qui aurait de la gueule, avouons-le. Et la garantie que la gauche n’irait plus jamais se salir les mains dans les allées du pouvoir.

La vie de la gauche n’en resterait pas moins joyeuse : frères ennemis du trotskysme, soi-disant républicains contre suppôts des communautarismes, verts auto-anthropophages, ça on l’a déjà, et en prime PSD contre PSG.

 

Saint-Germain ou la négociation

 

"La vérité n'est pas le contraire du mensonge, trahir n'est pas le contraire de servir, haïr n'est pas le contraire d'aimer, confiance n'est pas le contraire de méfiance, ni droiture de fausseté." première phrase de Saint-Germain ou la négociation de Francis Walder, Prix Goncourt 1958. Il conte, du point de vue de Henri de Malassise, négociateur catholique incarné plus tard par Jean Rochefort, la négociation entre huguenots et catholiques qui aboutit, le 8 août 1570, au traité de Saint-Germain.

 

Comparer Bernard Thibault  à M. d’Ublé ou M. de Mélynes (les négociateurs huguenots) ou, pire, Xavier Bertrand à M. de Malassise, serait téméraire. Cependant, quand la veille du début des grèves, la rencontre inattendue, entre les deux protagonistes eut lieu et qu’elle aboutit à ce que l’un renonce à une négociation globale tripartite et que l’autre accepte que se faisant entreprise par entreprise, elle soit tripartite, l’esprit de Saint-Germain semblait souffler…

 

En 1570 aussi, les intransigeants des deux camps, qui ne pensaient qu’à en découdre, auraient pu bloquer le processus si fragile et éphémère. Mais, il n’est pas totalement impossible que l’intelligence l’emporte sur l’intransigeance, que le manichéisme le cède au réalisme !

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