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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 15:34
Mauricette PERLY

La camarde, comme disait Brassens, ne lui aura donc laissé qu’un sursis.

 

Mauricette c’était – puisqu’il faut, hélas, employer le passé – un caractère, un sacré caractère.

 

Elle a su le démontrer en mettant sur pied, avec Elisabeth son amie, ALFA.

A 30 ans, à peine, l’animatrice du Foyer de Jeunes Travailleurs de Vernon, allait prendre la direction de l’Association Locale pour la Formation et l’Adaptation socioprofessionnelle (ALFA).

On peut dire qu’à elles deux – Elisabeth, à l’époque, sauf erreur, animatrice de la PAIO et Mauricette Perly – elles ont porté ce projet à bout de bras, montant le dossier de ce lieu-ressource pour une formation individualisée et réussissant à convaincre les partenaires locaux, à commencer par les responsables du comité de bassin d’emploi de Vernon, de le mettre sur pied. Puis il a fallu trouver les locaux, réunir une équipe de bénévoles au départ. Et la piloter avec intelligence pour assurer sa pérennité. Presque 30 après ALFA est solidement implanté et déploie une activité sociale diversifiée.

 

Cet engagement, Mauricette Perly va aussi le manifester avec l’accueil de réfugiés Kosovars. La militante va s’y impliquer personnellement et à fond.

 

Engagement citoyen aussi. L’élue municipale d’une micro-commune va s’impliquer dans l’intercommunalité.

 

Sans entrer dans un pathos qu’elle aurait détesté, juste le constat que la jeune femme, à la fois dans un retrait prudent quasi timide et dans une vitalité exubérante voire explosive, des années 80, était devenue, avec l’arrivée de sa fille adoptive, une femme à la personnalité pondérée mais affirmée, ayant abandonné tout excès.

 

Une force de caractère peu commune qu'elle a montré jusqu'au bout !

 

 

NB Cette (trop) brève évocation est d’abord un témoignage d’affection pour celle qui était la grande sœur de cœur de notre fille, mais aussi une modeste façon de la faire vivre dans nos mémoires.

La pellicule de la photo d’en-tête a dû subir un coup de lumière avant d’être développée, cependant Mauricette, souriante, et rose au poing, y est très nette.

Mauricette PERLY

 

 

Mauricette était dans l’action pas dans le discours. Cependant, elle avait répondu aux questions de jeunes reporters du journal Globules en 2005.

Quelques phrases de cet entretien ont été mises en exergue.

Mauricette PERLY

Globules 2005 : entretien avec Mauricette Perly (1)

Mauricette PERLY

Globules 2005 : entretien avec Mauricette Perly (2)

Le Démocrate Vernonnais

Mercey Mauricette Perly s'est éteinte

Première adjointe à Mercey depuis 1995 et élue communautaire, Mauricette Perly vient d s’éteindre à l’âge de 59 ans. Elle laisse le souvenir d’une d’une femme engagée.

Mauricette Perly laisse le souvenir d'une femme engagée

« C’est une grosse perte pour notre commune » lâche le maire de Mercey, Yves Dereave. Traquée par un cancer depuis deux ans, Mauricette Perly est décédée le 1er août, à l’âge de 59 ans. Ses obsèques ont été célébrées vendredi dernier.

Directrice d’Alfa

Directrice générale de l’association locale pour la formation et l’adaptation socioprofessionnelle (Alfa) à Vernon, Mauricette Perly est surtout connue pour son tempérament de « battante » et son engagement. Elue conseillère municipale en 1995, elle prend en 2007 la fonction de première adjointe au maire de Mercey, son village de 52 habitants. « On formait un bon tandem, on était complémentaire » confie le maire de Mercey.

Mauricette Perly se voit également proposer par Gérard Volpatti, président de la communauté d’agglomération des Portes de l’Eure (Cape) la vice-présidence à la politique de la Ville. « C’était un sacré culot de notre part à l’époque : que la plus petite commune de la Cape obtienne une vice-présidence…  » se souvient Yves Dereave.

Femme de convictions

Femme de convictions, Mauricette Perly était toujours déléguée au Setom de l’Eure, le syndicat mixte pour l’étude et le traitement des ordures ménagères. Elle avait fait de l’environnement l’un de ses chevaux de bataille.

Elle laisse derrière elle sa fille adoptive unique. Et tout un village en deuil. Le conseil municipal de Mercey devra à la rentrée élire un nouvel adjoint. Un hommage est également prévu à Saint-Pierre d’Autils.

 

13/08/2015 Lucile Akrich

 

 

 

 

 

 

 

Paris Normandie

 

L’adjointe au maire de Mercey, Mauricette Perly, est décédée

 

«Une femme dévouée, loyale. » C’est en ces termes que le président de la Communauté de communes des portes de l’Eure (Cape), Gérard Volpatti, évoque Mauricette Perly. Elle s’est éteinte le 1er août à l’âge de 59 ans. Ses obsèques ont été célébrées vendredi. « C’était quelqu’un qui avait une forte personnalité, qui défendait son domaine », se souvient Gérard Volpatti, qui a travaillé à ses côtés.

 

Directrice à l’Alfa

Élue adjointe au maire de Mercey, un village de 52 habitants, Mauricette Perly a été vice-présidente de la Cape entre 2008 et 2014. Elle s’occupait de la politique de la ville.

Malade, elle n’avait pas souhaité briguer un nouveau mandat au sein de l’Agglomération en 2014 mais elle était toujours déléguée du Syndicat mixte pour l’étude et le traitement des ordures ménagères (Setom) de l’Eure. «L’environnement était l’un de ses combats », témoigne Gérard Volpatti.

Le maire de Mercey, Yves Dereave, a été élu en même temps que Mauricette Perly, en 1995. « Nous en étions à notre quatrième mandat ensemble. Nous formions un vrai tandem, nous nous répartissions les tâches. »

Mauricette Perly, femme de conviction, s’était illustrée par l’accueil de réfugiés kosovars. Sa fille unique, qu’elle avait adoptée, était d’ailleurs originaire du Kosovo.

Mauricette Perly avait été animatrice du foyer de jeunes travailleurs de Vernon, avant de prendre la direction de l’Association locale pour la formation et l’adaptation socioprofessionnelle (Alfa), créée en 1986.

Les conseillers municipaux de Mercey devront élire un nouvel adjoint dès septembre. Un hommage est également prévu à Saint-Pierre-d’Autils. La marche contre le cancer organisée fin septembre lui sera dédiée.

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 08:07

“Cimetière virtuel"

 

Parce qu'à la Toussaint une grippe l'a empêché d'aller fleurir la tombe de ses parents, Jean Rollet a créé un cimetière virtuel sur Internet. Un bon moyen, d'après ce retraité dijonnais, de se recueillir sans avoir à prendre le train pour déposer ses chrysanthèmes à date fixe. Aidé d'un infographiste improvisé fossoyeur, le cyberpapy prépare donc l'ouverture - prévue le 1er février - de sites mortuaires sur le Web. En guise d'ornements, les tombes virtuelles sont pourvues de photos numérisées, de renseignements généalogiques et même d'enregistrements sonores du défunt !

 

«Le cimetière virtuel bouscule une culture de la mort vieille de plusieurs millénaires, s'enthousiasme Jean Rollet. Grâce à Internet, les gens pourront préparer leur disparition et laisser une trace de leur passage sur terre.» Nel Obs 23 Janvier 1997”

 

Ce « jour des morts » (le vrai, le lendemain de la Toussaint, fêtes de tous les saints) peut être l’occasion d’évoquer le souvenir d’un quasi anonyme qui fut un grand honnête homme : Jean Rollet !

 

Meknès, en 1968 ou 69, ce directeur du BELC (Bureau d’études linguistiques et culturelles ou quelque chose de proche), annexé au Lycée Paul Valéry, nous reçoit dans son logement de fonction, nous les quasi blédards d’Azrou venus sans doute solliciter quelqu’aide, aux plafonds immenses. Un personnage presque gigantesque, au rire homérique, mais à l’immense gentillesse, père d’une famille nombreuse et heureuse. Nous le retrouverons devenu directeur de l’action culturelle à la MUCF* à Rabat.

 

Ce n’est que beaucoup plus tard que nous apprendrons la saga de Jean Rollet. La mort de son père l’oblige à quitter l’école Normale où il allait devenir instituteur pour reprendre la petite entreprise familiale. Non content de la faire survivre, il va la faire passer d’une vingtaine de salariés à plus de deux cents.

Et mission accomplie, il décide de la céder et, avec sa petite famille fondée entre temps, de retourner à ses premières amours pédagogiques en partant en coopération en Tunisie.

 

C’est donc quelques années plus tard que nous le retrouvions à Meknès, puis à Rabat.

La fin de son séjour marocain a peut-être été gâchée par la malfaisance qui régnait dans beaucoup de couloirs de la MUCF (devenue depuis MUCC) où certains passaient la moitié de leur temps à glisser des peaux de bananes  sous les pieds de leurs collègues et l’autre moitié à les éviter.

 

A son retour, il est redevenu instituteur.

 

Et à sa retraite il est devenu un cyberpapy à une époque où même les 40-50 ans considéraient pour beaucoup Internet et même l’ordinateur avec méfiance…

 

Je l’avais invité à animer une soirée mensuelle pour les parents d’élèves du collège que je dirigeais : malheureusement sa santé s’était dégradée.

 

Malheureusement aussi son idée de « cimetière virtuel » a été dévoyée par des boutiquiers du deuil…

 

Hommage donc à ce grand homme au double sens du mot.

 

* MUCF : Mission Universitaire et Culturelle Française, MUCC : Mission Universitaire et Culturelle de Coopération

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