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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 16:24

scolaria-excellence-vue-avionMon nom est D…. B……. Je suis né en Normandie, au sein d’une famille telle qu’il en existait encore beaucoup au milieu des années 1960 en France. Ainsi commence une mini auto-biographie d’un prof d’Histoire-géo. Il nous apprend que son papa été artisan tailleur et que sa maman ayant repris ses études a été prof d’Anglais. Que ses parents [lui] ont transmis un certain nombre de valeurs simples mais profondes. L’honnêteté, le sens du travail, et un certain nombre de règles de politesse et de vie commune, que l’on dispensait encore en ces temps d’avant 1968. Mais surtout qu’il a eu la chance de commencer [ses] études secondaires l’année précédant la mise en place de la terrible réforme Haby [1975]instituant le collège unique. [Il put] ainsi disposer d’un enseignement de qualité, exigeant et solide.

Pourquoi donc s’intéresser à ce personnage caricatural qui veut faire croire que l’honnêteté et le sens du travail (encore faut-il savoir ce qu’il met là-dessous) se sont envolés après 1968 ? Et qui ignore que le diabolique collège unique d’Haby avait gardé une filière de relégation (« Transition-Pratique » puis CPPN-CPA) et un palier d’orientation 5e qui évitaient aux fils de petits bourgeois de son genre de côtoyer des enfants des milieux populaires ?  

 Le hasard d’un nettoyage de messagerie.

 

En effet ladite messagerie commençait à faire preuve de langueur. Il me fallut donc l’alléger de tous les messages reçus ou expédiés qui s’y accumulaient. Et ainsi suis-je retombé sur un message d’un camarade sguénard qui m’envoyait l’autobiographie express de ce D. B. ; puis remontant dans le temps (jusqu’en janvier 2010 !), je relus un courriel me transférant un appel à pétitionner, délicieusement intitulé « Pour qu’enseigner redevienne un plaisir » et signé du même.

 

Si l’on ajoute que ce D. B. était prof à Gisors, qu’il a suivi son « enseignement de qualité » au collège de Saint-Marcel, puis au lycée polyvalent de Vernon, donc dans un coin de l’Eure que j’ai connu pendant une dizaine d’années, je me suis donc penché sur ce cas que je serais tenté de qualifier de pathologique.

 

Le plaisir d’enseigner, pour lui, semblait être surtout le plaisir de … sévir ! Sa pétition commençait dans la classique dénonciation de l’hétérogénéité des classes, du laxisme de la hiérarchie et  de la démission des parents.

Et les revendications étaient à la hauteur des dénonciations. Ainsi pour restaurer le prestige et l'autorité des professeurs, préconise-t-il de leur donner le dernier mot sur les redoublements, le pouvoir d'exclure les élèves de leurs cours sans avoir à se justifier, et un pouvoir décisif lors des exclusions définitives scrongneugneu ! Plus de surveillants-étudiants mais de vrais surveillants professionnels dans chaque établissement, pour surveiller les élèves entre les cours et s'assurer que les colles et punitions données par les professeurs soient effectuées . Il n’hésite pas à inventer un examen d’entrée en 6e en … Finlande ! Il va jusqu’à demander l’abolition des lois Ferry (1881 et 82) en demandant de supprimer le principe du « droit à l'éducation gratuit et sans condition ». Et il n’hésite pas à exiger pour les professeurs la liberté de choisir l'établissement dans lequel ils souhaitent enseigner, pour un noble motif de cohérence.*

Brighelli, Le Bris et les autres peuvent se rhabiller. Ils ont trouvé plus crétin qu’eux dans la « fabrique ».

 

Un autre épisode est révélateur du personnage. En 2009, un Maître de conf. de Montpellier est agressé à son domicile par un individu masqué, armé, et qui l’arrose, ainsi que sa femme et son fils, d’essence. Dans un sursaut désespéré, il arrive à maîtriser l’agresseur, qui meurt. Le prof subit 22 heures de garde à vue. Peu après La dépêche du Midi écrivait : Les premières constatations médico-légales ont démontré que le jeune homme n'était pas mort étranglé comme on avait pu le penser mais d'un arrêt cardiaque […] L'enseignant a été mis en examen pour homicide volontaire, placé sous contrôle judiciaire et remis en liberté. L'hypothèse de la légitime défense est privilégiée. Garde à vue intempestive, certes.  Et notre DB de pétitionner une fois encore. Et où trouve-t-on cette pétition ? Sur SOS éducation. Un SOS qui me rappelait de pas si lointains souvenirs d’une sorte de nébuleuse d’associations très habiles en appels à dons. Et un de leurs moyens est de lancer des pétitions en rebondissant sur l’émotion déclenchée par un fait-divers : les adresses recueillies alimentant le fichier d’appel aux dons.

L’agresseur se prénommant Ali, on retrouvera la pétition dans tous les sites identitaires (y compris, bien sûr, Riposte se disant laïque), dénonçant le « racisme anti-blanc » (de la police ?). Comme l’avait prévu La Dépêche, l’affaire s’est conclue sur un non-lieu.

 

L’autobiographie du pétitiomane continuait par une caricature de la vulgate des rétropenseurs (quoique…) : Nos enfants n’apprennent plus rien de l’instruction solide que nous avons pu acquérir dans notre enfance. Le savoir ? C’est de l’enfant seul que doit procéder la curiosité de s’informer à travers les nouveaux médias tels Internet. […] L’école ne donne plus le goût d'apprendre, ne transmet plus le plaisir de découvrir mathématiques et sciences. Calcul mental et curiosité ont disparu. L’école enfin, n’aime plus l’histoire. Notamment celle de la France et celle de l’Europe ; elle lui préfère l’histoire des empires africains, de l’Inde ancienne.

 

Et tout ça pour aboutir à ce : "J'ai donc décidé de créer une école entièrement indépendante, avec des collègues, et j'invite toutes les personnes de bonne volonté à me rejoindre :

·          les professeurs qui souhaitent faire leur métier, qui est d'instruire les enfants ;

·          les parents qui souhaitent que leurs enfants s'instruisent et développent leur esprit ;

·          les personnes généreuses qui comprennent l'importance des enjeux d'un tel projet, et qui sont prêtes à nous soutenir en nous envoyant des dons".

 

Le vernonnais veut recréer un lycée à l’ancienne avec école primaire, collège et lycée. Etablissement hors contrat. Il semble déjà pouvoir disposer d’un château, dans la vallée de la Seine, en amont de Rouen. Prêt ? don ? achat ?** Le financement est mystérieux. Mais les ambitions sont grandes d’une public school modèle british (uniforme, sports), mais tourné vers la Chine et les Etats-Unis, avec échanges, et forgeant ses propres programmes (avec cependant l’astreinte des examens officiels, brevet et bac). Le primaire aurait débuté à la rentrée. Le secondaire devrait le faire en septembre 2012.

 

Sauf si ce prof a gagné au Loto, on voit mal comment il pourrait lancer un tel projet qui n’atteindra l’équilibre financier, s’il l’atteint, que quand il aura fait le plein. Derrière il y a donc SOS éducation : "Il s'agit d'un projet d'école indépendante avec internat (primaire, collège et lycée) entre Paris et Rouen, créé par un professeur de l'Éducation nationale que les sympathisants de SOS Éducation connaissent bien.

C'est un grand plaisir pour nous qu'émergent de telles initiatives, exclusivement guidées par la volonté de mieux éduquer les enfants". Et c’est signé Vincent Laarman Délégué général de SOS Éducation. Vincent Laarman que l’on retrouve aussi dans toute la nébuleuse d’associations aux activités mystérieuses mais aux ressources fabuleuses, découverte, pour ma part, lors de l’affaire Læticia de Pornic.

 

* Comme par hasard, la pétition, toujours en ligne, s’est allégée de toutes les revendications trop délirantes pour aspirer des signatures en nombre.

 

** D’après un article de l’Impartial en 2010 (hebdo de l'Eure qui sauf changement de ligne ne mérite guère son titre), le château, ancienne maison de retraite, appartiendrait à un ostéopathe.

 

 

 

NB Il semble que la belle public school dominant la Seine ait fait long feu, puisque l'on retrouve son initiateur dirigeant une "Scolaria excellence" à Ernée en Mayenne. Mais si le lieu a changé, c'est bien la même vision passéiste qui anime ce Cours Privé laïque.

Mais, SOS Education a dû laisser tomber cette Scolaria, puisqu'elle a mis la clé sous la porte !

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 22:14

nebuleuse IPJ

 

"Cette fronde [des magistrats] est stupéfiante" commente M. Bébin. "Alors qu'on a un meurtre atroce, commis dans des conditions très particulières (...) plutôt que de réfléchir collectivement à ce qui s'est mal passé et à la façon dont on pourrait réussir à améliorer le fonctionnement d'un système (...) on a des magistrats qui se mettent en grève alors qu'ils n'en n'ont pas le droit constitutionnellement, qui contestent un certain nombre de lois qu'ils sont censés appliquer et qui axent tout sur la question des moyens".
"On a un individu condamné 15 fois par la justice, dont deux fois pour des crimes. Il a une dangerosité très importante relevée par des expertises psychiatriques. Que fait-il en liberté à 31 ans ? On peut quand même se poser la question ?"

Ce Bébin, qui dans Mots croisés (FR2) le 07/02/11,  renchérissait sur Sarkozy et était présenté comme criminologue, appartient à une association intitulée Institut pour la Justice.

 

Il s’agissait bien sûr du meurtre de la jeune Laëtitia Perrais, à côté de Pornic.

 

Dès le lendemain de sa disparition, à Saint-Nazaire, surfant cyniquement comme à son habitude sur l’émotion, celui qui fait président disait : « Qu'il me soit possible d'exprimer la très grande émotion et la compassion a l'égard de la famille de Laëtitia Perrais. Un tel drame ne peut rester sans suite. Je souhaite que la justice puisse travailler vite et efficacement. La récidive criminelle n'est en rien une fatalité. Si l'enquête vient a confirmer nos craintes de l'indicible, il faudra des décisions. C'est un drame qui me bouleverse. Ce n'est tout simplement plus possible. Ce n'est pas acceptable. » (Ouest-France)

Avant même son arrivée à Saint-Nazaire, Nicolas Sarkozy avait demandé au  gouvernement et aux parlementaires UMP de "prendre des initiatives très vite" sur le suivi des délinquants sexuels (Sarkozy a déjà fait voter cinq lois sur ces problèmes). (France 2)

Peu après, à Orléans, il en remettait une couche «Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c’est la règle.»

 

Cette phrase allait déclencher la première grève des magistrats – du siège et du parquet – appuyée par les avocats et les syndicats majoritaires de police (FO et UNSA et non pas Alliance et Synergie bizarrement toujours sollicités par les médias). 

Elle illustrait parfaitement le propos du Procureur Nadal le 8 janvier : «Afficher pour la justice, dit-il, une forme de mépris, inspirer à l'opinion des sentiments bas en instillant de manière extravagante la confusion entre la responsabilité du criminel et celle du juge, tout cela avilit l'institution et en définitive blesse la République ».

 

Quand Bébin ou Sarkozy, à propos du présumé coupable comme dit le président, parlent de crimes, ils jouent sur les mots. Si le suspect a bien été condamné pour des actes relevant d’une cour d’assises (crimes au sens juridique), il n’a jamais commis de meurtres. Il n’est inculpé, pour le moment, que d’homicide volontaire et non de viol. Il a été jugé et condamné pour acte de barbarie à l’encontre d’un autre prisonnier : 16 ans, lui et deux autres jeunes prisonniers ont sodomisé avec un manche à balai un quatrième condamné pour une affaire de mœurs. Il faut noter que ce genre de sévices est malheureusement très courant dans nos prisons ce qui pose le problème du pourquoi met-on un pointeur avec des voyous violents ? et du comment se fait-il que les gardiens n’interviennent pas quand ces violences ont lieu ?

Meilhon a été condamné d’abord pour vols, conduite sans permis, puis pour braquages. d’une poste, d’une station-service et d’un bureau de tabac pour un butin dérisoire ce qui lui vaudra une condamnation à 6 ans de prison. Pour le reste, il s’agit d’insultes à policiers et refus d’obtempérer. La dernière condamnation était due à outrage à magistrat (12 mois, dont 6 avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans). Il a été libéré après avoir purgé toute sa peine.

 

nebuleuse courriel

Bizarrement, le 17/02 je recevais le transfert du transfert, du etc. d’un courriel de cet Institut pour la justice (IPJ), avec pour objet « à transférer d'urgence à tout votre carnet d'adresse ». Mais contrairement à ce style de message, comme par exemple celui sur le frère Sarkozy et biogaran, le courriel était signé et renvoyait à une pétition haineuse et bourrée de contre-vérités, dont les propos du sieur Bébin donnent une idée.

 

Mais qu’est donc cet IPJ ?

 

 

En fait, cette officine s’inscrit dans toute une nébuleuse de prétendues associations dont l’activité première est la levée de fonds à l’étatsunienne, plus ou moins liées à un personnage, V. Laarman, dont la spécialité est le publipostage ou la location de fichiers d’adresses postales ou électroniques. Derrière la diversité apparente des buts, le même esprit (?) souffle :

nebuleuse contrassocies

- dénonciation de la charge fiscale : contribuables associés

 

- dénonciation de la pornographie : avenir de la culture


nebuleuse sauvretraites

- dénonciation des régimes spéciaux de retraite : sauvegarde retraites


nebuleuse droitdenaitre

- dénonciation de l’IVG : droit de naitre


- dénonciation de prétendues dérives éducatives : SOS éducation


- dénonciation des charges des petites entreprise : le GEFI (mais il semble avoir fait long feu)

 

- dénonciation du laxisme Judiciaire : l’Institut pour la Justice.

 

 

 

 

nebuleuse SOSeduc 

Un site, bizarrement intitulé SOS justice, démonte le système de levée de fonds massive, à partir de l’exemple de SOS éducation*. Les frais de propagande et d’appels aux dons s’élevaient à 1,5 Millions d’euros en 2008 dont plus de la moitié en frais de timbres ! L’outil utilisé dans les courriers était le référendum-bidon à retourner avec un don, les pétitions sur un fait-divers provoquant l’émotion. Les cibles triées sur les fichiers de sociétés appartenant V. Laarman, impliqué dans ces associations. Le rendement serait de 2 € pour 1 € investi.

 

IPJ utilise, aussi, la méthode moins coûteuse de la « chaîne »  par courriel, puis de la relance a partir des adresses électroniques recueillies dans les pétitions ou des réponses à son « référendum ». Et il bénéficie de l’appui de « Nouveau détective », une feuille spécialisée dans les faits-divers sordides dont l’authenticité est souvent douteuse.

 

 

nebuleuse TFP 

Il semble que derrière toutes ces associations pompes-à-phynances, il y ait TFP sigle qui ne met pas en avant le Travail, mais la Tradition, qui parle bien de Famille, pas de Patrie mais de Propriété. D’origine Brésilienne, elle a donné directement naissance à Droit de Naître et à Avenir de la culture. TFP pratique aussi le publipostage ciblé, avec, en prime de l’appel aux dons, une médaille miraculeuse de la vierge ! Elle fut considérée comme une secte en 1995.

 

nebuleuse avenircult

Bien que l’église officielle se défie de TFP, son satellite Avenir de la culture comptait en 1997, dans son comité d’honneur, un Abbé Julien Bacon, un Mgr Guy d'Inguimbert (prélat domestique -sic- de Sa Sainteté), mais aussi Régine Pernoud, le Comte Olivier d’Ormesson, Michel Mohrt et René Huyghes de l’Académie, sans oublier quand même Raymond Gauvrit (président de Terre de Vendée).

 

Assez étonnamment, a priori, ce sont des « catholiques de tradition et engagés dans le combat contre la décadence » qui dénoncent ces associations au fonctionnement complètement opaque, mais aux finances considérables (SOS éducation aurait 5 M d’euros d’actifs nets, si l’on en croit SOS justice). Mais pour eux, elles pompent des fonds, qui auraient dû revenir à des associations plus orthodoxes. Ainsi Droit de naître, bien que proche de la sainte pensée du bienheureux Professeur Lejeune, leur semble se contenter d’actions symboliques et surtout se consacrer à lever des fonds pour pouvoir encore plus lancer des publipostages de levée de fonds…

 

Il est aussi étonnant que toute cette nébuleuse, inspirée notamment par un certain Nemo, prétendument philosophe – mais l’appellation est très galvaudée qui qualifie Redecker, Maschino, Finkielkraut, etc. – qui prônerait une pensée libertarienne, ne fasse pas l’objet d’une enquête approfondie sur l’utilisation des sommes fabuleuses qu’elle encaisse dans ses succursales.

 

* SOS éducation s'est distinguée, entre autres, par un appel à la délation des parents à l'encontre des instits qui n'utilseraient pas la "méthode syllabique" d'apprentissage de la lecture.

On peut consulter ses comptes officiels : on y constate notamment qu'il est impossible de distinguer cotisations (donc membres) de dons, mais que vu la modestie de la ligne consacrée à l'achat de cartes annuelles (132€), le nombre d'adhérents doit aussi être très modeste.

 

PS P. Frackowiak (voir son commentaire)  signale cinq articles de Luc Cedelle sur L'ultra-vérité sur SOS éducation

 

Sur le prévenu et les rapports sur les "dysfonctionnements" voir http://www.maitre-eolas.fr/post/2011/02/17/Les-rapports-dans-l-affaire-Meilhon

 

 

 

logo_ligue.JPG

 

A l'opposé de ces associations affairistes, une des plus anciennes d'entre elles, La ligue de l'Enseignement qui, elle, appuie, les magistrats :

 

"Nous, membres élus du Conseil d’administration de la Ligue de l’enseignement d’Ille et Vilaine, réunis ce jour, 10 février 2011, entendons manifester notre vive préoccupation et notre indignation face aux attaques répétées dont font l’objet les services publics de la République.

 

Attachés aux ambitions que portait le programme du Conseil National de la résistance, aux conquêtes sociales, à la diffusion de la culture, à une justice indépendante et à l’exercice plein et entier des droits du citoyens ; porteurs des ambitions du manifeste de la Ligue « Pour faire société » et aux objectifs de « l’appel de Bobigny », nous entendons jouer pleinement notre rôle de  militants de l’éducation populaire en agissant aux côtés de ceux qui manifestent leur refus du populisme et du dénigrement, fondé sur l’événementiel, des hommes et des femmes qui agissent au quotidien pour un service public de qualité attentif aux citoyens.

 

C’est pourquoi nous apportons notre entier soutien aux mouvements de protestation des magistrats, des personnels des tribunaux et de l’administration pénitentiaire, des personnels des SPIP et aux fonctionnaires de police jetés en pâture à la vindicte publique par celui-là même qui est le garant des institutions de la République.

 

Ce soutien va également à tous ceux, personnels de l’éducation nationale, des services de santé… qui aujourd’hui protestent contre le démantèlement systématique et prémédité des services publics.

 

Trop c’est trop ! Nous voulons une justice indépendante et disposant des moyens indispensables à son bon fonctionnement ;

 Nous voulons une Education nationale qui assure à tous les enfants de ce pays une formation de qualité, un épanouissement personnel et une émancipation citoyenne, ce qui implique une formation professionnelle des personnels à la hauteur de ces ambitions ;

 Nous voulons que notre service de santé demeure efficace et performant  et dispose lui aussi des moyens qui lui sont nécessaires.

 

Nous entendons que les personnels de L’Etat, acteurs des services publics et garants de leur bon fonctionnement au service des citoyens, soient écoutés, respectés, reconnus et considérés par leur ministre et par les représentants de la Nation et non vilipendés de façon démagogique par les mêmes pour des raisons idéologiques. 

 

                        Voté à Rennes le 10 février 2011 à l’unanimité."

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