7 mai 1965 - 25 septembre 2025
STUPÉFACTION
INCRÉDULITÉ
HÉBÉTUDE
RÉVOLTE
Dans une rue de Tarifa, coup de fil : voir sa petite fille tremblante secouée de sanglots, demandant à parler à des pompiers…
« maman est morte »
Béné, ma fille, est morte !
Il faut tenir…
Se concentrer sur l’urgence concrète du retour.
Et se murer dans une sorte d’incrédulité.
Jusqu’à la constatation impitoyable devant ce visage un peu tendu, qui plonge dans l’hébétude.
Puis la révolte.
Révolte devant une intolérable inversion de « l’ordre des choses », comme dit Olivier.
Ordre qui veut que le père parte avant la fille.
Et les souvenirs se bousculent.
Ceux de la « petite école » près de laquelle nous avons dispersé les cendres de Marie-France, ta maman, avec laquelle tu fus si complice dans ton adolescence…
Tes escapades nocturnes à Navas avec Isabel, tes vacances avec Nano, celles actives au centre aéré de Tourny, puis … j’arrête…
Souvenirs heureux, mais qui rendent triste, plus triste encore.
Cette inversion de l’ordre des choses – celle qui a aussi frappé deux de tes cousines – mais pas de façon si brusque, sans signe précurseur -, alors qu’il y a quelques années, la battante que tu es avait vaincu le cancer, cette inversion est une sorte de scandale qui révolte.
Non ! ce ne devrait pas être à ton père de parler devant ton cercueil, Béné, mais l’inverse !
La seule « consolation », c’est de savoir que tu as partagé ta trop courte vie avec un mari aimant avec qui tu as eu de merveilleux enfants… et, dernière joie familiale, Jude !
Texte de Papi et Manou
Bénédicte,
C'est avec un immense chagrin que je t'adresse ces quelques mots.
Tu as été pour Olivier la femme tant aimée ; tu as été pour tes enfants une maman parfaite, toujours là pour eux ; pour tes amis prêtes à aider, à rendre service ; tu avais le coeur sur la main ; pour nous, tu étais une belle-fille que nous apprécions et que nous aimions, et avec toi une belle entente qui unissait la famille.
Tu as traversé des moments difficiles et douloureux, tu as fait preuve de beaucoup de courage, de force et tu es restée debout ; tu es un exemple pour nous tous. J'aurais encore tellement de chose à te dire et de beaux souvenirs à évoquer, mais je terminerai là car ton départ si soudain nous laisse anéanti.
Nos coeurs brisés t'accompagnent dans l'éternité.
Adieu Béné
(Papi et Manou)
Béné, ma tante,
Je n’ai pas la délicatesse de ta plume pour écrire, mais je vais essayer de faire de mon mieux.
Tu étais si solaire ! Je n’oublierais jamais ce sourire qui ne quittait ton visage et ce rire qui prenait l’assemblée et nous faisait partir en fou rire.
Merci pour avoir eu une tante comme toi, pour m’avoir accompagné, aidé à grandir et découvrir le monde.
Merci de m’avoir fait une place chez Jeff et Ziza où j’ai pu créer d’innombrable souvenirs auprès de vous.
Merci pour ces années où j’habitais Paris de ne pas m’avoir laissé et d’avoir pu passer autant de temps avec vous. Oui je dis vous car Olivier et toi vous ne faisiez qu’un.
Malgré ta maladie, tu es rester un ROC, tu arrivais à faire des blagues même en pleine chute de cheveux, les personnes qui te disais « bonne année et surtout la santé » où nous pouvions rire car nous savions que tu détestais qu’on te dise ça.
Et ces fameuses crêpes (très bonnes à la base soit dit en passant) qui nous ont valu une belle intoxication et des anecdotes pour toute la famille. Repetto s’en souvient encore !
Relater tous les souvenirs avec toi est impossible tellement il y en a.
Alors simplement, merci ! Merci d’avoir été toi, une personne entière, aimante, d’un soutien sans faille. Tu vas me manquer ma tante. Je serai là pour soutenir la famille, je vais plus m’imposer comme tu me le disais si bien. Je suis heureuse d’avoir pu partager avec toi, la nouvelle du mariage et l’arrivée de Pep’s. Je sais que tu nous regarde de la haut.
Je vais terminer par une citation du petit prince (tu sais combien cette histoire compte pour Julie et moi) :
« Les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne. » « Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles ».
Romane
LES COUSINS
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Lettre à Béné.
(Un peu de colère, du désarroi, beaucoup de tristesse)
Béné.
Deux syllabes qui claquent.
Et qui rappellent qui tu es, ce que tu représentes.
Toi, la première de la lignée, la doyenne, la cheffe, la coach, le phare, la gardienne attentive du sérail et de la smala « cousignolesque ».
Bienveillante et protectrice.
Belle aussi : une beauté nordique avec un caractère laEn, méditerranéen.
Farouche. Aux idées parfois bien arrêtées. Engagée.
Tu l’as eu la retraite à 60 ans … ! Je ne la voyais pas comme cela : dévastatrice, inutile, « anéantissante ».
Toi, « Madame Loyale » de nos dimanches « circassiens », tu as fait ton dernier tour de piste, ton dernier numéro et ce n’est pas le plus réussi.
Mais, toi, ma Béné, ma belle et grande cousine, toi qui a déclenché mes premiers émois musicaux en m’offrant, pour mes 9 ans, mes premiers 33 tours dont les incroyables Outlandos d’Amour et Reggatta de Blanc (de Police), va-t’en donc, « marchant sur la lune » avec les « poutreuses » Manue et Delph, avec Dom, MariF, Pat, Nano et Adé.
Nos souvenirs, je me les garde. Comme je garde au fond de moi et dans mon coeur ta beauté, ton sourire, ta gouaille et ton rire à nul autre pareil.
Merci pour tout.
Grazie.
Ciao Bella.
Ciao Béné.
Oliv (Zitoune)
Béné était notre cousine, notre grande cousine ; le chaînon entre les parents et le groupe des enfants : nous !
Il y a 7 ans entre Béné et moi.
Quand elle était en train de militer au lycée pour « Touche pas à mon pote ! », j’étais à peine au collège.
Elle était la guerrière, engagée, féministe.
Nous nous croisions aux noëls ou chez Nano et Adé à Doué.
Nous avons échangé, partagé, ri, débattu et gare à vos arguments quand Béné pinçait les lèvres, croisait les bras et regardait vers le bas.
Au fil de ces années un lien fort entre nous s’est créé. Mais nous sommes devenus de plus en plus adultes, de plus en plus parents et occupés ; les dernières occasions de se retrouver tous ensemble sont devenues les enterrements, nombreux, bien trop nombreux depuis quelques années.
A chaque fois, nous étions nombreux à nous dire qu’il fallait réorganiser des cousinades, les dernières datant de 9 ans. Mais de reports en projets avortés rien n’aboutissait puis… Béné a pris les choses en main avec Michel et l’affaire a été réglée en quelques semaines. Il y a 10 jours tu nous envoyais la date définitive retenue pour octobre 2026.
C’était ça aussi Béné : savoir avancer, organiser et fédérer !
A titre plus personnel, lors de notre dernière rencontre, je t’avais promis de venir vous rendre visite à Paris.
Nous sommes venus samedi dernier, bien trop tard ; pas pour honorer ta mémoire, pour ça nous aurons tout le temps, mais pour suivre ton enseignement : partager, que ce soit dans les moments difficiles comme avec ton blog de la chieuse cancéreuse ou sur les réseaux sociaux pour nous faire participer à plein de moments bien plus gais.
Alors on a fait comme d’habitude :
avec Julie, nous avons monopolisé la parole, ressorti les dossiers gênants sur Alix et sur Romane, chambré Jef ; enfin surtout moi et comme tu n’étais pas là pour nous canaliser, on a probablement saoulé tout le monde, mais j’espère ne pas avoir été le seul à continuer à entendre, ce jour là, encore, l’écho de tes rires et quel rire !
Et ne t’inquiète pas Béné, tes enfants et Alice sont solide, complice et aimants autour d’Olivier, ta belle famille et Jef sont supers et nous serons là si besoin pour que bébé Jude retrouve au plus vite une famille joyeuse dont il a besoin.
Et pour ceux qui pensent qu’il existe une place au ciel pour les poètes, pas d’inquiétude non plus, Béné est avec des gens très bien.
Jérôme
AMIS
Béné
Tu viens de nous quitter subitement, nous laissant en état de choc et dans une grande et profonde tristesse Robert, Marc, Élise et moi
Il faut dire que ton départ met un terme si brutal à 56 ans de tant de souvenirs partagés avec toi et tes chers parents Marie France et Jean François.
Nous t’avons connue à notre arrivée à AZROU en septembre 1969 avec tes parents au Tyrol : tu avais 4 ans, marc 6 mois et ces photos de vous deux, Marc et toi, prises chez nous, (1)sur la luge au col du Zad(2)ou lors d un pique nique champêtre sur la route de Khenifra (3)nous rappellent ces moments de bonheur partagés avec toi cette si belle petite fille aux yeux bleus et aux cheveux d or qui courait dans les champs en recherchant les coquelicots (4)
Tu étais fille unique mais tu savais partager ta maman institutrice avec ses élèves qui l’adoraient et même le logement familial installé dans l’école où il faisait si bon vivre et recevoir un enseignement d avant garde (5)
Mais ces liens ne se sont jamais dénoués : des rencontres régulières et festives en Normandie, en Bretagne, en Provence nous ont permis de nous retrouver et de suivre et partager nos chemins de vie avec ses joies : naissance d’élise à Brest où tu l’as découverte et prise sous ton aile comme tu le faisais pour Marc, les anniversaires et aussi les peines, les deuils …
Celui de ta maman il y aura bientôt deux ans et là encore nous avons pu mesurer et admirer ton courage et ta force comme lorsque tu as affronté la maladie et les opérations
Tu as rebondi et tu es revenue chez nous l’an dernier en septembre pour un beau séjour de retrouvailles avec Marc et Elise.
Nous avons évoqué les souvenirs, sorti le vieux super-huit défaillant et olivier a réussi à faire revivre cette vidéo des coquelicots à laquelle tu tenais tant.
Nous avons évoqué les souvenirs, sorti le vieux super-huit défaillant et olivier a réussi à faire revivre cette vidéo des coquelicots à laquelle tu tenais tant.
Nous étions heureux de ta présence et de voir que tu revivais grâce à la douce présence d olivier et à la tienne auprès de jean François a Luçon à l’amour porté à tes enfants Alix et Julie mêlé d une fierté légitime et que nous partagions.
La vie reprenait son cours: mariage d Alix et Alice, prestation de serment d avocate de Julie à Colmar, naissance de ton petit-fils Jude,voyage de Jef et Julie à tarifa.
Tu avais des projets :concerts, voyage avec olivier après tes 60 ans.
Mais hélas le sort en a décidé autrement, tu nous as quittés et nous te pleurons mais sache que tu resteras a jamais dans nos cœurs et dans nos souvenirs associée à ces coquelicots qui refleuriront et nous ramèneront vers toi à chaque printemps ainsi que ton dernier cadeau (photo 5 coquelicots).
Marie-Paule, Robert
Béné
Béné a toujours fait partie de ma vie depuis mon arrivée à Azrou en 1970 puis de notre couple quatre ans plus tard.
Bien sûr le lien initial c’est Marie-France et Jean-François qui accueillent les nouveaux coopérants. Accueil important pour ceux qui doivent s’installer temporairement dans ce joli site et s’adapter aux contraintes et normes sociales très différentes de celles de la vie métropolitaine.
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Dans ce milieu du moyen Atlas, cette petite fille de cinq ans , souriante et aux cheveux d’or ne passe pas inaperçue. Elle était là présente lors de nos innombrables rencontres avec Jean-François et Marie France, chez eux autour d’un verre ou lors de promenades dans Azrou ou aux alentours. Elle était éclatante.
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De retour en France, les liens d’amitié avec JF et MF nous gardent dans un contact consolidé par des engagements syndicaux et politiques communs. Les mutations nous éloignent mais les rencontres amicales d’anniversaires en Normandie du groupe des « nées en juillet », les réveillons ou les séjours au mas de Bassoul, (Lot), nous réunissent, ainsi que des engagements qui nous amènent à défiler ensemble de République à Nation … Ainsi nous voyons grandir Béné.
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Quinze ans de différence seulement me donnent un statut de « grande sœur » . dans le Lot. Nous partageons quelques anecdotes cocasses. A Clamart nous poussons un soir la 4L récalcitrante dans laquelle elle nous a rendu visite avec un fils de « camarade », et plus tard devons partager l’ire des parents de son amie Isabelle lorsque rentrent les deux jeunes filles qui ont pris quelques libertés avec la boisson lors de fête de fin d’année….
Puis nous avons fait la connaissance de Olivier, moins expansif, force « tranquille » avec lequel elle formera un magnifique couple. La fonceuse qu’elle était avait fait le bon choix… ainsi en a-t-il de même de son adhésion au syndicat concurrent de celui dans lequel son père a toujours milité ? Béné s’est toujours montrée directe, autonome et entière.
Alix et Julie sont arrivés. Nous connaîtrons plus Julie, dans la lignée fidèle de Marie- France et de sa mère, souriante et volontaire, exigeante … avec ce rire communicatif, signature familiale, la voix haute.
Pendant les épreuves qu’elle a connues Béné s’est révélée plus encore en femme forte. Le lien s’est renforcé grâce à son magnifique blog, quelle confiance , quelle volonté, quelle énergie !
Elle a su terrasser l’ennemi. Nous la revoyons lors des AG ou réunions azrouites de l’AAA … toujours pétillante et pleine de vie. Elle nous recevra avec Maria et Farida à Villecresne, beaux moments. Elle aura à subir la disparition de Marie-France. Elle tient bon , soutient Jean-François dans ces moments douloureux. Elle est toujours aussi forte, bien accompagnée de Olivier, de Alix et Julie. Elle aura le temps de voir arriver Alice puis Jude…
Et puis, terrible boum !
Contre l’ordre des choses , elle disparaît.
Ce qui nous laisse hébétés, sans voix, c’est tellement injuste, c’est tellement triste. Le vide qu’elle laisse est une douleur atroce pour Olivier, Alix et Alice ,Jude , Julie et Jean-François ainsi que pour sa famille et tous ceux , nombreux qui l’aimaient.
Heureusement, les souvenirs , les photos, sa mémoire sont là.
Elle restera pour nous un exemple de joie de vivre, d’une vie engagée et aimante, entière , gaie et généreuse.
Paul et Martine
10/X/2025
Hommage à Bénédicte, notre camarade Béné,
Toujours là, parfois râleuse, souvent entière,
Sous tes airs bourrus, tu étais douceur.
Derrière ta carapace,
Se cachait une vraie gentille qu’on n’oubliera jamais.
Tu as livré la plus rude des batailles,
Contre ce fichu cancer qui croyait te mettre à genoux.
Tu en es sortie victorieuse, fière,
En nous montrant que le courage, c’était toi, tout simplement debout.
Mais voilà que ton cœur, têtu comme toi,
A décidé de s’arrêter, sans prévenir, une fois pour toutes.
Alors oui, on est tristes… Mais tu nous aurais dit : « Allez, pas de chialerie !
Relevez la tête, reprenez la lutte,
Et servez-vous de ma force pour avancer ! »
Parce que toi, tu savais parler de tout,
Même des coups durs, même des jours gris.
Et tu savais tant de choses…
Ton savoir, tes connaissances immenses,
Tu les as toujours partagés avec patience et générosité.
Toujours disponible pour aider,
Toujours prête à transmettre,
Tu étais une richesse pour nous toutes et tous.
Ton rire, tes coups de gueule, ta gentillesse obstinée,
Et ton savoir transmis avec simplicité,
Resteront nos armes pour continuer.
Et quand on sera au CSE, à débattre ou à râler,
On entendra ta voix : « Courage les camarades, faut rien lâcher ! »
Salut à toi, Béné,
Notre amie, notre sœur de combat.
Tu nous as appris qu’on peut vaincre, sourire et lutter,
Et c’est ainsi qu’on te gardera,
Vivante, debout, dans chacun de nos combats.
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ALIX et JULIE
Papa m’a dit qu’il était désolé, j’ai pensé d’abord à lui dire qu’il n’y était pour rien. Ce n’est qu’après t’avoir revu que j’ai pensé à l’autre sens du mot. De l’état de désolation laissé dans la maison et en nous, que ton départ a causé trop tôt, trop brusquement. Un jour gris, froid. Un jour silencieux. Alors même que tu étais toujours une voix qui animait la maison.
Le jour même et ceux qui suivirent, un déluge d’amour sous toutes ses formes a ramené des souvenirs, des sourires, des rires et nous a apporté un début de réconfort.
En lisant tous les mots, en recevant tous les messages, cela m’a rappelé à quel point tu as touché un nombre incalculable de personnes. Avec toi, j’ai entre autre appris qu’aider c’est gratuit mais que ça vaut de l’or.
Que Cabrel faisait des tournées internationales.
Qu’être juste et être stricte ne sont pas synonymes.
Que les fiches d’impôts c’est finalement pas si dur.
Et j’en passe.
En faisant le bilan, je me rends compte de la chance que j’ai eu de t’avoir comme mère à tous les moments de ma vie. Je n’ai pas eu le temps de te le dire mais tu étais déjà une grand mère merveilleuse. Merci d’avoir eu la finesse de me dire que tous les ensembles petit bateau que tu achetais pour Jude était en promo alors que c’était la nouvelle collection.
Papa et toi êtes des modèles de parents pour moi et je ferai tout mon possible pour que ton petit fils te ressemble. Je suis heureux en voyant tout ce que tu as vécu mais triste pour ce qu’il te restait à vivre.
Tu es désormais dans ma tête et dans mon cœur partout, tout le temps.
Alix
Maman,
Ça va être fouillis. Je vais faire au mieux. Tu savais raconter la vie de nos proches perdus.
Aujourd’hui, je ne suis pas capable de t’arriver à la cheville. Je ne vais pas essayer de te raconter, je vais faire au mieux. Il y a 10 ans, on t’a détecté un cancer. Tu l’as battu. Aucun de nous n’aurait imaginé ce drame, cette horreur..
Il y a 10ans quand tu nous a dit que t’étais malade, notre vie a changé. J’ai appris à dire je t’aime. J’ai appris à chérir chaque instant car tu m’avais fait comprendre que tout peut s’arrêter.
Sache que chaque minute avec toi, je les ai chéries. Maman, tu étais une fille. Une épouse. Une mère. Une amie. La bonté a l’état pur. Tu étais celle qui savait gérer ce genre de situation. Tu aurais su quoi faire. On est déjà perdu sans toi.
Alors on va tenir. On va se serrer les coudes. On va avancer pas à pas, ensemble. Pour ton père. Pour ton mari. Jef, papa, nous sommes là. Nous sommes une famille. Nous sommes la, et malgré nos âges adultes à Alix et moi, on a besoin de vous. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de vous. À la famille, à nos amis présents, nous ne pouvons que vous remercier du plus profond de notre cœur. Maman j’aurais des milliers de choses encore à te dire. Je t’aime.
Julie
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