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Bêtisier laïciste : A à H
Bêtisier laïciste : Q à Z


IDIOTS UTILES

Que dire alors de tous ces idiots utiles qui emboîtent le pas aux sectaires en tentant, depuis des dizaines d'années maintenant, de défendre l'islam à leur place ? Que dire de ces menteurs qui, sans avoir jamais lu le Coran, nous déclarent que l'islam c'est « peace and love », que d'ailleurs islam veut dire paix (ce qui est on ne peut plus faux : cela veut dire « soumission » - et on comprend mieux le sens du mot paix que voudraient faire passer nos collabos. Pour ce qui est du monde politique, il a forcément intérêt à cacher cette composante de l'immigration liée à une différence de culture dangereuse et inacceptable - pour la sainte paix sociale, il vaut mieux que les Français soient ignorants.

Que des artistes qui-n-ont-jamais-lu-le-Coran prétendent que les talibans n'ont rien compris à l'islam  et continuent la litanie l'islam-c'est-fun-et-c'est-tendance, bah, ils vivent dans leur monde à eux fait de fleurs sans OGM et de petits oiseaux bien-pensants. Mais les journalistes ? Quel est leur intérêt ? 

Jérémie Ménerlach qui visiblement n'a pas plus lu le Coran que les « idiots utiles », car là aussi il utilise un vieux procédé consistant à se fabriquer sur mesure un anonyme adversaire, procédé très prisé par Finkielkraut par exemple.

 

 

INJURES

L’injure est, avec l’anathème, la figure de style préférée de nos pseudos laïcs. Ils dénoncent les idiots utiles, gauchistes compassionnels dégénérés, incurables, irrécupérables, collabos des adorateurs d’un parti religieux fasciste, de ces nouveaux miliciens verts, milice religieuse, nouveaux fascistes politico-religieux qui pratiquent l’intempérance religieuse et la jihad contre la France avec la complicité d’élus de la République. Car il faut dénoncer la couardise des élus de la République soumis à un Islam politique et agressif.

 

LAÏCITÉ « OUVERTE »

Cinq ans après la bataille* pour obtenir la loi du 15 mars 2004 interdisant les signes et manifestations religieux dans le Service National Public d'Enseignement (de la maternelle au Bac), une partie du PCF, de la LCR, des syndicats (CGT, FSU, SUD, etc.) et les mouvances associatives qui gravitent autour ( direction du MRAP, de la LDH, etc.) continuent à demander la « Laïcité ouverte », pourtant agitée dès le départ par la direction de l'Eglise catholique, l'UOIF, puis par les Indigènes de la République.

Ces franges de l'Extrême Gauche n'osent pas encore parler de « Laïcité apaisée » ou « positive » comme le Président Sarkozy dont ils disent se démarquer. Pourtant sur cette question, elles convergent avec lui. Il faudra bien un jour que ces membres de l'Extrême Gauche se réveillent pour en finir avec cette notion liberticide de « Laïcité ouverte ».

 

Comme on le voit pour le monde syndical, il ne doit y avoir que FO qui trouve grâce (même si elle n'est pas citée, la CFDT ne peut être que super complice de cette notion liberticide : ne reculons devant rien dans l'exagération). Quant à savoir quand ces parties de partis, ces syndicats, ces mouvances associatives ont demandé une laïcité ouverte... affirmation vaut preuve.

 

* Oubli cruel du précurseur, Ernest Chénière, qui avait entamé l'impitoyable combat contre le foulard dans le collège de Creil en 1989 et qui, redevenu chef d'établissement après avoir été un obscur député RPR, terminera sa carrière dans un placard du rectorat de Nantes.

 

LAÏQUES (bien pensants)

Dans nos sociétés occidentales la liberté d’expression est mise en danger par certains bien-pensants, y compris des laïques convaincus, qui croient détenir le monopole de l’expression et s’arrogent, non sans arrogance et prétention, le droit d’attribuer ce monopole. Pour des personnes comme Caroline Fourest et Philippe Val (voir aussi VAL) le droit de critiquer l’islam et l’islam politique ne peut être revendiqué et ne peut être octroyé qu’aux caricaturistes, aux écrivains ou bien aux victimes comme Ayaan Hirsi Ali.

Tous les autres doivent être dépourvus de ce droit et doivent être condamnés, car ils sont forcément motivés, d’après ces bien-pensants, par des projets xénophobes et des sentiments racistes. La diffusion du film « Fitna » de Geert Wilders a creusé le fossé entre les laïques qui défendent la liberté d’expression d’où qu’elle vienne et les laïques bien-pensants qui refusent de reconnaître qu’un homme de droite aussi peut avoir en horreur la violence, la barbarie, le terrorisme et la haine, peut avoir envie et doit avoir le droit de le dire.

anonyme "éditorialste" (?)

 

D’anathème en anathème, il ne va plus rester grand monde chez ces laïques qui prétendent défendre la « liberté d’expression » en demandant l’extension des interdictions.

 

LIBÉ

Libé a décidé de faire écrire son journal du 21 mars par des étudiants de Nanterre 40 ans après les évènements de Nanterre. Et, bien, aussi chiant que d’hab ! On sent la férule du directeur de la rédaction comme d’hab avec autocensure rapidement apprise ! En fait, cela donne une idée : comme c’est moins cher de faire travailler des « jeunes cons » plutôt que d’utiliser les « vieux cons », nous proposons la généralisation néolibérale de cette nouvelle approche : merci Libé ! Allez, c’était une boutade, les nouveaux journalistes ont un grand avenir devant eux ! Et Laurent Joffrin peut se donner une cure de jouvence à moindre coût.

Esther Mezzi

Plus con, on meurt !

 

 

LIBERTAIRE (Idéologie)

L’idéologie libertaire propulse avec efficacité le dispositif stratégique néolibéral.

La dérive transgressive des mœurs occidentales, de plus en plus virulente à mesure qu’elle conquiert reconnaissance et légitimité institutionnelle, suscite en effet l’insurrection réactionnelle des pouvoirs religieux qui, selon des modalités diverses, se sont toujours donnés pour mission de réguler la sexualité et légiférer sur les mœurs. C’est ainsi que les extrémismes sexuels, qu’ils militent en s’opposant aux extrémismes religieux ou côte à côte, mettent en péril la laïcité. A cet égard, toute stratégie de défense de la laïcité contre l’offensive des extrémismes religieux ne saurait être efficiente sans que soit mis un terme à la bruyante et ostensible fuite en avant libertaire.

Ces revendications libertaires, qui motivent en profondeur certains mouvements laïques, sont impérieuses et virulentes parce qu’elles sont le fruit de frustrations issues de l’échec des processus de transgression qui ont porté pendant près de quarante ans les espoirs des mouvements de « libération sexuelle ». Redéployées dans des visées de légitimation institutionnelle, ces revendications libertaires empruntent les stratégies communautaristes. Celles-là mêmes qui sont encouragées par le néolibéralisme et instrumentalisées par l’islamisme. C’est là, pour le moins, se tirer une balle dans le pied !

 

Ce charabia est tiré d’un texte intitulé Assumer notre héritage chrétien pour que survivent la laïcité et la démocratie. Comme c’est daté du 1er avril, j’ai cru d’abord à une plaisanterie, mais non, la dame renvoie à un autre de ses textes, sur le site d’un autoproclamé observatoire des communautarismes, qui se livre à une attaque des homosexuels : L'Homosexualisme, nouvel avatar de la «libération sexuelle» et cheval de Troie du néolibéralisme. Cette dame, Véronique Hervouët, est psychanalyste du champ lacanien (tendance Christine Boutin ?) ! Elle mérite sans doute le bêtisier d’or pour l’ensemble de son œuvre.
 

MINARETS (beuglants)

Avons-nous envie d’entendre, cinq fois par jour, un appel à la prière ? Le paysage français doit-il également se couvrir d’autant de lieux de cultes qu’il y aura de demandes ? Si un Français catholique va habiter en Chine, doit-il revendiquer la construction d’une église comme un droit ? Dans un pays laïque, la pratique de la religion relève de la sphère privée.

Lucette Jeanpierre


La dame reprend des phrases de Geert Wilders (député néerlandais dont le discours est jugé proche de Le Pen par Val, par exemple, ce qui lui valut d’être anathèmiser en plein vol, voir l’article), pour les prendre à son compte. Outre une ignorance un peu crasse (elle semble ignorer que le catholicisme – sous la coupe du régime – existe en Chine), on admirera la force des arguments : où a-t-elle entendu, en France, le chant (pardon le beuglement) du muezzin appelant à la prière ? les demandes de lieux de culte seraient-elles individuelles ? Et aurait-elle lu la loi de 1905 qu’elle aurait vu que le Titre III parle des édifices servant à l’exercice public des cultes : la « sphère privée » relève d’un abus de langage.

 

NÉGRITUDE

Il y a dans la Négritude une réaction historiquement datée à la domination coloniale, qu’il est absolument nécessaire de dénouer pour que ce concept n’accouche pas demain en Afrique ou en Martinique, de nouvelles mises à part, celles-là choisies, qui ne laissent les populations noires à l’écart du mouvement de l’histoire, et chez ceux qui en émanent installés dans les pays européens un encouragement à un communautarisme suicidaire.

Défendre le concept de Négritude tel qu’il a dérivé, c’est nier l’unité de la République entre la métropole et les territoires d’Outre-mer, c’est nier l’égalité de tous les individus devant la loi qu’elle porte. La revendication, au nom du principe identitaire, à plus d’autonomie des territoires d’Outre-mer, laboratoire de la décentralisation et d’une France des régions s’intégrant à merveille à une Europe fédérale, rentre parfaitement dans les plans d’un capitalisme mondialisé qui travaille à la mise en œuvre de la fameuse formule « diviser pour régner », qui passe par la dislocation des nations. C’est contre la République laïque et sociale de la France, qui est l’objet à détruire pour ceux qui rêve d’un grand marché économique sans entrave, à quoi les revendications identitaires, qui entendent faire passer leur particularisme avant l’égalité, œuvrent finalement.

Guylain Chevrier


Un peu gêné aux entournures (il s'agit d'Aimé Césaire !) ce soi-disant historien (à peu près autant que Mme E. Tessier est sociologue : n’a-t-elle pas son doctorat de sociologie ?) : avant d’en arriver à ces lignes, il va redire plusieurs fois que certes la Négritude était justifiée dans la lutte contre le colonialisme, mais qu’ensuite « elle a largement dérivée dans le sens d’une confusion », tout cela dans un style répétitif et passablement contourné. Pour, au bout du compte, nous servir le couplet très Déroulède et LdB sur la France des régions, avec cet art de l’amalgame qui fait tout le charme de cette littérature.

 

NÉO-POUJADISME

Les élus touchent un pactole considérable, sans compter les avantages en nature, les frais de secrétariat, de déplacement, etc., qui multiplie (sic) plus que par deux l’argent perçu. Sans parler des allocations chômages versées pendant de nombreuses années après que l’élu ne le soit plus.
Le détail le voici : lorsqu’on ajoute tous les avantages prévus qui s’ajoutent au salaire : un sénateur coûte à l’état 2557 €* par jour, un député 2384 €* par jour, un conseiller (sic) européen 22000 euros par mois, plus 3785 € pour les frais.
Quand aux conseillers généraux, et régionaux, ils ne sont pas en reste : leur salaire** n’est pas non plus négligeable et varie en fonction du nombre des administrés.
Et n’oublions pas la retraite qui se monte pour les députés à 2192 par mois, et à 3294 euros pour les sénateurs.
Et puis il y a les président (sic) des communautés d’agglomération qui ont vu leurs salaires augmenter de 56% en moins de trois ans.

Olivier Cabanel

 

* Chiffres, jusqu’à preuve du contraire, hautement fantaisistes.

** Parler de « salaires » est un abus de langage et le vague de l’assertion relève du vieux procédé de l’insinuation.

 

 Dans le droit fil de l’article du deblog notes, cet extrait, qui avance d’ailleurs des chiffres incohérents (coût par jour – dont on se demande d’où ils sortent – pour les députés et sénateurs, par mois pour de mystérieux « conseillers » européens, ne donne comme seule référence que cette recommandation : taper « cequenouscoutentnosélus » sur un moteur de recherche. On n’est pas déçu des résultats : peu nombreux (5), ils se limitent en fait à UN (deux autres renvoyant à un article du même Olivier Cabanel dans Agora Vox), un site de contribuables associés qui mélange les indemnités parlementaires proprement dites et les frais de secrétariat et d’assistants parlementaires et dont la "raison sociale" est plus que clairement néo-poujadiste.

 

PCF (voir aussi Programmatique)

Sur le plan national, on pourra effectivement relever qu'il se maintient [aux élections municipales], voire progresse en nombre d'élus, mais on relèvera également que ce fait n'est en rien dû à une quelconque programmatique forte ou à un renouveau de la pensée au sein du PCF. On cherchera en vain un élan de cette sorte au PCF que les courants minent peut être davantage que le PS. Et de fait, le maintient (sic) du PCF n'est que le résultat de la politique de Sarkozy et de son désir toujours réaffirmé de faire basculer notre pays dans le mode de vie que lui assigne les libéraux anglo-saxons. Le meilleur élément programmatique du PCF est à l'Élysée, et c'est grave. Car si le PCF se berce de l'illusion de sa remontée, il ne verra pas son avenir politique aux européennes, il ne réalisera pas la rupture historique avec la politique d'union de la gauche dont la Seine St-Denis est aujourd'hui le premier témoignage. Anonyme

 

Ce département premier témoignage : c'est beau comme ce sabre le plus beau jour de ma vie, du M. Prudhomme pur jus !

 

PARTI SOCIALISTE

Il y a longtemps qu’on ne l’admire plus. Il y a longtemps qu’on le dit : il faut jeter le bébé avec l’eau du bain. Le Parti socialiste n’étant plus ni de gauche ni républicain, ses militants devraient reprendre la main lors de leur prochain congrès pour et le transformer et se débarrasser des caciques, éléphants, ex-candidats ou futurs candidats qui en font un succédané d’un UMP corrompu par l’antirépublicanisme de l’extrême gauche ! assène une certaine Christine Tasin dans un article sur le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales (vote qu’elle récuse bien sûr car donner à ces immigrés un poids qui, dans certaines villes pourrait être déterminant, c’est prendre le risque de voir installés des villages ethnicisés sur le territoire de la république française. Gravissime.) Avec une équanimité remarquable, elle aura précédemment étrillé Delanoë et Royal : On passera par pertes et profits Delanoé faisant du dirigeant d’une théocratie féodale aux antipodes de l’esprit des lumières français, le dalaï-lama, le citoyen d’honneur de Paris ; on passera par pertes et profits la Madone Egolène se faisant photographier par les paparazzi en train de prier dans une église de Florence et portant plainte ensuite pour violation de la vie privée ; on passera par pertes et profits les démêlés de la même avec la justice.

 

On passera, aussi, pour pertes et profits, l'arrogance de cette prose quelque peu "allochtonophobe" !

 

PÉDAGOCRATES

A la suite de l’inénarrable ministre de l’Education Nationale Lionel Jospin, des pédagocrates condescendants formatés « Mérieux », des « théoriciens » de salon de la gauche syndicalo-politique, des démagogues de certaine fédération de parents d’élèves, des discours laxistes des gauchistes de tous poils (et de l’écho complaisant trouvé dans les média) s’est imposée l’idée qu’il « fallait faire entrer la société dans l’école », que « l’élève devait être au centre » (de quoi, on se le demande), qu’il se devait de choisir « son projet éducatif » et même, comme l’affirma l’éphémère et superficiel ministre Jack Lang (oui, oui, celui qui ouvrit la manne financière publique à l’enseignement privé catholique) « qu’il devait être considéré comme un citoyen ».

Dans la concrétisation de ce projet [détruire l’espace scolaire public et laïque], les forces « libérales droitières et gauchères » trouvent d’excellents alliés dans la FSU, le SGEN, SUD, la FCPE et les soit-disant(sic) « syndicats de lycéens »…

Robert Albarèdes

 

Un article à faire pâlir de jalousie Finkielkraut, Redecker et Brighelli réunis ! Un concentré de crétinerie haineuse. Preuve qu’il s’est informé sur les idées de ceux qu’il attaque avec une hargne imbécile, il ne connaît même pas l’orthographe du nom MEIRIEU qu’il confond avec celui des laboratoires pharmaceutiques MERIEUX. Emporté par sa fougue imprécatrice, il interroge : « Qui peut dire sans trembler que les 50 minutes d’une séquence éducative sont 55 minutes utiles dans toutes les classes et toutes les matières ? »

Pour la signification de « l’élève au centre », nous ne pouvons que l’inviter à lire (mais rien que le titre va lui donner des boutons) L’éloge des pédagogues d’Antoine Prost. En quoi Jack Lang a-t-il ouvert « la manne financière publique à l’enseignement privé catholique » ?

A noter que ce soi-disant rrrrrépublicain qualifie, comme il se doit, le mouvement lycéen de « chienlit » : les plus de 55 ans, ça ne vous rappelle rien ?

 

PÉDAGOGUES

Le métier d’enseignant s’est dégradé dans sa fonction même - qui est la transmission du savoir – non parce que l’enseignant ne saurait plus transmettre le savoir, ou parce qu’il en serait dépourvu, mais parce qu’en mettant l’élève au centre du savoir et en voulant que « cela tourne », nos chers pédagogues et autres concepteurs de génie ont plongé l’enseignement dans une centrifugeuse à deux temps, qui d’abord éloigne le savoir de l’élève et ensuite l’élève du savoir, au point que les relations enseignants/enseignés n’ont plus été celles du savoir mais du dialogue, de la compréhension, de l’écoute, de l’ouverture, de la tolérance ou de l’humanité, le tout axé sur du vide, car penser ou parler sans savoir c’est ne savoir ni penser ni parler.

Maurice Vidal

 

On croyait avoir atteint le fond avec Brighelli, mais non : il y en a qui creusent, pour aller toujours plus bas. Revoilà donc cette crétine opposition entre les tenants du savoir, incandescent, inoxydable et insubmersible, comme aurait dit Pierre Dac opposés à d’affreux pédagogues prêts à céder à tous les caprices du tyrannique enfant-roi. Ficelle, grosse comme un câble : on se fabrique un ennemi caricatural dont on triomphera sans peine.  

Pour nous consoler de ces crétineries relisons l’Eloge des pédagogues d’Antoine Prost.

 

 

PENA RUIZ (Henri)

Titre : L’affligeante complaisance d’Henri Pena Ruiz vis-à-vis de l’offensive islamique.

C’est lors de la dernière séance des 2es RLI que M. Pena Ruiz nous a entretenu de la laïcité. A qui voulait bien l’entendre, il a expliqué (et nous a ainsi rassurés) que la loi contre les signes religieux ostentatoires à l’école publique n’était pas dirigée contre les voiles islamiques ! Bonne nouvelle !

On peut tout de même penser qu’il s’agit là d’une affirmation aussi grotesque que le faux-cul qu’affiche Alice Sapritch dans La folie des grandeurs. Mais il faut avouer qu’en matière de discours, plus c’est gros, mieux ça passe !

Il s’agit ici d’un vrai faux constat qui évite de prendre le taureau islamique par les cornes. La corrida que M. Pena Ruiz nous rejoue avec brio, choisit à chaque fois l’Eglise catholique comme vachette. Il est vrai qu’elle est la bête noire de tout les aficionados, même si elle a été mille fois terrassée par nos preux prédécesseurs.

Mais M. Pena Ruiz et la commission Stasi ne peuvent nous faire oublier qu’aujourd’hui, comme en 1989, ce sont avant tout les voiles et autres prescriptions islamiques, totalement archaïques, qui nous posent problèmes.

 

Même ce pauvre Pena Ruiz, conférencier perpétuel de la MAIF*, considéré comme le pape de la laïcité, n’échappe pas aux foudres de nos pseudos laïcs. Qui dévoilent, une fois de plus, leur fond raciste : il s’agit bien pour eux de lutter contre les musulmans dans un délire islamophobique.

 

* Pour le centenaire de la Loi de 1905, un peu bizarrement la MAIF, au lieu de soutenir des initiatives comme celle de la Ligue de l'enseignement, a lancé une série de conférences... avec un seul conférencier, H. Pena Ruiz ; elle récidive, avec du coup des conférences sur la solidarité et toujours le seul Pena Ruiz. 

 

PÉTITION

L’UFAL  ne réduit pas la question de l’école à celle des moyens : elle n’a eu de cesse de dénoncer, dans les colonnes de la revue du secteur-école , les réformes menées depuis 30 ans qui ont concouru à l’abaissement de l’école publique. En valorisant les sciences de l’éducation plutôt que les contenus disciplinaires [...], l’épanouissement de l’enfant plutôt que l’instruction de l’élève, l’adaptation à la demande sociale plutôt que la confrontation aux œuvres de l’esprit, la culture de l’immédiateté plutôt que celle des Humanités [...], les réformes successives ont affaibli l’école publique et, par là-même, préparé sa marchandisation. Dans ce contexte déjà désastreux, la suppression de 11200 postes ne pourra que l’affaiblir un peu plus.  

 

Jouant les morpions des luttes lycéennes et syndicales, cette officine laïciste lance une pétition (co-signée par Sauvez-les-lettres de l’ineffable Brighelli) dont le but est explicité en introduction. Rétropenseurs de toute obédience unissez-vous !

 

 

PROGRAMMATIQUE

Si l'on entend par gauche l'acteur d'une programmatique de progrès, le promoteur d'une capacité de création, la matrice d'un projet social fort, alors on sera bien déçu. Car c'est davantage la dérive droitière qui a été à l'honneur ; dérive dont Ségolène Royal a encore été la pitoyable emblème (le mot est pesé !) La gauche est à la dérive et cette dérive n'est pas que programmatique. Elle est dans la manière d'aborder la politique et de se positionner en tant qu'élus de gauche. À la droite le sale boulot des réformes libérales, à la gauche le vote contestataire garanti par la posture d'indigné qui siée (sic) si bien à François Hollande, ce fossoyeur du socialisme, cet accoucheur du phénomène Ségolène Royale (re-sic, mais ça se veut peut-être de l'esprit ?).
anonyme « éditorialiste »

 

La problématique de cette programmatique de progrès peut échapper au lecteur qui n'ose plonger dans la matrice d'un projet social fort, assommé qu'il est par une langue en bois massif.

 

PROMOTIONNÉ

Qui est promotionné à gauche par les médias turbocapitalistes ?

De façon traditionnelle, les dirigeants du capitalisme ont comme stratégie de médiatiser les dirigeants de gauche qui divisent la gauche pour le plus grand bien de la droite.
Voilà pourquoi ils ont médiatisé Rocard quand celui-ci s'opposait aux nationalisations*.
Voilà pourquoi ils ont soutenu Robert Hue** et que les médias appartenant à Lagardère et Dassault ont mis en page de une Ségolène Royal pour en faire la candidate de la gauche à la présidentielle de 2007. Les adhérents du PS n'ont fait que suivre la consigne de Dassault et Lagardère. D'ailleurs, il convient de dire que François Mitterrand a fait l'inverse quand il a promotionné Le Pen en le faisant passer systématiquement à la télé pour diviser la droite.

Aujourd'hui, celui qui passe le plus dans les médias tenus par la droite et les puissances du capitalisme est Olivier Besancenot. Est-ce fortuit ?

Il y a la naissance d'un nouveau parti anti-capitaliste nous dit-on ? Mais la LCR n'était-elle pas déjà anticapitaliste ? Parce que ce nouveau parti va s'élargir ? Mais avec quelle sensibilité ? En fait, les dirigeants de la LCR estiment que la médiatisation de leur leader devrait leur permettre d'élargir leur audience.

Mais les mêmes causes produiront les mêmes effets. Sans rien changer sur la ligne politique qui a montré son incapacité de mobiliser les couches populaires, sans rien changer sur la stratégie politique de division mais en changeant le marketing politique, cela permet de grossir légèrement les effectifs grâce aux médias puis la réalité « vraie » reprend le dessus à savoir qu'une organisation de gauche ne peut progresser que lorsqu'elle rencontre l'adhésion du peuple en commençant par les couches populaires d'abord sur la ligne politique puis sur sa stratégie et sa pratique sociale.

Aujourd'hui, les couches populaires (ouvriers et employés représentant 50% des ménages) ne sont pas prêt (sic) à suivre les « produits médiatiques ». Ils veulent une double stratégie, d'abord de réponses à leurs revendications immédiates (Chômage et précarité, protection sociale solidaire, droit au logement, services publics, laïcité et vivre ensemble, pour le moins) puis des réponses quant aux alternatives concrètes proposées. Et sans les couches populaires, il n'y a pas de sortie de crise pour la gauche  (J. Manouchian)

 

Ce promotionné m'a tout émotionné !

 

* Mensonge : Michel ROCARD, avant 1981, disait qu'il était inutile de nationaliser à 100%, que prendre la majorité (51%) suffisait.

** On peut se demander ce qu'a fait Robert Hue pour mériter cet excès d'honneur ou cette indignité.


Bêtisier laïciste : A à H
Bêtisier laïciste : Q à Z

 

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Certificat de laïcité ?

Certains soi-disant laïques ont une conception assez dogmatique de la laïcité et se posent donc en défenseurs intransigeants du dogme qu’ils ont forgé.

 

Pour eux la loi de 1905 est, si l’on ose dire, sacro-sainte, intouchable. Ils revendiquent cependant la stricte séparation de la sphère publique et de la sphère privée, la religion relevant de la seule sphère privée, alors que la loi de 1905 n’établit aucune distinction de ce type. « Article 1 : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »

Ce qu’Aristide Briand explicite : « Il n'y a plus d'autres limites au libre exercice des cultes que celles qui sont expressément édictées dans l'intérêt de l'ordre public ».  Et pour dissiper toute ambiguïté, dans son rapport au nom de la commission qui a élaboré le projet de loi, A. Briand précise « Le juge saura, grâce à l'article placé en vedette de la réforme, dans quel esprit tous les autres ont été conçus et adoptés. Toutes les fois que l'intérêt de l'ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou le doute sur leur exacte application, c'est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. »

 

Pas besoin d’avoir fait une thèse d’histoire des religions en France pour savoir que seules les religions chrétiennes et juive sont concernées par la loi de 1905. « Les édifices qui ont été mis à la disposition de la nation et qui, en vertu de la loi du 18 germinal an X, servent à l'exercice public des cultes ou au logement de leurs ministres (cathédrales, églises, chapelles, synagogues, archevêchés, évêchés, presbytères, séminaires),[…] seront laissés gratuitement à la disposition des établissements publics du culte, puis des associations appelées à les remplacer auxquelles les biens de ces établissements auront été attribués par application des dispositions du titre II. » (Articles 12 et 13 : une très large partie de la loi de 1905 qui touche au sort des ministres des cultes salariés de l’état jusqu’alors et aux règles de  mise à disposition gratuite des édifices cultuels est d’ailleurs devenue obsolète).

Peut-on faire le constat que la religion musulmane n’a pas profité de cette mise à disposition gratuite de lieux de culte ? Corollairement, peut-on se demander s’il ne vaut pas mieux une religion musulmane s’exerçant au grand jour avec un financement transparent plutôt qu’un islam des sous-sols manipulé par de prétendus imans ? Et bien non ! oser poser ce type de question vous vaut une volée d’invectives où vous serez, au mieux traité de sarkozyste, au pire de complice de l’islamisme terroriste !

 

L'entrevue entre deux représentants d’églises chrétiennes (de Clermont et Ricard) avec le 1er ministre sur un projet de loi du ministre de l’intérieur de l'époque n’avait apparemment provoqué aucune protestation indignée. Cependant, dans le récent débat sur le traité européen, une fois écartés des articles qui ne faisaient que reprendre des dispositions déjà adoptées, ne restait, péché suprême, si l’on peut dire, qu’une mention sur le consultation des représentants religieux, pour une condamnation laïque de ce projet de traité. Et avoir voté pour son adoption vous exclut de fait de la laïcité.

 

Nos gardiens du dogme posent une équation simple : laïcité=république et inversement (Le nom même du Comité Laïcité République l’indique, mais Les amis de ResPublica est presque aussi explicite). Non pas une république réelle mais cette entité abstraite illustrée par la trilogie inscrite sur le fronton de nos mairies « Liberté, égalité, fraternité ».

Conséquences multiples et complémentaires.

Même si, dans les républiques concrètes qui se sont succédé en France depuis la loi de 1905 (3e, 4e et 5e) on est encore loin de l’application totale de ce dogme laïque (ne serait-ce que par des exceptions géographiques ou la présence d’un enseignement privé confessionnel), il est évident que seule la République Française pourra atteindre la vraie laïcité.

Les anglo-saxons s’enfoncent dans le communautarisme. Les Nordiques ont une religion « officielle » (même si cela n’a aucune répercussion sur la liberté dite de conscience). L’église catholique a encore un statut privilégié ici ou là et notamment en Espagne où on feint d’ignorer que le franquisme sévissait encore il y a trente ans, et, de toutes façons, l’Espagne est une monarchie !

Autre tare rédhibitoire – et là l’Espagne avec les statuts de ses régions aggrave son cas – cette république une et indivisible bannit toute revendication régionaliste. Occitan militant et laïque convaincu, incompatible ! La décentralisation elle-même est plus que suspecte.

L’équation se complique un peu quand la république est qualifiée de sociale. Cette «république  sociale » est assez floue et se définit négativement : anti-libérale, anti-mondialisation. Mais elle permet d’exclure pratiquement toute la droite parlementaire, et ceux que nos “laïques” mettent sous l’étiquette social-libéral, variante moderne du social-traître cher aux staliniens !

 

Au nom de sa conception de la laïcité, on peut s’affranchir de la loi.

La légitimité du combat laïque passe avant la légalité ! Ainsi, a-t-on pu voir, avant l’adoption de la loi sur le voile, alors qu’un accord raisonnable avait été pris avec l’intéressée, un professeur interdire l’accès à son cours à une élève en toute illégalité (et en toute impunité d’ailleurs, ses collègues déplorant son geste mais se disant prêts à la soutenir en cas de sanctions). Depuis, on a vu des enseignants vouloir interdire l’accès à des réunions parents-enseignants à des mères voilées, alors que la loi ne s’applique qu’aux élèves.

 

Dans l’école, d’ailleurs –sans parler de l’échec du grand service public de l’éducation nationale dû à l’intransigeance de laïcs, qui, comme Charasse, ont l’art de jouer contre leur camp – le laïc-républicain adhère à cette vision prétendument républicaine illustrée par les diatribes de Finkielkraut. Ainsi le fameux comité « laïcité république », d’obédience souverainiste, fait appel pour un colloque au Sénat, à la fine (?) fleur de la rétropensée style Boutonnet et Brighelli (dans ce domaine, de Milner à Brighelli, on est bien obligé d’admettre que le niveau baisse). Donc sus aux pédagogues, complices objectifs de la pensée libérale, exclus donc de la laïcité.

 

Ainsi d’amalgame en amalgame, dans une conception totalisante de la laïcité, les anathèmes se multiplient. Si l’on y ajoute ceux qui, à l’extrême gauche (LCR, au sein d’ATTAC) sont, à travers leurs sympathies pour la cause palestienne, soupçonnés de faiblesse envers l’islamisme politique, ceux mêmes – mais son oui au TCE le condamnait déjà – qui, comme Cohn-Bendit acceptent de débattre sans complaisance avec le “frère Tarik”, il ne reste plus grand monde à mériter d’être estampillé “laïque”.

 

N’opposons pas à cette pseudo-laïcité une laïcité “ouverte”, ce serait pléonastique. Rappelons juste à ces gardiens auto-proclamés de la laïcité, qu’on a pu voter non ou oui à un récent référendum,  que l’on peut être ou non partisan de l’économie de marché, être syndiqué à la CGT ou à la CFDT, etc. sans que ça permette à qui que ce soit, dans une conception saine du débat démocratique tout au moins, de vous délivrer on non un certificat de laïcité.


Sur un thème proche voir Jean Baubérot:
http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2006/06/04/laicite-et-liberte-de-penser.html

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