Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 10:45

Avec le « Grenelle des ondes », nos télés n'ont pas arrêté de nous montrer de pauvres familles assaillies par les ondes maléfiques des antennes relais des téléphones mobiles.

 

Ainsi la famille D., de Saint-Cloud, après l'installation d'une antenne-relais de téléphonie mobile près de chez elle connaissait des symptômes inquiétants : goût métallique dans la bouche, maux de tête, saignements de nez pour les enfants. « On entendait Mme D. témoigner le 11 avril dans l'émission de Paul Amar, "Revu et corrigé" (France 5). On retrouvait les D. dans le JDD du 19 avril (M. D. a acheté un "filtre de protection contre les ondes" pour recouvrir les fenêtres de son appartement) et dans Le Parisien du 21 avril. »

Sauf que, nos grands journalistes d'investigation ont juste oublié de contacter le propriétaire desdites antennes, l'opérateur Orange. Ils auraient ainsi appris que l'antenne, ô combien diabolique, n'est pas encore en service, donc n'émet pas un demi volt d'ondes morbides.

 

Gageons que quelque grand spécialiste, armé de son voltmètre ultra sensible, va nous démontrer que par sa présence même l'antenne concentre et renvoie passivement des ondes latentes. A l'un d'eux, quand on objectait que le téléphone mobile émet un voltage bien plus puissant (et d'autant plus que la réception est difficile, ce qui veut dire que moins il y a d'antennes plus ce voltage augmente), il s'en tira par une pirouette sur l'émission choisie ou subie !

 

Mais il n'y a pas que les humains à être frappés de ces maux incompréhensibles : ne vit-on pas, il y a quelque temps, un éleveur prétendre que ses vaches, broutant sous une ligne haute tension, caillaient quasiment leur lait et dépérissaient ? Or les lignes haute-tension existent depuis des décennies et les vaches, qui, à l'époque, ignoraient que ces lignes émettaient des ondes fatales, broutaient paisiblement, sous les câbles, jusqu'à ce que l'on s'alarme sur les méfaits hypothétiques de ces ondes.

 

Le « principe de précaution » masque un obscurantisme* galopant (et contradictoire, car chacun ou presque a une liaison internet, possède un téléphone mobile et regarde la télé, tous grands pourvoyeurs d'ondes au sein même de nos foyers). Molière revient pour écrire une nouvelle version des malades imaginaires !

 

Source : Arrêt sur images http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1890

 

* Un exemple parmi d'autres : le maire d'Hérouville-Saint-Clair fait démonter les antennes Wi-Fi installées sur chaque école pour qu'elles bénéficient d'un accès très haut débit via la mairie. Principe de précaution oblige ! Chaque site aura un accès individuel : mais les ondes pour cet accès continueront de voguer dans l'atmosphère... Et tout cela coûtera autant que l'installation de ces antennes...

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • Deblog Notes de J. F. LAUNAY
  • : Education, laïcité, politique et humeurs personnelles, en essayant de ne pas trop se prendre au sérieux.
  • Contact

Nota Bene

Le deblog-notes, même si les articles "politiques" dominent, essaie de ne pas s'y limiter, avec aussi le reflet de lectures (rubrique MLF tenue le plus souvent par MFL), des découvertes d'artistes ou dessinateurs le plus souvent érotiques, des contributions aux tonalités diverses,etc. Pour les articles que je rédige, ils donnent un point de vue : les commentaires sont les bienvenus, mais je me donne bien sûr le droit d'y répondre.

Recherche

Nelle Formule

Overblog - hébergeur du deblog-notes - a réussi l'exploit de lancer une nouvelle formule qui fait perdre des fonctions essentielles de la version précédente. Ainsi des liens vers des sites extérieurs disparaissent (désolé pour  Koppera, cabinet de curiosités, ..). Les albums se sont transformés en diaporamas, avec des cadrages coupeurs de têtes. La gestion des abonnés et des commentaires est aussi transparente que le patrimoine de Copé. Et toutes les fonctions de suivi du deblog-notes - statistiques notamment - sont appauvries.